<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<!--  RSS generated by Flaimo.com RSS Builder [2009-11-21 04:07:13]  --> <rss version="2.0">
<channel>
<copyright>Copyright 2008 Blogg</copyright>
<pubDate>Sat, 21 Nov 2009 04:07:13 +0100</pubDate>
<lastBuildDate>Sat, 21 Nov 2009 04:07:13 +0100</lastBuildDate>
<docs>http://www.blogg.org/blog-66619.html</docs>
<description>Ou comment je découvre la vie</description>
<link>http://www.blogg.org/blog-66619.html</link>
<title>Les aventures d\'un Ensarien en vadrouille</title>
<language>fr</language>
<category>Blogg</category>
<ttl>60</ttl>
<item>
<title>Des nouvelles !</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-66619-billet-1085348.html</link>
<description><![CDATA[<p>Salut &agrave; tous&nbsp;!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Deux mois de silence, c'est &ccedil;a ? Toutes mes excuses. Pourtant il s'en est pass&eacute;, des choses&nbsp;!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>J'en &eacute;tais rest&eacute; &agrave; la semaine pr&eacute;c&eacute;dent mon voyage dans les plantations d'h&eacute;v&eacute;as du Mondolkiri. Eh bien c'&eacute;tait g&eacute;nialissime, assur&eacute;ment la meilleure semaine de tout mon stage. Le grand air, la "montagne" au loin, la "jungle", l'ambiance d'une plantation en cours de cr&eacute;ation (ambiance tr&egrave;s coloniale, mais exaltante aussi) et surtout... la fra&icirc;cheur !!! Oui, j'ai eu froid au Cambodge ! C'&eacute;tait incroyable. Enfin bon, &ccedil;a durait deux heures par jour maximum, certes, mais c'&eacute;tait d&eacute;j&agrave; &ccedil;a. Cette semaine hors du temps m'a r&eacute;concili&eacute; avec le Cambodge, le vrai, celui du fin fond de la campagne, o&ugrave; il ne passe que cinq voitures par jour et&nbsp;o&ugrave; le karaok&eacute; commence tout juste &agrave; s'implanter.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Apr&egrave;s cette parenth&egrave;se, je suis parti &agrave; la plage, &agrave; Sihanoukville, en me disant "Ouah &ccedil;a va &ecirc;tre cool j'ai quatre joursr &agrave; passer sur la plage &agrave; ne rien faire d'autre que lire "L'Illiade". Grave erreur. D&eacute;j&agrave;, il a plu, quasiment non stop. Ceci dit, &ccedil;a n'emp&ecirc;che pas d'aller se baigner, m&ecirc;me si la serviette de plage est beaucoup plus lourde au retour qu'&agrave; l'aller, du coup. Ensuite, il y avait un vent &agrave; d&eacute;corner les boeufs et donc des rouleaux &agrave; briser des nuques. C'&eacute;tait quasiment suicidaire de se baigner. Il faut croire que je le suis. J'ai eu mal au cou pendant une semaine apr&egrave;s, tellement je me suis fait balloter par les vagues. Je me suis dit plusieurs fois que je ne refoulerais pas le rivage (pourtant &agrave; moins de 20 m&egrave;tres). Mais c'&eacute;tait sympa.</p>
<p>Le truc qui a totalement tu&eacute; l'ambiance, c'est la demoiselle fort peu charmante, probablement deux fois plus &acirc;g&eacute;e que moi, qui a tent&eacute; de trouver gr&acirc;ce &agrave; mes yeux. Sur la plage, et malgr&eacute; la pluie. Nous &eacute;tions les deux seuls &ecirc;tres humains &agrave; 200m &agrave; la ronde et je ne pouvais pas m'en d&eacute;barrasser. J'ai trouv&eacute; refuge dans l'eau. Evidemment, ma douce amie en a profit&eacute; pour me faire les poches. Logique. Oui je suis un peu con parfois. Je n'ai perdu qu'une dizaine de dollars (je ne suis quand m&ecirc;me pas idiot au point de trimbaler 200 dollars sur une plage cambodgienne), mais &ccedil;a m'a bien &eacute;nerv&eacute;.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>J'ai donc d&eacute;cid&eacute; d'abr&eacute;ger mon week end. Retour &agrave; Phnom Penh... Quatre heures de bus. Normalement. En plein milieu du trajet, on tombe sur un bouchon monumental. Il s'av&egrave;re que la route est bouch&eacute;e. Rivi&egrave;re en crue. Haha... Un policier arrive, monte dans le bus et nous demande &agrave; tous 100 riels pour qu'on puisse passer. Comment de l'argent peut-il d&eacute;tourner une rivi&egrave;re ?&nbsp;Peut-&ecirc;tre qu'il voulait construire un barrage avec les billets, je ne sais pas. Tout est possible au Cambodge. Personne n'a pay&eacute;, &eacute;videmment. Deux heures plus tard nous reprenions notre route. J'ai profit&eacute; de l'occasion pour discuter avec trois jeunes futures m&eacute;decins fran&ccedil;aises en stage &agrave; Phnom Penh pour l'&eacute;t&eacute;.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Phnom Penh. 14 juillet. La question est : "Est-ce que je vais &agrave; la r&eacute;ception de l'Ambassade de France ?". Non. Pas envie de sociabiliser avec des gens que je quitterai le mois suivant. Je reste donc chez moi pour une journ&eacute;e cocooning (c'est comme &ccedil;a qu'on dit ?), si tant est qu'on puisse cocooner au milieu des bruits de travaux, des musiques monacales et des klaxons. Bref, soyons zen. J-30, h&eacute;h&eacute;.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Retour au bureau le lendemain, je d&eacute;couvre le nouveau stagiaire. Charmant. Dr&ocirc;le. Avenant. Ptain, pourquoi n'arrive-t-il que maintenant ? Son grand d&eacute;fi, c'est de faire un duel avec le cerf (taille&nbsp;"chevreuil", je rappelle)&nbsp;du parc de l'ambassade. Pendant un mois, on va donc de temps en temps dans le parc pour tenter une approche. L'animal finit par nous charger. Ca nous amuse beaucoup. Enfin lui plus que moi, perso &ccedil;a m'aurait un peu d&eacute;rang&eacute; de me retrouver aux urgences juste avant mon d&eacute;part.</p>
