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<copyright>Copyright 2008 Blogg</copyright>
<pubDate>Sat, 21 Nov 2009 23:03:25 +0100</pubDate>
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<docs>http://www.blogg.org/blog-59574.html</docs>
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<title>le blog de René-Claude Emery</title>
<language>fr</language>
<category>Blogg</category>
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<title>C.F. Ramuz : Jean-Luc persécuté</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-59574-billet-1110472.html</link>
<description><![CDATA[<p>Mon p&eacute;riple ramuzien continue avec son troisi&egrave;me roman. <br />Il se pr&eacute;sente plut&ocirc;t sous forme de nouvelle. De par sa chronologie respect&eacute;e et aussi de par l'homog&eacute;n&eacute;it&eacute; de sa th&eacute;matique. Dans Jean-Luc pers&eacute;cut&eacute; il n'est question que de Jean-Luc.<br />Mais pour moi c'est surtout son premier r&eacute;cit ayant le Valais pour d&eacute;cor. Et pas n'importe lequel. Puisque Jean-Luc a sa maison &agrave; Lens, ma commune d'origine. <br />&Eacute;tonnamment ce ne sont point mes m&eacute;moires r&eacute;elles qui servirent de d&eacute;cor mais celles des images s&eacute;pia de l'&eacute;poque. Il y avait trop de goudron et de cr&eacute;pi dans ma m&eacute;moire pour qu'elle ne soit point anachronique. Mais si mes images sont brunies et marqu&eacute;es d'empreintes multiples et inconnues &ccedil;a reste n&eacute;anmoins un voyage g&eacute;n&eacute;alogique, une investigation darwinienne.<br />Son r&eacute;cit est &eacute;poustouflant d'efficacit&eacute;. Et toujours cette impardonnable fa&ccedil;on de nous conter une trag&eacute;die avec la l&eacute;g&egrave;ret&eacute; qu'on emploierait &agrave; d&eacute;crire l'av&egrave;nement du printemps. Avec ces mots d'une simplicit&eacute; si d&eacute;routante qu'ils nous prennent droit aux tripes. Ramuz sait s'adresser &agrave; ce petit enfant qui est en nous. C'est lui qu'il va caresser et mordre. Mais toujours avec la tendresse et le d&eacute;tachement des choses ordinaires. Puisque finalement en parlant d'un aspect de la vie, on ne fait non plus rien d'autre que de parler de la vie.</p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1198708&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>lit&#195;&#169;-raclure</category>
<pubDate>Sat, 21 Nov 2009 13:22:41 +0000</pubDate>
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<title>la belle et la bête de Cocteau à boire (sans soif)</title>
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<description><![CDATA[<p>
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</p>
<p>Ernst Krenek pour deux raisons. La premi&egrave;re parce que comme novembre son atonal travail a cette capacit&eacute; de me balancer dans des &eacute;tats &eacute;motionnels contradictoires, tant&ocirc;t dans le ping de l'angoisse, tant&ocirc;t dans le pong de l'exaltation. La deuxi&egrave;me, et bien que cela n'ait rien &agrave; y voir, en r&eacute;f&eacute;rence &agrave; la Belle et la B&ecirc;te de Cocteau. J'ai revu le film hier soir. Mais comme il s'agissait d'une version que j'avais t&eacute;l&eacute;charg&eacute;e et que comme vous le savez on ne sait jamais vraiment ce que l'on t&eacute;l&eacute;charge le r&eacute;sultat n'&eacute;tait point accompagn&eacute; de l'univers sonore de Georges Auric mais de celui de l'op&eacute;ra compos&eacute; en 1995 par Philip Glass. Musique d'une insistance un peu pesante &agrave; mon go&ucirc;t. Lors de sa cr&eacute;ation, le visuel &eacute;tait projet&eacute; avec ses sous-titres. Mon film en &eacute;tait exempt. Autant dire que s'il avait &eacute;t&eacute; chant&eacute; en Chinois je n'aurais pas fait la diff&eacute;rence. Vous imaginez bien ma frustration, quelque peu rem&eacute;di&eacute;e aujourd'hui par quelques glanages de ci de l&agrave; de par le web. Car que d'ambigu&iuml;t&eacute; perdue sans les remarquables dialogues de Cocteau. Ambigu&iuml;t&eacute; sans doute pas &eacute;trang&egrave;re &agrave; l'&eacute;tranget&eacute;, au succ&egrave;s et &agrave; la p&eacute;rennit&eacute; du film. Principalement pour la figure de