<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<!--  RSS generated by Flaimo.com RSS Builder [2009-11-25 16:06:11]  --> <rss version="2.0">
<channel>
<copyright>Copyright 2008 Blogg</copyright>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 16:06:11 +0100</pubDate>
<lastBuildDate>Wed, 25 Nov 2009 16:06:11 +0100</lastBuildDate>
<docs>http://www.blogg.org/blog-8296.html</docs>
<description>www.holychic.com</description>
<link>http://www.blogg.org/blog-8296.html</link>
<title>Holy Chic -  Paris Urban Gourou</title>
<language>fr</language>
<category>Blogg</category>
<ttl>60</ttl>
<item>
<title>Newsletter</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-8296-billet-652088.html</link>
<description><![CDATA[<P>&nbsp;</P>
<FORM style="BORDER-RIGHT: rgb(204,204,204) 1px solid; PADDING-RIGHT: 3px; BORDER-TOP: rgb(204,204,204) 1px solid; PADDING-LEFT: 3px; PADDING-BOTTOM: 3px; BORDER-LEFT: rgb(204,204,204) 1px solid; PADDING-TOP: 3px; BORDER-BOTTOM: rgb(204,204,204) 1px solid; TEXT-ALIGN: center" onsubmit="window.open('http://www.feedburner.com', 'popupwindow', 'scrollbars=yes,width=550,height=520');return true" action=http://www.feedburner.com/fb/a/emailverify method=post target=popupwindow>
<P>HolyChic - Paris Urban Guru </P>
<P>Enter your email address:</P>
<P><INPUT style="WIDTH: 140px" name=email></INPUT></P><INPUT type=hidden value=http://feeds.feedburner.com/~e?ffid=1126644 name=url></INPUT><INPUT type=hidden value=Holychic name=title></INPUT><INPUT type=hidden value=en_US name=loc></INPUT><INPUT type=submit value=Subscribe></INPUT> 
<P>Delivered by <A href="http://www.feedburner.com/" target=_blank>FeedBurner</A></P></FORM>
<P><BR>&nbsp;</P>]]></description>
<category>HolyChic TV</category>
<pubDate>Tue, 21 Aug 2007 22:45:33 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-8296-billet-652088.html</guid>
</item>
<item>
<title>Etes-vous un NEO-BEAUF?</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-8296-billet-644593.html</link>
<description><![CDATA[<OBJECT height=350 width=425><PARAM NAME="movie" VALUE="http://www.youtube.com/v/O4hdj6VCITc"><PARAM NAME="wmode" VALUE="transparent">
<embed src="http://www.youtube.com/v/O4hdj6VCITc"       type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="350"></embed></OBJECT><FONT size=5><FONT color=#9c0004><SPAN class=titrePage><STRONG></STRONG></SPAN></FONT></FONT>&nbsp; 
<P><FONT size=5><FONT color=#9c0004><SPAN class=titrePage><STRONG>Etes-vous un NEO-BEAUF?</STRONG></SPAN><SPAN class=titrePage></SPAN></FONT></FONT> </P>
<P><SPAN class=chapoPage><STRONG>Ringard, plouc, blaireau, râleur, le héros de Cabu, né après 1968, agonise. Qui sont ses héritiers ? Comment les reconnaître ? Cruel dilemme. Isabelle Curtet-Poulner est partie à leur recherche. Conclusion : le beauf 2007 avance masqué</STRONG></SPAN></P>
<P>Marcel élimé, béret trop grand, allure ventripotente. Ci-gît le beauf, figure du mauvais goût, l'enfant de Cabu. Rappelez-vous. C'était en 1974. Il y a une éternité. Le bon vieux temps de l'icône franchouillarde, du blaireau aux plaisanteries grivoises et racistes. A l'époque; tout était facile. Le héros de la BD culte de «Charlie hebdo» promenait son chien en savates, en grognant contre ces salauds de jeunes. Trente ans déjà. Il était détectable à l'oeil nu. Tellement visible. </P>
<P>Aujourd'hui, notre beauf est devenu malin. Il avance masqué. Des bataillons de sociologues perplexes se posent de douloureuses questions. Qui sont ses héritiers? S'est-il reproduit? Où sont les petits Bidochon postmodernes qui auraient troqué les pantoufles de papy contre des tongs brésiliennes? Vivons-nous un baby-boom de néo-beaufs?<BR><BR>En 2007, l'enquête sur la beauf attitude relève presque du jeu de piste. Cabu lui-même a bien du mal à retrouver ses petits. Dans «Etre ou ne pas être beauf» (Editions du Layeur), il traque vainement le descendant du beauf. Il récidive pour nous dans «le Nouvel Observateur» <I>(voir dessin ci-contre)</I>: son héros; dans une cabine d'essayage, hésite à choisir son nouveau look. Poor lonesome beauf. </P>
<P>Entre un costume-cravate ordinaire; un débardeur de basketteur, un blouson de play-boy top ringard et un chemisier de chaisière, il ne sait plus où il en est. <I>«Pour le croquer</I>, déplore Cabu, <I>les repères graphiques manquent, Aujourd'hui, les tribus ont les mêmes attributs. Riches, pauvres: tant le monde est en jean. </I></P>
<P><I>Il y a une banalisation des accessoires qui, autrefois, différenciaient les classes sociales.»</I> Constat évident: dans les années 1970, le beauf était l'ennemi de Dany le Rouge, le gaulliste du dimanche joueur de tiercé. Pour lui, pas de pavés sous la plage. Une cible pour gauchistes des beaux quartiers. <I>«Après Mai-68, il était une icône à abattre</I>, confirme Audrey Zucchi, publicitaire chez Euro RSCG. <I>Trop réac pour participer à l'interdiction d'interdire.»</I>
<SCRIPT type=text/javascript>OAS_AD('Middle1');</SCRIPT>
 </P>
<P>
<TABLE class="" cellSpacing=0 cellPadding=0 align=right border=0>
<TBODY>
<TR>
<TD class="" align=middle><A href="http://uniprix.nouvelobs.com/RealMedia/ads/click_lx.ads/NOUVELOBS/RG/359866846/Middle1/OasDefault/AP_CANALOBS_MBAN_0607/NEW_PAVE_juillet2005.txt/35313431383231373436613962313030?" target=_blank>&nbsp;</A></TD></TR></TBODY></TABLE></P>
<P><BR>Au fond, le beauf en ce temps-là, était une caricature. <I>«On a toujours surnagé an milieu de beaufs</I>, explique le réalisateur Jean-Pierre Mocky, <I>des roturiers de Louis XIV aux autodidactes d'extraction modeste, qui jouent aux grands dès qu'ils ont une petite situation. Le beauf, c'est l'imbécile intégral inventé par Molière. Il est toujours le même: un cou, en fait. Mais il y a peut-être de nouveaux cons....»</I><BR><BR>Leurs bataillons forment la cible du premier roman de Carl Aderhold, à paraître en août <I>« Mort aux cons» (Hachette Littérature)</I>. Un récit loufoque dans lequel le héros assassine les «cons». Pour l'écrivain, la mutation du beauf a bel et bien commencé. Il faut surveiller cette métamorphose à la loupe: <I>«Le néo-beauf</I>, dit-il, <I>ne se limite plus au type qui se balade chez Conforama le dimanche.»</I> Selon l'écrivain, le néo-beauf est protéiforme. Il est partout et nulle part. </P>
<P>Parmi ses multiples avatars, il cite la catégorie du «golden beauf», costume rayé, cravate pastel irisée à gros noeud et souliers carrés aux semelles inusables. L'homme, hyperbranché, voue un culte à la communication «proactive», sur le mode compassionnel. Sa phrase fétiche: <I>«Tu veux qu'on en parle?»</I><BR><BR>Son obsession: la consommation à outrance. Pour l'écrivain David Abiker <I>«Le Mur des lamentations» (Michalon)</I>., le beauf moderne est <I>«le cadre sup qui en veut pour son pognon, fait des scandales et juge la société à l'aune de son service consommateurs»</I>. Aujourd'hui, le râleur se plaint du «service à la française», répète à longueur de temps que <I>«les Américains, eux, savent recevoir le client»</I>. Autre catégorie émergente, selon le sociologue Patrice Duchemin, celle du beauf tendance bobo: <I>«En se structurant, la population bobo a vu apparaître des bobeaufs. Là où le premier défend des valeurs, le second copie sans comprendre.»</I> </P>
<P>Soucieux de l'environnement, le bobo a opté pour le vélo. Son succédané, lui, force le trait: il porte des tongs en ville, des pantacourts zippés avec un lien à hauteur du mollet et des lunettes façon quatrième dimension, retenues par un cordon. <I>«Le bobeauf mange bio, s'inquiète du réchauffement de la planète</I>, souligne Carl Aderhold. <I>Il a intégré une association de défense des petits oiseaux. Parallèlement, il n'a aucune espèce d'humanité pour les SDF. Au contraire, il est prêt à signer toutes les pétitions pour virer ceux qui campent en bas de chez. lui. C'est un beauf liant de gamme. Il joue au libertaire, mais vit avec son chien-chien et son chat-chat.»</I>
<SCRIPT type=text/javascript>OAS_AD('Middle3');</SCRIPT>
 </P>
<P>
<TABLE class="" cellSpacing=0 cellPadding=0 align=right border=0>
<TBODY>
<TR>
<TD class="" align=middle><FONT size=2></FONT></TD></TR>
<TR>
<TD class=""><!-- 
Support: http://uniprix.nouvelobs.com#OasDefault/RUBRIQUES_C_CNDP_MULTI_0707#RUBRIQUES_C_CNDP_PAVE_0707#RUBRIQUES_C_CNDP_PAVE_0707.html#ec05c#1183454513#245#S#Middle3#NOUVELOBS/RG##
-->
<SCRIPT id=extFlashMiddle31 src="http://uniprix.nouvelobs.com/RealMedia/ads/Creatives/TFSMflashobject.js" type=text/javascript></SCRIPT>

<SCRIPT language=JavaScript>
<!--
if(!document.body)
document.write("<html><body>");
OASd = document;
var plug = false;
var flashVersion = -1;
var minFlashVersion = 6;
if(navigator.plugins != null && navigator.plugins.length> 0){flashVersion =(navigator.plugins["Shockwave Flash 2.0"] || navigator.plugins["Shockwave Flash"]) ? navigator.plugins["Shockwave Flash" +(navigator.plugins["Shockwave Flash 2.0"] ? " 2.0" : "")].description.split(" ")[2].split(".")[0] : -1;
plug = flashVersion>= minFlashVersion;}
else if(navigator.userAgent.toLowerCase().indexOf("webtv/2.6") != -1){flashVersion = 4;plug = flashVersion>= minFlashVersion;}
else if(navigator.userAgent.toLowerCase().indexOf("webtv/2.5") != -1){flashVersion = 3;plug = flashVersion>= minFlashVersion;}
else if(navigator.userAgent.toLowerCase().indexOf("webtv") != -1){flashVersion = 2;plug = flashVersion>= minFlashVersion;}
else if((navigator.appVersion.indexOf("MSIE") != -1) &&(navigator.appVersion.toLowerCase().indexOf("win") != -1) &&(navigator.userAgent.indexOf("Opera") == -1)){var oasobj;
var exc;
try{oasobj = new ActiveXObject("ShockwaveFlash.ShockwaveFlash.7");
flashVersion = oasobj.GetVariable("$version");} catch(exc){try{oasobj = new ActiveXObject("ShockwaveFlash.ShockwaveFlash.6");
version = "WIN 6,0,21,0"; 
oasobj.AllowScriptAccess = "always";
flashVersion = oasobj.GetVariable("$version");} catch(exc){try{oasobj = new ActiveXObject("ShockwaveFlash.ShockwaveFlash.3");
flashVersion = oasobj.GetVariable("$version");} catch(exc){try{oasobj = new ActiveXObject("ShockwaveFlash.ShockwaveFlash.3");
flashVersion = "WIN 3,0,18,0";} catch(exc){try{oasobj = new ActiveXObject("ShockwaveFlash.ShockwaveFlash");
flashVersion = "WIN 2,0,0,11";} catch(exc){flashVersion = -1;}}}}}
plug =(flashVersion != -1)? flashVersion.split(" ")[1].split(",")[0]>= minFlashVersion : false;}

if(plug)
{
document.write("<div id=\"FinContentMiddle31\"></div>");
function loadFlashMiddle31(){
	if(navigator.userAgent.indexOf("MSIE") != -1 && navigator.userAgent.indexOf("Opera") == -1){
	
		if (extFlashMiddle31.readyState == "complete")
  		{
	   		FlashObject("http://uniprix.nouvelobs.com/RealMedia/ads/Creatives/OasDefault/RUBRIQUES_C_CNDP_MULTI_0707//PAVE_LIBRAIRIE.swf?clickTag=http://uniprix.nouvelobs.com/RealMedia/ads/click_lx.ads/NOUVELOBS/RG/627623513/Middle3/OasDefault/RUBRIQUES_C_CNDP_MULTI_0707/RUBRIQUES_C_CNDP_PAVE_0707.html/35313431383231373436613962313030?", "OAS_AD_Middle3", "width=300 height=250", "transparent", "clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" ,"6", "FinContentMiddle31");
			extFlashMiddle31.onreadystatechange = "";
		}
	
		extFlashMiddle31.onreadystatechange = loadFlashMiddle31;
	}
	else
	{
           OASfp=" Menu=FALSE swModifyReport=TRUE width=300 height=250 ";
           OASd.write("
<object id=\"techsource_Middle3\" classid=\"clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000\" codebase=\"http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,0,0\""+OASfp+">");
           OASd.write("
<p>
<p>
<p>
<p>
<p>
<p>
<p>
<p>");
           OASd.write("
<embed src=\"http://uniprix.nouvelobs.com/RealMedia/ads/Creatives/OasDefault/RUBRIQUES_C_CNDP_MULTI_0707//PAVE_LIBRAIRIE.swf\""+OASfp+"pluginspage=\"http://www.macromedia.com/shockwave\" type=\"application/x-shockwave-flash\" width=300 height=250 PLAY=true LOOP=true QUALITY=autohigh WMODE=transparent FlashVars=\"clickTag=http://uniprix.nouvelobs.com/RealMedia/ads/click_lx.ads/NOUVELOBS/RG/627623513/Middle3/OasDefault/RUBRIQUES_C_CNDP_MULTI_0707/RUBRIQUES_C_CNDP_PAVE_0707.html/35313431383231373436613962313030?\" allowScriptAccess=always>");
           OASd.write("</embed></object>



");
        }

}
	loadFlashMiddle31();
}
if(!document.body)
document.write("</body></html>");
//-->
</SCRIPT>

<DIV id=FinContentMiddle31><FONT size=2></FONT>&nbsp;</DIV>
<DIV id=FinContentMiddle31><FONT size=2></FONT>&nbsp;</DIV></TD></TR></TBODY></TABLE></P>
<P><BR>Terrible bouleversement, le beauf est partout. Même dans les magasins high-tech. On le repère à sa dégaine. Il a son portable au ceinturon, une oreillette bluetooth et un micro intégré. Chez lui, sourd aux doléances de sa compagne, il n'est qu'une excroissance greffée à son PC. </P>
<P>C'est un «e-beauf», un techno-addict. <I>«Sa conversation peut durer des fleures sur l'ultime modèle de téléphone avec un forfait pour San Francisco, alors qu'il n'y connaît personne</I>, ironise Carl Aderhold. <I>Il a un portable multifonction, un ordinateur de poche.»</I> Il est une variante du <I>geek</I> anglo-saxon, obsessionnel du Net capable de s'immerger des heures dans sa bulle virtuelle. <I>«Il ne rencontre personne sans Meetic</I>, ajoute Audrey Zucchi. </P>
<P><I>Mais ses contacts sont si nombreux, qu'il faut un tableur Excel pour s'y retrouver.»</I> Ces excès comportementaux. Philippe Herriau, directeur de la Fnac Digitale, en dresse une typologie truffée d'anglicismes. <I>« Mac fan, gamer, nomad addict.»</I> Parfois, l'e-beauf convoite le smart-phone 3 G, le Wlan ultraplat mégapixel compact à écran tactile, et surtout le Nabaztag. Un ordinateur en forme de lapin aux oreilles mobiles. Les vrais e-beaufs vont jusqu'à le customiser.<BR><BR>La palme de la «beaufitude» revient aux automobilistes friands de technologie embarquée. A l'avant, le GPS a remplacé l'«arbre magique» odorant. Ce nouveau copilote fait office de mouchard: ses vocalises signalent les radars fixes. Généralement, l'«auto-beauf» enregistre sa propre voix sur son GPS, et ajoute généralement une bonne blague, ouaf, ouaf. </P>
<P>Son site de prédilection: GpsPasSion, où il échange des informations «de première bourre» sur les zones à risques. Une survivance de la Cibi. L'autobeauf aime échapper aux contrôles policiers, surtout en vacances. Là, il rencontre le «beauf tradi», incarné par Franck Dubosc, dans «Camping», de Fabien Ontonienete.<BR><BR>Aujourd'hui, le vacancier en débardeur est supplanté par une nouveau spécimen: l'amateur de séjours «passion», vendus clés en main. Cet homme-là ne voyage pas: il collectionne les destinations. Il «fait» Rome, l'Egypte, le Mexique, le Népal, Bali, Bora Bora, les Galapagos, la route de l'encens au Yémen, mais, au fond, ne voit jamais rien. Il est trop occupé à filmer, du lever au coucher. Il a une caméra-prothèse. </P>
<P>Son seul souci: réussir sa soirée diapo prévue à son retour. Le «beauf-trotter» accumule les images. Il ne voyage pas, il se déplace. Il est là pour la frime. Il n'est même plus ridicule. Plus personne ne se moque de lui. Son ancêtre, lui, suscitait railleries et sarcasmes.<BR><I><BR>«Le beauf a toujours attiré l'opprobre social</I>, prévient le sociologue Jean-François Amadieu <I>«Le Poids des apparences» (Odile Jacob)</I>. <I>Au cinéma, dans la BD, il reste le lourd mal dégrossi. Le contraire de la bourgeoisie et de l'élite intellectuelle. Il a peut-être change dans la forme, mais, sur le fond, il attire toujours le même mépris de classe.»</I> Alors, pourquoi est-il désormais presque intégré dans le paysage? <I>«Des Simpson aux Deschiens, les références culturelles du beauf sont désormais attachantes»</I>, affirme Thomas Jamet, directeur de ReLoad Publicis Groupe Média. </P>
<P>Il aurait ainsi gagné ses lettres de noblesse, à titre posthume. Au point de remiser au placard son habit de plouc patenté. <I>«Si «Camping» a marché, c'est que personne ne se reconnaît dans le modèle»</I>, note aussi Audrey Zucchi. Finalement, le beauf ne fait plus peur à personne. Il est même starisé.</P>
<P><BR>L'ancien Gaulois moustachu et raciste des années 1970, oscillant entre PCF tendance «produisons français» et Front national, a été remplacé par le Sarko-beauf: <I>«Il a fait sien le message de Sarko</I>, décrypte Carl Aderhold. </P>
<P><I>Les Français font trop de grèves, ne bossent pas assez, les étrangers doivent être renvoyés chez eux: un vrai langage de beauf, qui habille de neuf de vieilles idées un peu nauséabondes.»</I> Résultat: le beauf n'a plus honte d'être beauf. Au contraire, il le revendique. <I>«Il s'autorise à dire ce qui aurait choqué hier, comme s'il sortait de dix ans d'occupation soviétique»</I>, note l'écrivain David Abiker.<BR><BR>La preuve? Mireille Mathieu, Enrico, Clavier et Bigard ont formé la brochette people de la fête du 6 mai, place de la Concorde, pour célébrer la victoire de Nicolas Sarkozy. </P>
<P>Tout un symbole. <I>«Du beauf à l'ancienne avec une touche de modernité»</I>, précise Carl Aderhold. Si le beauf est banalisé, c'est tout simplement parce qu'il est partout. Sur toutes les chaînes de télévision, sur toutes les scènes. Il triomphe sans complexe. Il est invité au journal de 20 heures des grandes chaînes. </P>
<P>Il a enfin pris sa revanche sur les intellectuels soixante-huitards, brutalement ringardisés par la dictature de l'émotion. Son idéologie? Le rire néandertalien. Sa méthode? La Grosse Bertha. La figure de proue de ce mouvement? Cauet, animateur de TF1, mais aussi la fine équipe de Groland, dans un style plus second degré... Ou encore Jean-Marie Bigard, l'ami irrésistible de drôlerie du président de la République. <I>«Des types rivés à leur oreillette</I>, lâche David Abiker, <I>formatés pour la télévision. Ils racontent des histoires d'une grossièreté achevée, sans propos sociétal, sans culture.»</I> Des anti-Coluche, en quelque sorte.<BR></P></TEXTE>
<P><STRONG><SPAN class=gras>Isabelle Curtet-Poulner</SPAN></STRONG><STRONG><BR></STRONG><SPAN class=italic><A href="http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2227/articles/a349751.html" target=_blank>Le Nouvel Observateur,12&nbsp;Juillet&nbsp;2007</A></SPAN></P>
<P>&nbsp;</P>
<P>&nbsp;</P>
<P>&nbsp;</P>
<P>&nbsp;</P>]]></description>
<category>Mode de Vie</category>
<pubDate>Mon, 06 Aug 2007 22:42:35 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-8296-billet-644593.html</guid>
</item>
<item>
<title>Glossaire Bouddhisme</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-8296-billet-644371.html</link>
<description><![CDATA[<P align=center><STRONG><FONT size=4><IMG height=468 alt=" " src="http://museum.oglethorpe.edu/BuddhasGallery/Amitabha-OUM.jpg" width=463>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</FONT></STRONG></P>
<P align=center><STRONG><FONT size=4>&nbsp;&nbsp; </FONT></STRONG></P>
<P align=center><STRONG><FONT size=4>Glossaire Bouddhisme</FONT></STRONG></P>
<P align=center><STRONG><FONT size=4></FONT></STRONG>&nbsp;</P><STRONG>AGNI</STRONG>:<BR>Nom sanscrit du feu, le désigne sous toutes ses formes, comme phénomène naturel et spirituel ; puissance majeure du panthéon védique*, il demeure le principal objet de vénération des hindous*. On notera les correspondances avec nos mots issus du latin ignis comme « ignition ».<BR><STRONG><BR>AGRÉGATS D'ATTACHEMENT</STRONG>:<BR>Upâdâna skandha, les cinq groupes composant la pseudo-personnalité ou les forces psycho-physiques qui animent l'homme empirique pour les bouddhistes : la matière (râpa), les sensations (vedanâ), la perception (samjnâ), les volitions (samskâra) et la conscience (vijnâna). La tradition bouddhique considère qu'ils sont impersonnels (anâtman), impermanents (naitya), vides de nature propre (shûnyatâ) et douloureux (duhkha).<BR><STRONG><BR>AHIMSÂ</STRONG>:<BR>Littéralement « absence du désir de tuer », ahimsâ désigne le respect intégral de la vie, le fait de ne pas nuire aux autres êtres vivants ; le terme est souvent glosé en « non-violence ». Principale vertu du jinisme*, du bouddhisme* et de l'hindouisme*, elle a pour conséquence le régime alimentaire non carné des moines jaïns, bouddhistes et de nombreux brâhmanes. L'action religieuse et politique du Mahâtma Gandhi (1869-1948) - sa résistance et sa non-coopération passives souvent qualifiées de « non-violentes » - est très marquée par la morale jaïne, comme le montrent ses jeûnes et ses pénitences.<BR><STRONG><BR>AMITÂBHA</STRONG>:<BR>« Lumière infinie », un des Bouddhas les plus populaires du Grand Véhicule, maître de la Terre Pure de l'Ouest, Sukhâvati, «l'Heureuse ». Son v&#339;u - sauver tous les êtres qui font appel à lui - est le fondement des écoles chinoises et extrême-orientales de la Terre Pure*. La prononciation de son nom est Amida en japonais, d'où le terme générique d'amidisme qui désigne parfois les écoles Jingtu en Chine, Jôdo-shû et Jôdo-shin-shû au Japon.<BR><STRONG><BR>ANANDA</STRONG>:<BR>« Béatitude », cousin et disciple majeur du Bouddha historique.<BR><STRONG><BR>ARHAT ou ARHANT</STRONG>:<BR>« Méritant », désigne celui qui a atteint la dernière étape de la libération ; il représente l'idéal du bouddhisme des Anciens, remplacé par celui de bodhisattva* dans le Grand Véhicule. Le nom est donné aussi aux proches disciples du Bouddha. Appelés lohan en Chine, ils participent de la riche mythologie du bouddhisme chinois.<BR><STRONG><BR>ARYEN</STRONG>:<BR>Du mot arya qui signifie « noble ». Nom que se donnent les tribus nomades nordiques qui s'installent dans les vallées de l'Indus et du Gange au cours du IIe millénaire avant J.-C. Désigne les trois catégories supérieures de la société védique*. Le terme fait référence aussi à un groupe ethnique et linguistique apparenté à la famille indoeuropéenne et plus précisement aux locuteurs des langues parlées sur le territoire du sous-continent indien et de l'Iran.<BR>Dans le bouddhisme, on passe du domaine ethnique, social ou linguistique au domaine de l'intériorité - la véritable noblesse étant la conquête de soi. Arya qualifie les Quatre Nobles Vérités* et le chemin sacré de celui qui franchit les quatre étapes de la libération.<BR><STRONG><BR>ASANA</STRONG>:<BR>Désigne les postures du corps dans certaines formes du Yoga classique* ; utilisées dans les représentations anthropomorphiques du Bouddha, la plus célèbre est celle dite du Lotus ou de la méditation, la position assise, jambes croisées.<BR><BR><STRONG>ASURA</STRONG>:<BR>Voir <STRONG>DEVA</STRONG>.<BR><STRONG><BR>ÂTMAN</STRONG>:<BR>Pronom personnel réfléchi de la troisième personne du sanscrit*, glosé en « soi », la « personne propre », et en « Soi », l'âme de chacun. C'est aussi le « souffle » qui correspond dans le macrocosme au vent. Il passe de corps en corps, voir SAMSÂRA. Sa connaissance et sa fusion avec l'Absolu ou Brahman* sont dans le brahmanisme voie de délivrance. Le bouddhisme, quant à lui, affirme qu'il ne possède qu'une existence transitoire et relative et développe la doctrine du « non-soi » ou anâtman.<BR><STRONG><BR>AVALOKITESHVARA</STRONG>:<BR>« Le Seigneur qui regarde vers le bas » ou celui « qui entend les supplications du monde », principal bodhisattva* du Grand Véhicule. Incarnant la compassion suprême, il est vénéré en Chine sous le nom de Guanyin*, au Japon sous celui de Kannon et, au Tibet, sous celui de Chenrezi. Son émanation féminine, Tara, « Celle qui sauve », est née des larmes qu'il verse face à la souffrance des êtres ; elle recouvre de nombreuses formes dans le bouddhisme tantrique. Assistant d'Amitâbha*, Avalokiteshvara porte son effigie dans sa coiffure. Dans la triade de la Terre Pure*, il est associé à « Celui qui a acquis une grande force », le bodhisattva Mahâsthâmapraptâ.<BR><STRONG><BR>AVATÂRA</STRONG>:<BR>Littéralement « descente », principale théorie du vishnouisme selon laquelle le dieu Vishnou* descend sur terre pour combattre les démons et restaurer le dharma*. A pris un sens diamétralement opposé en français au XXe siècle sous la forme avatar, « mésaventure », « malheur ».<BR><STRONG><BR>BARDO THÔDOL</STRONG> (bar-do thos-grol):<BR>Couramment appelé le Livre des morts tibétain. Il rassemble un ensemble de préceptes que la tradition tibétaine fait remonter à Padmasambhava et qui s'appliquent à l'état intermédiaire de quarante-neuf jours, bardo, entre la mort et la prochaine renaissance.<BR><STRONG><BR>BHAGAVAD GÎTÂ</STRONG>:<BR>Le Chant du Bienheureux Seigneur, un des textes majeurs du brahmanisme et de l'hindouisme. Livre VI de la grande épopée, le Mahâbhârata, qui met en scène le guerrier Arjuna et le dieu Krishna*. Réalise la synthèse de toutes les voies de la délivrance du brahmanisme* classique.<BR><STRONG><BR>BHAKTI</STRONG>:<BR>Voie de la dévotion enseignée dans la Bhagavad Gîtâ. Le terme vient d'une racine bhag, « partager », que l'on retrouve dans le mot « Seigneur », Bhagavant ; la Bhakti enseigne la relation entre le dieu et sa créature, la grâce du dieu s'incline vers l'homme qui manifeste de la dévotion à son égard. C'est la voie majeure de délivrance dans l'hindouisme*, qui détermine la quasi-totalité de ses formes et de ses pratiques religieuses.<BR><BR><STRONG>BAN-PÖ</STRONG> <STRONG>ou</STRONG> <STRONG>BÖN</STRONG>:<BR>Désigne la religion autochtone du Tibet qui fait remonter sa fondation à l'époque monarchique (VII-IXe siècles), avant l'introduction du bouddhisme, et qui se développe parallèlement et concurremment à lui.<BR><STRONG><BR>BODHIDHARMA</STRONG>:<BR>Fondateur semi-légendaire des écoles bouddhiques chinoises du Chan* et japonaises du Zen*. Appelé Budidamo en chinois et Daruma en japonais. Fils présumé d'un roi brâhmane de l'Inde du Sud, il serait arrivé en Chine vers le Ve siècle de notre ère.<BR><STRONG><BR>BODHISATTVA</STRONG>:<BR>« Etre (sauva) d'Eveil (bodhi) », qui aspire à acquérir l'état de Bouddha*, mais qui, par compassion, renonce à entrer dans la paix du nirvâna parfait tant que tous les êtres ne sont pas sauvés. Ses deux vertus majeures sont la compassion (karunâ) et la sagesse (prajnâ). Son culte permet au dévot de surmonter les épreuves de l'existence et d'être guidé dans ses progrès spirituels.<BR><BR><STRONG>BONNETS JAUNES</STRONG> :<STRONG><BR></STRONG>Le mot tibétain signifiant bonnet jaune est <EM>sha-ser</EM> (de <EM>sha&nbsp;</EM>: coiffure, et <EM>ser&nbsp;</EM> : jaune). Titre souvent appliqué aux moines <EM>gelugpa</EM> qui relèvent de l'École réformée par Tsongkhapa (à laquelle appartiennent en particulier le Dalaï Lama et le Panchen [ou Teshu] Lama), pour les distinguer des «&nbsp;bonnets rouges&nbsp;».<BR><BR><STRONG>BONNETS ROUGES</STRONG> :<BR>Le mot tibétain signifiant bonnet rouge est <EM>sha-mar</EM> (de <EM>sha&nbsp;</EM>: coiffure, et <EM>mar&nbsp;</EM> : rouge). On a souvent donné ce titre (non spécifique) aux moines des Écoles non réformées (ou semi-réformées) - <EM>sakyapa, karmapa, kagyudpa,</EM> etc. et surtout <EM>nyingmapa*,</EM> la plus ancienne secte, fondée par le yogi magicien Padmasambhava au VIIème siècle. Il n'y a pas forcément identité entre les mots <EM>shamar</EM> et <EM>dugpa*.