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<copyright>Copyright 2008 Blogg</copyright>
<pubDate>Fri, 24 May 2013 15:50:04 +0200</pubDate>
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<description>La tête dans les étoiles</description>
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<title>sombre-ily</title>
<language>fr</language>
<category>Blogg</category>
<ttl>60</ttl>
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<title>Chapter One. Again.</title>
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<description><![CDATA[

<p><span style="font-size: 10.5pt;">20
minutes d'avance. D'un pas qui se voulait confiant mais qui finalement n'est
que tremblant d'appréhension, j'entre dans la gare. Une bâtisse un peu délabrée,
un bâtiment qui mériterait peu d'attention. A droite, des gens font la queue. A
gauche, d'autres, assis sur les trois bancs de libres, des bagages pour
certains, posés à leurs pieds. Je passe les portes qui donnent sur le quai. Il
y a déjà du monde. Je m'appuie contre le mur blanc, devant les rails, juste à
côté de la pendule, qui avançait bien trop lentement, à mon gout. A ma droite,
sur le dernier banc, était ramassés des vieilles affaires, une valise, et une
vieille femme, la robe bleue. Elle semblait sereine. Juste à côté de moi, une
jeune femme poussait une poussette, contenant également une valise un peu
vieillotte. Sur son dos, un joli bébé c'était endormi. Elle faisait des va et
viens pour le bercer, sur le peu de chemin séparant le bâtiment des rails. A ma
gauche, également sur un banc, une dame lisant un magazine. Je me trouvais tout
près de la porte. Un monsieur avec un vélo entra, ou plutôt, sortit. Il se mit
à ma gauche, sans un bruit, dans la plus grande discrétion. Il y avait un peu de
bruit au guichet. L'heure ne voulait pas tourner. N'en pouvant plus, je pris
mon téléphone portable et fit sonner celui de mon ange. La dame et son enfant
parcouraient toujours le même chemin. Un autre monsieur et son vélo apparurent.
Cette fois, ils s'installèrent à ma droite. En pantalon moulant noir et en
petit pull, il venait de se prendre l'averse. Il fouilla dans une poche
accrochée à l'arrière de son vélo et en sortit une veste, qu'il enfila. Mon
portable vibra. Mon ange. Je décrochais, et tout en parlant, continuais a
observer curieusement le cycliste, qui, par dessus son pantalon, s'en mis un
autre de randonnée. On raccrocha. Je remis mon portable dans ma poche gauche.
Je regardais l'heure. Encore une dizaine de minutes. Je constatais que pendant
mon appel, la femme et son fils s'était déplacé vers le banc de droite. Les
portes s'ouvrirent. Un garçon sortit. Il se mit devant moi. Paysage assez
déplaisant. Enfin, il se mit de l'autre coté des portes. Il défit un n&#339;ud sur
les écouteurs qu'il tenait entre ses doigts, puis, se les enfonça dans les
oreilles. Une autre femme venait de sortir. Un gros sac de voyage sur le dos,
une baguette de pain dans la main. Blonde, jolie. Elle alla s'assoir sur le
banc de gauche, et commença son festin. Un cout d'&#339;il vers la pendule. La femme
repassa devant moi, et l'instant d'après, ressortit avec un billet entre les
mains, un bout de pain entre les dents. Un homme fit également son entrée. Il
était assez costaud. Son visage me rappelait quelqu'un, ou peut-être confondais-je.
Il s'éloigna pour appeler. Il avait une voix de crécelle. Je pouvais même
entendre sa conversation. Je tournais la tête. La pendule annonçait 14h20. Un
bruit sonore. Un léger tremblement. Mon c&#339;ur accélérait. Je le vis. Il était
bleu cette fois. Captivée, je vis à peine deux adolescentes rentrer dans la
gare. Il était là. Les 20 minutes les plus longues de ma vie. Je le cherchais.
Les visages défilaient. Je le vis. Derrière un autre homme, attendant derrière
la porte, attendant son ouverture. Il était la. Plus rien ne comptais
désormais. Je le retrouvais enfin. Le plus parfait de tous les anges.<strong><span style="font-weight: normal;"> Et je compris, la différence. Les autres, ils
n'attendaient qu'un train. Moi, c'était la vie, que j'attendais.</span></strong></span></p>

]]></description>
<category>sombre-ily</category>
<pubDate>Mon, 30 Jun 2008 20:03:29 +0000</pubDate>
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