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<copyright>Copyright 2008 Blogg</copyright>
<pubDate>Thu, 24 Dec 2009 00:14:44 +0100</pubDate>
<lastBuildDate>Thu, 24 Dec 2009 00:14:44 +0100</lastBuildDate>
<docs>http://www.blogg.org/blog-76192.html</docs>
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<title>Le Petit Cinéma d'André-Pierre Lacotte</title>
<language>fr</language>
<category>Blogg</category>
<ttl>60</ttl>
<item>
<title>The Milkie Way of Militating (désolé c'est plus fort que moi, et ce bien que je sache que les calembours sont les pets de l'esprit...)</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-76192-billet-1009938.html</link>
<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">Un nouveau Gus Van Sant</span></span></strong><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">Ce dernier opus de Gus Van Sant, succ&eacute;dant au sublime "Paranoid Park" au sujet duquel j'&eacute;crivis nagu&egrave;re un petit billet qui doit tra&icirc;ner quelque part (il faut dire que j'&eacute;tais tellement&nbsp;d&eacute;bordant d'enthousiasme, au sortir de chacune des trois ou quatre&nbsp;s&eacute;ances durant lesquelles j'ai&nbsp;savour&eacute; ce petit bijou) est nouveau &agrave; deux titres. Platement et primitivement parce que c'est le dernier film de ce grand r&eacute;alisateur franc-tireur, passons.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">Mais nouveau il l'est &eacute;galement parce que c'est la premi&egrave;re fois que Van Sant se livre aussi franchement &agrave; l'exercice du biopic, et avec un talent certain, n&eacute;cessairement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">Certes les "Last Days" &eacute;voquaient&nbsp;ceux de&nbsp;Cobain et les errances d' "Elephant" &eacute;voquaient celles des tueurs de Colombine, mais ce n'&eacute;taient l&agrave; qu'&eacute;vocations plus ou moins lointaines et surtout pas des biopics annonc&eacute;s comme tels.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">L'originalit&eacute; et la marque tr&egrave;s forte de Van Sant ne semblaient pas trop pouvoir s'accorder avec les conventions du Biopic.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">Et pourtant.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">N'ayant jamais &eacute;t&eacute; d&eacute;&ccedil;u par Van Sant, m&ecirc;me si je consid&egrave;re certains films comme un peu <em><span style="font-family: Verdana;">faibles</span></em> ("Pr&ecirc;te &agrave; tout/To die for" par exemple) j'attendais donc celui-ci avec impatience.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">Ne c&eacute;dons pas la fatuit&eacute;, j'ignorais parfaitement l'existence, l'importance&nbsp;et l'action de cet Harvey Milk (1930-1978).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">Vie passionnante, justement rendue, ce me semble, par ce film de Van Sant.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">Nombreux sont ceux qui regrettent un film qui ne ressemble pas &agrave; "un Gus Van Sant".</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">La question se pose effectivement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">De rares effets peuvent &eacute;voquer "Elephant"...</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">Mais la&nbsp;<em style="mso-bidi-font-style: normal;">Van Sant's touch</em> est plus s&ucirc;rement &agrave; chercher dans l'investissement personnel et intime de l'auteur.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">C'est dans la monstration de ce militantisme des origines contre une discrimination (comme une autre d'ailleurs et en cela ce biopic vaut pour d'autres faits ou &agrave; faire, sur Luther King, Mandela, Gandhi...) que Van Sant appose sa marque. Fr&ocirc;lant parfois l'hagiographie le r&eacute;alisateur ne s'y fourvoie toutefois jamais. Il insiste peu il est vrai sur l'opportunisme tout politique de Milk, mais il ne le dissimule pas non plus totalement. Ainsi s'il n'est peut-&ecirc;tre pas aussi critique qu'on pouvait l'attendre de sa part, Van Sant conserve toutefois des &eacute;l&eacute;ments de justesse dans le traitement de son "sujet".</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">Et c'est par cette justesse, dont jamais &agrave; ma connaissance il ne s'est d&eacute;parti jusqu'ici, qu'il est "vrai".