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<copyright>Copyright 2008 Blogg</copyright>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 00:15:19 +0100</pubDate>
<lastBuildDate>Wed, 25 Nov 2009 00:15:19 +0100</lastBuildDate>
<docs>http://www.blogg.org/blog-60533.html</docs>
<description>Les immondices de ma pensée...</description>
<link>http://www.blogg.org/blog-60533.html</link>
<title>Immonde</title>
<language>fr</language>
<category>Blogg</category>
<ttl>60</ttl>
<item>
<title>La séduction pour les nulles  3 : le vif du sujet</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-60533-billet-604515.html</link>
<description><![CDATA[Ma bien-aimée apprentie dragueuse, il me faut
bien t'avouer une chose que tu soupçonnes certainement déjà : draguer,
quand on est une femme, est compliqué. Pas vraiment difficile mais compliqué en
ce sens que beaucoup de gens ne voient pas spécialement d'un bon &#339;il une femme
qui drague (mais ce n'est pas ton problème, c'est le leur !) et, surtout,
que se faire draguer, la majorité des mecs n'en ont pas l'habitude. Bien
souvent tu seras la première a draguer le monsieur sur lequel tu as jeté ton
dévolu.

<p>Cela peut créer quelques menus
problèmes : d'abord qu'il ne comprenne pas que tu es en train de le
draguer, ensuite, s'il comprend, que cela le déstabilise,  et au pire que cela le choque carrément parce
qu'il fait partie de la catégorie de gens que je mentionnais précédemment. De
toute manière, il te faudra être extrêmement attentive à ses réactions,
souviens-toi de ce que je disais dans la leçon précédente : tu es totalement
orientée vers lui et non vers toi-même. </p>



<ol start="1" type="1"><li><b>S'assurer qu'il comprend ce qui est en train de se passer.</b></li></ol>



<p>Ne surestime jamais la subtilité d'un homme...
Envoie-lui des messages clairs pour qu'il perçoive l'intérêt que tu lui portes
et la nature exacte de cet intérêt : </p>

<blockquote><p>-        
mange-le des yeux, n'aie aucun
scrupule à ce que ton regard laisse apparaître ton attirance ou même ton désir,
néanmoins ménage-lui des pauses car ton regard hypnotique en permanence braqué
sur ses yeux ça va l'éprouver drôlement ;</p><p>-        
touche-le à chaque fois que c'est
possible, par exemple à une réception ou une soirée, entraîne-le à l'écart en
lui prenant le bras ou encore appuie-toi sur son épaule en arrangeant la
lanière de ta chaussure (ce qui t'oblige à te tenir sur une jambe, tu
vois ?), etc. Le tactile, il n'y a que ça de vrai pour qu'un mec commence
à subodorer la drague en &#339;uvre, mais aussi pour le conditionner, on en
reparlera...</p><p>-        
quelquefois, il est nécessaire de
clairement mettre les points sur les « i ». Au bout de la deuxième
rencontre, au plus tard, si ta cible ne semble pas percuter, dis lui clairement
qu'il te plait, que tu le trouves adorable et tutti quanti et n'hésite pas, au
besoin, de préciser qu'en conséquence, tu serais partante pour aller plus loin
avec lui. On ne va pas y passer l'année aussi...</p></blockquote>







<ol start="2" type="1"><li><b>Cible déstabilisée ?</b></li></ol>



<p>Il bafouille, se tripatouille les mains comme
s'il ne savait pas quoi en faire, n'ose pas te regarder a visiblement envie de
fuir. Ce n'est pas un mal en soi car il est alors vulnérable, mais cela ne
paiera qu'à condition que tu l'aides activement à retrouver sa contenance en le
rassurant. </p>

<p>&nbsp;</p>

<ol start="3" type="1"><li><b>Cible récalcitrante ! </b> <br></li></ol>



<p>Bon, là, c'est le mauvais plan : ta cible
visiblement n'apprécie pas du tout ton petit jeu et te le fait sentir ou te le
dis carrément. Tu vois le râteau venir à la vitesse d'une MacLaren dans la dernière
ligne droite...</p>

<p>La règle d'or des dragueurs/dragueuse c'est de
ne jamais apparaître ni se sentir coupable. Si quelqu'un te met un râteau c'est
qu'il est un gros nul, tu es bien d'accord, n'est-ce pas ? Seul un con
pourrait faire ça à une personne aussi charmante, un point c'est tout. Il y a
toutefois des précautions à prendre...</p>

<p>D'abord, le cas où ta cible récalcitrante et
toi vous connaissez quelque peu ou connaissez des gens en commun, là tu dois
vraiment arranger les bidons, car cet enfoiré va probablement le raconter à
toute la ville, si tu ne fais pas gaffe. Utilise toute la mauvaise foi dont tu
es capable pour faire l'innocente qui ne comprend pas pourquoi le gars s'énerve
comme ça : « Mais, mais, mais, qu'est-ce que je t'ai fait de mal pour
que tu me fasses cette tête/me dises des choses pareilles ? » Tu lui
mets le nez dans son caca, tu vois ? Qu'il soit obligé de s'expliquer. Et
s'il assume en disant un truc du genre « J'aime pas qu'on me drague. »,
si tu peux nier, tu nies. Sinon tu lui demandes ce qu'il y a de mal à cela.</p>

<p>L'idée c'est de ne jamais laisser celui qui te
met un râteau s'en tirer à bon compte. Faut qu'il soit travaillé par sa
conscience. Qui sait, peut-être que c'est lui qui reviendra vers toi, et là qui
c'est qu'aura gagné ?</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Avant de conclure cette troisième leçon, je
vais t'offrir un truc génial, qui te servira pour la drague mais aussi pour n'importe
quelle tâche qui t'attend et que tu renâcles à faire : La <b>visualisation</b>.
Supposons, par exemple qu'au lendemain d'une fête tu as ton salon sens
dessus-dessous et un monceau de vaisselle à laver, et clairement t'as pas
envie, mais pas du tout. En fait, tu sais bien que tu n'y couperas pas mais tu
repousses, tu repousses. Alors voila : dans ta tête, « visualise »
toi en train de faire ces tâches. Chasse l'image du bordel innommable qui te décourage,
mais vois-toi en train d'agir. Tu vas très vite avoir une envie irrésistible de
réaliser ce que tu as visualisé intérieurement.</p>

<p>C'est un truc tout bête, mais le tout c'est de
savoir quoi visualiser : toi en train d'agir, et non pas l'objectif que tu
vises ni les difficultés qui t'en éloignent.</p>