<p>Une nouvelle coloc arrive d&eacute;but ao&ucirc;t. Elle est fran&ccedil;aise. Le courant passe beaucoup mieux qu'avec l'ancienne. C'est appr&eacute;ciable. L&agrave; encore je me demande pourquoi elle n'arrive que maintenant.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je termine mon rapport, je pr&eacute;pare mon sac, je compte les derniers jours. Je fais des soir&eacute;es d'adieux. Incroyable. Ma derni&egrave;re semaine est la plus socialement active de toutes celles que j'ai pass&eacute;es au Cambodge. Je sors tous les soirs. Je m'amuse, m&ecirc;me. Finalement on peut avoir une vie nocturne presque &eacute;panouie &agrave; Phnom Penh, et je l'apprends la veille de mon d&eacute;part, quand on va au bowling. C'est quand m&ecirc;me ridicule.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mais peu importe ! Comme je me prends &agrave; le hurler depuis plusieurs jours: "JE ME CASSE !". Et cette fois c'est bon ! Me voici &agrave; l'a&eacute;roport. Deux amis m'offrent un T-shirt : "Angkor Beer. My country, my beer". J'adore. Je dis au revoir et j'embarque. L'avion d&eacute;colle et je survole le pays. Les champs sont inond&eacute;s, contrairement &agrave; la vision dess&eacute;ch&eacute;e et jaunie que j'en avais &agrave; l'aller, six mois auparavant. C'est magnifique. Les nuages m'int&eacute;ressent encore plus. J'atterris &agrave; Bangkok une heure plus tard. J'essaie d'appeler mes parents "pour rigoler" mais le t&eacute;l&eacute;phone n'accepte pas ma carte bancaire. Technologie pourrie.</p>
<p>Je mange dans un fast food tha&iuml;landais o&ugrave; les prix sont affich&eacute;s en baht. Je me rends compte au moment de payer que je me suis bien fait b*iser. J'aurais d&ucirc; r&eacute;viser mes taux de change. Je me trimbale avec ma valise surcharg&eacute;e dans l'a&eacute;roport. Je m'enregistre dans les premiers, ce qui me donne l'occasion de changer de salle, pour patienter &agrave; nouveau, sans valise cette fois. Enfin, l'embarquement ouvre. C'est parti pour un vol sur Emirates Airlines, avec au programme, la d&eacute;couverte de Rachmaninov. J'encha&icirc;ne avec Abba et Micheal Jackson, parce que quand m&ecirc;me, 8h de musique classique, ce n'&eacute;tait pas envisageable.&nbsp;N'emp&ecirc;che, c'est bien, Emirates Airlines.</p>
<p>On arrive &agrave; Duba&iuml; de nuit. Je ne vois donc pas grand chose. Par contre on en repart &agrave; l'aube, et l&agrave; c'est magnifique. Je vois tout le d&eacute;sert de la p&eacute;ninsule arabique se d&eacute;rouler sous moi, avec ses routes rarissimes et parfaitement droites, coupant des &eacute;tendues immenses &agrave; peine troubl&eacute;es par de minuscules villages ou stations essences. Puis c'est le Proche-Orient, moins aride, avec ses terres irrigu&eacute;es. Le Liban, la Jordanie, puis la Turquie, plus rocailleuse, et nous voici fr&ocirc;lant la mer noire avant d'entrer en Bulgarie. Vision de champs, du Danube, et plus loin voici les Alpes autrichiennes, si peu enneig&eacute;es. Et bam, retour en France, la descente est amorc&eacute;e, on arrive dans moins d'une demi-heure. Ouah ! J'ai r&eacute;ussi ! J'ai r&eacute;ussi &agrave; vivre six mois au Cambodge et &agrave; en revenir entier.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Atterrissage. Accueil par deux policiers. Haha, bienvenue en France. Je r&eacute;cup&egrave;re mes bagages et je quitte Roissy. Je suis de retour !</p>]]></description>
<category>Les aventures d'un Ensarien au Cambodge</category>
<pubDate>Mon, 21 Sep 2009 20:35:12 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-66619-billet-1085348.html</guid>
</item>
<item>
<title>Evolution ?</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-66619-billet-1047338.html</link>
<description><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Encore une longue p&eacute;riode sans nouvelle, je sais, je ne suis pas tr&egrave;s assidu. La raison en est simple&nbsp;: il ne se passe rien dans ma vie. Oui, on peut &ecirc;tre exil&eacute; &agrave; 13 000 km de son pays et s&rsquo;ennuyer.</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">&nbsp;</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Il m&rsquo;arrive de sortir, mais globalement, je ne me plais pas ici. J&rsquo;aimerais trouver un endroit calme o&ugrave; me poser pour bronzer avec un bouquin sans suffoquer sous la poussi&egrave;re ni me faire accoster, mais ce que les gens d&rsquo;ici appellent &laquo;&nbsp;parc&nbsp;&raquo; correspond &agrave; des plates-bandes de pelouse de 10 m&egrave;tres de large au milieu d&rsquo;avenues. Pour la tranquillit&eacute;, on repassera. J&rsquo;aimerais aller en bo&icirc;te, mais je me suis adapt&eacute; au rythme khmer et je suis claqu&eacute; d&egrave;s 22h. De toute mani&egrave;re j&rsquo;ai sympathis&eacute; avec trop peu de gens pour r&eacute;ellement sortir.</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">&nbsp;</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">J&rsquo;exp&eacute;rimente donc quelque chose de nouveau&nbsp;: la solitude. Bon, ce n&rsquo;est pas si nouveau, je l&rsquo;ai &eacute;t&eacute; volontairement une bonne partie de ma vie, mais depuis mon &eacute;veil &agrave; la vie sociale, il y a d&eacute;j&agrave; quelques ann&eacute;es, &ccedil;a n&rsquo;&eacute;tait pas arriv&eacute; pour une si longue p&eacute;riode. Bonne et mauvaise nouvelle&nbsp;: je n&rsquo;aime pas &ccedil;a du tout. Bonne parce que &ccedil;a signifie que j&rsquo;ai enfin mat&eacute; le sauvage qui sommeillait en moi, mauvaise parce que du coup je &laquo;&nbsp;souffre&nbsp;&raquo; encore plus du manque de contact humain.