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<copyright>Copyright 2008 Blogg</copyright>
<pubDate>Sun, 29 Nov 2009 02:21:40 +0100</pubDate>
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<docs>http://www.blogg.org/blog-56951.html</docs>
<description>Contes et Récits Farfelus des Argonautes de l'Espace</description>
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<title>Space Hérésie</title>
<language>fr</language>
<category>Blogg</category>
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<title>Kakubix 227</title>
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<description><![CDATA[<P><FONT size=3><FONT face="Times New Roman" color=#000066>- Tu me reçois ?<BR><BR></FONT></FONT><FONT size=3><FONT face="Times New Roman">...<BR></FONT></FONT><FONT size=3><FONT face="Times New Roman"><BR></FONT></FONT><FONT size=3><FONT face="Times New Roman">- 5 sur 5 capitaine Mirzouk. Dois-je actionner l'hyperpropulseur?<BR><BR></FONT></FONT><FONT size=3><FONT face="Times New Roman">...<BR><BR><FONT color=#000066>- Pas encore, as-tu vérifié l'hydropression du mégamètre à capsules doubles ?</FONT></FONT></FONT><FONT size=3><FONT face="Times New Roman"><BR><FONT color=#000066>Où en est la balance gigatétranet à impulsion magnétosensibles ?<BR>Tu as 5 minutes de carburant sur le rétroréacteur avant droit incliné <BR>positivement. Sinon tout est bon...<BR><BR></FONT></FONT></FONT><FONT size=3><FONT face="Times New Roman">...<BR><BR>- Suivi tes instructions et j'ai pu débloquer le logiciel de navigation en mode de <BR>réguloactivité minimales.<BR>Le système est instable mais il devrait tenir le coup jusqu'au rééquilibrabe <BR>des hydrotenseur technobulmique à feedback rétroinjecté.<BR>Sinon le grille-pain a laché.<BR><BR></FONT></FONT><FONT size=3><FONT face="Times New Roman">...<BR><BR><FONT color=#000066>- Mauvais signe, le grillage du grille pain peut être fortuit ou provenir <BR>d'un excès de dioxygène dans la cabine, auquel cas j'ai peur que les filtres <BR>à hypotenseurcarbonatés des conduits n'aient été endomagé par la surcharge <BR>élétromagnétique engendrée lors de l'allumage de l'écran.<BR>Les as-tu vérifiés ?<BR>Qu'indiquent les graphiques alphas et G mineur de la Sonate des pressions et <BR>compositions atomosphériques préssurisées ?<BR>Répond rapidement.<BR><BR></FONT></FONT></FONT><FONT size=3><FONT face="Times New Roman">...<BR><BR>- Les graphiques indiquent une augmentation pluriexponentielle en clé d'ut <BR>du taux d'azotinette séborégulatrice de précipité chimique de l'enduit <BR>d'isolation des parois. A fortiori pas de rapport avec le grille pain... <BR>pourtant le voltamètre digital indique une surconsommation d'énergie dans le <BR>répartiteur pluralodirectif d'hypoelectricité nucléaire ce qui laisse <BR>imaginer qu'un court-circuit déstabilise le système cervorobotisé de <BR>réassemblage des flux hyperconductifs. Hum... ça sent pas bon. Ah d'accord <BR>le réseau intelligent d'écluse et de vidage autoprogrammé de la fosse <BR>sceptique vient de lâcher derrière le tableau de bord.<BR>Sinon c'est à droite ou a gauche après KAKOUBIX 227?<BR><BR></FONT></FONT><FONT size=3><FONT face="Times New Roman">...<BR><BR><FONT color=#000066>- Après Kakoubix 227, tu prends légèrement sur la droite pour profiter de <BR>l'attraction ubigalactique à sinusoïde partielle engendrée par la présence <BR>du double trou noir en bas à gauche de la galaxie...<BR>Par contre quand tu dis que "ça sent mauvais", c'est une expression <BR>métaphorique pour suggérer la difficulté présente de la situation technique <BR>et électro-régulatrice ambiante, ou "ça pue" vraiment auquel cas j'ai pensé <BR>que ça pourrait renforcer l'hypothèse d'une recomposition sensible des <BR>qualités ambiantes des équilibrages synthétiques du système <BR>ventilo-filtrateur.<BR>Math' émet une autre hypothèse : les conduits téta et téta prime (avant <BR>gauche sous l'essuie-glace) pourraient laisser passer quelques effluves des <BR>produits nettoyants au chrilate qui périment facilement. J'ai vérifié, le <BR>mélange chloraté au potassium subit mal les vitesses de croisière à plus de <BR>612 c lumière. Il produit parfois un précipité marron clair, qui est peut <BR>être ce que tu as pris pour un relargage intempestif de la fausse <BR>sceptique...<BR>Enfin c'est à vérifier...<BR>A l'avenir soit quand même plus précis, évite les expressions métaphoriques <BR>et reste scrupuleux dans tes formulations. On t'a déjà fait la remarque, que <BR>ça ne se reproduise plus.<BR><BR></FONT></FONT></FONT><FONT size=3><FONT face="Times New Roman">...<BR><BR>- A vrai dire j'ai utiliser l'expression "ça sent mauvais" pour faire à la <BR>fois un topo clair et concis sur la situation technique exprimant mon <BR>inquiétude, raccourci qui vous permettait de prendre en compte le facteur <BR>psychologique dans la probable augmentation des taux d'adrénaline et de <BR>pression sanguine mesuré par les capteurs biométriques intégrés de ma <BR>combinaison en tissus polyhétaoctaumérisé compensé et double piqué avec <BR>système de liquide gélifié antigravité, et à la fois pour faire état de mes <BR>propres perceptions olfactives d'une persistante odeur de merde dans la <BR>cabine qui pourrait dans une certaine mesure altérer ma capacité de <BR>concentration sur les indicateurs luminosenseurs des mesures <BR>relativo-équationelle du troisième degré de la courbe <BR>précalculo-prospectivo-anticipé du plan du vol virtuel en nanodimension. <BR>J'espérais donc par cette métaphore faire une économie de langage qui <BR>m'aurait permis de sauver un pourcentage non négligeable d'oxygène, vu que le <BR>quatrième réservoir d'O2 métano-oxidé fuit depuis une heure.<BR>Mais là, c'est râpé.<BR><BR></FONT></FONT><FONT size=3><FONT face="Times New Roman">...<BR><BR><FONT color=#000066>- Râpé, qu'est-ce qui est râpé ?<BR>Est-ce le système métaglobulaire interne des capteurs capillosensibles de <BR>votre combinaison ?<BR>Ce serait gênant. Mais pas le temps ici d'analyser ce problème mineur <BR>potentiel de classe Y, car les résultats du scanner à impulsions préviennent <BR>d'un risque de collision majeur (de classe A). Je vais donc être dans <BR>l'obligeance de recourir au mode d'expression Alpha, relié au évènements <BR>urgents de classe A de manière à ce que nous parvenions à gérer la situation <BR>au plus vite.<BR>Un Faisceau laser de densité millitaire vient de quitter le système Kakubix <BR>227, en provenance de Isiris KaluKalu 42, la septième lune de <BR>Kashakakarikiki 12, la petite plantète en orbite autour de l'étoile <BR>75756DFGDF65GFD654 de la dimension K de Kakubix.<BR>Il s'agit d'un rayon vert et ultraviolet, chargé de positions et photons <BR>enrichis en vibrations lentes, de quoi, comme vous le savez, pulvériser <BR>votre vaisseau en moins de 0,0007 millisecondes en cas d'impact.<BR>L'origine de l'impulsion est encore inconnue, une équipe de cosmoethnologues <BR>diplomés en diplomatie interplanétaire de Sciences Po New Paris <BR>Interstellar, travaille à l'identification pour tenter de pacifier cette <BR>population.<BR>En attendant, le rayon devrait croiser votre trajectoire dans 07 minutes, 14 <BR>secondes et 3,45678 millièmes de secondes en temps universel.<BR>Tentez un brusque ralentissement par inversement des hydroréacteurs à <BR>métanium enrichi, faites chuter votre vitesse de croisière en dessous des 6 <BR>Giga C de la lumière, de manière à pouvoir virer de quelques degrés sans <BR>vous pulvériser ou vous dématérialiser.<BR>Fin d'analyse de classe A<BR>...<BR><FONT color=#000000><BR>- Captain mirzouk je viens de prendre connaissance de votre analyse de classe A. j'étais malheureusement occupé depuis quelques minutes à résoudre la source de formation de carbone sur mes tartinettes suite à l'installation d'une résistance électrique trop forte dans le grille-pain. <BR></FONT><FONT color=#000000>Si vos calculs sont exacts je n'ai donc plus qu' 1 minute et 47 secondes avant l'impact du rayon ionisant à particules denses d'origine belliqueuse (en fait j'avais 1mn 47 secondes et 37, 56003 centièmes mais devant l'urgence de la situation j'ai pris l'initiative d'arrondir à l'inférieure).<BR></FONT><FONT color=#000000>Je n'ai donc plus le temps d'inverser les hydroréacteurs et si je vire à cette vitesse nous savons très bien que je me désintègrerais à l'instant même en particules quantiques. Je n'envisage donc que deux solutions désespérées ;<BR><BR></FONT><FONT color=#000000>-soit je profite de la minute qui reste pour sauter dans la capsule de secours Isis B9 et je m'éjecte dans l'espace intersidéral. Etant donné que le trafic interstellaire dans ce segment de la galaxie est de 0.03 sur l'echelle Starfrequency il est très peu probable que ma capsule ne soit récupérée par un vaisseau avant 7 siècles. J'aurais juste le temps de prendre un thermos de café et un magazine avec moi<SPAN> </SPAN>et dès que le temps se fera un peu long je me cryogéniserais.<BR><BR></FONT><FONT color=#000000>-soit j'utilise les trente secondes qui me restent pour monter un circuit dérivé utilisant le surplus électrique de la résistance de mon grille-pain pour renforcer la capacité d'absorption de mon bouclier électromagnétique et espérer ainsi pouvoir encaisser le rayon sans subir trop de dommage.<BR><BR></FONT><FONT color=#000000>J'opterais pour la solution que votre équipe jugera la plus sure. Comme vous le voyez dans les deux cas nous pourrions ne plus nous revoir. J'en viens donc à un dernier point essentiel avant notre possible dernière communication ; il est très probable que dans l'équipe de cosmodiplomates que vous avez mentionné se trouve un jeune diplômé qui se nomme Hervé Bulbor. C'est mon cousin. Passez-lui le bonjour de ma part et dites lui que sans faire exprès je suis parti avec les clés de sa navette Peugeot dans la poche.</FONT></FONT></FONT></FONT><FONT size=3><FONT face="Times New Roman"><FONT color=#000066> <BR><BR>...<BR><BR></FONT></FONT></FONT><FONT color=#000066>- Voici l'ordre : éjecte-toi dans <FONT face="Times New Roman" size=3>Isis B9</FONT>, il y a deux heures de batteries de secours sur le réseau de communication. Reprend contact dès que t'es suffisamment éloigné du vaisseau. N'oublie pas de diminuer au maximum la vitesse de la navette avant de te décrocher sans dépasser le seuil d'atomisation quantique. Fin d'ordre de transmission.<BR>...<BR>...<BR>...<BR>- Allo ici <FONT face="Times New Roman" size=3>Isis B9</FONT>. Ejection réussie, vaisseau mère pulvérisé, fondu puis atomisé en nuage vert clair à point rouge, très joli. Grand moment. J'ai pris une photo. Attend suite directive.<BR><BR>- Voilà, remets-toi de tes émotions et suit mes instructions à la lettre : 1/ Programme le cryogénisateur de la capsule pour une congélation totale en 12 nanosecondes. 2/ Ralentit progressivement ta vitesse de croisière et vise le système central de Kakoubix à croisière infralumière de manière à être en gravitation autour de la troisième planète du système dans exactement 652 années, 7 semaines, 2 jours et 7 heures 40 temps universel. 3/ Dès que tu auras défini ton plan de vol, donne-moi les coordonnées exactes de la position que tu occuperas en fin de course. 4/ Dès que tu as fini tout ça, tu peux te cryogéniser. Avant n'oublie pas de te raser tous les cheveux et tous les poils bien sûr (pour les poils du fessier, il y a une ventouse décoiffeuse-coupeuse prévue à cet effet), arrache-toi les ongles et mets-les dans les bocaux A à J (A&gt; gros orteil pied gauche ; J&gt; petit orteil pied droit), tu trouveras l'anesthesiant dans le tiroir C24 au-dessus de toi et les pinces-ramolliseuses-enleveuses dans le tiroir B02 à ta gauche. Je m'occupe de pacifier la zone ou de nanoniser cette civilisation en cas d'échec ou d'arrogance de leur part, ou encore si leur système d'assurance refusent de rembourser ton vaisseau et les clés d'Hervé Bulbor (il te passe le bonjour, et tiens à te rassurer : pas de problème car du coup son chef lui a prêté sa Mercédès coupée, décapotable en basse altitude, par ailleurs, il a tenu à me dire que tu vas manquer à toute ta famille et que tous tes potes vont fêté ton prochain départ, tu recevras de leur part une missive électronique dès ta décongélation achevée). Dès que j'ai fini avec ça je saute dans un vaisseau cryogénique pour te récupérer sur place en personne, car j'ai une mission de toute importance à te confier de la part de Maktor, régent de la galaxie. Programme tes feux de détresses, ton warning et tes antibrouillards pour l'heure de mon arrivée, que je te repère. Je te prépare un bon repas. Café ou thé pour ton réveil ?<BR><BR>...<BR><BR><FONT color=#000000><FONT face="times new roman,times"><FONT size=3><SPAN>-<FONT color=#000000> bien reçu. J'ai programmé le Cryospeed, j'ai défini le plan de vol pour </FONT></SPAN><SPAN><FONT color=#000000>Kashakakarikiki 12, la troisième planète du système Kakoubix, et je vous envoie les coordonnées exactes de ma position d'arrivée par fax.<SPAN> </SPAN>Je peux déjà vous dire qu'avec Poctarie 32 et la constellation Pitaine dans votre rétroviseur je serais en bas à droite de votre pare-vide, 2cm au-dessus de l'essuie-space. Dites à Hervé d'éviter de pousser la Mercedes au-dessus de 7 millions tours/minute entre la septième et la huitième vitesse parcequ'après la boite de transmission accroche un peu. Et dites lui aussi que j'ai hâte de recevoir leur vidéo-carte et que ça me fait quand même un petit pincement au c&#339;ur de savoir qu'ils seront tous mort depuis très longtemps quand je me réveillerais pour prendre mon café (j'aime bien le moka, avec 2 sucres merci). <BR></FONT></SPAN></FONT></FONT></FONT><SPAN><FONT color=#000000><FONT face="times new roman,times"><FONT size=3>Si vous parvenez à entrer en contact avec le système d'assurance de cette civilisation inconnue (et si bien sur il ne s'agit que d'un accrochage accidentel et pas d'un acte malveillant) précisez leur que mon vaisseau était équipé du dernier radio-cd Toshiba, encore sous garantie.<BR></FONT></FONT></FONT></SPAN><SPAN><FONT color=#000000><FONT face="times new roman,times"><FONT size=3>Il y a encore une chose... heum... vous n'avez pas du faire attention sur mon dossier médical que... malformation congénitale... qui... bref, je me suis servi de mon thermos à café pour faire le bocal K. <BR></FONT></FONT></FONT></SPAN><SPAN><FONT color=#000000><FONT face="times new roman,times"><FONT size=3>Pour le petit-déjeuner de 8h temps universel je prendrais un &#339;uf à la coque et des tartinettes à la marmelade de mirtouille (et puis vous seriez un amour si m'apportiez un exemplaire numérique de « La depeche du cosmos », avec les mots-croisés 3D en dernière pages). <BR></FONT></FONT></FONT></SPAN><SPAN><FONT color=#000000><FONT face="times new roman,times"><FONT size=3>Je procède maintenant à la cryogénisation. A tout à l'heure dans 652 ans.<BR><BR><BR><BR><BR></FONT></FONT></FONT></SPAN></FONT><FONT color=#000066></FONT></P><BR><FONT color=#000066>- Mirzouk à Isis B9...<BR><BR>...<BR><BR>- Mirzouk à Isis B9...<BR><BR>...<BR><BR>- Mirz...<BR><BR>- Isis B9 à votre écoute ! Content de vous entendre capitaine ! Vous avez le Moka, l'oeuf à la coque et les tartinettes à la marmelade de mirtouille ?<BR><BR>- Oui Oui Sergent... Mais...<BR><BR>- Et Hervé, il a eu mes consignes ?<BR><BR>- Oui oui... Enfin... non.. Il a bloqué le compteur avant que je ne puisse lui dire quoi que ce soit. Il voulait tenter un piquet décroché pour faire une aquaglisse sur la baie à vitesse suprasonique, il a fini sa course dans l'entrepos à mandarines. Il est sain et sauf, enfin, il est décédé à l'âge de 83 ans, et a eut de nombreux enfants... <BR><BR>- Bon qu'est-ce que vous attendez Captiaine ! J'ai hâte d'avoir mon pt'it déj' et la dépêche galactique !<BR><BR>- Hm... J'ai tout cela Sergent... Seulement... Je ne sais pas comment vous dire cela... Bien, regardez par le pare-vide autour de nous... Ce ne sont pas nos vaisseaux. On est encerclé Sergent. Je répète : ce ne sont pas nos vaisseaux. S'ils accostent et frappent à votre sas, n'ouvrez pas. J'insiste : n'ouvrez pas. J'ai reçu un grand nombre de faxs pendant pendant mon croyosommeil, j'ai pas eu le temps de tout lire, il y a plus de 400 pages, certaines sont jaunies et s'effritent quand je les prends (ils ont dut être envoyés peu de temps après mon départ). Tout ce que je sais pour le moment, c'est qu'on n'est pas parvenu à pacifier Isiris KaluKalu 42 (la septième lune de Kashakakarikiki 12 qui a pulvérisé votre vaisseau)... Selon les premières informations dont je dispose de la part des cosmoethnologues, la civilisation Kalukalu c'est spécialisée très tôt dans la maîtrise des rayons photoniques et protoniques. Par exemple, dès le stade démocratique libéral de leur développement, ils coupaient et taillaient leurs frites de légumes avec des hachoirs lasers. Même chose pour les coiffeurs... Bref... La flotte que Maktor a envoyé a été pulvérisée en 25 nanosecondes après avoir demandé le remboursement du véhicule, de votre antiquité inestimable (le radio-CD Toshiba) et des clés d'Hervé. Les autorités de Kalukalu ont eu l'amabilité de nous transmettre par ondes-bêtalumière les images de la quantisation de la flotte, vous auriez aimé, ça a formé un très joli nuage hélicoïdal vert kaki à point jaune.</FONT> <BR><BR><SPAN><FONT color=#000000><FONT size=3><FONT face="times new roman,times">- avec des reflets bleutés aux extrémités ?<BR><BR></FONT></FONT></FONT></SPAN><SPAN><?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p><FONT face="times new roman,times" color=#000000 size=3></FONT></o:p></SPAN><SPAN><FONT color=#000000><FONT size=3><FONT face="times new roman,times">- heu... c'est ça.<BR><BR></FONT></FONT></FONT></SPAN><SPAN><o:p><FONT face="times new roman,times" color=#000000 size=3></FONT></o:p></SPAN><SPAN><FONT color=#000000><FONT size=3><FONT face="times new roman,times">- ah mince, un granulo-scopique ! c'est très rare et je l'ai pas dans ma collec... il faudrait que je puisse rentrer en contact avec les Kalukalis, en espérant qu'ils aient pris des clichés de bonne qualité. Ah ! on sonne à mon sas... j'arriiiiiiiiive !<BR><BR></FONT></FONT></FONT></SPAN><SPAN><o:p><FONT face="times new roman,times" color=#000000 size=3></FONT></o:p></SPAN><SPAN><FONT color=#000000><FONT size=3><FONT face="times new roman,times">- NOOON ! surtout pas ! Charles n'ouvrez pas, c'est un ordre !<BR><BR></FONT></FONT></FONT></SPAN><SPAN><o:p><FONT face="times new roman,times" color=#000000 size=3></FONT></o:p></SPAN><SPAN><FONT color=#000000><FONT size=3><FONT face="times new roman,times">-... capitaine ? que se passe-t-il, je me sens bizarre...<BR><BR></FONT></FONT></FONT></SPAN><SPAN><o:p><FONT face="times new roman,times" color=#000000 size=3></FONT></o:p></SPAN><SPAN><FONT color=#000000><FONT size=3><FONT face="times new roman,times">- écoutez Charles, vous subissez le syndrome de confusion post-cryogénique. Après 657 ans de sommeil il est normal de se réveiller avec le sentiment d'avoir la tête dans du paté de blurpigou. Moi-même qui ne suis réveillé que depuis peu, j'ai cherché pendant 30 mn des chaussettes propres dans mon frigo avant d'essayer d'ouvrir mon sas pour allez prendre mon courrier dans la boite aux lettres... c'est l'alarme de sécurité qui m'a ramené à la réalité, sans quoi je serais en train de flotter congelé dans l'espace au milieu de la flotte des Kalukalis, en caleçon et chaussettes dépareillés.