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<copyright>Copyright 2008 Blogg</copyright>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 07:10:21 +0100</pubDate>
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<category>Blogg</category>
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<item>
<title>L'avenir de la planète enjeux !</title>
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<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Bonjour, <br /><br />En attendant les r&eacute;cits de la Chine et du Japon, voici de quoi vous occuper.<br />Matthieu Monceau, ancien voyageur tourdumondiste en v&eacute;lo couch&eacute; se rend de Toulouse &agrave; Copenhague en ce moment m&ecirc;me. <br />Pourquoi ? Simplement pour montrer qu'en tant que citoyen, il sera pr&eacute;sent pour observer ce que les politiciens d&eacute;cideront&nbsp; de faire en faveur de l'humanit&eacute; et de la plan&egrave;te. Vont-ils enfin privil&eacute;gier l'int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral ? ou bien vont-ils comme &agrave; chaque fois privili&eacute;gier le syst&egrave;me &eacute;conomique qui d&eacute;truit la plan&egrave;te en remplissant leurs comptes bancaires ?<br /><br />En tant que citoyen, bougez vous car nous sommes vraiment vraiment vraiment en &eacute;tat d'extr&ecirc;me urgence !!!</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Pour vous, vos enfants, merci !<br /></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Plus d'infos sur le site Internet de Matthieu :<br /><a href="http://tourdumondeenbent.free.fr/ecologie_copenhague2009_cadres.html">http://tourdumondeenbent.free.fr/ecologie_copenhague2009_cadres.html<br /><br /></a><br />extrait du site de Matthieu :<br /><br /></span><span style="font-size: medium;">L'avenir            du climat plan&eacute;taire se jouera &agrave; Copenhague ce mois de            d&eacute;cembre 2009. C'est l&agrave; que se r&eacute;uniront les chefs            d'&eacute;tats de tous les pays pour d&eacute;cider des mesures qu'ils            sont pr&ecirc;ts &agrave; prendre face au r&eacute;chauffement (suite            de Kyoto en 1997). Or les objectifs qu'ils annoncent actuellement ne            sont absolument pas &agrave; la hauteur des enjeux (par exemple, les            Etats-Unis d&rsquo;Am&eacute;rique proposent une r&eacute;duction de            7% des rejets de CO2 alors qu&rsquo;il faudrait r&eacute;duire d&rsquo;au            moins 40%).</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><img src="http://tourdumondeenbent.free.fr/blnk.gif" alt="" width="31" height="12" />Aujourd'hui            d&eacute;j&agrave;, tous les indicateurs sont au rouge. Le GIEC (groupement            international d'expert climatique, regroupement de plus de 2500 scientifiques            de tous les pays) n'exclue pas un r&eacute;chauffement de plus de 5&deg;C            d'ici la fin du si&egrave;cle. 5&deg;C au niveau de la plan&egrave;te,            c'est la diff&eacute;rence entre la derni&egrave;re &egrave;re glaciaire            et aujourd'hui. </span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><img src="http://tourdumondeenbent.free.fr/blnk.gif" alt="" width="31" height="12" />Laisser            faire le r&eacute;chauffement, c'est aller droit vers plus d'inondations,            de temp&ecirc;tes, de s&eacute;cheresses, de p&eacute;nuries d'eau,            d'augmentation du prix des aliments, de famines dues aux mauvaises r&eacute;coltes,            de d&eacute;placements massifs de populations, de guerres, perte de            biodiversit&eacute;, etc. Ce serait un crime contre l'humanit&eacute;.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><img src="http://tourdumondeenbent.free.fr/blnk.gif" alt="" width="31" height="12" />Partout            sur la plan&egrave;te, les citoyens doivent se mobiliser pour faire            comprendre &agrave; leurs d&eacute;cideurs que la seule alternative            possible sera d'adopter les mesures recommand&eacute;es par les scientifiques            et les ONG.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><img src="http://tourdumondeenbent.free.fr/blnk.gif" alt="" width="31" height="12" />Les            n&eacute;gociations se d&eacute;rouleront du 7 au 18 d&eacute;cembre            2009 et un rassemblement devant le parlement de Copenhague est pr&eacute;vu            le 12 d&eacute;cembre. Des personnes des quatre coins de la plan&egrave;te            se rendront &agrave; ce rassemblement. </span></span></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1196598&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Infos diverses</category>
<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 13:53:33 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-70938-billet-1108218.html</guid>
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<item>
<title>Concert de soutien aux faucheurs volontaires</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-70938-billet-1099702.html</link>
<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><br /><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Nous nous permettons de faire un peu de pub pour cette soir&eacute;e o&ugrave; vous pourrez &eacute;couter de la bonne musique, manger de bon produits locaux et soutenir des citoyens qui s'engagent &agrave; fond pour la sauvegarde d'un monde vivable. <br />Le tout dans une ambiance tr&egrave;s conviviale !<br />Alors &agrave; Vendredi soir &agrave; l'Asphod&egrave;le (Le Poin&ccedil;onnet 36)!</span></span></p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1188152&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Infos diverses</category>
<pubDate>Wed, 28 Oct 2009 02:26:12 +0000</pubDate>
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<title>Photos de Chine</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-70938-billet-1099695.html</link>
<description><![CDATA[<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><strong><span style="font-size: medium;">Cliquez <a href="http://picasaweb.google.com/portraitdeplanete/Chine1?feat=directlink">ICI</a> pour voir les photos de notre premier passage dans l'empire du milieu, la Chine populaire !<br /><br />Vidu <a href="http://picasaweb.google.com/portraitdeplanete/Chine1?feat=directlink">Cxi tie</a>, bildojn de Cxinio.</span></strong></span></p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1188146&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Photos</category>
<pubDate>Wed, 28 Oct 2009 02:07:04 +0000</pubDate>
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<title>Vietnam Episode 5  : Conférence Esperanto, fin des vacances pour Anne puis fin du Vietnam pour nous.</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-70938-billet-1099531.html</link>
<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Et voici la fin du voyage au Vietnam. D'un point de vue relations humaines, nous aurons eu dans ce pays des exp&eacute;riences tr&egrave;s difficiles. Heureusement que les esp&eacute;rantistes que nous avons rencontr&eacute;s ont &eacute;t&eacute; formidables et nous ont permis d'appr&eacute;cier leur beau pays &agrave; sa juste valeur.<br /><br /><strong>Du 12 au 20 ao&ucirc;t  2009 (268km)</strong></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;"> Le 12 ao&ucirc;t au petit matin. Nous avons fini de pr&eacute;parer notre diaporama pr&eacute;sentant la premi&egrave;re partie de notre voyage. Nous prenons un rapide petit d&eacute;jeuner sur le toit de l'h&ocirc;tel puis notre ami Verda Rivero vient nous chercher pour nous guider vers la salle de conf&eacute;rence. A 8h45, nous sommes dans la salle qui a &eacute;t&eacute; d&eacute;cor&eacute;e pour l'occasion. Un grand panneau &eacute;crit en esp&eacute;ranto nous souhaite la bienvenue (Bonvenon al Portreto de Planedo). Des esp&eacute;rantistes locaux ainsi que des membres d'associations d'amiti&eacute; franco-vietnamienne viennent prendre place. 9h30, la conf&eacute;rence commence. Thu traduit l'esp&eacute;ranto en vietnamien et tout se passe bien du d&eacute;but &agrave; la fin. Apr&egrave;s la pr&eacute;sentation du diaporama, le moment des &eacute;changes a &eacute;t&eacute; tr&egrave;s int&eacute;ressant et nous avons &eacute;t&eacute; tr&egrave;s agr&eacute;ablement surpris par les questions qui tournaient toujours autour de la protection de l'environnement. Nous ne pouvions pas toujours apporter de r&eacute;ponses pr&eacute;cises aux questions du genre : mais alors que faire ? Car les r&eacute;ponses se trouvent probablement en chacun de nous. Nous sommes tous des pollueurs, c'est donc &agrave; chacun d'entre nous d'&eacute;tudier la question et de changer ses comportements pour diminuer la taille de notre empreinte &eacute;cologique. </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Les journalistes nous attendaient &agrave; la sortie et nous avons pu nous en donner &agrave; coeur joie pour faire passer le message. Esp&eacute;rons seulement que nous aurons &eacute;t&eacute; compris.