<p>Applique cela au sujet qui nous préoccupe, et
tu verras à quel point aller à la chasse au mâle deviendra vite un hobby pour
toi. Mais n'en abuse pas !</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>A bientôt, ma poule !</p>



<p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=695748&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>La s&#195;&#169;duction pour les nulles</category>
<pubDate>Fri, 01 Jun 2007 09:39:36 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-60533-billet-604515.html</guid>
</item>
<item>
<title>La séduction pour les nulles  2 : la suite du début</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-60533-billet-603362.html</link>
<description><![CDATA[
<p>J'espère, bien chère élève, que tu as bien
fait tes travaux pratiques et enclenché des tas de conversations impromptues
avec de mignons passants... Si ce n'est pas le cas, je t'enjoins VRAIMENT à le
faire car si tu n'es pas totalement à l'aise dans cet exercice simple, je te
vois mal réussir dans les étapes suivantes. L'un de nos buts principaux est de
bâtir cette confiance en soi absolument indispensable pour devenir une (ou un...)
séductrice sans frontières. Or la confiance en soi, eh bien cela ne tombe pas
du ciel, ça vient de la pratique, de l'expérimentation.</p>

<p>Confiance en soi, donc, mais aussi estime de
soi, c'est un cliché qu'on ne répètera jamais assez : ne compte pas
obtenir l'estime des autres si tu ne t'estimes pas toi-même. Maintenant,
attention à <i>l'illusion de self-esteem</i> (communément appelée
« grosse tête ») : beaucoup de crétin(e)s se mettent sur un piédestal
très élevé sous prétexte qu'ils réussissent tout ce qu'ils entreprennent (du
moins dans leur perception). Ils disent « détester l'échec » et
vivent shootés par un leitmotiv : « I am a winner ». Le problème
de ce type de personne c'est que lorsqu'elles se plantent, la chute est
extrêmement douloureuse, on en voit des exemples innombrables parmi des
sportifs de très haut niveau.</p>

<p>La réelle estime de soi est indissociable de
la capacité à digérer l'échec en sachant en analyser les raisons objectives
pour corriger par la suite. Ainsi les grands dragueurs/dragueuses
« irrésistibles » sont comme tout le monde : ils/elles se sont
pris des râteaux, en réalité en nombre beaucoup plus important que les gens
ordinaires puisqu'ils/elles draguent abondamment. C'est là le grand secret (de
polichinelle !)...</p>

<p>Voici donc le premier des commandements en
matière de séduction : <b>« Des râteaux tu te prendras ! »</b>
Si tu n'es pas prête à l'accepter, ma lectrice chérie, j'ai la douleur de te
dire que tu ne seras JAMAIS une séductrice. TOUTEFOIS... Il ne faut pas non plus
en faire une habitude... C'est clair. Si tu ne réussis jamais, ton estime de
toi-même sera peau de chagrin. L'harmonie est dans l'équilibre.</p>

<p>Je vais maintenant te servir un autre lieu
commun : Séductrice c'est avant tout un état d'esprit. Les gens s'étonnent
beaucoup que nombreuses soient les femmes très attirantes physiquement, plutôt
intelligentes, avec une bonne situation et pourtant dont la vie sentimentale
est désertique. Il y a à cela deux raisons principales :</p>

<p>-        
les hommes les perçoivent souvent
comme inaccessibles donc ne tentent pas leur chance avec elles ;</p>

<p>-        
elles n'ont pas l'état d'esprit de
la séductrice parce qu'elles confondent « être séduisante » et
« être une séductrice ».</p>

<p>Or, « Etre séduisante » est un état
passif, autrement dit, un état dont l'évolution dépend exclusivement
d'événements externes au contrôle du la personne en question. Une femme
séduisante a certes beaucoup d'atouts pour faire une bonne séductrice, mais à
une condition : qu'elle oublie qu'elle est séduisante. </p>

<p>D'ailleurs, il y a une règle générale :
pour bien draguer il faut savoir prendre beaucoup de distance sur soi-même,
pour s'orienter totalement vers l'autre (la cible). Cela nous mène tout droit
vers les aspects plus pratiques de ce billet, assez de bla-bla théorique.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Maintenant que tu sais (si tu as bien fait tes
travaux pratiques !) comment on aborde quelqu'un que tu connais peu ou
pas, nous allons maintenant apprendre à mener une conversation en mode
« séduction ».</p>

<p>On compare souvent la drague avec la vente à
domicile, tu vois le fameux marchand d'aspirateur ? C'est une comparaison
assez pertinente. Quand tu abordes quelqu'un pour le draguer, sache qu'il n'a
pas besoin de toi <i>a priori</i>. Tu dois donc mener la conversation dans le
but de créer ce besoin. Il y a trois règles à suivre :</p>

<ol start="1" type="1"><li>Sourire, cela met ton interlocuteur dans une zone de confort, et
     dans ce monde de renfrognés renfermés sur eux-mêmes, une inconnue qui
     vient vous aborder avec un beau sourire, c'est un cadeau de la providence.
     Pas un sourire commercial, hein, un vrai ! Bien détendu, qui vient du
     fond de ton c&#339;ur (oui, oui, oui !).</li><li>Regarde-le dans les yeux, comme ça lui aussi ne pourra s'empêcher
     de te regarder et de constater combien tu es mignonne (si, si, si !).</li><li>Ne le stresse pas. Si tu as un débit de parole speedé, apprends à
     le ralentir. S'il le faut entraîne toi en parlant toute seule et en t'enregistrant.</li></ol>

<p>L'idée de ces trois règles, c'est d'instaurer
un climat apaisant qui contribuera grandement à abattre les défenses de ta
cible. Il doit être dans un état de réceptivité maximale à tes messages.</p>

<p>Maintenant que dire ? Ca c'est la
question à un million de dollars. Franchement, je ne crois pas qu'il y ait de réponse
miracle. Le principe c'est de susciter un dialogue, donc le faire parler. En général,
la manière la plus simple de faire parler les gens c'est de leur poser des
questions. En l'occurrence, pose des questions sur lui, cela te permet de le connaître
mieux et montre que tu t'intéresses à lui. Tiens, le deuxième commandement de
la bible des séducteurs : <b>« Aux autres tu t'intéresseras. »</b>
Pas un intérêt feint, un réel intérêt. Cela aussi fait partie de la « séduction-attitude »,
de l'état d'esprit. Tes questions doivent être relativement neutres au départ,
anodines.</p>

