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<copyright>Copyright 2008 Blogg</copyright>
<pubDate>Tue, 01 Dec 2009 04:56:00 +0100</pubDate>
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<description>DE TOUT UN PEU</description>
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<title>FOCUS ALGERIE</title>
<language>fr</language>
<category>Blogg</category>
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<title>Culture algérienne à Berlin: présente timide mais concrète</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-57499-billet-1105938.html</link>
<description><![CDATA[<p><span style="font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><strong>Reportage: Mohamed Arezki Himeur<br /><span style="font-size: xx-small;">Le Cap, bimensuel, 1er ao&ucirc;t 2009, Alger</span></strong></span></span></span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;"><br /><br />La culture alg&eacute;rienne est pr&eacute;sente, timidement il est vrai, en Allemagne. Elle est port&eacute;e &agrave; bout de bras par une poign&eacute;e de personnes, en majorit&eacute; des compatriotes (et leurs conjointes allemandes) qui ont jet&eacute; l&rsquo;ancre dans ce pays mais qui gardent encore, doit-on le souligner, l&rsquo;Alg&eacute;rie dans les tripes.<br />Des ressortissants allemands figurent aussi parmi ceux qui oeuvrent pour la promotion de la culture alg&eacute;rienne dans leur pays. Ses promoteurs, arm&eacute;s de leur seule bonne volont&eacute;, se d&eacute;m&egrave;nent comme ils le peuvent pour faire conna&icirc;tre, d&eacute;couvrir et appr&eacute;cier les diff&eacute;rentes facettes culturelles de l&rsquo;Alg&eacute;rie, en organisant des conf&eacute;rences, s&eacute;minaires, tables-rondes, expositions, concerts de musiques et r&eacute;citals de po&eacute;sie.<br />A Berlin, ces activit&eacute;s sont organis&eacute;es, entre autres, par l&rsquo;association Yedd (la main), les chanteurs Mokhtar Mecha&iuml; et Lamine Bela&acirc;la et leurs groupes de musiciens respectifs, le po&egrave;te Boum&eacute;di&egrave;ne Missoum et le conteur Arezki Keddam. Ils sont presque seuls sur la place &agrave; oeuvrer pour faire conna&icirc;tre la culture alg&eacute;rienne.<br />Le but de l&rsquo;association Yedd est de promouvoir les &eacute;changes culturels et de rapprocher les artistes et les hommes de cultures alg&eacute;riens et allemands. Elle se propose de d&eacute;velopper et d&rsquo;encourager toute initiative allant dans ce sens. &laquo;A travers nos expositions, lectures, pr&eacute;sentations de films et manifestations culturelles, nous visons une perception plus objective de l&rsquo;Alg&eacute;rie&raquo;, souligne sa pr&eacute;sidente, Mme Christine Belakhdar, dans la pr&eacute;sentation de l&rsquo;association. Yedd a d&eacute;j&agrave; plusieurs initiatives &agrave; son actif : des expositions, conf&eacute;rences et rencontres avec des &eacute;crivains et artistes alg&eacute;riens organis&eacute;es gr&acirc;ce au d&eacute;vouement et aux sacrifices de ses membres.<br />&laquo;Les Allemands appr&eacute;cient la musique kabyle. Ils viennent chaque fois plus nombreux aux soir&eacute;es musicales que j&rsquo;anime &agrave; Berlin&raquo;, nous a confi&eacute; Mokhtar Mecha&iuml;. Ce jeune homme, originaire d&rsquo;El-Kseur (B&eacute;ja&iuml;a), est install&eacute; &agrave; Berlin depuis 1995. Il a cr&eacute;&eacute; un groupe de musique moderne avec des musiciens originaires de diff&eacute;rentes r&eacute;gions d&rsquo;Alg&eacute;rie.<br />Tout en travaillant pour subvenir aux besoins de leurs familles, Mokhtar et les autres &eacute;l&eacute;ments de son groupe organisent r&eacute;guli&egrave;rement des soir&eacute;es artistiques dans certains restaurants et salles de spectacles de la capitale allemande. Ils ont particip&eacute; &agrave; une manifestation qu&rsquo;on appelle la F&ecirc;te de la rue et assur&eacute;e une belle prestation musicale &agrave; la Maison des cultures du monde de Berlin.<br />M. Mecha&iuml; est venu &agrave; la chanson par un pur hasard. &laquo;Comme je joue de la musique, des compatriotes m&rsquo;ont pouss&eacute; et encourag&eacute; &agrave; chanter, &agrave; animer des soir&eacute;es. C&rsquo;est comme &ccedil;a que je suis devenu chanteur&raquo;, dira-t-il. Son premier gala remonte &agrave; quatre ans. Il l&rsquo;avait anim&eacute; &agrave; Isotop, un restaurant qui fait aussi office de galerie d&rsquo;exposition tenu par un Iranien, dans le coeur de Berlin. C&rsquo;est lui qui avait inaugur&eacute; les spectacles dans cet &eacute;tablissement.<br /><br /><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">La culture rapproche les &eacute;migr&eacute;s alg&eacute;riens et les communaut&eacute;s</strong><br /><br />M. Mecha&iuml; interpr&egrave;te des chansons kabyles, cha&acirc;bi et ra&iuml;. Ses concerts permettent de rassembler, l&rsquo;espace d&rsquo;une soir&eacute;e, les alg&eacute;riens vivants &agrave; Berlin. La communaut&eacute; alg&eacute;rienne &eacute;tablie dans cette ville et ses alentours est estim&eacute;e &agrave; quelques 3.000 personnes, sans compter les &laquo;clandestins&raquo;, ceux qu&rsquo;on appelle les &laquo;harraga&raquo;, qui sont, eux aussi, assez nombreux dans la ville. M. Mecha&iuml; envisage de se produire dans d&rsquo;autres villes d&rsquo;Allemagne. &laquo;J&rsquo;ai re&ccedil;u plusieurs invitations de compatriotes install&eacute;s notamment &agrave; Frankfurt, Hambourg etc.&raquo;, nous a-t-il confi&eacute;.<br />L&rsquo;&eacute;tablissement Isotop envisage d&rsquo;organiser une s&eacute;rie de soir&eacute;es pour faire conna&icirc;tre tous les genres musicaux alg&eacute;riens. Le 8 mai 2009 a &eacute;t&eacute; consacr&eacute; au malouf. Le concert a &eacute;t&eacute; anim&eacute; dans une petite salle sympathique par Lamine Bela&acirc;la et son fr&egrave;re M&eacute;rouane, venu sp&eacute;cialement de France pour la circonstance, ainsi que par R&eacute;da Bendib. Des soir&eacute;es kabyles, alg&eacute;roises, oranaises etc. sont au programme &agrave; Isotop, selon Lamine Bela&acirc;la.<br />Boum&eacute;di&egrave;ne Missoum est port&eacute; sur la po&eacute;sie. Il avait lu quelques po&egrave;mes de sa production &agrave; l&rsquo;ouverture du concert de musique malouf anim&eacute;e par Lamine Bela&acirc;la et son groupe.&nbsp; <br />Licenci&eacute; en litt&eacute;rature arabe, enseignant de grammaire arabe lorsqu&rsquo;il &eacute;tait en Alg&eacute;rie, Arezki Keddam s&rsquo;int&eacute;resse, lui, plut&ocirc;t aux contes. Il en a traduit deux de l&rsquo;allemand vers le kabyle. Il anime r&eacute;guli&egrave;rement lui aussi, avec son &eacute;pouse, une allemande, des lectures de contes simultan&eacute;ment en kabyle et en allemand.<br />Ses travaux de recherches lui ont permis d&rsquo;acqu&eacute;rir, &agrave; un prix fort, trois ouvrages de contes kabyles traduits en allemand entre 1920 et 1922 par Leo Viktor Frobenius qui avait s&eacute;journ&eacute; en Kabylie. Cet ethnologue allemand &eacute;tait l&rsquo;un des premiers chercheurs du vieux continent &agrave; contester l&rsquo;id&eacute;e selon laquelle les peuples africains vivaient comme des sauvages et que la colonisation leur avait apport&eacute; la civilisation.<br />C&rsquo;est cette id&eacute;e saugrenue que certains politiques fran&ccedil;ais ont tent&eacute; de remettre au go&ucirc;t du jour &agrave; travers le fameux article 4 de la loi du 23 f&eacute;vrier 2005 louant &laquo;les bienfaits de la colonisation fran&ccedil;aise&raquo; en Afrique du Nord.<br /><br />M. A. H.<br style="mso-special-character: line-break;" /><br style="mso-special-character: line-break;" /></span></p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1194258&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>AINSI VA LA VIE</category>