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">&nbsp;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;"> En fin de matin&eacute;e, on nous invite &agrave; une petite ballade dans Hano&iuml; pour rejoindre un restaurant chic, fr&eacute;quent&eacute; parait-il, par le roi du Cambodge. Nous p&eacute;dalons dans un peloton d'esp&eacute;rantistes &agrave; v&eacute;lo qui est lui m&ecirc;me entour&eacute; par un groupe de motos compos&eacute; de journalistes et d'esp&eacute;rantistes. Tout cet essaim &eacute;voluant au sein d'un flot continu et infini de motos. Vu du ciel, l'image devait valoir le coup d'oeil. Arriv&eacute;s au resto au bord d'un lac, Verda Rivero nous explique qu'au fond des eaux il y a toujours la carcasse d'un avion de guerre am&eacute;ricain qui s'est &eacute;cras&eacute; ici en plein centre ville. Le repas fut tr&egrave;s bon, bien meilleur que ce que nous pouvons trouver dans les petits restos de rue.  Deux vietnamiens francophones nous invitent au bal ce soir! Comme &ccedil;a sans trop r&eacute;fl&eacute;chir, nous acceptons et le rendez-vous est pris pour 20h00.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;">20h00 sonne et sans trop savoir o&ugrave; nous allons, nous suivons ces deux hommes. Nous nous retrouvons dans une grande salle de bal o&ugrave; ne dansent que des confirm&eacute;s ! Nous restons assis &agrave; regarder le spectacle. Sur une musique plut&ocirc;t de style disco les couples dansent la valse, le chacha, le tango, la salsa. C'est du grand, grand spectacle ! Et parfois nous ne pouvons nous emp&ecirc;cher d'&eacute;clater de rire en voyant des danseuses pencher et balancer la t&ecirc;te comme des marionnettes, ou bien lorsqu'un homme trop grand danse avec une femme trop petite et que l'air de rien, il la soul&egrave;ve tellement qu'elle n'a plus du tout les pieds par terre. Tous sans exception, on dirait de vraies caricatures. Le film ''Dirty dancing'' version danse de salon. Nos copains nous poussent sur la piste. Finalement on se laisse tenter par une danse traditionnelle du Laos. Heureusement, le ridicule ne tue pas. Vers 23h00, la danse de salon se termine et commence la techno. C'est alors que tout notre stress accumul&eacute; au Vietnam, se lib&egrave;re. Tous les trois avec Anne, nous sautons comme des fous, bougeant dans tous les sens et ex&eacute;cutant des pogos (pas vraiment une danse, le pogo consiste &agrave; se jeter l'un sur l'autre comme des b&ecirc;tes), nous &eacute;vacuons toute cette &eacute;nergie qui commen&ccedil;ait &agrave; nous peser. Une fois lib&eacute;r&eacute;s, nous rejoignons nos deux comp&egrave;res qui visiblement ne sont pas fans de la musique &eacute;lectro et peut-&ecirc;tre un peu choqu&eacute;s par nos fa&ccedil;ons de danser. Nous rejoignons notre chambre d'h&ocirc;tel o&ugrave; nous passons enfin une bonne nuit.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;"> Le 14 juillet, Anne fait ses valises. Elle a revendu son v&eacute;lo &agrave; une esp&eacute;rantiste. Nous embarquons son gros carton renfermant une t&ecirc;te de dragon et son gros sac &agrave; dos sur nos v&eacute;los, Anne transporte Hyen sur son v&eacute;lo. Sur le chemin de l'a&eacute;roport, on ne parle pas beaucoup. Hyen et Fouah nous accompagnent. Pendant ce long s&eacute;jour &agrave; Hano&iuml; des liens suffisamment forts se sont tiss&eacute;s et bien entendu, au moment de la s&eacute;paration, les larmes coulent de tous les cot&eacute;s. Nous avons beaucoup aim&eacute; la visite d'Anne m&ecirc;me si le Vietnam ne fut pas un pays facile pour nous. Elle nous aura bien fait rire! Elle n'est pas clown pour rien! On mettra plus tard ses coordonn&eacute;es sur notre blog pour vous montrer ce qu'elle propose comme spectacles. Si vous voyez le spectacle sur la conf&eacute;rence du dragon, vous verrez la grosse t&ecirc;te de dragon qu'elle a rapport&eacute; du Vietnam (on pr&eacute;cise pour les enfants, il s'agit d'un vrai dragon)!!! Pour nous, les adieux avec les esp&eacute;rantistes du Vietnam ont lieux le lendemain soir. Hyen et Fouah viennent nous dire au revoir. C'est toujours triste de quitter des gens avec qui nous avons pass&eacute;s de bons moments.<br /></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;"> Le 16 ao&ucirc;t, nous quittons Hano&iuml; mais pas la pollution ni le bruit. Pour rouler, nous  devons utiliser nos masques et nos lunettes tellement il y a de poussi&egrave;re. Le d&eacute;railleur avant du v&eacute;lo d'Alice est cass&eacute;. Impossible de changer de plateau, il faudra monter sur du 40 dents. En clair, &ccedil;a va &ecirc;tre tr&egrave;s dur dans les mont&eacute;es.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;">En plus des masques et lunettes, nous devons p&eacute;daler avec des bouchons d'oreille car tous les v&eacute;hicules qui nous doublent, klaxonnent. C'est une vraie maladie chez les vietnamiens. En plus il n'y a aucune limite dans les d&eacute;cibels. Les bouchons d'oreilles sont absolument indispensables si on tient &agrave; garder un minimum d'audition. </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Point de vue climatique, il fait tr&egrave;s tr&egrave;s chaud et moite. Pour savoir comment nous nous sentons, mettez vous &agrave; la place de deux grains de riz perdus dans une cocotte-minute sur le feu. Dans cet enfer, personne ne p&eacute;dale &agrave; part quelques &eacute;coliers. Sur cette route vers la Chine, nous nous faisons doubler par d'innombrables camions bourr&eacute;s de cochons entass&eacute;s exactement comme des sacs de riz. Si vous parlez de bien-&ecirc;tre animal &agrave; ces gens la, vous allez les faire beaucoup rire, c'est s&ucirc;r!</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;">En passant &agrave; cot&eacute; d'un poste de contr&ocirc;le, un camion de cochons s'arr&ecirc;te. Un policier masqu&eacute; sort sa pompe &agrave; traiter et, avec une grande lance, commence &agrave; asperger les cochons. Nous n'avons pas le temps de comprendre ce qui se passe, nous sommes au passage, aussi arros&eacute;s. Comme &ccedil;a, nous ne craignons plus rien, nous avons notre dose d'antibiotique contre la grippe du cochon ! Cette route principale &eacute;tant vraiment trop bruyante et dangereuse, nous d&eacute;cidons de bifurquer sur une petite route secondaire circulant dans les montagnes. Physiquement, c'est beaucoup plus difficile, mais en m&ecirc;me temps, les paysages sont magnifiques et les gens plus tranquilles. Un soir, nous dormons dans un h&ocirc;tel o&ugrave; se pr&eacute;pare un grand banquet de leaders communistes locaux. Ils n'ont s&ucirc;rement pas l'habitude de recevoir des &eacute;trangers alors c'est la f&ecirc;te avec nos passeports qui passent de mains en mains. Ils sont pli&eacute;s, froiss&eacute;s et subissent vraiment de mauvais traitements. Ils ont beau &ecirc;tre plus nombreux et pas d'accord, nous d&eacute;cidons de r&eacute;cup&eacute;rer de force nos passeports et nous leur donnons &agrave; la place des photocopies. Pour se faire pardonner de ce mauvais accueil, un camarade coco nous invite &agrave; boire de la bi&egrave;re. Il est en train de pr&eacute;parer des petits drapeaux communistes avec des baguettes en bambou. Le banquet se pr&eacute;pare, la salle se d&eacute;core petit &agrave; petit et les bouteilles de vins et les plats de viandes commencent &agrave; se disperser sur les tables. Pendant qu'&agrave; l'ext&eacute;rieur, les paysans vont manger leur bol de riz quotidien, les chefs du parti dans cette petite f&ecirc;te priv&eacute;e, vont s'en mettre jusque l&agrave;.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Le lendemain, l'&eacute;tape est tr&egrave;s difficile. Le soleil est br&ucirc;lant et l'ombre tr&egrave;s rare car les for&ecirc;ts ont toutes &eacute;t&eacute; coup&eacute;es. Dans une mont&eacute;e particuli&egrave;rement difficile &agrave; 10% sur 5km, nous ne supportons plus les br&ucirc;lures du soleil &agrave; tel point que nous finissons par nous cacher &agrave; l'ombre de grandes herbes du bord de la route. Recroquevill&eacute;s sous cet abri rudimentaire, nous agitons notre &eacute;ventail jusqu'&agrave; ce qu'un nuage nous permette de continuer sur quelques dizaines ou centaines de m&egrave;tres. Puis nous nous r&eacute;fugions &agrave; nouveau sous un arbuste. Malgr&eacute; cette torture solaire, nous appr&eacute;cions quand m&ecirc;me ces lieux tranquilles sans circulation, sans humain ou presque et en plus m&ecirc;me pas agressif. Quand les enfants rentrent de l'&eacute;cole, ils portent tous leur tabouret de classe en plastique rouge. A notre grand regret, nous n'avons pas eu l'occasion de visiter l'une de ces &eacute;coles rurales. Cela aurait sans doute &eacute;t&eacute; tr&egrave;s instructif. Au vue des panneaux qui ornent parfois les &eacute;coles et les camps militaires sur la grandeur du peuple communiste et la gloire de Staline, l'&eacute;ducation des enfants doit se r&eacute;sumer en priorit&eacute; &agrave; l'apprentissage de l'ob&eacute;issance et le refoulement de tout questionnement qui mettrait en doute la grandeur de la nation. Bref, ici au Vietnam on n'a pas encore sorti m&eacute;m&eacute; des orties.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;"> Dans la petite ville frontali&egrave;re, nous essayons de trouver un bureau de change, mais il n'y en a pas. Alors nous cherchons un commer&ccedil;ant avec qui marchander nos Dongs contre des Yuans. La premi&egrave;re commer&ccedil;ante veut nous refiler des faux billets &agrave; un taux incroyable. Nous allons voir ailleurs et nous marchandons avec un vendeur de fringues ''made in China''. Il nous propose un taux int&eacute;ressant. On se demande o&ugrave; est l'arnaque ? Mais apr&egrave;s tout, nous sommes peut-&ecirc;tre tomb&eacute;s dans une maison honn&ecirc;te. Il nous faudra attendre d'&ecirc;tre en Chine pour constater que ce voyou, nous a arnaqu&eacute;s en nous refilant des billets de 50 centimes de Yuans au lieu de 5 Yuans, car sur le billet de 50 centimes, il est juste &eacute;crit 5. Du d&eacute;but &agrave; la fin, on se sera fait arnaqu&eacute; au Vietnam.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;"> Le passage de la fronti&egrave;re avec la Chine se fait par contre les doigts dans le nez. Nous avions beaucoup de craintes, mais finalement gr&acirc;ce &agrave; nos super v&eacute;los nous avons esquiv&eacute; sans le vouloir tous les contr&ocirc;les. Au premier bureau, nous avons donn&eacute; nos passeports &agrave; tamponner, puis nous avons avanc&eacute; sans nous arr&ecirc;ter devant le bureau o&ugrave; nous devons remettre notre carte de sortie du territoire puis le bureau de contr&ocirc;le des bagages et celui de la quarantaine. Aucun contr&ocirc;le, les gars ont surtout regard&eacute; les v&eacute;los au lieu de v&eacute;rifier nos sacoches. Et c'est comme &ccedil;a que nous nous sommes soudain retrouv&eacute;s face &agrave; des fonctionnaires chinois dans un immense et affreux b&acirc;timent gris. Nous voici en Chine!</span></span></p>