</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">Milk militait pour une juste cause, &agrave; une &eacute;poque o&ugrave; l'orientation homosexuelle ou transgenre&nbsp;faisait encore largement les gorges chaudes des commissariats, des casernes, et de tous les lieux "masculins" (alors que tout le monde &eacute;coutait et chantonnait "Macho Men"!).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">Van Sant r&eacute;alise un film juste car il filme cette vie et ces vies avec justesse.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">Van Sant fait donc acte de militantisme homosexuel, ouvertement cette fois-ci, et Sean Penn, d&eacute;finitivement un des plus grands acteurs am&eacute;ricains actuels, s'impose majestueusement dans ce r&ocirc;le &agrave; sa carrure, immense bien que le personnage ne soit jamais montr&eacute; comme immodeste. Arriviste positivement, pr&ecirc;t et opini&acirc;tre dans la d&eacute;fense des int&eacute;r&ecirc;ts des exclus, le personnage titre est plut&ocirc;t fascinant, donc &laquo;&nbsp;cin&eacute;matographique&nbsp;&raquo;.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">Ne c&eacute;dant pas totalement au genre dans lequel il inscrit son film, Van Sant opte donc pour un <em>own personnal way of militating</em>, &agrave; la mani&egrave;re de Milk lui-m&ecirc;me.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">L'oscar &eacute;tait juste et ne supporte me semble-t-il aucune controverse, ce qui n'est pas le cas de la Palme d'Or distribu&eacute;e par le m&ecirc;me Sean Penn, sous sa pr&eacute;sidence, &agrave; Cannes...</span></p>
<p>
<p>&nbsp;</p>
</p>]]></description>
<category>Le Petit Cin&#195;&#169;ma</category>
<pubDate>Mon, 13 Apr 2009 05:01:05 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-76192-billet-1009938.html</guid>
</item>
<item>
<title>Gran Torino : un magistral papy fait de la résistance (pardon Clint!)</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-76192-billet-1009930.html</link>
<description><![CDATA[<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Oui Eastwood est le dernier Grand!</span></strong></p>
<p>Eastwood que je ch&eacute;ris depuis mon enfance, en d&eacute;pit de quelques &eacute;carts &agrave; tendance fascisante dans la peau d'un sale Harry de l'Am&eacute;rique cart&eacute;rienne et reaganienne, Eastwood le cowboy, Eastwood le garde du corps pr&eacute;sidentiel couvrant les frasques d'un pr&eacute;sident&nbsp;&eacute;rotomane qui n'est pas sans &eacute;voquer un bel ancien qui perdit partiellement la t&ecirc;te &agrave; Dallas et qui fait perdre la sienne au n&ocirc;tre actuel, mont&eacute; sur talonnettes et ressorts latino-colombiens, et qui sans grandeur aucune r&ecirc;ve de celle du pr&eacute;-cit&eacute;, Eastwood impitoyable mais &eacute;galement fort et faible, juste interrogateur d'un syst&egrave;me, d'un pays et d'un "habitus civilisationnel", Eastwood infatigable justicier, seul envers et contre tout et tous; Eastwood qui vieillit &eacute;galement. Eastwood qui est vieux, et quel vieux!</p>
<p>Le monde&nbsp;occidental a depuis longtemps cach&eacute; ses vieux, les rel&eacute;guant au placard, sacrifiant &agrave; une jeunesse et &agrave; un jeunisme excessif,&nbsp;&agrave; un "adolescisme" m&ecirc;me, voilant pudiquement le troisi&egrave;me &acirc;ge par l'impudeur avec laquelle il expose, exhibe jusqu'&agrave; l'&eacute;coeurement une jeunesse invent&eacute;e, r&ecirc;v&eacute;e, &agrave; telle point qu'on lui volerait ses r&ecirc;ves propres...</p>
<p>Mais avec ce grand film, Eastwood, dernier repr&eacute;sentant d'un Hollywood "classique", nous donne une derni&egrave;re fois (?) une tr&egrave;s grande le&ccedil;on de cin&eacute;ma.</p>
<p>Difficile dans ses conditions de se retenir de quelques envies de meurtres envers ce "grand couillon" qui &eacute;ructait insupportablement son d&eacute;go&ucirc;t et son &eacute;coeurement excessif. Cet inconnu hilare d&eacute;criait la caricature, le "too much", mais n'&eacute;tait-il tout simplement compl&egrave;tement "&agrave; c&ocirc;t&eacute; de la plaque"? Si, je le pense. Et carr&eacute;ment. Mais &agrave; chacun ses appr&eacute;ciations. Je ne fus moi-m&ecirc;me gu&egrave;re de bonne composition durant et &agrave; l'issue de la projection de "Benjamin Button"...</p>
<p>Car en place de caricature il s'agit ici selon moi d'une signature.</p>
<p>Signature d'une vieille carne s'il en est mais quel acteur, quel r&eacute;alisateur!</p>
<p>O&ugrave; est cet Hollywood classique&nbsp;aujourd'hui?</p>
<p>La machine &agrave; r&ecirc;ve fait r&ecirc;ver qui d&eacute;sormais?</p>