</EM><BR><BR><STRONG>BOUDDHA</STRONG>:<BR>Adjectif verbal de la racine buddh, « s'éveiller », « comprendre », « réaliser », buddha peut se comprendre comme « Celui qui s'est éveillé pour lui-même (à la vérité) » ou « Celui qui s'est éveillé pour les autres » ; la tradition des Anciens, ou Petit Véhicule, s'en réfère à la première interprétation, « s'éveiller pour soi », le Grand Véhicule à la seconde, « s'éveiller pour et avec les autres ».<BR><BR><STRONG>BRAI-IMAN</STRONG>:<BR>Terme issu d'une racine brih qui signifie « croître » ; c'est le nom d'un prêtre védique, celui qui, littéralement « croît et se développe en développant les autres par l'exercice de sa fonction », c'est l'homme des prières et des formules efficaces. Il désigne aussi la première classe de la société, celle des prêtres ou brâhmanes. Employé au neutre, brahman est aussi l'appellation de la formule rituelle et du savoir védique en général, il désigne également l'absolu, immuable et éternel, Brahman. L'union du Brahman et de l'âtman* est l'essentiel du brahmanisme, religion des brâhmanes orientée vers la recherche de l'absolu et la délivrance du samsâra*. Se développe dans l'Inde à la fin de la période védique. La même racine a donné aussi le nom d'un groupe de textes de rituel appartenant à la Révélation, les Brahmanas, et celui d'un personnage divin, Brahmâ, le dieu créateur, qui appartient avec Vishnou et Shiva à la triple forme du Divin (Trimûrti) de l'hindouisme.<BR><STRONG><BR>CANON BOUDDHIQUE CHINOIS</STRONG>:<BR>Appelé Taishô shinshû daizôkyô, alias Taishô issaikyô, le « Canon bouddhique nouvellement compilé en l'ère Taishô » (1912-1925) fut édité à Tôkyô entre 1924 et 1935. Le Canon compte cent volumes d'environ mille pages chacun ; il comporte trois mille trois cent soixante textes canoniques et divers écrits, commentaires chinois, histoire des écoles chinoises et japonaises, récits historiques, biographies et catalogues. Le Répertoire du Canon bouddhique sino japonais, édition de Taishô, compilé par Paul Demiéville, Hubert Durt et Anna Seidel, Fascicule annexe du Hôbôgirin, publié en 1978, en est le complément indispensable.<BR><STRONG><BR>CANON BOUDDHIQUE TIBÉTAIN</STRONG>:<BR>De nombreux lettrés tibétains, dont le plus célèbre est Butôn (Bu-ston, 1290-1364), collationnèrent les textes du Canon tibétain. Il se divise traditionnellement en une partie dite « Paroles du Bouddha en traduction » ou Kanjur (bKa'-'gyur) qui contient une centaine de volumes d'enseignements faisant autorité, et en une seconde partie dite « Traités en traduction » ou Tanjur (bsTan'gyur), soit plus de deux cents volumes de traités, commentaires, enseignements traditionnels, hymnes et poèmes sacrés. On l'imprima au XVIIIC siècle d'après les copies manuscrites de Butôn conservées au monastère de Narthang (sNarhtang). Il fut aussi traduit dans son ensemble en mongol et en mandchou.<BR><STRONG><BR>CASTES</STRONG> (Système des):<BR>Voir <STRONG>VARNA</STRONG>.<BR><STRONG><BR>CHAKRA</STRONG>:<BR>La roue, le cercle, le disque ou une arme, insigne de souveraineté du Bouddha* et attribut du dieu hindou Vishnou*. Désigne aussi dans le Yoga tantrique les centres où passe l'énergie subtile, au nombre de sept pour le Yoga tantrique indien (Kundalinî Yoga) et de cinq dans le tantrisme bouddhique.<BR><STRONG><BR>CHAKRAVARTIN</STRONG>:<BR>« Roi à la roue » ou souverain universel. Idéal présenté par le bouddhisme du roi guidé par la Loi qu'il fait observer. S'applique au Bouddha et à sa doctrine universelle.<BR><STRONG><BR>CHAMANISME</STRONG> ou <STRONG>SHAMANISME</STRONG>:<BR>Terme générique qui sert à désigner le fonds très ancien et très complexe de croyances commun à la Chine du Nord, la Mongolie, la Sibérie orientale, la Corée et le Japon. La figure du chamane, médium entre le monde des hommes et celui des esprits, joue un grand rôle au sein des communautés ; ils pratiquent rites et techniques d'extase fortement imprégnés de magie. Le rôle de guérisseur est souvent assumé par des femmes.<BR><STRONG><BR>CHAN</STRONG>:<BR>Ecole du bouddhisme chinois dont le premier patriarche est Bodhidharma*. Son origine légendaire est le sourire que fit le grand disciple du Bouddha, Kâshyapa*, lorsque son maître tendit une fleur en gardant le silence. La syllabe chan (prononcée zen* en japonais) serait une abréviation de channa, transcription phonétique du sanscrit dhyâna, méditation ou recueillement. L'école chinoise est très marquée par la mystique de Zhuangzi, le maître taoïste* de l'Antiquité, et par l'humanisme chinois dans son ensemble.<BR><STRONG><BR>CHRISTIANISME NESTORIEN</STRONG>:<BR>L'origine de l'Eglise d'Orient, comme elle se dénomme elle-même - Nestorius ne figurant qu'au troisième rang de ses patriarches -, se trouve en Mésopotamie et en Perse. Ayant déclaré, au début du v, siècle, son indépendance vis-à-vis du souverain pontife, sa négation de la double nature du Christ, divine et humaine, fut condamnée au Concile d'Ephèse en 431. La communauté se répandit d'abord en Turquie d'où elle fut chassée, puis trouva refuge en Iran. De là, elle gagna l'Asie centrale, la Chine, puis le monde des steppes.<BR><STRONG><BR>CLASSIQUES CHINOIS</STRONG>:<BR>A l'époque des Han, le corpus des Classiques compte cinq textes canoniques : le Livre de la poésie (Shijing), le Livre de l'histoire (Shujing), le Livre des rites (Yili et Liji), le Livre du changement (Yijing) et les Annales des printemps et des automnes (Chunqiu). Il en existait un sixième consacré à la musique et aujourd'hui perdu. Leur connaissance est indispensable pour accéder à la bureaucratie. Ils représentent la trame constante, permanente et fondamentale de toutes les activités des hommes. Le caractère chinois jing qui sert à les désigner a pour étymologie graphique « le fil de soie » ; on l'utilise aussi pour désigner les sûtras du Mahâyâna*.<BR><STRONG><BR>COMMUNAUTÉ</STRONG>:<BR>Un des Trois Joyaux* du bouddhisme, la Communauté (samgha) qui s'attache aux pas du Bouddha et diffuse sa Loi. Au sens large, il s'agit de la quadruple assemblée, celles des moines (bhikshu), des nonnes (bhikshunî) et des fidèles lâics, hommes (upâsaka) et femmes (upâsikâ). Au sens restreint, dans la tradition des Anciens, le Therâvada*, le mot samgha désigne la congrégation monastique masculine.<BR><STRONG><BR>CONFUCIANISME</STRONG>:<BR>Nom forgé sur la transcription phonétique latine du nom du principal représentant et patron de l'école de sagesse que les Chinois appellent l'école des Lettrés (rujia), Confucius (551-479) ou Maître Kong. A l'époque antique, l'école connaît des prolongements avec Mencius (Mengzi) et Xunzi et voit ses enseignements officialisés sous la dynastie des Han. Sous la dynastie des Song (960-1269), son renouveau est désigné sous le nom de « néoconfucianisme » ; les éléments bouddhistes et taoïstes y sont déterminants. Dès le XIVe, siècle, c'est la doctrine sociale et politique qui va dominer la pensée en Chine jusqu'à la chute de l'empire en 1911. Combattue par les révolutions du XXe siècle, la tradition lettrée connaît un renouveau aujourd'hui, le « nouveau confucianisme ».<BR><STRONG><BR>CORPS DE BOUDDHA</STRONG>:<BR>Son étude est la bouddhologie. A la suite d'Asanga au IVe siècle, les maîtres du Grand Véhicule considèrent que le Bouddha possède les trois corps suivants : le corps de transformation ou le corps physique (nirmânakâya), le corps de fruition (sambhogakâya) et le corps de la Loi (dharmakâya). Les différentes écoles du bouddhisme chinois et japonais vont accorder cette doctrine à leurs spéculations. Pour le tantrisme, les trois corps correspondent aux différents niveaux d'expérience de l'Eveil ; le bouddhisme tibétain assimile le corps, la parole et l'esprit du maître aux Trois Corps du Bouddha. Il développe la très originale conception du tulku, selon laquelle le corps de transformation désigne toute personne ayant hérité des qualités spirituelles d'un maître décédé ; principal mode de transmission de l'autorité religieuse et politique dans l'école Gelugpa*.<BR><BR><STRONG>DALAÏ LAMA</STRONG>:<BR>Titre du souverain-prêtre de l'école du bouddhisme tibétain des Gelugpa, il signifie « Océan de sagesse », voir <STRONG>LAMA</STRONG>.<BR><STRONG><BR>DAO</STRONG>:<BR>Littéralement « la voie » ou « le chemin », dao est employé par toutes les écoles de sagesse chinoises. Animé par les forces yinlyang*, c'est le moteur du monde. Il évoque l'image d'une voie à suivre et désigne le chemin que l'on suit pour agir. Il a aussi le sens de « dire », soit la parole qui renseigne et enseigne, d'où son autre sens dérivé de « doctrine » ou de « méthode ». Pour Confucius, la voie parfaite est celle du Ciel, norme absolue de toute conduite. Quant aux taoïstes*, dont le nom chinois est « l'école du Dao », ils considèrent la voie comme l'absolu, l'art de faire communiquer le ciel et la terre, les puissances sacrées et les hommes.<BR><STRONG><BR>DEVA</STRONG>:<BR>Nom générique des dieux dans le védisme, le brahmanisme et le bouddhisme. Ce sont des êtres diurnes et lumineux, comme l'indique la racine verbale div qui signifie « briller ». Ils s'opposent aux Asuras, les Puissants ou démons. Il est à noter que dans la mythologie iranienne qui possède des racines communes avec celle du Veda, les Asuras sont bénéfiques tandis que les Devas sont maléfiques, comme l'indique le nom de la principale divinité du mazdéisme*, Ahura Mazda. Dans le bouddhisme, désigne une des six voies de la transmigration des êtres, avec celles des Asuras, des hommes, des animaux, des esprits fantomatiques affamés et des créatures infernales.<BR><STRONG><BR>DHARMA</STRONG>:<BR>Littéralement « ce qui soutient », dans le brahmanisme* et l'hindouisme*, c'est le principe de stabilité universelle, la puissance qui soutient et maintient l'ordre immuable du monde. Succède à l'ordre rituel du védisme* (rita) en tant que norme régulatrice de la vie qui règle la conduite des hommes en fonction de leur état de vie. Notons que c'est la manière de traduire notre concept de « religion », aujourd'hui encore dans l'Inde.<BR>Deuxième des Trois Joyaux*, le bouddhisme en fait la loi enseignée, prêchée et illustrée par le Bouddha. C'est aussi le fondement de la réalité et le discours sur la réalité ; au pluriel, les dharma désignent les éléments de la réalité phénoménale, les phénomènes, les choses et les êtres.<BR><STRONG><BR>DUHKHA</STRONG>:<BR>La douleur, première des Quatre Nobles Vérités* découvertes par le Bouddha. Son omniprésence et son évidence forment le c&#339;ur de l'expérience bouddhique. A un sens physique, moral, métaphysique. Inclut tout à la fois le souci, le chagrin, la souffrance, les conflits, l'impermanence, le mal, les calamités, l'absurdité, la non-subtantialité, l'insatisfaction de la vie.<BR><BR><STRONG>ÉVEIL</STRONG>:<BR>Bodhi en sanscrit, satori* en japonais, voir BOUDDHA.<BR><STRONG><BR>GANESHA</STRONG>:<BR>Dieu majeur de l'hindouisme, caractérisé par sa tête d'éléphant, fils de Parvatî. L'éléphant joue un rôle majeur dans le monde indien, symbole de force et de sagesse. Il est cousin du gros nuage de mousson, dispensateur de la pluie bienfaisante, comme sa rondeur le trahit. Ganesha est invoqué avant toute entreprise car il écarte tous les obstacles devant lui. Fréquemment représenté dans l'iconographie religieuse, il inspira peut-être à Brunhoff la figure du sympathique Babar. La légende bouddhique attribue à l'éléphant un rôle majeur au moment de la conception du Bouddha.<BR><STRONG><BR>GAUTAMA</STRONG>:<BR>Nom patronymique du Bouddha historique dont les parents appartenaient à la caste des guerriers (kshatriya) avec semble-t-il, le brâhmane Gautama pour souche de leur lignée. Signifie littéralement « le meilleur des bovidés ».<BR><STRONG><BR>GELUGPA</STRONG> (dGe-lugs-pa):<BR>« Ecole des hommes vertueux », nom de la principale école du bouddhisme tibétain fondée par Tsongkhapa (13571419). Dès le xvir siècle, elle supplante les autres traditions tibétaines et fonde la théocratie au Tibet. Ses maîtres, dalaï lama et panchen lama, sont choisis par le système des incarnations (voir CORPS DE BOUDDHA). Connue parfois sous le nom de Bonnets Jaunes, par référence à la couleur de la coiffure des moines.<BR><STRONG><BR>GRAND HOMME</STRONG>:<BR>Mahâpurusha, voir <STRONG>PURUSHA</STRONG>.<BR><BR><STRONG>GRANDE ET TOTALE EXTINCTION</STRONG>:<BR>Voir <STRONG>NIRVÂNA</STRONG>.<BR><STRONG><BR>GUANYIN</STRONG>:<BR>Nom chinois du bodhisattva Avalokiteshvara*. Subit, sous les influences conjointes du taoïsme* et du tantrisme*, une notable transformation iconographique en Chine où on le représente sous une apparence et des traits féminins.<BR><STRONG><BR>GURU</STRONG>:<BR>Adjectif qui signifie littéralement « lourd », et par extension « celui qui pèse », « celui qui compte » ou « qui a de l'autorité ». Nom du maître spirituel dans les traditions brahmaniques et hindoues, c'est souvent le père qui joue ce rôle auprès du jeune brâhmane. A aujourd'hui un sens très galvaudé dans les langues occidentales dans le contexte sectaire.<BR><BR><STRONG>HINAYÂNA</STRONG>:<BR>Petit Véhicule (de délivrance), nom donné par les détracteurs de ce courant qui regroupe les écoles anciennes du bouddhisme et les enseignements originels du Bouddha. Voir THERAVÂDA, la Tradition des Anciens, et son antonyme MAHÂYÂNA.<BR><STRONG><BR>HINDOUISME</STRONG>:<BR>Du nom donné par les Persans au XIIIe siècle « aux doctrines professées au bord du fleuve Indus » - qu'ils prononçaient Sindhu - et qui n'obéissaient pas à la loi de l'islam. Le nom fut repris par les Européens pour désigner la religion majoritaire de l'Union indienne, issue pour une large part des enseignements védiques* et brahmaniques*.<BR><STRONG><BR>INDRA</STRONG>:<BR>Dieu Seigneur du védisme*, maître de l'énergie et chef des trente-trois dieux, il a pour arme le foudre (voir vAJRA) ; il perd beaucoup d'importance dans le brahmanisme et l'hindouisme. Dans le bouddhisme, il devient un dévot serviteur du Bouddha et porte son nom personnel de Shakra.<BR><STRONG><BR>JAÏNISME</STRONG>, <STRONG>JINISME</STRONG>:<BR>Religion fondée sur les enseignements du Jina, « le Vainqueur », aussi appelé Mahâvîra et nommé Vardhamâna (540-468 av. J.-C.), qui compte plus de cinq millions d'adeptes dans l'Inde d'aujourd'hui et forme, en marge de l'hindouisme, une classe à part.<BR><STRONG><BR>JÂTAKA</STRONG>:<BR>Recueils de contes réputés faits par le Bouddha lui-même pour illustrer son enseignement et servir d'exemples à ses disciples ; le recueil du Canon pâli* du Ve siècle en réunit cinq cent quarante-sept, groupés en vingt-deux sections. Voir Choix de Jâtaka, extraits des Vies antérieures du Bouddha, trad. du pâli par Ginette Terrai, Gallimard, Connaissance de l'Orient, 1958. Présentent de nombreuses variantes en Asie du Sud-Est.<BR><STRONG><BR>JÔDO</STRONG>:<BR>Voir <STRONG>TERRE PURE</STRONG>.<BR><STRONG><BR>KADAMPA</STRONG> (bKa'-gdams-pa):<BR>« L'Enseignement oral », nom d'une école du bouddhisme tibétain fondée sur les enseignements d'Atisha (982-1054), absorbée par les Gelugpas à la fin du XIVe siècle.<BR><STRONG><BR>KAGYUPA</STRONG> (bKa'-brgyud-pa):<BR>« La Lignée de transmission orale », nom d'une des quatre principales écoles du bouddhisme tibétain ; son introducteur fut Marpa (1012-1097), initié dans l'Inde aux doctrines et pratiques tantriques par le Mahâsiddha Nâropa de l'université bouddhique de Nâlandâ. Elle se fractionne en nombreux courants dont celui des<BR>Karmapa (Kar-ma-pa).<BR><STRONG><BR>KARMAN</STRONG>:<BR>Vient de la racine kri, « faire ». C'est, dans la littérature védique, l'acte rituel efficace par excellence, le sacrifice. Dans le brahmanisme, le jinisme et l'hindouisme, c'est la loi de la rétribution des actes selon laquelle les actes déterminent les conditions de la prochaine transmigration. Le bouddhisme transforme la loi de l'acte en loi morale de l'intention ; c'est l'acte (bon, mauvais ou neutre) et le fruit qu'il produit, indépendamment de la condition de son auteur, qui déterminent le processus du samsâra*.<BR><STRONG><BR>KÂSHYAPA</STRONG> ou <STRONG>MAHÂKÂSHYAPA</STRONG>:<BR>Un des grands disciples du Bouddha, connu pour sa discipline ascétique et sa rigueur morale. Est fréquemment représenté en compagnie du doux et compatissant Ananda.<BR><STRONG><BR>KOAN</STRONG>:<BR>Prononciation japonaise de l'expression chinoise gong 'an qui signifie littéralement « cas public » ou « cas porté devant la justice » et désigne un précédent en matière de justice. Formalisés et mis par écrit, les koan sont devenus une des pratiques majeures de l'école Rinzai du bouddhisme Zen*.<BR><STRONG><BR>KRISHNA</STRONG>:<BR>Dieu majeur de l'hindouisme, avatâra* de Vishnou* ; mis en scène comme dieu-héros et Seigneur suprême dans Le Chant du Bienheureux Seigneur*.<BR><STRONG><BR>LAMA</STRONG>:<BR>Maître spirituel dans la tradition tibétaine, a le sens du mot guru*. Le maître, qui n'est pas forcément un moine, jouit de la vénération du disciple ; de ce fait, le bouddhisme tibétain est souvent appelé lamaïsme. On donne parfois aux maîtres le titre honorifique de Rimpoche, « Extraordinairement Précieux ».<BR><STRONG><BR>LAOZI</STRONG>:<BR>« Le Vieux Maître » ou « le Vieil Enfant », fondateur présumé et probablement légendaire du taoïsme*. Au moment de l'introduction du bouddhisme en Chine, certains taoïstes développèrent une théorie selon laquelle le Bouddha n'était qu'une manifestation de Laozi parti vers l'Occident convertir les « barbares », et les doctrines bouddhiques qu'un écho déformé du Livre de la Voie et de la Vertu.<BR><STRONG><BR>LÉGISME</STRONG>:<BR>Ecole des Lois (fajia), principale école chinoise de l'Antiquité dont la contribution majeure fut d'établir la source du pouvoir impérial. A eu pour maîtres Shang Yang (390 ?-338 av. J.-C.) et Han Feizi (?-233 av. J.-C.). Voir l'étude de Léon Vandermeersch, La Formation du légisme, Ecole française d'Extrême-Orient, 1965, réimp. 1987.<BR><STRONG><BR>LINJI</STRONG> ou <STRONG>LIN-TSI</STRONG>:<BR>Mort vers 866-867 ; maître chinois de l'école du Chan* dont les enseignements ont inspiré une école du Zen* qui porte son nom, l'école Rinzai.<BR><STRONG><BR>LOTUS DE LA BONNE LOI</STRONG>:<BR>Texte majeur du Grand Véhicule bouddhique, inspire la création de nombreuses écoles en Extrême-Orient, comme celles du Tiantai*. A pour titre en sanscrit Saddharmapundarîka sûtra, en chinois Fahuajing. La version préférée des maîtres bouddhistes chinois fut celle qu'en donna le grand moine Kumârajîva au début du Ve siècle. La version sanscrite fut traduite en français au milieu du XIXe siècle par Eugène Burnouf, Le Lotus de la Bonne Loi, 2 vol., 1852.<BR><STRONG><BR>MADHYAMAKA</STRONG>:<BR>Ecole du Chemin médian, par référence à la voie moyenne enseignée par la Bouddha. Nom de la principale école du Grand Véhicule fondée par le brillant Nâgârjuna qui aurait vécu au ii' ou lite siècle de notre ère. Son aeuvre majeure est le Traité du milieu, Madhyamaka shâstra. Les Chinois lui attribuent l'immense commentaire du Sûtra de la Perfection de sagesse, Mahâprajnâparamitâ shâstra, un des ouvrages majeurs de la littérature bouddhique. Voir sa traduction par M» Etienne Lamotte, Le Traité de la grande vertu de sagesse, 5 vol., Louvain, 1944-1980.<BR><STRONG><BR>MAHÂBHÂRATA</STRONG>:<BR>La Grande Geste des descendants de Bharata. Poème épique en dix-huit chapitres formés de plus de cent mille stances, rédigé ou du moins mis par écrit entre le IVe siècle avant J.-C. et le IIIe siècle après J.-C. Incomparable miroir de l'hindouisme ancien, il réunit légendes, poèmes religieux et spéculations philosophiques. Son argument est la lutte fratricide entre les vertueux Pândava et les mauvais Kaurava, membres d'une famille princière de l'âge héroïque. Bharata est le nom que se donne l'Inde aujourd'hui encore.<BR><STRONG><BR>MAHÂYÂNA</STRONG>:<BR>Grand Véhicule (de délivrance) du bouddhisme, se développe aux environs de l'ère chrétienne et se divise en nombreuses écoles, en Inde, au Tibet, en Chine, en Corée et au Japon. Ses textes canoniques sont appelés sûtra, littéralement « fil » dans le sens d'aphorisme, de règle ou de fil directeur des conduites ; ils sont complétés par des commentaires, les shâstra.<BR><STRONG><BR>MAITREYA</STRONG>:<BR>« Le Bienveillant », attendu comme le cinquième et dernier Bouddha terrestre. Règne comme bodhisattva dans le ciel des dieux Satisfaits (Tushitas). Fait l'objet de cultes messianiques importants en Chine.<BR><STRONG><BR>MANDALA</STRONG>:<BR>Littéralement « cercle » ou « disque », représentation symbolique des forces cosmiques et projection du domaine particulier d'une divinité. Constitue l'essentiel des pratiques de méditation du bouddhisme tantrique axées sur la tension centre/périphérie et les corrélations entre le plan de l'univers et le corps de l'adepte. Est représenté architecturalement à Borobudur dans l'île de Java.<BR><STRONG><BR>MANICHÉISME</STRONG>:<BR>Courant syncrétique fondé par Mani (216-277), originaire de l'Iran arsacide. Emprunte au bouddhisme sa croyance en la transmigration des âmes, au mazdéisme* son dualisme entre forces du bien et forces du mal et au christianisme la figure de Jésus qui préside au Grand Jugement après la destruction du monde et le rétablissement de la dualité originelle. Se développe en Asie centrale entre le VIIe et le Xe siècle, principale religion des Ouïghours avant leur conversion à l'islam. A aussi d'importantes ramifications en Occident (l'hérésie cathare).<BR><STRONG><BR>MANJUSHRÎ</STRONG>:<BR>« A la douce majesté », bodhisattva majeur du Grand Véhicule, vénéré au Népal et dans tout l'Extrême-Orient comme le maître de la sagesse ; il tient le glaive qui tranche l'ignorance et le livre de la Perfection de sagesse pour l'édification des fidèles.<BR><STRONG><BR>MANTRA</STRONG>:<BR>Formule chargée d'énergie sacrée. Sa répétition est une forme de méditation qui joue un grand rôle dans le bouddhisme tantrique, aussi appelée le Véhicule des formules ésotériques, Mantrayâna. « Ceux qui connaissent les formules » sont appelés mantrin en sanscrit, à l'origine de notre mot français mandarin.<BR><STRONG><BR>MÂRA</STRONG>:<BR>Grand dieu qui régit le monde du désir et les destinées infernales ; son nom évoque, par sa racine mri, la mort ; il est assimilé au démon, désigné comme « le pire », pâpîyân, et intervient dans la vie de Shâkyamuni juste avant et après l'Eveil.<BR><STRONG><BR>MAZDÉISME</STRONG>:<BR>Religion principale de l'Iran pré-islamique dont le nom vient du dieu Ahura Mazda. Ses croyances s'enrichirent des enseignements de Zoroastre (ou Zarathoustra) né en Médie vers 660 avant J-C. Son livre saint est l'Avesta qui continue de jouir aujourd'hui d'un grand prestige parmi les communautés des Zarthoshtis de l'Iran et des Parsis de l'Inde occidentale. L'alliance signée entre les empereurs Tang et les souverains sassanides au moment de la conquête arabe marque son introduction en Chine au VIIe siècle. Il disparaît à la suite de la grande proscription des religions étrangères à l'empire au IXe siècle.<BR><STRONG><BR>MUDRÂ</STRONG>:<BR>Littéralement « sceau », désigne les gestes des bras, des mains et des doigts déterminants dans l'iconographie hindoue et bouddhique et aussi dans la tradition tantrique où le geste a valeur mystique et magique.<BR><STRONG><BR>NIRVÂNA</STRONG>:<BR>Littéralement « souffler sur », « éteindre » ; dans la tradition ancienne représente l'envers du samsâra*, l'extinction du feu des passions. C'est la destruction du désir et des passions (la concupiscence, la haine et l'aberration), la disparition des Cinq Agrégats d'appropriation, la fin de la douleur, l'inconditionné. Il ne s'agit pas de « béatitude comme on l'entend couramment aujourd'hui puisqu'il n'y a plus ni sensation, ni être qui ressente quoi que ce soit. La Grande et Totale Extinction (Mahâparinirvâna) est la mort physique du Bouddha Shâkyamuni.<BR><STRONG><BR>NON-VIOLENCE</STRONG>:<BR>Voir <STRONG>AHIMSA</STRONG>.<BR><BR><STRONG>NYINGMAPA</STRONG> (rNying-ma-pa):<BR>Ecole des Anciens du bouddhisme tibétain qui considère Padmasambhava (viii, siècle) comme son fondateur.<BR><STRONG><BR>ORNEMENTATION FLEURIE</STRONG>:<BR>Huayan en chinois, école du bouddhisme chinois fondée sur les enseignements des sûtras qui portent le même nom. Les différents épisodes du texte, dont la trame dramatique est la quête initiatique du jeune prince Sudhâna, sont illustrés à Borobodur, stûpa-mandala construit à Java au IXe siècle.<BR><BR><STRONG>PÂLI</STRONG>:<BR>Langue de la tradition bouddhique des Anciens, dérivée du sanscrit, dont l'origine est encore mal assurée. Voir <STRONG>TRIPLE CORBEILLE</STRONG>.<BR><BR><STRONG><BR>PANCHEN LAMA</STRONG>:<BR>Maître qui est un grand érudit, titre donné par le Cinquième Dalaï lama à son précepteur, l'abbé de Tashilumpo, réputé être la réincarnation du Bouddha Amitâbha. Il joue un rôle politique important à partir du xxe siècle.<BR><STRONG><BR>PRODUCTION CONDITIONNÉE</STRONG>:<BR>Pratîtyasmutpâda, enchaînement causal dont on trouve l'illustration dans la roue du temps (kalachakra) représentée à l'entrée des monastères tibétains.<BR><STRONG><BR>PURUSHA</STRONG>:<BR>L'Homme ou le géant primordial dont le sacrifice fonde la création des êtres dans les hymnes védiques*. Un des noms de l'absolu dans les Upanishad anciennes. Devient « l'homme » ou « la créature » au sens courant du terme dans l'hindouisme. Ses marques particulières, au nombre de trente-deux dans les textes, sont réservées dans l'iconographie bouddhique au Bouddha et au Roi à la Roue.<BR><STRONG><BR>QUATRE NOBLES VÉRITÉS</STRONG>:<BR>Arya-satya, exposées par le Bouddha lors du Sermon de Bénarès : la vérité de la douleur, de son origine, de sa cessation et de la voie qui mène à sa cessation. Constituent l'essentiel du dharma* bouddhique avec la Loi de la Production conditionnée*.<BR><STRONG><BR>RÂMÂYANA</STRONG>:<BR>La Geste de Râma, principale épopée indienne attribuée au saint légendaire Vâlmikî. Elle met en scène le roi parfait Râma et son épouse Sîtâ, enlevée par le démon Ravana. Avec l'aide des singes, de leur roi Hanumant et de son frère Lakshmana, Râma réussit à la délivrer. Il triomphe des démons, devient roi d'Ayodhyâ et après sa mort, rejoint le ciel. Râma est présenté comme un des avâtara* Vishnou*. Mise en scène, au théâtre et dans le théâtre d'ombres, dans toute l'Asie du Sud-Est où l'épopée connaît de multiples variantes adaptées aux conditions des terroirs.<BR><STRONG><BR>REN</STRONG>:<BR>Se prononce « jen » ; principale vertu du confucianisme, souvent traduite par vertu d'humanité.<BR><STRONG><BR>RÉVÉLATION</STRONG>:<BR>Voir <STRONG>VEDA</STRONG>.<BR><STRONG><BR>SAKYA</STRONG> (sa-skya-pa):<BR>Ordre religieux du bouddhisme tibétain ; ses abbés sont régents du Tibet du XIIIe siècle au début du XIVe siècle sous la domination mongole.<BR>SAMSÂRA. Terme issu d'une racine verbale sri dont le sens propre est « couler » ; désigne la doctrine majeure des religions nées dans l'Inde, hindouisme*, bouddhisme* et jaïnisme*. Transmigration des âmes, passage de l'âme d'un corps à l'autre. Traduit parfois par « métempsychose » ou « réincarnation » qui désigne improprement la transmigration bouddhique, car les bouddhistes relativisent le fait qu'une même âme puisse passer successivement dans plusieurs corps. Ils parlent de la série des existences ou du « re-devenir».