<p>&nbsp;</p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1187970&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Carnet de route</category>
<pubDate>Tue, 27 Oct 2009 11:31:17 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-70938-billet-1099531.html</guid>
</item>
<item>
<title>Vietnam Épisode 4 : Retour sur Hanoï et rencontre de l'association de soutien aux victimes de l'agent orange.</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-70938-billet-1099509.html</link>
<description><![CDATA[<p><!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Du 05 au 11 ao&ucirc;t 2009 (65 km)</span></span></strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;"> Extr&ecirc;mement fatigu&eacute;s par nos trois jours de stress intense, nous r&eacute;cup&eacute;rons nos v&eacute;los &agrave; l'h&ocirc;tel Elisabeth en leur expliquant calmement qu'ils se sont bien foutus de nous et que par cons&eacute;quent nous ne resterons pas une nuit de plus dans leur &eacute;tablissement. La r&eacute;ceptionniste est au bord des larmes, pourtant nous sommes tr&egrave;s calmes et pas du tout agressifs. Nous la consolons comme nous pouvons et lui faisons comprendre qu'elle n'y est pour rien. La pauvre fille travaille 7 jours sur 7 et se fait engueuler du matin au soir par son sup&eacute;rieur et par les clients. Nous reviendrons voir le directeur un autre jour. En quittant l'h&ocirc;tel nous allons retrouver Lili et Reiku, les deux japonaises, qui louent une chambre dans une guest-house pas cher. Nous prenons une chambre, en pr&eacute;cisant au patron que nous avons des v&eacute;los. Pas de probl&egrave;me, il nous autorise &agrave; les mettre &agrave; l'int&eacute;rieur. Quelques instants plus tard, apr&egrave;s avoir pay&eacute; la chambre &agrave; l'avance, nous d&eacute;barquons avec nos v&eacute;los et l&agrave;, c'est le drame! Le patron a chang&eacute; d'avis et ne veut plus accepter nos v&eacute;los. Ce n'est pas tr&egrave;s grave, nous lui demandons de nous rembourser et nous allons voir ailleurs. Impossible pour ce monsieur de nous rembourser. Ce n'est pas tr&egrave;s grave nous lui expliquons que nous dormirons ici et que nous garerons les v&eacute;los dans la rue pour la nuit. Impossible pour ce monsieur car il ne veut pas risquer que l'on se fasse voler devant chez lui. Pas tr&egrave;s grave pour nous, nous lui expliquons qu'il y a assez de place dans son &eacute;tablissement pour mettre nos v&eacute;los sans g&ecirc;ner qui que ce soit. Impossible selon ce monsieur qui nous ressort encore un argument bidon. Ce n'est pas tr&egrave;s grave et nous lui expliquons que si c'est trop compliqu&eacute;, vraiment, il n'a qu'&agrave; nous rembourser. La n&eacute;gociation dure comme &ccedil;a longtemps sans que jamais nous ne puissions entrevoir le moindre espoir. Tout compte fait, il fini par nous accepter mais seulement pour une nuit et &agrave; condition que l'on parte &agrave; la premi&egrave;re heure demain matin. Malgr&eacute; le calme apparent, &agrave; l'int&eacute;rieur, nos nerfs sont &agrave; fleur de peau et notre sang est en &eacute;bullition. Partout on essaye de nous arnaquer, c'est franchement tr&egrave;s fatigant. Si nous &eacute;tions venus en simples touristes directement de France, nous aurions probablement pay&eacute; partout sans nous poser trop de questions mais lorsque l'on conna&icirc;t le prix pour les locaux et celui pour les blancs, il y a franchement de quoi se r&eacute;volter ! </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Nous passons plusieurs jours &agrave; chercher un logement convenable &agrave; un prix raisonnable. En d&eacute;sespoir de cause nous allons voir un h&ocirc;tel trois &eacute;toiles, pr&eacute;f&eacute;rant payer cher au moins en sachant pourquoi. Surprise compl&egrave;tement inattendue, nous arrivons &agrave; n&eacute;gocier le tarif et pour 20 dollars (soit le tarif d'une chambre pour trois, v&eacute;tuste et moisie), nous avons une belle chambre confortable, propre, calme, avec une belle salle de bain et une t&eacute;l&eacute; &eacute;cran plat dont on se passerait volontiers. </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Quelques jours avant la conf&eacute;rence, Thu vient nous rendre visite pour voir et corriger le diaporama. C'est une personne d'une gentillesse incroyable et gr&acirc;ce &agrave; lui nous pouvons rencontrer l'association VAVA &lt; </span><span style="font-size: small;"><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.vava.org.vn/">http://www.vava.org.vn</a></span> &gt;,</span><span style="font-size: small;"> Vietnam Association for Victims of Agent orange &amp; dioxin qui tente de soigner les victimes de l'agent orange de Monsanto. Nous rencontrons en particulier le professeur TRAN XUAN THU qui &eacute;tudie les effets de l'agent orange et de la dioxine sur le corps humain. Son expos&eacute; est accablant. Comment une soci&eacute;t&eacute; telle que Monsanto  peut exister encore aujourd'hui et se vanter de vouloir le bien de l'humanit&eacute; en balan&ccedil;ant dans la nature ses OGM monstrueux et son Roundup (d&eacute;sherbant tr&egrave;s utilis&eacute; &agrave; travers le monde et aussi en France.<br /><br />Apart&eacute; d'Alice :<br /></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Alice : ''Vous vous souvenez de la publicit&eacute; avec le petit chien Rex qui veut retrouver son os dans la terre du jardin. Malheureusement pour lui une ''mauvaise'' herbe, l'emp&ecirc;che de creuser! Hop un petit coup de Roundup, la plante meurt et le chien peut retrouver son os arros&eacute; de Roundup. Apr&egrave;s l'avoir mang&eacute;, il aura un bon cancer! Car cette publicit&eacute; de Monsanto mentait honteusement en disant que ce produit polluant, &eacute;tait BIODEGRADABLE, donc qu'il n'avait aucune incidence sur l'environnement! N'est-ce pas wonderful, &ccedil;a? Heureusement la justice a condamn&eacute; (un tout-petit peu) Monsanto pour cette publicit&eacute; mensong&egrave;re.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;">H&eacute;las, la France est sur le podium des plus gros utilisateurs de pesticides dans le monde. Et cette mauvaise habitude est bien ancr&eacute;e chez les agriculteurs, les municipalit&eacute;s mais aussi et surtout chez les jardiniers amateurs qui s'acharnent &agrave; vouloir un jardin PUPQD (Pas Un Poil Qui D&eacute;passe!).</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Bon je voulais juste envoyer un message de soutien &agrave; mon p&egrave;re qui loue un jardin ouvrier et qui va s&ucirc;rement arr&ecirc;ter, non pas parce que c'est dur physiquement de cultiver mais que c'est dur psychologiquement. Et oui, car r&eacute;guli&egrave;rement il re&ccedil;oit des lettres d'avis d'expulsion, de l'association des petits jardiniers, parce que son jardin n'est pas ''PUPQD'' et qu'il doit se d&eacute;p&ecirc;cher de d&eacute;sherber s'il ne veut pas &ecirc;tre vir&eacute;! En gros dans son jardin, il ne doit pas y avoir un brin d'herbe!!! Incroyable non? Les chemins doivent &ecirc;tre d&eacute;sherb&eacute;s! Ce qui n'est pas agr&eacute;able car la terre se colle en gros paquet sous les bottes! Alors beaucoup de jardiniers b&eacute;tonnent, mettent des cailloux, du sable et/ou du ROUNDUP mais surtout pas d'herbe!!! C'est sale dans un jardin! </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Mais ce n'est pas tout, entre les l&eacute;gumes aussi, tout doit &ecirc;tre ''PUPQD''! Donc la majorit&eacute; des petits jardiniers chimistes amateurs arrosent de d&eacute;sherbants entre leurs pieds de l&eacute;gumes et aspergent r&eacute;guli&egrave;rement le tout d'engrais chimiques. Vous l'aurez compris, mon p&egrave;re veut un jardin biologique, naturel et sans produits chimiques qui donneront le cancer apr&egrave;s avoir mang&eacute; des l&eacute;gumes empoisonn&eacute;s.