<p>La plan&egrave;te ne serait-elle plus peupl&eacute;e que par une horde locqueteuse d'adolescents hyst&eacute;riques, priapiques et ecstasiques, qui n'aurait plus comme seule pr&eacute;occupation que de savoir quelle voiture est la mieux tun&eacute;e, lobotomis&eacute;e par un "awful-merican way of no-life"? La jeunesse d'aujourd'hui d&eacute;m&eacute;rite-t-elle par rapport &agrave; celle de "La fureur de vivre", du tramway, de Luther King, des Last Poets et de l'Afrika Bambataa? Non &eacute;videmment, ce dont elle souffre la jeunesse d'aujourd'hui, c'est de vieux qui le soient r&eacute;ellement!</p>
<p>Un foss&eacute; infranchissable est-il dispos&eacute; de mani&egrave;re inamovible entre l'ancien Hollywood, entre la vieille g&eacute;n&eacute;ration et la nouvelle? Nous faut-il tous, d'urgence, t&eacute;moigner de J&eacute;hovah (malheureusement je crains fort que les 144 000 places ne soient d&eacute;j&agrave; occup&eacute;es!)?</p>
<p>Eastwood nous propose avec ce film un formidable message d'espoir, un vrai testament.</p>
<p>De l'esprit le plus retord, de la pire des carnes, r&eacute;publicaine, raciste, communautariste... peut na&icirc;tre l'espoir d'une nouvelle Am&eacute;rique donc d'un nouveau monde, du Nouveau Monde, origine de ce d&eacute;lire esth&eacute;tisant du jeunisme, du royaume du sein silicon&eacute; et du Hummer... nous parvient un signe d'espoir &agrave; nous autres, du Vieux Monde, le signe que les g&eacute;n&eacute;rations peuvent se comprendre, que l'ancien cin&eacute;ma peut encore quelque chose pour le nouveau.</p>
<p>Sans arme Eastwood d&eacute;sarme, sans violence (ou presque parce que quand m&ecirc;me faut pas trop le chercher Clint, m&ecirc;me s'il n'a pas son 44) il permet &agrave; la violence ill&eacute;gitime et st&eacute;rile d'exploser afin que la loi et la communaut&eacute; puisse faire pr&eacute;valoir le respect de chacun et qu'in fine, ce soit la voie de la non-violence qui s'impose, bon an, mal an.</p>
<p>Eastwood est un classique et un grand, son film adopte une trame relativement pr&eacute;visible, le d&eacute;roulement du sc&eacute;nario est lin&eacute;aire, quasiment d'un bout &agrave; l'autre, mais en pied de nez &agrave; la critique de facilit&eacute; et de conventionnalit&eacute;, le d&eacute;nouement de cette histoire qui ne saurait v&eacute;ritablement en avoir (le personnage incarn&eacute; par Eastwood ne cesse d'ailleurs de le r&eacute;p&eacute;ter) surprend heureusement ce qui, d'une mani&egrave;re magistrale, balaie toute accusation de "nullit&eacute;".</p>
<p>Classique Eastwood l'est bel et bien parce qu'il ne s'ing&eacute;nie pas &agrave; d&eacute;router le spectateur par mille effets num&eacute;riques indo-cor&eacute;ens, nul d&eacute;bilitantes transformations, nul gros bras &agrave; la Fast and Diesel, nul d&eacute;nouement abracadabrantesque, quasiment tout le film coule d'une source logique vers une conclusion attendue mais&nbsp;qui adopte une forme heureusement&nbsp;surprenante.</p>
<p>&nbsp;</p>]]></description>
<category>Le Petit Cin&#195;&#169;ma</category>
<pubDate>Mon, 13 Apr 2009 03:38:43 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-76192-billet-1009930.html</guid>
</item>
<item>
<title>Tokyo Sonata : la grâce!</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-76192-billet-1009921.html</link>
<description><![CDATA[<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Ou comment j'ai d&eacute;couvert Kiyoshi Kurosawa par son "chef d'oeuvre" (si, si, c'est ce qui se dit)...</strong></span></p>
<p>Alors que Kurosawa est surtout connu pour ses films d'horreurs et/ou de fant&ocirc;mes, je ne le connais, honte &agrave; moi, que de nom et de r&eacute;putation, et pour avoir s&eacute;rieusement louch&eacute; sur son "Effroyable histoire du cin&eacute;ma", dans les rayons de ma&nbsp;librairie favorite&nbsp;et des biblioth&egrave;ques municipales ou universitaires, entre deux ou trois convulsions estudiantines printani&egrave;res.</p>
<p>Adepte du frisson, du revenant et autres poncifs (pas forc&eacute;ment l&eacute;nifiants) du cin&eacute;ma japonais de toujours et d'aujourd'hui, Kurosawa est un nom qui compte dans le "petit milieu" des cin&eacute;philes friands du genre.</p>
<p>Bref, l'originalit&eacute; du propos, partiellement en phase avec certaines des interrogations qui me travaillent actuellement (en relation avec les fant&ocirc;matiques &eacute;preuves &eacute;crites spectrales&nbsp;que je tarde &agrave; coucher sur la papier alors qu'au rythme o&ugrave; je suis parti c'est mon fant&ocirc;me qui finira par se coucher &agrave; ma place...) me poussait, en plus des &eacute;chos tr&egrave;s favorables que j'avais entendu &ccedil;a et l&agrave;, &agrave; la d&eacute;couverte du film et de l'auteur.</p>