<BR><STRONG><BR>SANSCRIT</STRONG>:<BR>Nom de la langue ancienne de l'Inde, issue de l'indo-européen. De nombreuses correspondances sont attestées entre le sanscrit, la langue littéralement « par-faite » (sam-krita) de l'époque classique, et nos propres langues comme le grec ou le latin, Citons le nom du dieu céleste, Dyaus pitar en sanscrit, Zeus Patir en grec et Jupiter en latin. Langue du brahmanisme* et des textes du Grand Véhicule bouddhique.<BR><STRONG><BR>SATORI</STRONG>:<BR>Terme japonais des écoles du Zen*, désigne l'expérience de l'Eveil, le fait de reconnaître sa nature fondamentale ou le réveil devant la réalité de l'homme au monde.<BR><STRONG><BR>SÉRINDE</STRONG>:<BR>Désigne les régions des oasis de l'Asie centrale, aujourd'hui sur le territoire de la Région autonome ouïghoure du Xinjiang de la République populaire de Chine. Composé du nom « Inde » et de « Sères », nom qui désignait les Chinois dans les textes de l'Antiquité classique, maîtres des techniques de sériciculture et de tissage de la soie. C'est, en quelque sorte, l'Indo-Chine de l'Asie centrale.<BR><STRONG><BR>SHAKTI</STRONG>:<BR>Puissance ou énergie féminine des dieux, joue un rôle considérable dans la geste de Shiva* ; sous l'apparence de la divine mère ou de la déesse mère, inspire les courants shivaïtes et le tantrisme à l'époque médiévale. On donne parfois le nom de shaktisme à ces enseignements.<BR><STRONG><BR>SHÂKYAMVNI</STRONG>:<BR>« Sage silencieux du clan des Shâkyas », appellation courante du Bouddha historique.<BR><STRONG><BR>SHINGON</STRONG>:<BR>Ecole de la Parole vraie, nom de l'école du bouddhisme ésotérique japonais, fondée sur les enseignements du maître Kukai (774-835).<BR><STRONG><BR>SHINTÔ</STRONG>:<BR>« La voie des dieux », aussi appelée kami no michi, du nom des dieux du panthéon japonais. Religion naturelle du Japon ancien centrée autour du culte des divinités de la nature. Elle prend le nom de shintô par référence à « la voie du Bouddha », Butsudô. Les deux voies se sont développées par la suite parallèlement jusqu'au XIXe, siècle où le shintô est devenue la religion officielle du Japon, séparée du bouddhisme et centrée autour du culte de l'empereur.<BR><STRONG><BR>SHIVA</STRONG>:<BR>Nom du dieu majeur de l'hindouisme avec Vishnu*, son énergie permet de créer et de détruire le monde. Inspire de nombreux courants de l'hindouisme, le shaktisme*.<BR><STRONG><BR>SIDDHÂRTHA</STRONG>:<BR>« Celui qui a atteint son but », nom personnel ou prénom du Bouddha historique. Titre d'un roman très populaire d'Hermann Hesse publié en 1922 et qui retrace l'existence du Bouddha.<BR><STRONG><BR>SIKHISME</STRONG>:<BR>Religion des sikhs, la plus récente des religions nées sur le sol indien. Son fondateur est le Guru Nânak (1469-1539) qui adapta en vue de l'harmonie universelle certaines formes du mysticisme musulman des soufis et de la mystique religieuse du shivaïsme* et du vishnouisme*. Les sikhs, disciples du fondateur et de ses neuf successeurs spirituels, vivent principalement au Penjab et sont reconnaissables à leur belle prestance, leurs turbans et leurs barbes. Leur ville sainte est Amritsar, l'étang ou le bassin de l'Ambroisie.<BR><STRONG><BR>SÔKA GAKKAI</STRONG>:<BR>« Société scientifique pour la création de valeurs », mouvement bouddhiste moderne fondé en 1930 d'après les enseignements de Nichiren. Ses développements actuels sont des actions politiques ou sociales à but lucratif et les représentants de l'école de Nichiren s'en sont désolidarisés.<BR><STRONG><BR>STÛPA</STRONG>:<BR>Monument essentiel du bouddhisme, édifice massif de formes différentes selon les pays. Il sert de reliquaire ou de monument commémoratif du Bouddha. Il renferme reliques, objets précieux ou textes sacrés. Appelé dagoba dans la tradition des Anciens à Sri Lanka et chôrten au Tibet ; prend la forme d'une pagode en Chine et en Extrême-Orient. On y pratique la pradakshina, circumambulation ou marche dans le sens du mouvement du soleil.<BR><STRONG><BR>SÛTRA</STRONG>:<BR>Littéralement « fil », fil directeur, aphorisme ou règle, désigne les textes brahmaniques* et bouddhiques*. Concerne les dits du Bouddha ou de ses disciples, terme traduit en chinois par Jing, Classique*, qui présente la même étymologie.<BR><STRONG><BR>TANTRISME</STRONG>:<BR>Nom d'un courant qui se développe dans l'Inde vers les v, et vin' siècles, intéresse tout autant l'hindouisme, le shivaïsme* en particulier, et le bouddhisme. Terme forgé sur le nom donné aux ouvrages de cette tendance. Tantra signifie « le dispositif », « la machine pour étendre », « le métier à tisser », d'où le sens de tissu, d'ensemble d'aphorismes relevant d'une même discipline. Il s'agit de différents points de vue sur la vie, la religion, la manière d'être du corps, qui s'opposent à la voie brahmanique classique et aux traditions bouddhiques des Petit et Grand Véhicules. Représente la troisième et ultime forme du bouddhisme indien.<BR><STRONG><BR>TAOÏSME</STRONG>:<BR>Littéralement « l'école du Dao* », voie chinoise de la mystique qui remonte à Laozi*. Se divise en de nombreuses tendances, ésotériques ou religieuses. Le principal courant religieux est celui des Maîtres célestes fondé au Ii` siècle après J.-C. Au XIIe siècle est fondée l'école de la Perfection totale qui prône le célibat, la pauvreté et l'ascétisme au sein des congrégations monastiques. Ses pratiques ont été réhabilitées vers 1980 en République populaire de Chine, tandis que le courant des Maîtres célestes ou celui de la Parfaite Unité sont toujours officiellement interdits d'exercice.<BR><STRONG><BR>TATHÂGATA</STRONG>:<BR>Nom que se donne le Bouddha dans les textes de la tradition ancienne ; son sens originel est perdu ; dans les commentaires postérieurs, on le comprend comme « Celui qui est venu ou allé ainsi (tathâ) », c'est-à-dire comme tous les autres. Le Bouddha est allé ou parti à la Vérité de la même manière que ses prédécesseurs.<BR><STRONG><BR>TERRASSE CÉLESTE</STRONG>:<BR>Voir <STRONG>TIANTAI</STRONG>.<BR><STRONG><BR>TERRE PURE</STRONG>:<BR>Principale école du bouddhisme chinois (Jingtu), coréen, vietnamien et japonais (Jôdo). S'inspire des textes relatifs au Bouddha Amitâbha*, La Constitution de la Terre Pure et le Sûtra de la contemplation du Bouddha de longévité infinie. Au Japon, se différencie en deux courants majeurs, l'école de la Terre Pure, Jôdo-shû<BR><STRONG><BR>THERÂVADA</STRONG>:<BR>Nom pâli désignant la tradition des Anciens (Sthavira en sanscrit), très importante à Sri Lanka et en Asie du Sud-Est où elle est la seule école bouddhique reconnue officiellement depuis le XIIe siècle.<BR><STRONG><BR>TIANTAI</STRONG>:<BR>Ecole du bouddhisme chinois, fondée sur les enseignements universels du Lotus de la Bonne Loi*. Son nom est celui de la montagne du Zhejiang où résidaient ses premiers maîtres. Connaît d'importants développements au Japon sous le nom de Tendai.<BR><STRONG><BR>TRANSMIGRATION</STRONG>:<BR>Voir <STRONG>SAMSÂRA</STRONG>.<BR><STRONG><BR>TROIS CORBEILLES</STRONG> ou la <STRONG>TRIPLE CORBEILLE</STRONG>:<BR>La Triple Corbeille (Tripitaka) est le nom générique du Canon bouddhique ; elle comprend les Traités de la discipline monastique, Vinaya pitaka, les Dits du Bouddha, Sûtra pitaka, et les Traités de doctrine approfondie, Abhidharma pitaka. Les Dits du Bouddha sont rassemblés en cinq recueils appelés Nikâya dans le canon pâli et Agama dans la version sanscrite ; il s'agit du Dîgha-nikâya, du Majjhima-nikâya, du Samyutta-nikâya, de l'Anguttara-nikâya et du Kuddhaka-nikâya. L'ensemble de ces textes a été édité et traduit en anglais sous l'égide de la Société des textes pâlis, Pâli Text Society (en abrégé parfois PTs), fondée en 1881.<BR><STRONG><BR>TROIS JOYAUX</STRONG> ou le <STRONG>TRIPLE REFUGE</STRONG>:<BR>Le Bouddha, sa Loi (dharma) et sa Communauté (samgha). La prise du Triple Refuge, prononcée en présence de moines, marque l'entrée du laïc au sein de la Communauté bouddhique.<BR><STRONG><BR>UPANISHAD</STRONG>:<BR>Quatrième partie des Veda*. Il en existe treize ou quatorze anciennes et on continua d'en rédiger jusqu'au Moyen Age. L'étymologie traditionnelle en fait un dérivé du verbe upa-ni-sad, « s'asseoir (en esprit) auprès de, « aspirer à » ; on le comprend généralement comme « rapprocher » ou « mettre en lumière des équivalences ». Connus en Europe grâce à une traduction latine d'Anquetil Duperron faite d'après une version persane, elle-même recension abrégée du XIVe siècle, la célébrité des textes se répercuta en Inde au XIXe siècle.<BR><STRONG><BR>VAIROCANA</STRONG>:<BR>« Semblable au soleil », un des cinq Bouddhas de méditation ou Dhyâni Bouddhas (avec Amitâbha, Amoghasiddhi, Akshobhya et Ratnasambhava) qui jouent un grand rôle dans certaines écoles du Grand Véhicule et dans le bouddhisme tantrique. Pour l'école ésotérique japonaise, c'est le Bouddha solaire et le maître de l'univers.<BR><STRONG><BR>VAJRA</STRONG>:<BR>Nom de l'arme de jet forgée par le forgeron céleste Tvastir pour le dieu védique Indra*. Symbolise le diamant qui est la foudre solidifiée et l'organe sexuel mâle. Joue un grand rôle dans le bouddhisme tantrique qui porte souvent le nom de Véhicule du diamant, Vajrayâna ; symbole de ce qui est indestructible comme la vacuité et limpide comme la pureté parfaite. Se présente sous la forme d'un sceptre ou d'une petite haltère aux extrémités ajourées comme des pétales de lotus ; objet liturgique indispensable aux rites du bouddhisme tantrique, il est associé à la clochette (ghantâ) et symbolise les moyens mis en &#339;uvre pour parvenir à l'Eveil.<BR><STRONG><BR>VARNA</STRONG>:<BR>Littéralement « couleur », désigne les quatre grandes classes de la société védique sur lesquelles sont fondées les principales castes de l'hindouisme. Il s'agit de la classe des prêtres, brâhmanes, de celle des guerriers, kshatriya, des producteurs de richesses ou « les ravitailleurs », vaishya, et d'une dernière classe réputée inférieure exclue de l'initiation ou de la seconde naissance, la classe des ouvriers et des serviteurs, shudra. Voir l'ouvrage que leur consacre Louis Dumont, Homo hierarchicus, le système des castes et ses implications, Gallimard, 1966.<BR><STRONG><BR>VEDA</STRONG>:<BR>Textes de la Révélation (shruti) brahmanique* et hindoue* qui contiennent la vérité éternelle et incréée transmise oralement et révélée aux sages-poètes des origines, les Rishi. Immense corpus représentant en volume dix fois la Bible, le Veda se divise en quatre parties ; la première se subdivise à son tour en quatre collections ou samhita dont les trois premières forment la Triple Science : le Veda des strophes, collections d'hymnes en liaison avec les puissances et les dieux, Rig Veda ; le Veda des formules et des manipulations sacrificielles, Yayur Veda ; les mélodies liturgiques, Sama Veda. S'y ajoute le recueil des charmes et des formules visant à tenir à l'écart les puissances hostiles et à opérer de bonnes choses, Atharva Veda, plus spécialement réservé aux rituels domestiques et royaux. Les textes des Brahmana, des Aranyaka et des Upanishad constituent ses trois dernières parties. A donné le terme Védisme, religion archaïque du sous-continent indien, fondée sur le sacrifice aux dieux et une répartition de la société en quatre classes ou varna*.<BR><STRONG><BR>VERTUS SUPRÊMES</STRONG> ou <STRONG>PERFECTIONS</STRONG>:<BR>Pâramitâ, « ce qui atteint l'autre<BR>rive », leur liste varie selon les écoles bouddhiques. Pour le Grand Véhicule, il s'agit des perfections que le bodhisattva réalise au cours de son immense carrière : le don, la moralité, la patience, l'énergie, la méditation et la sagesse. S'y ajoutent parfois l'action correcte, les voeux pieux, la résolution et la connaissance de la juste définition de tous les dharma*.<BR><STRONG><BR>VIMALAKÎRTI NIRDESA</STRONG>:<BR>L'Enseignement de Vimalakîrti, texte majeur du Grand Véhicule bouddhique. Met en scène un maître de maison, Vimalakîrti, qui expose la doctrine de la non-dualité au bodhisattva Manjushrî* et clôt son enseignement par le silence. Par ses qualités littéraires et ses doctrines, il a séduit nombre de lettrés d'Extrême-Orient et favorisé grandement l'assimilation du bouddhisme en Chine ; traduit en français par Mg, Etienne Lamotte sous le titre L'Enseignement de Vimalakîrti, Louvain, Publications universitaires et Institut orientaliste, 1962.<BR><STRONG><BR>VISHNOU</STRONG>:<BR>Nom d'un des principaux dieux de l'hindouisme. Fait partie avec Shiva* et Brahmâ* de la triple forme du divin (Trimûrti) dans laquelle il est réputé conserver le monde. Inspire des courants religieux divers fondés sur la croyance en ses diverses « descentes » ou avatâra*.<BR><STRONG><BR>YIN/YANG</STRONG>:<BR>L'union harmonieuse et l'interaction des contraires sont pour les anciens Chinois le moteur du monde, le Dao*. Yinlyang forme un couple qui rend compte de l'action du temps perçu comme alternance, d'un réel conçu en termes de flux et de reflux constants, d'un monde en perpétuel devenir. Dans la langue poétique primitive, yin renvoie au versant ombreux d'une éminence, yang à son versant ensoleillé. Yin évoque le froid, l'humidité, l'obscurité, la passivité et la féminité et yang, le chaud, la sécheresse, la lumière, l'activité et la masculinité<BR><STRONG><BR>YOGA</STRONG>:<BR>Discipline d'ascèse et de réalisation particulière aux religions nées dans l'Inde. Vient de la racine verbale yuj qui signifie « atteler » et qui subsiste dans notre mot français joug. Employé à l'origine à propos des chevaux qu'il convient de dresser et de contrôler pour les amener à accepter le harnais ; tenus en main par le cocher, ils sont soumis à sa volonté et apprennent à conjuguer leurs efforts, d'où les idées de concentration mentale et d'union. Le Yoga se subdivise en un grand nombre de disciplines particulières ; selon le Yoga classique, un des six courants (darsana) hindous, le rajayoga ou yoga royal, comporte huit degrés : les quatre stades extérieurs, abstinences, observances, postures et contrôle du souffle, et les quatre stades intérieurs, suppression des perceptions extérieures, concentration, contemplation et identification finale. Parallèlement se développent le yoga de la réintégration par l'action, karma yoga, celui de la réintégration par la connaissance, jnana yoga et celui de la fusion par la dévotion, bhakti yoga. Voir les travaux de Mircea Eliade, Le Yoga, immortalité et liberté, Paris, 1954 et Pantajali et le Yoga, Seuil, Maîtres spirituels, 1982.<BR><STRONG><BR>ZAZEN</STRONG>:<BR>« Méditation assise », vient de l'expression chinoise zuochan, pratique et technique de réalisation mises en exergue dans l'école japonaise du Zen fondée par Dôgen au XIIIe siècle.<BR><STRONG><BR>ZEN</STRONG>:<BR>Forme japonaise de l'école du bouddhisme chinois, le Chan*, introduite au Japon au IXe siècle et qui s'y développe surtout vers le xm` siècle. Se divise en deux courants majeurs, celui de Dôgen, l'école Sôtô, et l'école Rinzai. Du fait de sa diffusion dans les milieux des guerriers, l'école a pris un caractère martial et austère, inconnu en Chine.<BR><BR>
<TABLE class="" cellSpacing=0 cellPadding=0 width=510 border=0>
<TBODY>
<TR>
<TD class="" align=left>
<P><!-- TV_Article.LinkList.renderRelatedWebSites : start--><!-- TV_Article.LinkList.renderRelatedWebSites : end --><!-- conclusion --><A href="http://www.arte.tv/fr/connaissance-decouverte/inde/Glossaire-Bouddhisme/401944.html" target=_blank>arte.tv</A>&nbsp;</P><BR><!--NAVIGATION  BAS PAGES : DEBUT -->
<TABLE class="" cellSpacing=0 cellPadding=0 width=510 border=0>
<TBODY>
<TR>
<TD class=TexteLegende align=left class="TexteLegende">
<P>Mise à jour: 28/09/06</P></TD></TR></TBODY></TABLE></TD></TR></TBODY></TABLE><BR><!-- TV_Article.LinkList.renderRelatedArticles : start--><!-- TV_Article.LinkList.renderRelatedArticles : end --><BR><!--NAVIGATION  BAS PAGES : DEBUT -->
<TABLE class="" cellSpacing=0 cellPadding=0 width=510 border=0>
<TBODY>
<TR>
<TD class=TexteLegende align=left class="TexteLegende">
<P>&nbsp;</P>
<P>&nbsp;</P>
<P>&nbsp;</P>
<P>&nbsp;</P>
<P>&nbsp;</P>
<P>&nbsp;</P>
<P>&nbsp;</P></TD></TR></TBODY></TABLE>]]></description>
<category>Bouddhisme</category>
<pubDate>Mon, 06 Aug 2007 15:04:26 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-8296-billet-644371.html</guid>
</item>
<item>
<title>Glossaire Bouddhisme</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-8296-billet-644370.html</link>
<description><![CDATA[<P><STRONG><FONT size=4>Glossaire Bouddhisme</FONT></STRONG></P><STRONG>AGNI</STRONG>:<BR>Nom sanscrit du feu, le désigne sous toutes ses formes, comme phénomène naturel et spirituel ; puissance majeure du panthéon védique*, il demeure le principal objet de vénération des hindous*. On notera les correspondances avec nos mots issus du latin ignis comme « ignition ».<BR><STRONG><BR>AGRÉGATS D'ATTACHEMENT</STRONG>:<BR>Upâdâna skandha, les cinq groupes composant la pseudo-personnalité ou les forces psycho-physiques qui animent l'homme empirique pour les bouddhistes : la matière (râpa), les sensations (vedanâ), la perception (samjnâ), les volitions (samskâra) et la conscience (vijnâna). La tradition bouddhique considère qu'ils sont impersonnels (anâtman), impermanents (naitya), vides de nature propre (shûnyatâ) et douloureux (duhkha).<BR><STRONG><BR>AHIMSÂ</STRONG>:<BR>Littéralement « absence du désir de tuer », ahimsâ désigne le respect intégral de la vie, le fait de ne pas nuire aux autres êtres vivants ; le terme est souvent glosé en « non-violence ». Principale vertu du jinisme*, du bouddhisme* et de l'hindouisme*, elle a pour conséquence le régime alimentaire non carné des moines jaïns, bouddhistes et de nombreux brâhmanes. L'action religieuse et politique du Mahâtma Gandhi (1869-1948) - sa résistance et sa non-coopération passives souvent qualifiées de « non-violentes » - est très marquée par la morale jaïne, comme le montrent ses jeûnes et ses pénitences.<BR><STRONG><BR>AMITÂBHA</STRONG>:<BR>« Lumière infinie », un des Bouddhas les plus populaires du Grand Véhicule, maître de la Terre Pure de l'Ouest, Sukhâvati, «l'Heureuse ». Son v&#339;u - sauver tous les êtres qui font appel à lui - est le fondement des écoles chinoises et extrême-orientales de la Terre Pure*. La prononciation de son nom est Amida en japonais, d'où le terme générique d'amidisme qui désigne parfois les écoles Jingtu en Chine, Jôdo-shû et Jôdo-shin-shû au Japon.<BR><STRONG><BR>ANANDA</STRONG>:<BR>« Béatitude », cousin et disciple majeur du Bouddha historique.<BR><STRONG><BR>ARHAT ou ARHANT</STRONG>:<BR>« Méritant », désigne celui qui a atteint la dernière étape de la libération ; il représente l'idéal du bouddhisme des Anciens, remplacé par celui de bodhisattva* dans le Grand Véhicule. Le nom est donné aussi aux proches disciples du Bouddha. Appelés lohan en Chine, ils participent de la riche mythologie du bouddhisme chinois.<BR><STRONG><BR>ARYEN</STRONG>:<BR>Du mot arya qui signifie « noble ». Nom que se donnent les tribus nomades nordiques qui s'installent dans les vallées de l'Indus et du Gange au cours du IIe millénaire avant J.-C. Désigne les trois catégories supérieures de la société védique*. Le terme fait référence aussi à un groupe ethnique et linguistique apparenté à la famille indoeuropéenne et plus précisement aux locuteurs des langues parlées sur le territoire du sous-continent indien et de l'Iran.<BR>Dans le bouddhisme, on passe du domaine ethnique, social ou linguistique au domaine de l'intériorité - la véritable noblesse étant la conquête de soi. Arya qualifie les Quatre Nobles Vérités* et le chemin sacré de celui qui franchit les quatre étapes de la libération.<BR><STRONG><BR>ASANA</STRONG>:<BR>Désigne les postures du corps dans certaines formes du Yoga classique* ; utilisées dans les représentations anthropomorphiques du Bouddha, la plus célèbre est celle dite du Lotus ou de la méditation, la position assise, jambes croisées.<BR><BR><STRONG>ASURA</STRONG>:<BR>Voir <STRONG>DEVA</STRONG>.<BR><STRONG><BR>ÂTMAN</STRONG>:<BR>Pronom personnel réfléchi de la troisième personne du sanscrit*, glosé en « soi », la « personne propre », et en « Soi », l'âme de chacun. C'est aussi le « souffle » qui correspond dans le macrocosme au vent. Il passe de corps en corps, voir SAMSÂRA. Sa connaissance et sa fusion avec l'Absolu ou Brahman* sont dans le brahmanisme voie de délivrance. Le bouddhisme, quant à lui, affirme qu'il ne possède qu'une existence transitoire et relative et développe la doctrine du « non-soi » ou anâtman.<BR><STRONG><BR>AVALOKITESHVARA</STRONG>:<BR>« Le Seigneur qui regarde vers le bas » ou celui « qui entend les supplications du monde », principal bodhisattva* du Grand Véhicule. Incarnant la compassion suprême, il est vénéré en Chine sous le nom de Guanyin*, au Japon sous celui de Kannon et, au Tibet, sous celui de Chenrezi. Son émanation féminine, Tara, « Celle qui sauve », est née des larmes qu'il verse face à la souffrance des êtres ; elle recouvre de nombreuses formes dans le bouddhisme tantrique. Assistant d'Amitâbha*, Avalokiteshvara porte son effigie dans sa coiffure. Dans la triade de la Terre Pure*, il est associé à « Celui qui a acquis une grande force », le bodhisattva Mahâsthâmapraptâ.<BR><STRONG><BR>AVATÂRA</STRONG>:<BR>Littéralement « descente », principale théorie du vishnouisme selon laquelle le dieu Vishnou* descend sur terre pour combattre les démons et restaurer le dharma*. A pris un sens diamétralement opposé en français au XXe siècle sous la forme avatar, « mésaventure », « malheur ».<BR><STRONG><BR>BARDO THÔDOL</STRONG> (bar-do thos-grol):<BR>Couramment appelé le Livre des morts tibétain. Il rassemble un ensemble de préceptes que la tradition tibétaine fait remonter à Padmasambhava et qui s'appliquent à l'état intermédiaire de quarante-neuf jours, bardo, entre la mort et la prochaine renaissance.<BR><STRONG><BR>BHAGAVAD GÎTÂ</STRONG>:<BR>Le Chant du Bienheureux Seigneur, un des textes majeurs du brahmanisme et de l'hindouisme. Livre VI de la grande épopée, le Mahâbhârata, qui met en scène le guerrier Arjuna et le dieu Krishna*. Réalise la synthèse de toutes les voies de la délivrance du brahmanisme* classique.<BR><STRONG><BR>BHAKTI</STRONG>:<BR>Voie de la dévotion enseignée dans la Bhagavad Gîtâ. Le terme vient d'une racine bhag, « partager », que l'on retrouve dans le mot « Seigneur », Bhagavant ; la Bhakti enseigne la relation entre le dieu et sa créature, la grâce du dieu s'incline vers l'homme qui manifeste de la dévotion à son égard. C'est la voie majeure de délivrance dans l'hindouisme*, qui détermine la quasi-totalité de ses formes et de ses pratiques religieuses.<BR><BR><STRONG>BAN-PÖ</STRONG> <STRONG>ou</STRONG> <STRONG>BÖN</STRONG>:<BR>Désigne la religion autochtone du Tibet qui fait remonter sa fondation à l'époque monarchique (VII-IXe siècles), avant l'introduction du bouddhisme, et qui se développe parallèlement et concurremment à lui.<BR><STRONG><BR>BODHIDHARMA</STRONG>:<BR>Fondateur semi-légendaire des écoles bouddhiques chinoises du Chan* et japonaises du Zen*. Appelé Budidamo en chinois et Daruma en japonais. Fils présumé d'un roi brâhmane de l'Inde du Sud, il serait arrivé en Chine vers le Ve siècle de notre ère.<BR><STRONG><BR>BODHISATTVA</STRONG>:<BR>« Etre (sauva) d'Eveil (bodhi) », qui aspire à acquérir l'état de Bouddha*, mais qui, par compassion, renonce à entrer dans la paix du nirvâna parfait tant que tous les êtres ne sont pas sauvés. Ses deux vertus majeures sont la compassion (karunâ) et la sagesse (prajnâ). Son culte permet au dévot de surmonter les épreuves de l'existence et d'être guidé dans ses progrès spirituels.<BR><BR><STRONG>BONNETS JAUNES</STRONG> :<STRONG><BR></STRONG>Le mot tibétain signifiant bonnet jaune est <EM>sha-ser</EM> (de <EM>sha&nbsp;</EM>: coiffure, et <EM>ser&nbsp;</EM> : jaune). Titre souvent appliqué aux moines <EM>gelugpa</EM> qui relèvent de l'École réformée par Tsongkhapa (à laquelle appartiennent en particulier le Dalaï Lama et le Panchen [ou Teshu] Lama), pour les distinguer des «&nbsp;bonnets rouges&nbsp;».<BR><BR><STRONG>BONNETS ROUGES</STRONG> :<BR>Le mot tibétain signifiant bonnet rouge est <EM>sha-mar</EM> (de <EM>sha&nbsp;</EM>: coiffure, et <EM>mar&nbsp;</EM> : rouge). On a souvent donné ce titre (non spécifique) aux moines des Écoles non réformées (ou semi-réformées) - <EM>sakyapa, karmapa, kagyudpa,</EM> etc. et surtout <EM>nyingmapa*,</EM> la plus ancienne secte, fondée par le yogi magicien Padmasambhava au VIIème siècle. Il n'y a pas forcément identité entre les mots <EM>shamar</EM> et <EM>dugpa*.</EM><BR><BR><STRONG>BOUDDHA</STRONG>:<BR>Adjectif verbal de la racine buddh, « s'éveiller », « comprendre », « réaliser », buddha peut se comprendre comme « Celui qui s'est éveillé pour lui-même (à la vérité) » ou « Celui qui s'est éveillé pour les autres » ; la tradition des Anciens, ou Petit Véhicule, s'en réfère à la première interprétation, « s'éveiller pour soi », le Grand Véhicule à la seconde, « s'éveiller pour et avec les autres ».<BR><BR><STRONG>BRAI-IMAN</STRONG>:<BR>Terme issu d'une racine brih qui signifie « croître » ; c'est le nom d'un prêtre védique, celui qui, littéralement « croît et se développe en développant les autres par l'exercice de sa fonction », c'est l'homme des prières et des formules efficaces. Il désigne aussi la première classe de la société, celle des prêtres ou brâhmanes. Employé au neutre, brahman est aussi l'appellation de la formule rituelle et du savoir védique en général, il désigne également l'absolu, immuable et éternel, Brahman. L'union du Brahman et de l'âtman* est l'essentiel du brahmanisme, religion des brâhmanes orientée vers la recherche de l'absolu et la délivrance du samsâra*. Se développe dans l'Inde à la fin de la période védique. La même racine a donné aussi le nom d'un groupe de textes de rituel appartenant à la Révélation, les Brahmanas, et celui d'un personnage divin, Brahmâ, le dieu créateur, qui appartient avec Vishnou et Shiva à la triple forme du Divin (Trimûrti) de l'hindouisme.<BR><STRONG><BR>CANON BOUDDHIQUE CHINOIS</STRONG>:<BR>Appelé Taishô shinshû daizôkyô, alias Taishô issaikyô, le « Canon bouddhique nouvellement compilé en l'ère Taishô » (1912-1925) fut édité à Tôkyô entre 1924 et 1935. Le Canon compte cent volumes d'environ mille pages chacun ; il comporte trois mille trois cent soixante textes canoniques et divers écrits, commentaires chinois, histoire des écoles chinoises et japonaises, récits historiques, biographies et catalogues. Le Répertoire du Canon bouddhique sino japonais, édition de Taishô, compilé par Paul Demiéville, Hubert Durt et Anna Seidel, Fascicule annexe du Hôbôgirin, publié en 1978, en est le complément indispensable.