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<copyright>Copyright 2008 Blogg</copyright>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 13:34:38 +0100</pubDate>
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<description>L'Antechrist est un petit capitaliste frustré...</description>
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<title>Stairways.2.L</title>
<language>fr</language>
<category>Blogg</category>
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<title>(Antechrist Dance Party) La Tecktonik Chrétienne...</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-55750-billet-933221.html</link>
<description><![CDATA[<div align="justify"><i>(Photo : Rire méphistophélique de Néleika) </i></div><br><div align="justify">     Le monde est toujours aussi ridicule ; cela me vaut parfois de longues soirées de fous-rires démoniaques. <b>Antéchrist</b> plutôt porté à vivre avec son temps, je manifeste en général un grand intérêt pour la musique. Je me déhanche de temps à autres dans des boîtes branchées, je passe des nuits blanches à onduler dans le noir, transpirant au milieu des foules de la jet-set la plus extrême, de l'alternatif le plus ultime, des désaxés les plus étranges... Normal, me direz-vous. J'ai un rang à tenir ! Cependant, cela me permet d'être aussi au courant des dernières tendances, chose cruciale pour qui vise à la totale <b>décadence de l'Humanité</b>. A l'émergence de la <b>tecktonik</b>, j'ai bien cru que mon Règne était imminent. Et puis...décidément, il faut que je vous raconte.<br><br>

Pendant que les petits métalleux s'agitent sur les nouveaux Metallica, Motörhead ou AC/DC, à l'arrière des chapelles qu'ils exècrent et qu'ils parodient, un nouveau genre est en train de naître : la <b>Christian Tecktonik</b>. Etonnant ? Ça, je suis bien d'accord : rien que le nom a nécessité, je crois, une encyclique ou une bulle papale - l' <b>Eglise Catholique et Romaine</b> à la pointe de la hype la plus éphémère ? Oh, non ; juste une légalisation de routine, un point de détail : le nouveau passe-temps des jeunes ouailles quand la fièvre du samedi soir les prend <b>(ce truc-là ne respecte rien, ni sexe ni confession - c'est bien une idée de mon Maître !)</b>. Il faut qu'ils se bougent, qu'ils dépensent en mouvement vains leur dangereuse énergie ; autant que ce soit dans quelque chose de <b>plus-rigoriste-que-ça-tu-meurs</b>. Le truc, c'est de rester pieds joints et de garder les bras tendus. On ondule comme un <b>christ</b> en croix dans la tempête, les extrémités fixées par d'invisibles clous - <b>je sais, c'est barbare</b>. On les voit remuer la tête, le ventre et les hanches à toute vitesse, un peu comme s'ils mimaient l'électrocution : c'est <b>tordant</b>. Assis au bar dans un coin sombre, remuant l'olive dans mon cocktail, dans un sens, puis dans l'autre, je les observe. Plus je les vois plus je sens monter en moi un rire luciférien. '<b>DJ Stigmate</b>' se déchaîne aux platines, comme s'il voulait faire bouger jusqu'à l'écorce terrestre ; les <b>sacrifiés volontaires</b> sont en transe, images grotesques, absurdes, épileptiques. <br><br>

« <b>Par malheur pour tous ces petits martyrs, le ridicule ne tue pas...</b> »<br><br>

La voix qui me susurre ces mots à l'oreille, je la connais : un ton légèrement piquant, relevé, une haleine douce et délicatement glacée...la <b>Fille au Glaçon</b> ! Enfin ! Mon c&#339;ur d'<b>Antéchrist</b> fait un bond dans ma diabolique poitrine ; elle est là, dans l'ombre, à côté de moi. Un frisson me parcourt de bas en haut quand son regard me croise ; d'excitation, certes, mais aussi d'orgueil : mon stratagème a fonctionné ! Elle est venue à moi, encore, attirée par le phénomène qui se trémousse encore sur la piste de danse ; et si j'ai lieu d'en tirer une fierté légitime, c'est qu'il faut que je vous fasse un aveu : la <b>Christian Tecktonik</b>, ce phénomène de mode stupide, cette aberration chorégraphique au summum de l'énorme et du ridicule...hé bien, <b>c'est Moi qui l'ai inventée</b>.