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Si c'est pour produire de la saloperie, autant l'acheter dans les supermarch&eacute;s, &ccedil;a fera gagner du temps, &ccedil;a co&ucirc;tera moins chers et ce sera peut-&ecirc;tre plus sain car une &eacute;tude a montr&eacute; que les jardiniers amateurs avaient des l&eacute;gumes contenant plus de produits chimiques que les l&eacute;gumes industriels car ils dosent mal les produits. Je ne veux pas lancer une guerre entre les jardiniers, seulement qu'ils tol&egrave;rent mon p&egrave;re jardiner comme il le veut sur son terrain et pourquoi pas &eacute;changer des id&eacute;es de jardinage plus respectueuses de l'environnement et de la sant&eacute;. Le chiendent n'a jamais tu&eacute; personne alors, vive l'herbe verte dans les all&eacute;es!</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Bon revenons en au r&eacute;cit sur l'agent orange''.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br /></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Comment des agriculteurs, des hommes politiques, des scientifiques peuvent-ils croire Monsanto, cette firme multinationale &agrave; l'origine d'un poison aussi terrible que l'agent orange ?</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Ce produit (l'Agent Orange) n'a pas &eacute;t&eacute; con&ccedil;u comme un simple pesticide, il contient aussi une grande proportion de dioxine dont le but est ni plus ni moins d'empoisonner les hommes pour des g&eacute;n&eacute;rations et des g&eacute;n&eacute;rations, en alt&eacute;rant leur patrimoine g&eacute;n&eacute;tique. R&eacute;sultat, aujourd'hui encore et pour plusieurs g&eacute;n&eacute;rations &agrave; venir, des enfants naissent avec des malformations monstrueuses. Le professeur nous explique que l'alt&eacute;ration du patrimoine g&eacute;n&eacute;tique par la dioxine est terrible et en de nombreux points similaires aux effets de l'irradiation suite &agrave; l'accident nucl&eacute;aire de Tchernobyl.  Il nous explique aussi que le cocktail entre dioxine et irradiation, m&ecirc;me &agrave; des doses extr&ecirc;mement faibles, aurait des cons&eacute;quences encore plus dramatiques. Cela nous fait fr&eacute;mir et nous ne pouvons nous emp&ecirc;cher de penser &agrave; la France. Car dans ce bel hexagone, le cocktail de ces poisons mortels est d&eacute;j&agrave; r&eacute;uni. Nous avons nos vieilles centrales nucl&eacute;aires entretenues par des int&eacute;rimaires surexploit&eacute;s, sur-irradi&eacute;s et sous antid&eacute;presseurs, nos d&eacute;chets radioactifs qui se prom&egrave;nent un peu partout de la C&ocirc;te d'Azur &agrave; la manche en passant par la Creuse et la Lorraine, nos pesticides chimiques qui ont d&eacute;j&agrave; atteint les nappes phr&eacute;atiques et puis nos incin&eacute;rateurs derni&egrave;res g&eacute;n&eacute;rations qui crachent encore leur nuage de vapeur d'eau et de dioxine!</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Par respect pour les victimes de l'agent orange ou de Tchernobyl, tout le monde devrait descendre dans la rue pour r&eacute;clamer l'arr&ecirc;t du nucl&eacute;aire, l'arr&ecirc;t des incin&eacute;rateurs, des pesticides, des OGM! Et le comportement de chacun devrait changer tout de suite en devenant responsable. Tous les citoyens riches ou pauvres devraient enfin se sentir concern&eacute;s par l'avenir de leur propre existence ! Au lieu de cela, nous avons souvent l'impression que la majorit&eacute; de la population reste anesth&eacute;si&eacute;e par les politiciens et les m&eacute;dias et que les quelques lanceurs d'alerte comme le professeur Tran Xuan Thu ou de simples citoyens ne sont pas soutenus, voire m&ecirc;me, pas &eacute;cout&eacute;s et pris au s&eacute;rieux. Devant un tel constat, nous avons souvent l'impression que l'humanit&eacute; est &agrave; cot&eacute; de la plaque. Ce ne sont pas les quelques faucheurs d'OGM en sandales et en short qui devraient &ecirc;tre jug&eacute;s mais plut&ocirc;t les entreprises comme Monsanto et les politiciens complices, qui sont responsables de la mort de millions d'innocents &agrave; travers le monde.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Nous n'avons pas eu le temps ou peut-&ecirc;tre pas voulu prendre le temps d'aller jusqu'au village des victimes de l'agent orange. Est-ce que nous aurions support&eacute; de rencontrer ces enfants difformes au point que nous nous posions la question : est-ce un enfant ou un monstre ? Contrairement au film d'horreur, nous n'oublions pas ce que nous avons vu. Nous n'oublierons pas les photos que le professeur nous a montr&eacute;es et qui continuent de nous hanter. Le pire est de savoir que le grand coupable de toute cette horreur est toujours libre et s'appelle MONSANTO. Peut-&ecirc;tre que vous avez du Roundup de Monsanto dans votre garage? Ou bien peut-&ecirc;tre que vous mangez des biscuits ou de la viande d'animaux nourris avec du ma&iuml;s ou du soja transg&eacute;nique de Monsanto? Peut-&ecirc;tre que votre tee-shirt est en coton transg&eacute;nique de Monsanto? </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Que faire? Virer au naturel, au bio, faire un jardin sans pesticides, ne plus manger de viande ou alors beaucoup moins et de la bonne, vous avez s&ucirc;rement plein d'autres id&eacute;es &agrave; partager alors allez y ! Causez-en !<br /></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Bon, d&eacute;sol&eacute; pour ce passage pas tr&egrave;s joyeux, mais on ne pouvait pas ne pas vous en parler et il nous est impossible de plaisanter sur ce sujet extr&ecirc;mement grave. Donc, revenons en &agrave; Hano&iuml; en l'an 2009, le 12 ao&ucirc;t exactement , jour de notre conf&eacute;rence en Esperanto...</span></span></p>
<p>&nbsp;</p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1187949&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Carnet de route</category>
<pubDate>Tue, 27 Oct 2009 10:50:16 +0000</pubDate>
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<item>
<title>Vietnam Episode 3 : Enfer et paradis réunis à la baie d'Halong.</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-70938-billet-1099131.html</link>
<description><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong>Du 2 au 4 aout 2009.</strong><br /><br />Pour ne pas rester dans la pollution et le stress de la capitale et d&eacute;couvrir le pays pendant qu'Anne est avec nous, nous d&eacute;cidons de partir visiter la baie d'Halong, cette sois-disant merveille du monde. Pour aller dans cette baie, nous n'avons aucun contact de personnes pouvant nous aider &agrave; avoir des tarifs avantageux, ou nous permettant d'&eacute;chapper &agrave; l'industrie touristique. Nous faisons donc confiance &agrave; l'agence de voyage de l'h&ocirc;tel m&ecirc;me si le gars qui nous vend le s&eacute;jour &agrave; une vraie t&ecirc;te d'arnaqueur. De toute mani&egrave;re, dans ce pays, d&egrave;s que nous devons sortir le porte monnaie, c'est pour nous faire arnaquer alors...</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Nous n&eacute;gocions 10 dollars de r&eacute;duction par personnes pour une visite de 3 jours et deux nuits dont une sur un bateau. Pour 45 dollars par personne nous nous engageons &agrave; suivre le programme touristique propos&eacute;, m&ecirc;me si nous nous doutons que cela n'aura rien de tr&egrave;s excitant d'&ecirc;tre dans un groupe compact agglutin&eacute; derri&egrave;re un guide probablement grotesque qui ne pourra s'emp&ecirc;cher de faire le beau et le monsieur ''je sais tout''. Au moins nous nous disons que pour une fois, nous pourrons nous reposer car nous n'aurons pas &agrave; chercher un endroit pour dormir ou pour manger. Nous allons faire les moutons dociles et suivre le groupe b&ecirc;tement en prenant des photos quand le guide nous dira de prendre des photos.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;"> D&eacute;part pour la baie d'Halong le dimanche 02 ao&ucirc;t 2009. Le bus est plein de touristes en short, comme nous. C'est parti pour &ecirc;tre une exp&eacute;rience inoubliable !<br />Premi&egrave;re pause pendant le trajet en bus. Nous nous arr&ecirc;tons dans une station pleine de touristes blancs, uniquement des occidentaux dont plus de 99% ont travers&eacute; la plan&egrave;te en avion pour venir faire du bus et du bateau au Vietnam et acheter des souvenirs du pays fabriqu&eacute;s dans des industries locales ou chinoises. Il faut pr&eacute;ciser, quand m&ecirc;me, que la plupart de ces objets, nous les  voyons vendus uniquement dans ces boutiques &agrave; touristes et nous ne les voyons jamais utilis&eacute;s traditionnellement dans le pays.