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<copyright>Copyright 2008 Blogg</copyright>
<pubDate>Sat, 21 Nov 2009 16:33:00 +0100</pubDate>
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<language>fr</language>
<category>Blogg</category>
<ttl>60</ttl>
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<title>à l'auberge tourangelle</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-61017-billet-1082015.html</link>
<description><![CDATA[<p>Oui, bon.. Un an sans actualiser ce blog... Certes. C'est particuli&egrave;rement long. Mais n'allez pas me faire croire que &ccedil;a ne vous arrive jamais, &agrave; vous, de sauter <span style="text-decoration: line-through;">une</span> <span style="text-decoration: line-through;">ann&eacute;e</span> (une journ&eacute;e?) de boulot ou de cours !</p>
<p>Rattrapons le temps perdu. Et r&eacute;&eacute;ditons l'exercice, pratiqu&eacute; <a href="http://www.blogg.org/blog-61017-date-2008-04-15-billet-erasmus_ch_danois_en_chiffres-791714.html" target="_blank">ici-m&ecirc;me</a>&nbsp;en avril 2008 (d&eacute;j&agrave;...), du r&eacute;sum&eacute;-statistiques. Voici donc, en&nbsp;quelques chiffres,&nbsp;le bilan d'une ann&eacute;e&nbsp;2008-2009 si vite &eacute;coul&eacute;e:</p>
<p>- 13 500 kilom&egrave;tres parcourus entre Paris et La Rochelle, Lyon, Leipzig, Berlin, Amsterdam, Madrid, Grenade, Munich et Tr&eacute;gastel<br />- 300 repas pr&eacute;par&eacute;s au Red Solexine Tour<br />- 200 repas distribu&eacute;s au Red Solexine Tour (quel g&acirc;chis...)<br />- 180 m&sup2;, plus jardin, pour deux locataires<br />- 76 heures dans le train entre Tours et Paris<br />- 30 heures de cours par semaine (ah, la France...)<br />- 25 jours de gr&egrave;ve officielle<br />- 23 jours de gr&egrave;ve officielle officieusement travaill&eacute;s<br />- 13,4 de moyenne g&eacute;n&eacute;rale<br />- 9 jours travaill&eacute;s&nbsp;de suite&nbsp;au <em>Parisien/Aujourd'hui en France<br /></em>-&nbsp;5 concerts avec l'orchestre universitaire de Tours<br />- 4 t&eacute;l&eacute;phones portables<br />- 4 conseils d'administrations de l'IUT<br />- 3 jours dans&nbsp;les catacombes<br />- 2 minutes de FRAT&nbsp;au 20h de TF1<br />-&nbsp;2 mariages<br />- 1 citation dans une d&eacute;p&ecirc;che AFP<br />- 1 seul billet publi&eacute; sur ce blog (d&eacute;publi&eacute; pour haute inutilit&eacute;)</p>
<p>L'Auberge est de retour. Statistiquement, il suffit que le prochain billet soit publi&eacute; dans les 13 prochains mois. Jouable, les amis, jouable...</p>]]></description>
<category>Vie tourangelle</category>
<pubDate>Mon, 14 Sep 2009 23:05:02 +0000</pubDate>
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<title>Volatilisé au pays des gourmets</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-61017-billet-850481.html</link>
<description><![CDATA[<P>La tournée des soixante-huit restaurants aux trois étoiles Michelin en soixante-huit jours, en passant par Rome, Tokyo ou New-York, même Jules Vernes n'y avait pas pensé. Et pourtant, c'est l'insensé défi que s'est lancé Pascal Henry, mystérieux suisse de quarante-six ans.</P>
<P>De l'homme, on ne sait pas grand-chose, si ce n'est sa profession de coursier à moto. Il vit seul et parle peu de lui, même à ses amis. Une passion toutefois, la gastronomie. L'homme se rend régulièrement au restaurant de Gérard Rabaey avec lequel il prend l'habitude de parler cuisine après le repas, parfois des heures durant. C'est peut-être au cours d'une de ces cavalcades à moto, entre Genêve et Montreux, où s'est installé le chef normand, que le projet du coursier est né: cotôyer les étoiles, s'envoler soixante-six jours au pays des trois-étoiles, puis revenir sur terre. Du moins l'avait-il annoncé ainsi à ses amis, quelques jours avant d'entamer son périple. Et de disparaître.</P>