<pubDate>Wed, 11 Nov 2009 17:29:50 +0000</pubDate>
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<title>Reportage: Nante, le «hittiste» de Berlin</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-57499-billet-1104889.html</link>
<description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
<p><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><br /><strong>Reportage: Mohamed Arezki Himeur<br /><em><span style="font-size: xx-small;">Le Cap, bimensuel, Alger</span></em></strong></p>
</span></span></span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><br /></span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Nante est toujours l&agrave;. Son pass&eacute;, ses histoires, sa bonhomie, ses commentaires parfois caustiques, corrosifs, mais toujours plaisants et distrayants, flottent, comme une musique douce, sur Berlin. Son image et son portrait hantent encore, par endroit, les art&egrave;res et les murs de la ville. Nante n&rsquo;&eacute;tait ni un artiste, ni un homme de lettre, ni un philosophe comme l&rsquo;Allemagne en a connu et en conna&icirc;t encore aujourd&rsquo;hui.<br /><span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>Il &eacute;tait tout juste un &laquo;hittiste&raquo; avant la lettre, adoss&eacute; ou appuy&eacute;, du lever au coucher du soleil, &agrave; un mur de Berlin, &agrave; l&rsquo;angle de l&rsquo;ancienne rue Konigstrasse, actuellement Friedrichstrasse.<br />C&rsquo;&eacute;tait son coin pr&eacute;f&eacute;r&eacute;, son quartier g&eacute;n&eacute;ral pour ainsi dire. C&rsquo;&eacute;tait ici qu&rsquo;il avait l&rsquo;habitude de s&rsquo;installer, sa sangle en cuir en bandouli&egrave;re, attendant que quelqu&rsquo;un lui confie du travail : une caisse, une valise, un meuble &agrave; transporter sur son dos vo&ucirc;t&eacute;.<br />Nante &eacute;tait en effet un portefaix. C&rsquo;&eacute;tait son travail, sa principale activit&eacute;, celle qui le fait vivre, plut&ocirc;t survivre. Mais en attendant que quelqu&rsquo;un fasse appel &agrave; ses services, il commentait, &agrave; sa mani&egrave;re, avec d&eacute;rision et l&rsquo;humour populaire berlinois, les faits et les &eacute;v&egrave;nements du jour. &laquo;Une bonne blague berlinoise vaut mieux qu&rsquo;un beau paysage&raquo;, disait le philosophe Friedrich Hegel (1770-1831).<br />Le l&eacute;gendaire et immortel &laquo;hittiste&raquo; de Berlin, Ferdinand Strumpf, plus connu sous le nom d&rsquo;Eckensteher Nante, est n&eacute; en 1803. Son histoire avait &eacute;t&eacute; port&eacute;e sur les planches en 1833 par l&rsquo;&eacute;crivain Adolf Glassbrenners. Son r&ocirc;le de personnage loustic, plaisantin, coquin, aigre-doux, avait &eacute;t&eacute; interpr&eacute;t&eacute; avec brio par le com&eacute;dien Friedrich Beckmann, selon les gazettes de l&rsquo;&eacute;poque. La pi&egrave;ce, qu&rsquo;on peut traduire gauchement par &laquo;Nante sous interrogatoire&raquo;, &eacute;voquait les d&eacute;boires quotidiens de cet homme avec la police. Pourtant, Nante &eacute;tait des plus r&eacute;glo. Il ne travaillait pas dans la clandestinit&eacute;. Bien au contraire, il disposait d&rsquo;une licence officielle l&rsquo;autorisant &agrave; exercer son activit&eacute; de portefaix.<br />Le document, portant le num&eacute;ro 22, &eacute;tait d&eacute;livr&eacute; par la police qui ne cessait de l&rsquo;importuner, de l&rsquo;agacer avec leurs interrogatoires. Eckensteher Nante fait partie des personnages originaux de Berlin, au m&ecirc;me titre, sinon plus que la fleuriste, le joueur d&rsquo;orgue de barbarie et le Capitaine de K&ouml;penick, de son vrai nom Wilhelm Voigt. Cet artisan cordonnier, fatigu&eacute; de r&eacute;parer les godasses, avait eu un jour l&rsquo;id&eacute;e de se faire coudre un bel uniforme de colonel prussien.<br />L&rsquo;accoutrement, qui lui allait comme un gant, lui avait permis de s&rsquo;accaparer de la caisse de la mairie. C&rsquo;&eacute;tait en 1906. Le fameux Capitaine de K&ouml;penick avait commis son forfait gr&acirc;ce &agrave; la cr&eacute;dule et na&iuml;ve complicit&eacute; d&rsquo;un groupe de gendarmes ob&eacute;issants sans broncher &agrave; l&rsquo;uniforme. Arr&ecirc;t&eacute; puis condamn&eacute;, il avait &eacute;t&eacute; graci&eacute; par l&rsquo;empereur Guillaume II. Celui-ci en avait bien rigol&eacute;, comme tous les Berlinois de l&rsquo;&eacute;poque, de l&rsquo;incroyable facilit&eacute; avec laquelle le faux capitaine avait pris le commandement d&rsquo;un groupe de gendarmes et subtilis&eacute; la caisse de la municipalit&eacute;. Une action consid&eacute;r&eacute;e par certains comme une boutade, une fac&eacute;tie contre le respect de l&rsquo;uniforme prussien et l&rsquo;esprit de soumission qui r&eacute;gnait &agrave; l&rsquo;&eacute;poque sous le r&eacute;gime de l&rsquo;empereur de Guillaume II.<br />C&rsquo;est l&rsquo;une des lectures qu&rsquo;on peut faire aujourd&rsquo;hui de ce cocasse fait-divers qui fait encore rire les Berlinois 103 ann&eacute;es plus tard. Une statue de cet audacieux capitaine de K&ouml;penick est visible, aujourd&rsquo;hui, &agrave; la mairie du quartier de K&ouml;penick, au sud-est de Berlin.<br />Il s&rsquo;agit-l&agrave; de deux personnages mythiques, de r&eacute;f&eacute;rence que le touristique se doit de conna&icirc;tre avant de commencer &agrave; parcourir, dans la bonne humeur, la ville. Une ville qui s&rsquo;&eacute;tend sur une superficie de quelque 900 km2, plus grande que Londres et Paris, dont un tiers est compos&eacute;e de jardins, de parcs, de zoos, de verdure pleine la vue, de lacs, de fleuves et autres cours d&rsquo;eau.<br /><br /><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Un tiers de Berlin en verdure</strong><br /><br />Les Berlinois vouent un grand respect &agrave; la verdure. &laquo;Il ne viendra jamais &agrave; l&rsquo;esprit d&rsquo;un Berlinois de couper ou d&rsquo;arracher un arbre pour construire une maison ou un garage&raquo;, dira Mokhtar Mechai, un jeune alg&eacute;rien &eacute;tabli &agrave; Berlin depuis le milieu des ann&eacute;es 90.