</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">&nbsp;</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Alors je compte les jours. Ceux qui me restent &agrave; vivre avant le d&eacute;collage. 48. Moins de sept semaines, moins de deux mois. Si &ccedil;a passe aussi vite que les quatre premiers mois, autant dire que le d&eacute;collage est pour demain, d&rsquo;autant que la semaine prochaine, je pars pour une exp&eacute;dition &laquo;&nbsp;Visites de plantation d&rsquo;h&eacute;v&eacute;as et exploration de la jungle&nbsp;&raquo; qui durera plusieurs jours. J&rsquo;ai d&rsquo;autant plus h&acirc;te que j&rsquo;ai remarqu&eacute; que le mardi suivant c&rsquo;est le 14 juillet, et qu&rsquo;il y a donc moyen que je fasse le pont le lundi, ce qui me permettrait de retourner &agrave; la plage, pour enfin peaufiner ce bronzage qui n&rsquo;a pas progress&eacute; d&rsquo;une nuance de brun depuis mon arriv&eacute;e.</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">&nbsp;</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">A part &ccedil;a, rien de fondamentalement nouveau n&rsquo;agite ma vie. Je me suis mis &agrave; chercher du travail et je d&eacute;couvre les joies des journ&eacute;es pass&eacute;es &agrave; d&eacute;nicher des annonces, des journ&eacute;es pass&eacute;es &agrave; personnaliser des lettres de motivation et des heures pass&eacute;es &agrave; envoyer des mails. Je red&eacute;couvre aussi une angoisse qui ne m&rsquo;avait pas agit&eacute; depuis les concours d&rsquo;entr&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;cole d&rsquo;agro, cette petite boule au ventre qui exalte jusqu&rsquo;au moment o&ugrave; elle paralyse, et vice versa, quand on ouvre sa bo&icirc;te mail et qu&rsquo;on voit qu&rsquo;on a de nouveaux messages.</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">&nbsp;</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Je commence &agrave; me rendre compte que &ccedil;a y est, je ne joue plus. La vraie vie commence bient&ocirc;t et il s&rsquo;agit de ne pas manquer le d&eacute;part. Jusqu&rsquo;ici, ce n&rsquo;&eacute;tait qu&rsquo;un vague entra&icirc;nement&nbsp;: apprendre &agrave; faire ses d&eacute;marches administratives, chercher un stage, trouver un logement, avec en arri&egrave;re-plan une certaine s&eacute;curit&eacute; financi&egrave;re et en t&ecirc;te un &laquo;&nbsp;Ce n&rsquo;est pas grave, prends ton temps&nbsp;&raquo; permettant de d&eacute;dramatiser les probl&egrave;mes. L&rsquo;&eacute;poque o&ugrave; l&rsquo;aventure et le manque d&rsquo;organisation &eacute;taient permis est en passe de prendre fin, pour une petite cinquantaine d&rsquo;ann&eacute;es, jusqu&rsquo;&agrave; la retraite, laissant la place aux plans en tous genres&nbsp;: plan de carri&egrave;re, plan &eacute;pargne-logement, plan de mon &eacute;ventuel futur appartement, plan pour les vacances... Ce sera l&rsquo;occasion de voir si je suis aussi organis&eacute; que je le pr&eacute;tends, mais en attendant je suis dans un flou total, ce que je n&rsquo;appr&eacute;cie pas tellement. Je m&rsquo;aper&ccedil;ois que ma philosophie (&laquo;&nbsp;On verra bien&nbsp;&raquo;) &eacute;tait tout &agrave; fait acceptable quand je n&rsquo;avais aucune d&eacute;cision importante &agrave; prendre (faire un stage &agrave; Bruxelles plut&ocirc;t qu&rsquo;&agrave; Perth, &agrave; Phnom Penh plut&ocirc;t qu&rsquo;&agrave; Madrid, n&rsquo;&eacute;tait pas si crucial), mais qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui il faut que je choisisse un leitmotiv un peu plus&hellip; engag&eacute;, quelque chose comme &laquo;&nbsp;A l&rsquo;attaque&nbsp;!&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;Trace ton propre chemin&nbsp;&raquo;. J&rsquo;esp&egrave;re bien poursuivre ma qu&ecirc;te du grand frisson, mais ce ne sera malheureusement plus mon objectif prioritaire dans la vie&nbsp;: il s&rsquo;agira d&rsquo;abord de manger et de s&rsquo;int&eacute;grer dans une soci&eacute;t&eacute; o&ugrave; ceux qui r&ecirc;vent &agrave; voix haute ne sont pas bien vus. On verra comme je m&rsquo;y prendrai. Et voil&agrave;, encore ce &laquo;&nbsp;on verra&nbsp;&raquo;, ce sera difficile de changer totalement de cadre de pens&eacute;e&nbsp;! Un autre d&eacute;fi &agrave; relever&nbsp;!</p>]]></description>
<category>Les aventures d'un Ensarien au Cambodge</category>
<pubDate>Sun, 28 Jun 2009 17:40:25 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-66619-billet-1047338.html</guid>
</item>
<item>
<title>Le con qui s'adore</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-66619-billet-1040562.html</link>