Belle. &Eacute;videmment l'interpr&eacute;tation est curieuse aujourd'hui, d'un m&eacute;lo un peu comique. Mais l'&eacute;quivoque des r&eacute;pliques ouvre des ab&icirc;mes dans notre inconscient collectif de la femme-fille-m&egrave;re-prude-d&eacute;vergond&eacute;e. Une Belle amoureuse de son bel Avenant mais qui sacrifie son amour au nom du p&egrave;re. Aurait-elle pu sans ce m&ecirc;me esprit de sacrifice aimer la B&ecirc;te au del&agrave; de sa laideur ? Ainsi son amour &eacute;tait-il v&eacute;ritablement d&eacute;sint&eacute;ress&eacute; ? M&ecirc;me ses soeurs cupides et &eacute;go&iuml;stes auraient pu pour d'autres raisons &eacute;prouver de l'amour pour cette B&ecirc;te-l&agrave;... Bizarrerie qui tendrait davantage &agrave; d&eacute;montrer que dans tout amour, c'est avant tout celui de soi qu'on cherche &agrave; travers l'autre.<br />A part &ccedil;a, l'esth&eacute;tique est splendide. Je repense &agrave; cette course de Josette Day (la Belle) &agrave; travers les couloirs et les escaliers du ch&acirc;teau. Ils sont rendus dans un ralenti qui par les mouvements de ses &eacute;toffes nous donne un sentiment d'envol... po&eacute;tique.</p>
<p>Et l&agrave; je suis bien content de voir que ce post est bient&ocirc;t suffisamment long pour pouvoir &eacute;vincer la derni&egrave;re partie de mon titre. A boire. De Marion Vernoux. Avec Edouard Baer et Emmanuelle B&eacute;art. On m'avait conseill&eacute; ce film il y a deux ans quand je devais interpr&eacute;ter un alcoolique. Heureusement que je ne l'ai pas regard&eacute; avant qu'il ne soit plus que trop tard. C'est une com&eacute;die et &ccedil;a justifie peut-&ecirc;tre cet effet caricature. Pas &agrave; mes yeux. Ce film ne raconte plus rien. Il ne parvient m&ecirc;me pas &agrave; faire rire. Ce qui est un peu dommage pour une com&eacute;die. Je pourrais m'en d&eacute;soler quelques lignes de plus mais heureusement Cocteau a atteint mon quota. :-)</p>]]></description>
<category>cin&#195;&#169;moi</category>
<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 14:55:20 +0000</pubDate>
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<title>Encore un ventre à explorer</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-59574-billet-1108866.html</link>
<description><![CDATA[<p><strong>E</strong>ncore un ventre &agrave; explorer, demain, un ventre chaud. Couloirs sans issue qui montent et qui descendent, labyrinthe cher aux po&egrave;tes de la nuit carc&eacute;rale et &agrave; leurs amours inavou&eacute;es, inavouables, qu'ils tiennent en laisse (fant&ocirc;mes) jusqu'&agrave; l'heure du jugement dernier. Dans les yeux de mon amour, dans ces yeux-l&agrave;, dans ces yeux seuls (pardonnez-moi si j'insiste) il y a des chiens tenus en laisse par des fant&ocirc;mes et des arbres immenses qui tapissent le ciel d'avant les temps v&eacute;cus, les temps marins, les temps rauques jouxtant d'autres amours en forme de cour int&eacute;rieure o&ugrave; la lumi&egrave;re ne p&eacute;n&egrave;tre que par saccades quand tout un fourmillement de visages et de trompes suffit &agrave; peine &agrave; donner l'illusion de la Vie et de la blancheur &eacute;ternelle. J'explorerai ce ventre jusqu'aux boyaux les plus recul&eacute;s dont aucune conscience humaine n'a jamais soup&ccedil;onn&eacute; l'existence : galeries en spirales qui se resserrent jusqu'&agrave; l'&eacute;treinte ulc&eacute;r&eacute;e qui me fera hurler de douleur ! Je poursuivrai n&eacute;anmoins mon exploration. Seul ! O&ugrave; es-tu, toi que j'ai lib&eacute;r&eacute;e de cette tension qui te faisait t'agripper &agrave; des murailles plus lisses que du verre contre lesquelles tu usais tes griffes jusqu'au sang ? Aurais-tu &agrave; la fin travers&eacute; ces murs, cette part de t&eacute;n&egrave;bres qui t'&eacute;tait due &agrave; toi aussi, et que nous n'avons pas su entretenir ?</p>
<p><em>Vital Bender</em></p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1197041&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Demain avant de na&#195;&#174;tre</category>
<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 23:25:36 +0000</pubDate>