<br><br><br>
Signé : <b>Cousin Gat'&amp; Cousin Greg'.</b><br></div><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1024142&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Antechrist</category>
<pubDate>Mon, 01 Dec 2008 12:23:40 +0000</pubDate>
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<item>
<title>Burnin' Present... (2)</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-55750-billet-881366.html</link>
<description><![CDATA[<div align="justify">Il me vint à l'esprit que, peut-être, c'étaient mes émotions qui contrôlaient l'apparition des flammes ; après tout, c'était mon dépit à la lecture du bouquin de l'<b>ex-révolutionnaire</b> qui avait provoqué son impitoyable destruction... Je me livrai donc à quelques expériences, touchant tout ce qu'il y avait d'inflammable à ma portée : le calendrier tint bon, de même que <b>le Figaro</b> et ma serviette de bain. Pas de souci non plus avec le papier hygiénique - important, même s'il me restait dans le cas contraire l'élégante solution des WC japonais - ni avec le dernier bulletin de la <b>S.M.T.V.</b> ; en revanche les prospectus furent réduits en cendres, de même que <b>Libération</b> et que le contenu de la corbeille à papiers. Exit aussi les vieux rideaux du salon, que j'avais toujours trouvé détestables...<br><br>

Après quelques jours, je parvins à peu près à éviter de mettre le feu à tout ce que je n'appréciais pas ; par sécurité j'avais décidé de porter systématiquement des gants pour aller faire mes courses ou fréquenter les kiosques à journaux. Serrer des mains devenait un exercice périlleux ; ce qui peut s'avérer handicapant lorsqu'on est comme moi tenu d'assister à de multiples réunions, conférences et autres obligations mondaines... Il allait me falloir un professeur. Quelqu'un qui m'enseigne un moyen efficace de <b>gérer mes émotions</b>, de contrôler en toutes circonstances <b>ma température corporelle</b>... Je bondis sous le coup d'une inspiration soudaine, presqu'une illumination : la <b>Fille au glaçon</b> ! Elle qui savait si bien s'y prendre pour faire <b>grimper la température</b>... Et puis, avec son étrange habitude de suçoter des glaçons à longueur de journée, elle devait en connaître un rayon sur le sujet. Je résolus de la contacter d'urgence...<br><br>
<b>- A suivre - 
</b>
<br><br>
Signé : <b>Cousin Gat'.</b><br></div>]]></description>
<category>Antechrist</category>
<pubDate>Thu, 16 Oct 2008 09:29:32 +0000</pubDate>
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</item>
<item>
<title>Burnin' Present... (1)</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-55750-billet-823929.html</link>
<description><![CDATA[<div align="justify">Pendant que votre petit Monde tourne lentement, au rythme des commémorations pléthoriques et ridicules d'une révolte qui fut sexuelle <b>(ou n'a pas été)</b>, le mien est en pleine <b>Révolution</b>. Ça gronde sous vos pieds, vous ne sentez pas une petite odeur de soufre ?<br>
<br>
Cela a commencé chez le fameux bouquiniste que je fréquente assidûment, quand j'ai eu en mains le dernier écrit de Daniel Cohn-Bendit ; je lisais la quatrième de couverture et, tout à coup, une odeur de brûlé. Je me retourne, terrifié à l'idée que le réchaud à pétrole qui sert de chauffage au vieil homme se soit finalement renversé sur la pile instable de comics érotiques placée - <b>judicieusement</b> - près de l'entrée de l'échoppe ; mais à ma grande horreur il m'apparut que c'était de mes mains que venait la fumée ; de mes mains, et du bouquin qui se tordait en se consumant dans mes doigts... Sans réfléchir, je me précipitai à l'extérieur et noyai le brûlot <b>(au sens littéral du terme, surtout pas au sens figuré)</b> dans le premier caniveau venu ; puis je considérai, perplexe, mes paumes rougies et mes doigts couverts de cloques douloureuses. Comment était-ce possible ? Pris d'un soupçon, je touchai prudemment une vieille affiche, sur une palissade de bois, et m'écartai d'un bond : mais il ne se passa rien.