<BR><STRONG><BR>CANON BOUDDHIQUE TIBÉTAIN</STRONG>:<BR>De nombreux lettrés tibétains, dont le plus célèbre est Butôn (Bu-ston, 1290-1364), collationnèrent les textes du Canon tibétain. Il se divise traditionnellement en une partie dite « Paroles du Bouddha en traduction » ou Kanjur (bKa'-'gyur) qui contient une centaine de volumes d'enseignements faisant autorité, et en une seconde partie dite « Traités en traduction » ou Tanjur (bsTan'gyur), soit plus de deux cents volumes de traités, commentaires, enseignements traditionnels, hymnes et poèmes sacrés. On l'imprima au XVIIIC siècle d'après les copies manuscrites de Butôn conservées au monastère de Narthang (sNarhtang). Il fut aussi traduit dans son ensemble en mongol et en mandchou.<BR><STRONG><BR>CASTES</STRONG> (Système des):<BR>Voir <STRONG>VARNA</STRONG>.<BR><STRONG><BR>CHAKRA</STRONG>:<BR>La roue, le cercle, le disque ou une arme, insigne de souveraineté du Bouddha* et attribut du dieu hindou Vishnou*. Désigne aussi dans le Yoga tantrique les centres où passe l'énergie subtile, au nombre de sept pour le Yoga tantrique indien (Kundalinî Yoga) et de cinq dans le tantrisme bouddhique.<BR><STRONG><BR>CHAKRAVARTIN</STRONG>:<BR>« Roi à la roue » ou souverain universel. Idéal présenté par le bouddhisme du roi guidé par la Loi qu'il fait observer. S'applique au Bouddha et à sa doctrine universelle.<BR><STRONG><BR>CHAMANISME</STRONG> ou <STRONG>SHAMANISME</STRONG>:<BR>Terme générique qui sert à désigner le fonds très ancien et très complexe de croyances commun à la Chine du Nord, la Mongolie, la Sibérie orientale, la Corée et le Japon. La figure du chamane, médium entre le monde des hommes et celui des esprits, joue un grand rôle au sein des communautés ; ils pratiquent rites et techniques d'extase fortement imprégnés de magie. Le rôle de guérisseur est souvent assumé par des femmes.<BR><STRONG><BR>CHAN</STRONG>:<BR>Ecole du bouddhisme chinois dont le premier patriarche est Bodhidharma*. Son origine légendaire est le sourire que fit le grand disciple du Bouddha, Kâshyapa*, lorsque son maître tendit une fleur en gardant le silence. La syllabe chan (prononcée zen* en japonais) serait une abréviation de channa, transcription phonétique du sanscrit dhyâna, méditation ou recueillement. L'école chinoise est très marquée par la mystique de Zhuangzi, le maître taoïste* de l'Antiquité, et par l'humanisme chinois dans son ensemble.<BR><STRONG><BR>CHRISTIANISME NESTORIEN</STRONG>:<BR>L'origine de l'Eglise d'Orient, comme elle se dénomme elle-même - Nestorius ne figurant qu'au troisième rang de ses patriarches -, se trouve en Mésopotamie et en Perse. Ayant déclaré, au début du v, siècle, son indépendance vis-à-vis du souverain pontife, sa négation de la double nature du Christ, divine et humaine, fut condamnée au Concile d'Ephèse en 431. La communauté se répandit d'abord en Turquie d'où elle fut chassée, puis trouva refuge en Iran. De là, elle gagna l'Asie centrale, la Chine, puis le monde des steppes.<BR><STRONG><BR>CLASSIQUES CHINOIS</STRONG>:<BR>A l'époque des Han, le corpus des Classiques compte cinq textes canoniques : le Livre de la poésie (Shijing), le Livre de l'histoire (Shujing), le Livre des rites (Yili et Liji), le Livre du changement (Yijing) et les Annales des printemps et des automnes (Chunqiu). Il en existait un sixième consacré à la musique et aujourd'hui perdu. Leur connaissance est indispensable pour accéder à la bureaucratie. Ils représentent la trame constante, permanente et fondamentale de toutes les activités des hommes. Le caractère chinois jing qui sert à les désigner a pour étymologie graphique « le fil de soie » ; on l'utilise aussi pour désigner les sûtras du Mahâyâna*.<BR><STRONG><BR>COMMUNAUTÉ</STRONG>:<BR>Un des Trois Joyaux* du bouddhisme, la Communauté (samgha) qui s'attache aux pas du Bouddha et diffuse sa Loi. Au sens large, il s'agit de la quadruple assemblée, celles des moines (bhikshu), des nonnes (bhikshunî) et des fidèles lâics, hommes (upâsaka) et femmes (upâsikâ). Au sens restreint, dans la tradition des Anciens, le Therâvada*, le mot samgha désigne la congrégation monastique masculine.<BR><STRONG><BR>CONFUCIANISME</STRONG>:<BR>Nom forgé sur la transcription phonétique latine du nom du principal représentant et patron de l'école de sagesse que les Chinois appellent l'école des Lettrés (rujia), Confucius (551-479) ou Maître Kong. A l'époque antique, l'école connaît des prolongements avec Mencius (Mengzi) et Xunzi et voit ses enseignements officialisés sous la dynastie des Han. Sous la dynastie des Song (960-1269), son renouveau est désigné sous le nom de « néoconfucianisme » ; les éléments bouddhistes et taoïstes y sont déterminants. Dès le XIVe, siècle, c'est la doctrine sociale et politique qui va dominer la pensée en Chine jusqu'à la chute de l'empire en 1911. Combattue par les révolutions du XXe siècle, la tradition lettrée connaît un renouveau aujourd'hui, le « nouveau confucianisme ».<BR><STRONG><BR>CORPS DE BOUDDHA</STRONG>:<BR>Son étude est la bouddhologie. A la suite d'Asanga au IVe siècle, les maîtres du Grand Véhicule considèrent que le Bouddha possède les trois corps suivants : le corps de transformation ou le corps physique (nirmânakâya), le corps de fruition (sambhogakâya) et le corps de la Loi (dharmakâya). Les différentes écoles du bouddhisme chinois et japonais vont accorder cette doctrine à leurs spéculations. Pour le tantrisme, les trois corps correspondent aux différents niveaux d'expérience de l'Eveil ; le bouddhisme tibétain assimile le corps, la parole et l'esprit du maître aux Trois Corps du Bouddha. Il développe la très originale conception du tulku, selon laquelle le corps de transformation désigne toute personne ayant hérité des qualités spirituelles d'un maître décédé ; principal mode de transmission de l'autorité religieuse et politique dans l'école Gelugpa*.<BR><BR><STRONG>DALAÏ LAMA</STRONG>:<BR>Titre du souverain-prêtre de l'école du bouddhisme tibétain des Gelugpa, il signifie « Océan de sagesse », voir <STRONG>LAMA</STRONG>.<BR><STRONG><BR>DAO</STRONG>:<BR>Littéralement « la voie » ou « le chemin », dao est employé par toutes les écoles de sagesse chinoises. Animé par les forces yinlyang*, c'est le moteur du monde. Il évoque l'image d'une voie à suivre et désigne le chemin que l'on suit pour agir. Il a aussi le sens de « dire », soit la parole qui renseigne et enseigne, d'où son autre sens dérivé de « doctrine » ou de « méthode ». Pour Confucius, la voie parfaite est celle du Ciel, norme absolue de toute conduite. Quant aux taoïstes*, dont le nom chinois est « l'école du Dao », ils considèrent la voie comme l'absolu, l'art de faire communiquer le ciel et la terre, les puissances sacrées et les hommes.<BR><STRONG><BR>DEVA</STRONG>:<BR>Nom générique des dieux dans le védisme, le brahmanisme et le bouddhisme. Ce sont des êtres diurnes et lumineux, comme l'indique la racine verbale div qui signifie « briller ». Ils s'opposent aux Asuras, les Puissants ou démons. Il est à noter que dans la mythologie iranienne qui possède des racines communes avec celle du Veda, les Asuras sont bénéfiques tandis que les Devas sont maléfiques, comme l'indique le nom de la principale divinité du mazdéisme*, Ahura Mazda. Dans le bouddhisme, désigne une des six voies de la transmigration des êtres, avec celles des Asuras, des hommes, des animaux, des esprits fantomatiques affamés et des créatures infernales.<BR><STRONG><BR>DHARMA</STRONG>:<BR>Littéralement « ce qui soutient », dans le brahmanisme* et l'hindouisme*, c'est le principe de stabilité universelle, la puissance qui soutient et maintient l'ordre immuable du monde. Succède à l'ordre rituel du védisme* (rita) en tant que norme régulatrice de la vie qui règle la conduite des hommes en fonction de leur état de vie. Notons que c'est la manière de traduire notre concept de « religion », aujourd'hui encore dans l'Inde.<BR>Deuxième des Trois Joyaux*, le bouddhisme en fait la loi enseignée, prêchée et illustrée par le Bouddha. C'est aussi le fondement de la réalité et le discours sur la réalité ; au pluriel, les dharma désignent les éléments de la réalité phénoménale, les phénomènes, les choses et les êtres.<BR><STRONG><BR>DUHKHA</STRONG>:<BR>La douleur, première des Quatre Nobles Vérités* découvertes par le Bouddha. Son omniprésence et son évidence forment le c&#339;ur de l'expérience bouddhique. A un sens physique, moral, métaphysique. Inclut tout à la fois le souci, le chagrin, la souffrance, les conflits, l'impermanence, le mal, les calamités, l'absurdité, la non-subtantialité, l'insatisfaction de la vie.<BR><BR><STRONG>ÉVEIL</STRONG>:<BR>Bodhi en sanscrit, satori* en japonais, voir BOUDDHA.<BR><STRONG><BR>GANESHA</STRONG>:<BR>Dieu majeur de l'hindouisme, caractérisé par sa tête d'éléphant, fils de Parvatî. L'éléphant joue un rôle majeur dans le monde indien, symbole de force et de sagesse. Il est cousin du gros nuage de mousson, dispensateur de la pluie bienfaisante, comme sa rondeur le trahit. Ganesha est invoqué avant toute entreprise car il écarte tous les obstacles devant lui. Fréquemment représenté dans l'iconographie religieuse, il inspira peut-être à Brunhoff la figure du sympathique Babar. La légende bouddhique attribue à l'éléphant un rôle majeur au moment de la conception du Bouddha.<BR><STRONG><BR>GAUTAMA</STRONG>:<BR>Nom patronymique du Bouddha historique dont les parents appartenaient à la caste des guerriers (kshatriya) avec semble-t-il, le brâhmane Gautama pour souche de leur lignée. Signifie littéralement « le meilleur des bovidés ».<BR><STRONG><BR>GELUGPA</STRONG> (dGe-lugs-pa):<BR>« Ecole des hommes vertueux », nom de la principale école du bouddhisme tibétain fondée par Tsongkhapa (13571419). Dès le xvir siècle, elle supplante les autres traditions tibétaines et fonde la théocratie au Tibet. Ses maîtres, dalaï lama et panchen lama, sont choisis par le système des incarnations (voir CORPS DE BOUDDHA). Connue parfois sous le nom de Bonnets Jaunes, par référence à la couleur de la coiffure des moines.<BR><STRONG><BR>GRAND HOMME</STRONG>:<BR>Mahâpurusha, voir <STRONG>PURUSHA</STRONG>.<BR><BR><STRONG>GRANDE ET TOTALE EXTINCTION</STRONG>:<BR>Voir <STRONG>NIRVÂNA</STRONG>.<BR><STRONG><BR>GUANYIN</STRONG>:<BR>Nom chinois du bodhisattva Avalokiteshvara*. Subit, sous les influences conjointes du taoïsme* et du tantrisme*, une notable transformation iconographique en Chine où on le représente sous une apparence et des traits féminins.<BR><STRONG><BR>GURU</STRONG>:<BR>Adjectif qui signifie littéralement « lourd », et par extension « celui qui pèse », « celui qui compte » ou « qui a de l'autorité ». Nom du maître spirituel dans les traditions brahmaniques et hindoues, c'est souvent le père qui joue ce rôle auprès du jeune brâhmane. A aujourd'hui un sens très galvaudé dans les langues occidentales dans le contexte sectaire.<BR><BR><STRONG>HINAYÂNA</STRONG>:<BR>Petit Véhicule (de délivrance), nom donné par les détracteurs de ce courant qui regroupe les écoles anciennes du bouddhisme et les enseignements originels du Bouddha. Voir THERAVÂDA, la Tradition des Anciens, et son antonyme MAHÂYÂNA.<BR><STRONG><BR>HINDOUISME</STRONG>:<BR>Du nom donné par les Persans au XIIIe siècle « aux doctrines professées au bord du fleuve Indus » - qu'ils prononçaient Sindhu - et qui n'obéissaient pas à la loi de l'islam. Le nom fut repris par les Européens pour désigner la religion majoritaire de l'Union indienne, issue pour une large part des enseignements védiques* et brahmaniques*.<BR><STRONG><BR>INDRA</STRONG>:<BR>Dieu Seigneur du védisme*, maître de l'énergie et chef des trente-trois dieux, il a pour arme le foudre (voir vAJRA) ; il perd beaucoup d'importance dans le brahmanisme et l'hindouisme. Dans le bouddhisme, il devient un dévot serviteur du Bouddha et porte son nom personnel de Shakra.<BR><STRONG><BR>JAÏNISME</STRONG>, <STRONG>JINISME</STRONG>:<BR>Religion fondée sur les enseignements du Jina, « le Vainqueur », aussi appelé Mahâvîra et nommé Vardhamâna (540-468 av. J.-C.), qui compte plus de cinq millions d'adeptes dans l'Inde d'aujourd'hui et forme, en marge de l'hindouisme, une classe à part.<BR><STRONG><BR>JÂTAKA</STRONG>:<BR>Recueils de contes réputés faits par le Bouddha lui-même pour illustrer son enseignement et servir d'exemples à ses disciples ; le recueil du Canon pâli* du Ve siècle en réunit cinq cent quarante-sept, groupés en vingt-deux sections. Voir Choix de Jâtaka, extraits des Vies antérieures du Bouddha, trad. du pâli par Ginette Terrai, Gallimard, Connaissance de l'Orient, 1958. Présentent de nombreuses variantes en Asie du Sud-Est.<BR><STRONG><BR>JÔDO</STRONG>:<BR>Voir <STRONG>TERRE PURE</STRONG>.<BR><STRONG><BR>KADAMPA</STRONG> (bKa'-gdams-pa):<BR>« L'Enseignement oral », nom d'une école du bouddhisme tibétain fondée sur les enseignements d'Atisha (982-1054), absorbée par les Gelugpas à la fin du XIVe siècle.<BR><STRONG><BR>KAGYUPA</STRONG> (bKa'-brgyud-pa):<BR>« La Lignée de transmission orale », nom d'une des quatre principales écoles du bouddhisme tibétain ; son introducteur fut Marpa (1012-1097), initié dans l'Inde aux doctrines et pratiques tantriques par le Mahâsiddha Nâropa de l'université bouddhique de Nâlandâ. Elle se fractionne en nombreux courants dont celui des<BR>Karmapa (Kar-ma-pa).<BR><STRONG><BR>KARMAN</STRONG>:<BR>Vient de la racine kri, « faire ». C'est, dans la littérature védique, l'acte rituel efficace par excellence, le sacrifice. Dans le brahmanisme, le jinisme et l'hindouisme, c'est la loi de la rétribution des actes selon laquelle les actes déterminent les conditions de la prochaine transmigration. Le bouddhisme transforme la loi de l'acte en loi morale de l'intention ; c'est l'acte (bon, mauvais ou neutre) et le fruit qu'il produit, indépendamment de la condition de son auteur, qui déterminent le processus du samsâra*.<BR><STRONG><BR>KÂSHYAPA</STRONG> ou <STRONG>MAHÂKÂSHYAPA</STRONG>:<BR>Un des grands disciples du Bouddha, connu pour sa discipline ascétique et sa rigueur morale. Est fréquemment représenté en compagnie du doux et compatissant Ananda.<BR><STRONG><BR>KOAN</STRONG>:<BR>Prononciation japonaise de l'expression chinoise gong 'an qui signifie littéralement « cas public » ou « cas porté devant la justice » et désigne un précédent en matière de justice. Formalisés et mis par écrit, les koan sont devenus une des pratiques majeures de l'école Rinzai du bouddhisme Zen*.<BR><STRONG><BR>KRISHNA</STRONG>:<BR>Dieu majeur de l'hindouisme, avatâra* de Vishnou* ; mis en scène comme dieu-héros et Seigneur suprême dans Le Chant du Bienheureux Seigneur*.<BR><STRONG><BR>LAMA</STRONG>:<BR>Maître spirituel dans la tradition tibétaine, a le sens du mot guru*. Le maître, qui n'est pas forcément un moine, jouit de la vénération du disciple ; de ce fait, le bouddhisme tibétain est souvent appelé lamaïsme. On donne parfois aux maîtres le titre honorifique de Rimpoche, « Extraordinairement Précieux ».<BR><STRONG><BR>LAOZI</STRONG>:<BR>« Le Vieux Maître » ou « le Vieil Enfant », fondateur présumé et probablement légendaire du taoïsme*. Au moment de l'introduction du bouddhisme en Chine, certains taoïstes développèrent une théorie selon laquelle le Bouddha n'était qu'une manifestation de Laozi parti vers l'Occident convertir les « barbares », et les doctrines bouddhiques qu'un écho déformé du Livre de la Voie et de la Vertu.<BR><STRONG><BR>LÉGISME</STRONG>:<BR>Ecole des Lois (fajia), principale école chinoise de l'Antiquité dont la contribution majeure fut d'établir la source du pouvoir impérial. A eu pour maîtres Shang Yang (390 ?-338 av. J.-C.) et Han Feizi (?-233 av. J.-C.). Voir l'étude de Léon Vandermeersch, La Formation du légisme, Ecole française d'Extrême-Orient, 1965, réimp. 1987.<BR><STRONG><BR>LINJI</STRONG> ou <STRONG>LIN-TSI</STRONG>:<BR>Mort vers 866-867 ; maître chinois de l'école du Chan* dont les enseignements ont inspiré une école du Zen* qui porte son nom, l'école Rinzai.<BR><STRONG><BR>LOTUS DE LA BONNE LOI</STRONG>:<BR>Texte majeur du Grand Véhicule bouddhique, inspire la création de nombreuses écoles en Extrême-Orient, comme celles du Tiantai*. A pour titre en sanscrit Saddharmapundarîka sûtra, en chinois Fahuajing. La version préférée des maîtres bouddhistes chinois fut celle qu'en donna le grand moine Kumârajîva au début du Ve siècle. La version sanscrite fut traduite en français au milieu du XIXe siècle par Eugène Burnouf, Le Lotus de la Bonne Loi, 2 vol., 1852.<BR><STRONG><BR>MADHYAMAKA</STRONG>:<BR>Ecole du Chemin médian, par référence à la voie moyenne enseignée par la Bouddha. Nom de la principale école du Grand Véhicule fondée par le brillant Nâgârjuna qui aurait vécu au ii' ou lite siècle de notre ère. Son aeuvre majeure est le Traité du milieu, Madhyamaka shâstra. Les Chinois lui attribuent l'immense commentaire du Sûtra de la Perfection de sagesse, Mahâprajnâparamitâ shâstra, un des ouvrages majeurs de la littérature bouddhique. Voir sa traduction par M» Etienne Lamotte, Le Traité de la grande vertu de sagesse, 5 vol., Louvain, 1944-1980.<BR><STRONG><BR>MAHÂBHÂRATA</STRONG>:<BR>La Grande Geste des descendants de Bharata. Poème épique en dix-huit chapitres formés de plus de cent mille stances, rédigé ou du moins mis par écrit entre le IVe siècle avant J.-C. et le IIIe siècle après J.-C. Incomparable miroir de l'hindouisme ancien, il réunit légendes, poèmes religieux et spéculations philosophiques. Son argument est la lutte fratricide entre les vertueux Pândava et les mauvais Kaurava, membres d'une famille princière de l'âge héroïque. Bharata est le nom que se donne l'Inde aujourd'hui encore.<BR><STRONG><BR>MAHÂYÂNA</STRONG>:<BR>Grand Véhicule (de délivrance) du bouddhisme, se développe aux environs de l'ère chrétienne et se divise en nombreuses écoles, en Inde, au Tibet, en Chine, en Corée et au Japon. Ses textes canoniques sont appelés sûtra, littéralement « fil » dans le sens d'aphorisme, de règle ou de fil directeur des conduites ; ils sont complétés par des commentaires, les shâstra.<BR><STRONG><BR>MAITREYA</STRONG>:<BR>« Le Bienveillant », attendu comme le cinquième et dernier Bouddha terrestre. Règne comme bodhisattva dans le ciel des dieux Satisfaits (Tushitas). Fait l'objet de cultes messianiques importants en Chine.<BR><STRONG><BR>MANDALA</STRONG>:<BR>Littéralement « cercle » ou « disque », représentation symbolique des forces cosmiques et projection du domaine particulier d'une divinité. Constitue l'essentiel des pratiques de méditation du bouddhisme tantrique axées sur la tension centre/périphérie et les corrélations entre le plan de l'univers et le corps de l'adepte. Est représenté architecturalement à Borobudur dans l'île de Java.<BR><STRONG><BR>MANICHÉISME</STRONG>:<BR>Courant syncrétique fondé par Mani (216-277), originaire de l'Iran arsacide. Emprunte au bouddhisme sa croyance en la transmigration des âmes, au mazdéisme* son dualisme entre forces du bien et forces du mal et au christianisme la figure de Jésus qui préside au Grand Jugement après la destruction du monde et le rétablissement de la dualité originelle. Se développe en Asie centrale entre le VIIe et le Xe siècle, principale religion des Ouïghours avant leur conversion à l'islam. A aussi d'importantes ramifications en Occident (l'hérésie cathare).<BR><STRONG><BR>MANJUSHRÎ</STRONG>:<BR>« A la douce majesté », bodhisattva majeur du Grand Véhicule, vénéré au Népal et dans tout l'Extrême-Orient comme le maître de la sagesse ; il tient le glaive qui tranche l'ignorance et le livre de la Perfection de sagesse pour l'édification des fidèles.<BR><STRONG><BR>MANTRA</STRONG>:<BR>Formule chargée d'énergie sacrée. Sa répétition est une forme de méditation qui joue un grand rôle dans le bouddhisme tantrique, aussi appelée le Véhicule des formules ésotériques, Mantrayâna. « Ceux qui connaissent les formules » sont appelés mantrin en sanscrit, à l'origine de notre mot français mandarin.<BR><STRONG><BR>MÂRA</STRONG>:<BR>Grand dieu qui régit le monde du désir et les destinées infernales ; son nom évoque, par sa racine mri, la mort ; il est assimilé au démon, désigné comme « le pire », pâpîyân, et intervient dans la vie de Shâkyamuni juste avant et après l'Eveil.<BR><STRONG><BR>MAZDÉISME</STRONG>:<BR>Religion principale de l'Iran pré-islamique dont le nom vient du dieu Ahura Mazda. Ses croyances s'enrichirent des enseignements de Zoroastre (ou Zarathoustra) né en Médie vers 660 avant J-C. Son livre saint est l'Avesta qui continue de jouir aujourd'hui d'un grand prestige parmi les communautés des Zarthoshtis de l'Iran et des Parsis de l'Inde occidentale. L'alliance signée entre les empereurs Tang et les souverains sassanides au moment de la conquête arabe marque son introduction en Chine au VIIe siècle. Il disparaît à la suite de la grande proscription des religions étrangères à l'empire au IXe siècle.<BR><STRONG><BR>MUDRÂ</STRONG>:<BR>Littéralement « sceau », désigne les gestes des bras, des mains et des doigts déterminants dans l'iconographie hindoue et bouddhique et aussi dans la tradition tantrique où le geste a valeur mystique et magique.<BR><STRONG><BR>NIRVÂNA</STRONG>:<BR>Littéralement « souffler sur », « éteindre » ; dans la tradition ancienne représente l'envers du samsâra*, l'extinction du feu des passions. C'est la destruction du désir et des passions (la concupiscence, la haine et l'aberration), la disparition des Cinq Agrégats d'appropriation, la fin de la douleur, l'inconditionné. Il ne s'agit pas de « béatitude comme on l'entend couramment aujourd'hui puisqu'il n'y a plus ni sensation, ni être qui ressente quoi que ce soit. La Grande et Totale Extinction (Mahâparinirvâna) est la mort physique du Bouddha Shâkyamuni.<BR><STRONG><BR>NON-VIOLENCE</STRONG>:<BR>Voir <STRONG>AHIMSA</STRONG>.<BR><BR><STRONG>NYINGMAPA</STRONG> (rNying-ma-pa):<BR>Ecole des Anciens du bouddhisme tibétain qui considère Padmasambhava (viii, siècle) comme son fondateur.<BR><STRONG><BR>ORNEMENTATION FLEURIE</STRONG>:<BR>Huayan en chinois, école du bouddhisme chinois fondée sur les enseignements des sûtras qui portent le même nom. Les différents épisodes du texte, dont la trame dramatique est la quête initiatique du jeune prince Sudhâna, sont illustrés à Borobodur, stûpa-mandala construit à Java au IXe siècle.<BR><BR><STRONG>PÂLI</STRONG>:<BR>Langue de la tradition bouddhique des Anciens, dérivée du sanscrit, dont l'origine est encore mal assurée. Voir <STRONG>TRIPLE CORBEILLE</STRONG>.<BR><BR><STRONG><BR>PANCHEN LAMA</STRONG>:<BR>Maître qui est un grand érudit, titre donné par le Cinquième Dalaï lama à son précepteur, l'abbé de Tashilumpo, réputé être la réincarnation du Bouddha Amitâbha. Il joue un rôle politique important à partir du xxe siècle.<BR><STRONG><BR>PRODUCTION CONDITIONNÉE</STRONG>:<BR>Pratîtyasmutpâda, enchaînement causal dont on trouve l'illustration dans la roue du temps (kalachakra) représentée à l'entrée des monastères tibétains.<BR><STRONG><BR>PURUSHA</STRONG>:<BR>L'Homme ou le géant primordial dont le sacrifice fonde la création des êtres dans les hymnes védiques*. Un des noms de l'absolu dans les Upanishad anciennes. Devient « l'homme » ou « la créature » au sens courant du terme dans l'hindouisme. Ses marques particulières, au nombre de trente-deux dans les textes, sont réservées dans l'iconographie bouddhique au Bouddha et au Roi à la Roue.<BR><STRONG><BR>QUATRE NOBLES VÉRITÉS</STRONG>:<BR>Arya-satya, exposées par le Bouddha lors du Sermon de Bénarès : la vérité de la douleur, de son origine, de sa cessation et de la voie qui mène à sa cessation. Constituent l'essentiel du dharma* bouddhique avec la Loi de la Production conditionnée*.<BR><STRONG><BR>RÂMÂYANA</STRONG>:<BR>La Geste de Râma, principale épopée indienne attribuée au saint légendaire Vâlmikî. Elle met en scène le roi parfait Râma et son épouse Sîtâ, enlevée par le démon Ravana. Avec l'aide des singes, de leur roi Hanumant et de son frère Lakshmana, Râma réussit à la délivrer. Il triomphe des démons, devient roi d'Ayodhyâ et après sa mort, rejoint le ciel. Râma est présenté comme un des avâtara* Vishnou*. Mise en scène, au théâtre et dans le théâtre d'ombres, dans toute l'Asie du Sud-Est où l'épopée connaît de multiples variantes adaptées aux conditions des terroirs.<BR><STRONG><BR>REN</STRONG>:<BR>Se prononce « jen » ; principale vertu du confucianisme, souvent traduite par vertu d'humanité.<BR><STRONG><BR>RÉVÉLATION</STRONG>:<BR>Voir <STRONG>VEDA</STRONG>.<BR><STRONG><BR>SAKYA</STRONG> (sa-skya-pa):<BR>Ordre religieux du bouddhisme tibétain ; ses abbés sont régents du Tibet du XIIIe siècle au début du XIVe siècle sous la domination mongole.<BR>SAMSÂRA. Terme issu d'une racine verbale sri dont le sens propre est « couler » ; désigne la doctrine majeure des religions nées dans l'Inde, hindouisme*, bouddhisme* et jaïnisme*. Transmigration des âmes, passage de l'âme d'un corps à l'autre. Traduit parfois par « métempsychose » ou « réincarnation » qui désigne improprement la transmigration bouddhique, car les bouddhistes relativisent le fait qu'une même âme puisse passer successivement dans plusieurs corps. Ils parlent de la série des existences ou du « re-devenir».<BR><STRONG><BR>SANSCRIT</STRONG>:<BR>Nom de la langue ancienne de l'Inde, issue de l'indo-européen. De nombreuses correspondances sont attestées entre le sanscrit, la langue littéralement « par-faite » (sam-krita) de l'époque classique, et nos propres langues comme le grec ou le latin, Citons le nom du dieu céleste, Dyaus pitar en sanscrit, Zeus Patir en grec et Jupiter en latin. Langue du brahmanisme* et des textes du Grand Véhicule bouddhique.<BR><STRONG><BR>SATORI</STRONG>:<BR>Terme japonais des écoles du Zen*, désigne l'expérience de l'Eveil, le fait de reconnaître sa nature fondamentale ou le réveil devant la réalité de l'homme au monde.<BR><STRONG><BR>SÉRINDE</STRONG>:<BR>Désigne les régions des oasis de l'Asie centrale, aujourd'hui sur le territoire de la Région autonome ouïghoure du Xinjiang de la République populaire de Chine. Composé du nom « Inde » et de « Sères », nom qui désignait les Chinois dans les textes de l'Antiquité classique, maîtres des techniques de sériciculture et de tissage de la soie. C'est, en quelque sorte, l'Indo-Chine de l'Asie centrale.<BR><STRONG><BR>SHAKTI</STRONG>:<BR>Puissance ou énergie féminine des dieux, joue un rôle considérable dans la geste de Shiva* ; sous l'apparence de la divine mère ou de la déesse mère, inspire les courants shivaïtes et le tantrisme à l'époque médiévale. On donne parfois le nom de shaktisme à ces enseignements.<BR><STRONG><BR>SHÂKYAMVNI</STRONG>:<BR>« Sage silencieux du clan des Shâkyas », appellation courante du Bouddha historique.<BR><STRONG><BR>SHINGON</STRONG>:<BR>Ecole de la Parole vraie, nom de l'école du bouddhisme ésotérique japonais, fondée sur les enseignements du maître Kukai (774-835).<BR><STRONG><BR>SHINTÔ</STRONG>:<BR>« La voie des dieux », aussi appelée kami no michi, du nom des dieux du panthéon japonais. Religion naturelle du Japon ancien centrée autour du culte des divinités de la nature. Elle prend le nom de shintô par référence à « la voie du Bouddha », Butsudô. Les deux voies se sont développées par la suite parallèlement jusqu'au XIXe, siècle où le shintô est devenue la religion officielle du Japon, séparée du bouddhisme et centrée autour du culte de l'empereur.