<P>Le marathonien du goût apparaît, comme prévu, le 5 mai, chez Paul Bocuse. Il expose au célèbre cuisinier son projet, lequel, emballé, lui offre un livre d'or qu'il lui recommande de faire signer à chaque étape, et le recommande auprès de ses fameux collègues. Chaque jour, Pascal Henry se rend dans un nouveau restaurant. Le même rituel, toujours. Il commande le menu dégustation, s'attarde à table et paye cash. Peu à peu, son histoire se répand et Jacques Perrin, un célèbre chroniqueur suisse, se prend d'admiration pour son compatriote&nbsp;auquel il consacre plusieurs articles&nbsp;dans son blog.</P>
<P>Le 12 juin, quarantième étape.&nbsp;Le Phileas Fogg de la gastronomie s'arrête en Espagne, au célèbre restaurant catalan&nbsp;El Bulli. La même routine que d'habitude. Il s'attarde, discute avec un couple voisin de table. Vers minuit, il se lève pour aller chercher&nbsp;une carte de visite dans sa veste, et disparaît. On ne le verra plus.</P>
<P>L'alerte n'est pas donnée tout de suite. Peu habitués&nbsp;à avoir de ses&nbsp;nouvelles, ni sa famille ni ses amis ne s'inquiètent. Il faut quelques semaines pour que ses admirateurs, Bocuse et Perrin en tête, parviennent à médiatiser l'affaire et à faire engager de sérieuses recherches. La police espagnole fouillera les alentours du restaurant, en vain. L'enquête piétine, le dossier transmis à Interpol. </P>
<P>Puis, vers la mi-août, la police suisse informe la police espagnole que le disparu a été aperçu à Genêve, il apparaît même sur&nbsp;la vidéo d'un distributeur automatique. Les recherches sont abandonnées sur la péninsule ibérique ; quant à la police suisse, elle n'engage pas de poursuite : après tout, l'homme n'est accusé de rien, le chef d'El Bulli ayant renoncé à la note du dîner. Quelques jours plus tard, un officier suisse laisse même entendre au journal Le Temps que la police saurait où se trouve Pascal Henry, tout en préservant sa tranquilité. Ah, la discrétion suisse...</P>
<P>La question n'est maintenant plus de savoir si le motard-coursier-marathonien-gastronome est encore en vie, car la chose semble acquise. Surtout lorsqu'on apprend, il y a peu, que l'homme en est à sa seconde disparation soudaine, la première, c'était vingt ans plus tôt. Non, la question est plutôt de savoir pourquoi il a stoppé son voyage, en si bon chemin. Il en était déjà à la quarantième étape. N'avait-il plus d'argent ? A-t-il eu peur des proportions médiatiques qu'ont pris son insensé projet ? Voulait-il faire parler de lui en disparaîssant ? Voulait-il disparaître de façon spectaculaire ? </P>
<P>L'Auberge Danoise -qui vaut bien&nbsp;ses trois-étoiles&nbsp;au guide Michelin- détient la réponse de&nbsp;cette fatidique question.&nbsp;C'en était si simple que personne n'y a pensé. Pascal Henry a stoppé son tour du monde&nbsp;des&nbsp;trois-étoiles Michelin, car il n'avait plus faim. CQFD.</P>
<P>&nbsp;</P>
<P><EM>Pour plus de précisions sur cette affaire culinaire, voir les excellents, exemplaires et&nbsp;aériens&nbsp;articles de<STRONG> </STRONG></EM><A href="http://www.lemonde.fr/aujourd-hui/article/2008/08/11/la-cavale-culinaire-de-pascal-henry_1082337_3238.html" target=_blank><STRONG><EM>Jean-Claude Ribaut</EM></STRONG></A><EM> (Le Monde), de </EM><A href="http://www.liberation.fr/actualite/societe/344798.FR.php" target=_blank><STRONG><EM>Vincent Noce</EM></STRONG></A><EM> (Libération), et le </EM><A href="http://blog.cavesa.ch/index.php/p3" target=_blank><STRONG><EM>blog de Jacques Perrin</EM></STRONG></A><EM>.</EM></P><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=958800&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Insolite</category>
<pubDate>Tue, 19 Aug 2008 17:40:44 +0000</pubDate>
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<title>Sexe non disponible</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-61017-billet-845895.html</link>
<description><![CDATA[<P>Bien qu'ayant signé une clause de confidentialité avec l'ESSEC, je ne trahirai aucun secret en révélant ici que la fameuse école de commerce utilise un logiciel américain pour gérer la scolarité de ses étudiants. Américain... jusqu'au stéréotype. Ainsi donc, lors de la sélection du sexe de l'étudiant, le choix est laissé entre "masculin", "féminin" et... "non disponible". </P>
<P>Sont fous, ces américains.</P><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=953687&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Insolite</category>