<p>C'est ici que ton accroche initiale trouve
toute son importance. Reprenons mon exemple de la leçon 1 : mettons que tu
lui as demandé où est-ce qu'on peut trouver un aussi beau blouson que celui qu'il
a sur le dos. Cela te permet d'embrayer sur un sujet où il sera plus ou moins à
l'aise : la mode masculine. C'est relativement inoffensif (abstiens toi,
toutefois, de parler de ce que tu détestes car il se pourrait que lui aime et ça
la foutrait mal). C'est juste un exemple, hein. Le plan c'est d'avoir un sujet
qui peut susciter une conversation de 5 minutes, sans risque de gros impair et
de faire progressivement glisser vers quelque chose de personnel.</p>

<p>Il y a quatre messages importants qui doivent
passer chez ta cible, de manière explicite ou non : </p>

<ol start="1" type="1"><li>Je m'intéresse à toi (sous entendu : « tu me plais »).</li><li>Il y a de bonnes raisons de s'intéresser à moi (sous-entendu :
     « T'as pas compris ? Tu ne vois pas que je te plais, patate ?! »).</li><li>J'ai envie qu'on se revoie.</li><li>Tu as envie qu'on se revoie.</li></ol>

<p>En tant que femme tu as une sacrée chance :
si tu as affaire à un gars dégourdi, et que tu réussis raisonnablement à lui
plaire, il va vite prendre les bonnes initiatives pour t'éviter la phase délicate,
qui est de conclure en demandant un numéro de téléphone, ou bien à se revoir (ce
qui revient à se passer les numéros de téléphone).</p>

<p>Mais il y a des gars pas dégourdis... On en
reparlera à la leçon suivante.</p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=694558&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>La s&#195;&#169;duction pour les nulles</category>
<pubDate>Wed, 30 May 2007 11:10:09 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-60533-billet-603362.html</guid>
</item>
<item>
<title>Sublimes salopes (épisode 4 / jeux violents)</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-60533-billet-602744.html</link>
<description><![CDATA[<p>A. fut donc ma toute première salope, celle
qui, en somme, me permit de découvrir que ça existe, des femmes qui n'ont aucun
état d'âme pour assouvir leurs désirs charnels avec qui bon leur semble, quand
bon leur semble. Mes relations avec elle ont duré quelques années, et je
reviendrai sans doute dessus dans des billets prochains.</p>

<p>Elle ouvrit une série, allez, non pas longue,
mais tout de même, d'une huitaine de surprenantes et estimables personnes du
genre féminin.</p>

<p>D'une manière générale, toutefois, les salopes
ont un travers qui peut être irritant, parfois même épuisant, c'est leur forte propension
à jouer à des jeux mentaux. Elles sont, sans conteste, passablement
dominatrices par nature, d'une manière mesurée toutefois ; mais surtout elles se
nourrissent de la tension psychologique qui a sur elles un effet aphrodisiaque assez
évident.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Le jeu d'échecs, un peu comme tous les jeux de
stratégie à un contre un, est un jeu violent. Symbolique, certes, mais définitivement
violent. Au delà du sens tactique et des connaissances théoriques, la capacité à
troubler l'adversaire joue beaucoup sur la victoire finale. Vous ne le croirez peut-être
pas mais j'en sais qui usent de subterfuges carrément immondes...</p>

<p>Tout cela pour dire que dans le temps, à peu près
à la même époque que ma découverte de la face cachée d'A., comme j'étais célibataire
et que mes soirées étaient quelque peu dés&#339;uvrées, j'avais décidé de m'inscrire
dans un club d'échecs où je faisais régulièrement un tour après le bureau. Les
membres en étaient majoritairement des gamins, enfin, des adolescents et nous n'étions
qu'une poignée d'adultes à nous faire régulièrement massacrer par ces lycéens « échémanes ».</p>

<p>Pour une raison que je m'explique mal, les
nanas sont rares à priser le jeu d'échecs. Dans notre club, sur plus de deux
cents membres, elles ne se comptaient que sur les doigts d'une main, et encore,
seule une était régulière.</p>

<p>Elle s'appelait Kwan, 19 ans, fille d'un
restaurateur chinois assez réputé, gosse de riches donc et qui, pour cette raison,
autant que du fait de son genre et de son origine, n'était visiblement pas unanimement
appréciée par la communauté d'ados boutonneux. Seul un petit nombre acceptait
sans faire la grimace de jouer contre elle.</p>

<p>De mon coté, comme j'étais peu entraîné, je n'étais
pas un adversaire bien excitant pour ces accros, un peu trop facile à battre,
surtout qu'à 90% ils jouaient des blitz (parties très courtes) de 2x5 minutes,
et là j'étais vraiment à la ramasse.</p>

<p>Ainsi, Kwan devint vite une adversaire régulière,
contre qui je prenais plus souvent de raclées que je n'en donnais. Pour les connaisseurs,
elle m'initia aux joies de la défense Pirc, dont elle était une
inconditionnelle lorsque avec les blancs j'ouvrais en d4.</p>

<p>Ouvrir en d4 est, normalement, une manière d'entrer
dans une partie relativement paisible, or la défense Pirc peut permettre aux
noirs d'attirer les blancs dans une partie d'une assez grande violence et à
double tranchant.</p>

<p>Kwan s'avérait être  une violente... Ce qui transparaissait assez
bien dans son apparence physique. Pour une asiatique, elle est grande, dans les
1,70 m, de la carrure mais sans excès, et un visage d'ange assez rond mais qui
prenait une expression de sardonique jubilation lorsque, sur l'échiquier, je me
trouvais en difficulté. Je détestais cette expression exaspérante qui rajoutait
des émotions négatives à la pression du jeu... Mes vindicatives envies de
revanche faisaient que je recherchais toute occasion de jouer contre elle.</p><p>&nbsp;</p><p>(à suivre) <br></p>



]]></description>
<category>Sublimes salopes</category>
<pubDate>Tue, 29 May 2007 11:00:07 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-60533-billet-602744.html</guid>
</item>
<item>
<title>Soyons bien cons : votons à droite</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-60533-billet-601962.html</link>
<description><![CDATA[<p>Cette grosse merde de GW Bush compte mettre
son veto à un projet de résolution du G8 portant sur la réduction des émissions
de gaz à effet de serre...</p>

<p>Quand je vois ça, franchement, je me dis que
les gens de droite, notamment néo-conservateurs - désolé - mais il leur manque
une case.</p>

<p>Certes, nul ne peut affirmer à 100% que le réchauffement
climatique provient de l'activité humaine. Mais le problème n'est pas là&nbsp;:
d'abord s'il y a une probabilité ne fut-elle que de 10% que des choses que nous
faisons risquent de nous conduire à un vaste désastre, il me semble évident qu'il
faut changer d'habitudes. Ensuite les émissions de CO2 ont d'autres impacts
clairement établis sur la santé publique par exemple. Cela fait donc au moins
deux raisons intelligentes de chercher à freiner tout ça...</p>