<BR><BR></FONT></FONT></FONT></SPAN><FONT face="times new roman,times" size=3>- houla ! Merci capitaine, vous m'avez évité une sacrée boulette. Mais ils insistent sur la sonnettes... mon dieu ! ils tambourinent à la porte maintenant !<BR><BR></FONT><FONT face="times new roman,times" size=3>- ne répondez pas ! ou dites leur que vous n'avez besoin de rien ! il me faut un peu de temps le temps que j'épluche les fax ou que j'établisse un contact avec la base pour...</FONT><o:p><FONT face="times new roman,times" size=3> <BR><BR></FONT></o:p><FONT size=3><FONT face="times new roman,times">SSHHHHRRR... <I>Terriens ! toute risistunce est inoutule ! ouvrez la bobinette la chevillette choura ! nious réputons ; ouvru la bobunette, la chovillette chéron ! ouvri la purte, quoi ! ni sommes viendu en pacifoque ! nious Kalukalis ; délugation pucifique ! rendé vious, li mains en l'eur cowboy! Viou...<BR><BR></I></FONT></FONT><FONT face="times new roman,times" size=3>- capitaine ! ils prennent contact et pirates toutes nos fréquences ! j'ai l'impression que leur systèmes de traduction est assez sommaire bien qu'ils essaient d'utiliser des références culturelles qu'ils ont trouvé dieu sait ou, probablement pour nous paraitre plus familier...<BR><BR></FONT><I><FONT size=3><FONT face="times new roman,times">Alli viun ! Ji un bon folm en dividé et di biurres au frigo. Ouvri la purte ! on pi joué a la bullote ! shéruf, li main sur la tote ! nious pas dangi pour vious ; nious voulur échange cultireul ! un potit bowlung ? viné feur un sijour linguistoque ! silvo...<BR><BR></FONT></FONT></I><FONT face="times new roman,times" size=3>- bon dieu Charles ! je vois un petit module <SPAN></SPAN>extra-terrestre près du sas d'isis b9 qui traficotent quelque chose ! ils essaient probablement d'ouvrir la porte... nous n'avons plus le choix ; ils faut établir un contact radio avec eux et essayer de gagner du temps. Regardez dans vos fax si vous ne trouvez pas l'ordre de mission secrète que Maktor devait vous communiquez. Moi je change de chaussettes et j'essaie de les occuper !<BR><BR></FONT><FONT color=#000066>- Capitaine, y a une espèce de bras téléscopique qui m'passe devant le pare-brise et qui me tend c'qui ressemblerait à un écran plat à plasma. ça s'allume ! Capitaine, c'est dingue ! Ils sont en train de me repasser l'explosion de la flotte en boucle. Attend, houa, c'est clair c'est un granulo-scopique à flamèches hélicoïdales... Un truc comme ça ça arrive pas tous les 107 ans... Regarde moi c'te flotte se rétracter avant d'imploser en... <BR><BR>- Charles ! Trouvez-moi ce sacré bon sang de fax, je veux connaître les consignes de Maktor ! <BR><BR>- Capitaine ! D'autres images ! Non, ils ont ramollo-fondu la station orbitale mère avec un rayon vert clair à pulsations oranges ! Et ça fini par une espèce de crachat mou rougeâtre qui est retombé avec un effet douteux... <BR><BR><EM>Ridez-vu ou Cohoperrier, ou nu vu disitérgron sitôt</EM> ! <BR><BR>- Charles, je vais prendre contact avec les Kalukalis. Restez dans la cabine, faites quelques exercices pour vous rafraîchir la mémoire. Et Charles, souvenez-vous de vos entraînements à la base centrale, les cas de force majeur classe A. Si nous voulons retrouver notre station natale, nous avons intérêt à la jouer fine avec ces Kalukalis virulents. <BR><BR>- Entendu Capitaine, je vais faire du rameur. <BR><BR>- Civilisation Kalukalis, ici Capitaine Mirzouk des forces spéciales de la galaxie UB22, sous la régence du Général Mektor. Nous sortons tout juste d'un sommeil cryogénique de 657 annnées temps universel. Nous avons besoin d'un peu de temps pour nous remettre. Merci de reprendre contact plus tard. I repeat, please call us later, we are tiered because we are sleeping since many years. We have to take a breakfast and pratice some exercices. Merci, Thank you very much, i'll call you later. ... <BR><BR><EM>Vive la démocrotie ! I have a dream my friend that... Li séna doit voté. Nu reprénous coutact ou nu vi grillons rapide. Hey Sergent, si tou fé pas ton lit au carré j'te botte le cul avec un ballon de fers babelés et je cire mes pompes avec ton cuir chevelus Marin's. Lu temps du cuire deux pastaques crémeuses et six beignette ni vi recontactons. Nu tenté pas du vous échapper. Vous êtes cirnés peaux rouges, lâchou vos arcs. Cordialement</EM>. <BR><BR>- Charles, nous avons gagné un peu de temps. Si j'ai bien compris, le temps de cuisiner quelques désserts élaborés. J'estime que nous avons entre 30 minutes et une heure pour éplucher les fax. On se recontacte dès qu'on en sait plus sur la situation. .. <BR><BR>- Capitaine, j'ai trouvé un fax de première importance. Voici les ordres du général Maktor : "Au sein du système Kakubix 227, en provenance de Isiris KaluKalu 42, la septième lune de Kashakakarikiki 12, la petite plantète en orbite autour de l'étoile 75756DFGDF65GFD654 de la dimension K de Kakubix, la civilisation Kalukalis a colonisé une petite planète riche en métalunium blanc naturellement enrichi. Il y en a des milliards de tonnes universelles. De quoi alimenter des rayons d'une puissance telle qu'elle pourrait raser la moitié de la galaxie sans avoir à en enrichir artificiellement. Cette civilisation représente donc un danger réel pour l'empire dont j'assure la régence. Votrre mission : 1- Prendre contact avec les Kalukalis et estimer leur tempéramment : sont-ils belliqueux ? 2- Si c'est le cas, placez des charges dans les mines de métalunium et faites moi disparaître ces huluberlus de l'espace. Leur désir de puissance auront raison d'eux. Bonne chance. Général Maktor".<BR><BR></FONT><SPAN>- Charles, nous voila fixé. La tranquillité de notre bonne vieille galaxie UB22 et entre nos mains, ni plus, ni moins. Durant notre sommeil Maktor a du conclure que les Kalukalis représentait un danger et il a dépêché une flotte croisant dans les environs, probablement le détachement du système Tetrabrik UHT 37 qui est le plus proche d'ici. Mais comme nous le savons la flotte a été accueilli par leur dévastateurs rayons ramollo-réducteurs et...<BR><BR></SPAN><SPAN>- Techniquement il s'agit essentiellement de rayons ramollo-fondant et dilato-liquéfiant.<BR><BR></SPAN><SPAN>- Oui, et nous voila comme deux poils dans un sachet de soupe lyophilisé ! Le problème c'est qu'en définitive nous ne savons même pas si les kalukalis sont réellement belliqueux ou s'il n'ont fait que se défendre. Il nous faudrait éclaircir ce point avant de faire quoique ce soit. <BR><BR></SPAN><SPAN>- Il me semble avoir vu une paire de stimulo-fissurant aussi.<BR><BR></SPAN><SPAN>- Je ne comprends pas pourquoi Maktor a lancé l'attaque avant notre arrivé... Car sauf votre respect Charles je crois que votre radio-cd toshiba et les clés de votre cousin sont des motifs un peu légers pour déclencher une guerre intergalactique... Nous n'avons pas tous les éléments en main et nous sommes pourtant livrés à nous-mêmes, car il est évident qu'ils bloquent notre fax. Charles nous devons...<BR><BR></SPAN><I><SPAN>SHRRRRR... Ci prêt, à tuuuuble ! nious vious avons concucté di dessort tradutionnel : pastaque crimeuse, beignette fondants et Donuts gastrique au soucre. Poz ton flungue john, fi pas l'con. Vite il fu mangé tant qui si chaud ! Ouvrez la puuuuuuuurte ! Chorles, nious voulons ichanger un cliché de retracto-statique à paillettes pourpres. Vious et les enfants zote en sicurité ici Maggy. Alli, ouvru...<BR><BR></SPAN></I><SPAN>- Bon dieu Charles, ils décodent nos communications ! Ils sont diablement rusés ! Je vais tenter de communiquer avec eux pour en savoir plus sur leurs intentions et occuper leur attention. Pendant ce temps amorcez doucement une man&#339;uvre avec votre capsule pour que je vous récupère, en espérant qu'ils ne réagissent pas. <BR><BR></SPAN><SPAN>- ...<BR><BR></SPAN><SPAN>- Charles ?<BR><BR></SPAN><SPAN>- Un rétracto-statique...<BR><BR></SPAN><SPAN>- Bon dieu Charles reprenez-vous ! Ne croyez pas un mot de ce qu'ils racontent, ils feraient n'importe quoi pour...<BR><BR></SPAN><SPAN>- ...paillettes pourpres... Capitaine, ça sonne à la porte, je vais leur ouvrir.<BR><BR></SPAN><SPAN>- QUOI ? Non Charles, non ! C'est un piège ! Vous souffrez certainement du syndrome d'état hypnotique des grands voyageurs, c'est assez fréquent. N'ouvrez pas Charles, ils n'ont pas le moindre cliché de... contracto- bioptique bariolé, ou je ne sais quoi !<BR><BR></SPAN><SPAN>- Capitaine, le rétracto-statique à paillette pourpre est la structure de nuage d'explosion la plus rare de l'univers. Il est la baleine blanche du capitaine Muchub dans ce vieux roman du Moyen-Age, le saint-graal de tout collectionneur de nuages colorés. Capitaine je me sens parfaitement réveillé ; je ne peux tout simplement pas croire qu'un peuple sensible à la beauté des nuages co<p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=657574&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Dialogue au coeur de la marmitte</category>
<pubDate>Thu, 12 Apr 2007 22:21:09 +0000</pubDate>
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<title>LA SUITE DE KAKUBIX ET DE MEZOUK AGILIX EST EN LIGNE !!!!!!!!!</title>
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<description><![CDATA[]]></description>
<category>Dialogue au coeur de la marmitte</category>
<pubDate>Tue, 20 Feb 2007 08:43:11 +0000</pubDate>
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<title>Le principe du blogargonautes</title>
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<description><![CDATA[Chers lectrices, chers lecteurs,<br /><br />Il est fort possible que vous vous perdiez un peu si vous vous balladez d'histoire en histoire sans quelques conseils pratiques...<br /><br />Ceci est un blog qui présente des contes et histoires parodiques et étranges, farfelus et parfois (on espère) drôles, que nous avons écrits à deux, en cadavres-exquis... Seulement, vous verrez que beaucoup d'histoires ont été écrites vites et que les styles varient beaucoup... Je vous explique. En fait nous écrivons ce genre d'histoire depuis nos 14 ans (nous en avons aujourd'hui 27). Aussi, certaines des histoires que présente ce blog ont été écrites il y a plus de 10 ans... C'est pourquoi vous trouverez des histoires un peu jeunes d'esprit. Nous avons tenu à les mettre en ligne tout de même puisqu'elles enrichissent notre univers, et parce qu'en tant que géniteurs paternels, nous sommes très attachés à chacune de ces histoires...<br /><br />Tout ça pour vous dire que les plus vieux d'entre-vous aprécierons sans doute plus les contes farfelus que nous écrivons en ce moment, et dont nous mettons régulièrement les suites en ligne. Ces dernières histoires sont les suivantes : Kakoubix 227 (peut être notre préférée), Mezouk Agilix et Pitaine et Koujak.<br /><br />Une autre petite chose : pour savoir quelles histoires ont été réactualisé récemment, il  vous suffit de lire le panneau ci-dessus (le premier) où l'on vous fait par des suites mises en ligne.

En tout cas voilà, je vous souhaite une bonne lecture, venez nombreux, commentez, conseillez nous pour la suite des histoires inachevées, manifestez-vous, nous tiendrons toujours compte de vos avis. Merci de votre présence régulière, et plein de bonnes choses pour cette année 2007 !<br /><br />Bises, <br /><br />les blargonautes de l'espace.]]></description>
<category>Edito</category>
<pubDate>Fri, 02 Feb 2007 09:33:28 +0000</pubDate>
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<title>Garock le magnifique</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-56951-billet-526570.html</link>
<description><![CDATA[&nbsp; <BR><br /><P align=right><FONT color=#000066>«&nbsp;</FONT><I><FONT color=#000066>Garock le puissant, Souverain de landes maritimes,<BR></FONT></I><FONT color=#000066><I>L'homme le plus instruit, le plus fort <BR></I><I>et le moins vantard de tous les hémisphères de la planète</I>&nbsp;».<BR><BR>Passage de l'autobiographie de Garock le souverain.<BR><BR><BR>«&nbsp;</FONT><FONT color=#000066><I>- Que pensez-vous de Garock le puissant&nbsp;?<BR></I><I>- Garock&nbsp;? Garock le puissant&nbsp;? J'me marre&nbsp;!</I>&nbsp;»<BR><BR>Extrait d'une interview d'un paysan.</FONT></P><br /><P align=right><BR><FONT color=#000066>«&nbsp;</FONT><FONT color=#000066><I>Personnellement je pense, sans vouloir aucunement<BR></I><I>influencer votre avis personnel, que Garock se surestime</I>&nbsp;»<BR><BR>Extrait d'une interview d'un prêtre.<BR><BR><BR>«&nbsp;<I>Garock ne se prend pas pour une merde&nbsp;!</I>&nbsp;»<BR><BR>Passage de la biographie de Garock <BR>Par Michel Grebin Le Sage.</FONT></P><br /><P align=left><BR><FONT color=#000066>Dans le sublime palais au c&#339;ur d'une forteresse bâtit sous de règne de Heslem le Grand, Garock, descendant de Scrash le Froussard, lisait paisiblement un roman du célèbre auteur Garcon. Garock appréciait les romans de Garcon car ils comptaient toujours beaucoup d'image, ce qui contribuait fortement à leur succès. L'auteur Garcon avait compris le gros problème que posait l'analphabétisme </FONT>(la popularité des romans de Garcon ne fut que plus grande encore lorsque le bruit se répandit qu'après quelques démêlés avec le roi il le tua sans que personne ne le sache jamais. Garcon après un bref exil s'était fait tuer à son tour par les gardes du roi, il y avait maintenant quelques années de ça). <BR><BR>Garock referma le livre car la seule image était sur la couverture. Puis il se remit à la dure tâche de l'écriture de sa seconde autobiographie. Il y travaillait depuis maintenant un an, depuis que le peuple avait supplié sous la menace d'avoir une suite. Garock dicta au mage&nbsp;;&nbsp;«&nbsp;Au cours de la treizième année Garock le magnifique fut sacré chevalier par l'archiprêtre Aegidius, pour avoir vaillamment défendu ses terres au combat&nbsp;». Épuisé par tant d'effort intellectuels Garock déclara que cela suffirait pour ce mois-ci. Le mage Aegidius, autrefois archiprêtre rangea la feuille puis reçu sa pièce d'or, rituel qu'ils répétaient depuis qu'il avait rendu un certain service à Garock une dizaine d'année auparavant. <BR>Garock sorti de son palais et passa devant son champs de tomates préféré, qu'il avait défendu contre une invasion d'insecte, voila plus de dix ans, <FONT color=#000066>avec l'aide d'une centaine d'hommes. «&nbsp;Ah&nbsp;! Que de souvenir héroïque&nbsp;!&nbsp;», Pensa-t-il, mais dans un style nettement inférieur. <BR>Il marcha seul, ignorant les risques, à l'intérieur des remparts. Plongé dans l'ambiance palpitante de ce voyage dangereux, Garock pensa «&nbsp;tiens, tiens&nbsp;! Je trouve que Garock le magnifique sonne mieux que Garock le puissant. Il faudra que je convoque Aegidius&nbsp;». <BR>Plus tard Garock et Aegidius parlèrent&nbsp;:<BR><BR></FONT><FONT color=#000066>-«&nbsp;Cher mage, acceptes-tu d'avoir l'honneur de changer publiquement mon surnom&nbsp;?&nbsp;»<BR><BR></FONT><FONT color=#000066>-«&nbsp;Ben... voyez-vous ma réputation et la vôtre... ne me... ne peuvent pas me permettre de... passer publiquement... en...&nbsp;»<BR><BR></FONT><FONT color=#000066>-«&nbsp;Bon, mon brave, voilà une petite bourse bien rempli&nbsp;»<BR><BR></FONT><FONT color=#000066>Sur le visage jusqu'alors inquiet d'Aegidius apparut un sourire.<BR><BR></FONT><FONT color=#000066>-«&nbsp;bien, j'y vais&nbsp;».<BR><BR></FONT><FONT color=#000066>-«&nbsp;attendez, prenez ce&nbsp; parchemin sur lequel est écrit tout le discours que vous aurez à faire&nbsp;».<BR><BR></FONT><FONT color=#000066>-«&nbsp;mais... je pensez que vous ne saviez pas... écrire&nbsp;?&nbsp;».<BR><BR></FONT><FONT color=#000066>-«&nbsp;Oh&nbsp;! Oh&nbsp;! Ne me sous-estimez pas&nbsp;» répondit Garock en pensant à son scribe.<BR><BR></FONT><FONT color=#000066>Aegidius se dirigea vers l'estrade comme il l'avait onze fois lors de Garock le Fort,<BR></FONT><FONT color=#000066>Le Méchant,<BR></FONT><FONT color=#000066>Le Surhomme,<BR></FONT><FONT color=#000066>L'Exemple,<BR></FONT><FONT color=#000066>Le Courageux,<BR></FONT><FONT color=#000066>Le Téméraire, <BR></FONT><FONT color=#000066>Le Grand,<BR></FONT><FONT color=#000066>Le Clément,<BR></FONT><FONT color=#000066>L'actif,<BR></FONT><FONT color=#000066>Le Judicieux,<BR></FONT><FONT color=#000066>Le Puissant.<BR><BR></FONT><FONT color=#000066>Une fois sur l'estrade il lança quelque coup de sifflet pour rassembler les villageois. Lorsque ce fut chose faite il entama sa longue déclaration&nbsp;:<BR></FONT>«&nbsp;Avis à la population&nbsp;! Garock le puissant à désormais décidé de se nommer Garock le magnifique (rires)&nbsp; et il estime avoir largement mérité ce surnom (rires aux éclats). De plus il pense avoir le droit de se renouveler un peu, chose qu'il n'a pas faite depuis longtemps (hurlements de rire). Garock vous averti que ceux qui ne le nommeront pas ainsi seront sévèrement châtiés (silence inquiet)&nbsp;; ils n'auront pas le droit de lire sa nouvelle autobiographie (pleurs de rires) et il vous méprisera (trois mort de rire). J'ajoute personnellement que cela fait plus de dix ans que je détourne 30% de vos impôts et que vous n'y avez vu que du feu, tas de dégénérés mental&nbsp;!&nbsp;(silence glacial)».<BR><BR>Aegidius blêmit, puis bredouilla sur l'estrade qu'il ne comprenait pas le sens du texte. Le peuple lui pardonna et ainsi mourut Aegidius le mage, pour la plus grande joie du scribe qui convoitait sa place depuis des années.<BR><FONT color=#000066>Le scribe avait réussi son coup et fut doublement content lorsque le roi vint lui proposer une bonne paye en échange d'un petit service. Le scribe farceur devint le successeur d'Aegidius et Garock le magnifique l'invita à le rejoindre pour «&nbsp;avoir l'honneur d'écrire son roman&nbsp;». Garock entreprit de lui dicter les extraordinaires exploits qu'il aurait pu faire. Pour briser la monotonie lors des «&nbsp;dictations&nbsp;» le scribe pris l'habitude de parsemer par-ci par-là de ses «&nbsp;farces&nbsp;» la seconde autobiographie de Garock. <BR><BR></FONT><FONT color=#000066>Le livre avançait bien, à la satisfaction du roi, jusqu'à ce qu'un paysan viennent le voir... </FONT>Le paysan se plaignait d'un seigneur lointain qui martyrisait son peuple. Lui-même avait reçu un frigo sur la tête alors qu'il labourait son champ sans faire d'histoire et le roi s'était par la suite débarrassé de son beau-frère. <FONT color=#000066>De surcroit le tyran avait fait de lui son bouffon, et il le surnomma «&nbsp;le bouffon à la large bouche&nbsp;». Ce bouffon était fort en humour noir.<BR></FONT><FONT color=#000066>Garock le magnifique gérait bien son royaume</FONT> mais il ne s'en occupait pas vraiment. Le peuple était affamé, surtout vers 13h30. <BR>Garock décida qu'il était temps d'achever son deuxième livre, comptant regonfler le trésor avec ses droits d'auteur. Il fit venir le scribe et lui dicta le dernier chapitre&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;ce matin je m'ai fait mal en me cognant mon orteil sur le mur qu'était très dur, hi&nbsp;!hi&nbsp;!hi&nbsp;! Il faut que t'arrange un peu&nbsp;». Alors le scribe retranscrivit&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;Garock après des heures de combat, épuisé, se fit briser le pied par un énorme rocher lancé par une catapulte. Garock éclata de rire, puis se jeta à nouveau dans la bataille à cloche-pied&nbsp;».