<p>Grand bien m'en a pris.</p>
<p>Ce film, d&eacute;couvert en derni&egrave;re s&eacute;ance de journ&eacute;e m'a tout simplement charm&eacute; avec l'&eacute;gale intensit&eacute; des premiers &eacute;mois amoureux adolescents. Charm&eacute; par une justesse, une d&eacute;tresse, une profondeur et une chaleur peu communes. Diff&eacute;rence(s) et r&eacute;p&eacute;tition(s),&nbsp;inqui&eacute;tante &eacute;tranget&eacute;, huis clos familial tokyo&iuml;te mais en m&ecirc;me temps tellement aux prises avec les probl&eacute;matiques du&nbsp;"village global", interrogations profondes et sans concession sur la soci&eacute;t&eacute; japonaise, mais au-del&agrave;, sur l'homme, la famille.</p>
<p>Autant dire (non?) que je suis parfaitement enthousiaste!!</p>
<p>Economie des moyens, pr&eacute;sence de "fant&ocirc;mes", justesse dans le jeu des acteurs... tout ici &eacute;voque pour moi la brillance de r&eacute;alisation, de sc&eacute;nario. Gr&acirc;ce, oui gr&acirc;ce en d&eacute;finitive.</p>
<p>De fait je serais maintenant enclin &agrave; d&eacute;couvrir le reste de la production du Kurosawa-san, si ce n'est de Kurosawa-sensei, d'autant plus que cela me taraude depuis plusieurs ann&eacute;es, mais comme toujours le temps me manque.</p>
<p>Merci M. Kurosawa de nous offrir un tel film sans la pr&eacute;tention grandiloquente qu'affichent sans honte aucune (alors que...) nombre de nos r&eacute;alisateurs nationaux et &eacute;troitement "franco-fran&ccedil;ais" au sens le plus p&eacute;joratif du terme.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>]]></description>
<category>Le Petit Cin&#195;&#169;ma</category>
<pubDate>Mon, 13 Apr 2009 02:38:07 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-76192-billet-1009921.html</guid>
</item>
<item>
<title>John Woo rate totalement son retour dans la Mère Patrie et Jia Zhang-ke signe une fois de plus un chef-d'oeuvre.</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-76192-billet-1009916.html</link>
<description><![CDATA[<p><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">John Woo rate totalement son retour dans la M&egrave;re Patrie et Jia Zhang-ke signe une fois de plus un chef-d'oeuvre.</span></span></strong><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;"></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">Difficile de r&eacute;sister &agrave; quelques &eacute;nervements lorsque l'on a vu, comme moi, les deux films presque cons&eacute;quemment, &agrave; l'&eacute;nervement et &agrave; la constatation que la mondialisation est bien install&eacute;e puisque m&ecirc;me &agrave; l'autre bout de la plan&egrave;te on produit des chefs-d'oeuvre dans le m&ecirc;me temps que des bouses, en m&eacute;ga-production!</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">Par chance j'ai vu le Woo en premier...</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">Qu'en dire?</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">Je dois avouer et je n'en ai aucune honte que, &agrave; l'exception, et &agrave; la tr&egrave;s extr&ecirc;me rigueur, de "Volte/Face -&nbsp;Face/Off" (sur lequel je vais r&eacute;aliser un dossier, probablement, alors tout de m&ecirc;me...), tout le Woo de Hollywood me fait au mieux "pisser de rire", qu'on me pardonne la verdeur de langage, l'apoth&eacute;ose &eacute;tant sans doute l'in&eacute;narrable sous-m.... avec Van Damme (d&eacute;fendu &ccedil;a et l&agrave; par quelques amis cin&eacute;philes, Dieu les pardonne), mais bon, est-ce &eacute;tonnant?&nbsp; Ne soyons toutefois pas injuste, "Broken Arrow" &eacute;tait bien comique &eacute;galement! Heureusement qu'il y avait les F117...</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">Autant dire que les excellents souvenirs du Woo de Hong Kong (on ne sait plus trop s'il faut conserver le trait d'union ou pas, depuis que les 3 Chine-s-, ou presque, sont r&eacute;unies) me laissaient avide de d&eacute;guster le retour du fils prodigueet prodige, dans une autre vie,&nbsp;qui s'&eacute;tait largement fourvoy&eacute; outre-pacifique.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">Oh la cruelle d&eacute;ception, oh la rigolade, oh! Ah! Eh! A&iuml;e!</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">A&iuml;e oui car en d&eacute;finitive je suis plut&ocirc;t triste de ce ratage.