<p>Mais, non, rien ne doit faire obstacle à la
marche glorieuse du capitalisme effréné.</p>

<p>Z'avez pas peur vous&nbsp;?</p>



<span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;" lang="FR"></span>]]></description>
<category>Immonde</category>
<pubDate>Mon, 28 May 2007 11:00:11 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-60533-billet-601962.html</guid>
</item>
<item>
<title>La séduction pour les nulles  1 : les tous débuts</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-60533-billet-601781.html</link>
<description><![CDATA[<p>Comme ma témérité est sans limites, je vais
aujourd'hui commencer<span style="font-size: 12pt;" times="" new="" roman="" ;="" lang="FR"></span> à traiter un sujet particulièrement casse-gueule : Comment
draguer les garçons sans passer pour une pouf ?</p>

<p>Je dis que c'est casse-gueule parce que c'est
un sujet moult fois traité par 1.000.001 spécialistes du genre dans les
magazines féminins et sur, heu, machin-là, Internet. Le souci c'est que je
trouve souvent ces guides plus ou moins pratiques de la « séduction au
féminin » terriblement banaux et, en fait, pas vraiment pratiques, précisément.
Du coup, j'observe que les nanas qui s'y essaient (ce qui est déjà une toute
petite minorité) sont à 90% lamentables en drague. Comme j'ai un grand c&#339;ur, je
vais m'efforcer de vous apporter un petit peu plus d'information sur ce sujet
brûlant.</p>

<p>Alors, Mademoiselle (ou Madame, hum,
hum !) le premier truc que tu liras partout où on parle de drague, à
l'usage des deux sexes, c'est que pour draguer efficacement, il faut avoir de
l'aplomb et de la confiance en soi. Bon. Quand on t'a dit ça, t'es bien
avancée, c'est d'une évidence transcendantale, « avoir de la confiance en
soi ». Certes, mais encore ?</p>

<p>En fait, le point-clé de la drague réside dans
l'amorce du contact, pas besoin d'avoir fait l'ENA pour comprendre cela. Or
nous tous, autant que nous sommes, craignons une chose par-dessus tout :
celle d'être ridicule. J'en connais beaucoup qui, même pour 100.000,00 
refuseraient de chanter du Chantal Goya en barboteuse vert fluo sous un
chapiteau au Champ de Mars devant les caméras de TF1. C'est pour cette raison,
la crainte du ridicule, que l'homo sapiens, en majorité, n'ose pas nouer une
conversation avec des inconnus.<br></p>

<p>Là-dessus, tu as des hurluberlus qui suggèrent
d'utiliser des « phrases d'accroche » censées fonctionner
universellement : montrer que tu as de l'originalité et de l'humour. Le
souci, c'est que ces phrases d'accroches miraculeuses, sont tout sauf originales
et ne font rire que leur prescripteur (à la pensée du flop que connaîtra le/la
malencontreux/se qui s'aventurera à l'utiliser...). La phrase d'accroche
stéréotypée est le meilleur moyen de te rendre ridicule, surtout si le gars la
connaît déjà.</p>

<p>Néanmoins, il faudra bien
que tu lui dises quelque chose au monsieur, si tu veux ouvrir une conversation... Alors,
bien-aimée lectrice, je t'offre ici un truc qui vaut ce qu'il vaut
(c'est-à-dire de l'or) : demande-lui un service, au bel inconnu !</p>

<p>« Hein ? » Je t'entends
protester, « Je le connais ni d'Eve ni d'Adam et je lui demande un
service ? Mais il est givré ce vieil Immonde ! Ca ne se fait
pas ! » Ben si, justement, ça se fait, c'est même la meilleure tactique
possible pour monopoliser l'attention de ta cible pour un bon moment, ce qui
est PRI-MOR-DIAL. Bon, bien sûr, tu ne vas pas lui demander de porter ton sac à
provisions de 43 kg. D'ailleurs, évite de draguer quand tu as ton sac à provisions :
d'une part le contenu risque d'en révéler un peu trop sur toi, et d'autre part,
cela pourrait par la suite t'occasionner des difficultés pratiques au plan logistique. Non, en
fait demande-lui un service simple, qu'il pourra te rendre sans effort aucun.
Tu le valorises et son ego boursouflé de male s'en trouvera fort aise.</p>

<p><b>Exemple</b> :
« Bonjour ! Votre (blouson/chemise/cravate/collier de perles/rouge à
lèvres) est superbe, j'aimerais offrir le même à (mon frère/mon papa/mon
fils/mon mari [hum ! hum !]), où que je peux trouver un effet
vestimentaire aussi incroyablement adorable ? »</p>

<p>Tu vois, ça, c'est de l'accroche extrêmement judicieuse :
</p>

<ol start="1" type="1"><li>Tu le flattes sur ses goûts vestimentaires, et l'homme, qui est
     une femme comme les autres, aime bien qu'on le flatte ;</li><li>Tu le mets en situation de te rendre un service, ce qui va le
     valoriser ;</li><li>Et SURTOUT, tu le mets dans une position où il ne peut pas éviter
     la conversation et peut-être plus.</li></ol>

<p>Elle est pas belle la vie ? Bon on arrête
là pour aujourd'hui. Pour tes travaux pratiques, je t'enjoins à adapter cette
technique selon tes goûts et à commencer à l'utiliser pour provoquer des
conversations avec de beaux messieurs partout où c'est possible : dans la
rue, dans les transports en commun, dans les magasins, à la cantine, à
l'université, enfin où tu veux, et tu m'en diras des nouvelles...</p>