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<title>Beduars (2)</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-59574-billet-1108496.html</link>
<description><![CDATA[<p>Pourtant il est triste.</p>
<p>Son dynamisme coutumier semble effac&eacute; et sa pesante indiff&eacute;rence observe ce curieux cort&egrave;ge de r&eacute;miniscences comme si elles n'&eacute;taient point siennes.</p>
<p>Le mouvement semble s'abstenir. Seule la rivi&egrave;re devant lui insiste vers sa finalit&eacute;. Il a r&eacute;ussi. Oui mais &agrave; quoi bon ? La vanit&eacute; de ses tr&eacute;pignements &eacute;teints le heurte en plein visage comme si tout ce pourquoi il s'&eacute;tait battu, ce qu'il avait pu obtenir n'avaient plus le moindre sens. A nouveau enfant&eacute; sur ce pont de bois ; il est &agrave; refaire, comme au premier jour.</p>
<p>Alors le monde au complet semble s'&eacute;vanouir, enfoui par le roulement des flots quand un vent froid pr&eacute;c&eacute;d&eacute; d'un claquement sec de battement d'ailes br&ucirc;le soudain ses tempes.<br />Extirp&eacute; de son aphasie, il d&eacute;couvre derri&egrave;re lui, accroch&eacute; &agrave; une poutre du ponton comme un vulgaire sac &agrave; ordures ce qui para&icirc;t &ecirc;tre une gigantesque chauve-souris. Mais &agrave; peine a-t-il le temps de r&eacute;aliser l'incongruit&eacute; de cette visite qu'un &eacute;clair lumineux m&eacute;tamorphose cet &ocirc;te en une sorte de vampire de cin&eacute;ma. Les membranes des ailes forment maintenant une splendide cape de velours noir et des dents aiguis&eacute;es pointent hors de ses l&egrave;vres pourpres qui constrastent avec un teint d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;ment blafard.</p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1196808&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>po&#195;&#170;t rerie</category>
<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 10:14:58 +0000</pubDate>
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<title>Jour 0 (2)</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-59574-billet-1108113.html</link>
<description><![CDATA[<p>Je d&eacute;couvre ma chambre. Elle comporte cinq lits et nous y serons quatre. Quatre hommes bien &eacute;videmment. Les femmes se trouvent dans une autre aile du centre. <br />Une courte promenade dessine ses sentiers &agrave; l'ext&eacute;rieur, eux aussi s&eacute;par&eacute;s de ceux des femmes. <br />Le repas du soir est excellent et d'une grande diversit&eacute;. Ce sera ainsi durant tout le s&eacute;jour. Ce service ainsi que toute la marche de la maison sont assur&eacute;s par des b&eacute;n&eacute;voles, des m&eacute;ditants en fait. De ceux qui ayant d&eacute;j&agrave; particip&eacute; &agrave; plusieurs cours ont la possibilit&eacute; de s'inscrire en tant qu'auxiliaires.</p>
<p>Je rencontre mes camarades de chambre dans le silence. J'ai bien tent&eacute; d'entamer quelque conversation mais la r&eacute;ception en fut si glaciale que je me suis rapidement repli&eacute; dans ma bulle. Avant le coucher, on nous passe un enregistrement traduit de ma&icirc;tre S.N. Goenka qui est &agrave; l'origine de la propagation de la technique Vipassana &agrave; travers la plan&egrave;te. Les r&egrave;gles du centre et le d&eacute;roulement du cours nous y sont d&eacute;crits. La voix du r&eacute;citant est d'un mielleux comique. Le clich&eacute; m&ecirc;me de l'illumin&eacute;, ou plut&ocirc;t du m&eacute;ditant ; ce qui n'est pas pareil... Une esp&egrave;ce de m&eacute;lop&eacute;e polie et scolaire d'o&ugrave; toute expression exag&eacute;r&eacute;e est absente. Le ton est juste mais un peu plat.<br />En tout cas il est donn&eacute;. On n'est pas l&agrave; pour rigoler mais une profonde "op&eacute;ration chirurgicale est sur le point d'avoir lieu."</p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1196539&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>LaViePasseAnna</category>
<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 10:44:12 +0000</pubDate>
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<title>ArTpenteurs / Intrigants</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-59574-billet-1107885.html</link>
