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<copyright>Copyright 2008 Blogg</copyright>
<pubDate>Fri, 27 Nov 2009 09:54:58 +0100</pubDate>
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<docs>http://www.blogg.org/blog-57550.html</docs>
<description>Action de Résistance et de présence des citoyens français et européens en défense du NON au Traité Constitutionnel Européen</description>
<link>http://www.blogg.org/blog-57550.html</link>
<title>Résistance du Vote-Victoire du NON au TCE 2005</title>
<language>fr</language>
<category>Blogg</category>
<ttl>60</ttl>
<item>
<title>La liste des Députés et Sénateurs qui ont voté NON au</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-57550-billet-767560.html</link>
<description><![CDATA[<p><font color="#ff3300" size="5">Voici les 181 députés et sénateurs (sur 908, soit à peine 20%...) qui
ont dit "non" à la révision constitutionnelle préalable à la
ratification du traité de Lisbonne lors du Congrès de Versailles le 4
février 2008, respectant en cela le résultat du référendum du 29 mai : </font></p><p> <u>Députés :</u> <b><i>Groupe UMP (<font color="#ff0000">3 / 318</font>)</i></b> : MM. Patrick Labaune, Franck Marlin et Jacques Myard. <i></i></p><p><b><i>Groupe Socialiste, radical, citoyen et divers gauche (<font color="#ff0000">91 / 204)</font></i></b> :
Mme Sylvie Andrieux, MM. Jean-Paul Bacquet, Jean-Pierre Balligand,
Gérard Bapt, Claude Bartolone, Jacques Bascou, Christian Bataille,
Christophe Bouillon, François Brottes, Thierry Carcenac, Laurent
Cathala, Bernard Cazeneuve, Jean-Paul Chanteguet, Alain Claeys,
Jean-Michel Clément, Gilles Cocquempot, Pierre Cohen, Pascal Deguilhem,
Marc Dolez, Jean-Pierre Dufau, William Dumas, Jean-Louis Dumont,
Mme Laurence Dumont, MM. Jean-Paul Dupré, Philippe Duron, Olivier
Dussopt, Christian Eckert, Henri Emmanuelli, Laurent Fabius, Albert
Facon, Mme Martine Faure, MM. Hervé Féron, Pierre Forgues, Mme Valérie
Fourneyron, MM. Michel Françaix, Jean-Claude Fruteau, Mme Geneviève
Gaillard, MM. Daniel Goldberg, David Habib, Mme Sandrine Hurel,
MM. Christian Hutin, Jean-Louis Idiart, Mme Françoise Imbert,
MM. Michel Issindou, Serge Janquin, Régis Juanico, Jean-Pierre
Kucheida, Mme Conchita Lacuey, MM. Jérôme Lambert, Jean Launay, Patrick
Lebreton, Gilbert Le Bris, Mme Catherine Lemorton, MM. Jean-Claude
Leroy, Serge Letchimy, Michel Liebgott, Mme Martine Lignières-Cassou,
MM. François Loncle, Jean Mallot, Mme Marie-Lou Marcel, M. Philippe
Martin, Mmes Martine Martinel, Frédérique Massat, MM. Gilbert Mathon,
Didier Mathus, Kléber Mesquida, Jean Michel, Didier Migaud, Arnaud
Montebourg, Philippe Nauche, Henri Nayrou, Alain Néri, Michel Pajon,
Christian Paul, Germinal Peiro, Jean-Luc Pérat, Jean-Claude Perez,
Mme Catherine Quéré, M. Simon Renucci, Mmes Marie-Line Reynaud, Chantal
Robin-Rodrigo, M. Patrick Roy, Mme Odile Saugues, M. Christophe
Sirugue, Mme Christiane Taubira, MM. Pascal Terrasse, Jacques Valax,
Michel Vauzelle, Michel Vergnier, Alain Vidalies et Jean-Michel
Villaumé.</p><p> <b><i>Groupe Gauche démocrate et républicaine (<font color="#ff0000">21 / 24</font>)</i> </b>:
Mme Marie-Hélène Amiable, M. François Asensi, Mmes Huguette Bello,
Martine Billard, MM. Alain Bocquet, Patrick Braouezec, Jean-Pierre
Brard, Mme Marie-George Buffet, MM. Jean-Jacques Candelier, André
Chassaigne, Jacques Desallangre, Mme Jacqueline Fraysse, MM. André
Gerin, Pierre Gosnat, Maxime Gremetz, Jean-Paul Lecoq, Alfred
Marie-Jeanne, Roland Muzeau, Daniel Paul, Jean-Claude Sandrier et
Michel Vaxès. </p><p><b><i>Groupe Nouveau centre (<font color="#ff0000">2 / 22</font>)</i></b> : MM. Philippe Folliot et Jean-Christophe Lagarde. </p><p><b><i>Non inscrits (<font color="#ff0000">4 / 9</font>)</i> </b>:
Mme Véronique Besse (MPF), MM. Nicolas Dupont-Aignan (Debout la
République), Jean Lassalle (Modem) et François-Xavier Villain (divers
droite). </p><p><b><u>Sénateurs :</u></b> </p><p><b><i>Groupe UMP (<font color="#ff0000">4 / 159</font>)</i></b> : MM. André Lardeux, Roland du Luart, Mme Lucette Michaux-Chevry et M. Charles Pasqua. </p><p><b><i>Groupe Socialiste (<font color="#ff0000">30 / 96</font>)</i></b> :
MM. Bernard Angels, David Assouline, Mmes Maryse Bergé-Lavigne, Alima
Boumediene-Thiery, MM. Jean-Louis Carrère, Michel Charasse, Pierre-Yves
Collombat, Roland Courteau, Jean Desessard, Michel Dreyfus-Schmidt,
Mme Josette Durrieu, MM. Charles Gautier, Jean-Pierre Godefroy, Claude
Haut, Mmes Annie Jarraud-Vergnolle, Bariza Khiari, MM. André Lejeune,
Alain Le Vern, Jean-Pierre Masseret, Marc Massion, Jean-Luc Mélenchon,
Jean-Pierre Michel, Michel Moreigne, Daniel Percheron, Marcel Rainaud,
Gérard Roujas, Claude Saunier, Jean-Marc Todeschini, Robert Tropeano et
André Vantomme. </p><p><b><i>Groupe Communiste, républicain et citoyen (<font color="#ff0000">23 / 23</font>) </i></b>:
Mme Eliane Assassi, M. François Autain, Mme Marie-France Beaufils,
MM. Pierre Biarnès, Michel Billout, Mme Nicole Borvo Cohen-Seat,
MM. Robert Bret, Jean-Claude Danglot, Mmes Annie David, Michelle
Demessine, Evelyne Didier, MM. Guy Fischer, Thierry Foucaud,
Mmes Brigitte Gonthier-Maurin, Gélita Hoarau, MM. Robert Hue, Gérard Le
Cam, Mme Josiane Mathon-Poinat, MM. Jack Ralite, Ivan Renar, Odette
Terrade, Bernard Vera et Jean-François Voguet. <i></i></p><p><i><b>Groupe Rassemblement démocratique et social européen (<font color="#ff0000">1 / 16</font>)</b> :</i> M. Bernard Seillier (MPF) <i></i></p><p><b><i>Non-inscrits (<font color="#ff0000">2 / 6</font>)</i></b> : MM. Philippe Darniche (MPF) et Bruno Retailleau (MPF).</p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=868365&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Cronique Europ&#195;&#169;enne</category>
<pubDate>Fri, 29 Feb 2008 10:38:41 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-57550-billet-767560.html</guid>
</item>
<item>
<title>OI VAI VOI : L'Europe de la raison doit vaincre l'Europe de la bêtise.</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-57550-billet-687435.html</link>
<description><![CDATA[<p><font size="4">R<i>encontre avec C. d'Alelio,Président du Groupe Politique Européen Progressiste Fédéraliste&nbsp;&nbsp;Alliance Etats Unis d'Europe.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</i></font><i>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</i>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </p><p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; de&nbsp; Charles La Rochelle</p><p>&nbsp;</p><p>Ce matin, le soleil qui rayonne sur Bruxelles,le siège des institutions
européennes,devrait&nbsp;&nbsp;encourager tous les citoyens à envisager l'avenir
de l'Europe avec optimisme,mais le mien s'est dissipé après avoir
constaté avec quelle réalisme et lucidité, le Président d'Alelio m'a
confié sa préoccupation ,suite&nbsp;&nbsp;au nouveau dérapage dont&nbsp;&nbsp;les chefs des
27 pays de l'Union Européenne ont étés les acteurs hier,19 octobre
2007, au cours de leur réunion&nbsp;&nbsp;à Lisbonne.<br><br><b> LR.</b>&nbsp;&nbsp;Monsieur d'Alelio ,où voyez- vous un dérapage dans<br>la décision des 27 prise hier à Lisbonne,donnant le feu vert au Traité en version raccourcie du Traité&nbsp;&nbsp;Constitutionnel? <br><br><b>d'A.</b>
Pensez-vous que le fait d' avoir annoncé aux citoyens européens,au mois
de juin 2007, que le Traité Constitutionnel aurait subi pendant l'été
une cure d'amaigrissement ,justifie la décision prise hier à Lisbonne
par les 27 chefs d'Etat de l'UE&nbsp;&nbsp;de faire passer le Traité en force
dans chaque état ,par le seul vote parlementaire ,en excluant ainsi
tout recours à la consultation populaire par voie référendaire (ormis
l'Irlande)? Les citoyens européens doivent prendre conscience du
travail méticuleux qui a été entrepris par la lobby des radicaux du
libéralisme par le biais d'un discours&nbsp;&nbsp;enchanteur véhiculé par la
"socialdémocratie"dans plusieurs pays de l'UE. <br><br><b>LR.</b> Le jugement que vous portez sur cette décision&nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;n'est-il pas trop sévère,finalement, les chefs d'Etat<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; de l'UE essaient de&nbsp;&nbsp;se remettre du traumatisme qu'il <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;ont subi avec le NON français et hollandais ?<br><br><b>
d'A.</b> Monsieur la Rochelle,je trouve déjà préoccupant le fait que des
Chefs d'Etat soient traumatisés par la décision prise démocratiquement
par les citoyens de la France et de la Hollande,pays membres fondateur
de l'UE,donc, ayant une <br>maturité civique européenne sans faille.D'autre part, trouvez-<br>vous normales les scènes d'enthousiasme délirant desquelles&nbsp;&nbsp;les citoyens de l'UE ont été témoins hier au JT , où&nbsp;&nbsp;l'on <br>
voyait des chefs d'Etat&nbsp;&nbsp;se donnant à des embrassades ,coupe de
champagne à la main, dignes d'une finale de coupe des champions entre
le Liverpool et la Juventus !<br> <br><b>LR.</b> En effet, la scène était&nbsp;&nbsp;plutôt grottesque...<br><br><b>d'A.</b>&nbsp;&nbsp;L'enthousiasme de l'Europe passe avant tout par le bien-être des citoyens européens . <br>Mais
comment peut-on parler de bien-être,quand, face à un Traité
Constitutionnel très contreversé ,au lieu d'ouvrir un vaste débat
politique sur le devenir de l'Union Européenne, <br>on a préféré
prendre un raccourci qui s'est traduit par un faux semblant de
conférence intergouvernementale, pendant l'été 2007 ,lequel a accouché
aujourd'hui d'une souris sous forme de Traité simplifié.Le&nbsp;&nbsp;raccourci
pris par les chefs des 27 pays de l'UE est très périlleux car, par leur
inconscience politique ,ils sont en train de miner les bases mêmes de
la démocratie européenne qui a la même valeur que la démocratie
athénienne de Socrate ,existant dans la Grèce ancienne. Notre système
démocratique est envié dans le monde entier;c'est un système qui a été
mis en place ,il y a soissante ans,par des hommes comme :
Monnet,Schuman,De Gasperi,Spaak et Adenauer. <br>Des hommes qui ,par amour pour l'humanité, ont permis<br>aux peuples européens d'aboutir à une paix solide&nbsp;&nbsp;que l'Europe n'avait jamais su réaliser en vingt siècles d'histoire.<br><br><b>
LR.&nbsp;</b>&nbsp;monsieur d'Alelio,en tant que Président d'un jeune&nbsp;&nbsp;groupe
politique&nbsp;&nbsp;qui, avec les verts européens, est le seul groupe&nbsp;&nbsp;organisé
d'une manière transnationale dans l'Union Européenne,que
proposez-vous,car la critique est toujours plus facile à exercer quand
on n'est pas au pouvoir? <br><br><b>d'A.</b> Notre Groupe n'a aucune intention de s'amuser à faire de<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
la polémique.Il est nécéssaire ,Monsieur La Rochelle, de tirer la
sonnette d'alarme quand les fondements mêmes de l'Union Européenne sont
en danger. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Quand à faire des propositions dans un contexte