<br><br>
De retour chez moi, tout en hydratant mes mains brûlées je réfléchis à l'incident : jamais auparavant je n'avais mis le feu à quoi que ce fût - <b>en tout cas pas avec mes seules mains nues</b>. Ceci dit, je réalisai que mon anniversaire approchait ; peut-être un cadeau démoniaque de mon <b>Maître</b> ? Qui sait... A la réflexion, c'est bien le plus probable : c'est tout à fait son style. Mais je ne lui poserai pas directement la question ; il est assez facétieux pour ne pas répondre. A présent se pose un nouveau problème : <b>comment maîtriser ce nouveau pouvoir ?<br><br></b>
<b>- A suivre - 
</b>
<br><br>
Signé : <b>Cousin Gat'.</b><br></div>]]></description>
<category>Antechrist</category>
<pubDate>Mon, 16 Jun 2008 13:51:49 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-55750-billet-823929.html</guid>
</item>
<item>
<title>Le Comité Secret... (2)</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-55750-billet-758013.html</link>
<description><![CDATA[<div align="justify"><br>    La nièce de la boulangère bondit plutôt qu'elle n'alla se placer, derrière le pupitre :<br>
<i>« Encore une fois ce fut affreux ! Lundi, Mme Boudard m'a souri dès son entrée ; on voyait bien à son air réjoui qu'elle pensait : ma petite, si tu avais mieux travaillé tu n'aurais pas à faire ce boulot miteux ! Rendez-vous compte, elle osait... Pareil, les trois gamins qui sont entrés mercredi pour acheter des chocolatines ; c'est bien simple, ils riaient entre eux, pas besoin de vous faire un dessin... »</i><br>
Elle se tut, <b>submergée par une émotion visible et touchante</b>. Un murmure de soutien parcourut l'assistance, et le commis de la bouchère applaudit ; sans nul doute il comprenait très, très bien - par son expérience personnelle et professionnelle - ce que la pauvre avait pu endurer. La pharmacienne vint la prendre par l'épaule, doucement mais fermement, et prit ensuite sa place :<br>
<i>« J'ai eu moi aussi, vous vous en doutez, ma dose d'avanies cette semaine. Mardi, deux petits jeunes ont fait irruption - c'est le mot - dans mon officine ; des amoureux. Et ils ne le cachaient pas ! On les entendait roucouler de loin, ils se frottaient l'un contre l'autre comme deux petites bêtes. Je suis sûre qu'ils le faisaient exprès ; comme si tout le monde dans le quartier ne savait pas que mon Marcel s'est enfui il y a quinze ans avec ma première préparatrice ! Mais croyez-moi, je leur ferai regretter tous ces affronts... »</i><br><br>

Elle en perdait presque son sang-froid, sa voix tremblait ; <b>et dans l'ombre je goûtais sa haine en connaisseur</b>. La bouchère à son tour vint témoigner derrière le pupitre de l'insoutenable aplomb de ces gens qui osaient se plaindre qu'elle ne leur donnait pas ce qu'ils avaient commandé : comment pouvaient-ils mettre ainsi en doute sa bonne foi ? Savaient-ils ce qu'était sa vie en dehors du magasin ? Si elle souffrait dans la vie de tous les jours de ses problèmes de mémoire ? Certainement non ! Il allait falloir montrer à tous ces gens de quel mépris on était capable, en réponse à leur insultante bonne humeur... De mon côté, je riais intérieurement ; tous ces gens de la <a href="http://" target="_blank" title="...Victimes Vindicatives du Système Souriant..."><b>V.V.S.S.</b></a> nous préparaient d'agréables confrontations, des tensions et des heurts sournois qui attaqueraient efficacement le fond insupportablement joyeux de la mi-février. Tous des recrues de choix pour l'organisation de l'&#338;uvre de ma vie : <b>le Grand Chaos Universel...</b><br><br>

