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<copyright>Copyright 2008 Blogg</copyright>
<pubDate>Sat, 26 Dec 2009 18:21:55 +0100</pubDate>
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<description>Ecrire ou périr</description>
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<title>EX NIHILO</title>
<language>fr</language>
<category>Blogg</category>
<ttl>60</ttl>
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<title>L'écriture des ombres</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-59689-billet-1123242.html</link>
<description><![CDATA[<p>L'&eacute;criture des ombres</p>
<p>Dessinait sur son visage</p>
<p>Le halo de mots tus</p>]]></description>
<category>EX NIHILO</category>
<pubDate>Fri, 18 Dec 2009 16:21:46 +0000</pubDate>
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<title>Cible émouvante</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-59689-billet-885724.html</link>
<description><![CDATA[<DIV dir=ltr style="FONT-SIZE: small"><B>Guillaume Depardieu est mort le jour où les marchés remontaient. Jamais motivé par la réussite, à la recherche d'une intégrité impossible, il avançait avec une jambe en moins pour capter l'humain, partout, toujours. Un apprenti pas si méchant que ça, même si du côté de Trouville il lui arrivait de tirer au pistolet après quelque algarade un peu trop arrosée. Alors quoi&nbsp;? Retiendra-t-on la doublure d'abîmes gangrenée par les virus du fils au nom porté comme une grenade à retardement ou bien son parcours cinématographique&nbsp;? Quel intérêt de le découvrir ex-prostitué, drogué et régulièrement mis en examen hormis pour la presse poubelle dont se délectent&nbsp;les masses qui ne vivent plus depuis longtemps. Il fuyait ça. La zombification de son existence. Il fuyait le lâche qui fossilise tout cheminement authentique. Il pouvait pleurer en s'imaginant avoir raté un plan.<?xml:namespace prefix = u1 /><u1:p></u1:p><?xml:namespace prefix = o /></B> 
<P class=spip><B>Ne pas répondre aux questions d'une improbable journaliste en plein journal de 20 heures saborder toute forme de promotion. Dépourvu du moindre sens marketing, de la moindre velléité de fausse convivialité.</B></P></DIV>
<DIV dir=ltr style="FONT-SIZE: small"><!--&mdash;[if !supportEmptyParas]&mdash;-->Je l'avais croisé dans un bar de seconde zone, loin des quartiers bobos branchouilles. Il était sensible, discutait avec l'autre, simplement, chargé d'une timidité exaltée. La souffrance de l'amputation avait avivé sa capacité d'empathie. C'était un poète plus qu'un comédien. Je retiendrai un film de la quarantaine qu'il avait su traverser en comète irréversible&nbsp;: <EM>Pola X</EM> du trop méprisé Leos Carax.<u1:p></u1:p> Le personnage qu'il campe est travaillé par l'obscurité d'un passé familial enterré illégalement par une famille entrée en déréliction. Pierre est un écrivain sur le point de se marier et vit une relation fusionnelle avec sa mère dans une demeure bourgeoise. Tout est blanc et emphatique, il prépare un roman intitulé<u1:p></u1:p>&nbsp;: <EM>A la lumière</EM>. Le titre <EM>Pola X </EM>est constitué par les initiales du livre d'Herman Melville, <EM>Pierre ou les ambiguïtés</EM>. Et en l'occurrence ce Pierre fuit tout ce qui lui est échu, cette gloire à venir, cette femme parfaite et le miroir aux alouettes offert en option parasitaire, tendu comme un piège mortel sur le chemin de sa moto qui comme par anticipation prophétique s'effondre de tout son long au c&#339;ur du récit.