<pubDate>Thu, 07 Aug 2008 18:47:03 +0000</pubDate>
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</item>
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<title>Parlons Chine</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-61017-billet-845175.html</link>
<description><![CDATA[<P>Puisque la Chine est à l'honneur partout ou presque, soyons fous et (re)actualisons ce blog à l'air du temps. Ainsi donc, comme dans tous les journaux, sur toutes les télés et presque toutes les radios,&nbsp;parlons des Chinois, de la République Populaire de Chine, de Pékin et des JO de Beijing... euh Pékin... euh...</P>
<P>Evidemment, la solution toute trouvée d'avance ressemblait à ça: « Pékin doit être l'ancien nom de Beijing » - pas la peine d'en faire un plat, soit dit-en passant.</P>
<P>Ou alors à ça: « Pékin c'est le quartier principale, ou le nom de la ville, et Beijing c'est la ville ou la mégapole » - pas la peine d'en faire un plat non plus.</P>
<P>Et non, en fait, c'est encore plus simple. C'est juste parce que, ne sachant pas comment prononcer «Beijing», certaines flemmardes de langues occidentales ont préféré garder «Pékin». Explication.</P>
<P>Avant la dynastie des Ming, «Beijing» s'écrivait donc «Beiking» (prononcez «Peïkine», devenu «Pékin» pour les Français, «Pechino» pour les Italiens, «Peking» pour les hollandais). Après les Ming, «Beiking» était donc devenu «Beijing». Sauf que, difficulté, «Beijing» se prononce «Peïtine». Alors bon, plutôt que de tout changer, on a gardé le vieux nom. Qui n'est pas l'ancien nom, mais qui en est l'ancienne version. Même si personne n'a compris, pas de quoi en faire un plat, on avait dit.</P>
<P>Comme quoi, c'est utile pour la culture générale d'avoir une collègue Chinoise. Elle s'appelle Jin-Jin. Ou&nbsp;Jing-Jing.&nbsp;Faudrait que je&nbsp;pense&nbsp;à&nbsp;lui demander comment elle l'écrit, son nom.</P><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=952971&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Vie quotidienne</category>
<pubDate>Tue, 05 Aug 2008 21:46:56 +0000</pubDate>
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<title>Bonnes vacances !</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-61017-billet-835899.html</link>
<description><![CDATA[<P>« Fin, ou presque.&nbsp;»</P>
<P><EM>Note: penser à changer ce titre, dramatique, lugubre et inapproprié.</EM></P>
<P>Bien sûr, tout rêve prend fin. Et l'aventure danoise s'est évidemment achevée cet ensoleillé lundi 9 juin, à coup de grands signes d'adieu des&nbsp;mains et de doigts d'honneur (une manière toute personnelle d'AJ de me signifier son amitié). On se reverra ; c'est sans doute vrai et ce sera inoubliable. En attendant, la vie continue.</P>
<P>Elle continue à Tours, finalement.&nbsp;Au revoir&nbsp;les profs d'histoire, adieu la fac de Cergy. Et bonjour l'IUT de Tours à bord de son vaisseau amiral, fleuron de sa flotte de diplômes, le DUT Journalisme. Une nouvelle aventure qui promet d'être exceptionnelle.</P>
<P>La vie, c'est aussi tout le reste. C'est juste trop long à raconter ; pas ici, plus tard, peut-être. Sûrement, même. Promis, un autre blog (ou celui-là?) prendra le relais. Ou relai. Paraît que ça s'écrit comme ça depuis la réforme orthographique de 1990, sur le modèle de <EM>balai</EM>. Ca a tout de même moins la classe que <EM>ondotostomatologie</EM>.</P>
<P><EM>Note: arrêter de lire le Petit Robert.</EM></P>
<P>Demain, départ pour les Pyrénées. Non pas que ce blog était&nbsp;à proprement parler&nbsp;alimenté ces dernier temps&nbsp;et non pas&nbsp;que ce départ viendrait à bousculer l'équilibre précaire de l'actualisation régulière requise pour contenter l'assoiffement abyssal des lecteurs de ce blog en admettant qu'on puisse parler d'équilibre pour un blog, mais il me fallait écrire la phrase suivante avant de vous quitter : bonnes vacances and take care of you. </P>
<P>Retour en août, même lieu, même heure. </P><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=942785&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Vie quotidienne</category>