<p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=692555&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>La s&#195;&#169;duction pour les nulles</category>
<pubDate>Mon, 28 May 2007 04:11:14 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-60533-billet-601781.html</guid>
</item>
<item>
<title>Sublimes salopes (épisode 3 / embrasement)</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-60533-billet-599927.html</link>
<description><![CDATA[La salope a un trait de caractère crucial sans lequel elle ne serait pas une salope : elle aime inconditionnellement le sexe, et cette prédilection est sans concession ni limites. Non pas que la salope jouisse plus ou plus facilement que n'importe quelle autre femme, mais elle a une grande aptitude à savourer à l'extrême l'instant érotique. Ce n'est pas forcément physique (encore qu'en général, cela joue un rôle primordial), il s'agit plutôt d'une conceptualisation, voire une spiritualisation (que voila un bien grand mot) du plaisir de partager une fête sexuelle avec l'élu du moment.<br><br>A cet égard, la salope développe un impressionnant savoir-faire dans l'&#339;uvre de provoquer le plaisir tant de son partenaire que d'elle-même : avec elle, tout semble tellement facile, naturel, la connexion est instantanée et particulièrement durable. Tout ce savoir faire a pour effet de rendre ses partenaires complètement gagas. Là réside tout le drame d'une salope : ses amants ont la fâcheuse tendance de tomber éperdument amoureux d'elle alors qu'elle n'a aucune volonté de s'attacher « sérieusement ». Elle a une faculté sans faille de détachement qui déroute les hommes, pour qui ces moments d'ultime intimité, de totale connexion ne saurait signifier autre chose que « Elle en pince grave pour ma pomme ! ». Erreur, profonde erreur. La salope est un zappeuse sans états d'âme ; elle est cynique (parfois sans même en avoir conscience) ; elle est passablement égocentrée, mais pas égocentrique : elle sait tout à fait être généreuse.<br><br>Une heure et demie du matin, c'était l'heure où l'ambiance et la fréquentation du Butterfly prenaient des proportions paroxysmiques. Sur la piste de danse, trouver un endroit pour mettre un pied relève presque de l'exploit. La foule anonyme de corps moites qui s'entrechoquent allègrement communie dans la transe absurde du Vendredi soir. La femme de mon meilleur pote vient de déposer un baiser sur ma bouche et je me sens à l'étroit tant dans le confinement de la boite de nuit que dans mon pantalon.<br><br>C'était l'heure où ma pensée était prise dans un « endless loop » (je préfère à « boucle sans fin ») sur les thèmes « Ça va où tout ça ? » et « J'ai envie d'elle ! ». Les seins d'A. semblaient vouloir s'enfoncer dans mes poumons et son bassin pris dans un champ magnétique émanant du mien.<br><br>La main d'A. vint se poser à l'arrière de ma tête et je l'entendis me chuchoter à l'oreille « On y va ? ». La dernière once de lucidité qui me restait m'évita de justesse de répondre bêtement « Où ça ? »...<br><br>Dans la voiture, A. m'observait avec amusement. Situation bizarre où c'était elle qui me faisait du rentre-dedans et moi qui me sentais vaguement coupable.<br><br>Perfide, elle m'interrogea : « Tes sorties du Vendredi soir se terminent souvent comme ça, n'est ce pas ? » Juste ce qu'il fallait pour me mettre totalement mal à l'aise... J'essayai de donner le change en répondant avec une fausse nonchalance « Ça arrive... » Elle éclata de ce rire inénarrable en se moquant « Oui, toutes les semaines je crois bien... A propos, comment va Lisa ?»<br><br>La honte ! Ne jamais raconter ces histoires de cul même aux copains, je le savais déjà, mais vous savez comment on est les mecs, surtout à cet age-là : vantard et compagnie. Mais c'est vrai quoi ! Qu'est-ce qu'ils ont ces couples unis à tout se raconter des confidences qu'ils reçoivent ? En me rappelant que j'avais raconté l'épisode Lisa avec force détails à C., j'avais des sueurs froides en me demandant jusqu'où cet idiot avait été dans l'indiscrétion...<br><br><blockquote>- Bah j'sais pas, cela fait un moment que je l'ai pas vue...<br><br>- Je trouve que vous iriez très bien ensemble...<br></blockquote><br>Non, mais de quoi je me mêle ...<br><br><blockquote>- Ah ? Bof, bof... elle est un peu ennuyeuse Lisa...<br></blockquote><br>   A. se marre...<br><br><blockquote>- Tu n'es pas bien gentil avec tes conquêtes, dis-moi...</blockquote><blockquote>- C'est pas méchant ce que je dis là. Elle est gentille, sympa et tout, mais ennuyeuse. Et puis je ne suis pas vraiment preneur pour des histoires sérieuses, en ce moment.</blockquote><blockquote>- Je sais...<br></blockquote><br>Nous arrivions dans mon quartier. « Chez moi, n'est-ce pas ? » m'assurai-je.<br><br><blockquote>- Tu me fais découcher ?<br><br>- Disons ça comme ça...<br><br>- OK...<br></blockquote><br>A cette époque où, comme l'avait sournoisement rappelé A., je multipliais les aventures, je mettais un soin particulier à mon intérieur. J'étais pratiquement une nana sur ce plan là et ma jubilation était quasi-orgasmique quand mes « conquêtes » se fendaient d'un « C'est joli chez toi. » Le problème, c'est que beaucoup montraient des velléités de s'attacher, et je soupçonnais hautement que c'étaient à l'appartement et non à son occupant. A. ne dérogea pas à la règle : « Wouah ! C'est super ici, je crois que je reviendrai souvent... » J'admirai sa démarche conquérante alors qu'elle allait s'affaler dans le canapé.<br><br><blockquote>- Je suis sure que tu me juges sévèrement... Dit-elle.<br><br>- Non je ne juge pas. Je suis juste, heu, dérouté, disons. Ce n'est pas ordinaire comme situation.<br><br>- Non ? Pourtant tu en amènes souvent des filles, ici...<br><br>- Oui mais pas les femmes de mes amis...<br><br>- Ca change quelque chose ?<br><br>- Ben, oui... Je crois... Pas toi ?<br></blockquote><br>A. jouait. Elle savait mon malaise, et visiblement ça la stimulait. Elle ôta ses escarpins et s'assit en tailleur. J'allai m'installer à ces cotés. Je n'étais vraiment pas à mon aise, partagé entre l'envie de lui sauter dessus et la gêne que toute cette histoire m'inspirait. Je la regardai, la trouvai incroyablement belle, étrangement, cela ne m'avait jamais sauté aux yeux. Elle se tourna vers moi, son visage avait une expression ensorcelante, un demi-sourire et un regard inquisiteur, que j'avais toutes les peines du monde à soutenir, ce qui me décida à l'embrasser.<br><br>Sa réaction fut volcanique, un déchaînement de passion comme j'en ai rarement fait l'expérience. Or, vous le savez sûrement, ce genre de truc est hautement contagieux. Mes mains partirent à l'exploration de son corps comme si elle était la première femme que je touchais. Nos dents s'entrechoquaient dans un concert de halètements tandis qu'elle m'étreignait avec force et détermination. Alors que j'amorçai le geste de la dépouiller de sa robe, elle m'arrêta d'un péremptoire « attends ». Elle se redressa et entreprit en quelques gestes bien assurés de m'extraire le chauve à col roulé à l'air libre. Elle se jeta dessus sans autre forme de procès et me prodigua une fellation venue d'un autre univers...<br><br>Elle avait un savoir-faire diabolique, contre lequel toute résistance était inutile. En quelques petites minutes, j'explosai piteusement dans sa bouche, ce qui ne sembla pas la contrarier outre mesure. Au contraire, en se redressant, elle se paya le luxe de me montrer avec quelle satisfaction elle déglutissait le fruit de ses efforts. Puis elle me demanda avec une certaine effronterie : « Tu as aimé ? ». Le souffle encore coupé, j'acquiesçai de la tête. « Tu t'occupes de moi ? » C'était plus une injonction qu'une question... Je me fis un honneur de lui rendre l'hommage oral. Elle ondulait en haletant sans retenue. « Ouh ! Mais c'est qu'il va me faire jouir ! » Déclara-t-elle, avant de s'abandonner à un expansif orgasme.<br><br>Elle reprit très vite ses esprits, se débarrassa de sa robe et me dépiauta. Elle me fit allonger sur le tapis, me chevaucha, empoigna mon membre et le guida en elle. Je vais vous dire, ce moment où l'on pénètre une femme (ou, pour une femme, où l'on se fait pénétrer par un homme) pour la première fois, je me dis souvent que c'est pour cet instant qu'on est venu au monde. Franchement, je suis incapable de comprendre ceux pour qui le cul est un truc secondaire... C'est le sens de la vie, bordel !<br><br>Comme j'assistai à ce spectacle d'A. en train de me baiser avec conviction, ses jolis seins en poire se balançant au dessus de moi, sa bouche laissant s'échapper quelques onomatopées de bon aloi, je me disais in petto que la vie valait la peine d'être vécue malgré les drames de la famine en Afrique, la guerre sans fin au Proche-orient et le capitalisme qui corrompt l'humanité.<br><br>La nuit fut longue. Je ne dirais pas que tout le kamasoutra y est passé mais on ne devait pas en être loin. A. m'octroya jusqu'au privilège de m'égarer dans son « entrée des artistes » où je m'épanchai pour une cinquième fois de la nuit, avant que nous nous effondrâmes dans un sommeil de plomb.<br><br>Le samedi était déjà passablement avancé, lorsque je fus réveillé par le poids du corps d'A. sur le mien. Elle me tournait le dos, accroupie, son entrejambe se frottant contre mes attributs virils, ce qui ne tarda pas à me donner rapidement une consistance propre à une nouvelle séance torride.<br><br>Après m'avoir ainsi de nouveau subtilisé quelques centimètres cubes de sperme, elle se leva, déposa un léger baiser sur mes lèvres et me dit simplement « Je file. »<br><br><blockquote>- Ben attends, je vais te ramener.<br></blockquote><blockquote>- Non, non ! je vais marcher, c'est tout près et ça me fera du bien. Et puis il fait jour, tu n'as pas envie qu'on nous voie ensemble... Ne bouge pas, je connais le chemin.<br></blockquote><br>Plus tard, quand je me levai enfin, je vis sur la table basse... sa culotte et un petit mot : « C'est sympa chez toi, je reviendrai ! »<br><br>(à suivre)<br><br>]]></description>
<category>Sublimes salopes</category>
<pubDate>Fri, 25 May 2007 09:45:00 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-60533-billet-599927.html</guid>
</item>
<item>
<title>De la séduction comme interaction de pouvoirs</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-60533-billet-599349.html</link>
<description><![CDATA[<p><span lang="FR">Comme je l'avais évoqué dans un ou deux billets
précédents, la séduction procède, en somme, d'un rapport de domination, d'une
interaction de pouvoirs. Mais la nature du rapport de domination n'est pas
celui qui vient en premier lieu à l'esprit. Le sujet séducteur n'est pas celui
qui détient a priori le plus grand pouvoir, c'est au contraire le sujet à
séduire qui devient maître du jeu, dès lors que le sujet séducteur aura initié
le processus.</span></p>