<u1:p></u1:p>Isabelle qu'il découvre au c&#339;ur d'une forêt nocturne s'avère être sa s&#339;ur cachée, sorte de sauvageonne apeurée. Solitaire tourmentée comme lui. Les rétines emplies de cauchemars opaques.<u1:p></u1:p><u1:p></u1:p>Il ne sait pas d'où elle vient ni ce qu'elle vit, mais il l'aime et lui dit&nbsp;: "Toute ma vie, j'ai attendu quelque chose... qui me pousserait au-delà". <u1:p></u1:p>Guillaume Depardieu mute au cours du film, ses expressions varient comme une feuille sous la pluie, à l'abri de roches incongrues. Une impression d'inceste infiltre le récit. Ils se pénètrent visiblement lui et sa s&#339;ur impossible dans une scène qualifiée alors de pornographique alors qu'elle est puissamment lyrique. C'est son mauvais sang qui tient le film. <u1:p></u1:p>Son errance de déraciné vacillant. Sa lassitude mélancolique. Son âme refusant d'être engluée dans la boue des conventions. Et ce refus manquera au cinéma des vrais artificiers.Herman Melville&nbsp;:<u1:p></u1:p> 
<P class=spip>"L'idéal suprême de la perfection morale, chez l'homme, est bien loin du but. Les demi-dieux foulent des déchets, et vice et vertu ne sont que des déchets&nbsp;!"</P></DIV><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=997520&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>EX NIHILO</category>
<pubDate>Wed, 22 Oct 2008 23:24:06 +0000</pubDate>
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<title>Scali, les cadavres de l'édition française</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-59689-billet-885722.html</link>
<description><![CDATA[<FONT size=2>
<P>Stéphane Million, éditeur indépendant déclarait : "Chez Scali, j'ai appris tout ce qu'il ne fallait pas faire".</P>
<P>En lisant cette déclaration empreinte d'amertume je me suis dit à l'époque, encore un aigri qui n'a pas ramassé le pactole prévu.</P>
<P>Mais découvrant les arcanes de la maison en question, je devais me rendre à la raison, le garçon fugueur était encore bien trop diplomate à l'égard d'un fumier de compromissions dont le parfum nauséabond requiert un masque antibactérien à toute épreuve.</P>
<P>Et oui, toute l'architecture de cette maison est vérolée, à commencer par les directeurs de collection qui chez Scali ne servent qu'à alimenter une machinerie animée uniquement par la vénalité et non de quelconques critères éditoriaux habités par des convictions esthétiques, éthiques ou idéologiques. Nous avons là un archétype de la marchandisation radicale de la sphère dite culturelle (à donner envie de sortir son revolver en entendant pompeusement employer ce terme frelaté). Le règne du quantitatif au détriment du qualitatif dans toute sa splendeur purulente. Plus ils sortent de niaiseries pondues par des adolescentes incultes (surfant sur la vague semi-pédophile des lolitas et autres légume de la mouvance Emo) plus ils touchent les avances de distributeurs aveugles aux contenus. Le cercle vicieux étant que les invendus grandissent au fur et à mesure que la production stupidement frénétique s'accélère.</P>
<P>&nbsp;</P>
<P>La littérature rendue viande à l'étal. Pardon il n' y pas que des nymphettes affriolantes à l'étalage, il y a aussi de frêles jouvenceaux, apprentis BHL en matière de textiles blanchâtres ouverts sur des torses non moins graciles. Boris Bergmann, le puceau de 15 ans qui a pondu son "Viens là que je te tue ma belle" emportant par la même occasion le Prix de Flore du lycéen en 2007 (à savoir un parterre d'ahuris embourgeoisés tentant de tromper leur vacuité de toujours via des Buzz dont le parfum d'artifice ferait passer les défilés de Lagerfeld pour des moments d'authenticité rustique auvergnate. Mais