politique européen à sens unique,où les chefs de gouvernement de l'UE
s'enthousiasment déjà à l'idée de mettre à la tête de l'Union
Européenne ,réformée avec le nouveau Traité,comme premier Président de
l'histoire de l'Union Européenne, Monsieur Tony Blair, l'associé du
Président des USA,Bush, dans l'invasion ,en 2003 ,de l'Iraq avec les
désastres géopolitiques et humanitaires qui s'en sont écoulés,vous
devinez aisément ma réponse. <br>Monsieur La Rochelle,dites-moi, que vont penser de nous les pays du monde entier ,losqu'ils verront que 27 pays d'Europe<br>auront
mis à la tête de l'UE un homme (Blair)qui a choisi,sans motif
sérieux,les armes au dialogue diplomatique,la mort à la vie,la guerre
civile religieuse au dialogue&nbsp;&nbsp;interconfessionnel.Comment parler de
proposition,quand nous avons un travail d' alphabétisation du dialogue
démocratique à reinsérer dans le monde politique européen et des
dirigeants actuels de l'UE?<br> <br><b>LR. </b>Quelles initiatives peuvent-elles être prises pour redresser le navire qui chavire?<br><br><b>
d'A.</b> Le formidable réseau citoyen français qui avait été mis en place
en 2005 pour le référendum du 29 mai,doit être remis en&nbsp;&nbsp;activité.Et
cette fois, nous estimons que les allemands seront bien contents de
participer à une mouvence citoyenne européenne avec les français, pour
contenir cette fuite en avant des dirigeants politiques
européens.Mais&nbsp;&nbsp;il faut faire vite! <br>&nbsp;</p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=787125&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Cronique Europ&#195;&#169;enne</category>
<pubDate>Sun, 21 Oct 2007 14:13:19 +0000</pubDate>
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</item>
<item>
<title>Le NON Français et Hollandais  a  rendu  service  aux  citoyens  européens</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-57550-billet-581028.html</link>
<description><![CDATA[<p><font color="#3300cc"><b>Nous vous invitons à lire l'article du "Le Monde" du 25 avril 2007 :</b></font></p><p><a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3214,36-901580,0.html?xtor=RSS-3208">http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3214,36-901580,0.html?xtor=RSS-3208</a>  </p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=667260&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Actions en cours pour le TCE</category>
<pubDate>Wed, 25 Apr 2007 15:16:46 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-57550-billet-581028.html</guid>
</item>
<item>
<title>L'Appel  des  Résistants  aux  Français</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-57550-billet-573252.html</link>
<description><![CDATA[<font color="#000099">
Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales
de la Libération, nous, vétérans des mouvements de Résistance et des
forces combattantes de la France Libre (1940-1945), appelons les jeunes
générations à faire vivre et retransmettre l'héritage de la Résistance
et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et
culturelle. Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au
sacrifice de nos frères et soeurs de la Résistance et des nations unies
contre la barbarie fasciste. Mais cette menace n'a pas totalement
disparu et notre colère contre l'injustice est toujours intacte.<br></font> <p><font color="#000099">Nous
appelons, en conscience, à célébrer l'actualité de la Résistance, non
pas au profit de causes partisanes ou instrumentalisées par un
quelconque enjeu de pouvoir, mais pour proposer aux générations qui
nous succéderont d' accomplir trois gestes humanistes et profondément
politiques au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance
ne s'éteigne jamais:</font></p> <p><font color="#000099">Nous
appelons d'abord les éducateurs, les mouvements sociaux, les
collectivités publiques, les créateurs, les citoyens, les exploités,
les humiliés, à célébrer ensemble l'anniversaire du programme du
Conseil national de la Résistance (C.N.R.) adopté dans la clandestinité
le 15 mars 1944: Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle
des&nbsp;"féodalités économiques", droit à la culture et à l'éducation pour
tous, une presse délivrée de l'argent et de la corruption, des lois
sociales ouvrières et agricoles, etc. Comment peut-il manquer
aujourd'hui de l'argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes
sociales, alors que la production de richesses a considérablement
augmenté depuis la Libération, période où l' Europe était ruinée? Les
responsables politiques, économiques, intellectuels et l'ensemble de la
société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par
l'actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace
la paix et la démocratie.</font></p> <p><font color="#000099">Nous
appelons ensuite les mouvements, partis, associations, institutions et
syndicats héritiers de la Résistance à dépasser les enjeux sectoriels,
et à se consacrer en priorité aux causes politiques des injustices et
des conflits sociaux, et non plus seulement à leurs conséquences, à
définir ensemble un nouveau "Programme de Résistance" pour notre
siècle, sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de
l'intolérance et de la guerre, qui eux-mêmes se nourrissent des
injustices sociales.</font></p> <p><br> <font color="#000099">Nous
appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les
grands-parents, les éducateurs, les autorités publiques, à une
véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de
masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la
consommation machande, le mépris des plus faibles et de la culture,
l'amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous.
Nous n'acceptons pas que les principaux médias soient désormais
contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du
Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de
1944.</font></p> <p><br> <font color="#000099">Plus
que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous
voulons dire avec notre affection : "Créer, c'est résister. Résister,
c'est créer".</font></p> <p><br> <b><font color="#000099">Signataires :</font></b></p> <p><b><br><font color="#000099">Lucie
Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe
Dechartre, Georges Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice
Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion,
Jean-Pierre Vernant, Maurice Voutey.</font></b> </p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=658367&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Argumentations  pour mieux comprendre les enjeux des &#195;&#169;lections 2007</category>
<pubDate>Sat, 14 Apr 2007 01:42:11 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-57550-billet-573252.html</guid>
</item>
<item>
<title>AUCUN RESPECT POUR LE « NON » FRANÇAIS AU TCE.</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-57550-billet-572414.html</link>
<description><![CDATA[<p><b>Huit pays de l'UE se sont réunis à Riga (Lettonie), ce 11 avril
2007, pour insister sur l'application du Traité Constitutionnel
Européen ,en dépit du NON de la France et de la Hollande et de la
Déclaration de Berlin.</b></p>
<p><b> L'Union Européenne a des pays Membres qui récidivent dans le cadre
du TCE, sans se soucier des conséquences de leur action sur l'équilibre
fragile trouvé avec la Déclaration de Berlin, le 25 mars 2007, par les
27 pays Membres de l'UE.</b></p>
<p><b>En effet, hier 10 avril- la presse ne mettant apparemment pas en
évidence cette information - à Riga (même ville où ,au mois de novembre
2006, a eu lieu la réunion du Conseil des Chefs d'Etats Membres de
l'Otan) , huit Chefs d'Etats Membres de l'UE se sont réunis pour faire
avancer le Traité Constitutionnel Européen.</b></p>
<p><b>L'Allemagne,l'Italie,l'Autriche,la Finlande,la Lettonie,le
Portugal,la Pologne et l'Hongrie continuent à tisser leur toile,
profitant du fait que la France est occupée par l'élection
présidentielle et que, dans la campagne des candidats, l'Europe n'est
pas au c&#339;ur de leurs débats.</b></p>
<p><b>Aujourd'hui, le Président italien Napolitano a déclaré que « la
réunion du Conseil européen du mois de juin 2007 devra prendre une
décision définitive sur l'application du TCE, à partir de 2009. »</b></p>
<p><b>Hors, la même Angela Merkel  a mis en évidence, le 25 mars 2007 à Berlin, que :</b></p>
<p><b>     -  dans le Traité modifié, le mot Constitutionnel est banni ;<br>
     - lors du Conseil européen en juin 2007, une Intergouvernementale aura<br>
pour mission de modifier le Traité de 2004 et de présenter le nouveau
Traité avant le début la Présidence européenne de la France (du 1er
juillet 2008 au 31 décembre 2008).</b></p>
<p><b>De toute évidence,le TCE, ratifié par les 18 états Membres de l'UE du Club néo-libéral de Madrid, est mort à sa naissance.</b></p>
<p><b>A' quel jeu certains membres de l'Union Européenne sont-ils  en train de jouer ?</b></p>
<p><b>Cela ressemble au jeu de l'oie : à chaque déclaration de l'UE, utile
à aller de l'avant sur le chemin d'un accord sur la réforme d'un Traité
rejeté par plusieurs millions de citoyens européens, voilà que
surgissent des états Membres de l'UE réaffirmant le status quo de la
signature faite à Rome, en automne 2004, (entre autres de la Turquie)
du Traité Constitutionnel Européen ;retour à la case de départ...</b></p>
<p><b>Le Président d'Alelio du groupe politique européen Alliance Etats
Unis d'Europe avait donc raison, lors de l'interview qu'il m'a accordée
en février 2007,après la réunion des Etats membres (18)de l'UE du Club
de Madrid ,de se préoccuper pour le futur des citoyens français et
européens qui,disait-il,ne sont pas au c&#339;ur des préoccupations du Club
de Madrid, dont le souci principal consiste à aller de l'avant pour
construire une nouvelle Europe néo-libérale.</b></p>
<p><b>En constatant l'arrogance avec laquelle les 8 Chefs d'Etat, présents
aujourd'hui à Riga, insistent pour continuer à porter de l'avant le
TCE,je ne peux que donner raison au Président d'Alelio.</b></p>
<p><b>La France et les Français ont la responsabilité citoyenne de choisir
un Président de la République qui défendera à bras le corps le modèle
social français et, de surcroît, le modèle européen,car des millions de
citoyens européens ont le regard tourné vers eux,confiant dans les
valeurs universelles incarnées par la France depuis les Lumières.</b>
</p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=657390&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Cronique Europ&#195;&#169;enne</category>
<pubDate>Thu, 12 Apr 2007 16:51:19 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-57550-billet-572414.html</guid>
</item>
<item>
<title>Pour rappel : l' épisode des 47 EuroDéputés qui ont dit NON au NON français le 14 juillet 2006 à Strasbourg</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-57550-billet-558590.html</link>
<description><![CDATA[<p><b>47 eurodéputés français rejettent le résultat du référendum</b></p>
	