<BR><BR><FONT color=#000066>La seconde autobiographie finie, Garock et le scribe devenue milliardaire, on fit rehausser les remparts du fort. La vie devint paisible et les villageois commençaient fichtrement à s'ennuyer. Les spectacles du bouffon au frigo qui mimait les aventures au château de Duvanal les divertissaient tout de même. Le scribe Marantus devint bientôt le plus proche conseiller de Garock. Après une récolte catastrophique le moral des paysans tomba si bas qu'il y eu 11 suicide en une semaine&nbsp;; un record qui resta inégalé (même chez Heslem on avait jamais vu ça). Le fin conseiller qu'était Marantus eu alors l'idée de convoquer toute la cité pour changer publiquement le surnom de Garock le magnifique en celui de Garock le modeste. Les résultats furent surprenant&nbsp;; on eu dit que tous les citadins étaient tombés dans une marmite de gaité&nbsp;!<BR></FONT><FONT color=#000066>L'année suivante Garock le modeste se maria avec une superbe fille du Comte Warlow. C'est au cours de ce mariage qu'il posa cette question resté célèbre&nbsp;; «&nbsp;Bouffon, qu'a tu de drôle à nous faire rire&nbsp;?&nbsp;».<BR><BR></FONT><FONT color=#000066>Cinq ans s'était écoulés depuis l'édition de sa deuxième autobiographie lorsque les citadins en réclamèrent une troisième. Garock se mit à l'ouvrage, fier qu'on le lui demande sans qu'il soit besoin de les forcer.<BR><BR></FONT><BR>EPISODE VI<BR>Garock contre-attaque<BR><BR>Three weeks later, à l'aube de la naissance du troisième tome...<BR><BR><BR>Garock ouvrit la porte avec violence. Elle se referma avec violence sans qu'il eu le temps de la franchir. Il la rouvrit tenant royalement un kleenex sur son nez. Il referma avec autorité la porte, abimé au niveau de la tête, et s'élança légèrement sans qu'aucun tumulte ne vienne couvrir le bruit de sa chute. Marantus le trouva en train de se débattre pour décoincer la cape de sous la porte. <FONT color=#000066>Il le dégagea (après avoir empoché 5 pièces d'or) en ouvrant brutalement la porte. Une fois relevé Garock repris ses allures impériales mais sa honte contenu fit éclater Marantus de rire. Le roi, encore plus vexé, lui donna un texte à lire en public (qu'il avait dicté au prêtre de la cité). <BR></FONT><FONT color=#000066>Le peuple ne pardonna pas à Marantus, à la grande joie de Garock le Vengeur. Ainsi Marantus le Farceur périt de la même façon que son prédécesseur.<BR><BR></FONT><FONT color=#000066>Depuis quelques temps un personnage excitait la curiosité de Garock&nbsp;; un dénommé Froussard le Valeureux qui aurait servit sous les ordres du héros Heslem (le chevalier Froussard aurait inventé&nbsp;la catapulte à pierre inspiré par le héros). Garock l'invita au château.<BR></FONT><FONT color=#000066>Le jour-dit Garock attendit Froussard devant la porte de son palais&nbsp;; du haut des marches, appuyé sur une colonne de marbre, sa cape blanche agité par les rafales de vent, il avait vraiment l'air de se faire chier. Une silhouette apparut soudain, chevauchant une cheval noir&nbsp;; elle sauta aisément de la monture et se dirigea à grand pas en direction de Garock. Ils se saluèrent, puis toujours à l'entrée du palais engagèrent une superbe discussion&nbsp;;<BR><BR></FONT><FONT color=#000066>-«&nbsp;c'est donc toi le chevalier Froussard&nbsp;!&nbsp;»<BR><BR></FONT><FONT color=#000066>-«&nbsp;non, non. Et vous&nbsp;?&nbsp;»<BR><BR></FONT><FONT color=#000066>-«&nbsp;moi non plus&nbsp;».<BR><BR></FONT><FONT color=#000066>Dans l'ombre d'un grand bâtiment un vagabond titubait, se dirigeant approximativement vers Garock. L'homme gravit l'escalier, salua le roi et lui parla du temps qu'il allait faire&nbsp;; Garock sauta de joie aux nouvelles que lui annonçait Froussard, mais le vent rabattit la cape sous lui, il glissa dessus et le tumulte de la fête commença à son grand soulagement. Froussard accepta le poste de chef de l'armée puis releva Garock le Modeste. Le soir même Froussard le Valeureux entra en fonction. Il était chargé de surveiller l'horizon du haut des remparts. Il était fatigué, épuisé même, mais il lui fallait continuer de se reposer. <BR></FONT><FONT color=#000066>Le lendemain, dès l'aube Garock était déjà levé. Sa silhouette se découpait sur le ciel pâle&nbsp;; pendant qu'il vivait les minutes émouvantes d'un jour naissant et que les citadins déjeuner, il se laissait aller à ses pensées&nbsp;; «&nbsp;Je suis vraiment génial non&nbsp;? Sans vouloir me vanter, ni faire de fausse modestie, je suis pas génial&nbsp;? De plus quelle ironie du sort que mon valeureux chevalier s'appelle Froussard... moi je trouve que Garock le Modeste colle bien à ma personnalité&nbsp;!&nbsp;».</FONT> <BR>Il fronça soudain les sourcils&nbsp;; de la fumée se dégageait au loin dans la plaine déserte. Il rassembla son courage et hurla&nbsp;;&nbsp;«&nbsp;AU FEU&nbsp;! AU SECOURS&nbsp;! AU FEU&nbsp;!&nbsp;»<BR>Les soldats arrivèrent en courant et Garock leur fit un croche-pattes car il n'y avait aucune raison qu'il soit le seul à tomber de temps en temps. Après avoir ramassé ses dents le capitaine de la garde observa la plaine puis dit&nbsp;; «&nbsp;Fe n'est pas un feu, feigneur... f'est une armée qui fe dirive vers nous&nbsp;!&nbsp;»<BR><BR>Garock réfléchit un moment puis il s'exclama&nbsp;; «&nbsp;Peuh&nbsp;! Je le savais&nbsp;! C'était pour voir si vous le saviez&nbsp;! AH&nbsp;! AH&nbsp;! AH&nbsp;!&nbsp;<BR><BR>-«&nbsp;Alors feigneur que faisons nous&nbsp;?&nbsp;», demanda le capitaine.<BR><BR>-«&nbsp;Pourquoi déjà&nbsp;?&nbsp;» chuchota Garock.<BR><BR>-«&nbsp;Mais Sire, nous sommes attaqués&nbsp;!&nbsp;» répondit le soldat qui avait remboité ses dents.<BR><BR>-«&nbsp;Ou est le problème&nbsp;?&nbsp;» rétorqua Garock qui ne comprit pas, puis il ricana avec modestie «&nbsp;AH&nbsp;! AH&nbsp;! AH&nbsp;! AAAAAAAAAAAAAAH&nbsp;!&nbsp;»<BR><BR>Garock redescendit dans sa cour. <BR>Une demi-heure plus tard il comprit. «&nbsp;ALERTE&nbsp;! Nous sommes attaqués&nbsp;!! Protégez-moi, je vous en supplie&nbsp;!!!&nbsp;»<BR>Du haut des remparts un garde&nbsp; cria&nbsp;;&nbsp;«&nbsp;Garock le Piss... euh, le Modeste&nbsp;! C'est l'armée d'Ulrik, le comte au palais déplacé. Depuis que son palais a explosé il a monté une armée et...&nbsp;»<BR><BR>-«&nbsp;Abrège&nbsp;!&nbsp;» hurla Garock.<BR><BR>-«&nbsp;Il nous attaque, en clair&nbsp;» répondit le soldat.<BR><BR>-«&nbsp;Pourquoi&nbsp;?&nbsp;» demanda Garock après un moment.<BR><BR>-«&nbsp;Parce que... Bon, le monsieur il veut une maison et un jardin parce que les siens ils sont cassés&nbsp;» répondit le soldat qui savait parler au roi.<BR><BR>-«&nbsp;Aaaaaaah&nbsp;d'accord&nbsp;! J'ai compris&nbsp;!&nbsp;Mais alors... il faut se défendre&nbsp;!!!&nbsp;»<BR><BR>-«&nbsp;voilàààà&nbsp;!&nbsp;» lui répondirent 353 voix.<BR><BR>Garock prit ses airs de souverain et lança&nbsp;;&nbsp;«&nbsp;Nous ne nous laisserons pas marcher sur les mains&nbsp;! A l'attaaaque&nbsp;!&nbsp;»<BR><BR>L'armée ouvrit les portes et sortit du château avec Froussard à sa tête. Dehors les soldats d'Ulrik attendaient assis. Garock referma vite les portes et se précipita sur les remparts avec un gobelet de pop-corn. Une fois confortablement installé il reçu quelque chose sur les jambes. C'était la tête de Froussard. Une voix s'éleva d'en bas&nbsp;; «&nbsp;vous aviez perdu ça&nbsp;! Uh&nbsp;!uh&nbsp;!uh&nbsp;!&nbsp;». Garock devint blême et laissa échapper un «&nbsp;maman&nbsp;». Il sortit par une porte dérobé à l'arrière que lui seul connaissait et qui montrait des signes d'usures. Il s'enfuit en courant dans la plaine et jamais plus personne ne le vit.<BR><BR>Cependant une dizaine d'année plus tard Ulrik reçu un manuscrit accompagné d'une lettre de Garock le priant de publier sa troisième autobiographie. Ulrik y consentit, la trouvant divertissante bien qu'il eu du mal à reconnaitre l'épisode de son attaque du château&nbsp;; il ne se souvenait pas que Garock avait du s'enfuir succombant sous les chevaliers qui l'attaquait de toute part. <BR>Le livre connut un succès foudroyant et bientôt tous les bouffons et troubadours du continent en eurent un exemplaire.</P><BR><br /><P align=right><STRONG><BR>FIN<BR><BR></STRONG>Villeneuve-lès-Avignon, 1994</P><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=602547&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Garock le Magnifique</category>
<pubDate>Thu, 01 Feb 2007 10:50:04 +0000</pubDate>
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<title>Mezouk Agilix - ouvrier très spécialisé dans la centrale Magamix</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-56951-billet-522714.html</link>
<description><![CDATA[<BR><FONT color=#000066>Mezouk Agilix était le meilleur ingénieur spécialisé d'intervention en zone risque 5 de la centrale nucléaire. Job qu'il affectionnait particulièrement puisqu'il n'y avait eut en trente ans qu'une seule alerte de risque 4 et deux ou trois de risques 3. aussi, on ne l'avait jamais appellé en plus de trente ans. Les années passaient dans le bureau, où il discutait, jouait au carte, pratiquait son Yoga avec les quelques collègues qu'il avait. De temps à autre, il fallait astiquer telle ou telle combinaison, l'essayer, vérifier son étanchéité, puis faire quelques exercices. Une fois, il avait même du remplacer un haut parleur, mais ils étaient trois et ça n'avait pris que deux jours pour lire la notice et retrouver le tournevis. Mezouk s'était habitué à rester dans son poste, au sommet de la tour B du grand bâtiment central. Il y avait là une vue imprenable sur les deux grandes cheminées de la centrale. <BR><BR>La journée type se déroulait sans encombre, Mezouk avait les pieds sur le bureau et plongeait de temps à autre une main dans un seau de pop corn. Makimak son meilleur ami, assistant ingénieur et coordinateur de zone risque 5, jouait au minibasket contre mur. Il y avait là un mini panier de basket. Il y jouait depuis plus de vingt ans, aussi, il ne manquait jamais sa cible et marquait systématiquement. Il retournait chercher la balle avec le même flegm, faisait quelques pas en arrière, tirait, marquait, revenait vers la balle... <BR>Parfois ça tapait un peu sur les nerfs de Mezouk, qui trouvait ainsi l'énergie de puiser un peu quelques grains de maïs éclatés qu'il grignotait pour se détendre. <BR>Mais ce matin là, Mezouk s'était réveillé avec un étrange sentiment, il était passé à côté des cheminées et avait remarqué une certaine diminution du volume de fumé. "pas bon" avait-il pensé. Puis il s'était repris, après tout, ils risquaient au pire une alerte 2 ou 3 dans la semaine. De quoi enfiler les combi', redesendre au point de rassemblement, faire quelques blagues pendant que les équipes d'alerte 1, 2 ou trois intervenaient... Il prit l'ascenseur, défit son sac à dos et le posa dans son bureau. Il ouvrit le sac. Celui-ci était plein au ras bord de pop corn. Son téléphone sonna.<BR>"Oui ?<BR>- C'est Makimak au phone.<BR><BR>- Sans blague mec, t'es déjà arrivé ?<BR><BR></FONT><FONT color=#000066><FONT color=#000000>- Tu parles que je suis déjà arrivé ! S'exclama Mak. je suis au point de rassemblement avec l'équipe d'intervention 1, l'équipe d'intervention 2, l'équipe d'intervention3, l'équipe d'inter...</FONT> <BR></FONT><FONT color=#000066><FONT color=#000000>- Oui, je vois ou tu veux en venir...<BR><BR></FONT><FONT color=#000000>- Bref, on est tous là et il fait super beau... Ah oui ! et tu devrais venir car personne ne sait exactement ce qu'il se passe ici. La fumée est toute bizarre mais ça ne correspond à aucun des critères de dysfonctionnement prise en charge par l'équipe d'intervention 1, ni par l'équipe d'intervention 2, ni par l'équipe d'intervention 3, ni...<BR><BR></FONT><FONT color=#000000>- D'accord, d'accord ! et... est ce que... éventuellement on serait concerné par... hum... le phénomène ?<BR><BR></FONT><FONT color=#000000>- ... Attend, je m'éloigne un peu... voilà... On est peut être dans la merde Mez. Ce matin je suis arrivé au bureau de bonne heure, vers 10h30 et...<BR><BR></FONT><FONT color=#000000>- 10h30 !!!<BR><BR></FONT><FONT color=#000000>- Ouais je sais, mais j'arrivais pas à dormir, je ne sais pas j'ai du faire une crise d'insomnie, bref je me suis dit ; allez tant qu'à faire profites-en pour abattre un peu de boulot au bureau ! en fait un truc m'avait tracassé toute la nuit et j'ai su qu'il fallait que je règle ça au plus vite...<BR><BR></FONT><FONT color=#000000>- Mais quoi ? Tu me fais peur.<BR><BR></FONT><FONT color=#000000>- Tu sais la boite de 1000 élastiques dans mon tiroir ?<BR><BR></FONT><FONT color=#000000>- Ouais?<BR><BR></FONT><FONT color=#000000>- Hier j'ai voulu faire une boule de 1000 élastiques mais à la fin de la journée à 16h ils en restaient encore dans la boite ! Ça m'a stressé tu peux pas savoir !<BR><BR></FONT><FONT color=#000000>- Mak, essaie de rester concentré. C'est quoi le rapport avec la fumée ?<BR><BR></FONT><FONT color=#000000>- j'y viens, mais ne prononce pas le mot « rapport » ça me donne la migraine depuis qu'on a du rédiger celui de 1981.<BR><BR></FONT><FONT color=#000000>- 'scuze.<BR><BR></FONT><FONT color=#000000>- bon alors je termine ma boule, je l'essaye, j'appelle le gars de l'entretien pour changer la vitre (d'ailleurs il commence à devenir désagréable lui, je sais pas pourquoi), et là je me dis qu'une petite pause serait la bienvenue. Alors tu me connais je commence à faire quelques paniers et puis je regarde la vitre toute neuve d'où on a une vue imprenable sur les cheminées... et puis là je me dit « tiens ! on dirait que la cheminée sud et comme qui dirait... à portée de panier ! ». C'était trop tentant Mez, tu comprends... j'ai tiré, J'ai marqué et j'ai hurlé « PANIER !!! », ça a résonné dans tout le site mais t'inquiète je pense que personne à compris d'où ça venait. Une demi-heure plus tard la fumée devenait toute bizarre.<BR><BR></FONT><FONT color=#000000>- Ah c'est ça... bon, écoute Mak, outre le fait que depuis 25 ans tu continue à me surprendre, je ne pense pas qu'un mini-ballon de basket puisse faire quoique ce soit à une cheminée de centrale nucléaire. Ces trucs là sont conçus pour... Bon Mak, reste concentré. Personne en bas ne sait ce qui se passe, t'es sûr ?<BR><BR></FONT><FONT color=#000000>- Sûr, et ça craint parceque si personne trouve une explication très rapidement ils vont finir par se dire que c'est un boulot pour les gars de la zone 5 !<BR><BR></FONT><FONT color=#000000>- Restons calme Mak. Essaye de nous faire gagner du temps avant qu'ils ne remontent à nous, moi pendant ce temps je vais chercher dans un bouquin qu'on a au bureau. C'est un traité de Grenouille Fofolle, un chef cherokee spécialisé dans les signaux de fumée. Peut-être que cela nous éclairera sur ce que... la centrale veut nous dire !<BR><BR></FONT><FONT color=#000000>Mezouk raccrocha. « bon dieu ! » se dit-il, « encore heureux que je profite de mes heures de loisirs pour approfondir mes connaissances techniques. Si tous les employés étaient zélés comme moi le monde marcherait mieux ! », et il se mit à la recherche du traité cherokee qu'il avait du ranger « à tous les coups ! » dans son rayon « technologie nucléaire et influences astrales ».<BR></FONT><FONT color=#000066>Il ouvrit les grandes portes vitrées de sa bibliothèque. Elle couvrait tout le mur du fond, les vitres étaient fendues à plusieurs endroits. ça datait des premières années de Mezouk, quand il avait encore quelques difficultés à viser le petit panier. Mezouk se rappelait avec plaisir de ces années là, Mak venait de sortir de son école d'ingénieur, tout jeune, pas une ride, sportif avec ça ! Et il avait l'arrogance de ces jeunaux qui sortent tout droit des écoles d'ingé. Il croyait tout pouvoir refaire à son idée. Une fois Mezouk était entrée dans le bureau et il avait trouvé Makimak entrain de dessiner au feutre indélibile sur la baie vitrée la forme que devraient avoir les cheminées pour augmenter le rendement de la centrale de refroidissement, ça faisait deux énomes cratères au feutre sur les vitres. Des trucs qu'auraient mesurés bien 850 ou 900 mètres de haut, en forme de pyramide aztèque pour "faire joli, parce que l'art importe au moins autant que la science Mr Mezouk !". Ah la douceur de ces premières années, quand la machine à pop corn n'était encore qu'au rez-de-chaussé et qu'il fallait toujours se taper les escaliers parce que les ascenseurs étaient régulièrement en panne ou coincés entre deux étages par d'étranges lambeaux de caoutchouc orange sur lesquel était parfois écrit "NBA". Ah ces années de bonheur, d'insouciance, de joie de... <BR>- Chiotte ! il est où ce fichu bouquin ?<BR>Et Mezouk tomba dessus, le prit, puis ce tourna vers l'encyclopédie "Centrale Universalis tout sur tout et même un peu en rab".<BR>- O Zut ! Il est en 20 tomes ! Flute alors, j'aurai le temps d'en lire qu'un, et encore.... Lequel prendre...<BR>Mezouk hésita entre le tome "T-U" qui comprenait "tuyau" et "turbine" et le tome "C" qui devait certainement comprendre "cheminée" et "Clé de 8". Il prit le C et entreprit de le lire en courant dans les couloirs tout en enfilant sa combi 8 - "combinaison protection totale de risque indéterminé de puissance 3 à 5".<BR><BR>Mezouk sortit du bâtiment, se faufila dans l'allée centrale, puis avant de rejoindre le groupe se débarrassa de son exemplaire C dans une poubelle, histoire de ne pas attirer trop l'attention des autres. En arrivant il remarqua que de l'autre côté de l'allée l'équipe d'intervention risque 4 descendait autour de la combi rouge de Bill Tcherno, le célèbre responsable de l'équipe zone 4. <BR>"Merde, pensa-t-il, ils ont appellé Bill !".<BR><BR></FONT><FONT color=#000000><SPAN><FONT size=3><FONT face="times new roman,times">Bill Tcherno. Une légende dans le monde des ingénieurs-techniciens du nucléaire. L'homme était aussi mystérieux qu'il était célèbre et vivait en reclus au sommet de la tour d'observation ouest. Il était formellement défendu de le déranger dans son antre et le petit groupe des techniciens de zone 4 qui vivait dans un préfabriqué au pied de la tour ne pouvait communiquer avec lui que par radio-téléphone. <BR>Bill Tcherno. Toutes sortes de rumeurs circulaient sur son compte, certains prétendaient que cet immigré géorgien avait participé au programme nucléaire militaire russe puis avait été déporté au goulag pour être devenu un militant pacifiste gênant suite à certaines « expériences » dont il aurait été témoin. <BR>D'autres au contraire affirmaient que Bill avait été un jeune étudiant surdoué qui vivait dans une petite ville universitaire des Etats-Unis et dont le hobby était la recherche sur la fission atomique qu'il menait dans le garage de son petit pavillon de banlieue. Un jour qu'il était allé chercher une baguette et une bouteille de lait dans la station service d'à coté, ses appareils étaient devenus brusquement instables et une fission avait eu lieu, vaporisant à la seconde son garage, sa maison et sa femme qui préparait le café. C'est depuis que Bill serait devenu cet ours bourru et solitaire. <BR>Un autre avis enfin, très minoritaire puisque c'était celui seul de Yad Urab, le cuistot de la cantine de Magamix, mais qui comptait néanmoins puisque ce dernier en parlait inlassablement à qui voulait bien lui prêter l'oreille, affirmait que Bill était envoyé de l'espace par une civilisation supérieurement intelligente afin de surveiller le progrès des humains sur la maitrise de l'atome.<BR><BR></FONT></FONT></SPAN><SPAN><FONT size=3><FONT face="times new roman,times">En trente ans il n'y avait eu qu'un seul et unique incident de zone 4, mais l'intervention de Bill avait été tellement extraordinaire qu'elle avait suffi à graver son nom à jamais dans les mémoires des ingénieurs et techniciens du nucléaire civil et militaire du monde entier.</FONT></FONT></SPAN> <BR></FONT><FONT color=#000066>