<p><span lang="FR">On le sait, la séduction a changé de nature
assez récemment dans l'histoire humaine. La recherche d'un(e) partenaire,
autrefois motivée par des nécessités pratiques (sociales, économiques voire
politiques) l'est aujourd'hui essentiellement par des raisons émotionnelles.
C'est cela qui rend le pouvoir du séducteur nettement affaibli : la
séduction perd de son caractère codifié et rend incertaine l'issue du jeu.</span></p>

<p><span lang="FR">Le schéma ou l'homme séduit et la femme est séduite
devient obsolète. En accédant à l'autonomie financière, la femme ne veut ni ne
peut plus s'inscrire dans cet ancien schéma dans la mesure où l'autonomie lui
rend possible de dissocier sa vie émotionnelle de sa vie matérielle. La légitimité
de la femme à initier explicitement la séduction est ainsi de plus en plus
reconnue et, à certains égards, bien accueillie par les hommes.</span></p>

<p><span lang="FR">Contrairement aux apparences, pourtant, ce
changement d'équilibre dans la pratique de la séduction ne remet pas
fondamentalement en cause la difficulté inhérente à la relation hommes/femmes.
Cette difficulté tient en un mot que j'ai introduit quelques lignes plus haut :
« émotionnel ». Plus précisément, la femme continue de privilégier de
prime abord l'investissement émotionnel dans une relation, tandis que l'homme
ne l'envisage (éventuellement !) que bien plus tard, lorsque la relation a
atteint, disons, une vitesse de croisière (cet aspect des choses est mis en
évidence, par exemple dans la récente étude sur les pratiques sexuelles des
Français).</span></p>

<p><span lang="FR">C'est cette réalité-là qui, dès le départ,
rend complexe l'interaction de pouvoirs qui sous-tend le processus de
séduction. Par ailleurs cette complexité est amplifiée par l'avènement de la
« société de l'image » : au delà de la simple attractivité
physique qui a de tout temps été un atout de séduction, mais qui l'est encore
plus de nos jours, il y a surtout ce souci de se bâtir une « aura »
en fonction de canons uniformisants, en d'autres termes de ne pas s'autoriser à
être entièrement soi-même : apparaître sûr de soi, être tendance, et ainsi
de suite. Il y a beaucoup de conformisme dans la séduction contemporaine. C'est
en ce sens que, dans les faits, le sujet séducteur est appelé a renoncer au
pouvoir : non seulement il se soumet au bon vouloir du sujet séduit mais
il doit rentrer dans une espèce de « personnage standard »
généralement reconnu comme pouvant séduire. Cela laisse peu de place à une
véritable authenticité, toute forme d'excentricité est à bannir.</span></p>