	<p>mercredi 21 juin 2006<br>
	 </p>
	<div style="line-height: 0em;">&nbsp;</div><!-- Bug Mozilla http://bugzilla.mozilla.org/show_bug.cgi?id=200510 -->
	<p>Ils
sont élus européens de l'UMP, du Parti socialiste, de l'UDF et des
Verts. Le 14 juin vers midi, dans la torpeur générale de l'hémicycle du
Parlement de Strasbourg, ils ont voté «&nbsp;pour&nbsp;» une résolution exigeant
que la France remette la Constitution européenne telle quelle sur les
rails de la ratification dès 2007. Pire, ils ont voté «&nbsp;contre&nbsp;» un
amendement qui rappelait la règle de l'unanimité pour la ratification
et les invitait à exprimer leur respect pour le résultat des
référendums français et néerlandais. Et dire que dans quelques mois,
ces partis demanderont de nouveau la confiance du peuple...</p>
	<div class="textearticle"><p>Encore
un vote passé inaperçu. Nulle part vous n'en trouverez mention ni
commentaire. De deux choses l'une, soit nous sommes dans un système
politico-médiatique réellement verrouillé où journalisme signifie
complaisance, soit le niveau de déliquescence morale et politique dans
notre pays est tel, qu'on se contrefout du Parlement européen, de ce
qu'y font ou n'y font pas les élus des partis de M.&nbsp;Sarkozy et de
Mme&nbsp;Royal. Ce n'est pourtant pas rien, ce qui s'est produit, dans
l'hémicycle du Parlement de Strasbourg, le 14 juin en fin de matinée,
ainsi que nous vous en rendions compte quelques heures après.</p>