A son tour l'épicier prit la parole ; l'écoutant vitupérer, j'envisageais de m'éclipser discrètement lorsque ces mots me firent sursauter :
<br><i>« ...et ce jeune homme </i>- <b>IL CITA MON NOM !</b> - <i>avec son air emprunté, comme s'il possédait en secret un royaume dont on ignorerait l'existence ; c'est d'un ridicule... »</i>
<br>Je poussai alors un cri outragé, de ma plus belle voix d'outre-tombe - tous les adeptes de mon Maître en sont dotés, c'est pour faire impression et l'effet est garanti. Tous les conspirateurs se tournèrent vers moi ; sachant qu'ils ne pouvaient me reconnaître dans l'ombre, j'éclatai d'un rire démoniaque et, d'un geste ample, jetai ma carte au milieu du groupe interdit. Puis je pivotai, et sans cesser de rire - ça arrive, parfois - je m'en fus en courant dans le couloir obscur...<br><br>

Par bonheur, aucun ne songea à me poursuivre - <b>j'imagine que la carte de l'Antéchrist jetée par une grande silhouette sombre, théâtrale, ça impressionne</b> - et personne ne me vit donc glisser sur le carrelage de l'épicerie pour me casser lamentablement la binette. Du coup, mon fou-rire méphistophélique se calma, heureusement d'ailleurs car dans la rue c'eût été du plus mauvais effet ; et je regagnai ma maison, silhouette à présent anonyme parmi les anonymes. Bien entendu, je n'avais pas oublié de faucher au passage une boîte d'&#339;ufs frais pour mon omelette aux piments...
</b><br><br><br>
Signé : <b>Cousin Gat'.</b><br></div>]]></description>
<category>Antechrist</category>
<pubDate>Thu, 14 Feb 2008 10:26:51 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-55750-billet-758013.html</guid>
</item>
<item>
<title>Le Comité Secret... (1)</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-55750-billet-756398.html</link>
<description><![CDATA[<div align="justify"><br>    Il y a quelques jours, j'ai découvert un complot à l'échelle mondiale en allant faire mes courses à l'épicerie du coin. Enfin, quand je dis à l'échelle mondiale, c'est pour dire que le phénomène dont je parle est universel ; l'organisation parfaite en cellules indépendantes, dont aucune ne connaît l'existence des autres - moi mis à part évidemment - ça fait rêver... Souvent déjà, la physionomie peu amène du petit vieux qui tient l'épicerie, alors qu'il emballait mes tomates, m'avait parue suggestive ; je m'étais parfois demandé s'il n'ajoutait pas un peu de mort-aux-rats dans le lait destiné aux petits enfants ou dans les friands préparés pour la petite vieille du cinquième. J'avais remarqué aussi l'air sinistre de l'employé, un jeune homme embauché il y a quelques mois pour recharger les bacs à légumes et balayer devant la porte, avec sa façon méprisante de pincer les lèvres quand on avait le malheur de lui sourire ; mais, foi d'Antéchrist <i><b>(le mot est fort !)</b></i>, j'étais loin de m'imaginer l'ampleur de leurs rancunes et de leur fourbe rêve...<br><br>