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">Empruntant l'expression &agrave; M. Cout&eacute;, je qualifie volontiers "Les 3 Royaumes" de <em><span style="font-family: Verdana;">loukoum chinois</span></em>.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">Et je n'aime pas les loukoums...</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">Je n'arrive cependant pas &agrave; mettre l'ensemble &agrave; la poubelle.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">C'est que Woo a un sens de l'esth&eacute;tisation qui ne me d&eacute;pla&icirc;t pas totalement, quand il parvient &agrave; ne pas sombrer dans la caricature de son propre style (envols de colombes &agrave; tout va..., en p&eacute;riode de grippe aviaire c'est mal venu). De la m&ecirc;me mani&egrave;re il flotte tout de m&ecirc;me quelque chose d'ind&eacute;finissable dans ce film. Quelques combats sont remarquablement chor&eacute;graphi&eacute;s et tiendraient une juste place dans les annales du genre, mais comme dans les "Seigneurs des Anneaux", l'abus de num&eacute;rique ruine beaucoup l'effet. Trop c'est trop serais-je tent&eacute; d'&eacute;crire.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">Encore peut-on se f&eacute;liciter d'avoir, seulement,&nbsp;eu droit &agrave; une version raccourcie pour Occidentaux. Car l'&eacute;preuve, et parfois le supplice,&nbsp;tra&icirc;nent en longueur, le raffinement des tortures chinoises n'est plus un secret pour personne... N'en d&eacute;plaise &agrave; l'Arm&eacute;e Imp&eacute;riale nipponne qui mit toute son application &agrave; les surpasser! </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">Woo d&eacute;clare dans l'une des deux revues de r&eacute;f&eacute;rence (dans <em><span style="font-family: Verdana;">Positif,</span></em> qui va m&ecirc;me jusqu'&agrave; crier au chef-d'oeuvre, je vais avoir du mal et surtout aucune envie de ferailler avec mes coll&egrave;gues pour la d&eacute;fendre ce coup-ci...) que le raccourcissement s'imposait pour les Europ&eacute;ens car nous n'aurions pas pu nous y retrouver avec tous ces personnages, et je le confirme. Quel mic-mac!!!</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">En plus&nbsp;d'une situation g&eacute;opolitique pour le moins complexe, il est difficile, en effet, pour l'Occidental de base, quand bien m&ecirc;me il poss&egrave;de des g&egrave;nes asiatiques, de diff&eacute;rencier tous les personnages, surtout au bout de x heures de film, de poursuite, de retournement de situations et de vestes!</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">J'attendais donc beaucoup, tout acquis &agrave; la cause de John Woo apr&egrave;s "Une balle dans la t&ecirc;te", "The Killer" ou "A toute &eacute;preuve"... mais en vain.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">Enfin j'ai tout de m&ecirc;me pu me soulager avec quelques sourires, voire&nbsp;quleques rires, salvateurs, car plusieurs s&eacute;quences sont pitoyablement <em><span style="font-family: Verdana;">too much</span></em>. Mon d&eacute;sapointement f&ucirc;t tel que je ne savais plus, &agrave; certains moments, si ce que je voyais &eacute;tait ironique, au second degr&eacute;, ou si je faisais&nbsp;simplement preuve de "mauvais esprit".</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">Ce plantage en beaut&eacute; doit sans aucun doute nous pousser &agrave; interroger les relations cin&eacute;matographiques Chine-Hollywood, film d'action asiatique-film d'action hollywoodien. O&ugrave; est l'&acirc;me de Woo? A-t-il &eacute;puis&eacute; un style qui lui &eacute;tait si remarquablement propre comme Kitano semble l'avoir fait au terme de ses trois volets suicidaires?</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">Woo peut-il remonter sur le ring apr&egrave;s "&ccedil;a"?</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">Je l'esp&egrave;re.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">&nbsp;</span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">Et Jia Zhang-ke dans tout &ccedil;a?</span></span><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;"></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">Apr&egrave;s une telle am&egrave;re d&eacute;ception ma joie n'en a &eacute;t&eacute; que plus grande d'&ecirc;tre litt&eacute;ralement et totalement transport&eacute; par "24 city". L&agrave; tous mes espoirs ont &eacute;t&eacute; combl&eacute;s et au-del&agrave;.