<description><![CDATA[<p>Vous avez pu voir r&eacute;guli&egrave;rement les photos issues du p&eacute;riple des ArTpenteurs (Peer Gynt / Tartuffe) &agrave; Verbier. Thierry Crozat et Corinne Galland (deux des quatre membres du noyau de la compagnie) multiplient cette fois-ci les distances et le d&eacute;paysement. Ils se sont rendus en R&eacute;publique D&eacute;mocratique du Congo pour une collaboration artistique avec la compagnie des Intrigants qui d&eacute;sire monter Lysistrata d'Aristophane. Ils ont pr&eacute;vu pour le coup d'animer des ateliers autour du Choeur grec et du jeu masqu&eacute;. De retour Thierry nous a fait parvenir sous forme d'&eacute;pisodes un journal de leur s&eacute;jour. J'ai trouv&eacute; &ccedil;a si fascinant qu'avec son accord j'ai eu envie de vous le faire partager :</p>
<p><span style="color: #000080;">Lysistra est l'histoire d'une gr&egrave;ve du sexe d&eacute;clench&eacute;e par les femmes de tout clan pour mettre fin &agrave; la guerre et forcer les hommes &agrave; signer la paix ; c'est une com&eacute;die vieille de deux mill&eacute;naires &eacute;ternellement d'actualit&eacute;.<br />Cette farce r&eacute;sonne terriblement en &eacute;cho au conflit qui se d&eacute;roule toujours dans les riches r&eacute;gions de l'est du pays (Kivu). Le viol syst&eacute;matique est devenu une arme de guerre utilis&eacute;e par toutes les factions arm&eacute;es impliqu&eacute;es dans le conflit (dont l'arm&eacute;e r&eacute;guli&egrave;re...).<br />Nous vous proposons par ces quelques carnets de route de vous faire partager ce s&eacute;jour &agrave; Kinshasa avec le th&eacute;&acirc;tre des Intrigants.</span></p>
<p><span style="color: #993300;">Thierry Crozat</span></p>
<p>A suivre...</p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1196374&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Kinstrata</category>
<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 21:38:53 +0000</pubDate>
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<title>La transparence se vit de l'intérieur</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-59574-billet-1107467.html</link>
<description><![CDATA[<p><strong>L</strong>a transparence se vit de l'int&eacute;rieur. D&eacute;ambuler le long de sombres couloirs en ruine appelle cette trou&eacute;e de jour qui saille au gr&eacute; des vo&ucirc;tes pr&ecirc;tes &agrave; s'&eacute;crouler au moindre d&eacute;placement d'air (qui provient lui aussi du fond des tripes). Patauger dans la glu des heures immobiles avec l'illusion de savoir voler et voler &agrave; coup s&ucirc;r. Non ! assez de ces baies opaques ! de ces murs &agrave; travers lesquels retentissent les supplications des condamn&eacute;s &agrave; vivre &agrave; tout prix ! La nuit est le domaine supr&ecirc;me. Il n'y en a pas d'autre... Silence ! Qui vient ? Quel pas sonne sur ces dalles froides au-del&agrave; desquelles reposent les reliques des vivants qui soupirent ? Les morts veillent et ricanent. Les vivants dorment. Et la nuit est si belle. Si belle... Oubliez-moi !</p>
<p><em>Vital Bender</em></p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1195835&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Demain avant de na&#195;&#174;tre</category>
<pubDate>Sun, 15 Nov 2009 19:10:14 +0000</pubDate>
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</item>
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<title>Beduars (1)</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-59574-billet-1106949.html</link>
<description><![CDATA[<p>Janvier quelconque d'une ann&eacute;e oubli&eacute;e.<br />Comme deux battants &agrave; la cloche de son manteau ; ses pas sonnent sa course nocturne. Fid&egrave;le &agrave; son propre rendez-vous, il d&eacute;range les nu&eacute;es &agrave; la rencontre de son nombre. Il tourne au coin de la rue du Bourg et au loin la silhouette un peu fantomatique de la passerelle se d&eacute;voile pudiquement.<br />Le crissement d'une allumette rompt le rythme de sa marche. Des lampadaires postillonnent la nuit de leur fr&ecirc;le halo mais leur ind&eacute;cence contribue encore davantage &agrave; l'envo&ucirc;tante ambiance que cr&eacute;ent d&eacute;j&agrave; les rues tr&eacute;pass&eacute;es.