J'avais compté arriver juste avant la fermeture ; j'arrivai juste après. Ce fut pour moi l'occasion de vouer tous les Saints à l'excommunication ; cependant, comme la porte n'était pas verrouillée, j'entrai quand même. Avec un peu de chance, on accepterait peut-être encore de me servir... Il n'y avait personne dans le magasin ; j'allais me résoudre à appeler lorsque je crus distinguer un vague bruit de voix provenant de l'arrière-boutique. Je risquai un coup d'&#339;il  discret derrière le classique rideau de perles qui en masquait l'entrée : il n'y avait là qu'un corridor obscur, au fond duquel se découpait un rectangle de lumière électrique. Une autre pièce. Jugeant ma présence parfaitement justifiable en la circonstance - <b>il me fallait absolument des &#339;ufs pour faire une omelette</b> - je passai le Rubicon de perles et m'avançai sans bruit vers le fond du couloir. Le spectacle que je découvris ensuite, dans la petite pièce en contrebas, m'incita pourtant à me taire, et à oublier pour un temps mon projet d'omelette aux piments.<br><br>

Le vieil épicier était là, entouré d'une petite assemblée comprenant, outre son aimable employé, un certain nombre d'individus que je reconnus pour partie. Il y avait là, je crois bien, la bouchère et son commis, la pharmacienne revêche du coin de la rue et deux balayeurs municipaux. Pour la plupart, échantillons représentatifs des commerçants les moins aimables de tout le quartier ; bizarrement, ceux qui vous accueillaient avec un sourire niais et des paroles aussi ineptes que convenues <i><b>(« alors M. Machin, comment allez-vous aujourd'hui ? », « et vos petits enfants ? » ; « ça va cette arthrite, Mme Untel ?» et j'en passe, vous connaissez sûrement la chanson)</b></i> à l'exemple de la boulangère manquaient à l'appel - en revanche, sa détestable nièce embauchée après l'échec d'un BTS Informatique figurait ici en bonne place. L'épicier trônait au milieu d'eux comme un chef de cérémonie, près d'un lutrin recouvert d'un tissu où l'on pouvait lire : <i>Réunion hebdomadaire de la <b>V.V.S.S.</b> : les <b>Victimes Vindicatives du Système Souriant...</b></i><br><br>

« <i>...et enfin, chers collègues</i>, finissait-il de dire quand je fus à même de l'entendre, <i>il est temps de passer au compte-rendu de cette difficile semaine </i>».<br><br>

<b>- A suivre - 
</b><br><br><br>
Signé : <b>Cousin Gat'.</b><br></div>]]></description>
<category>Antechrist</category>
<pubDate>Tue, 12 Feb 2008 12:44:57 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-55750-billet-756398.html</guid>
</item>
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<title>Chasseur De Têtes Et Coiffures De Plumes...</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-55750-billet-744880.html</link>
<description><![CDATA[<div align="justify"><i>Photo : Pillow Fight 2008, Paris, par <a href="http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/" target="_blank" title="...Philippe Leroyer...">Philippe Leroyer.</a> </i></div><br><div align="justify">     Il est des jours où l'on réagit plus vivement, des jours où l'on a moins de patience que d'ordinaire. Des jours aussi où l'on s'emporte plus facilement, où chaque petit désagrément peut prendre des proportions gigantesques <b><i>(et pour le moins inconsidérées)</i></b>. Ce genre de "<b>pétage de câble</b>" peut aisément mener un être humain normal jusqu'au point de non-retour <b><i>(ou de non-rémission si vous parlez en termes de péchés)</i></b> ; je vous laisse en revanche imaginer ce que cela peut donner quand il s'agit d'un Antéchrist...<br><br>