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">J'ai peine &agrave; m'&eacute;tendre tant le film est d'une beaut&eacute; saisissante, Jia passe avec brio de situations qui font craindre la banalit&eacute; ou le "sans int&eacute;r&ecirc;t" &agrave; des moments de pure jouissance esth&eacute;tique, &eacute;motionnelle et intellectuelle.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">Il s'impose &agrave; nouveau avec ce dernier opus comme l'un des tr&egrave;s grands r&eacute;alisateurs chinois actuels (et l'on se doit de ne point oublier qu'il en existe peut-&ecirc;tre des dizaines comme lui en Chine mais de nous totalement inconnus).</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">En fait, entre Woo et lui, c'est un peu comme entre Brisseau et Pasolini, le poussif le dispute au sublime, Brisseau s'emm&ecirc;le les pinceaux en d&eacute;pit de hautes aspirations (louables d'ailleurs)&nbsp;&agrave; &eacute;claircir&nbsp;le myst&egrave;re du d&eacute;sir, de l'Eros, de l'extase alors que Pasolini &eacute;volue haut, si haut!</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; color: black; font-family: Verdana;">Mais c'est l'objet d'un autre modeste texte que je commets ci-apr&egrave;s (je me limiterai d'ailleurs&nbsp;&agrave; Brisseau dont j'ai proportionnellement une meilleure connaissance de l'oeuvre, restons modeste!)</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></p>]]></description>
<category>Le Petit Cin&#195;&#169;ma</category>
<pubDate>Mon, 13 Apr 2009 01:55:23 +0000</pubDate>
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</item>
<item>
<title>A l'aventure... et quelle aventure (consternante)!</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-76192-billet-1009915.html</link>
<description><![CDATA[<p><strong><span style="text-decoration: underline;">A l'aventure... et quelle aventure (consternante)!</span></strong></p>
<p>Ayant d&eacute;couvert tr&egrave;s r&eacute;cemment l'oeuvre de Jean-Claude Brisseau et l'ayant rencontr&eacute; en notre bon Lux l'ann&eacute;e derni&egrave;re ou la pr&eacute;c&eacute;dente, j'ai de l'amiti&eacute; pour le personnage, bourru, accabl&eacute; par tous ou presque et travaill&eacute; par des interrogations et une recherche digne d'int&eacute;r&ecirc;t car touchant au mysticisme.</p>
<p>J'ai appr&eacute;ci&eacute; "Les anges exterminateurs" et "Choses secr&egrave;tes", m&ecirc;me s'il est vrai que ma pr&eacute;f&eacute;rence allait &agrave; l'un des deux, mais au quel d&eacute;j&agrave;? Passons.</p>
<p>Malgr&eacute; mes &eacute;tats d'&acirc;mes je dois tout de m&ecirc;me confesser m'&ecirc;tre profond&eacute;ment ennuy&eacute;, trop souvent, durant la projection de ce "dernier volet" de la trilogie comme il est pr&eacute;sent&eacute; dans un grand quotidien national.</p>
<p>Quel ennui mes amis!</p>
<p>Poussif est le terme qui me semble le plus appropri&eacute;.</p>
<p>Ni le charme de l'actrice principale ni la bonne performance d'Etienne Chicot ne sauvent ce mauvais film.</p>
<p>Je pressens d&eacute;j&agrave; ce que ces avis vont m'attirer comme foudres de la part de mes camarades mais l&agrave;... non!</p>
<p>Je suis vraiment atterr&eacute; par ce qui figure dans <em>Les Cahiers,</em> mais une fois n'est pas coutume!</p>
<p>En fait, et &agrave; plusieurs reprises pendant la projection, je me suis pos&eacute; une question toute b&ecirc;te que j'ai pu creuser en rentrant chez moi (lou&eacute;e soit la TNT) : qu'est-ce qui diff&eacute;rencie ce film des innombrables films "&eacute;rotiques" de type M6 (dans le temps) ou NT1 ou TMC aujourd'hui???</p>
<p>La pens&eacute;e de Brisseau est sans nul doute bien au-del&agrave; de la simple grivoiserie de caserne, mais le passage &agrave; l'acte, sa r&eacute;alisation est mollassonne et tombe donc &agrave; plat. Clich&eacute;s, enfilade de sc&egrave;nes "t&eacute;l&eacute;phon&eacute;es", jeu parfois outr&eacute;e des acteurs... dire qu'on loue de-ci de-l&agrave; le sc&eacute;nario!!! Bref c'est &agrave; se demander si dans quelques d&eacute;cennies on ne rangement pas ce film &agrave; c&ocirc;t&eacute; des Max Pecas?</p>
<p>J'en suis attrist&eacute; car je suppose, bien que je finisse par en douter, que l'orgasme, la jouissance ultime, l'extase sexuelle ou mystique (diff&eacute;rentes&nbsp;si j'ai bien compris le propos de Brisseau, mais s'en rend-t-on compte dans ce film??) est&nbsp;un&nbsp;bel objet de captation cin&eacute;matographique.</p>