<br />Accoud&eacute; sur le rebord, sa cigarette &eacute;claire un peu son visage &agrave; chaque aspiration. Des images d&eacute;filent sans l&eacute;gende et sous lui le courant les emporte au loin. Il ne cherche pas &agrave; les retenir, sa volont&eacute; s'est &eacute;teinte et il s'abandonne &agrave; leur jeu. Marie, Yvan, l'usine, sa fille, Capri. Tout rena&icirc;t puis meurt aussit&ocirc;t, bouscul&eacute; par d'autres vestiges. Toute sa vie, ses r&eacute;ussites, ses ma&icirc;tresses, ses joutes. Les souvenirs revisitent son pass&eacute; et rejettent tout instantan&eacute;ment. Il avait pourtant eu de la chance, il avait su prendre les risques qui s'imposaient. Aujourd'hui il est riche. Jacqueline suit ses traces. Enfin ; il est de ceux qu'on envie. ./.</p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1195286&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>po&#195;&#170;t rerie</category>
<pubDate>Sat, 14 Nov 2009 12:18:47 +0000</pubDate>
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<item>
<title>Jour 0 (1)</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-59574-billet-1106250.html</link>
<description><![CDATA[<p>"Diamcoupe".<br />C'est l'inscription qui figurait sur la camionnette qui me pr&eacute;c&eacute;dait sur la route du centre Vipassana de St-Imier. Et bien &eacute;videmment, quand on a d&eacute;cid&eacute; de s'enfermer 10 jours dans un lieu dont la seule chose que l'on sait c'est qu'on m&eacute;ditera, qu'on mangera v&eacute;g&eacute;tarien, qu'on ne boira d'alcool ni ne fumera, on esp&egrave;re en une r&eacute;volution profonde de notre &ecirc;tre et de nos fonctionnements. On esp&egrave;re une compr&eacute;hension neuve, un &eacute;clairage salutaire, la fin de ces r&eacute;p&eacute;titions dont on constate chaque retour avec le d&eacute;sappointement comme seule d&eacute;fense.</p>
<p>Ainsi, quand on se doute bien que rien de tr&egrave;s folichon ne nous attend - dans le sens o&ugrave; rien qui ne vienne d'ailleurs que de soi, que d'en soi (et que m&ecirc;me en ce cas &eacute;crire n'est pas permis.) - une appellation comme "Diamcoupe" est du plus prometteur des augures. Et c'est tout rempli d'all&eacute;gresse et d'espoir que j'ai franchi les portes du centre suisse.<br />Du th&eacute; et quelques fruits nous attendaient au moment des inscriptions. Aux postures contrites des premiers pr&eacute;sents, je me suis alors souvenu d'une derni&egrave;re r&egrave;gle : &eacute;viter le contact, qu'il soit par le regard ou la parole. Ainsi tout est bel et bien dirig&eacute; vers l'application la plus optimale du principe Vipassana. <br />Qui se traduirait pas "Vision p&eacute;n&eacute;trante".<br />Comme je le disais plus t&ocirc;t, il s'agira de se couper de l'ext&eacute;rieur pour p&eacute;n&eacute;trer son int&eacute;rieur, puisque finalement, si l'ext&eacute;rieur nous est accessible c'est par le biais de notre int&eacute;rieur. Et nous ne pouvons y &eacute;chapper. Toutes nos exp&eacute;riences passent d'abord par nous, par notre filtre. Ainsi si nous ne nous connaissons pas nous ne pouvons conna&icirc;tre la r&eacute;alit&eacute;.<br />Ce qui est d'une imparable logique.<br />Mais comment se conna&icirc;tre ? Vipassana semble pouvoir en apporter une m&eacute;thode, libre de tout dogme et de toute autre pratique religieuse. Un m&eacute;thode simple et infaillible.<br />Et c'est pourquoi je suis l&agrave;. ./.</p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1194555&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>LaViePasseAnna</category>
<pubDate>Thu, 12 Nov 2009 14:37:03 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-59574-billet-1106250.html</guid>
</item>
<item>
<title>Oui ?</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-59574-billet-1105364.html</link>
<description><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Le langage n'est qu'un sondage comparatif et int&eacute;ress&eacute;.</p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1193754&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>carnet d'autrefois</category>
<pubDate>Tue, 10 Nov 2009 13:49:31 +0000</pubDate>
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