J'avais mal dormi cette nuit-là, à cause de la chaleur <b><i>(allez savoir pourquoi mon chauffage infernal marche toujours trop bien)</i></b> et du tapage nocturne d'un groupe de jeunes amateurs de Gospel - auxquels je compte bien, par ailleurs, jouer d'ici peu un tour à ma façon. Je commençai donc la journée avec deux aspirines et l'humeur maussade des mauvais jours ; je pestai contre la cafetière, contre la publicité mélangée au courrier et le carrelage glacé du vestibule <b><i>(même l'Antéchrist peut parfois égarer ses pantoufles)</i></b>. Mes tartines avalées, je sortis dans le jardin ; les plumes d'Ange qui jonchaient l'allée furent en quelque sorte la goutte qui fit déborder le vase. <i>Quoi, sous prétexte qu'une bande d'exaltés chante des Negro-Spiritual, il faut que ces emplumés viennent en récompense mener leur sabbat juste au-dessus de mon jardin ?! </i>Mon sang, brûlant de fièvre, ne fit qu'un tour, et je rentrai chez moi pour me saisir d'un fusil. Ah, ils voulaient semer des plumes ? Qu'à cela ne tienne, j'allais les y aider !<br><br>
Ma première victime fut le fameux Angelot du square ; depuis le temps qu'il me narguait, ce petit joufflu sur sa colonne de marbre... Ensuite, ce fut le tour de cet espèce de Séraphin qui nichait sur la façade de l'église du quartier. <i>Hé, grand naïf, tu croyais que je ne t'avais pas vu, hein ?</i> Je vous assure, il rigole moins maintenant. De même, son collègue du cimetière que j'ai truffé de plomb au passage. <i>Oui Madame, les Anges existent ; vous voyez bien, je viens d'en abattre un...</i><br><br>
A midi, assis sur un banc public, j'avalai un sandwitch en restant prudemment aux aguets, prêt à toute éventualité. Bien m'en prit, et je stoppai net pour le dessert une attaque de Chérubin <b><i>(qu'est-ce qu'il croyait faire, ce petit morveux ailé, avec son épée lilliputienne en bronze face à mon calibre 12 ??)</i></b> . Cette intervention d'Ange -prétenduement- vengeur ranima ma fureur guerrière, et avant le soir j'en avais trois de plus à mon palmarès. Des plumes, il y en avait à tous les coins de rues quand j'eus terminé mon nettoyage du quartier par le vide ; et plus un ange vivant à moins de deux kilomètres. En prime, je me payai le luxe d'offrir aux riverains le spectacle apocalyptique de deux archanges dégringolant en vrille à travers le ciel de Janvier enflammé par le crépuscule...<br><br>
Si vous passez un jour chez moi, demandez-moi donc d'où proviennent les têtes blondes empaillées qui trônent sur les murs du salon, couronnées de leurs ailes dégarnies. Je me ferai un plaisir de vous répondre. Ceci dit, s'il vous prenait l'envie de suivre mon exemple, je me dois de vous prévenir : <b>franchement, les plumes, c'est un véritable nid à poussière...</b><br><br><br>
Signé : <b>Cousin Gat'.</b><br></div><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=844533&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Antechrist</category>
<pubDate>Thu, 24 Jan 2008 15:05:33 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-55750-billet-744880.html</guid>
</item>
<item>
<title>In vino...Satanas et Diabolo...grenadine</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-55750-billet-718883.html</link>
<description><![CDATA[<DIV align=justify><BR>     Vous vous êtes peut-être déjà demandé pourquoi j'étais Président de la <STRONG>Société Mondiale pour la Tempérance et la Vertu</STRONG> ? Non, ce n'est pas <EM>(le Diable m'en préserve)</EM> pour convertir à ma cause, par ce biais, toutes les vieilles bigottes de la Terre. Enfin, pas seulement. Il y a aussi d'autres raisons plus...profondes. Plus personnelles, quoi ; parce qu'on a beau être l'Antéchrist, on n'en est pas moins un Homme. C'est à dire...une <STRONG>machine</STRONG>.