après tout, ce n'est pas un délit de vouloir faire de l'argent et non de la littérature quand on est éditeur ! Juste du cynisme à la petite semaine. Scali c'est le poids de l'inculte et le choc des impostures. Le tout valorisé par de piteux réseaux à base d'animateurs TV à la Wizman et autres revues bobos type Technikart, parce que faut que ça buzze vous comprenez, le vide ! Que ça rapporte. Beckett peut aller se faire mettre, maintenant on veut du vide utile et pragmatique, pas le vide qui fait réfléchir, pas ce vide qui angoisse, dépasse ou renforce, non du vide sous cellophane, bien présenté, sexy et chatoyant. Et surtout, étiqueté transgressif, "sub" ou "pop" culture ! Entre deux étrons branchés donc, on fait dans le graveleux et on va chercher une vieille dame indigne et à moitié sénile pour cracher sur son fils, ah oui mais pas n'importe lequel, un fils avec un Nom et ça donne le pathétique " L'innocente" de Lucie Ceccaldi, qui du bas de ses 83 ans déclare en parlant de son rejeton renié : «Avec Michel Houellebecq, mon fils, on pourra commencer à se reparler le jour où il ira sur la place publique, ses «Particules élémentaires» dans la main, et qu'il dira: «je suis un menteur, je suis un imposteur, j'ai été un parasite, je n'ai jamais rien fait de ma vie, que du mal à tous ceux qui m'ont entouré. Et je demande pardon». De la grande littérature vous voyez, entre Voici et Gala, le glacé et les couleurs en moins. Le genre de papier qui ne remplace pas avantageusement le bon vieux Moltonel triple épaisseur, rose à petits motifs putrides pour les jours de grande diarrhée (après avoir lu ce genre d'objets livresques par exemple).</P>
<P>&nbsp;</P>
<P>Mais sans talent aucun réseau ne suffit a obtenir l'impact suffisant pour survivre, même en pratiquant avec ardeur l'art de la promotion canapé ou la tradition du piston consanguin. Ces cancrelats commerciaux dans l'âme et discourtois voire cafardeux quant aux formes (réponses fantomatiques aux divers mails et autres courriers de relance plus physique) pratiquent donc non l'édition mais la sécrétion larvaire et l'usurpation statutaire.</P>
<P>C'est bien joli de se la jouer "contre-culture", mais quand on ne paie pas ses auteurs, à force, ça finit par blaser et ils se barrent tous voir ailleurs si l'herbe n'y serait pas plus fraîche. Arnaqueurs d'écrivains (catégorie d'individus le plus souvent déjà fragile et inadéquate aux règles du marché, ignorant leurs droits et toutes les roueries légales pour s'en sortir) c'est pas joli comme vocation.</P>
<P>Et la joyeuse bande régie par le pape du Punk (non ne rigolez pas, le punk français ça existe encore, ça met des lunettes noires et ça marche de travers en chantant des trucs inaudibles à pousser votre chat au suicide même sous Sheba du genre "Mauvaise Étoile"). Comment qu'il s'appelle le gus, ah oui, Patrick Eudeline, incollable sur l'histoire du rock et des substances illicites mais souffrant sans aucun doute de troubles visuels consécutifs à son parcours ô combien tourmenté pour publier tant de bouses au mois.</P>
<P>Au milieu de cet océan de médiocrité, on trouve quelques perles qui sortent laborieusement du lot comme le livre de Jean-Manuel Traimond, "Du noble art de l'escroquerie" (il a du se rencarder auprès de son commanditaire ), "Un noir désir, Bertrand Cantat" d'Andy Vérol ou encore "Quand j'étais blouson noir" de Jean-Paul Bourre, mais il faut bien admettre qu'un "éditeur" qui a travaillé 8 ans à Paris-Match, puis au Daily Mirror et revendique le fait d'avoir "une culture du journalisme et une habitude de la réaction à chaud, rapide sur les événements" ne peut pas faire autrement que publier de la restauration rapide, du dégueuli de pensée, des lambeaux de stylistique gangrenée et altérée par l'exigence de rapidité et de grossièreté productiviste (entre les pétasses qui nous expliquent comment le porno c'est dur (!) et les dealers qui veulent faire pleurer dans les chaumières faut avoir le coeur bien accroché pour ne pas gerber devant tant d'inanités abyssales).</P>