<br />&laquo;A Berlin, avant la construction d&rsquo;une b&acirc;tisse, (immeuble, h&ocirc;pital, &eacute;cole ou autre b&acirc;timent), on fait d&rsquo;abord le plan verdure et des arbres &agrave; planter sur les lieux&raquo;, ajoute M. Mechai qui, en plus de son travail, &eacute;prouve un r&eacute;el plaisir &agrave; animer des soir&eacute;es artistiques typiquement alg&eacute;riennes dans la capitale allemande.<br />&laquo;Un jour, quelques temps apr&egrave;s mon arriv&eacute;e ici, je traversais un parc et j&rsquo;ai vu un homme qui pla&ccedil;ait des num&eacute;ros sur les arbres. Je lui ai demand&eacute; pourquoi, &agrave; quoi peuvent-ils servir. Il m&rsquo;avait r&eacute;pondu : c&rsquo;est un num&eacute;ro d&rsquo;identit&eacute;. Il permet de suivre la vie, l&rsquo;&eacute;volution, la sant&eacute;, l&rsquo;&acirc;ge de l&rsquo;arbre concern&eacute; depuis sa plantation jusqu&rsquo;&agrave; sa mort&raquo;, dira son ami Arezki Keddam. &laquo;C&rsquo;est pour vous dire que l&rsquo;arbre ici est aussi ch&eacute;ri qu&rsquo;un b&eacute;b&eacute; et un &ecirc;tre humain&raquo;, souligne-t-il.<br />Les espaces verts, avec leurs arbres touffus et &eacute;lanc&eacute;s dans le ciel, donnent l&rsquo;impression qu&rsquo;ils occupent une place plus importante que les espaces construits. Dans certains quartiers de la p&eacute;riph&eacute;rie de Berlin, les b&acirc;tisses sont &eacute;parpill&eacute;es &agrave; travers des for&ecirc;ts d&rsquo;arbres et d&rsquo;immenses &eacute;tendues de verdure.<br />Il doit certainement y avoir un lien entre ce d&eacute;cor apaisant et le comportement serein et calme des Berlinois et des gens qui vivent &agrave; Berlin. En l&rsquo;espace d&rsquo;une semaine, un seul coup de klaxon a &eacute;t&eacute; entendu. &laquo;Une fausse note&raquo;, dira ma consoeur Claudia. Tout le monde respecte la loi et les r&egrave;gles &eacute;tablis : les automobilistes, les cyclistes et les pi&eacute;tons. Le bruit est banni dans la ville. Il est d&eacute;clar&eacute; hors la loi et pourchass&eacute; comme tel, non seulement par les services de s&eacute;curit&eacute; mais aussi par les citoyens. Le respect de la tranquillit&eacute; d&rsquo;autrui fait partie des moeurs des habitants de Berlin, qu&rsquo;ils soient d&rsquo;origine ou d&rsquo;adoption.<br />Contrairement &agrave; l&rsquo;id&eacute;e re&ccedil;ue, Venise n&rsquo;est pas la ville qui compte le plus grand nombre de ponts dans le monde. La premi&egrave;re place revient &agrave; Berlin. La ville est travers&eacute;e par pr&egrave;s de 1.650 ponts au total qui sont, pour la plupart, des joyaux sur le plan architectural. C&rsquo;est la plus vaste d&rsquo;Europe. Mais elle ne compte que 3,5 millions d&rsquo;habitants seulement.<br />Le mur qui avait coup&eacute; Berlin en deux (Berlin Est de Berlin Ouest) pendant 28 ans a disparu. Sa chute en novembre 1989 marqua la fin de la guerre froide pour le monde et la r&eacute;unification de leur pays pour les Allemands. Mais des restes de ce mur sont encore visibles en certains endroits. Ils sont pr&eacute;serv&eacute;s pour l&rsquo;Histoire, pour la m&eacute;moire, pour qu&rsquo;il n&rsquo;y ait &laquo;plus jamais &ccedil;a&raquo; &agrave; l&rsquo;avenir.<br />Des pans entiers de ce mur, long de 1,3 kilom&egrave;tre, sont maintenus debout, en plein centre de Berlin. Ils sont transform&eacute;s en galerie d&rsquo;art &agrave; ciel ouvert. Plus que 100 artistes y avaient laiss&eacute; libre court &agrave; leur imagination et &agrave; leurs pinceaux, faisant de ce mur de la b&ecirc;tise humaine une immense toile artistique.<br />Des travaux sont actuellement en cours pour donner un nouveau look &agrave; cette galerie. Les m&ecirc;mes artistes peintres sont convi&eacute;s, une nouvelle fois, &agrave; reprendre leurs pinceaux pour retapisser de leurs oeuvres les panneaux de ce mur. Une artiste peintre &eacute;tait d&eacute;j&agrave; &agrave; l&rsquo;ouvrage lors de notre passage le 12 mai 2009.<br />La fin de la Seconde Guerre mondiale avait &eacute;t&eacute; annonc&eacute;e par un soldat sovi&eacute;tique en 1945. Celui-ci avait hiss&eacute; le drapeau rouge sur le toit du Reichstag. Ce fut la fin du 3&egrave;me Reich.<br />La culture, ce n&rsquo;est pas ce qui manque &agrave; Berlin. Il y en a de tous les genres et pour tous les go&ucirc;ts. Entre un mus&eacute;e et un th&eacute;&acirc;tre, on trouve une salle de spectacle ou un cin&eacute;ma, pour paraphraser une phrase bien de chez nous. Et il n&rsquo;est pas rare de tomber sur une cha&icirc;ne, une longue queue, pas devant le boulanger, le laitier ou le marchand de pomme de terre. Mais &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e d&rsquo;un th&eacute;&acirc;tre ou d&rsquo;un mus&eacute;e.<br /><br /><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Une &laquo;brasserie de la culture&raquo;</strong><br /><br />Berlin est une ville des arts et de culture. Elle renferme entre ses murs des centaines, voire des milliers, d&rsquo;artistes allemands mais aussi &eacute;trangers, notamment des ex-pays de l&rsquo;Est, particuli&egrave;rement Russes. Des artistes de grands talents qui, pour cause de ch&ocirc;mage qui les touche de plein fouet, jouent avec beaucoup de coeur, sur certaines art&egrave;res de la ville ou &agrave; l&rsquo;angle des th&eacute;&acirc;tres, des salles de spectacle ou des &eacute;glises. La musique adoucit les moeurs et attendrit les coeurs.<br />L&rsquo;Ile aux mus&eacute;es draine, chaque jour, des milliers de touristes &eacute;trangers et de visiteurs allemands. Elle compte plusieurs mus&eacute;es dans lesquels sont expos&eacute;s des vestiges des grandes civilisations : persane, romaine, irakienne, &eacute;gyptienne etc. Les lieux ne d&eacute;semplissent pas. Une demi-journ&eacute;e par semaine, l&rsquo;entr&eacute;e est gratuite pour tout le monde. Elle est offerte surtout aux &eacute;tudiants et aux moins nantis. Car, les Allemands le savent, on peut &ecirc;tre pauvre mais aimer les arts et la culture.<br />Le journaliste, lui, quelle que soit sa nationalit&eacute;, est dispens&eacute; des droits d&rsquo;entr&eacute;e. Ignor&eacute;e par les services officiels et les agents de l&rsquo;Etat alg&eacute;rien, la carte d&rsquo;accr&eacute;ditation d&eacute;livr&eacute;e aux correspondants de la presse &eacute;trang&egrave;re par le secr&eacute;tariat d&rsquo;Etat charg&eacute; de la communication est valable &agrave; l&rsquo;Ile aux mus&eacute;es. Ce n&rsquo;est pas une blague !<br />Les activit&eacute;s culturelles et artistiques, comme du reste les activit&eacute;s &eacute;conomiques, sont soutenues par des moyens de transports efficaces. Les trains urbains, le m&eacute;tro, le tramway et les bus tournent sans interruption, jour et nuit, avec juste un service r&eacute;duit entre 01H00 et 04H00. Ils desservent tous les quartiers, toutes les directions et localit&eacute;s de la p&eacute;riph&eacute;rie de Berlin. Cela joue, mine de rien, un r&ocirc;le important pour la promotion des activit&eacute;s culturelles, artistiques et&hellip; culinaires.