<p>Les députés européens étaient appelés à voter sur une
proposition de résolution «&nbsp;Leinen&nbsp;» (du nom du président de la
commission des <i class="spip">Affaires constitutionnelles</i> (AFCO)  parce qu'en effet il y a des <i class="spip">«&nbsp;affaires constitutionnelles&nbsp;»</i>
dans cette Union sans Constitution...)  relative à la seconde phase de
la période dite de «&nbsp;réflexion&nbsp;» sur l'avenir institutionnel de
l'Union. Ce qui est extraordinaire dans le texte de cette résolution,
comme d'ailleurs dans l'attitude des dirigeants européens depuis que le
premier pays a dit «&nbsp;non&nbsp;», c'est la plus complète ignorance du droit
des traités. Comme si, ayant perdu ces deux référendums mais étant
toujours aux commandes, ils pouvaient s'abstenir d'en tirer les
conséquences juridiques qui, elles, relèvent de l'objectivité.</p>

<h3 class="spip">Situation juridique du traité dont la ratification est rejetée</h3>
<p>Il faut en effet d'abord se référer à la convention de
Vienne du 23 mai 1969 qui fixe le droit des traités  et les traités
européens n'y font pas exception  pour comprendre ce que devient
légalement un traité dont l'un des Etats signataires n'a pas ratifié.
L'article 14 de la convention intitulé «&nbsp;Expression, par la
ratification, l'acceptation ou l'approbation, du consentement à être
lié par un traité&nbsp;» stipule&nbsp;: <i class="spip">«&nbsp;1.
Le consentement d'un Etat à être lié par un traité s'exprime par la
ratification&nbsp;: a) lorsque le traité prévoit que ce consentement
s'exprime par la ratification&nbsp;; b) lorsqu'il est par ailleurs établi
que les Etats ayant participé à la négociation étaient convenus que la
ratification serait requise&nbsp;; c) lorsque le représentant de cet Etat a
signé le traité sous réserve de ratification&nbsp;; ou d) lorsque
l'intention de cet Etat de signer le traité sous réserve de
ratification ressort des pleins pouvoirs de son représentant ou a été
exprimée au cours de la négociation.&nbsp;»</i></p>

<p>Pour savoir si le traité de Rome de 2004 entre dans au
moins l'une de ces hypothèses, il faut donc, comme nous y invite la
convention de Vienne, se reporter à ses dispositions finales relatives
aux «&nbsp;Ratification et entrée en vigueur&nbsp;», (article IV-447) qui
stipulent&nbsp;: <i class="spip">«&nbsp;1. Le présent traité est ratifié par les
Hautes-Parties contractantes, conformément à leurs règles
constitutionnelles respectives</i> [...] <i class="spip">2. Le présent
traité entre en vigueur le 1er novembre 2006, à condition que tous les
instruments de ratification aient été déposés</i> [...]<i class="spip">&nbsp;»</i></p>

<p>Ainsi, comme tous les traités européens, le traité établissant une constitution européenne exigeait bien une ratification <i class="spip">«&nbsp;par les Hautes-Parties contractantes&nbsp;»</i>
ni plus, ni moins, lesquelles sont les Etats signataires au nombre de
25. Ce sont donc 25 ratifications, pas plus et pas moins, que le traité
lui-même exige, conformément à la convention de Vienne citée plus haut,
pour entrer en vigueur, autrement dit&nbsp;: l'unanimité.</p>