<BR><STRONG><BR>SHIVA</STRONG>:<BR>Nom du dieu majeur de l'hindouisme avec Vishnu*, son énergie permet de créer et de détruire le monde. Inspire de nombreux courants de l'hindouisme, le shaktisme*.<BR><STRONG><BR>SIDDHÂRTHA</STRONG>:<BR>« Celui qui a atteint son but », nom personnel ou prénom du Bouddha historique. Titre d'un roman très populaire d'Hermann Hesse publié en 1922 et qui retrace l'existence du Bouddha.<BR><STRONG><BR>SIKHISME</STRONG>:<BR>Religion des sikhs, la plus récente des religions nées sur le sol indien. Son fondateur est le Guru Nânak (1469-1539) qui adapta en vue de l'harmonie universelle certaines formes du mysticisme musulman des soufis et de la mystique religieuse du shivaïsme* et du vishnouisme*. Les sikhs, disciples du fondateur et de ses neuf successeurs spirituels, vivent principalement au Penjab et sont reconnaissables à leur belle prestance, leurs turbans et leurs barbes. Leur ville sainte est Amritsar, l'étang ou le bassin de l'Ambroisie.<BR><STRONG><BR>SÔKA GAKKAI</STRONG>:<BR>« Société scientifique pour la création de valeurs », mouvement bouddhiste moderne fondé en 1930 d'après les enseignements de Nichiren. Ses développements actuels sont des actions politiques ou sociales à but lucratif et les représentants de l'école de Nichiren s'en sont désolidarisés.<BR><STRONG><BR>STÛPA</STRONG>:<BR>Monument essentiel du bouddhisme, édifice massif de formes différentes selon les pays. Il sert de reliquaire ou de monument commémoratif du Bouddha. Il renferme reliques, objets précieux ou textes sacrés. Appelé dagoba dans la tradition des Anciens à Sri Lanka et chôrten au Tibet ; prend la forme d'une pagode en Chine et en Extrême-Orient. On y pratique la pradakshina, circumambulation ou marche dans le sens du mouvement du soleil.<BR><STRONG><BR>SÛTRA</STRONG>:<BR>Littéralement « fil », fil directeur, aphorisme ou règle, désigne les textes brahmaniques* et bouddhiques*. Concerne les dits du Bouddha ou de ses disciples, terme traduit en chinois par Jing, Classique*, qui présente la même étymologie.<BR><STRONG><BR>TANTRISME</STRONG>:<BR>Nom d'un courant qui se développe dans l'Inde vers les v, et vin' siècles, intéresse tout autant l'hindouisme, le shivaïsme* en particulier, et le bouddhisme. Terme forgé sur le nom donné aux ouvrages de cette tendance. Tantra signifie « le dispositif », « la machine pour étendre », « le métier à tisser », d'où le sens de tissu, d'ensemble d'aphorismes relevant d'une même discipline. Il s'agit de différents points de vue sur la vie, la religion, la manière d'être du corps, qui s'opposent à la voie brahmanique classique et aux traditions bouddhiques des Petit et Grand Véhicules. Représente la troisième et ultime forme du bouddhisme indien.<BR><STRONG><BR>TAOÏSME</STRONG>:<BR>Littéralement « l'école du Dao* », voie chinoise de la mystique qui remonte à Laozi*. Se divise en de nombreuses tendances, ésotériques ou religieuses. Le principal courant religieux est celui des Maîtres célestes fondé au Ii` siècle après J.-C. Au XIIe siècle est fondée l'école de la Perfection totale qui prône le célibat, la pauvreté et l'ascétisme au sein des congrégations monastiques. Ses pratiques ont été réhabilitées vers 1980 en République populaire de Chine, tandis que le courant des Maîtres célestes ou celui de la Parfaite Unité sont toujours officiellement interdits d'exercice.<BR><STRONG><BR>TATHÂGATA</STRONG>:<BR>Nom que se donne le Bouddha dans les textes de la tradition ancienne ; son sens originel est perdu ; dans les commentaires postérieurs, on le comprend comme « Celui qui est venu ou allé ainsi (tathâ) », c'est-à-dire comme tous les autres. Le Bouddha est allé ou parti à la Vérité de la même manière que ses prédécesseurs.<BR><STRONG><BR>TERRASSE CÉLESTE</STRONG>:<BR>Voir <STRONG>TIANTAI</STRONG>.<BR><STRONG><BR>TERRE PURE</STRONG>:<BR>Principale école du bouddhisme chinois (Jingtu), coréen, vietnamien et japonais (Jôdo). S'inspire des textes relatifs au Bouddha Amitâbha*, La Constitution de la Terre Pure et le Sûtra de la contemplation du Bouddha de longévité infinie. Au Japon, se différencie en deux courants majeurs, l'école de la Terre Pure, Jôdo-shû<BR><STRONG><BR>THERÂVADA</STRONG>:<BR>Nom pâli désignant la tradition des Anciens (Sthavira en sanscrit), très importante à Sri Lanka et en Asie du Sud-Est où elle est la seule école bouddhique reconnue officiellement depuis le XIIe siècle.<BR><STRONG><BR>TIANTAI</STRONG>:<BR>Ecole du bouddhisme chinois, fondée sur les enseignements universels du Lotus de la Bonne Loi*. Son nom est celui de la montagne du Zhejiang où résidaient ses premiers maîtres. Connaît d'importants développements au Japon sous le nom de Tendai.<BR><STRONG><BR>TRANSMIGRATION</STRONG>:<BR>Voir <STRONG>SAMSÂRA</STRONG>.<BR><STRONG><BR>TROIS CORBEILLES</STRONG> ou la <STRONG>TRIPLE CORBEILLE</STRONG>:<BR>La Triple Corbeille (Tripitaka) est le nom générique du Canon bouddhique ; elle comprend les Traités de la discipline monastique, Vinaya pitaka, les Dits du Bouddha, Sûtra pitaka, et les Traités de doctrine approfondie, Abhidharma pitaka. Les Dits du Bouddha sont rassemblés en cinq recueils appelés Nikâya dans le canon pâli et Agama dans la version sanscrite ; il s'agit du Dîgha-nikâya, du Majjhima-nikâya, du Samyutta-nikâya, de l'Anguttara-nikâya et du Kuddhaka-nikâya. L'ensemble de ces textes a été édité et traduit en anglais sous l'égide de la Société des textes pâlis, Pâli Text Society (en abrégé parfois PTs), fondée en 1881.<BR><STRONG><BR>TROIS JOYAUX</STRONG> ou le <STRONG>TRIPLE REFUGE</STRONG>:<BR>Le Bouddha, sa Loi (dharma) et sa Communauté (samgha). La prise du Triple Refuge, prononcée en présence de moines, marque l'entrée du laïc au sein de la Communauté bouddhique.<BR><STRONG><BR>UPANISHAD</STRONG>:<BR>Quatrième partie des Veda*. Il en existe treize ou quatorze anciennes et on continua d'en rédiger jusqu'au Moyen Age. L'étymologie traditionnelle en fait un dérivé du verbe upa-ni-sad, « s'asseoir (en esprit) auprès de, « aspirer à » ; on le comprend généralement comme « rapprocher » ou « mettre en lumière des équivalences ». Connus en Europe grâce à une traduction latine d'Anquetil Duperron faite d'après une version persane, elle-même recension abrégée du XIVe siècle, la célébrité des textes se répercuta en Inde au XIXe siècle.<BR><STRONG><BR>VAIROCANA</STRONG>:<BR>« Semblable au soleil », un des cinq Bouddhas de méditation ou Dhyâni Bouddhas (avec Amitâbha, Amoghasiddhi, Akshobhya et Ratnasambhava) qui jouent un grand rôle dans certaines écoles du Grand Véhicule et dans le bouddhisme tantrique. Pour l'école ésotérique japonaise, c'est le Bouddha solaire et le maître de l'univers.<BR><STRONG><BR>VAJRA</STRONG>:<BR>Nom de l'arme de jet forgée par le forgeron céleste Tvastir pour le dieu védique Indra*. Symbolise le diamant qui est la foudre solidifiée et l'organe sexuel mâle. Joue un grand rôle dans le bouddhisme tantrique qui porte souvent le nom de Véhicule du diamant, Vajrayâna ; symbole de ce qui est indestructible comme la vacuité et limpide comme la pureté parfaite. Se présente sous la forme d'un sceptre ou d'une petite haltère aux extrémités ajourées comme des pétales de lotus ; objet liturgique indispensable aux rites du bouddhisme tantrique, il est associé à la clochette (ghantâ) et symbolise les moyens mis en &#339;uvre pour parvenir à l'Eveil.<BR><STRONG><BR>VARNA</STRONG>:<BR>Littéralement « couleur », désigne les quatre grandes classes de la société védique sur lesquelles sont fondées les principales castes de l'hindouisme. Il s'agit de la classe des prêtres, brâhmanes, de celle des guerriers, kshatriya, des producteurs de richesses ou « les ravitailleurs », vaishya, et d'une dernière classe réputée inférieure exclue de l'initiation ou de la seconde naissance, la classe des ouvriers et des serviteurs, shudra. Voir l'ouvrage que leur consacre Louis Dumont, Homo hierarchicus, le système des castes et ses implications, Gallimard, 1966.<BR><STRONG><BR>VEDA</STRONG>:<BR>Textes de la Révélation (shruti) brahmanique* et hindoue* qui contiennent la vérité éternelle et incréée transmise oralement et révélée aux sages-poètes des origines, les Rishi. Immense corpus représentant en volume dix fois la Bible, le Veda se divise en quatre parties ; la première se subdivise à son tour en quatre collections ou samhita dont les trois premières forment la Triple Science : le Veda des strophes, collections d'hymnes en liaison avec les puissances et les dieux, Rig Veda ; le Veda des formules et des manipulations sacrificielles, Yayur Veda ; les mélodies liturgiques, Sama Veda. S'y ajoute le recueil des charmes et des formules visant à tenir à l'écart les puissances hostiles et à opérer de bonnes choses, Atharva Veda, plus spécialement réservé aux rituels domestiques et royaux. Les textes des Brahmana, des Aranyaka et des Upanishad constituent ses trois dernières parties. A donné le terme Védisme, religion archaïque du sous-continent indien, fondée sur le sacrifice aux dieux et une répartition de la société en quatre classes ou varna*.<BR><STRONG><BR>VERTUS SUPRÊMES</STRONG> ou <STRONG>PERFECTIONS</STRONG>:<BR>Pâramitâ, « ce qui atteint l'autre<BR>rive », leur liste varie selon les écoles bouddhiques. Pour le Grand Véhicule, il s'agit des perfections que le bodhisattva réalise au cours de son immense carrière : le don, la moralité, la patience, l'énergie, la méditation et la sagesse. S'y ajoutent parfois l'action correcte, les voeux pieux, la résolution et la connaissance de la juste définition de tous les dharma*.<BR><STRONG><BR>VIMALAKÎRTI NIRDESA</STRONG>:<BR>L'Enseignement de Vimalakîrti, texte majeur du Grand Véhicule bouddhique. Met en scène un maître de maison, Vimalakîrti, qui expose la doctrine de la non-dualité au bodhisattva Manjushrî* et clôt son enseignement par le silence. Par ses qualités littéraires et ses doctrines, il a séduit nombre de lettrés d'Extrême-Orient et favorisé grandement l'assimilation du bouddhisme en Chine ; traduit en français par Mg, Etienne Lamotte sous le titre L'Enseignement de Vimalakîrti, Louvain, Publications universitaires et Institut orientaliste, 1962.<BR><STRONG><BR>VISHNOU</STRONG>:<BR>Nom d'un des principaux dieux de l'hindouisme. Fait partie avec Shiva* et Brahmâ* de la triple forme du divin (Trimûrti) dans laquelle il est réputé conserver le monde. Inspire des courants religieux divers fondés sur la croyance en ses diverses « descentes » ou avatâra*.<BR><STRONG><BR>YIN/YANG</STRONG>:<BR>L'union harmonieuse et l'interaction des contraires sont pour les anciens Chinois le moteur du monde, le Dao*. Yinlyang forme un couple qui rend compte de l'action du temps perçu comme alternance, d'un réel conçu en termes de flux et de reflux constants, d'un monde en perpétuel devenir. Dans la langue poétique primitive, yin renvoie au versant ombreux d'une éminence, yang à son versant ensoleillé. Yin évoque le froid, l'humidité, l'obscurité, la passivité et la féminité et yang, le chaud, la sécheresse, la lumière, l'activité et la masculinité<BR><STRONG><BR>YOGA</STRONG>:<BR>Discipline d'ascèse et de réalisation particulière aux religions nées dans l'Inde. Vient de la racine verbale yuj qui signifie « atteler » et qui subsiste dans notre mot français joug. Employé à l'origine à propos des chevaux qu'il convient de dresser et de contrôler pour les amener à accepter le harnais ; tenus en main par le cocher, ils sont soumis à sa volonté et apprennent à conjuguer leurs efforts, d'où les idées de concentration mentale et d'union. Le Yoga se subdivise en un grand nombre de disciplines particulières ; selon le Yoga classique, un des six courants (darsana) hindous, le rajayoga ou yoga royal, comporte huit degrés : les quatre stades extérieurs, abstinences, observances, postures et contrôle du souffle, et les quatre stades intérieurs, suppression des perceptions extérieures, concentration, contemplation et identification finale. Parallèlement se développent le yoga de la réintégration par l'action, karma yoga, celui de la réintégration par la connaissance, jnana yoga et celui de la fusion par la dévotion, bhakti yoga. Voir les travaux de Mircea Eliade, Le Yoga, immortalité et liberté, Paris, 1954 et Pantajali et le Yoga, Seuil, Maîtres spirituels, 1982.<BR><STRONG><BR>ZAZEN</STRONG>:<BR>« Méditation assise », vient de l'expression chinoise zuochan, pratique et technique de réalisation mises en exergue dans l'école japonaise du Zen fondée par Dôgen au XIIIe siècle.<BR><STRONG><BR>ZEN</STRONG>:<BR>Forme japonaise de l'école du bouddhisme chinois, le Chan*, introduite au Japon au IXe siècle et qui s'y développe surtout vers le xm` siècle. Se divise en deux courants majeurs, celui de Dôgen, l'école Sôtô, et l'école Rinzai. Du fait de sa diffusion dans les milieux des guerriers, l'école a pris un caractère martial et austère, inconnu en Chine.<BR><BR>
<TABLE class="" cellSpacing=0 cellPadding=0 width=510 border=0>
<TBODY>
<TR>
<TD class="" align=left>
<P><!-- TV_Article.LinkList.renderRelatedWebSites : start--><!-- TV_Article.LinkList.renderRelatedWebSites : end --><!-- conclusion --><A href="http://www.arte.tv/fr/connaissance-decouverte/inde/Glossaire-Bouddhisme/401944.html" target=_blank>arte.tv</A>&nbsp;</P><BR><!--NAVIGATION  BAS PAGES : DEBUT -->
<TABLE class="" cellSpacing=0 cellPadding=0 width=510 border=0>
<TBODY>
<TR>
<TD class=TexteLegende align=left class="TexteLegende">
<P>Mise à jour: 28/09/06</P></TD></TR></TBODY></TABLE></TD></TR></TBODY></TABLE><BR><!-- TV_Article.LinkList.renderRelatedArticles : start--><!-- TV_Article.LinkList.renderRelatedArticles : end --><BR><!--NAVIGATION  BAS PAGES : DEBUT -->
<TABLE class="" cellSpacing=0 cellPadding=0 width=510 border=0>
<TBODY>
<TR>
<TD class=TexteLegende align=left class="TexteLegende">
<P>&nbsp;</P>
<P>&nbsp;</P>
<P>&nbsp;</P>
<P>&nbsp;</P>
<P>&nbsp;</P>
<P>&nbsp;</P>
<P>&nbsp;</P></TD></TR></TBODY></TABLE>]]></description>
<category>Bouddhisme</category>
<pubDate>Mon, 06 Aug 2007 15:04:23 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-8296-billet-644370.html</guid>
</item>
<item>
<title>Regardez les news de Holy Chic</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-8296-billet-644369.html</link>
<description><![CDATA[<P>&nbsp;</P>
<P>sur <A href="http://www.youtube.com/profile?user=HolyChicTV" target=_blank>HolyChicTV&nbsp;</A></P>
<P>&nbsp;</P>
<P>&nbsp;</P>
<P>&nbsp;</P>
<P>&nbsp;</P>
<P>&nbsp;</P>
<P>&nbsp;</P>
<P>&nbsp;</P>
<P>&nbsp;</P>]]></description>
<category>HolyChic TV</category>
<pubDate>Mon, 06 Aug 2007 14:56:47 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-8296-billet-644369.html</guid>
</item>
<item>
<title>Tout ce qu'il faut savoir sur le vintage</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-8296-billet-111483.html</link>
<description><![CDATA[<h2><font size="2"><span class="SurTitre">Origines, philosophie, valeurs en hausse...</span></font></h2><h2><font size="2"><span class="SurTitre"></span></font><br /><span class="Titre"><a href="http://www.lexpress.fr/mag/tendances/dossier/mode/dossier.asp?ida=431729">Tout ce qu'il faut savoir sur le vintage</a></span><br /><br /><br /><br /><font size="2"><span class="Chapo">Longtemps réservé à quelques initiés, il connaît aujourd'hui un extraordinaire engouement, au détriment parfois de son authenticité. En 12 questions, petit précis à l'attention de ceux qui adorent faire du neuf avec du vieux...</span><br /><br /><script language="JavaScript"></script><span class="Intertitre">Que signifie le mot «vintage»?</span><br /></font></h2><div class="Texte" align="left">D'origine anglaise, ce mot a d'abord servi à qualifier un millésime ancien de référence pour des spiritueux ou des vins, comme le porto. Par extension, il s'est appliqué à des vêtements et accessoires de mode anciens, des voitures de collection, des photographies et du mobilier design, de l'après-guerre jusqu'aux années 1980. Le<span class="Italique"> Dictionnaire international de la mode</span> (1), ouvrage de référence qui vient d'être réédité, affine cette définition: «Le terme vintage a fini par désigner tout un jeu d'apparences utilisant des vêtements anciens, du mélange de fripes et de vêtements neufs portés au quotidien jusqu'aux pièces exceptionnelles.» Bref, le vintage bien compris ne doit jamais être porté des pieds à la tête comme un costume d'époque. Il impose un subtil mélange de styles, pour n'en créer finalement qu'un seul: le sien. Ceci est vrai en mode comme en décoration.</div><p><br /><strong><span class="Intertitre">Actuellement, pas une photo de mode, pas une expo, pas un article sans que le mot soit employé. Pourquoi une telle frénésie?</span></strong></p><p><strong><span class="Intertitre"></span><br /></strong><div class="Texte" align="left">Attention, le vintage n'est pas né d'aujourd'hui. Dans les années 1970 déjà, on allait chiner aux puces des robes des années 1940 et 1950, mais tout ceci est longtemps resté réservé à un cercle d'initiés. Synonyme de seconde vie, le vintage nécessite en effet de posséder une vraie culture de mode pour repérer les pièces intéressantes et savoir les associer. Selon Katy Rodriguez, du magasin Resurrection, à Los Angeles, ce sont les top models comme Naomi Campbell et Kate Moss qui ont plus largement ouvert la voie, dans les années 1990, en portant des vêtements vintage lors d'événements officiels. Mais c'est en 2001 que le phénomène a véritablement explosé, avec l'apparition de Julia Roberts à la cérémonie des Oscars, portant une robe Valentino millésimée 1992. L'événement a jeté un premier pavé dans la mare du luxe et donné le coup d'envoi d'une véritable folie. Rapidement, toutes les stars s'y sont mises: Demi Moore, Winona Ryder, Nicole Kidman, Sarah Jessica Parker ou Jennifer Lopez, arborant voilà peu une robe Valentino 1967 précédemment vue sur Jackie Kennedy.</div><p><br /><span class="Intertitre"><strong>Le vintage ne concerne-t-il que des marques de luxe?</strong></span><br /></p><div class="Texte" align="left">Pas seulement, comme en témoigne l'aventure des jeans Levi's. Au début des années 1970, la marque décide de modifier sa fameuse étiquette (<span class="Italique">tab</span>) cousue sur la poche arrière droite, ramenant le graphisme du «e» de Levi's de majuscule à minuscule. Un détail pour le grand public, une révolution pour les aficionados, qui baptisent «Big E» les 501 antérieurs à 1971. Ce sera la première datation officielle d'un vêtement n'étant pas issu de la couture. Le vintage concerne donc non seulement le luxe, mais aussi «des griffes pérennes qui font référence, des vêtements ou des accessoires au moins vieux de vingt ans et portables aujourd'hui», comme le précise Jean-Marc Loubier, PDG de Celine. Une pérennité qui en fait désormais les nouveaux basiques, offrant la garantie d'être à la mode partout, sans jamais se tromper. Et, actuellement, le phénomène s'exporte partout dans le monde, de Londres à Paris, de New York à Los Angeles ou à Tokyo.</div><p><br /><strong><span class="Intertitre">Porter des vêtements des années 1950 ou 1960, n'est-ce pas aussi une manière de refuser la mode du moment?</span></strong></p><p><strong><span class="Intertitre"></span></strong><div class="Texte" align="left">C'est en tout cas une façon de ne pas en suivre tous les diktats. Certains aficionados ont d'ailleurs porté le vintage sur le terrain militant, comme l'Italien Antonio Annichiarico, avec sa marque Rifiuto speciale (Rejet industriel). Un véritable «programme vestimentaire», dont tous les vêtements cousus main à partir de tissus récupérés sont frappés de ce slogan. Lancé comme une protestation émanant du Sud à l'encontre du Nord, Rifiuto speciale exprime l'envie d'éthique et, comme le souligne Cristina Morozzi, grande figure milanaise de la mode et du design, une «nouvelle dignité stylistique». Comprendre le refus des panoplies imposées, des logos, des total look, des marques sandwichs. Bref, une réaction à l'uniformité et à la globalité. Ce qui hisse le vintage au rang d'un postulat et d'un engagement personnel à la manière des tee-shirts manifestes post-soixante-huitards. Le support a changé, mais le procédé reste le même.</div><p><br /><span class="Intertitre"><strong>Où acheter aujourd'hui cette «contre-mode»?</strong></span></p><p>Sous le marteau des commissaires-priseurs, les noms du vintage sont évidemment ceux de la couture et du prêt-à-porter de luxe: Hermès, Chanel, Yves Saint Laurent, Givenchy, Balenciaga, Christian Dior... Toutes les maisons de vente s'y sont mises, avec en coulisse et quasi monopole, le cabinet d'expertises D. Chombert et F. Sternbach. C'est grâce à l'action de Françoise Sternbach, venue du prêt-à-porter, et de Dominique Chombert, fille du grand fourreur, que le vintage a été introduit à Drouot voilà quelques années. Ce sont elles qui ont imposé les ventes à thème: bagages et accessoires signés, fourrures et cuirs griffés, bijoux de fantaisie couture, et jusqu'à la récente vente de la collection Mademoiselle Catherine Deneuve... Toutes ces pièces, des sacs aux bracelets, faisant sans exception l'objet d'une datation. Mais, entre estimations, mises à prix et adjudications, mieux vaut avoir le portefeuille bien accroché. Estimée 600 , une robe haute couture Madame Grès millésime 1970 a été récemment adjugée 1 500 . Des chemisiers Saint Laurent Rive gauche, estimés entre 50 et 80 , se sont envolés à 400.</p><p><br /><span class="Intertitre"><strong>Mais il y a aussi les puces et des boutiques spécialisées?</strong></span><br /></p><div class="Texte" align="left">On peut toujours s'approvisionner sur les stands spécialisés des marchés aux puces de Saint-Ouen, à Paris, ou ceux de Portobello, à Londres. Les prix y ont monté en flèche, mais restent toujours inférieurs à ceux qui sont pratiqués dans les nombreuses boutiques que l'on voit fleurir un peu partout, jonglant entre la fripe et le dépôt-vente. N'oublions pas non plus les grands magasins: Bon Marché, Samaritaine ou Galeries Lafayette, qui consacrent désormais de larges espaces au phénomène, réunissant vêtements, accessoires et objets de déco. Mais, en la matière, les meilleures adresses restent les boutiques ultrapointues dont le travail de recherche et de sélection visionnaire (il en faut pour le vintage) garantit un haut niveau de qualité. Les plus fameuses? Didier Ludot, à Paris, ou les boutiques Decades et Lily &amp; Cie, à Los Angeles, la dernière étant un peu une chapelle exclusive où n'entre pas qui veut...</div><p><br /><span class="Intertitre"><strong>Le vintage est-il aussi un nouveau dandysme au masculin?</strong></span><br /></p><div class="Texte" align="left">Influencés par la<span class="Italique"> vintage attitude</span> de leurs compagnes, attentifs aux discours prônant le refus des marques et effrayés par la hausse décourageante des prix, les hommes sont en effet allés fouiller, à leur tour, dans leurs armoires. Peut-être avec plus de discernement que par le passé. Hier encore circonscrit aux blousons teddy, aux smokings lustrés, aux chemisettes à carreaux Arrow et aux vestiaires militaires désarmés, donc à la fripe, le vintage masculin se focalise désormais sur les cravates de marque (années 1940 à 1980, vendues entre 10 et 20 ), les costumes anglais à rayures tennis, les vestes en cashmere coloré Etro, mais aussi quelques pièces de Cardin et de Ted Lapidus (autour de 350 ), des chemises «spaghetti» Paul Smith, ou quelques pièces en maille Marithé &amp; François Girbaud.</div><p><br /><span class="Intertitre"><strong>De quelle époque datent les pièces majeures?</strong></span><br /></p><div class="Texte" align="left">Né plus tard, le vintage au masculin englobe également des pièces plus récentes, de dix ans d'âge seulement: boutons de manchettes, maillots de bain, baskets, petite maroquinerie Gucci et premières lunettes Alain Mikli. Chose amusante, il arrive aussi que ce vintage au masculin devienne une source d'inspiration. Chineur invétéré, le créateur de mode Marc Le Bihan a ainsi déniché aux puces de Saint-Ouen un costume ayant appartenu à Man Ray, l'étiquette du tailleur étant formelle à ce sujet. Copié, reproduit, ce costume culte est devenu une pièce maîtresse de ses collections...</div><p><br /><span class="Intertitre"><strong>Côté design, l'engouement est-il le même?</strong></span><br /></p><div class="Texte" align="left">Après la mode, le vintage s'est emparé de l'univers de la décoration selon les mêmes principes. Il fut «réveillé» voilà déjà vingt ans par les marchands éclairés des puces de Clignancourt et les galeristes visionnaires de Paris, Milan, Londres et Copenhague, titillant l'intérêt des collectionneurs pour Jean Prouvé, Charlotte Perriand ou Hans Wegner. Dans les années 1990, Peter et Deborah Keresztury ont institutionnalisé le «vintage western», organisant les<span class="Italique"> vintage fashion shows</span> de San Francisco, où s'exposaient mobilier, arts de la table, céramique, tapis, tissus d'ameublement et verrerie décorative des années 1940 à 1960, produits en série pour le marché américain ou importés de Scandinavie et d'Italie. Principalement focalisé sur le design allant de l'après-guerre au début des années 1980, ce vintage a labélisé dans un même élan meubles, luminaires, électroménager, vaisselle, accessoires de bureau et de cuisine... Et l'impact a été tel que la plupart des fabricants ont réédité leurs références de design historique. Seules des différences appuyées de traitement (peinture, couleur, détails techniques) permettent aujourd'hui de les différencier des originaux.</div><p><br /><span class="Intertitre"><strong>Les reproductions font-elles aussi partie de cet univers?</strong></span></p><p><span class="Intertitre"><strong></strong></span></p><div class="Texte" align="left">Absolument. Certaines pièces, comme la chaise Barcelona, de Mies van der Rohe, créée en 1929, et le fauteuil Wassily, dessiné par Marcel Breuer en 1925, ont été respectivement reproduits en 1948 et en 1958 par Knoll. La fameuse chaise longue LC4, dessinée en 1928 par Le Corbusier-Jeanneret-Perriand, est produite à nouveau par Cassina depuis 1965. C'est alors la règle de la première série qui prévaut. Ce qui implique une connaissance approfondie du design, un &#339;il aiguisé et... un compte en banque bien fourni.</div><br /><div class="Texte" align="left">Si vous n'êtes pas si puriste, vous pouvez vous contenter de ce que les amateurs appellent le «vintage neuf», soit tous les sièges, meubles ou luminaires produits sans discontinuité depuis leur création. Ainsi les sièges Tulip, d'Eero Saarinen, chez Knoll, ou la plupart des fauteuils de Pierre Paulin chez Artifort.</div><p><br /><span class="Intertitre"><strong>La folie touche-t-elle d'autres domaines?