<p><span lang="FR">En sus, le sujet à séduire, de plus en plus, a
des exigences très précises sur ce qu'il attend chez le sujet séducteur :
Il y a le personnage standard que j'évoque ci-dessus, largement imposé par
l'environnement social, mais aussi l'idée, souvent fausse, que l'on trouverait
le bonheur avec et seulement avec une personne correspondant à un certain
nombre de critères qui peuvent aller du physique et de l'apparence au culturel
voire au métaphysique. Ce mythe de la compatibilité amoureuse est largement
diffusé par les agences de rencontres ainsi que les sites spécialisés qui à
l'inscription demandent aux candidat(e)s de remplir des questionnaires
extrêmement détaillés.</span></p>

<p><span lang="FR">Paradoxalement, c'est pourtant ici que le
sujet séducteur peut reconquérir le pouvoir : à partir du moment où la
séduction devient aussi standardisée, il devient relativement facile de
« modéliser » le comportement séducteur idéal, indépendamment des
finalités poursuivies par les parties en présence, et donc de feindre, de faire
le caméléon.</span></p>

<p><span lang="FR">C'est ainsi que le conformisme, la pensée
unique sentimentale est, au bout du compte un jeu de dupes, un échange de
violences symboliques et de leurres potentiellement dangereux sur le plan émotionnel.</span></p>

<p><span lang="FR">En définitive, pour qu'une relation ait le
plus de chances d'être bénéfique aux deux protagonistes, il est nécessaire de sortir
de la séduction univoque (donc "conforme"), pour se placer plutôt dans une
interaction transparente, une séduction activement mutuelle qui, sans nécessairement
disqualifier les pouvoirs de chacun, permet de les équilibrer en toute conscience.
Il ne s'agit pas là d'un effort simple à accomplir, car il induit une exigence
d'authenticité, donc une grande capacité de recul sur soi-même : retrouver
celui ou celle que nous sommes, profondément enfoui(e) sous notre formatage
social.</span></p>

<p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=689492&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Immonde</category>
<pubDate>Thu, 24 May 2007 05:13:30 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-60533-billet-599349.html</guid>
</item>
<item>
<title>Allez, du nerf !</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-60533-billet-598299.html</link>
<description><![CDATA[
<p><span lang="FR">Je sens comme un vent de morosité sur cette
plate-forme dernièrement. Que vous arrive-t-il à tous ? Vous travaillez (déjà)
plus pour gagner plus ?</span></p>

<p><span lang="FR">Aujourd'hui, je fais assistante sociale
bloglandesque, venez vous épancher, il n'est pas dangereux de s'épancher au
dehors.</span></p>

<p><span lang="FR">Vous voulez <a href="/blog-57310-billet-amanda_sous_influence__1_-598307.html" target="_blank">une histoire de cul</a>  ?</span></p>

<p><span lang="FR">Allez, je vous mets déjà une photo hot pour
vous réveiller...</span></p>

<p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=688375&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Immonde</category>
<pubDate>Tue, 22 May 2007 07:50:32 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-60533-billet-598299.html</guid>
</item>
<item>
<title>La pensée unique est bonne pour ton teint.</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-60533-billet-596049.html</link>
<description><![CDATA[<span lang="FR"></span><span lang="FR">Je suis misanthrope par lassitude, pas par
conviction, j'ai longtemps espéré et même cru que les zumains progressaient en
intelligence, que l'humanité avançait inexorablement vers une forme de complétude
intellectuelle.</span>

<p><span lang="FR">Peu à peu la réalité m'a cruellement démenti&nbsp;:
plus l'homme dispose d'outils pour lui permettre de penser plus loin, moins il
prend la peine de penser. En fait, mes chers prochains, ce que je vous reproche
surtout c'est que vous pensez que vous pensez alors qu'on vous pense et, en l'occurrence
«&nbsp;on&nbsp;» n'est pas con, mais «&nbsp;on&nbsp;» est perfide.</span></p>

<p><span lang="FR">«&nbsp;On&nbsp;» vous fournit des «&nbsp;espaces
de liberté&nbsp;» que vous vous empressez d'occuper sans trop savoir quoi en
faire. «&nbsp;On&nbsp;» vous offre mille plaisirs auxquels vous goûtez sans
tarder et vous trouvez que c'est tellement bon, d'ailleurs parfois c'est réellement
bon, mais bon à quoi&nbsp;? À quoi bon&nbsp;?</span></p>

<p><span lang="FR">L'humanité me fait penser à une holothurie qui
se verrait offrir un stimulateur de clito.</span></p>

]]></description>
<category>Immonde</category>
<pubDate>Fri, 18 May 2007 08:34:31 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-60533-billet-596049.html</guid>
</item>
<item>
<title>Domination/soumission vues par Immonde</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-60533-billet-595403.html</link>
<description><![CDATA[

<p><span lang="FR">J'ai beau m'efforcer, je n'arrive pas à être
tendre au pieu, en tout cas jamais très longtemps. Ca tombe bien car la
quasi-totalité des partenaires que j'ai eues (ce qui fait un certain nombre)
m'ont encouragé à y aller franchement. Oui, j'ai eu droit aux fameux
«&nbsp;Plus fort&nbsp;!&nbsp;», «&nbsp;encore&nbsp;!&nbsp;», «&nbsp;donne moi
tout&nbsp;!&nbsp;» et bien sûr l'irrésistible «&nbsp;défonce-moi&nbsp;». Et que
dire des enthousiastes approbations quand je leur claque les fesses et la
grimpée de rideau irrépressible lorsque j'en viens au tirage de cheveux ou au
simulacre d'étranglement&nbsp;?</span></p>

<p><span lang="FR">Du coup je me pose des questions de toutes
sortes&nbsp;: </span></p>



<p><!--[if !supportLists]--><span lang="FR"><span style="">-<span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
</span></span></span><!--[endif]--><!--[if !supportLists]--><span lang="FR">Les filles qui aiment la douceur
existent-elles&nbsp;?</span></p><p><span lang="FR"><span style="">-<span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
</span></span></span><!--[endif]--><span lang="FR">Si oui, pourquoi n'en rencontre-je
jamais&nbsp;?</span></p>

<p><!--[if !supportLists]--><span lang="FR"><span style="">-<span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
</span></span></span><!--[endif]--><span lang="FR">Est-ce que Sarkozy est vraiment
dangereux&nbsp;?</span></p>

<p><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>

<p><span lang="FR">Bref... Tout ça pour en venir à une nouvelle
théorie foireuse sur cette tendance apparemment répandue à une certaine
soumission sexuelle chez la femme&nbsp;: replaçons nous aux tout débuts du
genre humain, Neandertal, Cro-Magnon etc. A cette époque, telle que je
l'imagine, la femme devait être terrorisée par cette brute puissante et
violente qu'était l'homme. L'homme, à ses yeux représentait un danger mortel
presque aussi prégnant que les grosses bébêtes inquiétantes qu'il chassait
en<span style="">&nbsp; </span>bande pour nourrir la tribu.</span></p>