<p>Ces &eacute;tats myst&eacute;rieux, dans la mesure o&ugrave; ils sont&nbsp;plus ou moins&nbsp;difficilement accessibles, ineffables par nature, sont terriblement excitants d'un point de vue filmique. Est-il possible de les filmer? Pr&eacute;sentement, j'en conclurai que non...&nbsp;</p>
<p>S'il s'agissait d'un troisi&egrave;me et dernier volet traitant du plaisir f&eacute;minin et si c'est une r&eacute;ussite, je souhaite vivement que M. Brisseau passe &agrave; autre chose et qu'il nous propose enfin quelque chose qui pr&ecirc;te plus &agrave; r&eacute;flexion qu'&agrave; l'excitation... de nos zygomatiques.</p>]]></description>
<category>Le Petit Cin&#195;&#169;ma</category>
<pubDate>Mon, 13 Apr 2009 01:54:12 +0000</pubDate>
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<title>Häxan - Benjamin Christensen</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-76192-billet-891451.html</link>
<description><![CDATA[<SPAN lang=FR>
<P align=justify><STRONG><U><FONT size=3>«&nbsp;Häxan&nbsp;», chef-d'&#339;uvre du fond des âges</FONT></U></STRONG></P>
<P align=justify>La projection dans le cadre d'un ciné-concert en préambule des <I>Boréales</I> de ce film muet des années 20 fut un régal, musique et images en communion, témérité du cinéaste, propos, montage, je n'ai pu que me régaler sans retenue. Quel plaisir&nbsp;!</P></SPAN><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1002719&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Le Petit Cin&#195;&#169;ma</category>
<pubDate>Fri, 31 Oct 2008 08:14:39 +0000</pubDate>
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</item>
<item>
<title>Tonnerre sous les tropiques - Ben Stiller</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-76192-billet-891410.html</link>
<description><![CDATA[<SPAN lang=FR>
<P align=justify><STRONG><U><FONT size=3>«&nbsp;Tonnerre sous les tropiques&nbsp;»&nbsp;: tempête dans un verre d'eau.</FONT></U></STRONG></P>
<P align=justify>A quoi tient-il que Ben Stiller ait tant de bonnes idées qui, une fois montées sous la forme d'un film (qu'il l'ait réalisé par lui-même ou qu'il y participe), tombent à l'eau sans le moindre bruit d'éclairs ou de tonnerre&nbsp;?</P>
<P align=justify>«&nbsp;Zoolander&nbsp;», plat, «&nbsp;Mystery men&nbsp;», poussif, et son dernier navet, consternant.</P>
<P align=justify>Je pense que les fausses bandes-annonces dont le spectateur est accablé dès l'avant-film sont d'un minable difficile à décrire.</P>
<P align=justify>C'est ensuite un enchaînement de gags, drôles sur le papier, mais consternant dans le cadre du film. Des numéros d'acteur que l'on découvre sans pouvoir s'y investir émotionnellement.</P>
<P align=justify>Et pour ce qui est de la performance salué partout de Tom Cruise&nbsp;?</P>
<P align=justify>Est-ce que le simple fait de se trémousser en se grimant suffit à faire de vous un génie de l'actorat&nbsp;?</P>
<P align=justify>Non, définitivement à ce jour, je ne peux sauver le soldat Stiller que dans «&nbsp;La nuit au musée&nbsp;», et bien évidemment dans «&nbsp;Mary à tout prix&nbsp;».</P>
<P align=justify>A la prochaine&nbsp;!</P></SPAN><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1002683&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Le Petit Cin&#195;&#169;ma</category>
<pubDate>Fri, 31 Oct 2008 01:51:28 +0000</pubDate>
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</item>
<item>
<title>Le crime est notre affaire - Pascal Thomas</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-76192-billet-891409.html</link>
<description><![CDATA[<SPAN lang=FR>
<P align=justify><FONT size=3><U><STRONG>«&nbsp;Le crime est notre affaire&nbsp;» et a bien fait la mienne, avec quelques bémols.</STRONG></U></FONT></P>
<P align=justify>J'apprécie la subtilité et le charme désuet des différents films de la mouvance Thomas/Bonitzer, les dernières adaptations de la «&nbsp;vieille anglaise&nbsp;» (avec tout mon respect).</P>
<P align=justify>«&nbsp;Légèreté&nbsp;» est le terme dont use Jean-Michel Arnold, je me joins modestement à sa qualification. Les dialogues sont ciselés et souvent savoureux, les acteurs, bien qu'ils «&nbsp;fassent du...&nbsp;» sont agréables et souvent subtilement drôles. </P>
<P align=justify>En bref, c'est bien un cinéma léger et plaisant qu'il me sied de retrouver années après années. Je nourris toutefois une légère crainte car ce dernier opus était un tantinet moins brillant que «&nbsp;L'heure zéro&nbsp;» ou «&nbsp;Le grand alibi&nbsp;».</P>