<description><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Classe&nbsp;: Gentil</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Sous-classe&nbsp;: Con qui s&rsquo;adore</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">&nbsp;</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Je vais avoir du mal &agrave; parler de celui-l&agrave; en toute objectivit&eacute;. Ah, on me dit que de toute fa&ccedil;on je n&rsquo;ai pas &eacute;t&eacute; objectif pour les autres cat&eacute;gories. Soit. Le con qui s&rsquo;adore ne fait de mal &agrave; personne, il a simplement une haute opinion de lui-m&ecirc;me et s&rsquo;appuie, pour justifier son ego, sur des faits plus ou moins coh&eacute;rents. S&rsquo;il assume pleinement sa condition, &laquo;&nbsp;moi&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;je&nbsp;&raquo; sont les deux mots les plus pr&eacute;sents &agrave; sa bouche. Contrairement aux id&eacute;es re&ccedil;ues, il n&rsquo;est pas forc&eacute;ment m&eacute;prisant envers les autres cons&nbsp;: il sait juste qu&rsquo;il est bon, ce qui ne pr&eacute;juge en rien des capacit&eacute;s des autres. Certes, il lui arrive de penser qu&rsquo;il est meilleur, plus ou moins fr&eacute;quemment selon son aveuglement. Grosso modo, il est rapidement insupportable.</p>]]></description>
<category>R&#195;&#169;flexions int&#195;&#169;ressantes (ou pas)</category>
<pubDate>Sat, 13 Jun 2009 09:38:26 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-66619-billet-1040562.html</guid>
</item>
<item>
<title>Le con buté</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-66619-billet-1040561.html</link>
<description><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Classe&nbsp;: Gentil/M&eacute;chant, selon les cas</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Sous-classe&nbsp;: But&eacute;</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">&nbsp;</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Le con but&eacute; a toujours raison. Vous n&rsquo;arriverez jamais &agrave; convaincre un con but&eacute; de son erreur&nbsp;: c&rsquo;est le roi de la mauvaise foi. Si vraiment il est au pied du mur, une explosion de rage lui permettra souvent de faire faire marche arri&egrave;re &agrave; son adversaire. La confrontation de deux cons but&eacute;s est g&eacute;n&eacute;ralement spectaculaire&nbsp;: le ton du dialogue de sourds, au d&eacute;but cordial, finit par monter, jusqu&rsquo;&agrave; aboutir &agrave; des &eacute;clats de voix d&rsquo;une violence potentiellement impressionnante, fusillade d&rsquo;insultes plus ou moins bien amen&eacute;es, jusqu&rsquo;&agrave; ce qu&rsquo;un con sensuel d&eacute;cr&egrave;te que les deux ont raison et qu&rsquo;il fait beau dehors.</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">A noter qu&rsquo;un con but&eacute; qui a raison est aussi agressif qu&rsquo;un con but&eacute; qui a tort.</p>]]></description>
<category>R&#195;&#169;flexions int&#195;&#169;ressantes (ou pas)</category>
<pubDate>Sat, 13 Jun 2009 09:37:58 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-66619-billet-1040561.html</guid>
</item>
<item>
<title>Le con passionnel</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-66619-billet-1040560.html</link>
<description><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Classe&nbsp;: Gentil</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Sous-classe&nbsp;: Passionnel</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">&nbsp;</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Le con passionnel, ou compatissant, est carr&eacute;ment envahissant. Il d&eacute;borde de bons sentiments et accourt &agrave; chaque &eacute;v&eacute;nement douloureux pour d&eacute;verser ses sanglots, assurer la victime de son soutien humide et &eacute;touffant. En l&rsquo;absence d&rsquo;&eacute;v&eacute;nement tragique &agrave; exploiter, le con passionnel se fait volontiers conseiller matrimonial ou juge de la vie priv&eacute;e d&rsquo;autrui. &laquo;&nbsp;Tu devrais chercher quelqu&rsquo;un, c&rsquo;est pas bon de rester seul&hellip; M&ecirc;me si je serai toujours l&agrave; pour toi, tu sais.&nbsp;&raquo;. Oui, on sait. Comment pourrait-on l&rsquo;oublier&nbsp;?</p>]]></description>
<category>R&#195;&#169;flexions int&#195;&#169;ressantes (ou pas)</category>
<pubDate>Sat, 13 Jun 2009 09:37:11 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-66619-billet-1040560.html</guid>
</item>
<item>
<title>Le con sensuel</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-66619-billet-1040558.html</link>
<description><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Classe&nbsp;: Gentil</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Sous-classe&nbsp;: sensuel</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">&nbsp;</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Le con sensuel, aussi appel&eacute; con plaisant, n&rsquo;a pas d&rsquo;avis, il n&rsquo;a que des amis. Son seul but dans la vie est de se faire aimer. Pour atteindre cet objectif chim&eacute;rique, le con sensuel rejette tout conflit&nbsp;: il est d&rsquo;accord avec tout le monde, son discours s&rsquo;adapte &agrave; son public et aux circonstances, il console, il ne s&rsquo;&eacute;nerve jamais&hellip; La contrepartie &agrave; cette apparence cordiale, c&rsquo;est qu&rsquo;on ne lui trouve g&eacute;n&eacute;ralement aucune profondeur et donc aucun int&eacute;r&ecirc;t. Comment avoir des atomes crochus avec quelqu&rsquo;un qui s&rsquo;efforce d&rsquo;&ecirc;tre lisse&nbsp;? En gros, le con sensuel arrive &agrave; l&rsquo;effet inverse que celui qu&rsquo;il recherche&nbsp;: il n&rsquo;est pas aim&eacute;, il indiff&egrave;re, voire suscite un certain m&eacute;pris.</p>]]></description>