<p><span lang="FR">Quand bien même, l'évolution sociale du genre
humain a atténué les risques physiques encourus par la femme face à l'homme,
cette trouille viscérale est ineffaçable, en tout cas jusqu'à nos jours, et je
doute que cela puisse changer dans le futur.</span></p>

<p><span lang="FR">Maintenant, rappelez-vous, que vous soyez male
ou femelle, quand vous étiez enfant, vous aimiez jouer à vous faire peur,
d'ailleurs, ce n'est pas parce qu'on devient grand que cela nous quitte, à
preuve le succès de toutes ces attractions à sensations fortes dans les parcs
genre Disneyland.</span></p>

<p><span lang="FR">Eh bien, à mon sens c'est le même genre de
processus mental qui conduit des femmes à aimer être quelque peu malmenées dans
l'acte sexuel&nbsp;: se griser de la sensation d'approcher, de frôler même
l'aspect dangereux du male, du moment que celle-ci ne se réveille pas véritablement
(tout comme on sait que Space Mountain ne va pas se crasher). Certains
parleraient d'exorcisme.</span></p>

<p><span lang="FR">Cela dit, les hommes aussi ont peur des
femmes, pour des raisons certes moins mécaniques, mais tout à fait réelles,
plus précisément, un homme a peur d'UNE femme au départ, qui est sa mère, et
pour d'insondables raisons qu'un psychanalyste expliquera facilement, cette
peur va se projeter sur toutes les femmes lorsqu'il grandit. Freud a développé
la théorie du complexe d'&#338;dipe, mais je la trouve incomplète. La peur ou plutôt
LES peurs suscitées par la mère, qui sont partagées par les filles et les
garçons, ne me semblent pas devoir être analysées sous un angle uniquement
sexué. Quelles peurs&nbsp;? Eh bien tout d'abord celle d'être abandonné par
cette mère nourricière (à mettre en parallèle avec la femme des ères primitives
qui a peur d'être abandonnée ou rejetée par le male dominant qui a le contrôle
du bifteck), mais aussi la peur la maman qui élève et donc qui gronde quand on
fait une bêtise (par analogie à l'avantage physique de M. Cro-Magnon qui est
alors un danger potentiel). Le petit enfant se sent donc bel et bien sous
l'emprise de la domination de la mère. Là où les choses diffèrent entre hommes
et femmes, c'est que la petite fille lorsqu'elle devient grande peut à son tour
prendre le rôle de la mère et pour ainsi dire «&nbsp;solder le compte&nbsp;» de
la peur de la mère.</span></p>

<p><span lang="FR">L'homme en revanche n'a pas cette possibilité et
doit donc s'y prendre autrement pour résoudre sa peur-tension. Ainsi, il me
semble que c'est là qu'il faut chercher l'origine de cette vieille tradition qui
veut que ce soit l'homme qui fasse l'effort de séduction de la femme&nbsp;: c'est
un acte symbolique de reconquête de la mère inaccessible, puisque crainte. L'homme
qui séduit prouve, autant à la femme qu'à lui-même, qu'il a surmonté sa peur de
la mère, la séduction masculine est donc aussi un exorcisme. Mais l'acte de séduction
est aussi un acte de soumission&nbsp;: il expose au rejet. La personne à séduire
dispose des leviers car elle et elle seule décide du succès ou de l'échec de la
tentative.</span></p>

<p><span lang="FR">Observons toutefois que le changement des
mentalités consécutif aux mouvements féministes est en train de mettre sérieusement
en cause cet équilibre des peurs, à double titre&nbsp;: d'abord en exigeant de
leurs partenaires qu'il partagent à parité la charge d'élever les enfants, les
femmes renoncent donc d'une certaine manière au levier de domination dont elles
disposaient jusque là&nbsp;; à cela s'ajoute la revendication des femmes au
droit d'avoir l'initiative dans l'acte de séduction. </span></p>

<p><span lang="FR">Evidemment, ces peurs chez la plupart des gens
s'estompent avec l'age, le monde serait invivable si nous étions tous et toutes
des êtres craintifs, notamment des personnes du sexe opposé. La raison et
l'expérience concrète de la vie nous enseignent que, dans la pratique, ces
peurs n'ont pas lieu d'être, elles sont donc refoulées quelque part dans nos
subconscients et avec un peu de chance, elles ne remonteront pas à la surface de
manière intempestive. Ce salutaire refoulement sera d'autant mieux contrôlé que
l'on pratiquera ces petits jeux exorcisant la peur «&nbsp;primale&nbsp;»&nbsp;:
le jeu de la soumission sexuelle chez la femme et celui de la
séduction-soumission chez l'homme.</span></p>

<p><span lang="FR">Il y a toutefois des variations pour démentir
toute l'analyse ci-dessus, dans la manière de «&nbsp;digérer&nbsp;» ces peurs,
on parlera par exemple de l'homosexualité, ou encore des femmes qui se refusent
à ce jeu de la soumission (et que je n'arrive pas à rencontrer). Il y a aussi les
hommes qui veulent être sexuellement soumis par leur partenaire, j'y vois une démarche
de perpétuation&nbsp;: ces hommes plutôt que de chercher à refouler la peur de
la mère optent pour la maintenir intacte et s'en nourrir mentalement.</span></p>



<p><span lang="FR">A ce propos, que pensez vous de cet échange&nbsp;?</span></p>



<p><span lang="FR"><b>Elle </b>: Je connais
vos techniques. Dès que vous êtes gêné, vous vous posez en victime.<br>
<b>Lui </b>: Avec vous, ce serait une victime consentante!<br>
<b>Elle </b>: Tant mieux, au moins, il y a du plaisir.</span></p>



<p><span lang="FR">Apprenez, si vous n'avez pas bien suivi, que les
personnes qui s'expriment ainsi s'appellent... Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy,
à l'occasion de leur face à face télévisé du 2 mai dernier... Je trouve cet échange
énorme&nbsp;!!! Le nouveau présidentdetoulesfronssais n'aurait-il pas r</span><span lang="FR">é</span><span lang="FR">v</span><span lang="FR">é</span><span lang="FR">lé là
de manière subliminale un aspect assez inattendu de sa personnalité&nbsp;?</span></p>

<p><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>

]]></description>
<category>Immonde</category>
<pubDate>Thu, 17 May 2007 10:29:18 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-60533-billet-595403.html</guid>
</item>
</channel>
</rss>