<P align=justify></FONT></P></FONT><FONT color=#000066>Les groupes se formaient par secteurs et spécialitées. Les 5 équipes d'intervention étaient là. L'équipe d'intervention risque 1 attendait plus ou moins gênée dans ses combis roses bonbon à casques vert pâle. L'équipe de niveau 2, mieux organisée et plus fière était rassemblée autour de son responsable Conrad Yoactyf en combinaison bleue à bande jaune. L'équipe d'intervention trois était en combi or à paillette d'argent et petites étoiles à 6 branches. Mais le plus impressionnant, c'était sans aucun doute la combinaison de Bill, large, épaisse, avec coquille, coudière, protège tibia et épaulette, avec un plastron épais sur le buste qui portait les traces énormes, larges, des coups de griffes de... La Bête. Personne n'avait oublié... <BR>C'était au cours de l'été particulièrement tranquille de 1984, les équipes comme chaque année s'affrontaient au football américain sur le terrain de sport de la centrale. La surveillance était relayée par l'équipe 0, équipe de remplacement non formée, en short et T-shirt, inutile, et qui ne servait que pendant les 3 heures du match pour la surveillance des sites. Jusqu'alors c'était le boulot rêvé, la planque parfaite... Mais après les incidents de 1984... C'était devenu... Comment dire... Un poste de chair à canon, de cancereux, de charpie... Triste été 1984. Mak était en train de courir le ballon sous le bras et tentait une courbe rapide pour éviter la charge de Bill quand les sirènes syncopées propres aux phénomènes risqués de niveaux 4 sonna. Bill ne s'arrêta pas tout de suite dans sa course, il chopa soudain Mak, le poussa d'une main dans la boue avant de lancer le ballon entre les barres de l'équipe 5 puis il fit signe à son équipe de le suivre. <BR>Ce qui s'était passé par la suite demeure pratiquement incroyable. <BR>De nombreux rats infestaient le site dans les années 1980. L'un des membres de l'équipe 0 avait entendu un bruit suspect dans les sous-sols aux niveaux -5, il ne devait jamais remonter. Beaucoup d'hommes périrent dans les sous-sols avant qu'on ne puisse déterminer l'origines des disparitions et des cadavres déchiquetés dans les couloirs, entre les tuyauteries... Une fuite de radioactivité avait touché un rat, c'était devenu une bète énorme, la taille d'un lion, et elle hantait les niveaux -5 à -4... ça c'était un boulot pour l'équipe 4. On avait envoyé Bill...<BR><BR><SPAN><FONT face="times new roman,times"><FONT color=#000000 size=3>La quasi-intégralité de l'équipe zéro (essentiellement composée d'étudiants se faisant un peu d'argent pendant l'été, et même de quelques malheureux stagiaires non-rémunérés en sécurité ou en « maitrise des risques sur l'environnement »), avaient était décimés dans le labyrinthe sous-terrain. Leur combinaison t-shirt-et-short de protection magamix 100% coton n'avaient pas résisté longtemps à la bête enragée. Seul deux d'entre eux avait pu ressortir à l'air libre pour décrire la vision cauchemardesque d'un rat de trois mètres de long avec des griffes de 60 cm emportant dans sa gueule Benoit Bertoux de Dijon, étudiant en sciences humaines en première année de sa thèse « les fondements épistémologique judéo-chrétien dans l'élaboration du paradigme moderne de la suprématie de l'homme sur le règne animal ».<BR><BR></FONT></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times"><FONT size=3><FONT color=#000000>Bill s'engagea dans un puits d'aération débouchant sur le niveau -3 après être passé s'équiper dans son « magasin personnel » d'un 9mm et d'un couteau de chasse ; il s'était aussi procuré une grosse tome de savoie auprès de Yad le cuistot, un plan complexe s'élaborant dans son esprit. </FONT><I><FONT color=#000000>Je pose le fromage, je me cache, le rat mange le fromage et... boum le rat ! Cet hiver j'irais à la chasse avec une veste de trappeur en peau d'enfoiré de rongidé !<BR></FONT></I></FONT></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times"><FONT size=3><FONT color=#000000>Dans le souterrain on entendait encore des hurlements, les derniers stagiaires et intérimaires courant désorientés dans le noir presque total. Au détour d'un couloir Bill eu la surprise de voir qu'un des étudiants, probablement en ingénierie mécanique, avait eu la présence d'esprit de construire avec des matériaux d'étayage une tapette géante de fortune. <I>Sacré p'tit gars ! il en faudrait plus des comme toi. </I>L'étudiant n'avait malheureusement pas eu la présence d'esprit de ne pas marcher dessus en repartant. <I>Je passerai le bonjour de ta part au sac-à-peste quand je lui ferais deux ou trois nombrils supplémentaires. </I>Un reniflement saccadé résonna soudain derrière Bill, suivi d'un bruit mouillé répugnant. Bill abaissa doucement le cran de sécurité de son 9mm, fit volte-face et tira. Mais la tome de savoie de 5 kilos qu'il avait coincé sous son autre bras le déséquilibra et il manqua sa cible. Il eu le temps de voir une énorme fourrure grise disparaitre à l'angle du corridor. Une trainée brillante se dessinait sur le sol qu'il identifia comme la salive de la bête et qui avait du couler en cascade de sa gueule. </FONT><I><FONT color=#000000>Cette saloperie de muridé se voyait déjà se faire un Bill-Fromage en dessert ! j'ai mieux à proposer ; quelques pruneaux pour digérer. <SPAN></SPAN>Ouais, des pruneaux de calibre 9.<BR></FONT></I></FONT></FONT></SPAN>
<P align=justify><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000000 size=3>Et Bill s'élança sur les traces de salive du rat.</FONT></SPAN></P><SPAN><FONT face="Times New Roman" color=#000099 size=3>Les traces débouchaient sur une trape. Bill passa la tête dans un corridor vérifia que le rat n'était pas là, se jeta dans le corridor et courrut en suivant les traces. Rien n'aurait pu arrêter Bill sur sa lancée. Il faisait de grandes enjambées, pressé de rattraper le rat. Sûr de le croiser bientôt dans la pénombre, quand il voyait une silhoutte bouger il vidait son chargeur en courant, dépassait la forme qui s'affaissait et changeait de chargeur dans le même mouvement. On put entendre un stagiaire hurler dans les corridors "A terre ! Y a un malade qui nous flingue !" ou "Faites gaffe au forcené !". <BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="Times New Roman" size=3><FONT color=#000099>Aprés un silence qui suivit quelques coups de feu un stagiaire hurla : "Y a une bête ! Hey ! A moi ! Y a Arggh<EM>...............". Bouge pas gamin je vais lui apprendre qui est maître et possesseur de la nature ! </EM>Et Bill redoubla de vitesse, il passa un angle en pleine course et quelque chose vint le frapper à la nuque avec force, il vacilla, tituba, regarda bêtement le stagiaire qui venait de le frapper avec un gros tube en aluminium. "J'ai le forcené ! Faites vite !". <BR>- Lache ton flingue le russe où je te fais sauter la tête!<BR>- Ok petit, t'es le plus fort. Vrai, regarde : c'est bon, je le baisse mon flingue.<BR>- Hey fait pas le malin, tout doux là, voilà c'est bien. Envois moi ça plus loin. Tout doux. <BR>Bill jeta son 9 mm à quelques pas. Derrière le stagiaire une silhouette sombre roulait ses épaules aux longs poils hérissés.</FONT><EM><FONT color=#000099> Faut qu'j'gagne quelques minutes. Bon sang, juste quelques minutes.<BR></FONT></EM></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="Times New Roman" color=#000099 size=3>- Hey gamin, t'en fait pas pour tes potes, c'est des balles en caoutchouc, c'est juste pour les asseoir et qu'ils restent tranquille, tu sais...<BR>- Reste à ta place et garde les mains bien haut où tu feras plus jamais de gosse. Hey ! Les mecs ! J'ai le taré ! Grouillez !<BR><EM>Bon sang, pourquoi veut-il pas se bouger ce con de rongidé. </EM><BR>- Dit, fit Bill, tu veux pas arrêter tes conneries ? Y a un rat de trois mètres qui se ballade dans les couloirs et tu veux que je reste là à faire le marsoin ? <BR>Derrière le stagiaire la silhouette s'avança d'un mouvement souple et silencieux et commença à se relever lentement sur les pates arrières.<BR>- Ouais je sais qui tu es, t'es un taré et tu viens de buter trois ou quatre gars. J'ai pas vu de rat mec, t'es taré.<BR>Le rat se souleva d'avantage. Bill frémit intérieurement au regard rouge du monstre, de la bave lui descendait du cou en se collant à ses poils.<BR>- Allez gamin, fait pas l'idiot, baisse ton tuyau.<BR>Le rat ne bougea pratiquement pas, il fit un léger écart sur la gauche et des griffes traversèrent l'épaule du jeune qui se débattit en hurlant, Bill courut jusqu'au flingue, se retourna. Plus rien. <BR>Des stagiaires accoururent.<BR>- Courageux gamin, dit Bill, il tenait l'espèce de marmotte géante à portée de tirs avec ce joujou. Mais il savait pas trop s'en servir... Je crois qu'il a dut en écorcher quelques-uns parmi vous.<BR>Les stagiaires le regardèrent de haut en bas, lui, son flingue et son tome de Savoie. <BR>- Mais le rat l'a choppé, ajouta Bill.<BR>- Il est où Ratzinger ? Demanda un stagiaire.<BR>- Je crois qu'il est fait comme un rat, dit Bill.<BR>- Quoi ?<BR>- Ouais zavez bien compris, c'est triste, le rat a rattrapé Ratzinguer : il est fait comme un rat.<BR>- Hein ?<BR>- Je veux dire, le rat s'est ramené, l'a rattrapé et l'a fait comme un rat le Ratzinger, zavé beau raticé vous trouverait pas un chat.<BR>- Je vois pas le rapport.<BR>- Le rapport c'est que le rat l'a ramassé en le rattrapant et l'a ramené je ne sais où : il est fait comme un rat. <BR>- Je comprends pas.<BR>- Laisse tomber filston, c'est une expression : à cause du rat, il est fait comme un rat. A votre âge vous devez pas encore savoir ça. Bon lequel de vous trois veut venir avec moi dézinguer, ou plutôt dépoiler l'congidé ?<BR>- Quoi ? Mais qu'est-ce qui raconte s'vieux mécano ? Demanda Biji le stagiaire japonais.<BR>- J'sais pas j'comprends rien à c'qui dit, répondit Hougoudangounou de centre Afrique.<BR>- Vous les avez fait où vos études ? Dans une boite à cadeau ? <BR>- Hein ? <BR>- Ouais zavé bien compris, je veux dire dans une boite à surprise ?<BR>- Quoi ?<BR>- Mais vos études marsoins ! <BR>- ...<BR>- Bon, fit Bill on va lui envoyer quelques pruneaux ?<BR>- Mais à qui ?<BR>- Ben au pongidé ?<BR>- Non, dit Hougoudangounou, on va envoyer aucun fruit sur aucun animal, on va simplement aller voir la sécurité. Biji t'appelle la sécu ?<BR>- ça marche, le quitte pas des yeux, il a dut se prendre une bonne dose de radioactivité le bonhomme. Va falloir vous soigner monsieur, ne vous inquiétez pas, vous êtes pas le seul blessé aujourd'hui, vous ne vous en tirez pas mal à côté de certains membres de notre équipe.<EM> Allô la sécu ? Ici Biji de l'équipe 0... Mais si, l'équipe en T-shirt blanc et tongues bleues... Le remplacement pour le matche, y a un type qui veut donner du fromage et des pruneaux aux rats, il a l'air un peu... Un peu perdu... Quoi ? ... Oui, j'ai bien entendu... Vous voulez dire un "rat". R. A. T. ? OK.... Non.... On bouge pas d'ici... Non il a pas l'air trop agressif... OK. </EM>Euh... Les gars, ça n'a rien à voir, mais y a un rat de trois mètres de long dans les couloirs, ils en sont sûr ils l'ont vu dans les caméras de surveillance et...<BR>- Dites les gamins, dit Bill, zallez p'têtre m'écouter maintenant, c'est moi qui doit me charger de déplumer c't'oiseau de malheur.<BR>- Oui monsieur, on verra ça tout à l'heure avec la sécurité, pour le moment on a fort à faire avec un rat de trois mètres de long, pas de pongidés ni de pruneaux, pas d'oiseaux, de chats, de marsoins ou de marmottes, ni surprises ni boites à cadeaux.<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="Times New Roman" color=#000000 size=3>- « Ecoute l'ami, je crois que toi et tes copains vous avez pas encore réalisé qu'un cauchemar à poil gris avec des incisives plus grandes que la jambe en bois du vieux Jo' se cache quelque part dans ces couloirs et n'attend qu'une occasion pour vous dépiauter le larynx. Certains de vos amis l'avaient pigé plus vite que vous, comme ce brave gars qui a construit une tapette géante qui lui a été fatale, mais apparemment vous êtes les petits retardataires ; alors voila messieurs, disons que votre seule chance de revoir le ciel c'est ce bon vieux Bill, son cracheur de pruneaux<SPAN> </SPAN>et son cure-dent pour géant ». Dans l'obscurité il fit briller la lame de son couteau de chasse sous les yeux médusés des stagiaires. « Quand je pense que ce fils d'huissier de DRH de mes deux voulez me proposer un plan de reconversion vers un poste « plus conforme à mes capacités physiques », ha !ha ! J'me marre ! On dirait qu'il est encore vert le Bill pas vrai ! On dirait que comme qui dirait ça serait le foutoir sans lui, pas vrai ? »<BR><BR></FONT><FONT face="Times New Roman" color=#000000 size=3>- « monsieur il faut se calmer là, on comprend rien à ce que vous dites », dit Hougoudangounou essayant de prendre un ton décontracté. « On va attendre la sécurité tous ensemble, tranquillement, on va curer aucune dent d'aucun DRH ».<BR><BR></FONT><FONT face="Times New Roman" color=#000000 size=3>- je crois que t'as pas imprimé Ouagadougou. La sécurité ici c'est moi. Je suis responsable de la zone d'intervention 4 et surtout j'aime pas qu'on me contredise. Et en plus c'est moi qu'a le fromage.<BR><BR></FONT><FONT face="Times New Roman" color=#000000 size=3>Les étudiants se jetèrent un regard en coin. Biji prit la parole avec le plus de courtoisie et de diplomatie possible ; « monsieur, vous devez comprendre que pour nous la principale menace dans ce sous-terrain - ne le prenez pas mal - c'est vous. Vous tenez des propos incompréhensibles, vous affirmez avoir croisé tout un zoo dans ces couloirs, et vous vous promenez avec une arme à feu et un gros fromage. En plus on vu a très bien vu descendre Paul et Caro tout à l'heure, vous couriez comme un fou en chantant une musique de suspens ».<BR><BR></FONT><FONT face="Times New Roman" color=#000000 size=3>- « dommage collatéral, mon gars. J'ai fais de mon mieux ».<BR><BR></FONT><FONT face="Times New Roman" color=#000000 size=3>L'écho d'un hurlement retentit dans les couloirs. «Et ça c'est la Callas ? » repris Bill d'un air victorieux. <SPAN></SPAN>« Bon sang les enfants, je sais bien que dans vos écoles ont vous apprend à penser de travers mais là il est temps de réaliser qu'un vous avez un problème plus sérieux que moi ! ouaip, un problème de trois mètres de long ; sa majesté rongideux-le-baveux ! Alors soit vous arrêtez de terviger... de vergiter... de me contredire et vous passez à l'action, soit je vous propose de vous déguiser en granulé pour muridé et d'attendre que Pongidé 1<SUP>er</SUP> <SPAN></SPAN>viennent vous croquez tout cru ! »<BR><BR></FONT><FONT face="Times New Roman" color=#000000 size=3>Les étudiants se regardèrent tandis que des hurlements résonnèrent à nouveau. « Bon c'est d'accord on vous suit, mais s'il vous plait arrêtez vos expressions ».<BR><BR></FONT><FONT face="Times New Roman" color=#000000 size=3>- « Heeepeeee ! C'est d'accord les gars, vous allez voir on va lui apprendre que c'est pas l'année chinoise du rat au rongeur de l'espace. Je vais couper le fromage en quatre ; Ouaga tu prends un morceau et tu va réenclencher la tapette géante, les deux autres on prend chacun un couloir, vous placez le fromage dans un endroit stratégique d'où vous aurez un bonne vue et dès<SPAN> </SPAN>qu'il pointe ses moustaches de l'enfer vous appelez les autres. Bonne chance les gars, et roulez à droite... »<BR><BR></FONT><FONT face="Times New Roman" color=#000000 size=3>Et les stagiaires, leur quart de tome de Savoie dans les bras, virent Bill s'élancer dans l'un des couloirs sans un regard en arrière, écoutant diminuer peu à peu le sifflotement d'un air de suspens.</FONT></SPAN><SPAN> 
<P align=justify></SPAN></P></FONT><FONT color=#000066>Bill courrait. Il se fiait à son flair. Il aurait pu fermer les yeux et accélérer encore. Il connaissait à fond les coursives, les virages, les différentes tuyauteries qui courraient au plafond et sur le bord gauche des murs. Les tuyaux d'un mètre de diamètre où passaient les vapeurs, les tuyau plus petits où l'eau froide était injectée sous très haute pression. "<EM>Où pouvait-il bien se cacher ? Où aimerait-il prendre son dernier repas le marsupiaux... ?</EM>". <BR>Bill connaissait bien ces rats. Pendant les nombreuses années qu'il avait passé en solitaire dans son bureau, Bill avait préparé cette intervention à merveille. Il avait épluché les plans des souterrains, marché de long en large le long des tuyauteries, examminant chaque aspérité, comptant la longueur de chaque couloir en nombre de pas, comptant mentalement les virages et les angles, pour préparer une éventuelle intervention dans le noir absolu. Bill avait aussi étudié à fond chaque espèce animale des abords de la centrale, il connaissait chaque espèce de libellule, de moustique, de moucheron, de pissenlis, d'orties, et bien sûr, les rats... C'était des Rattus Mordax, une espèce agressive qu'on croyait spécifique à l'Australie et qu'on croyait éteinte depuis 1982. Bill avait fait un papier là-dessus et l'avait publié à la prestigieuse revue "Nature". ça avait fait sensation. Des Rattus Mordax dans la drôme... Il avait été invité par la communauté de taxinomie parisienne et avait présenté un spécimen Rattus Mordax Drômo-BillTcherno à la grande galerie des espèces... Bill avait aussi trouvé des Ortica Ardens dans la pelouse de l'allée centrale, une espèce très rare d'ortie extrêmement toxique. Il avait trouvé Zozo, le chien de Yad Urab, le cuitot de la centrale, qu'était sur le dos, bleuâtre, les jambes dressées, un peu molles, quelques feuilles d'orties dépassaient entre deux canines... Ah... Tout ces préparatifs, tout ce travail pour ce grand jour... "C'est pas des cons de stagiaires qui vont m'gacher ça, pensa Bill. Je crois bien que ni Biji ni Ougadougou ne seraient de taille. Là c'est le grand jour pour l'vieux Bill. Le jour Ji comme qui dirait, J comme Biji pour Bill." <BR>Quelque chose dans le cerveau de Bill se mit à bourdonner doucement. <EM>Il est pas loin</EM>. Bill ralentit, tint fermement la tome de Savoie de sa main gauche et fit sauter le cran de sûreté de son 9 mm. Quelque chose bougea sur sa gauche, Bill se tourna, mais trop tard, le rat avait sauté sur son fromage et tenait entre deux paires de dents énormes la croute de la grosse part de tome. <EM>- Rend moi ça l'asticot</EM>. Et Bill ne lachait pas prise, d'une main il tirait sur le fromage. Il se pencha légèrement sur le côté pour poser délicatement son calibre au sol. "J'ai besoin de mes deux mains pour ça" Pensa Bill. Puis il fila une bonne giffle au museau de la bête qui ouvrit grand des yeux ronds. <EM>- Lâche ça l'ancêtre, ça ça apparatient à Yad Urab, un homo sapiens sapiens, pongidé !</EM> Et il lui fila une grosse baigne et un coup de tête au museau. Le rat lâcha prise, se mit sur les pattes arrières et poussa un sifflement qui envoya valser des pans entier de matière baveuse sur Bill, qui put protéger le fromage à temps en le faisant passer derrière le dos. <EM>- Saleté de Mordax, je vais te renvoyer en Australie vite fait bien fait. je vais te faire regretter d'avoir muté sale...</EM> Et le rat contourna Bill à une vitesse proprement incroyable et se saisit du fromage. Bill ne lâcha pas et lui envoya un nouveau coup de tête. <EM>- Fumier de pongidé, je vais te rogner la tronche !</EM> Le rat recula, se leva sur la pattes arrières, Bill put constater qu'il devait dépasser un peu les 3 mètres puisqu'il frolait le plafond de 5 m 50. Bill se sentait petit avec le fromage, il s'en voulait un peu, il se sentait lâche : il commençait à songer à abandonner le fromage au rat. "Tant pis pour Yad" pensa Bill. Et le rat lui envoya un coup de griffe terrible qui le propulsa loin derrière. Quand Bill se releva le rat avait le fromage dans la gueule. Bill se mis sur pied aussitôt, courrut en poussant un cri rauque terrible, le rat fonça vers lui, Bill se laissa glisser au sol, passa sous les pates du rat, se saisit du revolver, se releva en faisant volte face et vida son chargeur sur l'arrière crâne du rongeur qui s'affaissa. <BR>Quand Biji et Ougoudangounou arrivèrent avec la sécurité, Bill, une trace profonde de griffes dans le plastron, pleurait en tentant de dégager le fromage de la gueule du rat mort. Ils firent les yeux ronds face à la carcasse énorme, et Bill baissa les yeux sur les quelques bouts de fromage qu'il tenait entre les mains. - J'ai rien pu faire, dit Bill. C'est tout ce qu'il reste. Et Bill versa une larme.</FONT> <BR><BR><BR>