<br />On peut, par exemple, aller voir un film ou un spectacle, puis d&eacute;jeuner et bavarder avec des amis avant de rejoindre son domicile &agrave; bord de l&rsquo;un des moyens de transport public op&eacute;rant &agrave; Berlin. Dans pareil cas, les activit&eacute;s de l&rsquo;esprit, pour ne citer que de celles-l&agrave;, ne peuvent que se d&eacute;velopper. En bout de course, une vieille b&acirc;tisse, une usine d&eacute;saffect&eacute;e ou un ancien entrep&ocirc;t peut, du jour au lendemain, devenir une salle de spectacle, un cin&eacute;ma, une galerie d&rsquo;exposition ou autre.<br />Comme cette ancienne brasserie qui, au lieu d&rsquo;&ecirc;tre d&eacute;molie et livr&eacute;e &agrave; un promoteur immobilier, a &eacute;t&eacute; transform&eacute;e en un complexe culturel et artistique comprenant des salles de cin&eacute;ma, de concerts de musique, de galeries d&rsquo;expositions et de restaurants. Ce complexe s&rsquo;appelle aujourd&rsquo;hui &laquo;Kulturbrauerei&raquo; (Brasserie de la culture).<br />Plus loin, dans un autre quartier, c&rsquo;est l&rsquo;immeuble de &laquo;das Postfuhamt&raquo;, qui abritait autrefois le Centre et les &eacute;curies des postes et t&eacute;l&eacute;communications, qui ont &eacute;t&eacute; transform&eacute;es en galeries d&rsquo;exposition. Le d&eacute;bat est en cours &agrave; Berlin sur le devenir de l&rsquo;a&eacute;roport d&eacute;saffect&eacute; Tempelhof inaugur&eacute; en 1923. Il est implant&eacute; en ville. Il est l&rsquo;un des premiers a&eacute;roports d&rsquo;Allemagne. Certains voudraient le voir transformer en complexe culturel et artistique. Et les anciens hangars utilis&eacute;s hier pour retaper les avions pourraient devenir, demain -si l&rsquo;id&eacute;e est accept&eacute;e- un autre haut lieu de culture dans la capitale allemande.<br />Tout r&eacute;cemment, cet a&eacute;roport d&eacute;saffect&eacute; a abrit&eacute; les &eacute;preuves du championnat du monde des coursiers &agrave; bicyclettes. Ce mois de juillet 2009, il sera mis &agrave; la disposition du Festival musical de Berlin pour les jeunes. Ce sera dans ce m&ecirc;me endroit que se d&eacute;roulera, en automne prochain, le tournoi de jumping &eacute;quin.<br />Ville plate comme la paume d&rsquo;une main, c&rsquo;est du moins l&rsquo;impression qu&rsquo;elle donne, Berlin ne fatigue pas son visiteur. Mais comme dit le proverbe, qui veut aller loin m&eacute;nage sa monture. En guise de halte, le visiteur peut grimper sur la nouvelle coupole vitr&eacute;e et la terrasse de l&rsquo;Assembl&eacute;e f&eacute;d&eacute;rale. C&rsquo;est l&rsquo;endroit id&eacute;al pour admirer Berlin, surtout lorsque le beau temps est au rendez-vous et le ciel d&eacute;gag&eacute;.<br />L&rsquo;&eacute;difice, avec ses 23,5 m&egrave;tres de hauteur et ses 68 m&egrave;tres de diam&egrave;tre, permet une vue splendide et superbe sur la ville. Ouvert jusqu&rsquo;&agrave; minuit, il accueille chaque jour des milliers de visiteurs, Allemands et &eacute;trangers confondus.<br />De l&agrave;, on peut contempler plusieurs quartiers et b&acirc;tisses historiques de la ville, y compris la &laquo;Machine &agrave; laver&raquo;. C&rsquo;est le nom que les berlinois ont donn&eacute; &agrave; la Chancellerie f&eacute;d&eacute;rale. Le b&acirc;timent abrite le grand bureau de 4 m&egrave;tres de long et de 1,3 m&egrave;tre de large de l&rsquo;actuelle chanceli&egrave;re Angela Merkel, comme de ses pr&eacute;d&eacute;cesseurs. Il compte des dizaines de bureaux, de salles de r&eacute;union et de conf&eacute;rence ainsi qu&rsquo;un appartement.<br />&laquo;C&rsquo;est une machine &agrave; laver politiquement correcte et respectueuse de l&rsquo;environnement. Elle est &eacute;quip&eacute;e d&rsquo;une centrale &eacute;lectrique au biodiesel install&eacute;e dans la cave et de cellules solaires sur le toit&raquo;, souligne le guide d&rsquo;un bateau pour touristes qui fait la navette sur le canal la Spree.<br />Autre particularit&eacute; technique de cette b&acirc;tisse dans laquelle travaillent quelques 450 personnes &laquo;est son r&eacute;seau pneumatique informatis&eacute; qui vous envoie au poste de contr&ocirc;le de sortie les objets que vous pourriez avoir oubli&eacute;s au 6&egrave;me &eacute;tage&raquo;, ajoute le guide.<br /><br /><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">&laquo;L&rsquo;hu&icirc;tre enceinte&raquo; des cultures du monde<br /><br /></strong>A quelques centaines de m&egrave;tres de l&agrave; se trouve la Maison des cultures du monde o&ugrave; sont organis&eacute;es, r&eacute;guli&egrave;rement, des manifestations artistiques et culturelles des diff&eacute;rents continents. La b&acirc;tisse n&rsquo;a pas &eacute;chapp&eacute;, elle aussi, &agrave; l&rsquo;humour berlinois. Cette ancienne salle des congr&egrave;s est flanqu&eacute;e d&rsquo;un&nbsp; surnom plus connu que son vrai nom. Les Berlinois, qui semblent avoir encore du sang du &laquo;hittiste&raquo; Nante dans les veines, l&rsquo;appellent &laquo;l&rsquo;Hu&icirc;tre enceinte&raquo;. D&rsquo;autres la surnomment &laquo;le Sourire de Jimmy Carter&raquo;.<br />La Maison des cultures du monde est implant&eacute;e &agrave; Tiergarten, une ancienne for&ecirc;t qui fut, au temps du r&egrave;gne de l&rsquo;aristocratie, une r&eacute;serve de chasse. Elle a &eacute;t&eacute; construite dans les ann&eacute;es 50 avec l&rsquo;aide des Etats-Unis d&rsquo;Am&eacute;rique. Aujourd&rsquo;hui, la for&ecirc;t est devenue un vaste jardin public dans lequel se pr&eacute;lassent les Berlinois, sur l&rsquo;herbe, &agrave; l&rsquo;ombre d&rsquo;arbres g&eacute;ants ou sur les berges de la Spree.<br />Au centre de Tiergarten se dresse la longue colonne de la Victoire sur laquelle tr&ocirc;ne la d&eacute;esse Victoria, surnomm&eacute;e par les Berlinois &laquo;Goldelse&raquo; (Else -abr&eacute;viation de Elisabethen -en or), haute de plus de 8 m&egrave;tres et pesant 35 tonnes. La colonne de 69 m&egrave;tres de hauteur, &eacute;rig&eacute;e entre 1865 et 1873, &laquo;comm&eacute;more les victoires plut&ocirc;t rares&raquo;, selon notre guide, des Prussiens au 19&egrave;me si&egrave;cle contre les Danois (1864), les Autrichiens (1866), les Fran&ccedil;ais (1870-1871).<br />Cette derni&egrave;re victoire &laquo;a &eacute;t&eacute; d&rsquo;une importance particuli&egrave;re pour la Prusse. Elle avait permis au roi de Prusse de devenir empereur de l&rsquo;Allemagne. Le chancelier Bismarck a jou&eacute; dans ce processus un r&ocirc;le d&eacute;cisif &raquo;, estime-t-il.<br />Il n&rsquo;y a plus de chasseurs &agrave; Tiergraten aujourd&rsquo;hui. Pourtant, ce n&rsquo;est pas le gibier qui manque. L&rsquo;endroit est encore fr&eacute;quent&eacute; par toutes de sortes d&rsquo;oiseaux, des li&egrave;vres et des renards. &laquo;On a m&ecirc;me trouv&eacute; un jour des traces de sanglier pr&egrave;s de Reichstag&raquo;, nous a susurr&eacute; &agrave; l&rsquo;oreille, via les &eacute;couteurs, le guide.