<p>Où lit-on autre chose que cette exigence de
ratification à l'unanimité&nbsp;? Nulle part. Le traité a-t-il prévu le cas
de rejet de ratification par au moins l'un des Etats&nbsp;? Oui. Et que
prévoit-il&nbsp;? La déclaration (n°30) annexée à l'acte final précise que <i class="spip">«&nbsp;si à l'issue d'un délai de deux ans </i>[...]<i class="spip">,
les quatre cinquièmes des États membres ont ratifié ledit traité et
qu'un ou plusieurs États membres ont rencontré des difficultés pour
procéder à ladite ratification, le Conseil européen se saisit de la
question&nbsp;»</i>. En aucun cas, cette déclaration ne dit que quatre
cinquièmes des Etats ayant ratifié, cela suffirait pour l'entrée en
vigueur du traité s'il prend la fantaisie au Conseil européen d'en
décider ainsi&nbsp;! Elle dit que le Conseil se réunit pour étudier la
situation dans l'hypothèse où justement, on s'apercevrait que
l'unanimité requise ne pourra être réunie. En l'occurrence, les
«&nbsp;difficultés&nbsp;» sont apparues bien avant que quatre cinquième des Etats
aient eu l'occasion ratifier.</p>

<p>Ainsi, en conséquence du «&nbsp;non&nbsp;», dans un système
démocratique, les gouvernants des pays concernés auraient dû d'abord
retirer du Traité la signature de leur Etat, ce que ni les dirigeants
français, ni les dirigeants néerlandais n'ont fait. Ensuite, le premier
«&nbsp;non&nbsp;», celui de la France le 29 mai, qu'on s'en réjouisse ou qu'on le
déplore, aurait dû stopper net le processus de ratification dans le
reste de l'Union. Or, sur les quinze ratifications déjà effectuées, six
ont eu lieu après cette date, comme si de rien n'était. Enfin, il
aurait fallu effacer de centaines de résolutions, directives,
règlements, recommandations, avis, la référence au traité
constitutionnel. Au contraire, tout se passe une fois encore comme si
le Politique était au dessus de la Loi, sous prétexte que c'est lui qui
l'a faite.</p>

<h3 class="spip">Recommencer sans le peuple</h3>
<p>En ignorant délibérément le droit, ces élus s'assoient
sur ce dont ils procèdent eux-mêmes et que la loi devait préserver&nbsp;: la
démocratie. Voilà un an que la plupart d'entre eux chantent un discours
qui trahit un véritable refus du résultat référendaire. Une
non-acceptation du «&nbsp;non&nbsp;» pourtant acquis démocratiquement et à
l'issue d'un référendum dont la légalité a été confirmée quelques jours
plus tard par le Conseil constitutionnel. Ce serait un <i class="spip">«&nbsp;malentendu&nbsp;»</i>, une <i class="spip">«&nbsp;erreur&nbsp;»</i> des Français selon Giscard  qui lui n'en fait jamais  parce qu'on les a trompés alors que <i class="spip">«&nbsp;c'est très mal de mentir aux Français, surtout en campagne électorale&nbsp;»</i> comme affirmait au récent sommet de Bruxelles le Président Chirac, qui en connaît en effet un rayon sur la question.</p>

<p>Leur objectif est donc de trouver à tout prix un moyen
de contourner ce vote populaire qu'on attendait pas et dont on remet
ouvertement en cause la légitimité. Imagine-t-on M.&nbsp;Giscard d'Estaing,
déçu (déjà) du vote des Français, refusant de céder la place à
M.&nbsp;Mitterrand élu en 1981&nbsp;? Ou une majorité sortante battue  comme
c'est le cas à toutes les élections législatives depuis trente ans 
refusant de laisser les nouveaux députés prendre place au
Palais-Bourbon&nbsp;? Un an après le «&nbsp;non&nbsp;», nous en sommes pourtant là&nbsp;:
les 29 mai et 1er juin ne seraient que de regrettables incidents, sans
rapport avec le formidable «&nbsp;texte&nbsp;» européen mais plutôt avec le
regrettable «&nbsp;contexte&nbsp;» national, sur le chemin incontournable de la
ratification Quoi de plus facile que de recommencer le processus de
ratification en passant cette fois par la voix du Parlement, évidemment
plus docile, assurant le reste de l'Europe d'un «&nbsp;oui&nbsp;» parlementaire
qui tente de faire oublier le «&nbsp;non&nbsp;» des Français&nbsp;?</p>

<p>Ainsi par cette résolution massivement votée et qui
continue de faire référence en tête de ses «&nbsp;considérants&nbsp;» au traité
constitutionnel rejeté, le Parlement européen entend entraîner les
autres institutions de l'Union, en particulier le Conseil et la
Commission, à le remettre sur les rails de la et ce, au plus tard au
second semestre 2007. La date n'est naturellement pas choisie au
hasard. Par l'expression <i class="spip">«&nbsp;dès que le calendrier politique le permettra&nbsp;»</i>,
les élus européens ne font guère mystère de leur espoir que l'ère
Chirac enfin refermée (combien d'entre eux membres de l'UMP doivent
leur siège à Chirac d'ailleurs&nbsp;?), le Président Sarkozy ou la
Présidente Royal fasse ratifier le projet par la France sans
égratignure.</p>

<h3 class="spip">«&nbsp;Soutien au traité établissant une Constitution&nbsp;»</h3>
<p>Chaque considérant, chaque point de la résolution ou
presque est un incroyable affront à la réalité et au choix des
Français. Au premier rang de cette déclaration solennelle, le Parlement
européen, députés français de l'UMP, socialistes, de l'UDF et des Verts
inclus <i class="spip">«&nbsp;réaffirme, d'une part, son engagement à
parvenir, sans retard excessif, à une formule constitutionnelle pour
l'Union européenne et, d'autre part, son soutien au traité établissant
une Constitution pour l'Europe&nbsp;»</i>. A la trappe donc, le droit des
traités, le suffrage universel et la démocratie&nbsp;! Après ce grand
balayage de Printemps, le même Parlement hausse le ton. Il <i class="spip">«&nbsp;met
en garde contre toute tentative de détricoter le compromis global
réalisé dans le traité, car cela remettrait gravement en question le
projet politique européen et créerait le risque d'une Union affaiblie
et divisée&nbsp;»</i>.</p>

<p>Contre la <i class="spip">«&nbsp;ratification à l'unanimité&nbsp;»</i> et <i class="spip">«&nbsp;le choix démocratique de la France et des Pays-Bas&nbsp;»</i>.</p>

<p>Pire, les députés de l'UMP, de l'UDF, du PS et des
Verts au Parlement européen vont plus loin encore dans le déni de droit
et le déni de démocratie. Ensemble, ils ont voté «&nbsp;contre&nbsp;» un
amendement qui 1. rappelait l'exigence juridique d'unanimité des Etats
pour la ratification du traité, 2. exprimait solennellement son <i class="spip">«&nbsp;respect&nbsp;»</i>
pour les votes français et néerlandais. Cet amendement (n°13), déposé
par le Danois Jens-Peter Bonde et le Français Patrick Louis (MPF)
proposait au Parlement européen de mettre en tête de sa résolution deux
affirmations simples, par lesquelles il <i class="spip">«&nbsp;rappelle que
le traité établissant une Constitution pour l'Europe signé à Rome le
29 octobre 2004 ne peut être appliqué sans ratification à l'unanimité,
et exprime solennellement son respect pour le choix démocratique de la
France et des Pays-Bas d'avoir voté non à 54,9 % et 61,6 %
respectivement."&nbsp;»</i></p>