<category>R&#195;&#169;flexions int&#195;&#169;ressantes (ou pas)</category>
<pubDate>Sat, 13 Jun 2009 09:36:37 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-66619-billet-1040558.html</guid>
</item>
<item>
<title>Le connard</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-66619-billet-1040557.html</link>
<description><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Classe&nbsp;: M&eacute;chant</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Sous-classe&nbsp;: Connard</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">&nbsp;</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Le connard est un con qui aime d&eacute;nigrer les autres, leur travail et leur valeur. Par d&eacute;finition, si c&rsquo;est le connard qui l&rsquo;avait fait/dit, &ccedil;a aurait &eacute;t&eacute; beaucoup mieux que le r&eacute;sultat obtenu par les autres cons. Le connard aime regarder les autres ramer comme des cons (qu&rsquo;ils sont), mais surtout il aime se moquer d&rsquo;eux et il ne perd pas une occasion de critiquer et, quand c&rsquo;est possible, de ralentir leur travail. Pour autant, le connard ne fait rien par lui-m&ecirc;me. Sa seule capacit&eacute; r&eacute;side dans son incroyable don pour rabaisser les autres. Sa morgue est le seul pilier de son caract&egrave;re et tant qu&rsquo;il a du monde &agrave; opprimer, il peut s&rsquo;&eacute;lever socialement, bien qu&rsquo;il ne soit qu&rsquo;une coquille vide. Le connard semble appr&eacute;cier la haine froide et le m&eacute;pris qu&rsquo;il suscite. Sa plus grande jouissance est de voir exploser le con plaisant, exploit dangereux mais suffisamment rare pour justifier les efforts du connard.</p>]]></description>
<category>R&#195;&#169;flexions int&#195;&#169;ressantes (ou pas)</category>
<pubDate>Sat, 13 Jun 2009 09:36:03 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-66619-billet-1040557.html</guid>
</item>
<item>
<title>Le con indécis</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-66619-billet-1040556.html</link>
<description><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Classe&nbsp;: Gentil</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Sous-classe&nbsp;: Ind&eacute;cis</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">&nbsp;</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Ah&nbsp;! L&rsquo;ind&eacute;cis, mon pr&eacute;f&eacute;r&eacute;. Le con ind&eacute;cis, comme son nom l&rsquo;indique, ne sait pas se d&eacute;cider. La perspective de devoir trancher une question, arr&ecirc;ter une date, s&rsquo;engager sur un projet, le terrifie. Comme un enfant &agrave; qui l&rsquo;on dirait &laquo;&nbsp;Tu veux un malabar OU un Kit Kat&nbsp;?&nbsp;&raquo;, on sent l&rsquo;angoisse monter en lui, ses yeux roulent comme une bille de flipper sous l&rsquo;effet de la r&eacute;flexion, il tend la main, la retire, sa respiration se fait saccad&eacute;e, il commence &agrave; transpirer, de petits g&eacute;missements d&eacute;sempar&eacute;s jaillissent de sa gorge et finalement il fond en larmes, terrass&eacute; par l&rsquo;impossibilit&eacute; de prendre une d&eacute;cision. Le con qui a demand&eacute; l&rsquo;avis de l&rsquo;ind&eacute;cis a plusieurs choix (selon la sous-classe &agrave; laquelle il appartient)&nbsp;: consoler, rire, rester choqu&eacute;, d&eacute;cider &agrave; la place de l&rsquo;ind&eacute;cis ou s&rsquo;&eacute;nerver.</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Le con ind&eacute;cis peut adopter une autre strat&eacute;gie que les larmes pour d&eacute;contenancer son adversaire&nbsp;: la technique du &laquo;&nbsp;laisser pourrir&nbsp;&raquo;. Elle consiste &agrave; d&eacute;clarer que l&rsquo;on a besoin de temps pour r&eacute;fl&eacute;chir, sans donner de d&eacute;lai particulier &agrave; la fin duquel le con demandeur pourra obtenir sa r&eacute;ponse. Le con ind&eacute;cis compte alors sur l&rsquo;urgence de la situation et la lassitude du con demandeur, deux &eacute;l&eacute;ments qui am&egrave;neront celui-ci &agrave; cesser de solliciter l&rsquo;ind&eacute;cis au bout de, mettons, six relances. L&rsquo;ind&eacute;cis finit g&eacute;n&eacute;ralement par gagner, sauf face &agrave; un con but&eacute; (cf infra).</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Souvent, le con ind&eacute;cis devient un con-nard (cf infra) lorsque le projet est finalement tout de m&ecirc;me lanc&eacute; sans l&rsquo;accord et les conseils qu&rsquo;il n&rsquo;a pas souhait&eacute;s donner.</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Ces cons ind&eacute;cis sont tr&egrave;s nombreux. Ils paralysent l&rsquo;activit&eacute; des cons qui essaient d&rsquo;entreprendre des choses et font &eacute;chouer des projets qui auraient pu permettre &agrave; l&rsquo;esp&egrave;ce enti&egrave;re de passer au stade sup&eacute;rieur de l&rsquo;&eacute;volution. Ces cons-l&agrave; sont particuli&egrave;rement exasp&eacute;rant quand on est soi-m&ecirc;me un con organis&eacute;, un con maniaque et/ou un con extr&eacute;miste, car oui, on peut cumuler les conneries comme les mandats politiques en France.</p>]]></description>
<category>R&#195;&#169;flexions int&#195;&#169;ressantes (ou pas)</category>
<pubDate>Sat, 13 Jun 2009 09:34:50 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-66619-billet-1040556.html</guid>
</item>
<item>