<P>J'aurais touché mon avaloir pour un livre consacré à un groupe de rock qui paraîtra donc sous d'autres cieux (moins véreux) que je n'aurais sans doute pas perdu mon temps précieux à analyser la déconfiture d'une telle maison (prétenduement en faillite afin de ne pas payer ses auteurs et les faire bosser au noir comme je l'ai fait pendant 120 pages, et un mois de documentation et de travail intensif pour 0 euro, contrat visible ci-dessous). Alors comme moi lisant autrefois Million, un lecteur pensera à du ressentiment et il n'aura pas tort. Le ressentiment de croiser des charognards de la plume, des fossoyeurs de la littérature sans la poésie des Pieds Nickelés doublés de filous sans envergure dont les arnaques cousues de fil blanc ne leur assurent pas même la survivance économique à long terme. Dépourvus d'éthique et laminés sur le plan pécunier, et si ce genre de perdition éditoriale annonçait un renouveau salutaire, le retour à des éditeurs qui lisent et pensent autrement qu'avec une calculatrice et souhaitent s'adresser à des lecteurs non bovidés ? A la recherche d'autre chose que de faiseurs faisandés. Refusant de convertir en étang spéculatif ce qu'est censé demeurer un livre, à savoir le dernier refuge de la pensée humaine.</P>
<P>On peut toujours rêver.</P>
<P>&nbsp;</P>
<P>&lt;a href="http://www.casimages.com/img.php?i=081022082308571248.jpg" &gt;Cliquez ici pour voir mon image&lt;/a&gt;</P>
<P>&nbsp;</P>
<P>&nbsp;</P></FONT><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=997519&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>EX NIHILO</category>
<pubDate>Wed, 22 Oct 2008 23:17:53 +0000</pubDate>
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<title>Route des crépuscules</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-59689-billet-825328.html</link>
<description><![CDATA[<FONT size=2>
<P>Route des crépuscules</P>
<P>L'impensable brille</P>
<P>Isolé dans nos engeances</P>
<P>Dame Magie se rencontre au coin du fumier</P>
<P>Au bord de rendez-vous à la recherche de postures revêches</P>
<P>A l'aveugle une offrande d'aurore se perche dans le sommeil</P>
<P>Qui étale la capacité de s'éterniser dans la fidélité</P>
<P>Loin d'être éc&#339;uré par les cambriolages de la fatalité</P>
<P>FAIRE CESSER</P>
<P>Son intime inquisition</P>
<P>Semée à son corps défendant</P>
<P>Cohorte de Revenants à l'écoute des Signes</P>
<P>Comme il en descend deux par décade</P>
<P>Garde ton cartable</P>
<P>Tes craies et collants d'avant</P>
<P>Escalade des ombres bègues</P>
<P>Pierres précieuses de la cour première (jeu du t'es chat et de l'élastique intégrés) qui font étincelle</P>
<P>La rouille du recommencement s'exile</P>
<P>Le plomb des protections projetées aux cent points cardinaux</P>
<P>Astéroïde de fuites buissonnières</P>
<P>Route des crépuscules dansent des hameçons d'ailleurs</P>
<P>Peloton d'exécution pour les signalements indociles</P>
<P>Alors option anonymat cochée</P>
<P>Ardeur d'étonnements mûrissant sous l'envol d'un cerf-volant sanglant souriant</P>
<P>Au fil de fer se percent les fientes d'angoisse cristallisées</P>