<br />&laquo;Tiergarten veut dire jardin des animaux. Il ne faut pas le confondre avec le parc zoologique, qui est dans la partie ouest de la ville, qui n&rsquo;en occupe qu&rsquo;une toute petite partie. Il n&rsquo;a rien &agrave; voir non plus avec le Tierpark qui, lui, se trouve dans la partie est de la ville &raquo;, ajoute-t-il. Le &laquo;Parc des animaux&raquo; avait &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute; en 1954 dans le ch&acirc;teau Friedrichsfelde construit en 1694.<br />Les traces de la Seconde Guerre mondiale sont encore visibles dans certains endroits de la ville, comme &agrave; Am Kupfergraben et Dorotheenstrasse. Les murs portent encore les cicatrices, les impacts de balles et des bombes. L&rsquo;immense Tiergarten n&rsquo;avait pas &eacute;chapp&eacute;, lui aussi, &agrave; la furie des hommes. Une partie du parc avait m&ecirc;me servi de piste d&rsquo;atterrissage et un poste d&rsquo;observation avait &eacute;t&eacute; install&eacute; au sommet de la colonne de la Victoire.<br />Pendant la guerre, les Berlinois, contraints par la faim et le froid, avaient fait de ce parc une r&eacute;serve de bois de chauffe. Ils avaient aussi transform&eacute; quelques 2.500 parcelles de terre en potagers, pour planter des pommes de terre et des l&eacute;gumes. A la fin des hostilit&eacute;s, il ne restait que 700 arbres sur les 200.000 que comptait le parc, d&rsquo;apr&egrave;s le guide. Mais Tiergarten a &eacute;t&eacute; reconstitu&eacute; et ses 200 hectares enti&egrave;rement rebois&eacute;s. L&rsquo;op&eacute;ration avait dur&eacute; dix bonnes ann&eacute;es, de 1949 &agrave; 1959.<br /><br /><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">La Spree : fleuve paisible d&rsquo;un Berlin tr&eacute;pidant<br /><br /></strong>De temps &agrave; autre, au d&eacute;tour d&rsquo;un ch&acirc;teau ou parfois d&rsquo;un jardin public, on tombe sur des inscriptions hors contexte, &laquo;en fran&ccedil;ais dans le texte&raquo;. C&rsquo;est le cas de &laquo;Mon bijou&raquo;, &laquo;Bellevue&raquo; ou autre &laquo;Sans souci&raquo;. Les ch&acirc;teaux portant ces noms datent de l&rsquo;&eacute;poque de Frederick Legrand &laquo;qui parlait mieux fran&ccedil;ais que l&rsquo;allemand&raquo;, d&rsquo;apr&egrave;s le guide du bateau qui tourne dans la Spree comme un oiseau dans une cage.<br />&laquo;M&ecirc;me la grande Catherine, tsarine de Russie, pr&eacute;f&eacute;rait le fran&ccedil;ais au russe, alors qu&rsquo;elle &eacute;tait allemande. Au 18&egrave;me si&egrave;cle, le fran&ccedil;ais &eacute;tait la langue de pr&eacute;dilection de l&rsquo;aristocratie en Europe&raquo;, souligne-t-il.<br />Encore et toujours de l&rsquo;humour berlinois. Lors du transfert du gouvernement allemand de Bonn &agrave; Berlin, les autorit&eacute;s ont construit une cit&eacute;, visible encore aujourd&rsquo;hui, destin&eacute;e &agrave; loger les d&eacute;put&eacute;s et les fonctionnaires. Les Berlinois appellent cet ensemble de b&acirc;timents r&eacute;sidentiels d&eacute;pourvus de balcons &laquo;le serpent aux fonctionnaires&raquo; parce qu&rsquo;il ressemble &agrave; un serpent en mouvement.<br />La Spree est un long fleuve de pr&egrave;s de 400 km qui prend sa source au point de rencontre des fronti&egrave;res allemande, tch&egrave;que et polonaise. &laquo;Un fleuve paisible qui traverse Berlin en rampant &agrave; 10 centim&egrave;tres par seconde seulement, alors que Berlin a la r&eacute;putation d&rsquo;&ecirc;tre une ville tr&eacute;pidante&raquo;, dit le guide avec une pointe d&rsquo;humour.<br />Au cas o&ugrave; le touriste s&rsquo;&eacute;gare, perd le sens de l&rsquo;orientation, il a au moins un rep&egrave;re infaillible de se retrouver : la Tour de la t&eacute;l&eacute;vision. Avec ses 368 m&egrave;tres de hauteur, cette tour, qui abrite aussi un restaurant, est consid&eacute;r&eacute; comme le plus haut &eacute;difice de Berlin. Elle est visible de partout et offre, une vue imprenable et fabuleuse sur la ville belle et attachante.<br /><br />M. A. H.<br /><br /><br /></span></p>
</p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1193267&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>AINSI VA LA VIE</category>
<pubDate>Mon, 09 Nov 2009 14:13:46 +0000</pubDate>
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<title>Reportage: Nante, le «hittiste» de Berlin</title>
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<description><![CDATA[<p><br />Une brasserie d&eacute;saffect&eacute;e transform&eacute;e en Complexe culturel.</p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1193264&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>AINSI VA LA VIE</category>
<pubDate>Mon, 09 Nov 2009 14:08:47 +0000</pubDate>
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<title>Reportage: Nante, le «hittiste» de Berlin</title>
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<description><![CDATA[<p><br />La maison des cultures du monde</p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1193259&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>AINSI VA LA VIE</category>
<pubDate>Mon, 09 Nov 2009 14:07:32 +0000</pubDate>
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<title>Reportage: Nante, le «hittiste» de Berlin</title>
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<description><![CDATA[<p><br />Un pan du mur de Berlin pour m&eacute;moire et l'histoire.</p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1193252&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>AINSI VA LA VIE</category>
<pubDate>Mon, 09 Nov 2009 14:05:43 +0000</pubDate>
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<title>Reportage: Nante, le «hittiste» de Berlin</title>
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<description><![CDATA[<p><br />Un pan du mur de Berlin pour m&eacute;moire et l'histoire.</p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1193248&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>AINSI VA LA VIE</category>
<pubDate>Mon, 09 Nov 2009 14:04:56 +0000</pubDate>
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<title>Reportage: Nante, le «hittiste» de Berlin</title>
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<description><![CDATA[<p><br />Lun pan du&nbsp;de Berlin pour m&eacute;moire et l'histoire.</p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1193244&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>AINSI VA LA VIE</category>
<pubDate>Mon, 09 Nov 2009 14:03:47 +0000</pubDate>
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<title>Kabylie-Tikjda: un coin de paradis</title>