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Arriv&eacute;s &agrave; Halong vers midi, nous commen&ccedil;ons &agrave; attendre le guide qui nous emm&egrave;nera sur le bateau. Nous allons probablement abr&eacute;ger le r&eacute;cit de cette visite touristique car racont&eacute;e dans les d&eacute;tails, ce serait lassant pour le lecteur et puis  cela nous ferait remonter une boule de stress que nous essayons encore d'&eacute;vacuer. Autant le dire tout net, ce qui devait &ecirc;tre pour nous 3 jours de repos, ont &eacute;t&eacute; 3 jours de cauchemar! </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Nous avons &eacute;t&eacute; d&eacute;shumanis&eacute;s par l'industrie touristique qui nous a consid&eacute;r&eacute;s comme du b&eacute;tail &agrave; transporter en &eacute;change de l'essorage forc&eacute; de nos porte-monnaies. Rien du programme, que nous avons pay&eacute;, ne s'est d&eacute;roul&eacute; comme pr&eacute;vu. Le premier jour, nous avons &eacute;t&eacute; trimbal&eacute;s de bateau en bateau au lieu de nous reposer et faire les visites pr&eacute;vues. La premi&egrave;re nuit, au lieu de la passer sur le bateau, nous avons &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;s dans un autre h&ocirc;tel que celui d&eacute;crit par le  programme. Le deuxi&egrave;me jour, nous avons fait du bus et attendu toute la matin&eacute;e au lieu de visiter le parc naturel national de l'&icirc;le de Cat Ba. Vers 11h00, enfin, un bus nous d&eacute;pose &agrave; l'entr&eacute;e du parc. Nous avons moins d'une heure pour la visite. Vite, vite !! Comme des centaines de touristes nous marchons dans la boue sur un sentier pas du tout entretenu jusqu'au sommet d'un rocher, surmonter d'une tour m&eacute;tallique rouill&eacute;e pr&ecirc;te &agrave; tomber sous le poids d'une demie douzaine de touristes. Aucun entretien ne semble &ecirc;tre effectu&eacute; et les bords du sentiers sont de vraies d&eacute;charges de bouteilles en plastique, d'emballages divers et de piles (mais o&ugrave; vont les milliards de dollars que rapporte cette industrie touristique). Les gens glissent, tombent, et reviennent macul&eacute;s de boue. Pas le temps de rester dans le parc, vite vite il faut aller manger puis retourner au port prendre le bateau pour visiter l'&icirc;le aux singes. En d&eacute;but d'apr&egrave;s midi, nous sommes tous pr&ecirc;ts &agrave; embarquer. Le bateau, lui, arrive au cr&eacute;puscule. Nous avons pass&eacute; la journ&eacute;e &agrave; l'attendre, harcel&eacute;s par de pauvres femmes qui ne savent parler anglais que pour vendre des bouteilles d'eau, des boites de chips et des cigarettes.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Le soleil se couche et le bateau arrive. Le guide ment comme il respire en disant que le bateau est tomb&eacute; en panne. Les touristes qui d&eacute;barquent nous donnent une toute autre version. Tout le monde est &agrave; bout de nerf. De nombreux touristes du groupe craquent et nous ne sommes pas les derniers. L'ambiance est plus que chaude. A chaque instant, nous craignons que la situation n'en vienne au poing. Heureusement le jeune punk anglais avec ses tatouages et ses piercings n'est pas aussi m&eacute;chant qu'il en a l'air. Notre cabine sur le bateau est tr&egrave;s belle, toute en bois, avec une belle petite fen&ecirc;tre. En sortant, tout nu de la salle de bain, une femme fait son apparition par la fen&ecirc;tre. Elle a abord&eacute; notre bateau avec son petit radeau puis, escalad&eacute; la coque pour venir nous harceler et nous vendre des bouteilles de vin bon march&eacute;. Nous la renvoyons dans son radeau gentiment mais elle continue son harc&egrave;lement pour tenter de nous revendre des bouteilles d'eau, des chips, des cigarettes ou de la bi&egrave;re chaude. Au moment de dormir, nous demandons s'il est possible d'&eacute;teindre la musique du bar et le moteur du bateau. C'est que notre chambre se situe exactement au dessus du moteur et que celui-ci va rester en marche toute la nuit pour alimenter en &eacute;lectricit&eacute; tout notre bateau plus un autre qui s'est branch&eacute; dessus. En plus de vibrer au rythme du moteur &agrave; explosion, nous respirons les gaz d'&eacute;chappements. Cette fois-ci s'en est trop, malgr&eacute; l'opposition et les tentatives du guide pour nous en emp&ecirc;cher, nous d&eacute;m&eacute;nageons la chambre et nous l'installons sur le toit du bateau, plus tranquille. Au petit matin, tout le groupe de touristes ronfle sur le toit &agrave; l'exception d'Anne qui est rest&eacute;e sagement toute la nuit dans sa cabine sans pouvoir fermer l'oeil tellement il y faisait chaud et qu'il y avait de bruit.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Troisi&egrave;me et dernier jour, Pas le temps de prendre un petit d&eacute;jeuner. A 6h30 du matin, on nous d&eacute;barque pour faire une heure de cano&eacute; kayak. L'&eacute;quipage nous envoi ramer avec le risque de provoquer chez certains des malaises et des crises d'hypoglyc&eacute;mie. Anne pr&eacute;f&egrave;re rester sur la bateau, mais nous deux, nous partons ramer le plus loin possible dans des coins tranquilles, pr&egrave;s de la nature. Un peu d'exercice physique matinal nous fait &eacute;norm&eacute;ment de bien et lib&egrave;re un peu de tension.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Ces trois jours de ''repos'' nous ont &eacute;norm&eacute;ment fatigu&eacute;s, physiquement et surtout moralement. Autant le dire tout net, c'est la grosse d&eacute;prime. Heureusement que les autres touristes qui ont souffert comme nous, sont tr&egrave;s sympas. Nous faisons plus ample connaissance avec Lili et Reiku, deux japonaises &agrave; qui nous ne manquerons pas  de rendre visite lors de notre passage au Japon. Il y a aussi l'am&eacute;ricain, professeurs de socio qui tente d'&eacute;tancher sa soif intense avec de la bi&egrave;re quand l'&eacute;quipage coupe la ventilation pour nous faire consommer plus. Puis il y a aussi Richard le hollandais tranquille et le jeune couple d'anglais avec leurs jambes couvertes de br&ucirc;lures de m&eacute;duses.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;"> Si nous devons faire un rapide bilan de notre visite de la baie d'Halong, nous pouvons consid&eacute;rer qu'effectivement d'un point de vue paysage et naturel, c'est vraiment remarquable. Le seul et unique grand probl&egrave;me qui g&acirc;che toute la beaut&eacute; des lieux, c'est l'industrie touristique ! Avec ces milliers de touristes sur des bateaux souvent en mauvais &eacute;tat, la baie est tr&egrave;s pollu&eacute;e et appauvrie. En plus de l'huile de moteur, il y a les vidanges de WC dans l'eau et les plastiques qui flottent. Les embouteillages de bateaux et les klaxons. L'&eacute;clairage des grottes qui ass&egrave;che l'air et les parois, modifiant ainsi compl&egrave;tement la dynamique naturelle des lieux comme la fabrication des stalactites. Sur l'&icirc;le de Cat Ba, la production industrielle de d&eacute;chets par les touristes est g&eacute;r&eacute;e simplement par l'incin&eacute;ration d'une montagne de plastique en plein coeur de l'&icirc;le et de la for&ecirc;t tropicale. Sur cette m&ecirc;me &icirc;le, l'eau douce est pomp&eacute;e par les h&ocirc;tels pour les douches des touristes. L'eau du robinet est de plus en plus sal&eacute;e, l'eau douce sur l'&icirc;le est de plus en plus rare. Un guide sinc&egrave;re avec qui nous avons longuement discut&eacute; pendant l'une de nos longues attentes, nous a exprim&eacute; son d&eacute;go&ucirc;t profond pour son travail. Il est pay&eacute; une mis&egrave;re et passe son temps &agrave; g&eacute;rer les conflits avec les touristes furieux qui en toute l&eacute;gitimit&eacute; expriment leur rage de s'&ecirc;tre fait arnaquer. </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Encore une fois, l'industrie touristique rapporte des millions de dollars. Mais o&ugrave; va tout cet argent ? En tout cas, pas dans la r&eacute;mun&eacute;ration des guides et des ouvriers de cette industrie. Pas non plus dans la protection de ce patrimoine naturel unique. Pas dans l'entretien de l'infrastructure existante ni dans des projets visant, par exemple, &agrave; r&eacute;duire le gaspillage d'eau douce, ou la pollution de la baie, ou le recyclage des d&eacute;chets. </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Nous ne pouvons que vous inviter &agrave; ne pas aller l&agrave;-bas et surtout &agrave; ne pas donner un centime &agrave; cette industrie touristique destructrice qui a d&eacute;j&agrave; chang&eacute; ce lieu paradisiaque en enfer sans aucun int&eacute;r&ecirc;t.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: small;">Pour que vive la baie d'Halong, la seule solution est de d&eacute;velopper un tourisme intelligent respectueux de l'environnement et r&eacute;mun&eacute;rant directement les habitants locaux qui se chargeraient de l'accueil de touristes responsables respectueux et actifs.</span></p>
<p>&nbsp;</p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1187572&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Carnet de route</category>
<pubDate>Mon, 26 Oct 2009 08:57:03 +0000</pubDate>
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<title>Vietnam  Episode 2 : Une belle histoire de Français, de Vietnamiens, de vélos et d'esperanto.</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-70938-billet-1097375.html</link>