<BR><BR>
J'ai la fâcheuse faculté <EM>(mais vous le savez sans doute)</EM> de changer par ma seule présence le vin en eau et tout alcool, en général, en une boisson aussi inoffensive que la limonade. C'est ma condition qui veut ça ; je ne l'ai pas choisi. Mais il existe des moyens de contourner toute règle ; et celle-ci ne faisant pas exception, j'ai pu me procurer ces fameux verres à l'épreuve de mes pouvoirs afin de me prendre, comme de juste, une cuite mémorable. Elle le fut certes ; mais pas pour les raisons qu'on imagine : en fait tout fut "normal" pendant un moment. Et puis mes sensations se firent plus lointaines, mon rire plus nasillard <EM>(et plus bête)</EM>, et mon champ de vision se résorba tout à coup comme peau de chagrin. <STRONG>Floup !</STRONG> Comme une télévision qui s'éteint. Sauf que je restai conscient derrière l'écran ; en veille à l'intérieur du téléviseur. Je vis avec terreur la machine qui fonctionnait en moi, assistant impuissant au jeu de ses leviers. Je pouvais parler, mais je saisissais pour ça les mots percés sur une bande perforée, attrappant au hasard des bouts de mémoire instantanée, tel un vieil ordinateur, perplexe. De quel démon subalterne étais-je le jouet, en fin de compte ? Etait-ce toujours lui qui tirait mes ficelles, ou bien assurait-il seulement l'intérim en attendant que je recouvre mes esprits ? La raison m'adjure de croire en cette seconde hypothèse. Sans quoi...<BR>
Depuis ce jour, j'évite soigneusement l'ivresse et ses horribles conséquences ; organiser la Fin du Monde exige de la lucidité, c'est le prétexte officiel. Mais je veux surtout éviter de tomber à nouveau si bas que la machine qu'est mon corps ne reprenne le dessus. Qui sait, c'est peut-être ce qui est arrivé à <STRONG>Lucifer</STRONG>, lors de sa <STRONG>Chute</STRONG> : il s'en sera relevé dégrisé, sombre et désabusé, laissant désormais aux Anges et aux curés l'usage du vin de messe... De là viendrait l'attribution, à chaque génération d'Antéchrist, d'un pouvoir visant à nous garder du perpétuel recommencement de cette épreuve-par-l'alcool.<BR><BR>

Bien sûr, il aura fallu que moi, j'aille mettre malgré tout mon doigt dans l'engrenage ; mais Diable, j'ai compris la leçon ! On ne me verra plus ivre avant longtemps - <EM>très longtemps.</EM> Sérieusement, si j'ai un conseil à vous donner : baisez tant que vous voudrez, succombez à tous les vices qu'il vous plaira ; mais, surtout, ne buvez pas !<BR><EM>(Rejoignez la <STRONG>S.M.T.V.</STRONG>)</EM><BR><BR>

Signé : Cousin Greg' & Cousin Gat'.<BR></DIV><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=818073&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Dumplings</category>
<pubDate>Mon, 10 Dec 2007 13:58:21 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-55750-billet-718883.html</guid>
</item>
<item>
<title>Histoire De Fanshawe Le Corbeau...</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-55750-billet-691945.html</link>
<description><![CDATA[<I>(Même à l'Antéchrist, on lisait des contes lorsqu'il était enfant. Celui-ci, par exemple...)</I> 
<DIV align=justify><BR>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; C'était il y a longtemps, bien avant l'Ere Industrielle, à une époque où on ne brûlait plus les sorcières mais où l'on jetait encore les gens en prison pour toutes sortes de bonnes raisons. Parfois même on les exécutait ; et c'est là qu'intervient l'histoire de Fanshawe le Corbeau. Fanshawe vivait dans une prison, tout en haut d'une colline que la neige couronnait souvent ; il nichait sous le banc d'une ancienne cellule, entre les os d'un prisonnier qu'on avait oublié là de très nombreuses années auparavant. Fanshawe le Corbeau était le seul ami du bourreau de la prison ; et celui-ci, qui tous les matins faisait son office près de la guillotine dans la cour, donnait ensuite à manger à Fanshawe. C'avait toujours été ainsi : un long bruit de glissement métallique, parfois un cri