<p>Le piège politique tendu par cet amendement a donc
fonctionné. Par idéologie pure, l'UMP, l'UDF, le PS et les Verts y ont
sauté à pieds joints. Ils ont non seulement voté «&nbsp;pour&nbsp;» la résolution
Leinen, mais ils ont d'un seul homme voté «&nbsp;contre&nbsp;» ces quatre petites
lignes appelant inocemment au respect du droit des traités et du
résultat référendaire, c'est à dire contre le principe juridique
d'unanimité inscrit dans tous les traités européens et contre <i class="spip">«&nbsp;le choix démocratique de la France et des Pays-Bas&nbsp;»</i>&nbsp;!
En votant pour cette résolution et contre cet amendement, ils ont dit
haut et fort qu'ils n'entendaient respecter ni le droit international,
ni le vote populaire de près de 16 millions de Français...</p>

<h3 class="spip">L'idéologue a toujours raison</h3>
<p>Voici donc un «&nbsp;Parlement&nbsp;» qui menace, interdit
solennellement que l'on touche une virgule au texte rejeté par le
suffrage universel et exige qu'il soit de nouveau dans les tuyaux en
2007. Gardienne du temple européiste contre ces peuples qui votent mal,
la majorité au Parlement européen nous apporte une fois de plus la
démonstration de ce qu'est l'européisme&nbsp;: une idéologie, qui comme
toutes les idéologies a toujours raison, contre les faits, contre les
chiffres, contre l'expression démocratique. Si un évènement contredit
l'idéologie, les idéologues vous expliquent qu'elle n'a pas été bien
appliquée. Si l'Union européenne ne marche pas, que l'euro est un échec
etc. c'est qu'il faut aller plus loin dans l'intégration. Si la France
et les Pays-Bas ont rejeté l'Europe de la Constitution, c'est qu'ils se
sont trompés, qu'ils n'ont pas compris le merveilleux avenir qu'elle
leur promettait. Voilà comment ils fonctionnent.</p>

<p>L'idéologue a raison envers et contre tout. Aucun
argument proposé, aucune évidence mise sous ses yeux, aucun appel au
bon sens n'y suffit. Nous sommes bien placés pour le savoir, ils
n'attirent sur leurs auteurs que suspicions, remontrances et
excommunications. On serait tenté, avec Marie-France Garaud de dire aux
élus du peuple, à commencer par le premier d'entre eux, que s'ils ne se
sentent plus capables de représenter la France depuis le 29 mai 2005,
c'est à dire de porter les messages du «&nbsp;non&nbsp;» français  ce qui
signifie 1. l'accepter (ce qu'ils ne font pas)&nbsp;; 2. le comprendre (ce
qu'ils n'essayent pas)&nbsp;; 3. l'endosser pour y répondre (ce qu'ils ne
veulent pas), alors il faut tout simplement qu'ils s'en aillent.</p></div>

	<!-- Auteurs de l'article -->
	
	<p>
	<a href="http://www.naviguer.ca/naviguer/nph-naviguer.pl/000010A/http/www.revue-republicaine.fr/spip.php=3fauteur48" class="auteur"><b>Christophe BEAUDOUIN</b></a><br>
	<a href="http://www.naviguer.ca/naviguer/nph-naviguer.pl/000010A/http/www.observatoiredeleurope.com" class="articlesmemeauteurlien">Observatoire de l'Europe</a><br>
	
	

	

	</p><p>Publication originale sur le site <a href="http://www.naviguer.ca/naviguer/nph-naviguer.pl/000010A/http/www.observatoiredeleurope.com" class="spip_out">Observatoiredeleurope.com</a>.</p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=641193&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Argumentations  pour mieux comprendre les enjeux des &#195;&#169;lections 2007</category>
<pubDate>Thu, 22 Mar 2007 23:48:06 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-57550-billet-558590.html</guid>
</item>
<item>
<title>Pétition pour une Assemblée Constituante Européenne</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-57550-billet-540326.html</link>
<description><![CDATA[<p><font color="#009933">Nous vous informons avec plaisir que,depuis quelques jours,une pétition&nbsp; est en ligne concernant le futur du TCE.</font></p><p><font color="#009933">De suite l'adresse URL de la pétition et le texte :</font></p><p>&nbsp;</p><p>http://www.alternatifs.org/actus/agenda/index_11.html&nbsp;</p><p>&nbsp;<br><br> 
<font color="#ff3300"><b>Pétition</b></font><br> <br> 

Le projet de traité constitutionnel européen est, pour le moment, au point
mort. L'histoire hésite.
<br> <br> 
Le moment est favorable pour une initiative populaire en faveur de
l'élaboration démocratique d'une constitution pour l'Union européenne.
Pour que les peuples puissent dire quel type d'institutions ils veulent.
Une campagne pour l'élection au suffrage universel, à la proportionnelle
et le même jour, dans les 27 Etats de l'Union, d'une Assemblée européenne
constituante sera le premier pas pour la construction d'une Union
européenne démocratique. Elle mettra enfin et l'Europe et la démocratie au
centre de l'espace public européen.
<br> <br> 
Qui peut se dire démocrate et refuser l'élection d'une Constituante ? Qui
peut se dire pro-européen et refuser une Constitution démocratique ?
<br> <br> 
---------------------------------------------------------------------------
<br> <br> 
<b>Texte intégral <br> <br> 


POUR UNE ASSEMBLEE CONSTITUANTE EUROPEENNE, ELUE AU SUFFRAGE UNIVERSEL, LE
MEME JOUR, DANS LES 27 PAYS DE L'UNION EUROPENNE
</b> <br> <br> 

Le projet de traité constitutionnel européen (PTCE) est pour le moment au
point mort. Cependant, dans le silence des cabinets, diverses solutions
sont envisagées. <br> <br> 

- Une Conférence intergouvernementale (CIG) décide d'en rester
là. L'Union européenne continue alors à vivre sur les traités en vigueur
qui tiennent lieu de constitution, peu démocratique.
 <br> <br> 

- Une CIG reprend le PTCE et avec quelques modifications
marginales pour tenir compte des certaines objections, le soumet à nouveau
à ratification dans quelque temps. La partie III du Projet, non
nécessaire, pourrait être abandonnée.
 <br> <br> 

- Le Projet est repris par la même Convention ou une autre
Convention composée de Parlementaires européens et de parlementaires
nationaux.
 <br> <br> 

Ces méthodes ne sont que très relativement démocratiques. Et la
proposition de traité qui en sortira ne le sera pas plus que le précédent.
 <br> <br>  <br> <b> 

Pour obtenir une procédure démocratique d'élaboration de la Constitution,
les soussignés exigent : <br> <br> </b>

- L'élection au suffrage universel d'une Assemblée européenne
constituante. Chacun pourra alors présenter sur la place publique
européenne des propositions qui seront discutées. <br> <br> 