</strong></span><br /></p><div class="Texte" align="left">Tous les secteurs du design sont concernés. Les premiers téléphones portables Motorola StarTac (autour de 50 ) sont désormais très prisés, tout comme les premiers Walkman Sony, les téléviseurs italiens Brionvega ou les écrans Téléavia dessinés par Roger Tallon (autour de 500 ) et les chaines hi-fi BeoSound de Bang &amp; Olufsen, cette marque organisant elle-même son propre circuit auprès des galeries spécialisées dans le vintage 1970. Et, tout comme le vêtement vintage doit être porté pour mériter son rang, le design doit s'intégrer au logis pour échapper à la muséification. Dans son édition de janvier 2005, le magazine<span class="Italique"> Antiquités Brocante</span> consacrait pas moins de 16 pages au mobilier 1950, prônant son adaptation à la déco d'aujourd'hui.</div><p><br /><span class="Intertitre"><strong>Le vintage a donc de beaux jours devant lui?</strong></span><br /></p><div class="Texte" align="left">Le vintage représente un jalon de mémoire. Ces objets s'inscrivent dans l'époque comme les maillons d'une longue chaîne affective, au même titre que les meubles hérités de nos grands-parents. En fait, quand il ne fait pas l'objet d'une spéculation imbécile, le vintage est un parfait exemple de réinsertion. On n'a donc pas fini de chiner...</div><p><span class="Auteur"><strong>par Pierre Léonforté</strong></span><br /><br /><span class="Renseignements">(1)<span class="Italique"> Dictionnaire international de la mode,</span> éd. du Regard.</span></p><p><span class="Renseignements"><span class="PubDate"><strong>L'Express du 21/02/2005</strong></span></span></p><p><br /><a href="http://www.lexpress.fr/mag/tendances/dossier/mode/dossier.asp?ida=431729">http://www.lexpress.fr/mag/tendances/dossier/mode/dossier.asp?ida=431729</a></p><p><span class="PubDate">L'Express du 21/02/2005</span><br /><span class="SurTitre">Michel Maffesoli</span><br /><strong><a href="http://www.lexpress.fr/mag/tendances/dossier/mode/dossier.asp?ida=431733"><span class="Titre"><font size="5">«Le vintage, une expression du postmodernisme?»</font></span><br /></a></strong><br /><span class="Auteur">par Pierre Léonforté</span><br /><br /><br /><br /><script language="JavaScript"></script></p><div class="Texte" align="left">Professeur de sociologie à la Sorbonne, Michel Maffesoli est aussi l'auteur d'un récent ouvrage (1) où il analyse les formes de la postmodernité. «Tournée vers le futur et véritable pulsion vers l'avenir, la modernité fut aussi un processus de massification. En revanche, la postmodernité se trouve marquée par un retour à l'archaïsme, aux tribus, un attachement au passé, au dépassé, au fondamental. Cela se manifeste notamment par une façon de s'habiller et de se meubler.» Le vintage, expression majeure du postmodernisme? «J'observe que la grande caractéristique des sociétés postmodernes est le patchwork, le sampling, qui recomposent la mode, la décoration, les idées, la musique, les religions. Vraies ou fausses, là n'est pas la question, les valeurs de qualité et de collection qui prédominent impliquent le qualitatif de l'existence.»</div><p><br /><br /><span class="Renseignements">(1)<span class="Italique"> Le Rythme de la vie.</span> La Table ronde, 220 p., 18 .</span><br /></p><p><span class="PubDate"><a href="http://www.lexpress.fr/mag/tendances/dossier/mode/dossier.asp?ida=431733">http://www.lexpress.fr/mag/tendances/dossier/mode/dossier.asp?ida=431733</a></span></p><p><span class="PubDate"></span></p><p><span class="PubDate"></span></p><p><span class="PubDate"><span class="PubDate">L'Express du 21/02/2005</span><br /><span class="SurTitre"><font size="5"><strong><a href="http://www.lexpress.fr/mag/tendances/dossier/mode/dossier.asp?ida=431731">Elisabeth de Sauverzac</a></strong></font></span><br /><span class="Titre">«Une tête chercheuse»</span><br /><br /><span class="Auteur">par Pierre Léonforté</span><br /><br /><br /><br /><script language="JavaScript"></script></span><p><span class="PubDate">L'Express du 21/02/2005</span><br /><span class="Titre"><font size="5"><strong><a href="http://www.lexpress.fr/mag/tendances/dossier/mode/dossier.asp?ida=431734">Nos adresses préférées</a></strong></font></span><br /><br /><span class="Auteur">par Pierre Léonforté</span><br /></p><p><span class="Intertitre"><font size="3"><span class="Taille3"><strong>Côté mode</strong></span> :</font></span></p><p><span class="Intertitre"></span><br /><span class="Intertitre"><span class="CoulRouge"><strong>La Belle Epoque</strong></span> </span><br /></p><div class="Texte" align="left">Le vestiaire de Philippe Travers est une mine de petits prix qui sait aussi ménager ses effets griffés. Dans une foule de robes années 1950 anonymes (de 80 à 150 euros), on distinguera un manteau Christian Dior en shantung de 1953 à 520 .<br /><span class="Gras">10, rue de Poitou, Paris (IIIe), 06-80-77-71-32.</span> </div><p><br /><span class="Intertitre"><span class="CoulRouge"><strong>Chez Mamie</strong> </span></span><br /></p><div class="Texte" align="left">Brigitte (que l'on appelle «Mamie») est l'adresse préférée des costumiers et des collectionneurs. Ici, rien n'est griffé mais tout est ancien. Pour 50, on s'offre un sac et, pour 70 euros, une paire de chaussures et une robe.<br /><span class="Gras">73, rue de Rochechouart, Paris (IXe), 01-42-82-09-98.</span> </div><div class="Texte" align="left"></div><div class="Texte" align="left"></div><div class="Texte" align="left"><strong>Gabrielle Geppert</strong></div><div class="Texte" align="left"><span class="Gras"></span></div><div class="Texte" align="left"><span class="Gras">Sous les arcades des jardins du Palais-Royal une boutique très branché, 31 galerie Montpensier, Jardins du Palais Royal , Paris 75001 , T: +33 6 22 92 53 25</span></div><div class="Texte" align="left"><span class="Gras"></span></div><p><br /><span class="Intertitre"><span class="CoulRouge"><strong>Didier Ludot</strong> </span></span><br /></p><div class="Texte" align="left">Sous les arcades des jardins du Palais-Royal, l'antiquaire de la mode met la barre très haut mais propose, à partir de 500 , des tailleurs Carven ou Cardin. Pour un tailleur Chanel, compter 1 200 euros. Moins ruineuses, une robe Lacroix à 650  ou une robe d'été Alaïa à 450  font tomber la fièvre.<br /><span class="Gras">20, galerie de Montpensier, Paris (Ier), 01-42-96-06-56.<br /><a class="article" href="http://www.didierludot.com/" target="_blank">http://www.didierludot.com</a> <div class="Texte" align="left">Installé sous les arcades du Palais-Royal, ce pionnier précise d'emblée sa définition du phénomène : «Le vintage doit avant tout être portable, sinon, c'est du costume! Pour être vintage, un vêtement doit être rare, de grande qualité, dans son état originel et inscrit dans l'une des tendances du jour. Il doit aussi représenter le talent de son créateur et former un témoignage de mode. </div><br /><div class="Texte" align="left">En ce qui me concerne, poursuit-il, je n'établis plus aucune distinction entre un vêtement vintage et un vêtement de collection. Mes clientes, Demi Moore et Jane Seymour en tête, portent ce qu'elles m'achètent, et je recherche autant du Poiret des années 1920 que du Dior 2004 par Galliano ou du Jean-Paul Gaultier. La création contemporaine, quand elle est exceptionnelle, fixe un moment de mode et laisse envisager son héritage.» Et Didier Ludot d'énoncer les valeurs à la hausse: Yves Saint Laurent (depuis son départ), Christian Lacroix (actualité oblige), Madame Grès, Marcel Rochas (très difficile à trouver), Hussein Chalayan (déjà!), Montana, Mugler et Alaïa. A la baisse: Carven, Balmain, Féraud, Scherrer. Jusqu'à ce qu'une nouvelle tendance les remette au goût du jour...</div></span></div><p><br /><span class="Intertitre"><span class="CoulRouge"><strong>Iglaïne </strong></span></span><br /></p><div class="Texte" align="left">Dominique Cesselin brasse du chiffon vintage, anonyme ou de marque: 105 pour une jupe Alaïa, 130  pour une jupe Mugler des années 1980 et 15 euros pour une cravate.<br /><span class="Gras">12, rue de la Grande-Truanderie, Paris (Ier), 01-42-36-19-91.</span> </div><p><br /><span class="Intertitre"><span class="CoulRouge"><strong>Quidam de Revel</strong></span></span><br /></p><div class="Texte" align="left">Respectivement historienne de l'art et antiquaire, Emmanuelle Chesnel et Philippe Harros explorent la planète vintage, griffée ou non, avec, entre autres trouvailles, des sandales strassées Andrew Geller à 140, une veste en velours YSL à 330 euros ou une aumônière en jersey tressée anonyme à 150 .<br /><span class="Gras">24 et 26, rue de Poitou, Paris (IIIe), 01-42-71-37-07.</span> </div><p><br /><span class="Intertitre"><span class="CoulRouge"><strong>Troc en ville</strong> </span></span><br /></p><div class="Texte" align="left">Situé dans le quartier des antiquaires, ce dépôt-vente est plein à craquer de références vintage avec des tailleurs Saint Laurent des années 1980 en soie à partir de 250 euros et des tailleurs Chanel à 680 .<br /><span class="Gras">1, rue Edmond-Rostand, Marseille (VIe), 04-91-53-09-63.</span></div><p><br /><span class="Intertitre"><span class="CoulRouge"><strong>Wochdom</strong></span></span><br /></p><div class="Texte" align="left">Avec deux boutiques, l'une consacrée aux vêtements et l'autre aux accessoires, Rudy Cohen règne ici sur un mini-empire des années 1920 à 1990. Courrèges, Lanvin, Féraud, Ungaro, Léonard et Pucci aux rayons femme (robes de 70 à 150 euros), costumes Lapidus seventies (100 ), chemises Saks et tenues d'escrime 1890 aux rayons homme.<br /><span class="Gras">69 et 72, rue Condorcet, Paris (IXe), 01-53-21-09-02.</span></div><p><br /><span class="Intertitre"><span class="Taille3"><font size="5">Côté déco</font> :</span></span></p><p><span class="Intertitre"><span class="Taille3"></span></span><br /><span class="Intertitre"><span class="CoulRouge"><strong>La Corbeille</strong> </span></span><br /></p><div class="Texte" align="left">Spécialisé dans le mobilier des années 1950 à 1970, Fabien Bonillo mêle au vintage des objets contemporains: un bureau Raymond Loewy à 1 500 euros, une suspension Verner Panton en nacre à 450 euros ou les chaises Diamond de Bertoia produites par Knoll à 220 euros pièce.<br /><span class="Gras">5, passage du Grand-Cerf, Paris (IIe), 01-53-40-78-77. <br /><a class="article" href="http://www.lacorbeille.fr/" target="_blank">http://www.lacorbeille.fr</a></span></div><p><br /><span class="Intertitre"><span class="CoulRouge"><strong>Dog-Dream on Gallery</strong> </span></span><br /></p><div class="Texte" align="left">200 mètres carrés de design des années 1950 et 1970: fauteuils Plattner en excellent état pour 1 200 euros, chaînes hi-fi B &amp; O, radioréveils Braun dessinés par le grand Dieter Ram (35 euros), téléviseurs Algol de Brionvega (300 ) et mange-disques pop à gogo (40)0.<br /><span class="Gras">70, boulevard Beaumarchais, Paris (XIe), 01-43-38-50-25. </span></div><p><br /><span class="Intertitre"><span class="CoulRouge"><strong>Ebene </strong></span></span><br /></p><div class="Texte" align="left">Marie-Pierre Vallet concentre dans un minuscule espace du mobilier danois (ensemble de tables gigognes à 270 euros), de la vaisselle scandinave (service de table norvégien à 250 euros) et quelques pépites, comme ce vase en céramique Vallauris de Roger Capron à 150 euros.<br /><span class="Gras">1, rue des Abbesses, Paris (XVIIIe), 01-42-58-43-26.</span> </div><p><br /><span class="Intertitre"><span class="CoulRouge"><strong>Galerie Christine Diegoni</strong> </span></span><br /></p><div class="Texte" align="left">Réputée pour sa collection de mobilier américain et de luminaires italiens, cette antiquaire sait raison garder en matière de prix: 750 euros le fauteuil Eames en fibre de verre (première série), 1 500  euros la table impeccable de George Nelson. Les lampes de Gino Sarfatti, dont la cote est effervescente, clignotent à partir de 450 euros.<br /><span class="Gras">47 ter, rue d'Orsel, Paris (XVIIIe), 01-42-64-69-48.</span> </div><p><br /><span class="Intertitre"><span class="CoulRouge"><strong>Galerie Dansk</strong></span></span><br /></p><div class="Texte" align="left">Design scandinave chez Merete et Jean-Loup Basset, qui proposent un vintage impeccablement conservé: suspension Flower Pot de Verner Panton première série (250 euros), fauteuil Ouef d'Arne Jacobsen (7 000 euros) ou coquetier de Sigvard Bernadotte (15 euros).<br /><span class="Gras">31, rue Charlot, Paris (IIIe), 01-42-71-45-95.</span> </div><p><br /><span class="Intertitre"><span class="CoulRouge"><strong>Galerie Vintage</strong> </span></span><br /></p><div class="Texte" align="left">Charles Eames, Charlotte Perriand, Jean Prouvé, George Nelson pour les références historiques, Gaetano Pesce, Garouste et Bonetti pour la caution arty contemporaine: animée par la jeune Fiona Salanic, cette galerie haut de gamme occupe depuis sa récente ouverture une jolie place dans le circuit des collectionneurs.<br /><span class="Gras">8, rue des Saints-Pères, Paris (VIIe), 01-42-96-27-47.<br /><a class="article" href="http://www.vintagegallery.net/" target="_blank">http://www.vintagegallery.net/ </a></span></div><p><br /><span class="Intertitre"><span class="CoulRouge"><strong>Salle Raspail</strong></span></span><br /></p><div class="Texte" align="left">Patricia Foucher et Xavier Lelong disposent des 400 mètres carrés de ce dépôt-vente délibérément orienté vers le vintage signé. En état de conservation parfait ou «dans leur jus», sièges, tables et luminaires filent de 100 à 1 000 euros.<br /><span class="Gras">224, boulevard Raspail, Paris (XIVe), 01-56-54-11-90. </span></div><p><br /><strong><span class="Intertitre"><span class="CoulRouge">Schmock Broc </span></span><br /></strong></p><div class="Texte" align="left">Voilà près de vingt-cinq ans qu'Anne-Marie Otte peaufine une brocante qu'on ne qualifiait pas encore de vintage: bijoux des années 1940 à 1970 (de 15 à 300 euros), luminaires chromés à foison (à partir de 100 euros), fauteuil Concorde de Pierre Paulin (1 100 euros).<br /><span class="Gras">15, rue Racine, Paris (VIe), 01-46-33-79-98. </span></div><p><br /><span class="Intertitre"><span class="CoulRouge"><strong>Studio 19</strong> </span></span><br /></p><div class="Texte" align="left">Cette galerie marseillaise fait une belle place aux arts de la table scandinaves (verrerie à partir de 20 ), aux petits meubles (table basse anonyme à 280 euros) et aux ensembles (table et deux sièges de Geoffrey Harcourt pour Artifort à 1 500 euros).<br /><span class="Gras">19, rue Saint-Jacques, Marseille (VIe), 04-91-53-35-67.</span> </div><p><br /><strong><span class="Intertitre"><span class="CoulRouge">Vingtième Siècle/Ract-Madoux</span> </span><br /></strong></p><div class="Texte" align="left">La maison de Bruno Ract-Madoux met en situation sur deux étages les meubles, luminaires, tapis et papiers peints Knoll, Paulin, Mourgue... Tous les prix.<br /><span class="Gras">5, impasse Simon, Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), 01-49-45-11-09 (2e entrée du marché Paul-Bert, continuation de l'allée 6).</span></div><div class="Texte" align="left"><span class="Gras"></span></div><div class="Texte" align="left"><span class="Gras"></span></div><div class="Texte" align="left"><span class="Gras"></span></div><div class="Texte" align="left"><span class="Gras"></span></div><div class="Texte" align="left"><span class="Gras"></span></div></p><div class="Texte" align="left">Créatrice de costumes pour l'opéra et pour le théâtre, Elisabeth de Sauverzac est une professionnelle du vintage, dont elle explore les tendances, des années 1920 à 1970, afin de composer des costumes d'époque capables de supporter les tensions du jeu et des gestes. Pour cela, elle écume toutes les boutiques spécialisées, de chez Mamie à Quidam de Revel, en passant par les puces de Saint-Ouen, «pour les chaussures 1970». </div><p><br /></p><div class="Texte" align="left">En marge de ces explorations ciblées, Elisabeth de Sauverzac, qui ne rate pas une occasion de porter l'un ou l'autre des nombreux manteaux 1950 qu'elle achète au gré de ses recherches et sur des coups de c&#339;ur, trace le vrai profil de la «vintageuse»: «Une acheteuse à tiroirs qui parle plus de jeu que de spéculation, qui se comportera plus en tête chercheuse affranchie qu'en fashion brebis suiveuse.»</div><div class="Texte" align="left"></div><div class="Texte" align="left"></div></p></p>]]></description>
<category>Paris Mode</category>
<pubDate>Mon, 28 Feb 2005 16:51:19 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-8296-billet-111483.html</guid>
</item>
<item>
<title>Création de la</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-8296-billet-101098.html</link>
<description><![CDATA[<h2><span class="art-surtit"><br /></span><span class="art-tit"><a href="http://www.liberation.fr/page.php?Article=274865">&quot;La Haute Facture&quot; pousse les meubles</a></span></h2><p><span class="art-tit"><strong></strong></span><br /><span class="art-chapo"><strong><font size="3">Une dizaine d'éditeurs de mobilier et d'objets associent leurs savoir-faire pour créer une &quot;haute couture de la déco et du design&quot;.</font></strong></span></p><p><span class="art-txt"><font size="3"><span class=""><strong>(1) Les éditeurs de la Haute Facture contemporaine française, soutenus par le ministère de l'Industrie (PME), sont adhérents de l'Unifa (Union nationale des industries françaises de l'ameublement) et bénéficient de l'aide du Via (valorisation de l'innovation dans l'ameublement) : l'appellation «Haute Facture» revient à Gérard Laizé, directeur de cette institution.</strong></span><br /><br /></font><strong><font size="3">La haute facture regroupe: Guillaume Vincent. Michael Wagner &amp; Laurent Charles. Philippe Coudray. Christophe Delcourt. Nicolas Aubagnac. Régis Mathieu. Philippe Parent. Xavier Dohr. Sylvie Coquet. Domeau &amp; Pérès.<br />Prochaine exposition au Via, en mai 2005. <br />29-33, avenue Daumesnil, 75012. 01 46 28 11 11.<br /><br /></font></strong></span></p><p><font size="3">Ronze, velours, macassar ; méthacrylate, fibre de verre, résine de synthèse... Au Salon du meuble ou à la dernière Biennale des éditeurs de la décoration, en janvier, les matériaux les plus anciens ou les plus technologiques, les formes les plus différentes cohabitaient sur le stand des éditeurs de la Haute Facture contemporaine française. C'est sous cette appellation que décorateurs, stylistes, designers, artisans et fabricants de dix petites maisons différentes ont réuni leurs forces, dans une association qui se veut la haute couture de la déco et du design. (1)</font></p><p><font size="3">Philippe Parent, décorateur et président de ce jeune «club», depuis longtemps attaché <em>«à la part contemporaine que l'on peut extraire de la tradition des métiers d'art», </em>explique que<em> «ce groupement est d'abord un stimulant économique pour les éditeurs que nous sommes, c'est-à-dire des professionnels qui vendent leurs pièces, qui ont un catalogue international et l'entreprise commerciale qui suit.</em> <em>Nous nous donnons de la visibilité. En aucun cas, il s'agit d'une chapelle stylistique. C'est pour créer une émulation entre nous, et des liens entre nos différents domaines». </em>Entre mobilier, luminaires, art de la table, tissus, tapis...</font></p><p><font size="3">Grâce à ce tremplin, le décorateur Xavier Dohr entend dépoussiérer tout ce qui, dans le vocable «savoir-faire», renvoie injustement à un artisanat désuet, aux styles (Louis XV, Empire...) si résistants en France. Avec un credo social. <em>«Il faut sauver les ateliers d'artisans très performants,</em> défend-t-il. <em>Il n'y a pas que des tape-clous ! Nous regrouper, c'est défendre l'excellence de leurs mises en oeuvre, et le haut de gamme que nous pratiquons grâce à eux. Un meuble a besoin d'un concepteur, mais aussi de cinq à six artisans.»</em></font></p><p><font size="3">Hors tendances, ces pièces de haute facture s'adressent bien sûr à une clientèle aisée mais que Xavier Dohr estime <em>«rajeunie»,</em> qui en a assez du total look ­ tout design ou pur style, tout standard ou tout copie. Et qui pratique les mélanges, attend du sur-mesure, aspire à une identité personnelle, à travers un créateur, pas forcément une signature. Du luxe, certes, mais pas tapageur, à des prix «marché» c'est-à-dire calculés par rapport aux coûts de production, contrairement à certaines «oeuvres» de design vendues en galerie. Les éditions des pièces ne sont pas limitées, si ce n'est par la demande. </font></p><p><font size="3">La haute facture pourrait bien être un lieu de débat entre les arts décoratifs et le design, champs aux frontières incertaines, qui s'affrontent parfois stérilement. Que vont se dire par exemple les artisans-éditeurs Domeau &amp; Pérès, fervents défricheurs du design, et Philippe Parent, détracteur d'un domaine «<em>stérile depuis vingt ans» </em>? Les acteurs de ce projet collectif, alliance de carpes et de lapins de luxe, se mettent au pied du mur d'utiles redéfinitions : économiques et esthétiques.</font></p><p><span class="art-aut"><font size="3">Par Anne-Marie FEVRE<br /></font><a href="http://www.liberation.fr/page.php?Article=274865"><font size="3">Libération.fr </font></a><font size="3">vendredi 11 février 2005</font></span><font size="3"> </font></p><p><span class="art-txt"><font size="3"> </font><a href="http://www.liberation.fr/page.php?Article=274865"><font size="3">http://www.liberation.fr/page.php?Article=274865</font></a> </span></p><p><span class="art-txt"></span></p><p><span class="art-txt"></span></p><p><span class="art-txt"></span></p><p><span class="art-txt"></span></p><p><span class="art-txt"></span></p><p><span class="art-txt"></span></p><span class="art-txt"><h2><span class="art-surtit"><a href="http://www.liberation.fr/page.php?Article=274867">Design : Philippe Parent, architecte d'intérieur</a></span></h2><p><span class="art-surtit"><br /></span><span class="art-tit"><strong><font size="3">«Le design arrive à sa fin»</font></strong></span><br /></p><p><span class="art-txt"><br /><strong><a href="http://www.philippe-parent.fr/1024x768.htm"><font size="3">Philippe Parent Studio</font></a><font size="3">, 45, rue de Bourgogne, 75 007. tél:01 45 51 15 85.<br /><br /></font></strong></span></p><p><font size="3">La faconde provocatrice de Philippe Parent (56 ans) est inversement proportionnelle à la force cosy-tranquille de sa galerie, rue de Bourgogne. Sa commode <em>Rondin</em> (1999), en chêne, éclaire bien la démarche de cet ensemblier et architecte d'intérieur: s'appuyer sur les métiers d'art pour créer un meuble à la ligne inédite, intemporelle. Mais son excitation de l'heure, ce n'est pas de vanter ses pièces. Il a plus à coeur d'expliquer son engagement pour la haute facture, regroupement qu'il attendait depuis longtemps. Il y voit <em>«une salutaire réaction à la chapelle design créée par les médias depuis vingt ans, aux dépens des arts décoratifs.</em> <em>Le design de meuble et d'objets arrive à sa fin, il n'est plus que copie. Les designers d'aujourd'hui ne créent que des prototypes, ce sont des peintres du dimanche. Le design ne vise aucun confort, ne s'intéresse pas aux consommateurs. Impossible de rester assis ou allongé sur la </em>Video Lounge<em> de Christophe Pillet. C'est une chaise à regarder!».</em></font></p><p><font size="3">C'est sans langue de bois. Seul le design industriel intégré dans l'entreprise garde un sens pour lui. Cet ancien élève de l'école Boulle, enseignant par ailleurs au Strate College, s'amuse. Il connaît bien le design, l'a apprécié et défendu dans sa jeunesse. <em>«Le design a eu le mérite d'inventer des produits à prix abordable pour le plus grand nombre.</em> <em>Mais personne n'a égalé la chaise longue des Eames de 1956! Ni la Panton! Il y a vingt ans, je n'ai plus supporté, je me suis mis à détester les lampes Artémide, et toutes les épures issues du Bauhaus.» </em>Parent a fait son retour à la tradition. Pour défendre <em>«tous les conforts, celui de l'oeil, du corps et du toucher, et créer des luminaires doux qui n'agressent pas».</em> Quant aux nouveaux rituels de vie, il n'y croit pas. Deux seules choses ont changé à ses yeux: la télévision, qui a modifié le rôle du salon et entraîné le canapé-vautrage, et la cuisine qui redevient la pièce à vivre. Parent a une vision cadrée, arrêtée, un peu notable. Même si un léger doute le parcourt lorsqu'il s'agit de définir le «contemporain» qu'il met en oeuvre.</font></p><p><font size="3"><span class="art-aut">Par Anne-Marie FEVRE<br />Liberation, vendredi 11 février 2005</span> <span class="art-txt"> <a href="http://www.liberation.fr/page.php?Article=274867">http://www.liberation.fr/page.php?Article=274867</a> </span></font></p><p><font size="3"><span class="art-txt"></span></font></p><p><font size="3"><span class="art-txt"></span></font></p><p><font size="3"><span class="art-txt"></span></font></p><p><font size="3"><span class="art-txt"></span></font></p><p><font size="3"><span class="art-txt"></span></font></p><p><span class="art-txt"></span></p><p><span class="art-txt"></span><span class="art-txt"></span><span class="art-txt"></span></p><p><span class="art-txt"><span class="art-surtit"></span></span></p><h2><span class="art-txt"><span class="art-surtit"><a href="http://www.liberation.fr/page.php?Article=274868">Design : Domeau &amp; PErès, fabricants-éditeurs</a></span><span class="art-tit"><strong>«Défendre l'innovation, bousculer la tradition»</strong></span><br /></span></h2><p><br /></p><span class="art-chapo"></span><p><span class="art-txt"><br /><strong><a href="http://www.domeauperes.com/"><font size="3">Domeau &amp; Pérès</font></a><font size="3">, 21, rue Voltaire, <br />La Garenne-Colombes (92). <br />L'exposition : «10 ans de design par 12 créateurs français. 1994-2004.» Centre des arts d'Enghien-les-Bains (95), jusqu'au 3 avril. 01 30 10 85 59.<br />Le livre : Domeau et Pérès/Design. <br />Dix années de création, édition Bernard Chauveau, 39 .<br /><br /></font></strong></span></p><p><font size="3">En 1994, deux jeunes artisans travaillent dans la même entreprise de mobilier. Bruno Domeau (né en 1962) est sellier, Philippe Pérès (né en 1970) est tapissier et a été sept ans compagnon. Du savoir-faire, ils en regorgent. <em>«Mais, </em>affirment-ils, <em>on ne se retrouve plus dans le mobilier de style, dans la reproduction du passé.» </em>Alors, ils frappent aux portes des designers, leur proposant <em>«une collaboration sur mesure» </em>pour inventer ensemble des pièces nouvelles. Le premier à leur répondre, c'est Christophe Pillet, pas encore très en vue à l'époque puisqu'il sort tout juste de chez Starck. Ils se font la main ensemble dans un bar musical parisien, un hôtel particulier à Boulogne, tandis que le duo travaille à la diable dans le salon de Bruno. En 1996, ces apprentis <em>«fabricants-éditeurs»</em> s'installent dans un garage de 40 m2, à La Garenne-Colombes. En 1997, ils débutent au Salon du meuble où ils apparaissent comme des ovnis très remarqués. Leur première pièce emblématique, qui reste leur mascotte, c'est la <em>Video Lounge</em> de Pillet, chauffeuse et repose-pieds, version laine ou poulain et pieds inox. Une sculpture de luxe, mais éditée, reproductible. A un prix de marché. <em>«Ce sont d'incroyables artisans que je découvre alors,</em> explique Pillet, <em>capables de toutes les performances techniques.