<pubDate>Sat, 12 Jul 2008 19:54:26 +0000</pubDate>
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</item>
<item>
<title>Salut l'artiste</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-61017-billet-835184.html</link>
<description><![CDATA[<OBJECT height=344 width=425><PARAM NAME="movie" VALUE="http://www.youtube.com/v/v_9BDBK9bTU&amp;hl=fr"><PARAM NAME="wmode" VALUE="transparent">
<embed src="http://www.youtube.com/v/v_9BDBK9bTU&hl=fr"   type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="344"></embed></OBJECT>]]></description>
<category>Humeur</category>
<pubDate>Fri, 11 Jul 2008 00:34:53 +0000</pubDate>
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</item>
<item>
<title>Internet bientôt libéral (voilà un titre saugrenu)</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-61017-billet-826927.html</link>
<description><![CDATA[<P>Il a fallu que j'aille jusqu'au Danemark pour découvrir l'existence de l'ICANN (Internet Corporation for Assigned names and numbers), organisme américain&nbsp;qui gère l'ensemble&nbsp;des noms de domaine de l'Internet, rien que ça. Et à l'occasion de sa réunion annuelle (qui commençait ce matin à Paris), son président a annoncé la libéralisation du marché des extensions de noms de domaine, à partir de 2009. Fini, donc,&nbsp;les uniques&nbsp;.com, .net, .fr ou .uk, les adresses de sites internet pourront désormais s'achever par exemple par&nbsp;.ville, .maison, ou .politique. La décision a été prise pour&nbsp;soulager les traditionnelles extensions, aujourd'hui saturées.</P>
<P>L'ICANN pose toutefois ses conditions, et continuera à gérer l'attribution des noms de domaine afin de protéger les noms propres (de personnes ou&nbsp;d'entreprises) et de respecter «l'ordre public et moral». D'un côté purement pratique,&nbsp;cela risque de compliquer sérieusement la retenue des noms de sites internet et la multiplication des cas de cybersquattage.&nbsp;Mais d'un&nbsp;point de vue&nbsp;purement financier, l'ICANN devrait s'enrichir considérablement ces prochains mois avec la vente massive de nombreux nouveaux noms de domaine - ironie pour cette association... à but non lucratif.</P>
<P>Il faudra donc peut-être bientôt trouver sa propre extension de domaine. J'ai déjà ma petite idée sur la question: .tille, .barre, .alaligne. C'est aussi ça, la classe.</P><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=933417&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Opinion</category>
<pubDate>Mon, 23 Jun 2008 13:55:27 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-61017-billet-826927.html</guid>
</item>
<item>
<title>Lettre de France</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-61017-billet-825221.html</link>
<description><![CDATA[<P>Mes chers amis,</P>
<P>Je survis sans vous. A vrai dire, mieux que prévu.</P>
<P>Ca n'a pourtant pas été facile au début, de retrouver la France. L'accueil a d'ailleurs été plutôt brutal, à la frontière, aux alentours de 6h du matin, avec un contrôle inopiné du car par la douane française - on a vu plus sympa comme réveil. Et les retrouvailles avec le métro et le RER ont été terribles du fait de la soixantaine de kilos de bagages que je ramenais avec moi. Quelle idée d'avoir acheté des boules de pétanque au Danemark, aussi...</P>
<P>Le plus dur et le plus frustrant, au début, c'est la langue. D'abord, c'est trop facile, de parler français tout le temps. Quoique, pas tant que ça ; parfois les mots anglais sortent tout seul - lapsus rassurants, Erasmus n'a pas servi à rien.&nbsp;L'autre inconvénient, c'est qu'on comprend tout, et que les gens comprennent tout. J'avais perdu cette habitude désagréable de tout comprendre de la vie des grandes gueules pendues au téléphone. J'avais également perdu l'habitude de ne plus retenir mes mots français, personne ne pouvant me comprendre. La situation a quelque peu changé...</P>