<title>Petit traité sur les cons</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-66619-billet-1040554.html</link>
<description><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Aujourd&rsquo;hui d&eacute;bute une chronique qui durera le temps qu&rsquo;elle durera (j&rsquo;aime autant ne pas m&rsquo;engager, qui sait, mon amour de l&rsquo;humanit&eacute; pourrait revenir en force et me faire abandonner ce projet pharaonique). Pharaonique, que dis-je, titanesque projet que celui de d&eacute;crire la connerie humaine. Alors que les philosophes de tous temps s&rsquo;attachent &agrave; chercher l&rsquo;intelligence de l&rsquo;homme, rares sont ceux &agrave; ma connaissance &agrave; faire un &eacute;tat des lieux de ce que nous apprenons bien vite, nous autres petits cerveaux&nbsp;: l&rsquo;homme est stupide, d&eacute;sesp&eacute;rant, exasp&eacute;rant. Pourquoi utiliser les comparaisons animali&egrave;res (t&ecirc;tu comme une mule, b&ecirc;te comme un &acirc;ne, aussi amorphe qu&rsquo;une baleine &eacute;chou&eacute;e sur une plage &ndash; quoi, vous n&rsquo;utilisez pas cette expression&nbsp;? - , avec un caract&egrave;re de cochon&hellip;) quand il suffirait de dire &laquo;&nbsp;humain&nbsp;&raquo;&nbsp;?</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">&nbsp;</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Mais j&rsquo;anticipe mon propos.</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Par o&ugrave; commencer&nbsp;? Il y aurait tant &agrave; dire&hellip; Puisque c&rsquo;est moi l&rsquo;auteur, j&rsquo;impose&nbsp;! J&rsquo;accuse, aussi, mais nous verrons cela dans quelques lignes. Je parlerai donc des cons qui me font le plus chier (tr&ecirc;ve de politesses) en ce moment, balayant les cat&eacute;gories par ordre d&eacute;croissant d&rsquo;exasp&eacute;ration.</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">&nbsp;</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Ah&nbsp;! Un peu de taxonomie humaine. Pour ceux qui n&rsquo;ont pas fait de terminale S, la taxonomie consiste &agrave; classer les &ecirc;tres vivants dans des cat&eacute;gories en fonction de euh&hellip; tout un tas de crit&egrave;res. Enfin je crois. Mais bon si vraiment &ccedil;a vous int&eacute;resse vous pouvez toujours aller sur une fabuleuse encyclop&eacute;die participative qui a pour but de remplacer peu &agrave; peu les connaissances de l&rsquo;humanit&eacute; par leur interpr&eacute;tation subjective. Quoi qu&rsquo;il arrive la taxonomie n&rsquo;a rien &agrave; voir avec la taxidermie. Encore que la seconde ait pu aider la premi&egrave;re. Mais je m&rsquo;&eacute;gare. Ca commence mal (j&rsquo;appartiens &agrave; la cat&eacute;gorie des cons digressifs &ndash; agressifs aussi mais si je me mets dans plusieurs tiroirs il va falloir que j&rsquo;admette que je fais aussi partie des cons &eacute;gocentriques et &ccedil;a c&rsquo;est&hellip; assez vrai - ). Bref je disais donc, classons&nbsp;!</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">&nbsp;</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Nous avons donc, dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;&eacute;volution, la bact&eacute;rie puis l&rsquo;homme (je fais quelques petits raccourcis pour simplifier mon propos). Homo sapiens sapiens, l&rsquo;homme qui sait qu&rsquo;il sait. C&rsquo;est beau. Mais sait-il que son voisin sait qu&rsquo;il est con&nbsp;? Tout d&eacute;pend du regard qu&rsquo;ils &eacute;changent le matin quand ils sortent les poubelles avant d&rsquo;aller travailler. Ah mais je m&rsquo;&eacute;gare encore. Rebaptisons Homo Sapiens Sapiens et donnons-lui le nom fort peu latin de Homo Coninus. Une fois que nous avons op&eacute;r&eacute; cette l&eacute;g&egrave;re distorsion des connaissances scientifiques, plus rien ne nous retient&nbsp;: il est donc possible de d&eacute;rouler le tapis de l&rsquo;&eacute;volution pour r&eacute;partir les humains dans des cat&eacute;gories socio&hellip; hum&hellip; des cat&eacute;gories. Mais attention, il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;&eacute;tablir une hi&eacute;rarchie pouvant mener &agrave; des discriminations&nbsp;: &laquo;&nbsp;tous unis dans la connerie&nbsp;&raquo; doit rester le mot d&rsquo;ordre principal de cette &eacute;tude. L&rsquo;esp&egrave;ce est encore trop jeune pour adopter un leitmotiv plus progressiste (&laquo;&nbsp;D&eacute;passons notre connerie&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;Sous les pav&eacute;s, l&rsquo;intelligence&nbsp;&raquo;).</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">&nbsp;</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Deux chemins s&rsquo;ouvrent devant Homo Coninus&nbsp;: la connerie gentille et la connerie m&eacute;chante. Les m&eacute;canismes naturels aboutissant au choix, d&eacute;lib&eacute;r&eacute; ou non, de l&rsquo;une ou l&rsquo;autre de ces cat&eacute;gories restent myst&eacute;rieux, d&rsquo;autant qu&rsquo;au cours de sa vie (voire m&ecirc;me au cours d&rsquo;un repas), Homo Coninus peut changer de classe, ce qui ne simplifie pas les choses. Chaque classe se ramifie en plusieurs sous-classes, que je pr&eacute;senterai s&eacute;par&eacute;ment.</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">&nbsp;</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Ces pr&eacute;liminaires pos&eacute;s, je peux commencer. La liste n&rsquo;est &eacute;videmment pas exhaustive.</p>]]></description>