<description><![CDATA[<p><!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong>du 30 juillet au 1er aout (38 km)</strong><br /><br />La premi&egrave;re chose que nous faisons arriv&eacute;s &agrave; Hano&iuml;, c'est de pr&eacute;venir nos amis esp&eacute;rantistes que nous y sommes enfin. Notre premi&egrave;re rencontre avec eux se passe chez Thu. C'est Verda Rivero qui vient nous chercher un matin &agrave; notre h&ocirc;tel. Lui est &agrave; moto et nous &agrave; v&eacute;lo. Nous essayons de ne pas le perdre au milieu  des tonnes de poussi&egrave;res et pollution g&eacute;n&eacute;r&eacute;es par le trafic des milliers de motocyclistes de la capitale. La pollution et le bruit sont vraiment tr&egrave;s tr&egrave;s impressionnants !!! Bip bip,pouet pouet et compagnie!</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Nous sommes une petite dizaine pour cette premi&egrave;re rencontre tr&egrave;s conviviale. Les gens avec qui nous sommes, n'ont absolument rien &agrave; voir avec le reste des personnes que nous avons crois&eacute;es. L'ambiance est au beau fixe et surtout, nos amis nous annoncent une grande nouvelle qui nous honore. La premi&egrave;re chose qu'ils nous disent en arrivant  a &eacute;t&eacute; : <em>''Finfine vi atingas nian landon. Ni atendis vin de anta&ucirc;e du jarojn !''</em> En fran&ccedil;ais, cela signifie : <em>''Finalement vous &ecirc;tes arriv&eacute;s dans notre pays. Nous vous attendions depuis deux ans!''</em> Comment &ccedil;a ils nous attendent depuis 2ans ? Comment ont-ils su, alors que nous n'&eacute;tions pas encore partis de France et que nous parlions &agrave; peine quelques mots d'esperanto ? </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;">En fait, on ne sait trop comment, ils ont eu l'information de notre voyage lorsque nous le pr&eacute;parions en 2007 et que nous avions envoy&eacute; des messages aux esp&eacute;rantistes de l'Europe jusqu'&agrave; l'Inde. A partir de ce message de prospection visant &agrave; avoir des informations nous permettant de pr&eacute;parer le voyage, les esp&eacute;rantistes vietnamiens sachant que nous envisagions un passage par chez eux ont commenc&eacute; &agrave; nous attendre.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Notre venue ici &eacute;tait donc tr&egrave;s attendue, d'autant plus que nous sommes consid&eacute;r&eacute;s comme les successeurs de Lucien Peraire, un autre fran&ccedil;ais esp&eacute;rantiste qui avait voyag&eacute; en v&eacute;lo dans les ann&eacute;es 30. C&eacute;l&egrave;bre voyageur esp&eacute;rantiste, il avait notamment bricol&eacute; son v&eacute;lo pour lui permettre d'utiliser les rails du transsib&eacute;rien. Ses coups de p&eacute;dales l'avait conduit au Vietnam &agrave; la rencontre du mouvement esp&eacute;rantiste. Pour ces hommes et femmes que nous rencontrons aujourd'hui, nous sommes consid&eacute;r&eacute;s comme les successeurs de Lucien P&eacute;raire et nous symbolisons &agrave; nouveau l'espoir de paix entre les peuples. Cette d&eacute;claration nous touche &eacute;norm&eacute;ment et nous &eacute;meut, d'autant plus que nos premiers &eacute;changes avec les habitants de ce pays ont &eacute;t&eacute; plut&ocirc;t violents. Rencontrer de vrais pacifistes, nous fait tr&egrave;s chaud au coeur. D&eacute;cidemment, ceux  qui parlent esperanto sont toujours des gens bien. Savoir que le nombre d'esp&eacute;rantistes au Vietnam est important nous rassure et nous fait tr&egrave;s plaisir.<br /></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;"> Quelques jours apr&egrave;s cette premi&egrave;re rencontre, nous nous sommes retrouv&eacute; par un apr&egrave;s midi pluvieux dans un parc de Hano&iuml;, sous l'arbre de Zamenhof (le cr&eacute;ateur de la langue universelle, l'Esperanto), plant&eacute; &agrave; l'occasion du deuxi&egrave;me congr&egrave;s asiatique d'Esperanto il y a dix ans. Un jeune arbre d&eacute;j&agrave; tr&egrave;s beau et suffisamment grand pour nous offrir un bel abri contre la pluie. A cette occasion, nous sympathisons avec des jeunes filles, Yen, Phuong et Trong qui parlent tr&egrave;s bien esperanto. Elles nous font d&eacute;couvrir les coins et recoins de la ville et leur culture. Elles nous aident aussi &agrave; &eacute;viter les arnaques. Lorsque nous avons besoin d'acheter quelques choses, nous demandons le prix aux commer&ccedil;ants, nous essayons en vain de n&eacute;gocier, puis discr&egrave;tement nous leur demandons d'acheter pour nous. A chaque fois c'est pareil, elles nous font &eacute;conomiser de l'argent gr&acirc;ce &agrave; leur nationalit&eacute;. Nous et nos t&ecirc;tes de blancs becs, ce sera toujours plein tarif ! </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;"> Yen nous fait visiter sa maison. C'est son p&egrave;re qui a dessin&eacute; les plans. En plein coeur d'Hano&iuml;, c'est une maison traditionnelle en bois et en brique alors que toutes les constructions nouvelles sont affreuses et uniquement en b&eacute;ton gris. Le p&egrave;re de Yen, quand m&ecirc;me quelqu'un d'&eacute;colo, refusait d'avoir la climatisation dans sa maison. Aussi fou que cela puisse para&icirc;tre, malgr&eacute; la chaleur tropicale, l'air de la maison est tout &agrave; fait supportable gr&acirc;ce &agrave; une conception des espaces int&eacute;rieurs jouant avec les courants d'air. Le principe : rafra&icirc;chir au maximum pendant la nuit et limiter au maximum le r&eacute;chauffement pendant la journ&eacute;e. En plus d'&ecirc;tre &eacute;cologique, agr&eacute;able et &eacute;conome la maison est magnifique ! Sans aucun doute la plus belle que nous ayons vue dans tout le Sud Est asiatique. Un ph&eacute;nom&egrave;ne incroyable par exemple, ce sont les racines a&eacute;riennes d'une plante sur le toit, qui passent &agrave; travers la toiture sans l'endommager ni la rendre perm&eacute;able. Les radicelles de plusieurs m&egrave;tres tombent dans la chambre jusqu'au plancher. C'est un ph&eacute;nom&egrave;ne vraiment unique dans une maison ! Autre astuce toute simple et &eacute;vidente pour rafra&icirc;chir la maison, des arbres et des plantes lui font de l'ombre. Cela peut para&icirc;tre simple comme id&eacute;e, n'emp&ecirc;che que dans ce pays tropical, personne n'y pense et tout le monde s'acharne &agrave; gaspiller les ressources de la plan&egrave;te en b&acirc;tissant des maisons en b&eacute;ton tr&egrave;s mal con&ccedil;ues, &eacute;troites, sur plusieurs &eacute;tages qu'il faudra refroidir a l'aide de climatiseurs &eacute;nergivores et polluants, co&ucirc;tants cher au propri&eacute;taire et &agrave; la plan&egrave;te.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;"> De retour dans notre h&ocirc;tel le soir, nous faisons la rencontre d'un groupe de voyageurs &agrave; v&eacute;lo, compos&eacute; d'un am&eacute;ricain, un n&eacute;o-z&eacute;landais et un couple de canadiens. Tous sont tr&egrave;s sympas et autour d'un repas nous &eacute;changeons nos exp&eacute;riences de voyageurs. Ils sont tr&egrave;s surpris des mauvaises rencontres que nous avons faites dans les montagnes &agrave; l'ouest d'Hano&iuml; car pour eux qui ont long&eacute; la c&ocirc;te depuis le Sud du pays, ils ont surtout rencontr&eacute; des gens accueillants et pacifiques. Comme quoi...</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: small;"> <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Nous sommes le 31 juillet 2009 et nos amis esp&eacute;rantistes nous proposent de faire une conf&eacute;rence sur le th&egrave;me de notre voyage en insistant bien sur l'aspect environnement. A notre grande surprise, ils insistent pour que l'on parle de protection de la nature. Cela nous fait tr&egrave;s plaisir et &ccedil;a tombe plut&ocirc;t bien car c'est quand m&ecirc;me le th&egrave;me de notre voyage. La conf&eacute;rence est pr&eacute;vue pour le 12 ao&ucirc;t. Impossible pour nous de rester 12 jours &agrave; Hano&iuml; et comme tout le monde nous dit que visiter le Vietnam sans voir la baie d'Halong est comme visiter Paris sans voir la tour Eiffel, nous pr&eacute;parons donc une escapade &agrave; la d&eacute;couverte de cette merveille du monde.<br /><br />... &agrave; suivre donc, le troisi&egrave;me &eacute;pisode m&eacute;morable sur la baie d'Halong !<br /></span></span></p>
<p>&nbsp;</p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1185913&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Carnet de route</category>
<pubDate>Wed, 21 Oct 2009 08:33:01 +0000</pubDate>
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<title>Episode 1 : Un cauchemar tout éveillé dans un paysage de rêve.</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-70938-billet-1097317.html</link>
<description><![CDATA[<p><!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;" lang="fr-FR"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-size: small;">Bonjour bonjour et d&eacute;sol&eacute; pour cet &eacute;morme retard accumul&eacute; dans la mise &agrave; jour du r&eacute;cit de notre voyage.<br />Voici le premier &eacute;pisode de nos aventures au Vietnam. Comme vous allez le d&eacute;couvrir, cela n'a pas &eacute;t&eacute; facile tous les jours. Heureusement que les esp&eacute;rantistes que nous avons rencontr&eacute; ont &eacute;t&eacute; g&eacute;niaux. Ils nous ont permis d'apprecier ce pays !<br /><strong><br /><br />Du 27 juillet au 1er ao&ucirc;t 2009 (143 km)</strong></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;"> Au tout d&eacute;but, &ccedil;a partait bien. Les douaniers ne nous ont pas trop ennuy&eacute;s. L'un d'eux a voulu entamer une fouille de nos sacoches mais devant la quantit&eacute; de travail que cela repr&eacute;sente, il a bien vite laiss&eacute; tomber l'id&eacute;e.