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<description><![CDATA[<p><br /><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 115%; font-family: Arial; font-size: 10pt;">Par </span></strong><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 115%; font-family: Arial; font-size: 10pt;">Mohamed Arezki Himeur<br /></span></strong><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 115%; font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><span style="font-size: xx-small;">Libert&eacute; du 02 septembre 2009<br /><br /></span></em></span></strong><span style="line-height: 115%; font-family: Arial; font-size: 10pt;">C&rsquo;est tr&egrave;s beau, magnifique, sublime, l&acirc;chera Hayat, au d&eacute;tour d&rsquo;un visage, &agrave; quelques centaines de m&egrave;tres de la station climatique de Tikjda, perch&eacute;e &agrave; pr&egrave;s de 1.500 m&egrave;tres d&rsquo;altitude, sur les hauteurs de Bouira. Elle &eacute;tait &eacute;merveill&eacute;e par le d&eacute;cor verdoyant, les c&egrave;dres qui s&rsquo;&eacute;lancent l&rsquo;assaut du ciel et les montagnes, majestueuses, qui surplombent ce site touristique, l&rsquo;un des plus beaux du Djurdjura.<br />Avant m&ecirc;me que son &eacute;poux ne gare la voiture et n&rsquo;&eacute;teigne le moteur, leurs trois enfants &ndash; deux filles et un gar&ccedil;on &acirc;g&eacute;s entre 8 et 12 ans &ndash; se sont pr&eacute;cipit&eacute;s hors du v&eacute;hicule. Ils sont retourn&eacute;s, en courant, au dernier virage qu&rsquo;ils venaient de franchir pour voir, regarder de plus pr&egrave;s les singes magots accroupis sur le bas c&ocirc;t&eacute; de la route ou sur les talus dominants la chauss&eacute;e.<br />C&rsquo;est la premi&egrave;re fois que Hayat, alg&eacute;roise de pure souche, met les pieds &agrave; Tikjda. Son &eacute;poux, Kamel, originaire de B&eacute;ja&iuml;a, connaissait l&rsquo;endroit. Il l&rsquo;avait visit&eacute; une seule fois. Cela remonte &agrave; pr&egrave;s d&rsquo;une trentaine d&rsquo;ann&eacute;es. C&rsquo;&eacute;tait au d&eacute;but des ann&eacute;es 80. &laquo;&nbsp;Le site a beaucoup chang&eacute;. Les montagnes sont d&eacute;nud&eacute;es. L&rsquo;&eacute;rosion a fait son effet. Parce qu&rsquo;une grande partie des c&eacute;draies a disparu, ravag&eacute;e par les incendies durant les ann&eacute;es noires de 90&nbsp;&raquo;, constate-t-il avec amertume.<br />Le couple et les enfants revenaient de B&eacute;ja&iuml;a o&ugrave; ils ont pass&eacute; deux semaines de vacances, au bord de l&rsquo;eau. Ils rentraient sur Alger. En cours de route, Hayat a &laquo;&nbsp;sugg&eacute;r&eacute;&nbsp;avec insistance&nbsp;&raquo; &agrave; son &eacute;poux de faire une courte vir&eacute;e vers Tikjda. C&rsquo;est une amie &agrave; elle qui lui avait souffl&eacute; l&rsquo;id&eacute;e au d&eacute;part de B&eacute;ja&iuml;a. &laquo;&nbsp;N&rsquo;oublie pas de faire un d&eacute;tour du c&ocirc;t&eacute; de Tikjda. Tu ne le regretteras pas. Tu seras &eacute;merveill&eacute;e&nbsp;&raquo;, lui avait-elle dit. Hayat ne regrette pas de s&rsquo;&ecirc;tre rendue, d&rsquo;avoir mont&eacute; &agrave; Tikjda. &laquo;&nbsp;C&rsquo;est une excellente id&eacute;e. Cette bifurcation m&rsquo;a permis de d&eacute;couvrir et de faire d&eacute;couvrir &agrave; mes enfants ce merveilleux site qu&rsquo;est Tikjda&nbsp;&raquo;, dira-t-elle, tout en pressant le pas pour rejoindre ses enfants qui contemplaient les macaques.<br />D&eacute;j&agrave;, un projet mijote dans sa t&ecirc;te. Elle songe &agrave; y revenir, pour quelques jours, pendant les prochaines vacances scolaires d&rsquo;hiver. Elle tentera de &laquo;&nbsp;vendre&nbsp;&raquo; aussi l&rsquo;id&eacute;e &agrave; des amies et aux membres de sa famille, ankylos&eacute;s par la s&eacute;dentarisation &agrave; Alger. Elle est s&ucirc;re de rallier certains couples amis de son quartier &agrave; ce projet. Surtout si l&rsquo;op&eacute;ration promotionnelle mise en &oelig;uvre au niveau de la station climatique est maintenue jusqu&rsquo;&agrave; la fin de l&rsquo;ann&eacute;e.<br /><br /><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Succ&egrave;s de l&rsquo;op&eacute;ration promotionnelle</strong><br /><br />Tikjda est un v&eacute;ritable joyau touristique. Ce n&rsquo;est donc pas par hasard que le site draine, tout au long de l&rsquo;ann&eacute;e, en &eacute;t&eacute; comme en hiver, au printemps comme en automne, la grande foule. Depuis le d&eacute;but juillet, la station climatique affichait complet. Il n&rsquo;y avait pas, au milieu de la premi&egrave;re quinzaine d&rsquo;ao&ucirc;t, un seul lit de libre &agrave; l&rsquo;auberge des jeunes et dans son annexe, situ&eacute;s &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e de la station.<br />Quelques m&egrave;tres plus, au d&eacute;tour d&rsquo;un petit virage, apparaissent deux belles b&acirc;tisses flambant neuf. Il s&rsquo;agit de deux nouvelles unit&eacute;s h&ocirc;teli&egrave;res. Elles affichaient elles aussi complet. Il ne restait, le jour de notre passage, que cinq ou six lits de libre sur les quelques 230 lits (117 chambres) que compte la station.<br />Il ne fait pas de doute que l&rsquo;op&eacute;ration promotionnelle lanc&eacute;e par les responsables des lieux pour relancer le tourisme &agrave; Tikjda a &eacute;t&eacute; une r&eacute;ussite. Le prix d&rsquo;une chambre single est fix&eacute; &agrave; 2.000 dinars et celui d&rsquo;une chambre double &agrave; 3.000 dinars, petits d&eacute;jeuners compris dans les deux cas. Une r&eacute;duction est accord&eacute;e pour un s&eacute;jour de plus de trois nuits. Le client b&eacute;n&eacute;ficie d&rsquo;un h&eacute;bergement gratuit pour la 4&egrave;me nuit. Le cadeau est encore plus int&eacute;ressant apr&egrave;s la cinqui&egrave;me nuit&nbsp;: l&rsquo;h&eacute;bergement et la restauration de la sixi&egrave;me nuit&eacute;e sont &agrave; la charge de la station climatique.<br />Les enfants &acirc;g&eacute;s de 13 &agrave; 17 ans b&eacute;n&eacute;ficient d&rsquo;une r&eacute;duction de 50% pour l&rsquo;h&eacute;bergement, tandis pour les enfants de moins de 12 ans l&rsquo;h&eacute;bergement est totalement gratuit durant tout le s&eacute;jour des parents. &laquo;&nbsp;La promotion est int&eacute;ressante. C&rsquo;est pour cela que nous affichons complet&nbsp;&raquo;, dira Mohand Am&eacute;ziane Belkacemi, charg&eacute; de la communication de la station climatique. &laquo;&nbsp;Je dois signaler que l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; toutes les installations de l&rsquo;&eacute;tablissement est gratuit&nbsp;pour les clients&nbsp;&raquo;, a-t-il ajout&eacute;.<br />Le tourisme, c&rsquo;est les id&eacute;es. Dispos&eacute; d&rsquo;un magnifique site touristique, c&rsquo;est bien, mais avoir &eacute;galement des id&eacute;es pour attirer et fid&eacute;liser la client&egrave;le, c&rsquo;est encore mieux. Les responsables de Tikjda n&rsquo;ont pas invent&eacute; le fil &agrave; coup&eacute; le beurre. Mais ils ont mis en application une formule, efficace, pour capter les touristes et les vacanciers. Ils vont certainement maintenir le cap, poursuivre sur cette lanc&eacute;e, pour &laquo;&nbsp;gagner&nbsp;&raquo; plus de clients durant les mois et ann&eacute;es &agrave; venir. Le projet est r&eacute;alisable si les clients sont satisfaits des prestations fournies. Le succ&egrave;s de l&rsquo;op&eacute;ration se joue &agrave; ce niveau.