<P>Voilà dix jours maintenant que je suis de retour. Et les activités n'ont pas manqué. La principale fut le but de mon retour anticipé. Ainsi donc ai-je été admissible au DUT Journalisme de l'IUT de Tours, et me suis-je présenté le vendredi 13 (oui, les amis, un VENDREDI 13!)&nbsp;à l'entretien de motivation et à l'épreuve d'anglais, en charmante compagnie d'une soixantaine d'autres candidats, tous -ou presque- aussi talentueux, intéressés, bavards, et motivés pour faire partie des vingt-cinq sélectionnés. Et moi, je suis passé à côté de la chance de ma vie, à peu de choses près. Le jury voisin du mien étant composé de, outre un professeur de l'IUT, du journaliste de France 2 Philippe Laffon... avec qui j'avais passé une partie de mon stage à France Télévision quelques années plus tôt. </P>
<P>Les activités ne manquent pas non plus, car nous sommes en Juin. Je ne sais pas ailleurs (je n'ai que très peu profité du Juin danois), mais Juin, en France, est un mois totalement différent des autres. D'abord, il y a le BAC. Le stress pendant plusieurs jours, les jeunes qui désertent les rues pour réviser, le traditionnel décrytpage des sujets de philo aux journaux télévisés, puis l'envahissement collectif synonyme de fin des épreuves. C'est aussi un temps de préparation: festivités de fin d'année, vacances, camps voire année suivante. C'est aussi la fête de la musique, samedi. C'est aussi l'Euro, ou&nbsp;disons plutôt, c'ETAIT l'Euro - la fin de la compétition n'ayant désormais qu'un attrait relatif du fait du départ précipité des Bleus qui n'ont visiblement pas apprécié l'air Suisse (faut dire que c'est très près de l'Autriche, ce pays).</P>
<P>Vous ne me manquez pas. C'est difficile d'expliquer ce sentiment mais le retour à la vie «normale» (normale jusque fin juin, du moins) s'accompagne de la reprise des habitudes «normales», et des retrouvailles avec les amis «normaux». Certes, penser à vous est un calvaire - je voudrais tant vous revoir, tous, très vite, dans un «flat» du skjølhojkollegiet ou devant le Social Club, peu importe. Mais le temps actuel (la pluie, le vent et le froid ont fait leur grand retour sur Aarhus) me rappelle que, même quand il pleut, il fait quand même beaucoup plus chaud en France ; mine de rien ça compte, et revenir en France aussi tôt n'était peut-être pas une si mauvaise idée. En outre, tout le monde part et je n'aime pas les adieux. D'ici là que je revienne à Aarhus, plus personne ne sera là. </P>
<P>Ce n'est pas simplement un départ géographique et physique. Ce n'est pas simplement l'abandon du statut d'expatrié et d'étudiant Erasmus. C'est beaucoup plus fort. C'est l'éclatement d'une communauté qui, au gré des cours, des fêtes et des affinités, avait fini par se former. Une communauté hétéroclite, multi-culturelle, multi-linguiste et complètement folle. L'année prochaine sera complètement différente, à Aarhus. Et nous, nous auront Internet pour rester en contact, mais nous ne le feront que peu. Parce que chacun de nous reprendra -ou démarrera- sa vie, en France ou ailleurs. Rien ne sera jamais plus pareil, comme avant, comme pendant. C'est l'après qui démarre, sans vous.</P>
<P>Ce n'est pas un adieu - je n'aime pas les adieux. Ce n'est qu'un au revoir. A bientôt, j'espère, et... chapeau.</P>
<P>Votre fidèle ami,</P>
<P>Nicolas</P>]]></description>
<category>Vie quotidienne</category>
<pubDate>Thu, 19 Jun 2008 16:56:23 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-61017-billet-825221.html</guid>
</item>
<item>
<title>Je déménage avec deux sacs et deux sacoches (la vie est une folie)</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-61017-billet-820280.html</link>
<description><![CDATA[<P>Qui dit Danemark, dit pays du recyclage et du respect de l'environnement - encore que cette dernière affirmation reste à prouver. Mais qui dit pays du recyclage, dit pays du consignage. Or, ici, la consigne concerne tous les types de contenant, ou presque. Bouteilles de bière (tous types) ou de soda, mais aussi... les canettes.</P>
<P>La consigne, c'est tout un art. Et les artistes se divisent en&nbsp;deux&nbsp;catégories. La première est&nbsp;celle des consciencieux: ceux qui, à chaque fois qu'ils vont faire leurs courses, ramènent leurs quelques bouteilles. Comportement très danois, il va sans dire. La seconde catégorie est celle des flemmards: ceux qui attendent la fin de l'année pour vider le sas d'entrée qui, au fur et à mesure des mois, avait accumulé un mur de bouteilles d'un bon mètre cinquante de hauteur. Comportement très étudiant étranger, il va sans dire.</P>