</em> <em>Avec eux, je dessine, ils fabriquent, mais c'est comme si nous étions une même tête guidant de mêmes mains. Avant eux, on avait failli oublier que la haute facture pouvait servir la création contemporaine et l'innovation.»</em></font></p><p><font size="3">Les Domeau &amp; Pérès fêtent aujourd'hui leurs dix ans de création et d'édition de design. Avec un ouvrage intime et collectif où se raconte leur petite saga. Et une exposition lumineuse au Centre des arts d'Enghien-les-Bains, regroupant une partie de leur collection, riche de 40 propositions diversifiées, émanant de douze créateurs, pas des moindres en France. D'Andrée Putman aux Bouroullec. A l'actif du tandem, des <em>«affinités électives»</em> avant tout, des histoires humaines qui se tissent avec Matali Crasset lorsqu'ils essaient de venir à bout de son lit d'appoint <em>Quand Jim monte à Paris, </em>pour le mener à la perfection. Ils sortent du cuir, de la mousse, des tissus, pour explorer d'autres matériaux, le Corian très tôt pour les Bouroullec ou la résine pour Jérôme Olivet et son siège <em>Hyperespace.</em> Ils travaillent aussi, là en duo, pour l'aménagement luxueux de concept cars ou de petits avions. Ils occupent aujourd'hui de plus grands locaux, toujours à La Garenne-Colombes, où niche leur petite société de huit personnes, côté atelier et côté <em>showroom. </em>Leur passion, ils l'expriment encore comme des gamins en caressant la dernière chaise longue <em>Enghien</em>, que Christophe Pillet vient de concevoir en l'honneur de la ville balnéaire. Ou face au dernier siège en cuir de Martin Szekely, <em>Domo.</em> <em>«Il a l'air sévère, dur, mais il faut s'asseoir,</em> s'amusent-ils, <em>il est très confortable.» </em>Ce siège, <em>«du non-design»,</em> n'a pas l'image du confort mais il l'apporte par son usage. Domeau &amp; Pérès entendent <em>«défendre l'innovation, de nouveaux usages, bousculant la tradition».</em> Pour eux, la haute facture, c'est une sorte de <em>«petite réunion à l'italienne, de ces grandes maisons comme Edra, Moroso, B &amp; B qui savent faire masse lors du salon de Milan».</em> En tout cas, ils ont les moyens d'en être les fers de lance.</font></p><p><font size="3"><span class="art-aut">Par Anne-Marie FEVRE<br />Liberation, fr vendredi 11 février 2005</span> </font><span class="art-txt"><br /></span></p><p><span class="art-txt"><font size="3"> </font><a href="http://www.liberation.fr/page.php?Article=274868"><font size="3">http://www.liberation.fr/page.php?Article=274868</font></a><font size="3"> </font></span></p><p><span class="art-txt"><font size="3"></font></span></p><p><span class="art-txt"><font size="3"></font></span></p><p><span class="art-txt"><font size="3"></font></span></p><p><span class="art-txt"></span></p><p><span class="art-txt"></span></p><h2><span class="art-txt"><a href="http://www.liberation.fr/page.php?Article=274866#">Design : Xavier Dohr, designer</a></span></h2><h2><span class="art-txt"><font size="2"><img height="7" alt="pix" src="http://www.liberation.fr/img/puc/pix.gif" width="7" /><br /></font><br /><font size="3"><span class="art-tit">«Des objets parfaitement finis»</span><br /></font></span><p><span class="art-txt"><span class="art-oeuv"><font size="3">Xavier Dohr Studio, 25, rue de la Grange-aux-Belles, 75011.<br />01 42 01 70 00.<br /></font></span></span></p><p><span class="art-txt"><font size="3">Senteurs, sons, quadrille de fauteuils, canapés et poufs et petit jardin intérieur. Couleurs aux dominantes marron, cuivre, gris, blanc. Xavier Dohr, 39 ans, a créé un salon très habité plutôt qu'un <em>show room</em> commercial. Qui doit ressembler aux nombreux intérieurs que conçoit ce designer. <em>«Le design, ce n'est pas un style, c'est mixer la technique et la tradition. Un designer donne une réponse esthétique et technique à une problématique posée. J'enlève la déco. Je gomme, je crée des vides, des arêtes légères.» </em>Son long et cossu canapé <em>Nembe</em> perd ainsi de sa massivité, grâce à cette écriture, récurrente dans les pièces de Dohr.</font></span></p><p><font size="3"></font></p><p><font size="3">Le label haute facture des créations de Xavier Dohr s'exprime à travers <em>«des objets dessinés, bien produits, parfaitement finis». </em>Et les matériaux qu'il choisit. Ses bois rares (zébrano veiné d'Afrique, tinéo orangé du Chili, tulipier crème, chêne des marais) ne sont pas teints mais oxydés, à l'ancienne. Ses sièges sont recouverts de jersey, poils d'animal, fibres végétales ou synthétiques. Si ces matériaux ne tirent pas vers le passé, c'est qu'ils sont mis en relation avec de l'acier époxy, de l'inox, ce qui leur donne un sursaut contemporain. Le tabouret <em>Kurdy</em> est recouvert d'un patchwork de quatre peaux différentes. Le luxe n'est pas ostentatoire, couleurs et jeux de matières s'équilibrent, se neutralisent. Le savoir-faire des artisans auquel le créateur fait appel s'exprime par exemple à travers le cuir du tabouret <em>Sukki,</em> qui est traité avec toutes les finitions couture d'un bagage. Quelquefois crie le rouge, la couleur du fauteuil <em>Touma</em>, en peau de cheval, lumineux sursaut. </font></p><p><font size="3">Xavier Dohr travaille seul, avec disponibilité, car <em>«le client aime qu'on lui raconte l'histoire d'une pièce». </em>Il gère seul aussi ses relations avec de nombreux ateliers. Dans sa collection, il peut y avoir six ans d'écart entre deux canapés : cet ancien élève de l'Ecole supérieure d'arts appliqués et textile de Roubaix, venu de la passementerie qu'il pratique toujours, ne court pas après les tendances. Il a inventé la sienne : la volupté monacale mordorée. Curieusement, son chien à poil blanc, si calme, est en complet écho avec le cadre discrètement sensuel qu'il sait mettre en scène.<br /></font></p><p><span class="art-txt"><span class="art-txt"><font size="3"><span class="art-aut">Par Anne-Marie FEVRE</span><br /><span class="art-aut"></span><img height="7" alt="pix" src="http://www.liberation.fr/img/puc/pix.gif" width="7" /><br /><span class="actu-dat1">vendredi 11 février 2005 (<a href="http://www.liberation.fr/page.php?Article=274866#">Liberation </a>- 06:00)</span><br /></font><a href="http://www.liberation.fr/page.php?Article=274866"><font size="3">http://www.liberation.fr/page.php?Article=274866</font></a><font size="3">#</font></span></span></p><p><span class="art-txt"><span class="art-txt"><font size="3"></font></span></span></p><p><span class="art-txt"><span class="art-txt"><font size="3"></font></span></span></p><p><span class="art-txt"><span class="art-txt"></span></span></p></h2></span>]]></description>
<category>Design &#38; Architecture</category>
<pubDate>Fri, 11 Feb 2005 12:47:29 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-8296-billet-101098.html</guid>
</item>
<item>
<title>Interview  with Michel Onfray</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-8296-billet-101064.html</link>
<description><![CDATA[<h2><br /><!--  --><!--  --><a href="http://www.lepoint.fr/edito/document.html?did=158798"><span class="titre">Michel Onfray en guerre contre les monothéismes</span> </a></h2><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3"><strong>Dans son « Traité d'athéologie » (Grasset) Michel Onfray, le défenseur du matérialisme et de l'hédonisme s'en prend à ces extincteurs de vie que sont à ses yeux les religions. Un procès à charge qui réjouira ceux qui pensent vivre un retour de l'obscurantisme et agacera ceux qui croient que l'Occident est né de la rupture du Décalogue </strong></font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3"></font></p><table><tbody><tr><td><link href="/css/mac/main.css" rel="stylesheet" /></td></tr></tbody></table><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3"></font></p><p><span class="intertitre"><intertitre /><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"><em>Le Point : Vous reprochez aux religions d'être performatives, mais dès le début de votre livre vous affirmez que les religions sont des fariboles, des « contes pour enfants ». Votre « athéisme athée » ne relève-t-il pas de la croyance ? Avez-vous une chance d'être entendu d'un croyant ?</intertitre /></em></font></font></span></p><p><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"><strong>Michel Onfray : </strong>Vous le dites vous-même, c'est au début du livre : j'ose espérer, une fois la totalité du livre lu, que vous trouverez quelques arguments en faveur de la démonstration. L'idée de l'athéisme comme croyance est, pardonnez-moi, plutôt attendue... La croyance des religions s'appuie sur des affirmations gratuites : Dieu existe, il crée le monde, Jésus meurt et ressuscite. Or il existe un autre registre intellectuel qui consiste à affirmer que Dieu est une fiction fabriquée par les hommes pour conjurer l'angoisse et la peur de la mort. Enfin, je ne m'adresse pas particulièrement aux croyants, ni à personne d'ailleurs. J'essaie de rendre possible une pensée athée franche et nette.</font></font></p><p><span class="intertitre"><intertitre /><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"><em>La faiblesse et la peur de la mort vous semblent-elles si méprisables ? N'avez-vous jamais ressenti cette angoisse de la finitude humaine ?</intertitre /></em></font></font></span></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Je ne moralise pas ni ne méprise... Je ne hais pas les faibles ou la faiblesse, mais il y a mieux à faire que le bovarysme, le déni ou le refus pur et simple de l'évidence et de la vérité tragique du monde. La philosophie fait place à autre chose que des solutions de fuite. Quant à la finitude humaine, je l'ai ressentie, et plus souvent qu'à mon tour, mais on ne peut pas résoudre les problèmes qu'elle soulève par la pensée magique.</font></p><p><span class="intertitre"><intertitre /><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"><em>Mais l'humanité dont vous rêvez, délivrée de la négativité, de la culpabilité, du mal, cette humanité « libre, solaire, forte », n'est-elle pas, elle aussi, un rêve d'enfant ?</intertitre /></em></font></font></span></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Je ne rêve pas d'humanité, je ne propose pas d'utopie sociale collective, communautaire, généralisée et planétaire, car cette option est devenue une fiction. Contentons-nous d'un humanisme postchrétien à l'usage de ceux qui veulent en finir avec la vie mutilée, ce ne sera déjà pas si mal.</font></p><p><span class="intertitre"><intertitre /><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"><em>Pour vous, l'athée est par définition un rebelle. Trouvez-vous subversif ou courageux aujourd'hui de se moquer du pape ou de l'Eglise ? Ne pensez-vous pas, au contraire, que nous assistons à un déclin des religions ?</intertitre /></em></font></font></span></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">L'athée n'est pas par définition subversif, mais, dans un monde dominé par le religieux, il le devient de fait. Je n'ai pas écrit un livre contre le pape et l'Eglise, mais sur les trois monothéismes traités à égalité ; ces trois communautés disposent aujourd'hui de moyens d'intimidation en rapport avec leur puissance. Bien sûr, on observe un déclin de la pratique de la religion chrétienne en Europe, mais c'est ce qui reste de judéo-chrétien dans les cerveaux ou dans les inconscients qui m'intéresse. Lorsque j'ai publié mon premier livre, en 1989, l'athéisme semblait acquis, il était serein. Aujourd'hui, on assiste à une montée en puissance de l'islam sur le terrain politique, la laïcité devient un enjeu de taille. Le gouvernement Raffarin, par nombre d'aspects, réactive les vieilles valeurs chrétiennes : le travail comme vertu (d'où l'abolition des 35 heures, le recul de l'âge de la retraite), la famille comme horizon indépassable (d'où le refus du mariage homosexuel). Sans parler des positions personnelles antiavortement d'un ex-ministre de la Santé...</font></p><p><font face="Arial" size="3"></font></p><p><span class="intertitre"><intertitre /><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"><em>On peut difficilement reprocher à quelqu'un, serait-il ministre, ses convictions personnelles chrétiennes. Mais que l'on s'intéresse à la liberté laissée aux croyants, à l'autonomie de la sphère politique ou encore à la possible légitimation de la terreur kamikaze, peut-on traiter les trois monothéismes à égalité ?</intertitre /></em></font></font></span></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Les traiter à égalité, oui, conclure à l'égalité de leur dangerosité, non... Quand une religion appelle au meurtre des autres qualifiés d'infidèles, si elle vise l'universel - christianisme d'hier et islam d'aujourd'hui, par exemple -, elle est politiquement plus dangereuse que quand elle se donne comme but la construction d'une religion nationale sur la terre dite des ancêtres - judaïsme d'hier et d'aujourd'hui. Fondamentalement, sur le terrain métaphysique, le mécanisme est le même. Concrètement, les effets dans l'Histoire, l'étendue des dégâts sont incomparables.</font></p><p><span class="intertitre"><intertitre /><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"><em>Pour vous, la responsabilité est une invention judéo-chrétienne néfaste, puisqu'elle conduit à condamner les hommes au prétexte qu'ils seraient libres de faire ou de ne pas faire le mal. Mais, si on pousse ce raisonnement à son terme, tout « coupable » est une victime.</intertitre /></em></font></font></span></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">C'est vous qui poussez ce raisonnement à son terme... Je me contente, ici, de réfléchir au triangle responsabilité-choix-culpabilité. Dans la conception judéo-chrétienne du libre-arbitre, j'ai choisi d'être philosophe et Dutroux a choisi d'être pédophile. Or Marx et Freud nous montrent qu'il existe des déterminismes et qu'on ne choisit pas librement ce qu'on est. Les parents, le milieu, l'époque et bien d'autres facteurs contribuent à notre identité. Je n'oublie pas que ces déterminismes procèdent aujourd'hui du libéralisme (devenu religion d'Etat dans nombre de pays), qui génère une négativité et une frustration sexuelle, psychologique, affective dont on ne veut pas voir les conséquences. Je vous rappelle qu'il y a peu de gens diplômés de l'enseignement supérieur dans les prisons... De fait, je suis bêtement de gauche : pour moi, la prévention est préférable à la répression, et seule la pratique active de la première en amont justifie qu'on puisse recourir à la seconde.</font></p><p><font face="Arial" size="3"></font></p><p><span class="intertitre"><intertitre /><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"><em>D'accord, mais que voulez-vous dire quand vous écrivez que « la soumission à un interdit humain est un renoncement à l'intelligence » ?</intertitre /></em></font></font></span></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Dans le contexte du livre, il s'agit d'interdits précis - alimentaires, rituels, sexuels, vestimentaires - et non d'interdits majeurs et nécessaires parce que fondateurs de la communauté éthique, sociale, politique. Ces derniers doivent être peu nombreux et radicaux. En revanche, dans la vie quotidienne, trop interdire empêche qu'on respecte ce qu'il faut vraiment s'empêcher de transgresser.</font></p><p><font face="Arial" size="3"></font></p><p><span class="intertitre"><intertitre /><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"><em>Là où il y a de l'humain, il y a du rapport de forces, du crime, de la guerre, de la contradiction. Que les religions aient servi à légitimer toute sorte d'atrocités permet-il d'affirmer que tous les maux viennent de Dieu ? N'est-ce pas l'humanité même et plus encore l'Histoire qu'il faut incriminer ?</intertitre /></em></font></font></span></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Faites-moi l'amitié de reconnaître que je ne dis ni n'écris, ni même ne pense, que « tous les maux viennent de Dieu » ! Je tiens l'Eglise pour coupable et responsable des horreurs de l'Histoire quand elle l'est, mais pas plus - et c'est déjà bien assez accablant pour elle... Certes, ces horreurs tiennent effectivement à la nature humaine, mais que les religions, qui se prétendent d'amour universel, de paix, de tolérance, en rajoutent sur ce terrain, cela me paraît pour le moins contradictoire et paradoxal...</font></p><p><span class="intertitre"><intertitre /><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"><em>Les régimes sans Dieu figurent en bonne place au palmarès du sang versé et 1793, que vous citez comme une date positive, ne l'est pas pour tout le monde. Les victimes de l'athéisme vous semblent-elles moins dignes d'intérêt que les victimes des religions ?</intertitre /></em></font></font></span></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Je ne fais pas de comptabilité morbide. Pas plus que je ne regarde le curriculum des victimes avant de me mettre à réfléchir. Si je reviens sur le nombre des martyrs chrétiens, c'est parce que l'Eglise, qui, sur ce point, est juge et partie, nous parle d'un martyrologe permanent, alors que l'excellent livre de Glenn Bowersock « Rome et le martyre » (Flammarion) révise considérablement à la baisse le chiffre qu'elle donne. Par ailleurs, n'oublions pas que les persécutés se sont promptement faits persécuteurs, et pas à moitié... Faisons de l'Histoire, pas de l'histoire sainte ! Bien sûr, il ne suffit pas qu'un régime soit athée pour qu'il soit innocent ! Si je suis athée, en contrepoint je suis aussi tenant, en politique, d'une gauche libertaire, et donc guère plus confiant dans les religions sociales...</font></p><p><font face="Arial" size="3"></font></p><p><span class="intertitre"><intertitre /><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"><em>Le péché originel vous hérisse. Mais, dans la Bible, Eve la croque, la pomme, et cet irréparable définit la condition humaine. Pour vous, ce mythe rend impossible tout désir, mais on peut aussi penser comme Bataille que le désir a besoin de la transgression et la transgression de sacré. Dans votre perspective même, il est paradoxal que vous appeliez Freud à la barre : avec son meurtre du père, son principe de réalité si durement appris, son plaisir entaché de culpabilité, l'homme freudien est plutôt un homme biblique, non ?</intertitre /></em></font></font></span></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Elle ne croque pas la pomme, il n'y a pas de pomme dans le texte, elle goûte du fruit de l'arbre de la connaissance... Quant à Bataille, il pense ce qu'il veut, on a les jouissances qu'on peut, les miennes ne sont pas dans cette conception très chrétienne de la jouissance dans la transgression. Par ailleurs, en appeler à tel ou tel concept de la psychanalyse n'oblige tout de même pas à souscrire à la totalité de ce que Freud a été, a écrit, a pensé ou même à ce qu'on lui fait dire depuis. L'homme freudien n'est pas biblique, mais libidinal : c'est le génie de cet homme d'avoir pensé au-delà de la théologie - en philosophe.</font></p><p><font face="Arial" size="3"></font></p><p><span class="intertitre"><intertitre /><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"><em>« Le monothéisme déteste l'intelligence », décrétez-vous. Comment expliquer qu'il ait également été à l'origine de grandes productions artistiques et littéraires ? N'instruisez-vous pas contre la religion un procès à charge ?</intertitre /></em></font></font></span></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Il n'a pas été à l'origine, quelle idée ! L'art existe indépendamment des religions, même s'il en subit l'influence. Lascaux démontre qu'on n'a pas attendu le monothéisme pour qu'il y ait de l'art ! La religion ne génère pas l'essence de l'art, elle lui fournit des formes, il y en a d'autres. On ne peut pas non plus dresser un portrait complètement à décharge et prêter à la religion ce qui ne lui revient pas... Recenser ce qu'il faudrait porter au crédit des religions conduirait à un tout autre livre. Et, me semble-t-il, le génie du christianisme a déjà été écrit...</font></p><p><font face="Arial" size="3"></font></p><p><span class="intertitre"><intertitre /><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"><em>Mais vous y allez parfois un peu fort ! Vous dénoncez légitimement les prêtres hutus qui ont participé au génocide des Tutsis au Rwanda, mais peut-on dire que « le pape défend activement le massacre de centaines de milliers de Tutsis par les Hutus catholiques » ? Et ne faudrait-il pas mentionner les comportements héroïques de certains prêtres qui ont péri, notamment, dans les camps nazis ?</intertitre /></em></font></font></span></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">N'avoir jamais condamné la discrimination raciale dans le pays, pis, l'avoir pratiquée activement sur le terrain et au plus haut niveau dans les instances officielles de l'Eglise rwandaise, puis se taire alors qu'on peut et qu'on doit défendre les victimes tutsies pendant et après le génocide, enfin demander avant leur procès la clémence pour les bourreaux hutus armés avec le silence complice des autorités religieuses du pays - ce qu'a fait Jean-Paul II -, voilà qui ressemble étrangement au comportement de Pie XII avec les juifs pendant le IIIe Reich, non ? Quant aux prêtres dans les camps, ils étaient enfermés pour leur héroïsme résistant, pas à cause de leur appartenance à l'Eglise catholique : que je sache, la religion chrétienne n'était pas inquiétée officiellement dans le Reich - à la différence des témoins de Jéhovah, qui, eux, devaient arborer le triangle violet. Mais qui s'en souvient ?</font></p><p><font face="Arial" size="3"></font></p><p><span class="intertitre"><intertitre /><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"><em>Peut-il exister une humanité sans religion ?</intertitre /></em></font></font></span></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Il y aura un âge postchrétien, mais il n'existera jamais de civilisation totalement délivrée de la religion. Ce n'est pas une raison pour que les philosophes ne fassent pas leur travail, qui est de contribuer autant que faire se peut au règne de la Raison. C'est pour cela qu'en philosophie comme en politique je travaille de ce côté de la barricade : à gauche, sans Dieu ni clergé. Je tiens en piètre estime les intellectuels qui professent l'athéisme et l'esprit fort pour leur caste rive gauche, mais trouvent la religion nécessaire pour tenir le peuple en laisse. Ces athées d'opérette qui pratiquent la génuflexion au Vatican avant de faire retour au Flore en évitant Billancourt ont une responsabilité considérable dans l'état de misère mentale de notre époque.</font></p><p><font face="Arial" size="3"></font></p><p><span class="intertitre"><intertitre /><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"><em>Etre de gauche, c'est être athée ? Que faites-vous de la ou plutôt des traditions chrétiennes de gauche ?</intertitre /></em></font></font></span></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Tous les mouvements chrétiens de gauche ont été peu ou prou condamnés par l'Eglise. Pour moi, il y a une antinomie radicale entre la religion catholique apostolique et romaine et la gauche, en tout cas celle qui m'intéresse, la gauche laïque, anticléricale. Car, contrairement au chrétien, l'homme de gauche veut le paradis sur Terre.</font></p><p><font face="Arial" size="3"></font></p><p><span class="intertitre"><intertitre /><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"><em>Vous évoquez souvent le confort qu'il y a à croire, mais vous êtes insensible à la difficulté d'être un croyant.</intertitre /></em></font></font></span></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">C'est leur problème ! Ils peuvent toujours apostasier et lire les philosophes... Leur erreur est d'aspirer à la sainteté, une vue de l'esprit. Pour ma part, j'aspire à la sagesse, immanente et terrestre. Mieux vaut être un sage partiellement réussi qu'un saint franchement raté </font></p><p><font face="Arial" size="3"><span class="note"><strong>Michel Onfray &quot;Traité d'athéologie&quot; (Grasset, 278 pages, 18,50 e).</strong></span> </font></p><p><font size="3"><font face="Arial"><span class="auteur">Propos recueillis par <strong>Elisabeth Lévy</strong></span> </font></font></p><p><font face="Arial" size="3"><span class="magazine"><font face="arial,helvetica,sans-serif"><font size="3">© <a href="http://www.lepoint.fr/edito/document.html?did=158798">Le Point,</a>10/02/05 - N°1691 - Page 98 - 2032 mots</font><font size="2"> </font></font></span></font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3"><strong></strong></font></p><font face="Arial" size="3"><p><strong>Reperes: </strong></p><p>Cet adversaire des cléricalismes en tout genre n'aimerait guère être qualifié de gourou. Peut-être cet amoureux d'Epicure et de nombre d'auteurs grecs, injustement oubliés selon lui, reconnaîtra-t-il néanmoins comme ses disciples les centaines d'auditeurs qui se pressent chaque semaine au musée des Beaux-Arts de Caen où se tiennent les séances de son Université populaire. Ce « nietzschéen de gauche » qui a quitté l'Education nationale pour mettre la philosophie à portée de tous poursuit l'élaboration de ce qu'on pourrait appeler une antiphilosophie. Qu'on soit ou pas d'accord avec cette pensée libertaire qui entend libérer la sensualité de toute culpabilité, il faut admettre qu'Onfray a le mérite de la défendre avec allégresse. C'est peut-être pour cela que, dans une époque marquée par l'esprit de sérieux, la liste est longue de ceux qui semblent voir en lui une sorte de grand frère.</p></font><p><font face="Arial" size="3"></font></p><p><font face="Arial" size="3"></font></p><p><strong><span class="enctitre">A lire</span>  de Michel Onfray:</strong></p><p><span class="text"> « La sculpture de soi », Grasset, 1993 (prix Médicis Essai).</span></p><p><font face="Arial" size="3"></font></p><p>« Politique du rebelle », Grasset, 1997.</p><p>« Antimanuel de philosophie », Bréal, 2001.</p><p>« Féeries anatomiques , généalogie du corps faustien », Grasset, 2003.</p><p>« La communauté philosophique » (manifeste pour l'Université populaire), Galilée, 2004.</p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=79811&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Vient De Sortir</category>
<pubDate>Fri, 11 Feb 2005 10:17:57 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-8296-billet-101064.html</guid>