- La Constituante devra rédiger une Constitution de l'Union européenne qui
organise les pouvoirs respectifs des institutions nationales et
européennes et pour ces dernières les rôles respectifs du législatif, de
l'exécutif et du judiciaire. Et rien d'autre, <br> <br> 

- Cette Constitution devra être ratifiée par référendum le même jour dans
tous les pays de l'union. Une constitution doit être un acte fort qui
engage d'abord et surtout les peuples plus que les gouvernements. <br> <br> <br> 


Le moment est venu de faire appel aux peuples pour qu'ils puissent dire
quel type d'institutions ils veulent pour l'Union européenne. Une campagne
pour l'élection au suffrage universel, à la proportionnelle et le même
jour dans les 27 Etats de l'Union, d'une Assemblée européenne constituante
sera le premier pas pour la construction d'une Union européenne
démocratique. Elle mettra et l'Europe et la démocratie au centre de
l'espace public européen. Elle entraînera l'ensemble des peuples de l'UE
dans le débat qui ne pourra alors être réservé à quelques peuples ou à
quelques dirigeants. <br> <br> 

Qui peut se dire démocrate et refuser l'élection d'une Constituante ? Qui
peut se dire pro-européen et refuser une Constitution démocratique ?
 <br> <br> 
<b>
POUR UNE ASSEMBLEE CONSTITUANTE EUROPEENNE ELUE AU SUFFRAGE UNIVERSEL LE
MEME JOUR DANS LES 27 PAYS DE L'UNION EUROPENNE.</b>






<br> <br> 

<br>&nbsp; 