<P>Ce bon vieux Robert (en photo)&nbsp;nous a bien aidé. Robert, c'est le caddie que l'on a "emprunté" à Netto, quatre mois plus tôt, lorsque l'on avait acheté un petit hectolitre de bière pour fêter dignement -à la danoise, j'entends- mon anniversaire. Depuis, Robert s'était installé devant notre jardin, et semblait apprécier cette nouvelle vie composée&nbsp;de farniente, de bronzage et de flemmardise au milieu de l'herbe verdoyante. Aujourd'hui, Robert a fait le chemin inverse, chargé de bouteilles vides.</P>
<P>Et là, on est subitement devenus riches, ma voisine Laura et moi. La consigne nous a rapporté la bagatelle de 146 couronnes danoises, soit plus de 20 euros! Et encore. Les bouteilles de vin ne sont -malheureusement pour nous-, pas consignées (rah ces buveurs de bières, j'vous&nbsp;jure). Parce qu'en vidant nos sas respectifs nous avons jeté dans le conteneur, Laura et moi, au bas mot une bonne quarantaine de bouteilles de vin. Dommage, on aurait pu être méga-riches.</P>
<P>Quant à Robert (oui, je sais, vous alliez me poser la question), eh bien... il ne voulait pas retrouver ses congénères. Peut-être trop timide, trop habitué à sa liberté ou&nbsp;trop honteux de son équilibre (Robert penche dangereusement à gauche). Faut dire que, de notre côté,&nbsp;nous avions aussi un peu la flemme de parcourir les quatre-vingt-huit mètres qui séparent le Brugsen (seul magasin ouvert le dimanche)&nbsp;du Netto. Alors dans le fond, ça arrangeait tout le monde. Robert a donc repris sa place dans notre jardin. Je devrais donc me séparer de lui aussi, demain*.</P>
<P>&nbsp;</P>
<P><EM>*Quittant définitivement le Danemark dans quelques douze heures, je repose maintenant au milieu d'une chambre vide, d'un bureau encombré d'une vingtaine de kilogrammes de bricoles destinées à être entassées dans les sacs de voyage bourrés à craquer et dont les fermetures ne ferment déjà plus. «Pardon monsieur, je déménage, moi.»</EM></P><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=925690&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Vie quotidienne</category>
<pubDate>Sun, 08 Jun 2008 23:59:54 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-61017-billet-820280.html</guid>
</item>
<item>
<title>Nocturnes</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-61017-billet-819345.html</link>
<description><![CDATA[<P>On nous avait prévenu, à vrai dire. En choisissant le Danemark, on acceptait son rigoureux hiver. Le plus dur n'étant ni la pluie, ni la neige, ni le vent frais qui fouette le visage, mais sa luminosité. Si le soleil apparaissait aux alentours de 9h du matin&nbsp;au plus tard -ce qui reste en soi raisonnable-, la nuit, elle, tombait entre 15h30 et 16h. Dur.</P>
<P>Surtout lorsque tu fais la fête. Qui dit décembre dit, au Danemark, fin des cours et donc, occasion oblige (les danois trouvent d'ailleurs une occasion chaque semaine), <EM>fête</EM> et <EM>party</EM>. Et qui dit <EM>party</EM> dit lever aux alentours de midi, voire une heure de l'après-midi. Et dit, temps de manger, prendre une douche et de se préparer, un facile 15h voire 15h30 dehors. Soit à l'heure... où le soleil se couche.</P>
<P>Evidemment, on savait aussi&nbsp;que l'été, c'était l'inverse. Ce soir, en descendant du bus, je remarquais l'exceptionnel luminosité du ciel, surtout à l'est. Une heure de plus et les lampadaires n'auraient, sans doute possible,&nbsp;plus d'utilité. Je jetais alors un coup d'oeil&nbsp;à mon portable, pour regarder l'heure. Il était, heure locale, 2h45 du matin.</P>
<P>Après ça, faut pas s'étonner que les oiseaux&nbsp;danois se mettent à chanter&nbsp;dès 3h. 'Sont peut-être pas si fous que ça, finalement, ces autochtones.</P>]]></description>
<category>Insolite</category>
<pubDate>Sat, 07 Jun 2008 01:16:47 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-61017-billet-819345.html</guid>
</item>
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