(Et ça commence ici :)
Jacques est un homme d'une cinquantaine d'années; un représentant de commerce sans doute. Toute sa vie, il l'a passée sur la route; il a toujours vécu à cent à l'heure, sans perte de temps à déplorer. Son épouse à ses côtés, il roule vers l'infini, pense-t-il; ils arrivent tard le soir dans des hôtels qu'ils quittent tôt le matin, avant même le lever du Soleil...
Mais voilà qu'un jour, un jour comme tous les autres, assis derrière son volant, sur la route longue et droite empanachée de brume, il se rend compte de la triste fadeur de son existence; jetant un regard vers sa femme qui scrute le paysage, il réalise qu'il passe à côté de la vie. Ou bien serait-ce la vie qui passe à côté de lui ? Peu importe, c'est vers un effroyable gâchis qu'il court, il l'a compris...
Alors, d'un coup, sa décision est prise; non, il ne changera pas de métier, de vie, il est trop tard pour cela; mais il continuera autrement. Ils continueront, plus exactement, car Corrine, son épouse, le suivra sur cette voie, il en est convaincu. toujours, elle a paru regretter de ne pas pouvoir s'attarder ici ou là, devoir sans arrêt prendre la route sans rien découvrir de ce qui les entoure...
C'est ainsi qu'au milieu de l'après-midi, ils arrêtent leur voiture sur le parking d'un hôtel. Leurs rares bagages déposés dans une des chambres, ils vont ensuite tous deux s'asseoir au fond de la grande salle commune; et ils commencent à parler. Parler de tout, de rien, de choses qu'ils n'avaient jamais pris le temps d'évoquer; et ils laissent le temps passer...
A suivre (traduction: à vos claviers !)
(Voilà; proposez donc vos suites sous forme de commentaires, je tâcherai de déterminer celle qui convient le mieux à mon avis [bah oui, c'est quand même à moi de choisir...] et j'en ferai le prochain épisode, et ainsi de suite. N'oubliez pas, n'allez pas jusqu'à la fin, laissez-en pour les autres... ou proposez un nouveau début d'histoire après, c'est selon).