<P>Calcination hallucinogène</P>
<P>Qui remonte sa main de passage enfumée</P>
<P>Sur ton épaule en transe</P>
<P>++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++</P>
<P>&nbsp;</P>
<P>&nbsp;</P>
<P>INTERDEPENDANCE</P>
<P>Union des contraires</P>
<P>Mussolini prend le thé avec Gandhi</P>
<P>Les sionistes prennent les bateaux nazis</P>
<P>Prolos et bourges ricanent ensemble dans l'ombre</P>
<P>Ku Klux Klan et Black Panthers dansent à l'aube</P>
<P>Coopération invisible</P>
<P>Jésus et Judas se sourient</P>
<P>J'ai vu le Soleil et la Lune s'enfiler</P>
<P>Charles Manson et la Vierge Marie s'embrasent</P>
<P>Mahomet et Marc Dorcel jouent aux cartes</P>
<P>Frais de livraison GRATUITS</P>
<P>Illusion des divisions</P>
<P>Voyant l'interdépendance des flux</P>
<P>Entre Kapos et Déportés</P>
<P>Entre violés et violeurs</P>
<P>Dutroux écoute son enfance</P>
<P>Sous une aube déplacée</P>
<P>Le CAC 40 bande pour le Sahel</P>
<P>++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++</P>
<P>Monter à la volée</P>
<P>Obscurément nous jugions l'opacité de l'être</P>
<P>Transes et braises composaient un intéressant tumulte</P>
<P>Une chorégraphie de petites choses se radicalisait au fil des siècles Incitations à s'affirmer sans pourquoi</P>
<P>Irréfutable présence du factuel</P>
<P>Nous Préoccupant de possessions diverses et caduques</P>
<P>Perdant de vue l'allégresse sacramentelle</P>
<P>Partout ça s'attablait ça s'accablait</P>
<P>Rendant l'âme en rires virtuels</P>
<P>Trompe-l'oeil à l'horizon</P>
<P>Eclosion de chairs portant les avenirs</P>
<P>Feintes des distances faisant carrière</P>
<P>Déshabiller la volupté et voir son cadavre</P>
<P>Ce n'était pas calculé et c'était pourtant là</P>
<P>Le temps prétendant à l'emprise</P>
<P>Danse foetale sous une lumière blafarde</P>
<P>Surtendu de désirs vacants</P>
<P>Hors de tout propos</P>
<P>Une immersion occulte affleurant aux rives de l'histoire</P>
<P>S'habillant nuitamment</P>
<P>Halètements et chuintements psalmodiant le même rien</P>
<P>Une étrange partition à jouer les yeux fermés</P>
<P>Caverne du souffle répercutant le recommencement du trop fameux bruitage chaotique</P>
<P>Halo de confidences blafardes se terrant le soir venu</P>
<P>Effusion de tentations bradées</P>
<P>Finir par envier la stupidité des pions inconscients jetés en diagonale</P>
<P>Pure proie du jaillissement inaugural</P>
<P>Cerné par le provisoire</P>
<P>S'obstiner au coeur du minuscule à goûter de l'infini</P>
<P>A la merci des braises de l'égarement</P>
<P>Dirigés par des zombies venus de Neuilly</P>
<P>Embranchements de l'obscénité en rollex</P>
<P>Putain de putain il fallait la transfiguration</P>
<P>Par le sang des promesses premières</P>
<P>Au fond des prairies inaugurales</P>
<P>Elle résidait encore</P>
<P>Ne vous habituez pas à la routine du résigné</P>
<P>Crucifiés stériles que vous faites</P>
<P>C'est l'expiration sans louanges qui vous attend</P>
<P>Si vous ne triturez pas l'impossible du vertige</P>
<P>Ce grand saut sans élastique</P>
<P>Faisant irruption au coeur de l'ordre massif et infatué de toujours</P>
<P>Ondulation de l'intimité</P>
<P>Des emprises qui s'ébrouent sous la pluie de l'été</P>
<P>Paupières baissées derrière des stores fatigués</P>
<P>Stigmates de la soumission au coeur</P>
<P>Le temps des analyses est caduque</P>
<P>Il est question de lâcher prise</P>
<P>Tyler Durden disait que nous sommes la merde de ce monde</P>
<P>Alors se frayer un chemin décent au beau milieu des décombres</P>
<P>J'espère en une investigation sans fin</P>
<P>Rien est écrit</P>
<P>Les tables de la Loi sont encore à inventer</P>