</item>
<item>
<title>Identité sonore, nouvelle forme de design</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-8296-billet-99442.html</link>
<description><![CDATA[<p><br/><em><font size="2">Chez Toni &amp; Guy, un DJ rythme votre coupe de cheveux.</font></em> </p><p></p><p></p><p></p><p><a href="http://www.lefigaro.fr/magazine/20050205.MAG0002.html"><font size="6">La bande-son de nos vies</font></a> </p><p><br/><strong><font size="3">Restaurants, magasins, h&ocirc;tels, gares, ont de plus en plus recours &agrave; des professionnels pour composer leur identit&eacute; sonore. Enqu&ecirc;te sur cette nouvelle forme de design. <br/>La musique est-elle un art d&eacute;coratif ? Peut-elle &ecirc;tre utilis&eacute;e au m&ecirc;me titre qu'une paire de rideaux, un tapis, un coussin, un encorbellement, un cr&eacute;pit, une &eacute;chauguette ? On pourrait croire que non, mais, depuis plusieurs ann&eacute;es, la vogue du &laquo;design sonore&raquo; tend &agrave; faire de l'harmonie un artefact.</font></strong></p><p><font size="3">D'une certaine mani&egrave;re, avec op&eacute;ra, ballet ou chanson, la musique devenait le faire-valoir d'une intrigue, d'un drame ou d'un texte. Mais il y avait encore &eacute;galit&eacute; des chances : &laquo;Prima la musica&raquo; ou &laquo;Prima le parole&raquo; ? Dilemme ancien et jamais r&eacute;solu.</font></p><p><font size="3">Dans le cas de la musique d'ascenseur, des pianos d'h&ocirc;tel, des haut-parleurs dans la rue, les grandes surfaces, sur les plages ou les pistes de ski ; dans le cas des fameuses compilations de B&eacute;atrice Ardisson et des m&eacute;lodies d'a&eacute;roport, les notes de la gamme sont devenues partie int&eacute;grante de notre paysage auditif, tout comme le chant des oiseaux ou le bruit du vent.</font></p><p><font size="3">La musique est d&eacute;sormais soumise aux lois de temps, du lieu, de l'humeur. Car on la compose - ou on l'arrange - pour qu'elle se mod&egrave;le sur une ambiance, mais jamais ne la cr&eacute;e. Du paysage na&icirc;t la musique, et non l'inverse. C'est le Chesterfield qui appelle le jazz &eacute;touff&eacute;, tout comme les rayonnages du Cora de Creil appellent les disques de Florent Pagny...</font></p><p><br/><font size="3">Paradoxalement, c'est en se d&eacute;marquant - en se d&eacute;personnalisant - que la musique devient un organe &agrave; part enti&egrave;re. D&eacute;sormais, la musique est partout car nous l'avons rendue naturelle. Elle n'est plus luxe ni choix : elle est &eacute;vidence. On ne la distingue m&ecirc;me plus, et il faut une certaine dose de concentration pour remarquer ici un solo de guitare, l&agrave; un rythme de m&eacute;rengu&eacute;. Nous l'avons absorb&eacute;e, phagocyt&eacute;e, et elle fait partie de notre constitution, pour ne pas dire de notre physiologie.</font></p><p><font size="3">C'est alors le silence qui choque et qui insulte...</font></p><p><br/><font size="3">&quot;Qu'on le veuille ou non : le futur est dans le tympan. Le XXIe si&egrave;cle sera celui de l'Ecoute, ou il ne sera pas !&quot; Nicolas d'Estiennes d'Orves</font></p><p><br/><font size="3"><strong>Designers sonores : gourous du tympan</strong><br/>Fondateur de l'unit&eacute; de design sonore &agrave; l'Ircam et musicien (il a notamment compos&eacute; la musique du film Homo sapiens, diffus&eacute; sur France 3), Louis Dandrel pr&eacute;sente le design sonore de la mani&egrave;re suivante : &laquo;C'est une profession qui consiste &agrave; concevoir des sons utiles. On pourrait la d&eacute;finir avec la devise d'un des p&egrave;res du design, Raymond Loewy : &quot;Form follows function&quot; (la forme d&eacute;coule de la fonction). Ce qui n'exclut pas la dimension esth&eacute;tique. Aujourd'hui, ce m&eacute;tier a de multiples applications. Architecturales : un espace &quot;s'accorde&quot; comme un instrument de musique. Une gare, par exemple. Le designer sonore s'applique &agrave; domestiquer tous les sons &eacute;mis par les usagers, le passage des trains, les annonces vocales. Veille &agrave; ce que les bruits g&ecirc;nants soient absorb&eacute;s - par des mat&eacute;riaux de construction, des doubles parois, etc. -, et les sons utiles clarifi&eacute;s ou amplifi&eacute;s. J'entends par &quot;son utile&quot; les signaux sonores. Quand j'ai cr&eacute;&eacute; celui de la SNCF, j'ai d&ucirc; r&eacute;soudre des probl&egrave;mes techniques : &eacute;viter la r&eacute;verb&eacute;ration sonore, permettre une perception nette dans toute la gare. Interviennent aussi les facteurs de fonctionnalit&eacute; : pour obtenir une intelligibilit&eacute; optimale, il fallait bannir la m&eacute;lodie et favoriser la neutralit&eacute;. Concevoir la sonnerie d'un t&eacute;l&eacute;phone ou le vrombissement d'un moteur participe aussi du design sonore. Enfin, le d&eacute;cryptage sociologique d'un son (une porte qui claque, un soupir, un bruit de pas), en est encore une autre forme. Attention aux confusions cependant. Tout d'abord avec l'art, mais aussi avec la communication et le marketing. On entre alors dans le frivole. Faire passer pour &quot;design&quot; un DJ dans un magasin, c'est une v&eacute;ritable imposture.&raquo;<br/>Propos recueillis par Astrid Eliard</font></p><p><font size="3"><strong>Lady Ardisong</strong><br/>Tout le monde en parle, de B&eacute;atrice Ardisson. Du moins, tout le monde l&rsquo;&eacute;coute. Restaurants, h&ocirc;tels et magasins en vue s&rsquo;arrachent le logiciel de diffusion de sons design<br/>qu&rsquo;elle a cr&eacute;&eacute; avec un ing&eacute;nieur informatique, Olivier Saunier. Le principe de ce Sound Design System : en &eacute;change du paiement d&rsquo;une licence (de 3 000 &euro; &agrave; 5 000 &euro; en moyenne) et d&rsquo;une redevance annuelle, lady Ardisong vous fournit une ambiance musicale personnalis&eacute;e qu&rsquo;elle confectionne elle-m&ecirc;me &agrave; partir de reprises et de cr&eacute;ations de DJ. Vous pouvez g&eacute;rer cette bande-son &agrave; partir d&rsquo;un bo&icirc;tier ou bien directement sur internet. Une quinzaine d&rsquo;enseignes prestigieuses diffusent d&eacute;j&agrave; sa musique : les h&ocirc;tels Bristol et Crillon (Paris), M&eacute;tropole (Monaco), le restaurant Kong, le Groupe Barri&egrave;re, les magasins Sephora, le Drugstore Publicis et Vuitton au Japon. &laquo; J&rsquo;ai constitu&eacute; une base de donn&eacute;es de plus de 20 000 titres, confie B&eacute;atrice Ardisson, dont 9 000 qui tournent en sound design. Les th&egrave;mes sont tr&egrave;s vari&eacute;s : cela va du black power &agrave; la sugar pop, en passant par le jazz et le swing, tr&egrave;s &agrave; la mode en ce moment. &raquo; Parall&egrave;lement, la reine de la reprise continue &agrave; assurer l&rsquo;habillage sonore de &laquo; Paris derni&egrave;re &raquo;, l&rsquo;&eacute;mission cr&eacute;&eacute;e par son &eacute;poux sur Paris Premi&egrave;re (dont les compilations s&rsquo;arrachent chez les disquaires). Et elle ne manque pas de projets : un disque pour Sephora, des musiques de films, le d&eacute;veloppement de la collection Mania chez Na&iuml;ve et, peut-&ecirc;tre avant la fin de l&rsquo;ann&eacute;e, le lancement d&rsquo;un juke-box nouvelle g&eacute;n&eacute;ration.<br/>Renseignements : </font><a href="mailto:contact@ardisong.com"><font size="3">contact@ardisong.com</font></a></p><p><font size="3"><strong>Le marketing du son<br/></strong>Dans la publicit&eacute;, le grand public retient plus les sons<br/>que les images, constate Christian Blachas, producteur<br/>de &laquo; Culture Pub &raquo; et directeur de CB News. Partant de ce principe, les marques soignent leur identit&eacute; sonore. Une campagne de publicit&eacute; r&eacute;ussie, c&rsquo;est un jingle qui devient un tube. Ainsi, le petit air de &laquo; Chambourcy, oh oui ! &raquo;, un des premiers succ&egrave;s du genre. Designer sonore &agrave; l&rsquo;agence Capitaine Plouf, Guillaume Le Guen confirme la nouvelle exigence des marques en mati&egrave;re de son. A titre d&rsquo;exemple, Peugeot travaille le bruit des porti&egrave;res et celui des moteurs (qui ne vrombissent pas mais soufflent). Macintosh porte le plus grand soin &agrave; ses signaux d&rsquo;erreur ou d&rsquo;enregistrement. S. T. Dupont surveille le &laquo; cling ! &raquo; cristallin des briquets de luxe qu&rsquo;il fabrique. Au bout de la cha&icirc;ne de production, des &laquo; madames Cling ! &raquo; testent le son d&rsquo;ouverture des briquets. A leur tour, les grandes<br/>enseignes succombent au marketing sonore. L&rsquo;institut Lanc&ocirc;me a confi&eacute; &agrave; l&rsquo;agence Sixi&egrave;me Son le travail d&rsquo;habillage musical de son espace. Ainsi, des cr&eacute;ations coh&eacute;rentes avec les valeurs de la marque (par exemple, la f&eacute;minit&eacute;, que l&rsquo;on retrouve dans des musiques douces) sontelles diffus&eacute;es dans la boutique, l&rsquo;espace parfums<br/>et m&ecirc;me le spa. Au Printemps de l&rsquo;Homme, l&rsquo;ambiance est urbaine et la musique tr&egrave;s diff&eacute;rente des autres &eacute;tages du magasin. Chez Toni &amp; Guy, chacun doit se sentir chez soi.<br/>Les coiffeurs programment donc des musiques qui varient<br/>selon les salons : hype, lounge ou underground. On &eacute;voque l&agrave; un &laquo; marketing sonore sauvage &raquo;, en ad&eacute;quation avec la culture de l&rsquo;entreprise. Pour go&ucirc;ter au silence, mieux vaut rester chez soi. </font></p><p><font size="3"><strong>Concert t&eacute;l&eacute;phonique</strong><br/>Amoins d&rsquo;appr&eacute;cier la version fl&ucirc;te de pan des Quatre Saisons ou la Lettre &agrave; Elise massacr&eacute;e &agrave; l&rsquo;orgue Bontempi, l&rsquo;attente t&eacute;l&eacute;phonique est souvent synonyme de supplice. &laquo; La musique est souvent le d&eacute;tail qui g&acirc;che tout. Si celle-ci n&rsquo;est pas appropri&eacute;e, c&rsquo;est l&rsquo;image de toute l&rsquo;entreprise qui peut en p&acirc;tir &raquo;, affirme Fabrice Aristaghes<br/>de L&rsquo;Oreille Cass&eacute;e *, l&rsquo;une des soci&eacute;t&eacute;s qui a compris qu&rsquo;entre deux interlocuteurs, le combin&eacute; peut susurrer bien des choses. Du sur mesure ! D&rsquo;agr&eacute;ables m&eacute;lodies<br/>compos&eacute;es par de vrais musiciens, voil&agrave; ce qu&rsquo;il propose. &laquo; Nous traduisons en musique les valeurs que l&rsquo;entreprise d&eacute;sire exprimer, ce qu&rsquo;elle veut montrer d&rsquo;elle-m&ecirc;me : la<br/>jeunesse, le dynamisme, l&rsquo;environnement, la famille&hellip; &raquo;, explique-t-il. Son art se rapproche du graphisme, il<br/>travaille la mati&egrave;re sonore pour la rendre expressive. R&eacute;sultat : l&rsquo;attente, par d&eacute;finition non d&eacute;sir&eacute;e, devient tr&egrave;s supportable. </font></p><p><font size="3"><strong>La science des stimuli</strong><br/>Quels sons per&ccedil;us &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur d&rsquo;une voiture peuvent lui conf&eacute;rer une aura de puissance ? Quelle hauteur de notes choisir pour qu&rsquo;un jingle d&rsquo;a&eacute;roport soit agr&eacute;able &agrave; l&rsquo;oreille et parfaitement per&ccedil;u malgr&eacute; le brouhaha ? Quel type de sonnerie permet de localiser le plus rapidement possible un portable enfoui au fond d&rsquo;un sac ? Ces questions inh&eacute;rentes au design sonore ont leurs sp&eacute;cialistes : les psychoacousticiens. Science de la perception des sons, la psychoacoustique &eacute;tudie les relations entre les stimuli sonores et les sensations qu&rsquo;ils provoquent. A partir de mesures scientifiques et de tests physiques et psychologiques sur des &laquo; auditeurs &raquo;, elle traque le son parfait : audible, adapt&eacute; &agrave; la situation d&rsquo;&eacute;coute, plaisant. Et, de fa&ccedil;on plus enfouie, le plus proche possible de l&rsquo;image mentale que l&rsquo;objet est cens&eacute; v&eacute;hiculer. </font></p><p><font size="3"><strong>Paris dans votre oreille</strong><br/>Lounge, ambiant, chill out&hellip; Autant d&rsquo;appellations sibyllines pour le profane. Ces termes t&eacute;moignent des diverses d&eacute;clinaisons de la nouvelle musique d&rsquo;ambiance. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une musique &eacute;lectronique tranquille et soyeuse, &agrave; &eacute;couter en fond sonore pour se d&eacute;tendre. Les endroits chics parisiens l&rsquo;ont adopt&eacute;e pour son c&ocirc;t&eacute; soft, son &eacute;l&eacute;gance &agrave; la mesure de leur image. Surfant sur la vague techno, beaucoup poss&egrave;dent d&rsquo;ailleurs leur DJ maison, ambassadeur de l&rsquo;esprit du lieu. Initi&eacute; par le Cafe Del Mar, du caf&eacute; du m&ecirc;me nom &agrave; Ibiza (plus de 9 millions d&rsquo;albums vendus), les premi&egrave;res compilations lounge apparaissent en 1999. Le ph&eacute;nom&egrave;ne est suivi par l&rsquo;H&ocirc;tel Costes &agrave; Paris, le Buddha Bar, le Kong, les compilations Saint-Germain ou Paris Lounge, qui d&eacute;veloppent le m&ecirc;me concept : restituer l&rsquo;ambiance qui r&egrave;gne dans un lieu. Sur un total de sept volumes, l&rsquo;H&ocirc;tel Costes s&rsquo;est vendu &agrave; 1,8 million d&rsquo;exemplaires, dont une grande part &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger. Cet engouement exceptionnel se fonde sur la notori&eacute;t&eacute; des lieux concern&eacute;s. Avec son cort&egrave;ge de stars, l&rsquo;H&ocirc;tel Costes repr&eacute;sente une certaine image de la France glamour. La compilation v&eacute;hicule alors une &eacute;motion unique, charg&eacute;e de symboles et de souvenirs. Un choix inattendu face &agrave; la classique tour Eiffel porte-clefs.</font></p><p><font size="3"><strong>Des stages pour s&rsquo;initier</strong><br/>L&rsquo;Ircam propose des stages de design sonore. Du 14 au 16 f&eacute;vrier, &agrave; destination des musiciens, compositeurs et concepteurs sonores ; et du 22 au 25 mars pour les industriels et les architectes int&eacute;grant le son dans leurs projets (1, place Igor-Stravinsky, 75004 Paris ; 01.44.78.48.43).</font></p><p><a href="http://www.lefigaro.fr/magazine/20050205.MAG0002.html"><font size="3">Figaro Magazine</font></a></p><p><font size="3">05 f&eacute;vrier 2005</font></p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=78436&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Design &#38; Architecture</category>
<pubDate>Mon, 07 Feb 2005 21:15:18 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-8296-billet-99442.html</guid>
</item>
<item>
<title>«Métrosexuel», cet urbain branché qui s'approprie une part de féminité</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-8296-billet-99244.html</link>
<description><![CDATA[<p><a href="http://www.lexpress.fr/info/societe/dossier/homme/dossier.asp"><font size="6">Les nouveaux mâles se cherchent</font></a></p><p><font size="3"></font></p><p><font size="3"><strong>Bijoux, produits de beauté... Ils n'ont jamais autant pris soin de leur corps et de leur look. C'est le triomphe du «métrosexuel», cet urbain branché qui s'approprie une part de féminité.</strong></font></p><p><font size="3"></font></p><p><font size="3"></font></p><p><font size="3"></font></p><p><br /><font size="3">Les «métrosexuels» sont parmi nous. Impossible de regarder une publicité, d'ouvrir un magazine, voire de suivre un match de foot à la télé sans tomber nez à nez avec cette créature. Les métrosexuels sont les cousins des bobos, cette tribu qui occupe le devant de la scène depuis deux ou trois ans, empruntant à la fois aux bourgeois et aux bohèmes. Le métrosexuel, lui, est un mélange de dandy et de gay mâtiné d'une pointe de «mac». Il se pomponne, redécouvre l'art du rasage, se met des crèmes sur le visage, se fait un regard de braise grâce à quelque khôl spécialement concocté pour lui et peut parfois se mettre un peu de vernis sur les ongles. Un sarong fuchsia ou une veste mauve des couturiers italiens Dolce &amp; Gabbana ne l'intimident pas le moins du monde, au contraire. Mais - tout est dans ce détail - il n'est pas homosexuel. Sophistiqué, attentif à lui-même et aux autres, le métrosexuel «n'a pas peur de soigner sa personne et d'apprécier les choses raffinées», explique le site Internet BeMetro.com, feuille de route du nouveau mâle.<br />Icônes de cette tendance: les footballeurs David Beckham ou Djibril Cissé, le rugbyman Frédéric Michalak, les membres du groupe Kyo, révélation de l'année aux dernières Victoires de la musique, Edouard Baer ou, mieux, Ariel Wizman. Même les rappeurs, qui prônent souvent des valeurs très machos, voire homophobes, s'y mettent: gros bijoux et pantalons satinés, coupes de cheveux travaillées, corps sculpté... «Ces hommes deviennent des objets, explique Christine de Panafieu, fondatrice de Cosight, un cabinet de conseil. Chez eux, le muscle n'est pas seulement un attribut fonctionnel. Il a une valeur esthétique, comme les seins chez la femme.»</font></p><p><font size="3"></font></p><p><font size="3"></font></p><p><font size="3"></font></p><p><br /><font size="3">Le rôle de l'élévation du niveau de vie Frédéric Loeb, conseiller en innovation, résume: «Aujourd'hui, les épaules du métrosexuel sont l'équivalent du décolleté chez la femme.» Le néologisme est né en 1994, sous la plume de l'écrivain britannique Mark Simpson, qui ironisait sur les effets du consumérisme et des nouveaux magazines pour hommes. Mais le mot fait le tour de la planète quand il est repris, en juin 2003, par Marian Salzman, chief strategy officer à l'agence de publicité Euro RSCG Worldwide, à New York. Il désigne un trentenaire urbain (d'où «métro», pour métropolitain), branché, prenant grand soin de son corps et de tout son être. Depuis, on a vu fleurir un tas d'autres termes: hétéroflexibles, pomosexuels (comprendre «postmodernes sexuels»), voire hétérofolles. Le phénomène ne devrait pas longtemps rester urbain: TF 1 s'apprête en effet à adapter l'émission de téléréalité américaine Queer Eye For a Straight Guy, dans laquelle un groupe d'homosexuels prend en main un hétéro et se charge de le transformer en métrosexuel, le relookant et modifiant jusqu'à son appartement. L'apparition de cette tendance tient pour une grande part à l'élévation du niveau de vie, même si l'on peut dire qu'au XVIIIe siècle des aristocrates poudrés et enrubannés ont été des métrosexuels précurseurs. «Après la Seconde Guerre mondiale, explique l'historien André Rauch, qui publiera en octobre prochain L'Identité masculine ou la revanche des femmes au XXe siècle (Hachette), la bourgeoisie a pris l'habitude de se soigner, d'aller plus souvent chez le coiffeur. Cela restait limité aux classes aisées. Aujourd'hui, la consommation est soutenue par une vaste gamme de produits.» Désormais, 80% des gens ont les moyens de s'offrir ce luxe. Et ils ne s'en privent pas. Les mâles ont dépensé 50 millions d'euros en produits de beauté en 2002.</font></p><p><font size="3"></font></p><p><font size="3"></font></p><p><font size="3"></font></p><p><br /><font size="3">Certains bouleversements sociaux ont aussi préparé l'avènement de cet homme nouveau. «Dans notre société, il y a une survalorisation du plaisir, affirme André Rauch. Nos grands-parents pensaient qu'il y avait une vie après la mort. Aujourd'hui, cette idée est relativement absente.» S'il n'y a pas d'au-delà, autant avoir du plaisir ici-bas. Le métrosexuel est aussi l'un des symboles visibles de la disparition de la figure emblématique du père et de la fameuse crise de l'identité masculine. «Les métrosexuels sont la partie émergée de l'iceberg,», note Valérie Colin-Simard, dont l'ouvrage Nos hommes à nu (Plon) est consacré au décryptage des bouleversements du (de l'ex-?) sexe fort. Quand on n'a plus besoin de lui pour représenter l'autorité, le père peut s'épiler ou porter des bijoux. Surtout qu'il n'est plus le chef de famille. Au sein du couple, les rôles se sont équilibrés, les femmes se sont approprié ce qui, pendant des générations, relevait du rôle traditionnel de l'homme: elles travaillent, sont chefs d'entreprise, gagnent parfois plus que leur conjoint (pour 5% d'entre elles), décident quand elles veulent des enfants. Bref, dans les pays occidentaux, elles peuvent vivre sans les hommes. Alors, ceux-ci s'approprient cette part de féminité qu'elles ont laissé tomber. «Il y a en ce moment une sorte de recomposition, affirme la sociologue Christine Castelain-Meunier [La Place des hommes et les métamorphoses de la famille, PUF]. Les hommes sont en train de se remettre du coup de grisou engendré par le féminisme et de se réapproprier leur identité.»</font></p><p><font size="3"></font></p><p><font size="3"></font></p><p><font size="3"></font></p><p><br /><font size="3">Le métrosexuel est aussi le fils d'une société plus infantile, «adolescentrique». «Le modèle n'est plus l'adulte, mais, l'adolescent, explique Frédéric Loeb. Il n'y a qu'à regarder l'humour actuel ou l'engouement pour le foot, un truc de gosse.» La faute, selon le psychanalyste Tony Anatrella, à la génération de 68. Ce sont des adolescents qui ont élevé des enfants. Résultat, explique-t-il, à 30 ans, ce sont toujours des ados.</font></p><p><font size="3"></font></p><p><font size="3"></font></p><p><font size="3"></font></p><p><br /><font size="3">Le métrosexuel annonce un changement plus profond encore qui touche les hommes et les femmes. «On est au début de ce que les Américains appellent la gender flexibility (l'élasticité des genres), explique Christine de Panafieu. Jusqu'à aujourd'hui, chacun de nous était défini par son âge et son sexe. C'est ce qui structurait notre vie. Désormais, l'être humain se perçoit comme un mutant: il reste jeune plus longtemps et, grâce à la science, il modifie son corps.» Le genre devient donc accessoire. Ce qui compte, c'est le comportement. Dans ses études, Frédéric Loeb affirme avoir décelé non plus 2 sexes différents, mais 11!</font></p><p><font size="3"></font></p><p><font size="3"></font></p><p><font size="3"></font></p><p><br /><font size="3">Pourtant, la réaction s'organise et cette mutation pourrait n'être qu'un effet de mode. Déjà les nouveaux rebelles arrivent. «Leur modèle est le rappeur Eminem, affirme le publicitaire Nicolas Riou, auteur de Pub Fiction [éd. d'Organisation]. Eux surajoutent les signes extérieurs de virilité, ils sont agressifs avec les femmes.» Il faudra encore un peu de temps avant que l'homme soit une femme comme les autres.</font></p><p><font size="3"></font></p><p><font size="3"></font></p><p><font size="3"></font></p><p><br /><font size="6">Inquiets de leur virilité</font></p><p><font size="3">par Julien Bordier </font></p><p><font size="3">Enlarge your penis! Que l'internaute qui n'a jamais reçu de spam vantant une boîte de pilules miraculeuses lève la main! De nombreux sites Web - Penisexpert.com, Grand-penis.com, Quelpenis.com et Gros-penis.com pour les leaders - promettent monts et merveilles anatomiques, recevant jusqu'à 2 000 visiteurs par jour. La méthode, «héritée des tribus africaines» et dite «de stretching sexuel», vous coûtera entre 30 et 70 euros. Une affaire. Si ce n'est pas un marché, ça y ressemble. </font></p><p><font size="3"></font></p><p><font size="3"></font></p><p><font size="3"></font></p><p><font size="3">On dirait que les hommes, en 2004, sont toujours obnubilés par la taille de leur service trois pièces. «Ces préoccupations sont dues à un manque de confiance en soi, explique le psychiatre-sexologue Jean-Roger Dintrans, chargé de cours à Paris V et à Paris VII. Le pénis n'est que le point de cristallisation d'une angoisse sous-jacente.» Les calibres du cinéma porno ne sont pas les seuls responsables de ce complexe. Le Dr Ronald Virag, dans Histoires de pénis (Albin Michel), rapporte le cas de ce divorcé de 39 ans démoli par la réflexion de sa nouvelle partenaire: «C'est tout ce que tu as à me montrer!» </font></p><p><font size="3"></font></p><p><font size="3"></font></p><p><font size="3"></font></p><p><font size="3">«Tant qu'on n'enseignera pas à l'école que la longueur de la verge n'a aucun rapport avec la virilité, beaucoup continueront à se demander avec inquiétude s'ils sont normaux», souligne Florence Montreynaud, historienne et philologue, dans Appeler une chatte... Mots et plaisirs du sexe (Calmann-Lévy). Ainsi, «33% des hommes seraient prêts à bénéficier d'une augmentation du sexe,» note le Dr Sylvie Abraham, chirurgienne plasticienne à Paris, dans son livre La Chirurgie esthétique au masculin (Mazarine). Cela n'a pas toujours été le cas. </font></p><p><font size="3"></font></p><p><font size="3"></font></p><p><font size="3"></font></p><p><font size="3">«Pour les Grecs anciens, la beauté idéale de l'homme viril se résumait à l'association d'un petit pénis et de fesses musclées. [...] volumineux [...] (il) était synonyme de débauche et de sodomie passive», racontent Marc Bonnard, psychiatre, et Michel Schouman, urologue-andrologue, dans Histoires du pénis (Le Rocher). Chez les Desana-Tukano, Indiens de Colombie, pour avoir un statut social élevé, mieux vaut posséder un pénis de la taille d'un colibri. </font></p><p><font size="3"></font></p><p><font size="3"></font></p><p><font size="3"></font></p><p><font size="3">Les cas pathologiques de micropénis étant extrêmement rares, ces hommes en quête d'identité souffriraient plutôt de dysmorphophobie: la conviction profonde, jusqu'à l'angoisse et à la souffrance, que tout le corps, ou une partie, est anormal - en l'occurrence trop petit. Certains vont jusqu'à passer sur le billard pour se faire allonger ou épaissir le pénis. Comptez entre 2 000 et 5 000 euros. Mais qui est prêt à subir ce genre de tortures pour recouvrer sa confiance de mâle? «Des hommes de tous les horizons professionnels, entre 20 et 40 ans, répond Sylvie Abraham. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ils ont tous eu des expériences sexuelles satisfaisantes.» </font></p><p><font size="3"></font></p><p><font size="3"></font></p><p><font size="3"></font></p><p><font size="3">Si vous préférez rester chez vous, la palette des solutions, fantaisistes ou sérieuses, est pléthorique: pilules, extenseurs, patchs, pommades, vacuum, manipulations physiques... Avis aux amateurs.<br /></font></p><p><font size="3"></font></p><p><font size="3"></font></p><p><font size="3"></font></p><p><font size="3">par Jean-Sébastien Stehli, Natacha Czerwinski</font></p><p><font size="3"></font></p><p><font size="3"></font></p><p><font size="3"></font></p><p><font size="3">L'Express du 08/03/2004<br /></font><a href="http://www.lexpress.fr/info/societe/dossier/homme/dossier.asp"><font size="3">http://www.lexpress.fr/info/societe/dossier/homme/dossier.asp</font></a><br /></p><p><font size="3"></font></p><p><font size="3"></font></p><p><font size="3"></font></p><p><font size="3"></font></p><p><font size="3"></font></p>]]></description>
<category>Mode de Vie</category>
<pubDate>Mon, 07 Feb 2005 17:42:39 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-8296-billet-99244.html</guid>
</item>
</channel>
</rss>