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Le premier village semble plus peupl&eacute; qu'au Laos. En tout cas, c'est plus sale, plus bruyant et les gens sont beaucoup plus curieux et proches que dans les pays pr&eacute;c&eacute;dents. D&egrave;s que nous avons le dos tourn&eacute;, il y en a toujours un qui monte sur nos v&eacute;los. On comprend vite qu'il va falloir les avoir &agrave; l'oeil beaucoup plus qu'avant. Notre premier repas se r&eacute;sume &agrave; une assiette d'&eacute;pinards bouillis pas bons avec du riz collant. Le restaurant est tr&egrave;s sale mais le g&eacute;rant semble &ecirc;tre la personne la plus sympathique du village. Il parle quelques mots d'anglais. Nous lui demandons o&ugrave; on peut changer les quelques kip qui nous restent en dong. Il veut bien le faire pour nous mais on doit n&eacute;gocier tr&egrave;s durement le taux de change. Nous r&eacute;alisons plus tard que ce restaurateur s'est bien moqu&eacute; de nous, vu le prix que l'on a pay&eacute; sa nourriture minable et mauvaise et le taux de change d&eacute;savantageux. Dans les petits magasins, nous voulons acheter des biscuits, mais les commer&ccedil;ants, soit ils nous ignorent et refusent de nous parler, soit ils nous agressent et nous demandent des prix compl&egrave;tement exorbitants ! </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="color: #008000;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;">C&eacute;dric : ''En sortant du village frontalier, un jeune homme me crie dessus alors je lui adresse de grands sourires et lui dit sinchao (bonjour en vietnamien). En guise de r&eacute;ponse, il court apr&egrave;s moi et tape mon v&eacute;lo en essayant de viser ma t&ecirc;te. Heureusement que nous ne sommes pas en pleine c&ocirc;te et que je peux le semer facilement. Alice et Anne arrivent derri&egrave;re et passent sans probl&egrave;me, le jeune fou est essouffl&eacute;.''</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;">C'est vraiment dommage comme premier contact avec la population car d'un point de vu paysage, nous sommes servis ! La route est minuscule et se d&eacute;roule comme un ruban enla&ccedil;ant les montagnes recouvertes de bouquets de bambous. Ici, le bambou sert &agrave; tout. C'est d'ailleurs, la principale activit&eacute; des habitants des montagnes. Ils abattent de grandes tiges, puis les coupent en tron&ccedil;ons plus petits, puis d&eacute;coupent ces tron&ccedil;ons pour en faire des lattes de bois. Nous sommes impressionn&eacute;s par l'utilisation de cette plante. Avec le bambou, on fait des charpentes, des toitures, des cloisons int&eacute;rieures, des murs ext&eacute;rieurs, des planchers, des &eacute;chafaudages, toute sorte de mobilier, des tuyaux pour acheminer l'eau, des goutti&egrave;res, des baguettes pour manger, des cuill&egrave;res, des verres et autres r&eacute;cipients de cuisine, des charrettes, des pipes, des cannes, des moulins &agrave; eau, des &eacute;ventails, du tissu,... et de la nourriture! Bref c'est une plante d'une utilit&eacute; incroyable et qui &agrave; l'avantage de pousser rapidement. </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;"> Petit &agrave; petit la for&ecirc;t laisse place &agrave; de magnifiques cultures de riz en terrasse. Mais la beaut&eacute; du paysage ne nous fait pas oublier que le temps avance et nous devons trouver un endroit o&ugrave; dormir avant la nuit. Lorsque l'on demande aux gens o&ugrave; peut-on passer la nuit, ils nous r&eacute;pondent tous qu'il faut continuer notre chemin jusqu'&agrave; la prochaine ville. Jamais d'invitation spontan&eacute;e. Soudain, l'un des tr&egrave;s rares v&eacute;hicules passant par ici, s'arr&ecirc;te au sommet d'un col. Il nous propose gentiment de nous emmener jusqu'&agrave; la prochaine ville. Puis en discutant un peu, il nous annonce le prix de sa gentillesse. Compl&egrave;tement sans rapport avec le niveau de vie du pays et nos moyens financiers, nous lui faisons comprendre qu'il peut repartir d'o&ugrave; il vient, nous pr&eacute;f&eacute;rons rouler toute la nuit et dormir dans la jungle plut&ocirc;t que de satisfaire son besoin de voler des &eacute;trangers.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Et c'est ce que nous faisons. La nuit tombe et nous continuons de p&eacute;daler &agrave; la lueur de nos lampes frontales. Nous sommes vraiment &eacute;puis&eacute;s et malgr&eacute; la nuit, il fait toujours tr&egrave;s chaud. Nous nous arr&ecirc;tons faire le plein d'eau dans un petit torrent, puis nous continuons vers la prochaine ville o&ugrave; peut-&ecirc;tre il y aura un endroit o&ugrave; dormir. </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Ext&eacute;nu&eacute;s et &agrave; bout de nerf, nous arrivons &agrave; quelque chose qui ressemble &agrave; une ville. Nous nous arr&ecirc;tons &agrave; la premi&egrave;re maison allum&eacute;e pour demander si l'on peut dormir. Au fond de la pi&egrave;ce mal &eacute;clair&eacute;e, un alignement de vieux ordinateurs. Non ! Nous ne r&ecirc;vons pas!  Les gens nous proposent bien de surfer sur le net : c'est un cybercaf&eacute; ! Une autre fois peut-&ecirc;tre, car pour le moment, nous voudrions seulement manger et dormir. A 21h du soir pass&eacute;, nous nous retrouvons &agrave; suivre un mec bourr&eacute; en moto jusque dans un h&ocirc;tel de passe. La n&eacute;gociation du prix de la chambre est d&eacute;licate. Avec la femme, il est possible de discuter mais le g&eacute;rant qui est compl&egrave;tement saoul et drogu&eacute; refuse de baisser son prix. Finalement, il se rend compte qu'Anne est toute seule et apparemment c&eacute;libataire. Il commence &agrave; s'int&eacute;resser &agrave; elle et lui donne une  tape sur les fesses en lui proposant un travail dans son h&ocirc;tel pourri. Pour laisser &agrave; notre amie le temps de r&eacute;fl&eacute;chir &agrave; son offre, il accepte la n&eacute;gociation du prix de la chambre. Esp&eacute;rons seulement qu'il n'ira pas plus loin. Nous nous retrouvons dans une chambre confortable, presque propre avec tout de m&ecirc;me encore des emballages de pr&eacute;servatifs sur la chasse d'eau des toilettes et puis en bordant la moustiquaire sous le matelas, on trouve de vieilles capotes s&eacute;ch&eacute;es... hmmmm!</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br /></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;"> Le deuxi&egrave;me jour au Vietnam n'est pas mieux que le premier. Il est m&ecirc;me pire  et en plus il pleut ! Pour manger, c'est vraiment la gal&egrave;re. On se retrouve &agrave; avaler une soupe de nouilles dans un bouiboui d&eacute;goutant, o&ugrave; le cuisinier d'une trentaine d'ann&eacute;e, en para&icirc;t le double avec ses dents d&eacute;j&agrave; toutes pourries. Pour nous remonter le moral, nous essayons de boire un caf&eacute;, mais il est tr&egrave;s cher, vraiment pas bon et tr&egrave;s tr&egrave;s fort (une grande cuill&egrave;re &agrave; soupe pour un verre &agrave; goutte). Les commer&ccedil;ants sont toujours aussi grincheux et parfois refusent de nous vendre des biscuits pourtant pas bons. Pour couronner le tout, le relief est toujours tr&egrave;s montagneux et les mont&eacute;es sont tr&egrave;s difficiles.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="color: #008000;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;">C&eacute;dric : '' En pleine mont&eacute;e, je finis par semer les filles qui ont d&eacute;cid&eacute; &agrave; juste titre de pousser les v&eacute;los. Avec un rythme lent mais r&eacute;gulier, je grimpe plut&ocirc;t pas mal et fini par doubler trois mecs en train de pousser leur moto en panne. L'un d'eux se met &agrave; me crier dessus &agrave; mon passage et alors que je peine d&eacute;j&agrave; &agrave; extraire mon poids et celui de mon v&eacute;lo &agrave; la force de gravit&eacute;, le gars saute se percher sur mes sacoches arri&egrave;res. Je le d&eacute;gage d'un coup de bras ! Vex&eacute;, il se met &agrave; rouer mon v&eacute;lo et mes sacoches de coups de pied. Ce type est visiblement compl&egrave;tement drogu&eacute;. L'un de ses copains l&eacute;g&egrave;rement moins atteint, arrive &agrave; d&eacute;celer la col&egrave;re qui monte en moi. Il essaye de s'excuser pour son copain et le tire en arri&egrave;re. Je n'ai pas du tout envie de taper sur ce pauvre type, mais s'il continue &agrave; me tourner autour, je vais bien finir par lui balancer une mandale qui l'enverra cuver dans le foss&eacute;. Impossible de red&eacute;marrer en pleine c&ocirc;te, je pousse le v&eacute;lo suffisamment vite pour garder le gars &agrave; distance et j'essaye de r&eacute;pondre calmement &agrave; ses cris car si j'arr&ecirc;te la ''communication'' avec lui, il va revenir, j'en suis sur aux poings et aux pieds. Arriv&eacute; devant la premi&egrave;re maison, je m'arr&ecirc;te et laisse faire les choses. Si les gens sont un minimum humain, ils ne laisseront pas un &eacute;tranger se faire emb&ecirc;ter par l'alcoolique du village. Dans la maison, il y a trois hommes en train de boire un alcool artisanal, donc pas d'aide possible de leur part. Par contre des enfants viennent donner au trio de motards drogu&eacute;s, une bouteille remplie d'un liquide jaune. Ce n'est pas encore de l'alcool mais de l'essence pour leur moto. Au moment o&ugrave; le plus nerveux de la bande m'insulte en se rapprochant tr&egrave;s pr&egrave;s de moi, je sors les mains de mes poches, pr&ecirc;t &agrave; esquiver le premier coup, mais une jeune fille de caract&egrave;re vient me sauver lui donnant un grand coup de poings dans le dos et en le tirant en arri&egrave;re. Le gars furieux veut se venger mais la moto a red&eacute;marr&eacute; alors ses copains le remettent en selle et ils s'en vont tous les trois. Une demi-heure plus tard, les filles me rejoignent, je leur raconte l'histoire. Elles n'en reviennent pas non plus.''