<P>Profane et sacré mélangés en une sanglante danse quantique</P>
<P>Rien a eu lieu</P>
<P>C'est pourquoi</P>
<P>Il est et n'est pas</P>
<P>Et que nous ne pouvons jouer petit bras</P>
<P>Alors</P>
<P>Monter à la volée</P>
<P>C'est ça</P>
<P>Monter à la volée</P></FONT><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=931624&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>EX NIHILO</category>
<pubDate>Fri, 20 Jun 2008 02:14:42 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-59689-billet-825328.html</guid>
</item>
<item>
<title>Terrier de néant</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-59689-billet-797957.html</link>
<description><![CDATA[<P><FONT face=Calibri size=3>++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++</FONT></P><B><SPAN>Trombe neigeuse sur couteau d'espoir<BR></SPAN></B><B><SPAN>Entailles en bord d'étang<BR></SPAN></B><B><SPAN>Irrigué par l'hardiesse du c&#339;ur sans Nom<BR></SPAN></B><B><SPAN>Qui éventre de son<SPAN>&nbsp; </SPAN>harpon<SPAN>&nbsp; </SPAN>divin<BR></SPAN></B><B><SPAN>Les côtes de la<SPAN>&nbsp; </SPAN>frénésie<BR></SPAN></B><B><SPAN>Et les cimes endurcies<BR></SPAN></B><B><SPAN>Oubli de carnage<BR></SPAN></B><B><SPAN>Rôde dans l'outrage de nos remembrances<BR></SPAN></B><B><SPAN>Faucon des regrets<BR></SPAN></B><B><SPAN>Dressé pour happer les limites<BR></SPAN></B><B><SPAN>Qui toutes filent à l'anglaise<BR></SPAN></B><B><SPAN>Vers le bord des falaises aux adieux tus<BR></SPAN></B><B><SPAN>Amorce pour poissons déjà dépecés<BR></SPAN></B><B><SPAN>Rien ne peut plus choir par ici<BR></SPAN></B><B><SPAN>Terrier de néant<BR></SPAN></B><B><SPAN>Où viennent brouter vos morts à venir<BR></SPAN></B><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=901419&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>EX NIHILO</category>
<pubDate>Mon, 28 Apr 2008 14:18:57 +0000</pubDate>
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<item>
<title>Cette Inclinaison pour le plus qu' horizon</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-59689-billet-795295.html</link>
<description><![CDATA[<P class=blogSubject>Cette Inclinaison pour le plus qu' horizon </P>
<P class=blogContent>Globe vides/parfaits<BR>Affalés tout contre<BR>Séjours de l'obscur<BR>Les secondes&nbsp; se ruent<BR>A remplir le vain en oblique<BR>Echancré de nervosité<BR><BR>Le Nord bleuissant sous l'émoi<BR>Flottilles et archipels d'étrangeté<BR>Fichés dans les os<BR>Obéir au mystère couché dans les plis<BR>De Solitudes hivernales<BR>Rendues<BR>Amas de rêves<BR>Qu'épaulent des contrées invisibles<BR>Au dehors voitures roulent<BR>Soir tendu comme un drap<BR>L'âpreté sort de bouches inconnues<BR>Fleurit en glaçons blafards<BR>Volets qui grincent à la même seconde qu'hier<BR>Voisine couchée<BR>Deuils persistants<BR>De catins diversifiées <BR>Temps de cristal aux narines<BR>Pénombre du Bois d'Hier<BR>Faisant Sépulcre des heures<BR>Linceul des profondeurs muettes<BR>Blancheur illimitée de Demain<BR>Soleil écarté en leurres<BR>Inclinaison pour le plus qu' Horizon<BR>Pâleurs de la finitude et des apories<BR>Agrégeant l'indicible<BR>S'entre-heurtant derrière les ombres obtuses<BR>Taciturne le robinet fait floc<BR>Pas&nbsp; de neige<BR>Mots&nbsp; de nuit ronflent<BR>Silence qui broute soudain la pénombre<BR>Faisceaux d'étoiles sur codes de porte défectueux<BR>Rôdeurs sans abris en grande couronne<BR>La brume végète aux entournures<BR>Toute fosse privée réanime l'étonnement<BR>Les attaches se dissolvent<BR>Dans le pâle<BR>Du plus qu'horizon<BR>Tourmente de vos gouffres<BR>On entend grésiller le PC made in china<BR>Avalanche des mémoires <BR>Se mordent la queue<BR>Lividité à vif <BR>Tourne un manège écarlate et gratuit<BR>Comme une mécanique abstraite<BR>Mais toujours revient<BR>Cette Inclinaison pour le plus qu' horizon</P><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=898313&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>EX NIHILO</category>