<category>R&#195;&#169;flexions int&#195;&#169;ressantes (ou pas)</category>
<pubDate>Sat, 13 Jun 2009 09:30:29 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-66619-billet-1040554.html</guid>
</item>
<item>
<title>Du nouveau (enfin presque)</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-66619-billet-1031321.html</link>
<description><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Que s&rsquo;est-il pass&eacute; ces deux derni&egrave;res semaines, vous demandez-vous peut-&ecirc;tre (qui sait, des fans pourraient consulter mon blog d&egrave;s le petit d&eacute;jeuner pour rire des petits malheurs quotidiens d&rsquo;un Fran&ccedil;ais perdu dans un pays qui exporte de la viande de rat &ndash;35 tonnes le mois dernier- chez son voisin vietnamien)&nbsp;?</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">&nbsp;</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Rien de sp&eacute;cial.</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Une r&eacute;volution &agrave; noter, cependant&nbsp;: j&rsquo;ai trouv&eacute; le rem&egrave;de absolu contre la poussi&egrave;re qui recouvrait ma vie d&rsquo;un voile de d&eacute;sespoir et qui allumait dans mon &oelig;il fr&eacute;n&eacute;tique une lueur meurtri&egrave;re. Ce rem&egrave;de tient en neuf lettres&nbsp;: C-H-A-U-S-S-O-N-S. Arr&ecirc;tez de rire.</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Il y a deux semaines, j&rsquo;ai eu une r&eacute;v&eacute;lation&nbsp;: si je ne voulais plus que la poussi&egrave;re m&rsquo;atteigne moralement, il ne fallait plus qu&rsquo;elle m&rsquo;atteigne physiquement. Je suis donc all&eacute; faire du shopping, pensant ramener non seulement des chaussons, mais aussi des sous-v&ecirc;tements (pardon, mais si je raconte ma vie, autant vous donner tous les d&eacute;tails), des jeans et des chemises. Je suis revenu avec des tongs, des sous-v&ecirc;tements (mais pas ceux que je voulais) et une serviette de toilette. Je n&rsquo;y peux rien, fouiner dans les jeans et les chemises, c&rsquo;est au-dessus de mes forces.</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Mais bref, mes tongs sont devenues des chaussons et presque imm&eacute;diatement, j&rsquo;ai senti la s&eacute;r&eacute;nit&eacute; m&rsquo;envahir... &agrave; tel point que deux semaines apr&egrave;s, je n&rsquo;ai toujours pas refait le m&eacute;nage. Je flotte &agrave; un centim&egrave;tre du sol, et tant que la couche de poussi&egrave;re n&rsquo;aura pas atteint cette &eacute;paisseur critique, je serai &agrave; l&rsquo;abri.</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Bon ok, j&rsquo;avoue que j&rsquo;attends que ma colocataire craque et s&rsquo;occupe de la partie commune. &Ccedil;a ne sert &agrave; rien de nettoyer ma chambre si le reste est toujours aussi sale&nbsp;: le ph&eacute;nom&egrave;ne des vases communicants s&rsquo;appliquent aussi &agrave; la poussi&egrave;re. Mais apparemment ma colocataire est beaucoup plus r&eacute;sistante que moi, les moutons ne lui font pas froncer les sourcils, le fait de voir ses cheveux tra&icirc;ner partout ne provoque chez elle pas le moindre frisson, bref, c&rsquo;est encore moi qui vais finir par m&rsquo;y coller, comme d&rsquo;habitude. D&eacute;j&agrave;, la semaine&nbsp; apr&egrave;s mon emm&eacute;nagement, quand je lui ai demand&eacute; si elle avait d&eacute;j&agrave; balay&eacute; sous le tapis, elle a explos&eacute; de rire comme si c&rsquo;&eacute;tait l&rsquo;id&eacute;e la plus absurde qu&rsquo;elle ait jamais entendu, et effectivement quand j&rsquo;ai regard&eacute;, j&rsquo;ai constat&eacute;, &agrave; la couleur du carrelage (ou plut&ocirc;t au fait qu&rsquo;on ne voyait plus la couleur du carrelage), que &ccedil;a ne lui avait jamais effleur&eacute; l&rsquo;esprit. Le pire c&rsquo;est que quelques heures apr&egrave;s, elle a soulev&eacute; le tapis (elle ne m&rsquo;avait pas vu nettoyer) et elle m&rsquo;a dit, tr&egrave;s fi&egrave;re&nbsp;: &laquo;&nbsp;You see&nbsp;? It&rsquo;s clean&nbsp;! &raquo;, comme si c&rsquo;&eacute;tait Dieu qui prot&eacute;geait cette zone du salon.</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Donc je ferai le m&eacute;nage hum&hellip; vendredi prochain. &Ccedil;a me donnera une occasion de plus pour pester contre le pays et pour me promettre que plus jamais je ne vivrai avec une personne qui a les cheveux longs (et surtout qui les perd) dans un pays sans aspirateur.</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">A part &ccedil;a, je suis &eacute;quilibr&eacute;, rassurez-vous.</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">&nbsp;</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Rien de palpitant ne m&rsquo;est arriv&eacute; ces derniers temps&nbsp;: le spectacle de hip hop du week end dernier &eacute;tait profond&eacute;ment d&eacute;cevant, ne suscitant chez moi aucune &eacute;motion, contrairement au pr&eacute;c&eacute;dent, bien qu&rsquo;&eacute;videmment je reconnaisse les qualit&eacute;s techniques n&eacute;cessaires pour faire le robot pendant 30 minutes.</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">&nbsp;</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Dans un autre registre, j&rsquo;ai crois&eacute; ce matin un camion Elle&amp;Vire, et j&rsquo;ai explos&eacute; de rire sur mon v&eacute;lo tout en pensant avec un brin de nostalgie &agrave; la Normandie. Il faut vraiment &ecirc;tre au Cambodge pour penser &agrave; la Normandie avec nostalgie, c&rsquo;est m&ecirc;me typiquement le genre de sentiment que je n&rsquo;aurais jamais cru imaginable.