<P><FONT face="Times New Roman" size=3>C'est la sensation du filet de bave qui coulait sur son menton qui fit reprendre ses esprits à Mezouk. Durant tout ce long flash-back mental il était resté debout le regard dans le vide, la bouche pendante, si bien que malgré l'attention portée aux chefs d'équipe qui donnaient les instructions, pas mal de personne le regardait curieusement.</FONT></P>
<P><FONT face="Times New Roman" size=3>Il reprit ses esprits à temps. Il n'y avait que lui et Mak de l'équipe d'intervention zone 5 ce jour là, et il n'avait donc pas d'instruction de groupe à donner. Il avait raté l'organisation des trois premières équipes mais à présent Bill Tcherno allait prendre la parole et l'attente dans le groupe de technicien devint palpable. <BR>«&nbsp;Messieurs, bien que personne ici ne sache encore à quoi correspond cette diminution du volume de fumée, pas besoin d'être Sherlock Holmes pour deviner qu'il y a des boulons dans la soupe... l'équipe d'intervention 1 va donc partir examiner le réseaux hydraulique afin de vérifier qu'aucun acte de malveillance ne soit à l'origine de ce dérèglement. Pour les équipes 2 et 3 j'ai pas bien écouté mais ça sonnait stratégique. Moi et mon équipe on va contrôler les sous-sols -4 et -5. Histoire d'être sur <SPAN>&nbsp;</SPAN>qu'aucuns prétendants au trône de rongideux 1<SUP>er</SUP>, ou autres, ne veuille du rab de pruneaux. <I>j'me comprends</I>. Je pense que tous les rôles ont été distribués, messieurs dispersez-vous mais surtout restez groupés. Les jeunes vous z'êtes trop jeune pour vous douter mais disons que j'ai pas envie d'un nouveau carnage à cause de l'amateurisme de certains. Y'a qu'les anciens qui saisissent les tenants et les z'aboutissement, ouais j'me comprends&nbsp;».</FONT></P>
<P><FONT face="Times New Roman" size=3>Sur ce Bill tourna sur ses talons et s'élança dans l'air encore frais de la matinée finissante, les membres de son équipe en combinaison rouge sur ses talons. Ils n'avaient pas fait 10 mètres qu'une voix s'éleva du groupe des techniciens qui renâclaient à partir&nbsp;; «&nbsp;et attendez&nbsp;! L'équipe d'intervention zone 5, ils font quoi alors&nbsp;?&nbsp;».</FONT></P>
<P><FONT face="Times New Roman" size=3>Tous les regards convergèrent vers Mezouk et Mak qui, la tête rentrée dans les épaules, étaient en train de partir en douce en rasant le mur du bâtiment C.</FONT></P><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=598113&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Mezouk Agilix</category>
<pubDate>Fri, 26 Jan 2007 10:52:07 +0000</pubDate>
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<title>Dialogue du coeur de la marmitte</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-56951-billet-522660.html</link>
<description><![CDATA[<P><BR>Ceci est appellé dans le jargon "le coeur de la marmitte", parce que c'est ici que circulent quelques infos bien secrètes sur les histoires en fabrication. <BR><BR>Merci de présenter votre badge avant d'entrer.<BR><BR>Bien que cet espace soit plus précisément réservé aux auteurs, vos commentaires sont les bienvenus, peut-être parviendront-ils à influencer le destin de quelques personnages...</P>]]></description>
<category>Dialogue au coeur de la marmitte</category>
<pubDate>Fri, 26 Jan 2007 07:51:55 +0000</pubDate>
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<title>Lebon Flair</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-56951-billet-522189.html</link>
<description><![CDATA[<P align=justify><FONT face="times new roman,times" size=3><FONT color=#000066>Un matin peu banal, Lebon Flair, jeune homme de 19 ans, fait le tour des remparts de sa ville. A un endroit le rempart s'était écroulé et un bloc de pierre énorme bouchait le sentier, Flair le contourna et vit une main violette dépassant du rocher. La main était crispée sur un vieux parchemin. Au centre du mur éventré un petit coffre de bois était visible. Flair ouvrit le coffre et vit</FONT> à l'intérieur une paire de lunette d'apparence banale et couverte d'une fine couche de poussière. Il s'en empara, les essuya délicatement et les posa sur son nez. Il était dans la rue, seul par cette heure très matinale et il ne remarque rien&nbsp;; les lunettes ne grossissait pas la vue. Un peu dépité il s'apprêtait à partir lorsqu'il se souvint du vieux papier dans la main violette de ce qui devait un myope malchanceux. Il défroissa le papier et lu...<BR></FONT><FONT face="times new roman,times" size=3>Dans la ville endormi baigné par la lumière du jour naissant, quelques lève-tôt purent entendre un cri lointain qui venait des remparts&nbsp;: «&nbsp;YOUPIIII&nbsp;!!!&nbsp;»<BR></FONT><FONT face="times new roman,times" size=3>Lebon Flair parti en courant et en sautant de joie tandis qu'on pouvait lire sur le vieux papier jeté par terre «&nbsp;Carte du coffre aux lunettes qui voit le gens tout nus&nbsp;».</FONT></P><br /><P align=justify><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>Flair déambula en ville avec ses lunettes sur le nez. Les rues étant désertes il décida de passer prendre des pains aux chocolats à la boulangerie. Il n'y avait personne dans la boulangerie et il appela Georgette, la grosse boulangère... lorsqu'elle arriva derrière le comptoir il poussa un cri d'horreur les yeux figés sur son énorme ventre. Elle s'écria «&nbsp;Mais oh&nbsp;!&nbsp;» et lui mit une mite. Il ramassa ses lunettes et s'excusa «&nbsp;Fuis Déffolé&nbsp;», et s'apprêta à partir lorsque Lili, jeune paysanne du coin entra, fine, longue, mince aux formes gracieuse et enchanteresses. Flair, la joue enflée, les yeux exorbités, scruta de haut en bas puis de bas en haut la jeune fille. Un filet de bave s'échappa de son sourire béat. Une rapide gifle (provenant de Lili) siffla et fit voler ses lunettes. Georgette la boulangère, qui avait déjà fait le tour du comptoir les rattrapa au vol. Puis il saisi Flair par le col et le jeta dans la rue. Georgette dit à Lili «&nbsp;ça va ma petite t'en fais pas, si ch'abruti là y r'vient j'ui en colle une terrible&nbsp;! D'ailleurs comme j'ai ses lunettes y r'viendrai qu'ça m'étonnerait point&nbsp;».<BR></FONT><FONT face="times new roman,times" size=3>En effet à l'instant même Flair entra timidement dans la boulangerie&nbsp;; «&nbsp;efcuvez-moi, pourrais-ve reprendre mes lunettes&nbsp;?&nbsp;». Il reparti dans la rue sans toucher le sol.&nbsp;Flair se releva furieux et hurla à la boulangère (une fois au bout de la rue)&nbsp;: «&nbsp;J'm'en fous&nbsp;! Je reprendrai mes lunettes&nbsp;!&nbsp;».</FONT></P><br /><P align=justify><FONT face="times new roman,times" size=3>2 heures plus tard Flair revint dans la boulangerie affublé d'une fausse barbe, d'un chapeau et de lunettes de soleil. Il demanda une baguette et scruta le magasin à la recherche de ses lunettes et finit par les trouver, poser sur une table derrière le comptoir. Prenant une voix grave il s'exclama&nbsp;:<BR></FONT><FONT face="times new roman,times" size=3>«&nbsp;Mais ça alors&nbsp;! que font mes lunettes chez vous&nbsp;?&nbsp;»<BR></FONT><FONT face="times new roman,times" size=3>«&nbsp;Vos lunettes&nbsp;?&nbsp;»<BR></FONT><FONT face="times new roman,times" size=3>«&nbsp;Mais oui, il y a quelques jours un jeune voyou a volé mes lunettes et je voudrai que vous m'expliquiez ce qu'elles font chez vous&nbsp;?&nbsp;»<BR></FONT><FONT face="times new roman,times" size=3>La boulangère lui expliqua toute l'histoire et se confondit en excuses. Elle lui tendit les lunettes quand Flair entendit un «&nbsp;Scritch&nbsp;!&nbsp;». Par la suite Flair écrirait une longue lettre d'insulte au fabriquant de colle à postiche, mais pour l'heure il sortit dignement de la boulangerie et une fois au bout de la rue hurla «&nbsp;e me engerais&nbsp;!&nbsp;». Il est difficile d'articuler avec une baguette coincée entre les deux joues. <FONT color=#000066>Il déglutit, failli mourir étouffé en avalant la baguette puis eu un éclair de génie&nbsp;; «&nbsp;je sais quoi faire&nbsp;!&nbsp;». Il lui revenait en mémoire une nuit ou en marchant dans la rue il avait remarqué que la fenêtre de l'appartement de Georgette (juste au dessus de la boulangerie) était ouverte... il se rappelait aussi que sifflotant légèrement il avait réveillé Georgette. Elle lui avait lancé de toutes la force de son âge mur un sac de 50 kg de farine... puis un autre et enfin un troisième. Il était resté dessous jusqu'à ce que quelqu'un remarque la chaussure dépassant des sacs. L'idée germa en lui de rentrer de nuit dans l'appartement de Georgette et de récupérer ses lunettes.</FONT></FONT></P><br /><P align=justify><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>La nuit venu il se dirigea vers la boulangerie, deux pulls dans son sac-à-dos. Il escalada la façade par une gouttière jusqu'à la fenêtre et jetant un coup d'&#339;il à l'intérieur il put voir une énorme masse dépasser des couvertures (trop petites pour couvrir un telle surface). Contre la fenêtre il y avait un meuble chargé de bibelot (dont une collection de clochettes)&nbsp;; il fallait le sauter sans faire de bruit ni faire tomber d'objet.&nbsp; C'est là que les deux pulls lui servirent&nbsp;; il en attacha un sous son pied et l'autre à l'autre, de manière à étouffer les bruits de ses pas et ici de son saut.</FONT></P><br /><P align=justify><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>Le lit était prés du meuble, ainsi devait-il sauter avec précision entre le meuble et le lit ou Georgette débordait... la boulangère ronflait.</FONT></P><br /><P align=justify><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>Il s'élança. Une des manches d'un pull se détacha et fit vaciller une cloche de cristal. Flair chuta et il s'étala, sa tête s'arrêtant à deux centimètres de celle de la femme tandis qu'avec un de ses pieds il retint la cloche qui menaçait de tomber... le bruit assourdit de sa chute fit cesser de ronfler la boulangère qui fini par se retourner dans le grincement plaintif des lattes de son lit. Il soupira silencieusement et replaça la cloche. Il se redressa, marcha vers la porte en se félicitant d'avoir eu l'idée des pulls dont le seul inconvénient et qu'ils glissaient légèrement sur le parquet. Il ouvrit la porte qui grinça. La boulangère gémit «&nbsp;méeuuu&nbsp;! On peu pas dormir...&nbsp;», Ouvrit un &#339;il «&nbsp;quéque y se passe&nbsp;?&nbsp;».<BR></FONT><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>«&nbsp;Miiiaaouuu&nbsp;!!&nbsp;», imita Flair et elle resombra dans le sommeil.<BR></FONT><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>Il descendit l'escalier et entendit du bruit en provenance de l'arrière boutique, un cambrioleur&nbsp;? Non, George le boulanger qui faisait son pain&nbsp;!<BR></FONT><FONT face="times new roman,times" size=3>Flair passa devant la porte entrouverte de l'atelier et vit un petit homme sec et maigre, à l'air malheureux, s'affairait devant les fours à pain. Flair dépassa la porte sans se faire voir, alla dans la boutique, prit les lunettes qui n'avait pas bougé de place et les mit sur son nez avant de reprendre les escaliers. En arrivant dans la chambre il&nbsp;tomba nez-à nez&nbsp;sur l'informe Georgette nue sur son lit. Il ne put réprimer un cri d'horreur.</FONT></P><br /><P align=justify><FONT face="times new roman,times" size=3>Georgette se réveilla en sursaut. Flair comprit le danger de la situation. Il s'élança, sauta sur le gros ventre de Georgette, rebondi et s'envola par la fenêtre. Mais sa chute fut stoppée au milieu du vide&nbsp;; une des manches d'un pull s'était accrochée au meuble de la fenêtre. La tête à l'envers il essayait de tirer sur la manche du pull quand il vit dix gros doigts boudinés se posait sur le rebord de la fenêtre, suivit d'une grosse tête très en colère. </FONT><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>Flair tenta un «&nbsp;Miaoooooooou&nbsp;!&nbsp;» mais Georgette comprit l'astuce et le saisi par les chevilles. Alors avec la rapidité du félin enragé il saisit ses lunettes et les plaça sur le nez de Georgette. Puis il écarta les jambes. Georgette hurla, prit juste le temps de lui planter une clochette dans le front et le lâcha dans le vide.</FONT></P><br /><P align=justify><FONT face="times new roman,times" size=3>La nuit suivante Flair revint mieux équipé&nbsp;; tenu de commando noir, cirage sur le visage, harnais de sécurité, lunette infrarouge et pull sans manche sous les chaussures. Il lança un grappin vers le toit au dessus de la fenêtre de Georgette. Il accrocha d'abord un chat puis une gouttière et il escalada la façade. Comme il l'avait prévu Georgette avait fermée la fenêtre. Avec sa montre laser il fit fondre le loquet ainsi qu'une clochette. Il ouvrit doucement la fenêtre et constata que, comme il l'avait prévu, aux clochettes s'était ajouté boites de conserves, casseroles, billes et clous sur le plancher. Georgette ronflait sur son lit et un troisième pied dépassant de sous la couverture laissait deviner que George dormait lui aussi, sous Georgette. <BR>Flair constata que, comme il l'avait prévu, ses lunettes étaient accrochées au cou de Georgette. Il sortit ses ventouses et commença à se déplacer collé au plafond. Une fois arrivé à la verticale du lit il se laissa descendre en douceur suspendu à un filin accroché à une ventouse. Il prit une fine paire de ciseaux et entreprit de couper le cordon des lunettes. Soudain Georgette ouvrit les yeux et le fixa. Il réprima un hoquet d'effroi mais Georgette se retourna et se rendormit ignorant le cri étouffé de son mari. Flair comprit que si lui la voyait grâce aux lunettes infrarouges, elle ne pouvait l'avoir vu dans cette obscurité complète (c'était une nuit sans lune et sans lampadaires). Il soupira mais une goutte de sueur tomba de sa tempe et plongea dans l'oreille de Georgette. <BR>Elle se releva brusquement, frôlant Flair, donna un grand coup de poing à George et se rendormit. Flair entreprit alors de finir de couper le cordon. Il saisit délicatement les lunettes et les empocha. Il profita d'un bâillement de la boulangère pur lui placer une canine micro-émetteur-récepteur. Enfin il sorti de son sac la lettre qu'il avait préparé et l'accrocha au cou de la grosse femme.</FONT></P><br /><P align=justify><FONT face="times new roman,times" size=3>Le lendemain Georgette se réveilla, s'étira, mit une trempe à George pour se dégourdir la main puis constata avec étonnement qu'elle avait une lettre accroché autour du coup. Elle la déplia et lut&nbsp;;</FONT></P><br /><P align=justify><FONT face="times new roman,times" size=3>«&nbsp;Chère Georgette, ou plutôt devrais-je dire salle grosse pouffe,</FONT></P><br /><P align=justify><FONT face="times new roman,times" size=3>Tes minables billes et autres clous m'ont fait rire tellement il était enfantin de les éviter. Ainsi cette nuit je suis descendu au dessus de ta grosse masse graisseuse pour reprendre mon bien, puis je suis reparti aussi tranquillement que je suis venu, plus silencieux qu'un loup, en écoutant les gémissements de ta&nbsp;femelette de mari. On ne se moque pas impunément de Flair, grosse boursoufflure.</FONT></P><br /><P align=justify><FONT face="times new roman,times" size=3>Et sache que le jour ou la graisse t'éclatera le c&#339;ur, je viendrai cracher sur ta tombe.</FONT></P><br /><P align=justify><FONT face="times new roman,times" size=3>L. Flair&nbsp;»<BR><BR></FONT><FONT face="times new roman,times" size=3>Georgette resta interloquée quand elle entendit un petit bruit. Elle leva les yeux et découvrit Flair, tout rouge, qui malgré s'être débattu toute la nuit était resté suspendu à son filin coincé dans la ventouse.</FONT></P><br /><P align=justify><FONT face="times new roman,times" size=3><FONT color=#000066>Il déglutit et articula péniblement&nbsp;; «&nbsp;tout peupeupeu s'expliquer&nbsp;!&nbsp;». Il perdit deux dents et la ventouse se détacha. <BR>Il fut trainé à la cave, attaché à une chaise les mains derrière le dos. Il se félicita d'avoir au préalable placé l'écouteur de la micro-canine dans son oreille&nbsp;; «&nbsp;dis-moi George, passe-moi ta scie, ton marteau, ta bêche, de l'essence, des allumettes et le hachoir. On va resculpter l'ordure en bas...&nbsp;». Flair pâlit dangereusement. Mais il reprit confiance en lui. Il cracha son chewing-gum explosif dans la serrure de la porte, puis sa mini-lime d'une de ses dents creuses et entreprit de limer les chaines qui le retenaient.<BR></FONT><BR>Au bout d'un moment il entendit Georgette descendre les marches et à l' instant où elle allait tourner la poignée piégée sa voix grésilla dans son oreillette «&nbsp;zut j'ai oublié la râpe et les aiguilles à tricoter&nbsp;», et elle remonta. Flair fini par se détacher&nbsp; et trouva un soupirail qui donnait dans la rue. Avec un jet d'acide il l'ouvrit et sorti. Il s'éloigna en courant et entendit dans son écouteur «&nbsp;George, il faudra tout nettoyer après, je ne veux pas salir la boutique&nbsp;». Sur-ce elle tourna la poignée et la boulangerie explosa. <BR><BR>Une odeur de baguette cuite flotta deux jours sur la ville. On ne retrouva jamais George et Georgette. Et depuis on voit souvent un jeune garçon affublé de lunettes trainer dans les cafés, les universités, les rue fréquentés et les boites de nuits.</FONT></P><br /><P align=justify><FONT face="times new roman,times" size=3></FONT>&nbsp;</P><br /><P align=right><FONT face="times new roman,times" size=3><STRONG>Fin</STRONG></FONT></P><br /><P align=right><FONT face="times new roman,times" size=3>Villeneuve-lès-Avignon, 1997</FONT></P><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=597609&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Georgette et les lunettes</category>
<pubDate>Thu, 25 Jan 2007 10:10:50 +0000</pubDate>
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<title>Amytéglise, la maison du diable</title>