<br /><br /><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">On ne s&rsquo;ennuie pas &agrave; Tikjda</strong><br /><br />D&rsquo;autant que la station va prendre de l&rsquo;extension et s&rsquo;agrandir dans les prochains mois. Elle doit r&eacute;cup&eacute;rer et r&eacute;habiliter l&rsquo;ancien h&ocirc;tel Djurdjura incendi&eacute; par les groupes terroristes durant les ann&eacute;es 90. Elle doit &eacute;galement entrer en possession d&rsquo;une carcasse inachev&eacute;e appel&eacute;e le &laquo;&nbsp;collectif&nbsp;&raquo; qui sera transform&eacute;e en bungalows avec une capacit&eacute; d&rsquo;h&eacute;bergement minimum de 200 lits. <br />Une autre b&acirc;tisse qu&rsquo;on appelle &laquo;&nbsp;le chalet&nbsp;&raquo; d&rsquo;une capacit&eacute; de 70 lits sera absorb&eacute;e par la station. Elle deviendra une &eacute;cole d&rsquo;initiation aux diff&eacute;rents sports de montagne (VTT, escalades, sp&eacute;l&eacute;ologie, ski, randonn&eacute;es p&eacute;destres etc.). Une fois toutes ces infrastructures r&eacute;cup&eacute;r&eacute;es et r&eacute;habilit&eacute;es, Tikjda &laquo;&nbsp;aura un minimum de 1.000 lits&nbsp;&raquo;, selon M. Belkacemi.<br />Cette station climatique a encore chang&eacute; de &laquo;&nbsp;propri&eacute;taire&nbsp;&raquo;. Elle est confi&eacute;e pour la gestion au minist&egrave;re de la Jeunesse et des sports qui se d&eacute;couvre, ainsi, une seconde vocation. Elle a pris la d&eacute;nomination<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp; </span>de Centre national des sports et loisirs de Tikjda (CNSLT). Ce centre est une entreprise &agrave; caract&egrave;re &eacute;conomique et commercial qui est tenu de fournir, &agrave; la fin de chaque ann&eacute;e fiscale, de bons r&eacute;sultats financiers. Ce qui oblige ses gestionnaires &agrave; fournir une double prestation&nbsp;: pour les touristes et pour les sportifs.<br />Les touristes et vacanciers n&rsquo;ont pas le temps de s&rsquo;ennuyer &agrave; Tikjda pendant la p&eacute;riode estivale. La station leur offre une panoplie d&rsquo;activit&eacute;s de loisirs et sportives&nbsp;: piscine, billards, baby-foot, tennis de table, handball, football pour les enfants, randonn&eacute;es p&eacute;destres, vir&eacute;es en VTT dans la for&ecirc;t etc.<br />Il y a aussi, au programme, plusieurs endroits &agrave; visiter, tels que le lac de &laquo;&nbsp;Tamda Ouguelmime&nbsp;&raquo;. Une merveille de la nature situ&eacute;e &agrave; 1.750 km d&rsquo;altitude. Il est de distant d&rsquo;environ 15 km de la station climatique de Tikjda, mais il faut entre 02H30 &agrave; 03H00 de marche &agrave; pieds, &agrave; travers les sentiers parfois abrupts, pour l&rsquo;atteindre. <span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>Parmi les autres coins qui m&eacute;ritent un d&eacute;tour, une visite, on peut citer, entre autres, les falaises, les belv&eacute;d&egrave;res et le balcon de Tikjda.<br />&laquo;&nbsp;Avec un peu de chance, vous pouvez tomber nez &agrave; nez avec une hy&egrave;ne ray&eacute;e. Il y a deux ou trois individus de cette esp&egrave;ce animale qui vivent dans ce coin du Djurdjura&nbsp;&raquo;, selon M. Belkacemi. On peut voir aussi, toujours avec un peu de chance bien s&ucirc;r, l&rsquo;aigle royal. Il est vrai qu&rsquo;ici les oiseaux et les autres animaux sauvages sont chez eux. Ils sont prot&eacute;g&eacute;s par la nature et par la loi, du moins dans les textes. Le Djurdjura, class&eacute; patrimoine national g&eacute;r&eacute; par la Parc national du m&ecirc;me nom, est le refuge de nombreuses esp&egrave;ces fauniques.<br />Tikjda re&ccedil;oit des milliers de visiteurs et de touristes tout au long de l&rsquo;ann&eacute;e. Leur nombre varie d&rsquo;une saison &agrave; une autre. Ils viennent de toutes les r&eacute;gions du pays. Certains pour un court s&eacute;jour, d&rsquo;autres pour un s&eacute;jour plus long tandis que d&rsquo;autres encore font le d&eacute;placement juste pour une journ&eacute;e. On y rencontre aussi des &eacute;trangers.<br /><br /><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Tourisme et sports font bon m&eacute;nage &agrave; Tikjda</strong><br /><br />Mais il y a aussi des gens qui y vivent, presque en permanence. Parmi eux, des sportifs qui viennent pour des entra&icirc;nements, parfois pour de longs s&eacute;jours. Ne vous &eacute;tonnez pas si, au d&eacute;tour d&rsquo;un virage, vous rencontrez Amar Brahmia. C&rsquo;est son coin pr&eacute;f&eacute;r&eacute; pour les entra&icirc;nements&nbsp;: d&rsquo;abord lorsqu&rsquo;il &eacute;tait athl&egrave;te, puis maintenant qu&rsquo;il est charg&eacute; de l&rsquo;entra&icirc;nement des certains athl&egrave;tes de haut niveau. M. Brahmia est un amoureux et un infatigable d&eacute;fenseur de Tikjda.<br />C&rsquo;est dans &laquo;&nbsp;ce coin de paradis&nbsp;&raquo;, comme il aimait r&eacute;p&eacute;ter, qu&rsquo;il a pass&eacute; une bonne partie de son existence. D&rsquo;abord comme athl&egrave;te, pour se pr&eacute;parer aux meetings et comp&eacute;titions auxquels il avait particip&eacute;, ensuite, aujourd&rsquo;hui, comme entra&icirc;neur et manager des athl&egrave;tes alg&eacute;riens. C&rsquo;est ici, en effet, que se sont entra&icirc;n&eacute;s et pr&eacute;par&eacute;s certains des athl&egrave;tes qui ont pris part aux Championnats du monde d&rsquo;athl&eacute;tisme de Berlin.<br />Deux champions fran&ccedil;ais d&rsquo;origine alg&eacute;rienne, Mehdi Baala et Tahri Bouabdellah, s&rsquo;&eacute;taient entra&icirc;n&eacute;s l&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re &agrave; Tikjda, aux c&ocirc;t&eacute;s des athl&egrave;tes alg&eacute;riens. L&rsquo;un d&rsquo;eux, Mehdi Baali, avait m&ecirc;me battu ses compagnons d&rsquo;entra&icirc;nement Alg&eacute;riens lors d&rsquo;un meeting &agrave; Monaco. &laquo;&nbsp;C&rsquo;est cela l&rsquo;athl&eacute;tisme, c&rsquo;est le meilleur qui gagne&nbsp;&raquo;, dira M. Brahmia.<br />Amar Brahmia est aussi, &agrave; ses heures de repos et de loisirs, un fabuleux guide touristique de Tikjda. Il conna&icirc;t cette montagne dans ses moindres recoins. Et il parle avant amour, fougue et enthousiasme de ses sentiers, de ses arbres, de sa faune, de son air pur et de sa tranquillit&eacute;. Beaucoup ne le savent pas peut-&ecirc;tre. Brahmia est derri&egrave;re la r&eacute;alisation du stade du plateau d&rsquo;Aswel, qui culmine &agrave; 1.740 m&egrave;tres d&rsquo;altitude. C&rsquo;est une id&eacute;e qu&rsquo;il avait eu tr&egrave;s jeune. Quand il &eacute;tait athl&egrave;te. Lorsqu&rsquo;il grimpait l&agrave; haut pour les besoins de ses entra&icirc;nements, de sa pr&eacute;paration et mise en forme physiques.