<P align=justify>J'attends donc le prochain film de l'un ou de l'autre pour pouvoir, je l'espère, apaiser mes craintes.</P></SPAN><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1002682&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Le Petit Cin&#195;&#169;ma</category>
<pubDate>Fri, 31 Oct 2008 01:49:21 +0000</pubDate>
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</item>
<item>
<title>The barefoot contessa - Joseph L. Mankiewicz</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-76192-billet-891408.html</link>
<description><![CDATA[<SPAN lang=FR>
<P align=justify><STRONG><U><FONT size=3>The Barefoot Contessa, ou comment j'ai réussi à être déçu par un film de Mankiewicz&nbsp;!</FONT></U></STRONG></P>
<P align=justify>Que de joies je dois à ma découverte de Mankiewicz grâce au cours de Vincent Amiel il y a deux ans... Autant dire qu'avec ma modération habituelle je portais Mankiewicz au pinacle.</P>
<P align=justify>C'est donc fort confiant que je me suis précipité au Café pour déguster ce film, et que j'y ai amené des amis (qui fort heureusement, ont apprécié le film).</P>
<P align=justify>Mais que s'est-il passé&nbsp;? Je pense que ma déception tient à plusieurs éléments, notamment au niveau de la forme, redondante, parfois trop démonstrative, mais le ridicule (je n'ai pas peur du terme) de certaines scènes musicales qui auraient tant gagnées à être un peu plus élaborées et réalistes a achevé de me désespérer. Où est mon «&nbsp;Eve&nbsp;»&nbsp;? Et le formidable «&nbsp;Dragonwyck&nbsp;»&nbsp;? La subtilité de la «&nbsp;Lettre...&nbsp;»&nbsp;? Mankiewicz semble peiner ici.</P>
<P align=justify>Et ses acteurs semblent également en peine. Humphrey Bogart est lessivé par la pluie lors de l'enterrement... Ava Gardner est ridicule lorsqu'elle danse le flamenco, enfin ce qui est censé en être. Oui les scènes «&nbsp;musicales&nbsp;» sont particulièrement mauvaises. La scène de danse flamenco dans le camp de gitan est proprement ridicule, aujourd'hui on lapiderait un tel ratage. Rien ne va&nbsp;: si l'on peut comprendre qu'il s'agit d'un flamenco c'est parce que l'on est doué d'une faculté d'imagination particulièrement développée. Une amère déception donc.</P></SPAN><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1002681&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Le Petit Cin&#195;&#169;ma</category>
<pubDate>Fri, 31 Oct 2008 01:47:46 +0000</pubDate>
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</item>
<item>
<title>Redacted - Brian De Palma</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-76192-billet-891406.html</link>
<description><![CDATA[<SPAN lang=FR>
<P align=justify><FONT size=3><STRONG><U>Redacted&nbsp;: ou de sombres remembrances du travelling de Kapo</U></STRONG></FONT></P>
<P align=justify>J'attendais avec grande impatience ce dernier opus de De Palma car je redoutais le pire, au final j'a plutôt été «&nbsp;agréablement&nbsp;», le terme est fort mal approprié tant ce film n'est jamais agréable, surpris.</P>
<P align=justify>Au fil de la projection je me disais que mes <I>a priori</I> allaient se révéler mal à propos mais la dernière séquence du film «&nbsp;Dommages collatéraux&nbsp;» détruisent à mon avis totalement le film.</P>
<P align=justify>J'appréciais la science de De Palma, son montage, sa re-création d'une réalité certes pas vraies mais se voulant comme telle.</P>
<P align=justify>Malgré cela, et peut-être également «&nbsp;à cause de cela&nbsp;», cette ultime séquence, abjecte, immonde, in-montable, in-montrable, me fait vomir. Le summum de l'immondice étant le soulignage (mais à ce niveau peut-on parler de simple soulignage, trop c'est trop) opéré par la musique, abject. Et il ne me semble pas qu'un quelconque élément puisse jouer en sa faveur.</P>
<P align=justify>Contrairement à certains de mes camarades du blog je la trouve indéfendable.</P>
<P align=justify>J'entends bien l'objection que l'on peut me faire, qu'elle serait une sorte de quintessence, de point ultime inévitable mais il me semble au contraire qu'elle est de trop, question de positionnement sans doute, elle m'est semblable à de fausses images qu'on aurait inséré par un montage malhonnête à un film de libération des camps.</P></SPAN><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1002679&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Le Petit Cin&#195;&#169;ma</category>
<pubDate>Fri, 31 Oct 2008 01:45:54 +0000</pubDate>
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