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<description><![CDATA[<FONT size=3><FONT face="times new roman,times"><B><SPAN><?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p>&nbsp;</o:p></SPAN></B><SPAN><o:p>&nbsp;</o:p></SPAN></FONT></FONT><SPAN><FONT size=3><FONT face="times new roman,times"><SPAN>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </SPAN>Alfrid le bon prêtre sortit du confessionnal ou le concierge l'avait enfermé par mégarde deux jours plus tôt. Il réprimanda le concierge, dans le respect de Dieu, d'un mini-crucifix dans l'&#339;il. Puis il se rua sur une boite d'Hostie qu'il dévora (la boite passa mal) en arrosant le tout de vin de messe. Son petit creux comblé il se calma et reprit ses exercices d'apnée dans le bénitier. <BR><BR></FONT></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>Dans son bénitier il pensait. Cette journée était plutôt banale mais la simplicité de sa vie le rendait heureux. Le sommeil commençait à l'envahir. Il se sentait reposé pourtant, il était calme, heureux... très heureux... Ah&nbsp;! Cette fraicheur de l'église, cet air pur... Il inspira profondément.<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>L'eau bénite le fit tousser si bruyamment que les vielles dames qui se recueillait se retournèrent et le virent la tête trempée prés du bénitier. «&nbsp;Hum&nbsp;! J'étais en train de bénir l'eau... lorsque je... me suis endormi... veuillez m'excuser mesdames&nbsp;». Un paysan très rustre qui était restait derrière une colonne, se leva et lui refit bénir l'eau puis s'enfuit rapidement, laissant Alfrid expliquer ses nouvelles quintes de toux à une robuste paysanne, Monique.<BR></FONT></SPAN><FONT face="times new roman,times"><SPAN><FONT size=3>Monique Tamaire, fière paysanne, s'expliqua poliment avec lui et c'est depuis cet entretien qu'Alfrid fut connu dans tout l'archevêché comme étant le prêtre qui bu un bénitier par les narines.<BR><BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT size=3>Alfrid, remit de ses émotions prit sa bicyclette pour faire sa tournée de visite matinale en cette belle journée de décembre 1851, ce qui était toujours très sportif car chaque matin des enfants plaisantins accrochaient des cadenas dans ses roues. Comme chaque matin (sauf celui d'hier puisqu'il était enfermé) Alfrid mit sa bicyclette en bandoulière et partit en courant dans la rue quand une calèche arriva en trombe. </FONT></SPAN></FONT><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>Il hurla «&nbsp;seigneur pitié&nbsp;! Un miracle, je ne veux pas mourir maintenant&nbsp;!&nbsp;». Comme par miracle Alfrid remarqua une bouche d'égout ouverte à deux pas de lui. Il se rua vers elle et y sauta dedans juste au moment ou les chevaux arrivaient sur lui. Alfrid comprit trop tard qu'il venait de sauter dans le puits du village qui faisait 25 mètres de profondeur. En tombant il fit sa prière favorite pour le saint roi Henrate.<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" size=3>Alfrid qui voyait toujours le coté positif des choses se dit que finalement cette chute lui avait permis d'apprendre des choses fascinantes. Par exemple Alfrid ne savait pas qu'il pouvait y avoir des requins blancs au fond des puits. Alfrid ne savait pas non plus qu'un être humain était capable de rester suspendu par les mains à une bicyclette coincée à travers un puits pendant deux jours.<BR><BR></FONT></SPAN><FONT face="times new roman,times"><SPAN><FONT size=3><FONT color=#000066>Alfrid avait froid, car en plein c&#339;ur d'un village d'Angleterre, en décembre, au fond d'un puits il fait rarement chaud. Il était en train de priait Dieu lorsqu'il entendit les pas de quelqu'un à coté du puits. Il aurait volontiers appelait au secours mais le requin dormait et il ne pouvait pas laissait pendre se jambes lorsque le requin guettait. Soudain il entendit un sifflement caractéristique de quelque chose de lourd qui fend l'air en chutant. Il ne put esquiver le sceau que venait d'envoyer Monique. La douleur le fit lâcher prise, il but la tasse mais réussi à se retenir de tousser car il avait le nez collé à celui du requin qui dormait encore. Le sot venait de se remplir et commençait à remonter. Alfrid s'y agrippa. Et entendit Monique se lamenter sur la lourdeur du sot</FONT>.<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT size=3>Quand Monique aperçut Alfrid accroché au seau elle lâcha la corde de surprise mais eut quand même le temps de lui mettre une beigne. Alfrid reprit le long cheminement vers la gueule grande ouverte du requin qui était maintenant bien réveillé s'étant pris la bicyclette dans la tronche. </FONT></SPAN></FONT><SPAN><FONT size=3><FONT face="times new roman,times"><FONT color=#000066>Il écarta de justesse la gueule du requin qui claqua vainement dans l'air puis il nagea jusqu'à ce qu'il soit en dessous de la bête. Le requin ouvrait de grands yeux ahuris&nbsp;; sa proie avait subitement disparue&nbsp;! Peut-être l'avait-il croqué&nbsp;? Alfrid était très content de s'être entrainé en apnée. Le requin finit par se lasser et se dit qu'un petit somme serait le bienvenu. Alfrid put remonter à la surface pour respirer.</FONT> <BR></FONT></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>Le père Alfrid n'était pas homme à se laisser abattre mais là il commençait quand même à perdre espoir. On ne peut pas tenir longtemps dans un puits en compagnie d'un requin affamé et dans une eau avoisinant les zéro degré. Soudain le sifflement se fit à nouveau entendre. Alfrid lutta pour réprimer un hurlement de douleur. Il s'accrocha au seau à moitié assommé et commença la lente remontée vers la lumière.<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>Georgette, une paysanne, elle aussi se lamentait. Mais cette-fois dès qu'Alfrid fut en haut il s'agrippa au parapet, de sorte qu'il n'eut que la beigne. En fait, les beignes. Alfrid tenu bon.<BR><BR></FONT></SPAN><FONT color=#000066><FONT size=3><FONT face="times new roman,times"><SPAN>Alfrid bénit Georgette et la poussa dans le puits. Il repartit à pied sans sa bicyclette, décidé à ne pas laisser sa tournée matinale être gâchée par ce petit contretemps, et rendit visite au premier fidèle de sa paroisse&nbsp;; Mr Grodin.<BR></SPAN><SPAN><o:p>&nbsp;</o:p></SPAN></FONT></FONT></FONT><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>TOC TOC&nbsp;! TOC&nbsp;!<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>DRiiNG&nbsp;! DRiiiiNG&nbsp;! DRiNG&nbsp;!<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>TOC&nbsp;! TOC&nbsp;! TOC&nbsp;! TOC&nbsp;! DRiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiNG&nbsp;!<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>HOOOOOOO&nbsp;!!!!<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>DRiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiNG&nbsp;!<BR><BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>Alfrid se rappela que Mr Grodin était sourd et ouvrit la porte. Heureusement Mr Grodin savait lire sur les lèvres et n'était pas muet, de telle sorte que l'on pouvait converser avec lui. Alfrid longea le couloir qui menait au salon de son ouaille. Thierry Grodin était assis dans un fauteuil au centre de la pièce, il lui tournait le dos et lisait un livre.<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>«&nbsp;Salut Thierry&nbsp;!&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>«&nbsp;......&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>Alfrid lui tapota le dos. Thierry sursauta se retourna et s'exclama&nbsp;:<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=4>«&nbsp;Père Alfrid&nbsp;! Quelle joie&nbsp;!!!!!&nbsp;».<BR></FONT></SPAN><FONT face="times new roman,times"><SPAN><FONT color=#000066 size=3>Alfrid, courbé en deux, les mains collé sur les oreilles, lui hurla&nbsp;:<BR></FONT></SPAN><FONT color=#000066><FONT size=4><SPAN>«&nbsp;</SPAN><SPAN>Moins fort&nbsp;! T'es sourd ou quoi</SPAN></FONT></FONT></FONT><FONT face="times new roman,times"><SPAN><FONT color=#000066 size=3><FONT size=4>&nbsp;?</FONT> Oh&nbsp;! Pardon&nbsp;».<BR><BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT size=3>Thierry était sourd mais susceptible. Thierry Grodin était musclé. Le père Alfrid savait encaisser. Ainsi ils conversèrent dans le meilleur des mondes. Le seule qui put s'en plaindre fut la fenêtre du premier étage que traversa Alfrid, qui poursuivi sa chute dans le puits du jardin. Alors qu'il tombait à grande vitesse vers le fond, Alfrid fut soulagé d'apercevoir des échelons. Il eut peur un moment qu'un requin ne l'attende au fond mais il fut vite rassurer&nbsp;: le puits était sec. </FONT></SPAN></FONT><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>Mais pas vide à en juger tous les tessons de bouteilles. «&nbsp;SCRATCH&nbsp;! KRUNCH&nbsp;! SPLOTCH&nbsp;! PISSSSSSSSS&nbsp;! (n'étant pas doué pour les onomatopées, l'auteur tient à préciser que là Alfrid s'est d'abord empalé sur une bouteille cassé et qu'ensuite il a commencé à pisser le sang). La blessure était au niveau de l'estomac et Alfrid ne savait pas où faire le garrot. Il remonta vite par l'échelle et fonça chez le rebouteux du village. Il frappa à la porte, le rebouteux ouvrit, vit l'ampleur des dégâts et s'évanouit. Alors Alfrid se dit qu'il ferait mieux d'aller voir un médecin. Ce qu'il fit.<BR><BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" size=3>Il sonna, attendit, resonna, attendit encore et se rappela que le médecin aussi était sourd. Il entra dans la maison et là quelle ne fut pas sa stupéfaction en voyant que le médecin n'était plus sourd&nbsp;! En effet le médecin était mort, une pierre attaché autour du coup, la tête la première dans son aquarium. Alfrid pria Dieu de le laisser en vie jusqu'à l'hôpital. A l'hôpital il ne se passa rien d'exceptionnel, si ce n'est qu'il entendit un hurlement lorsqu'on le descendit en ascenseur au bloc opératoire. Sorti de l'hôpital avec ses point de sutures tout neuf, Alfrid reprit sa tournée matinale là ou il l'avait laissé et se dirigea vers la maison de... Mme Vérolin&nbsp;!<BR><BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>Il marchait lentement en sifflotant et arriva finalement en vue de la grande maison blanche de style colonial de Mme Vérolin. Il sonna et aussitôt la porte s'ouvrit. Il entra, se retourna, mais... personne. Courant d'air&nbsp;? Hallucination&nbsp;? Ou fait paranormal&nbsp;?<SPAN>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </SPAN><BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>Mme Vérolin arriva en se précipitant et en pleurnichant vers lui&nbsp;:<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>«&nbsp;Ah&nbsp;! Sniff... vous êtes enfin venu... sniff... quelle maison horrible&nbsp;! C'est l'horreur&nbsp;! J'ai peur...&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>«&nbsp;Je sais, je sais...&nbsp;» Reprit le père Alfrid, «&nbsp;moi-même lorsque j'ai sonné j'ai vu de mes propres yeux la porte s'ouvrir toute seule&nbsp;!&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>«&nbsp;Ah&nbsp;! Mais non, ça c'est un installation de mon mari&nbsp;; quand on sonne, la porte s'ouvre&nbsp;».<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" size=3>Alfrid toussa un peu dans sa soutane, rouge de honte. Il reprit&nbsp;;<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" size=3>«&nbsp;Eh bien&nbsp;! Madame Vérolin, que se passe-t-il d'anormal&nbsp;?&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" size=3>«&nbsp;Ma maison est hanté&nbsp;!&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" size=3>«&nbsp;Que se passe-t-il&nbsp;? Apparition&nbsp;? Poltergeist&nbsp;? Démon&nbsp;? Voix satanique&nbsp;?&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" size=3>«&nbsp;Non, non, architecturalement elle est en T&nbsp;!&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" size=3>«&nbsp;...&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" size=3>«&nbsp;J'aimerais bien que vous l'exorcisiez, une amie m'a dit qu'il fallait toujours faire exorciser une maison en T par un prêtre&nbsp;!&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>«&nbsp;T bien&nbsp;! AH&nbsp;! AH&nbsp;! AH&nbsp;! T bien... très bien... en T... Ah&nbsp;! Ah&nbsp;! Jeu de mots... non&nbsp;?&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>«&nbsp;Écoutez père Alfrid, c'est sérieux&nbsp;! Déjà que vous ne venez plus depuis trois ou quatre matin...et que vous n'avez certainement aucun excuse valables, je vous prie de faire votre boulot correctement&nbsp;!&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>«&nbsp;Écoutez, c'est que je suis tombé dans un puits infesté de requins et que la mère Monique m'en voulait... j'avais sauté dans le puits pour éviter une calèche&nbsp;».<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>«&nbsp;Dites père Alfrid, vous vous foutez de moi&nbsp;? Cessez de plaisanter je vous prie&nbsp;! L'heure est grave, ma maison est en T&nbsp;!&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>«&nbsp;Excusez-moi, je n'étais pas conscient de la gravité de la situation&nbsp;».<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>«&nbsp;Bon, avez-vous besoin de quelque chose pour votre séance de spiritisme&nbsp;?&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>Alfrid n'avait pas mangé depuis quatre jours.<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>«&nbsp;Oh&nbsp;! Il me faudrait une bible, de l'eau à bénir (deux ou trois litres), de la farine, des &#339;ufs, du sucre en poudre et des pommes de terre qui serviront à la fabrication d'hostie anti-maison en T, et du pain. De plus il faut que vous me laissiez seul dans la cuisine. Ne me dérangez sous aucun prétexte&nbsp;».<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>«&nbsp;Vos désirs sont des ordres&nbsp;».<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>«&nbsp;Des ordres/ désordres&nbsp;! Ah&nbsp;!ah&nbsp;!&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>«&nbsp;Pardon&nbsp;?&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><FONT size=3><FONT face="times new roman,times"><FONT color=#000066><SPAN>«&nbsp;Non, rien&nbsp;».<BR></SPAN><SPAN><o:p>&nbsp;</o:p></SPAN></FONT></FONT></FONT><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>Une fois rassasiez, Alfrid vint trouver Mme Vérolin pour lui dire que tout était rentré dans l'ordre.<BR><BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" size=3>Alfrid décida que cela suffirait pour sa ballade matinale. Il rentra à pied vers sa petite paroisse, a travers les sombres ruelles de la petite ville enneigé. Il y avait beaucoup de misère dans les rues et Alfrid ne put s'empêcher de faire une bonne bataille de boule de neiges avec les clodos, qui très vite cessèrent de s'amuser quand Alfrid truffa ses boules de cailloux. Ils lui exprimèrent son mécontentement et c'est depuis ce jour que les détracteurs d'Alfrid l'appellent «&nbsp;pelle à neige&nbsp;». <BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>Il arriva à l'église pile pour l'heure de la messe. Il entra avec assurance et traversa avec élégance la nef pleine de monde. Il se fit plus petit lorsqu'il aperçut Monique, GEORGETTE, Mr Grodin, Mme Vérolin et le paysan rustre dans la foule. Il monta dans sa chaire pour le sermon, oublia la quatrième marche bancale, remonta dans sa chaire et commença son discours&nbsp;:<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>«&nbsp;Un peu de silence s'il vous plait... nous sommes le second dimanche de décembre, Noël approche. Si nous sommes réunis ce matin, c'est pour partager nos prières habituelles... patati patata... blablabla...que le seigneur soit avec vous&nbsp;!&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>«&nbsp;Et avec votre esprit&nbsp;!&nbsp;» répondirent en ch&#339;ur les fidèles.<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>«&nbsp;Entamons le chant de la page 13 du livret 1&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>«&nbsp;G zut est né&nbsp;!<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>G zut est mort&nbsp;!<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>G zut est ressuscité&nbsp;!&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>«&nbsp; Et G zut rompit le pain avec son couteau, le partagea avec ses zapôtres. Ils se saoulèrent la gueule. Et G zut était tellement bourré qu'il dit «&nbsp;buvez&nbsp;», en désignant le vin, «&nbsp;car ceci est mon sang&nbsp;! AH&nbsp;! AH&nbsp;! AH&nbsp;!&nbsp;». Jean le célèbre zapôtre lui répondit «&nbsp;et le pain c'est quoi&nbsp;? Ta chair pendant qu'on y est&nbsp;!&nbsp;». Ils rirent beaucoup.<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>«&nbsp;À présent prenons le chant de la page 18&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" size=3>«&nbsp;Je veux voir Dieu,<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" size=3>Le voir de mes yeux,<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" size=3>Joie sans fin du bienheureux<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" size=3>Qui peuuuuuut voir dieuuuuuu&nbsp;!&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" size=3>«&nbsp;Et G zut marcha sur l'eau sans se casser la gueule. Il dit à ses zapôtres «&nbsp;venez, c'est trop fastoche&nbsp;!&nbsp;», et ils marchèrent tous sur l'eau sauf Judas qui nageait. G zut dit avec compassion «&nbsp;Judas&nbsp;! Mais qu'est-ce que tu fous bordel de dieu&nbsp;! Marches sur l'eau&nbsp;!&nbsp;», Mais Judas prisonnier de sa fourberie répliqua «&nbsp;t'es malade&nbsp;? Elle est trop bonne&nbsp;!&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>«&nbsp;Chant de la page 74&nbsp;!&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>«&nbsp;Bénis sois-tu Satan, dieu du mal&nbsp;!<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>Ton règne viendra,<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>Tu enferm...&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>«&nbsp;Arrêtez&nbsp;! heum... prenez la page 174&nbsp;!&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>«&nbsp;Bénis sois-tu seigneur, dieu du bien&nbsp;!<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>Ton règne viendra, <BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>Tu enfermeras le mauvais dans une boite au fond d'un gouffre<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>Pendant 1000 ans&nbsp;».<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3><BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>Soudain une femme se rua vers l'autel, se jeta à genoux et pleura, pleura, pleura. </FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>Alfrid qui en avait ras la carotte lui dit «&nbsp;mais vous allez vous la fermer&nbsp;!&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>«&nbsp;Pardon&nbsp;?&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>Alfrid qui sentait peser sur lui le regard lourd de nombreuses paysanne, répéta sans se faire prier «&nbsp;Mais vous allez tout me raconter&nbsp;!&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>La femme&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;bonjour. Moi c'est jacqueline et c't y pas qu'c'est mon mari qu'y est envouté&nbsp;!&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>La foule&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;ôôôôôôôôôh&nbsp;!&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>Alfrid&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;est-ce un envoutement partiel et périodique ou un envoutement total à phase anti-biblico-religieuse&nbsp;?&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>La foule&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;???