<pubDate>Tue, 22 Apr 2008 20:51:01 +0000</pubDate>
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<title>Avant la guérison finale</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-59689-billet-785881.html</link>
<description><![CDATA[ Ils sont l'agent de fermentation métaphysique de la déréliction<br>C'est pourquoi<br>Ils ont entaché et tenté de tuer<br>La salvation de l'origine(l)<br>Ils sont les promoteurs de la machinerie involutive<br>D'ailleurs ils ne savent que machiner<br>Quantifier et produire<br>Géniaux dans l'infamie de la duplicité<br>Du côté du Monde toujours <br>Ce qui le dépasse ils le souillent et l'altèrent<br>Ce qui le sacralise ils l'adulent et le valorisent<br>Ils font effraction par le chimérique savoir<br>Bavent sur les Mystères<br>Rendent l'être caduque<br>Pratiquent la vide chirurgie comme personne<br>Rapetissent tout ce qu'ils touchent et pensent<br><br>Les sous-petits hommes<br>Aux multiples associations liberticides<br>Sous-Ombres<br>Qui brillent de tous leurs faux feux<br>Modernes toujours<br> Pertinents et efficaces<br>Infatués et prométhéens<br>Riens se faisant Dieux <br>Pourvus de religions Machinales<br>Code barre au coeur<br>Cherchent le mode d'emploi<br>Du contrôle absolu<br><br>As des chiffres et lettres<br>Des arts et politiques<br> De tout en somme<br>Elevés en tout<br><br>Importants partout<br>Superbement subtils<br>Perversement généreux<br>Les sous-petits hommes<br><br>Oublient juste que les premiers seront les derniers<br>Et qu'ils ont encore beaucoup à rendre<br>Avant la guérison finale <p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=887261&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>EX NIHILO</category>
<pubDate>Thu, 03 Apr 2008 02:06:33 +0000</pubDate>
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</item>
<item>
<title>A toi de choisir</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-59689-billet-776102.html</link>
<description><![CDATA[<p>A toi de choisir </p>
<p>Sur un plateau Quantique  composé de soixante-quatre cases<br>Alternativement claires et sombres<br>On se masturbe sur l'échiquier du rien<br>Blancs contre pions sombres<br>Engendrer des situations violant le roi par un coup imparable <br>Faire échec et mat dans ton âme <br>Stratégie combinatoire fluctuant </p><p>Entre branlette et abstraction redondante<br> Nous visons le  mat final <br>Par delà toute position<br>Masquer ton Histoire et tes légendes<br>N'y changera rien<br><br>Brahmane, ADN,  et polices d'Etats l'ont dans le cul<br>LE Jeu algébrique de l'inutile<br>Abrègera toute perdition<br>Tactique des vacillations blanchies<br>Ouverture chronométrée<br>Pendule du Fatum<br>Cadence de jeu échiquéenne au creux du Cortex<br>Je bande pour la Fédération internationale des échecs<br> Et chie sur toute forme d'arbitrage<br>Toute forme de départage<br> Parties remarquables<br> Parties célèbres<br> En miniatures façon coup du berger<br> Mat du sot, du lion, de l'écolier ou de l'imbécile<br>  Bonsaï dans la rétine de L'impossible  Erection connexe<br> Un  grain de blé sur la première case<br>La mort du royaume par insuffisance de récoltes<br>Rien n'acquitte du rien<br>Neuf milliards de