&hellip;</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">&nbsp;</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Au niveau du stage, je m&rsquo;en sors plut&ocirc;t bien, j&rsquo;ai termin&eacute; le &laquo;&nbsp;premier jet tr&egrave;s incomplet&nbsp;&raquo;, il ne reste qu&rsquo;&agrave; le peaufiner, l&rsquo;illustrer, l&rsquo;organiser&hellip; et &agrave; r&eacute;diger une partie &eacute;conomique susceptible de satisfaire ma professeur-tutrice, sans quoi j&rsquo;aurai pass&eacute; six mois ici pour ne m&ecirc;me pas avoir mon dipl&ocirc;me. En parlant de dipl&ocirc;me, j&rsquo;ai aussi appris tout r&eacute;cemment que j&rsquo;aurai la joie et le bonheur de passer un rattrapage en septembre, comme 9 de mes 12 camarades de sp&eacute;cialit&eacute;. La nouvelle n&rsquo;est pas extraordinaire en soi, nous &eacute;tions tous parfaitement conscients d&rsquo;avoir lamentablement &eacute;chou&eacute; &agrave; ce partiel (m&ecirc;me si nous ne nous attentions pas &agrave; des notes allant de 2 &agrave; 7 sur 20), mais elle nous a tout de m&ecirc;me fait un choc&nbsp;: devoir bachoter &agrave; nouveau une mati&egrave;re (tr&egrave;s r&eacute;barbative pour moi) d&egrave;s le retour ou, pour certains, en m&ecirc;me temps que leur stage, ne faisait pas partie de nos projets. Enfin&hellip; L&rsquo;aller-retour &agrave; Rennes me donnera l&rsquo;occasion de faire fonctionner ma carte 12-25 et de cumuler des points Smiles&hellip; Il faut toujours voir le bon c&ocirc;t&eacute; des choses, non&nbsp;? Il ne me reste plus qu&rsquo;&agrave; me rappeler l&rsquo;endroit o&ugrave; j&rsquo;ai mis mes cours, en esp&eacute;rant que ce ne soit pas dans une poubelle&hellip;</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">&nbsp;</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Autre nouvelle, je me rends compte que les factures pleuvent avec r&eacute;gularit&eacute; dans le monde des adultes, et que la seule surprise est leur montant&nbsp;: 71 dollars d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; au mois d&rsquo;avril (contre une cinquantaine le mois pr&eacute;c&eacute;dent), autant pour Internet en mai (et encore, l&agrave; ce n&rsquo;&eacute;tait QUE le d&eacute;passement, l&rsquo;abonnement co&ucirc;te 59 dollars par mois, donc 130 dollars par mois pour le net, vous avouerez que &ccedil;a fait un peu mal par o&ugrave; &ccedil;a passe)&hellip; On attend l&rsquo;eau qui, avec 5 dollars maximum pour deux mois, devrait nous redonner un argument pour dire que la vie est bon march&eacute; au Cambodge&hellip; quand on vit dans un confort minimum.</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">&nbsp;</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Ah, je tiens aussi &agrave; signaler que mon caract&egrave;re empire. Avant, je ne me mettais &agrave; insulter les gens que quand j&rsquo;&eacute;tais au volant d&rsquo;une voiture. Maintenant, &ccedil;a fonctionne aussi quand je montre sur un v&eacute;lo. Dans un pays o&ugrave; personne ne me comprend, &ccedil;a passe, mais il va falloir que je perde rapidement cette habitude &agrave; mon retour si je veux garder mes os intacts. Avant, quand je roulais, s&rsquo;il arrivait quelque chose induisant un freinage d&rsquo;urgence, je me consid&eacute;rais toujours comme coupable. D&eacute;sormais, je n&rsquo;ai plus le moindre scrupule &agrave; rejeter tous les fautes sur les autres. Ce matin, j&rsquo;ai grogn&eacute; &laquo;&nbsp;P*t*in esp&egrave;ce de conn*rd tu peux pas faire gaffe &agrave; la priorit&eacute; &agrave; droite b*rd*l&nbsp;?!&nbsp;&raquo;. Je me suis rendu compte que c&rsquo;est moi qui lui avais grill&eacute; la priorit&eacute; et j&rsquo;ai donc corrig&eacute; &laquo;&nbsp;Ouais de toute fa&ccedil;on ici &ccedil;a n&rsquo;existe pas, la priorit&eacute; &agrave; droite, esp&egrave;ce de chauffard, quand un v&eacute;lo s&rsquo;engage tu le laisses passer, m*rde, tu crois que tu me fais peur avec ta Lexus de contrebande&nbsp;?!&nbsp;&raquo;. Je suis donc en train de devenir l&rsquo;arch&eacute;type du gars &agrave; cause de qui on a cr&eacute;&eacute; les journ&eacute;es &laquo;&nbsp;Politesse au volant&nbsp;&raquo;. En m&ecirc;me temps, &ccedil;a ne fait de mal &agrave; personne et &ccedil;a d&eacute;foule tellement&hellip;</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">&nbsp;</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">&nbsp;</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Voil&agrave; les nouvelles. Je n&rsquo;&eacute;pilogue pas sur le moral qui, fid&egrave;le &agrave; lui-m&ecirc;me, joue au yoyo avec une fr&eacute;n&eacute;sie &eacute;puisante. Il devrait &ecirc;tre tr&egrave;s bon la semaine prochaine.</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">&nbsp;</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Bisous &agrave; ceux qui veulent et tant pis pour les autres&nbsp;!</p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">Guillaume</p>]]></description>
<category>Les aventures d'un Ensarien au Cambodge</category>
<pubDate>Fri, 29 May 2009 13:08:14 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-66619-billet-1031321.html</guid>
</item>
</channel>
</rss>