&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>La femme&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;ni l'un ni l'autre, c'est un dédoublement de personnalité avec des phases de violence incontrôlable et inconsciente, parfois accompagné par de puissant phénomène extérieur à l'enveloppe corporelle et plutôt paranormaux&nbsp;».<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>La foule&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;...&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><FONT face="times new roman,times"><FONT color=#000066><SPAN><FONT size=3>Alfrid&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;Je vois, je vois... Ecoutez jacqueline, pourriez vous attendre un instant&nbsp;? Je me prépare&nbsp;».<BR><BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT size=3>Alfrid quitta l'autel d'un air profond et impénétrable, démarche ambitieuse et fière qui prit fin à la quatrième marche. Il se releva immédiatement après une roulade avant contrôlée qui fut stoppé net par le piédestal de la vierge Marie. Il rejeta en arrière son capuchon, épousseta sa soutane et repartit en boitillant imperceptiblement. Il accéléra l'allure, se prit les pieds dans les fils du micro, se releva en boitillant visiblement et entra dans la pièce «&nbsp;interdite&nbsp;». <BR>Il referma la porte, se débarrassa de sa soutane, jeta ses mocassins et enfila un treillis, mis ses rangers, glissa une croix affuté dans une de ses chaussures.</FONT></SPAN></FONT></FONT><SPAN><FONT face="times new roman,times" size=3> Il mit une casquette kaki et des lunettes noires puis passa une mitraillette autour du coup avec des cartouches d'eau bénite en bandoulière. Il sortit de la pièce et traversa l'église sous les yeux médusé de la foule qui fixait le bras de ce prêtre timide sur lequel était tatoué «&nbsp;born to kill&nbsp;». Il s'arrêta devant jacqueline, cracha par terre, s'essuya le menton, et dit&nbsp;;&nbsp;«&nbsp;femme&nbsp;! Montrez-moi ou se trouve votre malheureux époux que je puisse faire reculer Satan devant la force de Dieu&nbsp;». <BR><BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" size=3>Jacqueline l'amena chez elle. Devant la porte d'entrée Alfrid entendit des hurlements atroces venant de la maison. Il dit à Jacqueline&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;mon Dieu&nbsp;! Il est puissamment envouté par le démon ou alors j'y connais rien, fois d'Alfrid&nbsp;!&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" size=3>«&nbsp;Ah non, là il crit parce que je lui ai coincé un orteil sous l'armoire normande pour pas qui s'échappe&nbsp;».<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>«&nbsp;...très bien... vous pouvez disposer&nbsp;».<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>«&nbsp;Attend l'curé... là j'crois qu'j'ai pas bien pigé...&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>«&nbsp;Bon. C'est pourtant simple&nbsp;; TU TE CASSE&nbsp;! Et tu... Aïe&nbsp;! Aïe&nbsp;!&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>Jacqueline de son bras musclé cognait Alfrid sur le mur.<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>«&nbsp;Non mais j'vais t'y apprendre moi à causer aux dames&nbsp;!!!&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>Une fois redescendu Alfrid reprit un air grave et fort. Puis, désignant du doigt une porte entrouverte «&nbsp;il est là&nbsp;?&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>«&nbsp;Oui&nbsp;».<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>«&nbsp;Bien, à présent auriez vous l'obligeance de bien vouloir me laisser entrez seul, s'il vous plait&nbsp;?&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>«&nbsp;Ouaip&nbsp;!!!&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>Alfrid entra, referma la porte... l'homme était là, appuyé contre l'armoire, habillé de noir. Alfrid remarque de suite que la température était étrangement basse. L'homme tourna son visage pâle vers le prêtre... il ricanât&nbsp;; un vent qui venait d'on ne sait où agitait ses cheveux. Alfrid alla refermer la fenêtre et demanda à l'homme&nbsp;:<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>«&nbsp;Qui es-tu&nbsp;?&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>L'homme d'une voix rauque et caverneuse répondit&nbsp;:<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>«&nbsp;LEUUU DEMON&nbsp;!!! AH&nbsp;! AH&nbsp;!&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>Alfrid ravala sa salive et remarqua que le démon souffrait d'une conjonctivite aiguë.<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>Le vent repris, accompagné du froid, la chemise du démon se gonfla, ses cheveux volaient dans tous les sens et ses yeux rouges fixaient le prêtre.<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>«&nbsp;Mais tu vas arrêter d'ouvrir cette fenêtre&nbsp;!&nbsp;» cria Alfrid. Il fut soudain projeté en arrière contre le mur. Il se releva, cracha au sol et sorti sa bible... «&nbsp;Que le mal quitte ton corps&nbsp;!&nbsp;», de sa main droite il brandissait une croix de fer.<BR></FONT></SPAN><FONT face="times new roman,times"><FONT color=#000066><SPAN><FONT size=3>«&nbsp;Qui es-tu&nbsp;?&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT size=3>«&nbsp;LEUU DEM</FONT></SPAN></FONT></FONT><SPAN><FONT face="times new roman,times" size=3>enageur&nbsp;! Ah&nbsp;! Ah&nbsp;!&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" size=3>«&nbsp;Ciel&nbsp;! Un démon farceur&nbsp;!&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" size=3>Il tira une rafale d'eau bénite sur le démon et hurla&nbsp;;<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" size=3>«&nbsp;QUI ES-TU&nbsp;?&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" size=3>«&nbsp; LEUUU DEMO...GRAPHE&nbsp;!&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" size=3>Alfrid s'empara du crucifix d'argent glissé dans sa ranger et le lança. Le crucifix passa à coté mais emporta quand même l'oreille gauche du démon. Alfrid l'avait raté à cause de l'obscurité. «&nbsp;D'ailleurs... il fait étrangement sombre pour cet heure de la journée...&nbsp;», Pensa-t-il. Puis il comprit et retira ses lunettes noires.<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>Le démon leva sa main droite et l'armoire se souleva, libérant ainsi son orteil.<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>«&nbsp;Mais qui es-tu&nbsp;?&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>«&nbsp;Des monts&nbsp;! Ah&nbsp;!ah&nbsp;!&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>Le démon abaissa la main et grimaça de douleur.<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>«&nbsp;Je ne te crois pas&nbsp;! Qui es-tu&nbsp;?&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>«&nbsp;Le pape&nbsp;!&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>«&nbsp;Oh pardon très saint père&nbsp;!&nbsp;» s'exclama Alfrid en se jetant aux genoux du pape. Au moment ou il allait embrasser la main du pape celui-ci lui envoya une sacré beigne. Alfrid compris qu'il avait été victime d'une ruse.<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>«&nbsp;Non&nbsp;! Tu n'es pas le pape&nbsp;! Rusé démon&nbsp;!&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>Un vent terrible se leva, des feuilles tourbillonnait dans la pièce, les deux hommes secouaient par les rafales se regardaient intensément. Le démon poussa un rugissement de lion et sauta sur Alfrid. Il s'effondra à ses pieds. Il leva la main, dégagea son orteil, se releva et chargea le prêtre. Alfrid lança un coup de pied retourné, le mal vola dans le mur, grogna et s'élança de nouveaux vers Alfrid. Ils se roulèrent par terre, s'étranglèrent, puis Alfrid sorti son couteau suisse et l'enfonça dans le ventre du diable qui mugit, et mourut.<BR><BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>La porte s'ouvrit sur jacqueline qui vit Alfrid au-dessus du corps sans vie de son mari qui baignait dans le sang. Alfrid, le couteau à la main ne put que dire&nbsp;;&nbsp;«&nbsp;le coup est parti tout seul...&nbsp;».<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" size=3>La rafale de beigne de jacqueline parti toute seule, elle aussi. Puis elle s'effondra en larme «&nbsp;bouhouou&nbsp;! Qu'est-ce que je vais faire maintenant&nbsp;? Moi, une pauvre femme si fragile&nbsp;!&nbsp;»&nbsp;<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" size=3>«&nbsp;Oui fé fa&nbsp;! bien fur&nbsp;!&nbsp;»<BR></FONT></SPAN><FONT face="times new roman,times"><SPAN><FONT size=3>Une seconde rafale parti. <BR></FONT></SPAN><FONT size=3><SPAN><FONT color=#000066>Lorsqu'Alfrid reprit connaissance il vit une jacqueline verte de rage s'approcher avec une hache à la main. Il contempla un instant la hache puis sorti du cirage et bondit en haut de l'armoire. Le corps sans vie du mari rouvrit un &#339;il rouge, bougea un peu la tête, et leva brusquement la main droite.</FONT></SPAN><SPAN> Le corps rabaissa la main, jacqueline hurla&nbsp;;&nbsp;«&nbsp;haaaaaaaaaaa&nbsp;! Mon armoire salaud&nbsp;!&nbsp;» Et elle trancha la tête de son mari. Alfrid, que ses multiples fractures faisait beaucoup souffrir, prit bien garde de ne pas crier et sorti en catimini par la fenêtre pendant que Jacqueline découpait le cadavre en petit morceau. Ce faisant il avait oublié qu'il était au premier étage. </SPAN></FONT></FONT><FONT face="times new roman,times"><SPAN><FONT color=#000066 size=3>Mais le plus embêtant c'était le puits construit en bas au pied du mur. Il eu peur un instant d'y rencontrer un requin mais fut à nouveau rassurer&nbsp;; ce puits aussi était sec. <BR>Cependant il apprit encore une chose fascinante... les crocodiles du Nil peuvent s'acclimater au climat froid.</FONT></SPAN></FONT><FONT face="times new roman,times"><SPAN><FONT color=#000066 size=3><BR></FONT></SPAN></FONT><FONT size=3><FONT face="times new roman,times"><SPAN>&nbsp;</SPAN></FONT></FONT><FONT size=3><FONT face="times new roman,times"><SPAN></SPAN></FONT></FONT><FONT size=3><FONT face="times new roman,times"><SPAN><FONT size=4>Fin<BR></FONT></SPAN><SPAN><o:p>&nbsp;</o:p></SPAN><SPAN><o:p>&nbsp;</o:p></SPAN></FONT></FONT><SPAN><FONT face="times new roman,times" size=3>Villeneuve-lès-Avignon, 1995<BR></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" size=3></FONT></SPAN></FONT></SPAN></FONT><SPAN><FONT face="times new roman,times" size=3></FONT></SPAN><SPAN><FONT face="times new roman,times" size=3></FONT></SPAN><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=596973&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Le pr&#195;&#170;tre Alfrid</category>
<pubDate>Wed, 24 Jan 2007 09:20:13 +0000</pubDate>
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<title>Dans la nuit</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-56951-billet-521031.html</link>
<description><![CDATA[<P align=justify><FONT face="times new roman,times" size=3><FONT color=#000066>Steve marchait silencieusement dans la ruelle sombre qui menait à la voiture de Pat, le contact qui devait l'intégrer au Q.C.M, le célèbre groupuscule terroriste qu'il devait espionner. Steve tata de sa main son imperméable pour vérifier qu'il avait bien son M6 9mm à viser-laser. <BR>C'est bon, il l'avait. Plus que 500 mètres et il y était. De brusques rafales de vents secouaient son imperméable&nbsp;; ses longs cheveux s'agitaient. Mais Steve continuait de marchait, tel un héros, d'une démarche solide et régulière. Une silhouette sombre, quasiment invisible, se tenait devant l'arrêt de bus mais Steve avait le coup d'&#339;il. Il l'avait remarqué. <BR></FONT><FONT color=#993300>300 mètres plus loin il passa devant un bar «&nbsp;au joyeux Q.C.M&nbsp;» mais il n'y prêta pas attention. Soudain son patron entra en communication dans son oreillette, malheureusement celle-ci avait un léger dysfonctionnement au niveau du réglage sonore et c'est depuis ce jour qu'on le nomme Steve le sourd.</FONT></FONT><BR></P><br /><P align=justify><FONT face="times new roman,times" size=3>Il arriva au lieu de rendez-vous, à la voiture de Pat. Ce qu'il vit était atroce. Le carnage était complet. «&nbsp;Pat a eu une mort digne&nbsp;» pensa Steve. En effet des inconnus avaient enfoncé la tête de Pat dans le pot d'échappement tandis que sa main était coincée dans la portière avant. Pat avait réussi à écrire quelques lettres de sang sur le bitume avant de rendre le dernier soupir, ce qui n'est pas une mince affaire dans un pot d'échappement. «&nbsp;STEVE, IL M'EST ARRIVE UN PEPIN. VA AU JOYEUX Q.C.M ET DIT LE MOT DE PASSE QUI EST «&nbsp;J'AI OUBLIE&nbsp;». ENSUITE DEMANDE A VOIR LE «&nbsp;BIG BOSS&nbsp;» QUI EST EN REALITE LE PATRON. STEVE MON POTE, JE CROIS QUE C'EST RAPE POUR LA PARTI DE PECHE DE CET ETE. ADIEU ARRG&nbsp;!&nbsp;»<BR></FONT><FONT face="times new roman,times" size=3><FONT color=#000066>Steve fit une prière tout en s'étonnant de la quantité de sang qu'il y avait dans un corps humain. Le sixième sens de Steve lui dit que le danger de mort était toujours présent. Il ne savait pas ou se trouvait le «&nbsp;joyeux Q.C.M&nbsp;». Comment faire&nbsp;? Il tomba soudain le nez sur un badge «&nbsp;MR Philebroken- Videur du Q.C.M&nbsp;». Cette étiquette était accroché à un homme en costume noir qui lui aussi d'ailleurs était noir mais un peu moins que le costume. L'homme en noir agitait ses lèvres depuis un moment lorsque Steve lui dit&nbsp;;&nbsp;«&nbsp;C'est pas la peine, je suis sourd et muet&nbsp;». L'homme en noir eu beaucoup de mal à le croire et Steve gouta au pot d'échappement d'une voiture garé à proximité.</FONT> <FONT color=#993300>Il en ressortit plus noir que la veste de l'homme qui l'était moins que sa veste et il le suivi le plus discrètement possible malgré le bruit que faisait sa mâchoire à chacun de ses pas.</FONT> L'homme noir avait disparu par une porte au coin d'une rue mais Steve pouvait encore entendait le faible bruit de ses pas derrière le mur. Il commença à creuser dans le mur avec son foreur en alliage polyméthanique, puis se résolu à toquer à la porte d'à coté sur laquelle était inscrit «&nbsp;au joyeux Q.C.M&nbsp;». «&nbsp;Hum&nbsp;! Je m'éloigne de mon but...&nbsp;», S'inquiéta-t-il. Une voix parla derrière la porte&nbsp;; «&nbsp;mot de passe&nbsp;?&nbsp;». Fier d'enfin comprendre quelque chose à cette histoire il s'exclama&nbsp;;&nbsp;«&nbsp;je vais m'en rappeler&nbsp;!&nbsp;» puis il se rappela qu'il était sourd et muet <FONT color=#000066>et qu'il ne valait mieux pas trop parler.</FONT></FONT></P><br /><P align=justify><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>Cette fois c'est un homme blanc en costume noir qui ouvrit la porte. L'homme commença à agiter les lèvres avec force. Steve lui répondit plein d'une colère froide qui le brulait&nbsp;«&nbsp;ferme la pauvre tâche&nbsp;! D'abord je suis sourd et muet et je ne perds pas de temps en bavardage inutile. Mon grand-père adorait la pêche. Et moi je cherche le Big B...&nbsp;». L'homme blanc avait une sacré force. Mais Steve savait encaisser et il lui dit «&nbsp;ouais ze zait... ze vais aller dans le pot d'ézappement...&nbsp;». L'homme blanc lui envoya une seconde rafale de coup de poing. Steve dans un dernier souffle murmura «&nbsp;ze veut voir le Big... Boss...&nbsp;».</FONT></P><br /><P align=justify><FONT face="times new roman,times" size=3>Il reprit lentement conscience la tête coincé dans la poubelle du bureau du Big Boss tandis que sa main était restée coincé dans la porte d'entrée. Le Big Boss l'aida à se dégager à coup de rango, l'assit sur une chaise et s'installa derrière son bureau. «&nbsp;Alors p'tit merdeux, qui est-ce qui t'as envoyé ici&nbsp;? Pourquoi tu voulais me voir&nbsp;? T'as intérêt à vite parler&nbsp;!&nbsp;»<BR></FONT><FONT face="times new roman,times" size=3>Le boss observait Steve qui restait silencieux. Celui-ci avait l'air très concentré et semblait réfléchir intensément. Soudain il explosa de rire. Le Big Boss furieux hurla «&nbsp;qu'est ce qui te fait marrer&nbsp;!&nbsp;»<BR></FONT><FONT face="times new roman,times" size=3>«&nbsp;Maaaaaaa&nbsp;! La super blague que j'ai trouvé&nbsp;! Les initiales de Big Boss c'est BB&nbsp;; Hou&nbsp;! Le petit bébé&nbsp;! HI&nbsp;! HI&nbsp;! HI&nbsp;! Hi&nbsp;!hi&nbsp;!hi hi...hi...heum... heu... le petit bébé, non&nbsp;? C'est pas marrant&nbsp;? Le petit bébé&nbsp;! ahahah...&nbsp;»</FONT></P><br /><P align=justify><FONT face="times new roman,times" size=3>Le Big Boss le regarda, effondré, puis se prit la tête dans les mains et murmura «&nbsp;oh mon dieu...&nbsp;». Steve un peu moins fier de son calembour lui dit penaud&nbsp;;&nbsp;«&nbsp;s'cusez moi m'sieur, je suis sourd et muet. S.A.M, ça s'prononce sourd et muet&nbsp;». Puis il alla se coincé la tête dans la corbeille. <FONT color=#000066>B-B lui donna un coup de main puis le fit passer par la fenêtre. Malheureusement la vitre était blindée. Le Big Boss, honteux et ridicule, ouvrir la fenêtre puis y fit passer Steve la tête la première. Pour s'occuper en descendant, Steve compta les étages. Il s'emmêla les pinceaux vers le 43eme car il allait vite.</FONT> Il continuait à chuter lorsqu'il aperçut un camion benne qui s'arrêta en bas en dessous de lui. Steve se dit «&nbsp;Dieu, si ce camion et plein de matelas je jure que j'achèterais des matelas toute ma vie&nbsp;!&nbsp;». L'impact eu lieu. Steve n'acheta plus jamais un clou.</FONT></P><br /><P align=justify><FONT face="times new roman,times" size=3><FONT color=#000066>Il se hissa hors de la benne, en grimaçant de douleur. Il tituba jusqu'à une cabine téléphonique et demanda une pièce à un passant qui lui répondit «&nbsp;désolé, j'ai pas un clou&nbsp;». Là s'en était trop, Steve ne supportait pas qu'on se foute de lui&nbsp;; il lui vola son argent et le jeta dans le camion benne. Le passant en ressortit et Steve lui fit découvrir à quel point Pat avait souffert.</FONT> Le passant faisait semblant de souffrir car le pot d'échappement du camion faisait 60 cm de large par contre Steve fut sincère lorsque le camion fit marche arrière. <FONT color=#000066>Steve essaya en vain de se dégager lorsqu'il entendit le chauffeur claqué la portière et lancer au commerçant d'en face «&nbsp;vous en faites pas j'en ai que pour une heure&nbsp;!&nbsp;». Steve décida de patienter. Il chanta des airs scouts pour passer le temps. Ce qui l'agaça fortement c'est le chien qui vint uriner sur la roue. Une fois l'heure passée et le camion reparti, Steve se mit au milieu de la chaussée pour arrêter la circulation et réquisitionner un véhicule. Il attendit longtemps, l'insigne à la main, mais aucune voiture ne se montra. Puis un passant lui appris que c'était un zone piétonne. <BR></FONT></FONT><FONT face="times new roman,times" size=3>Steve soupira, abaissa le bras et se fit percuté par une bagnole. Ce passant était un sacré farceur. Une fois relevé Steve couru le plus vite possible et finit par rattraper le passant qui était à moins de dix mètres (Steve avait mal). «&nbsp;U é ien outu de a eule&nbsp;!&nbsp;» jura-t-il. Il recracha l'essuie-glace et reprit&nbsp;; «&nbsp;tu t'es bien foutu de ma gueule&nbsp;!&nbsp;». Le passant lui répondit d'une voix atterré&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;vous avez déjà vu une rue piétonne avec des trottoir&nbsp;?&nbsp;». Steve resta muet quand soudain il aperçut le badge sur la chemise du passant «&nbsp;terroriste Q.C.M- les plus discrets, les moins cher&nbsp;». <FONT color=#000066>«&nbsp;J'ai oublié&nbsp;» rétorqua Steve.