        <br></p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=620922&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Actions en cours pour le TCE</category>
<pubDate>Tue, 20 Feb 2007 18:35:55 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-57550-billet-540326.html</guid>
</item>
<item>
<title>ALERTE  TSUNAMI-TCE  SUR LA FRANCE  ET L' EUROPE</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-57550-billet-529646.html</link>
<description><![CDATA[lundi 29 janvier 2007<br />ALERTE TSUNAMI -TCE SUR LA FRANCE ET L'EUROPE<p>Vendredi 26 janvier 2007, un séisme politique européen de magnitude élevée a eu comme épicentre la ville de Madrid.<br />En effet ,les18 pays membres de l'Union Européenne qui ont ratifié le TCE se sont retrouvés autour d'une table ronde, promue par l'Espagne et le Luxembourg, dans le but d'envisager les prochaines actions à mener ensemble pour faire respecter la volonté de leur pays aux autres pays membres de l'UE qui n'ont pas encore ratifié le TCE,in primis, la France et les Pays Bas.<br />Afin de mieux cerner les enjeux de cette "drôle de journée espagnole", notre blog a demandé l'avis à un responsable politique de la nouvelle génération citoyenne européenne.</p><p>Bonjour ,Mr. d'Alelio,vous êtes le Président de "Alliance pour les Etats Unis d'Europe",un jeune groupe politique né en Italie en 1996, lors des élections législatives italiennes de cette même année, pour contribuer, avec le centre gauche, à la défaite de la force politique de Mr. Berlusconi (ce qui fut le cas n.d.r.).<br />Oui,nous avons été heureux d'avoir pu contribuer, avec notre nouveau groupe politique, à la victoire de Mr. Prodi ,en 1996.Mais notre groupe politique a eu comme première aspiration,celle de pouvoir se développer à un niveau européen afin de stimuler des autres jeunes à faire de la politique à un niveau transnational.<br />Que pensez-vous de ce qui c'est passé à Madrid, le 29 janvier?<br />Nous devons interpréter cette réunion comme une forte pression politique faite aux candidats français à l'élection présidentielle, pour qu'ils se remettent "bien gentiment' dans les rangs.<br />Les français devraient porter leur attention sur le fait que les candidats des principaux partis (PS,UMP,UDF)ont TOUS milité pour le OUI ,lors de la campagne pour le référendum sur le TCE, en 2005 !<br />Donc, vous voulez dire que les 18 pays du OUI veulent profiter de cette conjoncture favorable pour que le TCE puisse passer, sans tenir compte de l' avis important exprimé par deux pays fondateurs de<br />l'Union Européenne?<br />Oui,malheureusement pour les citoyens français et européens.Je dis aussi européens car, au contraire de ce que l'on a voulu faire croire aux français en 2005,un grand nombre de citoyens des pays qui ont ratifié le Traité Constitutionnel Européen, par voie parlementaire,est contraire au TCE.Je peux l'affirmer car je rencontre ,au quotidien ,de par mon activité politique transnationale,les citoyens de plusieurs pays membres de l'UE,à l'inverse de plusieurs politiciens(eurodéputés) de la vieille génération, qui focalisent leur activité uniquement sur leur pays d'origine,sans se préoccuper d'aller sur le terrain,"au delà des frontières nationales".Ce qui s'avère un handicap lorsqu'on se trouve face à une campagne de manipulation médiatique,comme cela a été le cas en 2005.<br />Avez-vous le sentiment que les citoyens seraient forcés, par un certain pouvoir, à aller de l'avant avec des oeillères?<br />Je dirais même plus.On voudrait les contraindre à être des fourmis dans une fourmilière ,de surcroît, multipliée par le nombre des Etats membres de l'UE.On voudrait faire croire aux citoyens que leur vie ne dépend que de ce qui se passe dans leur "fourmilière",mais cela est faux !<br />L'Espagne a fait ratifier le TCE par ses députés ,en un temps record !Les citoyens espagnols n'ont pas eu le temps de comprendre ce qu'il y avait dans le Traité,ni le temps d'en parler avec leurs élus.<br />Les mêmes conditions se sont répétées en Italie,en Belgique et en Allemagne où un gouvernement, arrivé à la fin de son mandat (celui de Schroeder) ,a fait pression sur le Bundestag afin qu'il ratifie le<br />TCE ,alors que,seulement quelques mois plus tard, les allemands devaient aller voter pour élire un nouveau parlement .<br />A' vous entendre, on pourrait imaginer le NON français être celui du village gaulois d'Astérix ,dans l'empire romain...<br />Non,au contraire, le NON français a été la bouée de sauvetage lancée par la France aux citoyens des autres états membres, qui se sentaient totalement impuissants devant cette"machine de guerre" que les lobbies économiques et financières ont mise en marche ,depuis le mois de juin 2003.Je devrais dire, exactement, le 17 juin 2003,lors du sommet des chefs d'Etats au Conseil Européen,à Bruxelles.<br />Pourquoi ,Mr d'Alelio,tenez-vous à préciser cette date ,dans le contexte du TCE?<br />A cette date ,les cartes sur table ont changé grâce à un coup forcé fait par la Grande Bretagne.<br />Que voulez-vous dire?<br />Le 17 juin 2003, les Chefs d'Etats de l'UE avaient devant eux le travail accompli par les Conventionnels, chapautés par le triumvirat V.J. d'Estaing,JL Dehaene et G.Amato ,c'est à dire le projet définitif de TCE.Dans ce projet ,on n'incluait pas la troisième partie (économique-financière) et dans les articles du TCE ,on envisageait les modifications futures du TCE, par majorité qualifiée.<br />Mais?<br />Mais un TCE sans la partie trois aurait voulu dire la fin des potentats économiques et financiers qui prospèrent en Occident ,depuis l'après-guerre,car l'union politique réelle que le TCE envisageait,aurait amené l'Union Européenne à se doter d'une vraie Charte Sociale et avoir une vraie fiscalité européenne( adieu aux paradis fiscaux européens).<br />Et donc?<br />Et donc,comme cela se passe depuis 1973,les potentats ont utilisé la Grande Bretagne comme "Cheval de Troie" pour modifier,sur le fond, le TCE.<br />Et aucun Chef d'Etat n'a réagi à ce jeux de prestige?<br />Le seul a été le Président de la République Française...<br />Et les autres , et l'Allemagne?<br />Aucun autre Chef d'Etat n'a eu la volonté ou la diligence de soutenir le Président de la France.<br />Et pourquoi?<br />Nous ne devons pas oublier que la fracture ,que le conflit en Iraq a provoqué dans l'UE ,a risqué de faire imploser l'Union Européenne.<br />Il ne faut pas oublier qu'au début du conflit,voulu par les Etats-Unis contre l'Irak,parmi les 15 pays Membres de l'UE et les 10 pays qui allaient entrer dans l'UE au 1er mai 2004, 12 Membres ont signé une déclaration de soutien aux Etats-Unis pour l'entrée en guerre contre l'Irak;parmi ceux-ci l'Italie,l'Espagne,le Portugal,la Grande-Bretagne .Ces mêmes pays qui, par la suite,vont soutenir farouchement le TCE ...<br />En suivant votre pensée,l'Allemagne, qui a été aussi courageuse que la France en prenant position contre le conflit avec l'Iraq,aurait dû soutenir ,par conséquent,le Président français, le 17 juin 2003 et l'aider à contraindre la Grande-Bretagne à ne pas modifier le TCE .<br />Vous avez raison.Logiquement ,l'Allemagne aurait dû soutenir la France mais, vu que les prochaines élections en Allemagne se présentaient défavorables à la coalition gouvernementale en poste,une autre radicalisation des positions entre Membres de l'UE aurait pu être mal perçue par l'opinion publique allemande,qui a toujours supporté une politique de stabilité.Or,un nouveau durcissement des positions entre les pays Membres de l'UE aurait mis en agitation les citoyens allemands;un risque que le Chancelier d'Allemagne n'a pas voulu prendre .<br />Pour la réunion de Madrid du 29 janvier,même topo ?<br />Oui,car, même si l'Allemagne,qui a la Présidence de l'UE pendant le premier semestre 2007, n'était pas présente avec son Chancelier, en Espagne,cette réunion madrilène permettra à la Présidence allemande d'avancer à grande allure,pendant son semestre,vers un projet d'accord favorable aux membres du "Club de Madrid". Le nouveau Chef d'Etat français , dès sa prise de fonction à l'Elysée, devra faire face, à l'occasion de la clôture de la Présidence allemande au mois de juin 2007, lors de la réunion du Conseil Européen à Bruxelles, à la complexité du dossier TCE.<br />Qu'est-ce que cela signifie?<br />Simplement que les candidats à la présidentielle française peuvent ,en toute tranquilité, promettre monts et merveilles aux Français, sachant déjà que,par la suite, tout sera réglé ( et annulé)par le TCE. La faute sera mise,comme toujours,sur le dos de l'Europe.<br />De surcroît,les candidats du PS,UMP et UDF qui ont tous milité pour le OUI au TCE,en 2005,pourraient avoir la tentation de créer une "grande coalition gouvernementale", en juin 2007, après les élections,quel que soit le vainqueur de la présidentielle.Ce serait la meilleure façon,pour eux, d'exorciser le résultat du 29 mai 2005 et d'empêcher,ainsi, toute opposition politique interne ,à l'Assemblée Nationale;la possibilité, pour les futurs Président de la République et Premier Ministre français ,d'être présents au Conseil Européen avec un profil bas,qui favoriserait la tâche de l'Allemagne et du "Club de Madrid" de rétablir le processus de ratification du TCE, antécédent aux référendums français et hollandais;la certitude de pouvoir faire voter la ratification du TCE,cette fois, non pas par les citoyens français,mais par l' Assemblée Nationale ,qui n'aura quasiment plus d'opposition,en cas de "grande coalition" PS-UMP-UDF.<br />Si je comprends bien,le fait d'avoir dans cette élection présidentielle,comme vous le dites,Mr. d'Alelio,les candidats partisans du OUI au TCE, des principaux partis français, influencerait la position de la France dans l'UE.<br />Oui,négativement pour la France et les Français,mais aussi,et j'en souligne l'importance,pour tous les citoyens européens républicains et humanistes qui ont toujours considéré l'Hexagone, le pays de référence.Un pays comme la France, qui a voté NON,à sa grande majorité,au TCE,n'a pas eu la possibilité d'avoir comme candidats à la présidentielle 2007, dans les partis majeurs ,un seul des<br />politiciens qui , avec vigueur,ont défendu le NON au TCE pour le bien des français et de l'Europe.</p><p>N'y a-t-il pas d'issue favorable à cette situation ?<br />Seulement si les Français,dans un grand sursaut républicain, réussissent à emporter le pari de concentrer leur vote sur un seul candidat démocrate, en liste pour la présidentielle,qui a permis aux Français de s'exprimer via le Référendum , en 2005.<br />Les Français ont toujours su se rassembler dans les moments difficiles de la République ;ils ont toujours su concrétiser les principes humanistes , qui, pour d'autres peuples, n'étaient qu'une utopie.<br />Que le penchant de certains soit plus à droite qu' à gauche et viceversa,l'important est de voter pour des hommes qui ont, en toute franchise, animé et donné force à la volonté citoyenne, contraire, dans sa majorité, au TCE.<br />Avez-vous des candidats qui semblent correspondre à vos attentes ?<br />Oui,un seul,dans un contexte politique et social si confus.<br />Et qui,peut-on le savoir?<br />J'estime que pour faire face aux appétits débordants de certains pays membres ,autour de la table européenne,le seul qui puisse accompagner la France et l'Europe, dans cette période de transition,est<br />Monsieur Jacques Chirac,un vrai homme d'Etat,qui a une carure et une grande expérience internationale,indispensables dans un contexte mondial complexe.<br />Ne croyez-vous pas d'aller contre-courant ,en proposant Monsieur Chirac ?<br />Il s'agit d'avoir du bon sens et de sortir des clichés qui veulent l'afficher comme un homme du passé.<br />Monsieur Chirac est bien plus contemporain que certains quinquagénaires qui voudraient être considérés les démiurges de notre société.</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>Pour les Compagnons du NON , Xavier de Sousa</p><p>&nbsp;</p><br /><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=606174&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Argumentations  pour mieux comprendre les enjeux des &#195;&#169;lections 2007</category>
<pubDate>Tue, 06 Feb 2007 12:50:34 +0000</pubDate>
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