<br />&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai toujours r&ecirc;v&eacute; de voir ce site b&eacute;n&eacute;ficier d&rsquo;un stade. Et d&egrave;s que j&rsquo;ai eu la possibilit&eacute;, j&rsquo;ai mis &agrave; ex&eacute;cution ce r&ecirc;ve, gr&acirc;ce &agrave; l&rsquo;aide du Comit&eacute; olympique ainsi que des walis de Tizi Ouzouz et Bouira. Nous avons eu les autorisations et les moyens tr&egrave;s facilement&nbsp;&raquo;, nous a-t-il confi&eacute;.<br /><br /><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Le f&eacute;erique plateau d&rsquo;Aswel</strong><br /><br />Ce n&rsquo;&eacute;tait pas facile de construire une infrastructure sportive &agrave; une telle altitude. La ville la plus proche est Bouira. Et elle se trouve &agrave; pr&egrave;s de 40 km d&rsquo;Aswel. Il fallait faire grimper les camions, les engins, le mat&eacute;riel et les produits n&eacute;cessaires pour r&eacute;aliser le stade. Cela n&rsquo;avait pas &eacute;t&eacute; une affaire de tout repos. C&rsquo;&eacute;tait p&eacute;nible. D&rsquo;autant que l&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; li&eacute;e au terrorisme y &eacute;tait permanente. Une des personnes qui avait particip&eacute; &agrave; la construction de ce stage avait failli perdre la vie. Elle avait &eacute;t&eacute; gri&egrave;vement bless&eacute;e par balles dans un attentat en descendant du plateau d&rsquo;Aswel.<br />Mais, comme on dit dans la r&eacute;gion &laquo;&nbsp;la&acirc;tav ur itsnahsav&nbsp;&raquo;, un bon r&eacute;sultat fait oublier les souffrances physiques. Le b&eacute;b&eacute; est n&eacute;. Il a vu le jour et il est beau. Le projet a &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute; gr&acirc;ce &agrave; la volont&eacute; de tout le monde, &agrave; l&rsquo;aide financi&egrave;re et mat&eacute;riel du Comit&eacute; olympique internationale, de la F&eacute;d&eacute;ration internationale d&rsquo;athl&eacute;tisme et des wilayas de Bouira et Tizi Ouzou. Il a co&ucirc;t&eacute; moins de 300.000 dollars. &laquo;&nbsp;Impossible de r&eacute;aliser une piste, les couloirs, avec tous les sautoirs, deux aires de sauts et deux aires de lancers &agrave; ce prix-l&agrave;&nbsp;&raquo;, estime M. Brahmia. Mais l&rsquo;&nbsp;&laquo;&nbsp;impossible&nbsp;&raquo; a &eacute;t&eacute; terrass&eacute; par la volont&eacute;, le volontarisme et les aides des uns et des autres.<br />Lorsqu&rsquo;il &eacute;tait entra&icirc;neur national, M. Brahmia, avait r&eacute;ussi &agrave; convaincre les responsables sportifs de ramener &agrave; Tikjda 85 athl&egrave;tes, pour des entra&icirc;nements. &laquo;&nbsp;J&rsquo;avais insist&eacute; pour ramener le maximum de jeunes athl&egrave;tes, des cadets jusqu&rsquo;aux seniors, pour qu&rsquo;ils puissent voir ce paradis. Certains ont accroch&eacute; et son devenus des champions. J&rsquo;en suis content&nbsp;&raquo;, dira-t-il.<br />Cependant, le plateau d&rsquo;Aswel n&rsquo;est pas seulement un stade, un terrain d&rsquo;entra&icirc;nements pour les sportifs et autres athl&egrave;tes. C&rsquo;est aussi et surtout un site touristique unique, incomparable et f&eacute;erique, situ&eacute; sur l&rsquo;un des sommets du Djurdjura. Durant la saison estivale, par beau temps, il draine de nombreux touristes, visiteurs et amoureux de la nature. Certains, des jeunes des villages des Ouacifs, de B&eacute;ni Yenni et d&rsquo;Iboudrar&egrave;ne notamment, y passaient parfois la nuit &agrave; la belle &eacute;toile. Les gens viennent g&eacute;n&eacute;ralement en famille, avec femmes et enfants, particuli&egrave;rement les week-ends et les jours de f&ecirc;tes.<br /><br /><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Tourisme&nbsp;: l&rsquo;apr&egrave;s-p&eacute;trole de l&rsquo;Alg&eacute;rie</strong><br /><br />Du versant nord du site, lorsque le ciel est d&eacute;gag&eacute;, de belles images s&rsquo;offrent aux visiteurs qui peuvent observer, du haut du sommet d&rsquo;Aswel, des dizaines de villes et villages construits comme des nids d&rsquo;aigle sur des collines qui se succ&egrave;dent, s&rsquo;entrelacent en contrebas du Djurdjura.<br />Le plateau d&rsquo;Aswel, c&rsquo;est aussi &laquo;&nbsp;Annou bw-Aswel&nbsp;&raquo; (le gouffre d&rsquo;Aswel) d&rsquo;une profondeur de plus de 800 m&egrave;tres. Des &eacute;l&eacute;ments du Groupement de reconnaissance et d&rsquo;intervention en milieu p&eacute;rilleux de la protection civile de la wilaya de Bouira, baptis&eacute; &laquo;&nbsp;GRIMP-10&nbsp;&raquo;, l&rsquo;ont explor&eacute; durant quatre jours cette semaine. Ils sont descendus dans ses entrailles. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une op&eacute;ration d&rsquo;entra&icirc;nement, de mise &agrave; niveaux des participants et d&rsquo;exploration.<br />La relance du tourisme en Alg&eacute;rie est remise au go&ucirc;t du jour gr&acirc;ce aux nouvelles dispositions, attrayantes du point de vue &eacute;conomique et financier, contenues dans la Loi de finances compl&eacute;mentaires 2009. Mais, le succ&egrave;s de la d&eacute;marche implique l&rsquo;exploitation de tous les sites et &laquo;&nbsp;gisements&nbsp;&raquo; dont, bien entendu, le tourisme de montagne qui a cet avantage de &laquo;&nbsp;fonctionner&nbsp;&raquo; toute l&rsquo;ann&eacute;e.<br />L&rsquo;apr&egrave;s-p&eacute;trole r&eacute;side, peut-&ecirc;tre, dans le tourisme. Parce qu&rsquo;il pourra, si les choses sont faites dans les r&egrave;gles et les standards internationaux, constituer une importante source en devises pour le pays.<br /><br />M.A.H</span></p>
<p>&nbsp;</p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1174132&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>FOCUS ALGERIE - Des nouvelles - de tout un peu</category>
<pubDate>Sun, 20 Sep 2009 15:58:40 +0000</pubDate>
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<title>Kabylie-Tikjda: un coin de paradis</title>
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<description><![CDATA[<p><br />Stade du plateau d'Aswel, sur les hauteurs des montagnes du Djurdjura, en Kabylie (Alg&eacute;rie)</p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1174115&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>FOCUS ALGERIE - Des nouvelles - de tout un peu</category>
<pubDate>Sun, 20 Sep 2009 15:53:23 +0000</pubDate>
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<title>Kabylie-Tikjda: un coin de paradis</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-57499-billet-1084873.html</link>
<description><![CDATA[<p><br />Vue sur les villages de Kabylie &agrave; partir du plateau d'Aswel pr&egrave;s de la station climatique de Tikjda</p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1174106&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>FOCUS ALGERIE - Des nouvelles - de tout un peu</category>
<pubDate>Sun, 20 Sep 2009 15:51:01 +0000</pubDate>
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