</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;"> Le soir, nous arrivons dans une petite ville. Les commer&ccedil;ants nous demandent toujours des prix incroyables du genre, le petit paquet de biscuits chimiques &agrave; 2 euros alors qu'en France, un truc si mauvais ne vaudrait pas plus de 30 centimes. Puis quand nous commen&ccedil;ons &agrave; vouloir n&eacute;gocier, les commer&ccedil;ants arr&ecirc;tent de nous parler et nous font signe de partir. Le premier h&ocirc;tel nous propose une chambre sale pour un prix exorbitant. Le second h&ocirc;tel nous propose une chambre &agrave; faire d&eacute;primer les plus optimistes, et comme nous avons des t&ecirc;tes d'am&eacute;ricain, le g&eacute;rant n'accepte que les dollars. D&eacute;sesp&eacute;r&eacute;s, nous allons voir un peu plus loin et &ocirc; miracle, &agrave; la sortie de la ville, un troisi&egrave;me h&ocirc;tel, plus propre, sans escaliers &agrave; monter, nous propose une chambre toujours tr&egrave;s cher mais nous pouvons n&eacute;gocier le prix et EN PLUS, les gens gardent le sourire !</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br /></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;"> Troisi&egrave;me jour au Vietnam, il pleut de plus en plus, nous sommes tr&egrave;s fatigu&eacute;s et il est hors de question de passer le mois de vacances d'Anne dans ces contr&eacute;es hostiles. Nous d&eacute;cidons de prendre un bus direct pour Hano&iuml; (si bus il y a). Le gars de l'h&ocirc;tel nous dit d'attendre au carrefour des trois routes, il y a l'unique bus  de la journ&eacute;e qui ne devrait pas tarder. Nous nous d&eacute;p&ecirc;chons de plier nos affaires et &agrave; peine sur le bord de la route, le bus arrive. Le chauffeur nous demande un prix compl&egrave;tement fou et ne veut pas prendre les v&eacute;los. Il refuse de mettre les v&eacute;los sur le toit, et il refuse de les mettre dans l'all&eacute;e centrale. Le souci, c'est qu'ils ne logent pas dans les soutes, vraiment trop petites. Les n&eacute;gociations sont violentes ! Le chauffeur ne veut rien savoir, il nous agresse litt&eacute;ralement et ne veut pas baisser son prix. Il remonte dans son bus, ferme la porte, commence &agrave; partir et stop net ! Un vieux monsieur sur le bitume sale et glissant, tombe en arri&egrave;re. Pauvre vieux, il a d&ucirc; se faire super mal et aurait pu se briser les os. Mais au lieu de le secourir les gens qui nous regardent depuis le d&eacute;but se tordent de rire en se moquant du vieil homme. Le chauffeur du bus redescend et accepte de baisser un tout petit peu son prix avant de le multiplier par 2. Au lieu de payer 5 fois plus cher qu'un vietnamien, nous ne paierons que 4 fois plus. Les v&eacute;los sont tordus et bourr&eacute;s &agrave; coup de pied dans les soutes. Nous avons beau essayer de calmer le chauffeur, rien y fait. Heureusement que nous avons de bons prot&egrave;ges d&eacute;railleurs. </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="color: #993300;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;">''Alice : Voyant le gars du bus for&ccedil;ant sur mon v&eacute;lo pour le mettre dans les soutes, j'ai pr&eacute;f&eacute;r&eacute; monter dans le bus au lieu de m'agacer contre lui. J'ai donc laiss&eacute; Anne et C&eacute;dric g&eacute;rer cette affaire. A vue d'oeil, c'&eacute;tait &eacute;vident que mon v&eacute;lo ne rentrait pas dans les soutes! R&eacute;sultat, apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; train&eacute; dans la boue et le cambouis, mon v&eacute;lo est install&eacute; dans l'all&eacute;e centrale du bus. Il ne g&ecirc;ne pas du tout et on aurait pu mettre encore un v&eacute;lo. Le chauffeur prend notre argent sans un merci, ni aucune forme de politesse et nous partons enfin pour Hano&iuml;.<br />J'ai pr&eacute;f&eacute;r&eacute; ne rien dire ni faire, au d&eacute;triment de mon v&eacute;lo afin d'&ecirc;tre s&ucirc;rs de prendre le car.''</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;"> En route, nous rencontrons un jeune homme qui fait ses &eacute;tudes dans le tourisme. C'est la premi&egrave;re personne sympathique que nous rencontrons au Vietnam. Nous lui expliquons ce qui vient de nous arriver. Il est d&eacute;sol&eacute; pour nous mais il nous explique qu'au Vietnam, les commer&ccedil;ants ont pris l'habitude de faire payer tr&egrave;s cher les touristes et que nous soyons riches ou non, notre physique fait de nous de gros porte-monnaie en cuir blanc, bourr&eacute;s de dollars.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Le voyage en bus nous semble tr&egrave;s long. Il pleut toujours et les passagers les plus sensibles ont gard&eacute; la t&ecirc;te dans un sac plastique tout le long du trajet. Notre voisine de si&egrave;ge, une vieille dame, n'avait d&eacute;j&agrave; plus rien &agrave; vomir au bout d'une heure. Le chauffeur a bien failli tous nous tuer plus d'une fois, en doublant sous la pluie quand des camions venaient en face. Arriv&eacute;s &agrave; Hano&iuml; sous des trombes d'eau, nous sortons les restes de v&eacute;los des soutes. Garde-boues arrach&eacute;s, si&egrave;ge ab&icirc;m&eacute;, guidon tordu, poign&eacute;es retourn&eacute;es et cerise sur le g&acirc;teau, comme les soutes de fermaient pas, tout est plein de boue. </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Au niveau du temps, il fait tr&egrave;s humide et tr&egrave;s chaud, beaucoup plus chaud que dans les montagnes. Nous nous sentons, ou plus exactement, nous sommes moites et tr&egrave;s tr&egrave;s sales. Nous avons vraiment besoin d'un r&eacute;confort et surtout de trouver un endroit correct pour rester &agrave; Hano&iuml;. En plus Anne n'est pas venue pour passer un mois de gal&egrave;re mais bien un mois de vacances. Apr&egrave;s avoir fait un petit tour des guest-houses et h&ocirc;tels du quartier touristique, nous finissons par comprendre que cette fois-ci il n'y aura pas d'&eacute;chappatoire, il va falloir que l'on crache notre pognon et si possible en dollars car aussi &eacute;trange que cela puisse para&icirc;tre, au Vietnam, il est beaucoup plus facile de payer en monnaie am&eacute;ricaine qu'en devise locale. Finalement, pour le m&ecirc;me prix qu'une chambre miteuse sans fen&ecirc;tre et avec cafards, nous allons dans un h&ocirc;tel &agrave; premier abord luxueux, avec des lits confortables, t&eacute;l&eacute;vision, salle de bain, balcon pour  s&eacute;cher les habits, petit d&eacute;jeuner et m&ecirc;me un climatiseur que l'on fini par utiliser car il permet de s&eacute;cher la moiteur tropicale. Le tout pour 20 dollars par nuit. En voulant n&eacute;gocier le prix, nous nous heurtons &agrave; de vrais murs. On ne bouge pas d'un centime, tant pis, c'est l'arnaque. La seule chose qui finalement nous rassure, c'est que nous allons enfin rencontrer les esp&eacute;rantistes du Vietnam.<br /><br />... &agrave; suivre, le deuxi&egrave;me &eacute;pisode sur le Vietnam et notre rencontre avec les esp&eacute;rantistes.</span></span></p>
<p>&nbsp;</p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1185863&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Carnet de route</category>
<pubDate>Wed, 21 Oct 2009 04:20:01 +0000</pubDate>
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<title>Entretien Radio depuis le Japon</title>
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<description><![CDATA[<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Demain matin, <strong>mardi 06 octobre</strong> : </span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><strong>entretien t&eacute;lephonique</strong> de Alice et C&eacute;dric <strong>depuis le Japon</strong> !<br /><br />Ecoutez <strong><a href="http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-bleu/?tag=berry">France Bleu Berry</a> &agrave; 6h20 puis rediffusion &agrave; 8h35</strong></span></span><br /></p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1179694&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Infos diverses</category>
<pubDate>Mon, 05 Oct 2009 08:14:13 +0000</pubDate>
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<title>Photos du Vietnam</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-70938-billet-1080084.html</link>
<description><![CDATA[<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Avec beaucoup de retard, nous mettons en ligne le r&eacute;cit de notre passage au Laos. N'oubliez pas de commencer par l'&eacute;pisode 1.<br /><br />Voici les <a href="http://picasaweb.google.fr/portraitdeplanete/Vietnam?feat=directlink">photos du Vietnam</a>. Tr&egrave;s bient&ocirc;t celles de la Chine et tout ce que l'on a &agrave; vous raconter.<br /><br /><span style="color: #00ff00;">Vidu bildojn de Vjetnamio</span> <a href="http://picasaweb.google.fr/portraitdeplanete/Vietnam?feat=directlink">cxi tie !</a> <span style="color: #00ff00;">Kaj vi povos frue vidi bildojn de Cxinio !</span><a href="http://picasaweb.google.fr/portraitdeplanete/Vietnam?feat=directlink"><br /></a><span style="color: #00ff00;">Kaj ne forgesu viziti la retpagxo de</span> <a href="http://picasaweb.google.fr/portraitdeplanete/Vietnam?feat=directlink"><a href="http://e.vea.vn">VEA (Vjetnama Esperanto Asocio)</a><br /></a></span></span></p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1170045&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Photos</category>
<pubDate>Fri, 11 Sep 2009 10:41:47 +0000</pubDate>
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