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Charivari quarantenaire

Les états d'âme qu'un quadra...génère

Partir... | 24 janvier 2007


Partir...
Quand l'encre de la vie se mêle à l'inutile,
Lorsque les langues folles s'agitent et babillent
Attisant la rumeur de mensonges habiles
Qui s'habillent trompeurs de concepts  futiles.


Partir...
Comme ça, sans prévenir, sans même laisser une trace
Effacer d'un seul coup son reflet dans la glace.
Faire bien table rase, gommer le temps qui passe
Ne laisser pour les autres qu'un souvenir vivace.


Partir...
En emportant ses songes, en emmenant ses mots,
En triant ses idées, en rangeant ses photos,
Remisant au placard, comme des bibelots,
Tous ces moments de vie déposés en cadeau.


Partir...
Vers d'autres horizons où le soleil s'étonne
Encore de briller pour autant de personnes.
Laisser tourbillonner toutes ces feuilles d'automne
Qui s'enivrent d'espace, qui rêvent, qui s'illusionnent.


Partir...
Regarder devant soi, savoir qu'on vit encore
Dans le regard de ceux qui refusent la mort.
Ils comprendront, c'est sûr. Ils sauront nos remords
De les orpheliner. Vainqueur : le matador !


Partir...
Sans peur et sans regret, le cœur un peu serré,
La foule est oublieuse. Ne pas se retourner.
Déposer le stylo, le livre est refermé.
L'esprit devient serein, le sourire fatigué...




Pour N.e.w.

Publié par Spleen36 à 16:32:18 dans Obsédé textuel | Commentaires (10) |

Vivre cachés | 15 janvier 2007


J'ai posé les yeux sur ton cœur
Dans un moment d'inattention
J'y ai vu naître le bonheur
A la source de l'émotion.


Pourquoi la vie ne m'a-t-elle pas
Fait tourner la tête plus tôt
Dans la direction de tes pas ?
Vers la lumière de ta peau ?


On croit aux soleils qui se lèvent
Sur nos différents horizons
Ils ont le bleuté de nos rêves
Et désorganisent nos saisons.


Avec eux passent les orages
Les tempêtes et les bourrasques,
Les meurtrissures, les naufrages,
Dissimulés derrière les masques.


Cette envie de se respirer
A en avoir le souffle court
Ce désir de se rapprocher
Sans déranger les alentours.


La symbiose que l'on ressent
Doit-on la vivre ou la faire taire ?
Doit-on laisser le temps au temps
De perpétuer le mystère ?


Ou, au contraire, ne pas la vivre
Refermer doucement la porte
De nos émotions les plus vives
De nos perceptions les plus fortes ?


S'enrubanner de raisonnable ?
S'aveugler de conventionnel ?
Nier un Amour véritable
Et pourtant inhabituel ?


Ce sentiment en nous devient
Un chemin de vie dédoublé
Désormais il nous appartient
Sur les deux voies de cheminer.


Il nous faut mesurer la chance
De ce cadeau qui nous est fait
Deux Amours dans notre existence
Tant d'autres ne le croisent jamais.


Ne dérangeons pas nos vies propres
Protégeons ceux qui nous rassurent
Et puisque le Destin nous l'offre
Vivons cachés notre aventure...

Publié par Spleen36 à 11:44:02 dans Obsédé textuel | Commentaires (7) |

Baiser Coquin | 11 janvier 2007


Ma langue de ton calice dénichant le chemin
Vient se poser, complice, pour apaiser ta faim
A l'entrée des délices, aux portes du jardin
Qui couve entre tes cuisses, attendant le coquin.


Baisers sur peau de soie, lisse pour mieux goûter
La danse de mes doigts qui viennent s'y poser
Parcourant d'entrechats le sillon convoité
Et qui éclôt déjà, luisant d'humidité.


De ma langue dardée, je viens boire ton miel,
Cette liqueur sucrée au parfum de cannelle,
Ce plaisir liquéfié de ton désir charnel,
Je t'entends chuchoter, je t'entends qui m'appelle.


M'appliquant à lécher avec soin ce trésor,
Ma langue bien posée, à plat  savoure encore
Le bouquet du nectar qui s'écoule de ton corps
Avant que d'arriver près de ton bouton d'or.


Très tendrement j'aspire entre mes lèvres avides
Ce bonbon de cachemire, en un baiser torride,
Je te sens qui chavire sous ma langue intrépide
Et j'entends tes soupirs qui me mènent et me guident.


Tes mains sur mes cheveux comme pour prolonger
La caresse que tu veux pour enfin t'envoler
Vers les nuages bleus d'un ciel illuminé
Qui s'écoule de tes yeux lorsque tu es comblée.


La foudre te fracasse en vague déferlante,
Le plaisir te dépasse en ondes fulgurantes,
L'orgasme te terrasse en volutes incessantes,
Tu aimes lorsque j'embrasse avec passion ta fente.

Publié par Spleen36 à 16:20:14 dans Obsédé textuel | Commentaires (7) |

1|

Passage obligé ?


Prendre en souriant ce que me donne la Vie.

Me repaître avec gourmandise
de ces petits plaisirs quotidiens
et de ses grandes joies ponctuelles.

Côtoyer le pire et en sortir vainqueur.

Tantôt l'œil en éclat de rire,
tantôt l'âme en vague au cœur,
tantôt les mains pleines de plaisir,
tantôt le sourire ailleurs.

Bienvenue dans ce jardin
Bonne lecture

Et merci de modifier le paysage
par vos commentaires.

Et si l'envie vous vient de m'en dire plus :

Spleen36@hotmail.fr

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