milliards de graines<br>Au creux de ton amnésie<br>Sissa eut la tête tranchée <br>Tout en décidant de se moquer du roi <br>Réclamant la récompense impossible<br>Un père faisant chaînon manquant<br>A éjaculé malgré lui engendrant l'échec initial<br>Sanskrite dérive de l'inconnu<br>L'Iran prépare l'atomisation du veau sacré<br>Chinois qui mangent du chien dans des plats d'éternité<br>Aranj et traités de l'aberration<br>Retaite en diagonale <br>Faras cavale aux trousses de l'instant<br>Pions dépourvus de toute vision de l'initial<br>Shatranj le long de la moelle épinière<br>Trajets d'éléments de cinq cases en cinq cases<br>Cavalier orné d'absence<br>Naples aux trousses<br>Testament de la  Chrétienté aux  sens<br>S'occidentalise le simulacre<br>Vierge/Reine/dame <br>Le coup du Berger et un  blitz dans ton cul<br><br>Héraldique déveine des pions<br>Le fou peut faire échec au roi<br>Et Enfiler la reine<br><br><br>Stratégie obsolète du calcul<br>Il ne doit demeurer que le sens de l'anticipation<br>Qui a entrevu le Divin<br>A toi mémoire en poussières<br>Ouverture magistrale<br>Bobby Fischer file dans la lumière de l'Islande<br>Kasparov erre dans les remugles du paraître<br>    <br>Echec<br>Roi<br>Dame<br>Fou<br>Cavalier<br>Tour<br>Pion<br> A toi de choisir<br> </p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=876896&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>EX NIHILO</category>
<pubDate>Sun, 16 Mar 2008 01:28:22 +0000</pubDate>
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<title>Maquillé d'absence</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-59689-billet-751274.html</link>
<description><![CDATA[<TD width="30"></TD>&nbsp;<TD> 
<P class=blogSubject>A se maquiller d'absence </P>
<P class=blogContent>Traversins hantés<BR>Par des coalitions d'ombres natales<BR>Elles-mêmes bordées de voies ferrées<BR>Qui rouillent et crissent<BR>Et montent dans le silence bleuté <BR>Qu'une protection indiscernable<BR>Chargée d'intentions galopantes<BR>Maculées de forces inexterminables<BR><BR>Archicentenaire sur le palier de l'émoi avide<BR>De Comètes en vacillations stellaires <BR>Qui Se configurent pour la révélation saliveuse<BR>Résignée en attendant mieux<BR>A se maquiller d'absence</P>
<P class=blogContent>Sous&nbsp;un ruissellement écarlate<BR>Assignant l'espoir&nbsp; aux calendes grecques<BR>Et les voeux altiers au fracas des atavismes instinctifs</P></TD><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=851263&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>EX NIHILO</category>
<pubDate>Sun, 03 Feb 2008 22:22:43 +0000</pubDate>
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<title>Le froid dresse son lit</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-59689-billet-749378.html</link>
<description><![CDATA[<BR>Grappes de jour qui pénètrent la chambrée d'un hiver nu<BR><BR>Aboiements sur goudron frais<BR><BR>Dans l'axe tout se détraque<BR><BR>Assis à la terrasse du bistrot de l'en-bas.<BR><BR>Piquetée d'obscurité<BR><BR>La rivière nue emporte <BR><BR>Orties et emballages<BR><BR>A tourbillons perdus<BR><BR>Se déploie le courant d'éther<BR><BR>&nbsp;Le ciel se referme<BR><BR>Troué de pluie<BR><BR>Mordant nos sens<BR><BR>Sur la grève esseulée<BR><BR>Le froid dresse son lit<BR><BR>Laissant les corps bordés en catimini<BR><BR>Par le gel élémentaire<BR><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=849519&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>EX NIHILO</category>
<pubDate>Fri, 01 Feb 2008 01:00:08 +0000</pubDate>
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