</FONT></FONT><FONT face="times new roman,times" size=3><FONT color=#000066><BR></FONT></FONT><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>-«&nbsp;Ah&nbsp;! Je vois que vous n'êtes pas un passant comme les autres... je vous avais sous estimé&nbsp;» dit le terroriste.<BR></FONT><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>-«&nbsp;Je veux revoir le Big Boss&nbsp;»<BR></FONT><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>-«&nbsp;Nooaooon, c'est pas la peine, tu fais pas le poids&nbsp;»<BR></FONT><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>-«&nbsp;Encore heureux, avec mes 1m12 si je faisais son poids je serais énorme&nbsp;»<BR></FONT><FONT face="times new roman,times" color=#000066 size=3>-«&nbsp;Écoute je fais te faire une confidence parcequ'on commence à se connaitre. Je suis en fait un espion à la solde de B.B et je suis à la recherche d'un tueur à gage fou dangereux du nom de... STEVE LE SOURD ET MUET&nbsp;!&nbsp;»<BR></FONT><FONT face="times new roman,times" size=3>-«&nbsp;Eh bien tu l'a devant toi&nbsp;!&nbsp;»<BR></FONT><FONT face="times new roman,times" size=3>-«&nbsp;Ha Ha Ha»<BR></FONT><FONT face="times new roman,times" size=3>-«&nbsp;Quoi ha ha ha?&nbsp;»<BR></FONT><FONT face="times new roman,times" size=3>-«&nbsp;Sourd et muet&nbsp;»<BR></FONT><FONT face="times new roman,times" size=3>-«&nbsp;Oui certes... c'est un peu dur à expliquer... en fait...&nbsp;»<BR></FONT><FONT face="times new roman,times" size=3>-«&nbsp;Te fatigue pas mec, ça marche pas. En plus Steve le sourd et muet c'est un balèze, il a un entrainement de fakir&nbsp;»<BR>-</FONT><FONT face="times new roman,times" size=3>«&nbsp;... Dis, ou est-ce que je peux revoir le grand patron&nbsp;?&nbsp;»<BR>-</FONT><FONT face="times new roman,times" size=3>«&nbsp;Qui ça&nbsp;?&nbsp;»<BR>-</FONT><FONT face="times new roman,times" size=3>«&nbsp;Le big boss&nbsp;»<BR>-</FONT><FONT face="times new roman,times" size=3>«&nbsp;Ah&nbsp;! Le super chef. Mais t'es fou&nbsp;! Le Big Boss est super recherché par la police et par des espions invisibles genres Steve, que personne ne connait, ni n'a vu&nbsp;!&nbsp;»<BR>-</FONT><FONT face="times new roman,times" size=3>«&nbsp;Ouais mais c'est juste pour le voir&nbsp;»<BR>-</FONT><FONT face="times new roman,times" size=3>«&nbsp;Ah si c'est pour le voir alors... tu le trouvera au casino de la ville. Allez ciao&nbsp;! Et la prochaine fois marche sur les trottoirs&nbsp;!&nbsp;»<BR></FONT><FONT face="times new roman,times" size=3>Steve lui dit adieu et reprit son chemin sur le trottoir. Une moto le faucha.</FONT></P><br /><P align=justify><FONT face="times new roman,times" size=3><FONT color=#000066>Il faucha à son tour la moto est fonça droit vers le casino. Après un bon quart d'heure de slalom entre les voitures du périphérique et après un mauvais quart d'heure à s'expliquer pour l'éraflure qu'il avait faite à une BMW dont le conducteur était ceinture noire de karaté, il arriva au casino. Il descendit de sa moto, entra dans le casino et repéra de suite un colosse d'à peu prés 7 ou 8 m3. À coté de lui se trouvait B.B.</FONT> Steve s'apprêtait à sauter sur le colosse quand il vit que celui-ci était armé d'un pot d'échappement ce qui le fit hésiter. B.B le reconnut à cet instant et hurla «&nbsp;Maillekeul&nbsp;! C'est lui le sourd et muet, attrape le&nbsp;!&nbsp;». Maillekeul regarda son boss puis regarda Steve qui chantonnait innocemment. Maillekeul démissionna.<FONT color=#000066> C'est à ce moment précis que Steve dégaina son 9mm. Il se dirigea calmement vers B.B qui tremblait de peur. Steve commença un discours&nbsp;;&nbsp;«&nbsp;vous êtes mort Big Boss... S.A.M. ça s'prononce mort. Vous avez tué Pat, mon meilleur ami, copain et camarade préféré. En plus c'était un collègue de travail. Donc d'une pierre quatre coups, vous m'avez amputé de mon bras droit&nbsp;! Je suis Steve LE SOURD ET MUET et je suis revenu pour venger Pat&nbsp;! Et aussi et surtout pour démanteler le groupe Q.C.M que vous avez fondé&nbsp;».</FONT> Big Boss lui dit&nbsp;; «&nbsp;Pa-as besoin de s'é-énerver... je vais tout t'expliquer&nbsp;» et il lui tendit une brochure publicitaire sur le fonctionnement du Q.C.M. Steve répondit «&nbsp;te fatigue pas mec, je suis sourd et muet de naissance et j'ai jamais appris à lire alors tu t'explique en causant&nbsp;!&nbsp;». <BR></FONT><FONT face="times new roman,times" size=3>Steve savourait ce moment historique car le Q.C.M avait mobilisé les services secrets du monde entier depuis plusieurs années sans aucun résultat et désormais plus rien ne l'empêcherait d'avoir par B.B des renseignements cruciaux pour l'équilibre du monde. Et tout ça grâce à lui.</FONT></P><br /><P align=justify><FONT face="times new roman,times" size=3>Steve regretta longtemps le coup de feu qui partit tout seul. Il avait au moins démantelé la tête du Big Boss qu'on appela par la suite Boss tout court. Mais cela ne suffit pas aux patrons de Steve qui pour le remercier l'envoyèrent sur une autre mission. Depuis maintenant plusieurs années Steve travaille à infiltrer une organisation très secrète&nbsp;: l'A.N.P.E.</FONT></P><br /><P align=right><B><FONT face="times new roman,times" size=3>FIN</FONT></B></P><br /><P align=right><FONT face="times new roman,times" size=3>Villeneuve-lès-Avignon, 1995</FONT></P><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=596278&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Steve, l'espion sourd-muet</category>
<pubDate>Tue, 23 Jan 2007 08:53:57 +0000</pubDate>
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<title>Malamut</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-56951-billet-520489.html</link>
<description><![CDATA[<P align=justify><FONT face="times new roman,times" size=3>Amassé au pied du château fort, une armée de 10 000 hommes attendait de donner l'assaut. Dans sa tente le Général Malamut était censé fignoler la tactique de bataille. L'attente se faisant fort longue le capitaine Bérénin fini par entrer dans la tente. Le général, tête appuyé sur le plan du château, ronflait bruyamment. Bérénin un peu surpris murmura :<BR>« Général ? Hum, hum... général ?... GENERAL ! »<BR>« Hein ! Quoi ? Qu'essiss passe ? On a gagné ? »<BR>« Général ! Vous... dormiez ? »<BR>« Hein quoi ? Ah non... pas du tout ! J'étais en train de... euh... de... de faire une expérience d'hypnose sur moi-même en vue d'endormir l'ennemi. Voilà, c'est ça ! »<BR>« Et ça marche ? »<BR>« Oui j'ai bien récupéré... euh non ! Je veux dire... c'est trop dangereux, l'hypnose peut se retourner contre nous !<BR>« Je vois, je vois... </FONT><FONT face="times new roman,times"><FONT size=3><FONT color=#000066>mon général je venais vous dire que nous attendons votre signal, nous sommes prêts ».<BR>Malamut passa ses troupes en revue et entama son discours devenu désormais un classique :<BR>« Mes amis, nous allons enfin détruire nos ennemis jurés. Je viens de finir d'élaborer la tactique de bataille (il évita le regard de Bérénin). Et ce plan est infaillible ! »<BR>« Quel est-il ? », cria un soldat curieux.<BR>Le général, soudain mal à l'aise, bégaya « il s'agit de...que...la guerre...... armes.... », Puis soudain hors de lui « qu'on m'enferme cet insolent, on le pendra dès l'aube ! Je suis le général et je tiens à faire régner le respect ! Car sans respect l'art militaire se résume à la... le... au... ENFERMEZ-LE ! VITE ! ». Et l'armée se mit en marche.<BR></FONT></FONT></FONT><FONT face="times new roman,times"><FONT size=3><BR>Une fois aux portes du château le General reprit la parole :<BR>« Soldat ! Nous allons gagner cette guerre et pour cela nous allons nous battre ! <BR>Si c'est nous qui sommes tué... on aura perdu ! <BR>Si c'est nous qui tuons les autres... on aura gagné ! <BR>Si nous rentrons chez nous il n'y aura pas de guerre ! <BR>Si nous nous rendons... la guerre sera finie sans qu'il y ai de mort ! C'est ça que vous voulez !<BR>Si nous faisons match nul nous recommencerons !<BR>Si vous me demandez mon plan vous êtes mort !<BR>Si vous dégainez votre épée... elle sera plus coupante que si vous la laissait dans le fourreau !<BR>Et enfin, si vous ne comprenez pas ou je veux en venir demandez à votre voisin ! »<BR>Tous les soldats se concertèrent.<BR></FONT></FONT><FONT face="times new roman,times"><FONT size=3><FONT color=#000066>Un soldat demanda au général : « mon général, et si on rentrait chez nous, comme ça pas de morts et on recommencera une autre fois ? »<BR>Le Général le regarda attentivement, eu l'air absent puis tendit au soldat une missive en lui disant ; « Tu me donnes des conseils ? Alors c'est toi qui ira leur lire la déclaration de guerre ».Le soldat, penaud, parti au château.<BR><BR></FONT></FONT></FONT><FONT face="times new roman,times"><FONT size=3><FONT color=#000066>Là-bas on l'accueilli chaleureusement et il fut même reçu par le roi en personne. Le roi lui demanda de quoi il s'agissait et il affirma qu'il apporterait son soutien au général si celui-ci le souhaitait. Le soldat lu ; « Cher Francis, je me permets de te demander si moi et mon armée pouvons passer la nuit chez toi dans la forteresse avant de reprendre la route demain matin. Malamut ». Le roi donna son accord et les soldats purent dormir au chaud. Le lendemain ils partirent comme convenu et attaquèrent par surprise vers 16h.<BR><BR>Le roi surpris organisa la défense en urgence. Sur les remparts les soldats discutaient ;<BR>« Ça baigne ? »<BR>« ouaip, ça baigne dans l'huile », dit le soldat occupé à l'huile.<BR>« Une marmite pour le créneau treize ».<BR>Un soldat équipé d'une lance à eau était occupé à éteindre les flèches enflammées avant quelles ne touchent la réserve de poudre. On l'entendit dire « Zut alors ! » et une vingtaine d'homme sautèrent dans les cieux tandis que le rempart ouest s'écroula sur l'armée du général.</FONT> <BR>3000 hommes périrent dans l'accident et le rempart ouest n'existait plus. Le général hurla à ses hommes : « repliez-vous !!! Le rempart&nbsp; était piégé ! On va attaquer par le sud !!! ». Un soldat avança timidement : « Mais général... si on profitait de cette énorme brèche pour entrer dans le château ? ». Le soldat fut condamné pour son insolence à réparer la brèche. Toute l'armée se déporta sur le rempart sud.<BR>Dans son château le roi Francis avait du mal à suivre la tactique de Malamut. Il comprit encore moins lorsqu'il vit arriver un soldat ennemi qui demanda la permission de prendre des blocs de pierres et du ciment pour réparer le rempart.<BR><BR></FONT></FONT><FONT face="times new roman,times"><FONT size=3><FONT color=#000066>Pendant se temps Malamut ordonnait le déploiement des catapultes pour bombarder de rochers la citée ennemis. Le premier rocher parti trop loin et ne fit qu'un mort ; un ouvrier qui travaillait sur le rempart Ouest. Le General fou furieux régla lui-même une double catapulte mais il du trop réduire la portée de tir car les deux rochers partirent à la verticale, l'un détruisant la catapulte, l'autre faisant trois morts. Les moral de troupes commençait à baisser et le général les remotiva : « Allez un peu de nerf ! Si vous continuez comme ça on est tous mort.... Blablabla...le plus dur reste à faire...m'étonnerais qu'on y arrive avec des bras-cassés comme vous...blabla... CHARGES !!! »<BR>Les soldats, très dévoués, chargèrent</FONT> contre le mur pour lui faire plaisir mais une fois au pied du rempart ils durent se tourner vers lui pour lui demander ce qu'il fallait faire maintenant, oubliant qu'il est déconseillé de rester au pied d'un rempart en pleine bataille dans un pays ou l'on a découvert l'huile depuis des siècles et le feu encore plus. C'est acte de bonne volonté se solda par 15 morts. Le général resta calme : « ESPECE D'ABRUTIS !!! Qu'est-ce qu'on fait quand y a un mur qui gène ? On le grimpe ou on le casse !!! Et après qu'est-ce qu'on fait ? »<BR>Un petit malin répondit : « on le reconstruit ? ». Il fut attaché sur une catapulte, pour une fois bien réglée, et s'écrasa sur les remparts.<BR><BR></FONT></FONT><FONT face="times new roman,times"><FONT size=3><FONT color=#000066>On tira de nouveau des flèches enflammées et des feux partirent dans l'enceinte du château. On pouvait entendre les soldats sur les remparts ;<BR>« Oh ! Dites donc, ça chauffe en bas ! »<BR>« C'est bon pour l'huile ».<BR>Les soldats du roi eurent l'idée de jeter des tonneaux d'alcool sur les archers lanceur de flammes et des étoiles filantes vivantes se dispersèrent dans la plaine en zigzag.</FONT> Bérénin qui regardait la bataille sur son transat commençait à ne trouvait ça plus drôle du tout. Il quitta son transat (qui l'instant d'après fut détruit par un rocher catapulté par son camps) et alla trouver le général. Celui-ci persistait à vouloir régler lui-même les catapultes, au grand soulagement des ennemis.<BR>« Général ! »<BR>« Quoi je gère mal !! Qui a dit ça ? »<BR>« Un ennemi là-bas...je viens vous trouver pour vous suggérer d'attaquer par la brèche du mur Ouest. Comme ça plus d'huile, plus de mur, et surtout plus de catapulte... »<BR>« Vous déraillez Bérénin ? Ils ne nous ont même pas encore catapultés. »<BR>« ...je supposais simplement...un avenir proche... »<BR>« Ah ! J'aime mieux ça. Pour en revenir à votre idée, elle est ridicule. Comme je l'ai déjà dit l'endroit est piégé. C'est truffé d'explosif ! »<BR>« Je songeais plutôt à une réserve de poudre qui aurait sauté ».<BR>« Ttt !ttt !ttt ! Bérénin, attention à la catapulte... »<BR>« Bon, je retourne sur mon transat... »<BR>« C'est ça, c'est ça... mais ? (voyant le transat) ça vous prend souvent d'installer votre transat sous un rocher ?? »<BR><BR>Peu de temps après le Général réuni ses troupes. « J'ai eu une idée géniale !». Le soldat qui murmura « c'est bien la première fois » servit aux réglages des catapultes. « Nous allons attaquer le château par la brèche du coté ouest, comme ça pas d'huile, pas de mur, et surtout pas de catapultes !!! ». Beaucoup de soldat ne saisirent pas très bien la dernière allusion. Ceux qui avaient été estropié par un bloc en revanche la trouvèrent très drôle.<BR><FONT color=#000066>Ils arrivèrent en masse à la brèche, laquelle avait été considérablement réduite, le soldat punis ayant fait du bon boulot. Il restait néanmoins une ouverture de quelques mètres de large. Malamut hurla « Chargez !!! » et les hommes chargèrent tous ensemble, des milliers d'hommes se précipitant dans la brèche. On dénombra 313 morts, étouffés et piétinés dans le passage étroit. Une fois à l'intérieur les hommes perdirent momentanément espoir en voyant des rochers s'écraser sur eux. De l'autre coté Malamut avait enfin réussi à régler les catapultes. <BR>Soudain la pluie de rocher cessa aussi soudainement quelle avait commencé. Les soldats comprirent qui avait convaincu le General d'arrêter d'utiliser les catapultes en voyant Bérénin survoler la ville à une vitesse impressionnante avant de s'enfoncer dans un énorme tas de foin. Il s'épousseta, remercia dieu, puis l'insulta quand il vit tomber autour de lui quelques flèches enflammées. Il comprit mieux l'expression « bruler comme un feu de paille » et courut s'éteindre dans un abreuvoir</FONT> que malheureusement les soldats avaient rempli d'alcool pour asperger les archers de Malamut. Bérénin, torche humaine, courait dans tous les sens, enflammant les chaumières du château, sous l'&#339;il des soldats impressionné par tant de patriotisme. Il finit par s'éteindre sous un rocher envoyé par Malamut. Mais Bérénin, très résistant, s'en tira.<BR>Malamut venait juste d'arriver d'entrer dans le château ;<BR>« Alors Bérénin, ou en sommes-nous ? »<BR>« Mon vénéral, nous afons détruit plus de 80 pourfent de leur chaumières. Fé la panique, nous afons l'avantave et veu fouffre ».<BR></FONT></FONT><FONT face="times new roman,times"><FONT size=3><FONT color=#000066>Le général dit « nous avons gagné une victoire mais la guerre ». Un soldat ne put réprimer un sourire, ni un fou rire. Il servi à allumer une chaumière. Lorsque ses hurlements cessèrent Bérénin dit à son général ;<BR>« Le roi se cache on ne sait ou. Peut-être les prisonniers le savent-ils ? »<BR>« Non ! Et de toutes façon ils ne parleraient pas ».<BR>« Peut-être qu'assis sur une catapulte leur langue se dénouerait ? »<BR>« J'ai une idée !!! »<BR>Et Malamut s'amusa avec les prisonniers qui, bien qu'apparemment ne sachant pas ou était le roi, furent projeté ficelés sur des rochers. Le dernier d'entre eux se souvint subitement ou le roi se cachait et il parla, ce qui ne l'empêcha pas d'aller s'écraser sur le rempart (à 3 mètres de la catapulte).<BR>Le roi était donc dans sa chambre depuis le début. Mais son toit étant en chaumière, son plancher en bois et sa cave rempli de vin</FONT> il en était sorti après avoir vu par la fenêtre Bérénin en flamme. A présent il était dans la cour entouré d'une dernière escouade de soldats. Malamut l'encercla avec ses troupes et des catapultes chargées.<BR>« Alors Francis ! Tu as été surpris pas notre attaque surprise ! Hein ? Avoue ! »<BR>« Oui, surtout après que tu ai passé la nuit ici »<BR>Les soldats de Francis pouffèrent de rire.<BR>« Ouais c'est ça, rigole ! En tout cas c'est moi qu'est gagné la victoire cette fois-ci ! »<BR></FONT></FONT><FONT face="times new roman,times"><FONT size=3><FONT color=#000066>« Je te remercie d'avoir utilisé tes catapultes ! ». Les soldats pouffèrent.<BR>« Riez ! De toute façon on vous tuera tous !! ». Les soldats pouffèrent encore.<BR>Malamut fou de rage ordonna à ses archers de tirer. Les soldats de Francis ne riaient plus. Ils s'effondrèrent ainsi que le roi. </FONT></FONT></FONT><FONT face="times new roman,times"><FONT size=3><FONT color=#000066>Malamut hurla haut victoire, ses soldats hurlèrent aussi (mais plus de peur), et il les remercia « merci, merci, mais je n'y suis que pour peu et... ».&nbsp;<BR>Un soldat ennemi qui avait rampé derrière lui allait le poignarder mais les archers furent plus rapide et lui décochèrent une volée de flèches. Le soldat s'effondra raide mort. Seulement quelques archers avaient manqués de précision et le général s'effondra aussi, transpercé d'une douzaine de flèches.<BR>Ainsi mourut Malamut, un grand général de l'Histoire. Bérénin fut appelé par le mourant qui lui souffla ces derniers mots : « je te confie... arg ... mes... catapultes... et...arg....mon rang... adieu... ARG ! »<BR></FONT>« Comptez sur moi général ! Du moins pour le rang ».<BR>Bérénin se redressa, les soldats l'acclamèrent et le proclamèrent nouveau général. Bérénin pour prouver qu'il serait un bon chef, fit détruire toutes les catapultes sauf une, destiné à un mémorial pour Malamut. Puis il remarqua parmi les vaincus une magnifique jeune femme qui nettoyer les tâches des sangs des soldats. Et c'est ainsi que Bérénin épousa Juliette, arrière petite-fille de Roméo pour une grande vie sans tâches...</FONT></FONT></P><BR><br /><P align=justify><BR>&nbsp;</P><BR><br /><P align=right><FONT face="times new roman,times" size=3>Fin<BR>Villeneuve-lès-Avignon, 1996<BR></P></FONT><BR><br /><P align=justify><BR></P><BR><br /><P align=justify><FONT face="times new roman,times" size=3></FONT>&nbsp;</P><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=595630&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Malamut</category>
<pubDate>Mon, 22 Jan 2007 12:38:57 +0000</pubDate>
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