sinistre, déchirant, et puis le grand "CLAP". Ensuite, le bourreau frappait dans ses mains pour appeler Fanshawe. Quand le corbeau se présentait, il trouvait à chaque fois, bien en vue au pied de la guillotine, une corbeille abondamment remplie de tout ce qu'un corbeau aime picorer. Alors il s'en donnait à coeur joie, il dépeçait son festin à grands coups de bec, ne laissait pas un lambeau de chair et nettoyait consciencieusement les os. Puis, heureux et repu, il s'en allait dormir sous son banc. Il ne ressortait que le soir, pour folâtrer autour de la prison en croassant d'une voix parfaitement lugubre...<BR><BR>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Avec le temps, Fanshawe le corbeau se mit à apprécier tout particulièrement le son de la guillotine qui pour lui signifiait : <I>"à table !"</I>; puis il apprit à aimer le spectacle du couperet qui tombait, tombait... Cela devint un jeu pour lui d'imiter le couperet de la guillotine. Il prenait son envol lorsque le triangle d'acier s'élevait, puis quand ce dernier retombait il piquait, piquait... Cette gymnastique le mettait en appétit. Et aussi...il sentait l'excitation le gagner. L'envie de manger, avant même la faim, se faisait plus aigüe dès qu'il voyait le bourreau préparer son instrument pour l'exécution. Parfois même, quand il ne pouvait plus tenir, Fanshawe le Corbeau haranguait le condamné qui tardait trop par de vifs piaillements d'impatience. Il voletait autour de la guillotine, montait comme pour emmener le couperet jusqu'en haut et se laissait tomber ensuite en piqué pour simuler la mise à mort. Cette danse macabre se poursuivait jusqu'à ce qu'il trouve enfin la corbeille pleine. Il finit par se prendre pour la Justice qui décidait des exécutions quotidiennes ; et il se prenait pour le couperet qui tombait chaque jour de plus haut, plus vite, plus fort. Mais un jour...<BR><BR>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Fanshawe le Corbeau estima qu'on le faisait attendre ; trois fois il avait piqué vers le sol, mais le bourreau le regardait et le couperet ne voulait pas tomber. Alors, excédé, l'oiseau monta le plus haut qu'il put ; puis il plongea. Sous lui, la guillotine qui se rapprochait, de plus en plus vite. Bientôt, dans un éclair, il vit le couperet descendre enfin. Encore plus vite. Fanshawe s'en rapprocha, Fanshawe le dépassa. Plus vite, plus vite encore. Grisé, le corbeau songeait que le repas allait, enfin, lui être servi, qu'il était plus que temps et qu'il avait bien fait de manifester son courroux légitime par cette éclatante démonstration. Enfin, comme de juste, la tête tant attendue roulait...<BR>Il ne redressa pas. Tandis que son repas roulait dans la corbeille, Fanshawe le corbeau, qui tombait comme une pierre, ne sentit pas ses plumes le trahir ; il s'écrasa près de la corbeille, sur le pavé noir et humide de la cour de la prison.<BR><BR>"SPROUITCH"...<BR><BR><B>Cousin Gat'.</B></DIV>
<DIV align=justify>&nbsp;</DIV>]]></description>
<category>Dumplings</category>
<pubDate>Mon, 29 Oct 2007 14:35:06 +0000</pubDate>
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<title>Antechrist Pop Stars... (4/4)</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-55750-billet-690177.html</link>
<description><![CDATA[<DIV align=justify><BR>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ils commencèrent par un morceau court ; mais déjà l'effet produit sur la salle fut saisissant. Plusieurs jeunes femmes s'évanouirent ; et un vent froid souffla parfois, inexplicablement, dans la pièce. J'aurais dû remarquer alors que quelque chose ne tournait pas rond...mais non. J'étais trop absorbé, trop ému sans doute ; sinistre erreur <EM>(on ne m'y reprendra plus)</EM>.<BR><BR>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Après ce premier essai, le silence se fit dans la salle ; <STRONG>Tromsö</STRONG> testait son public, seul un léger filet de batterie portait la tension dramatique à son maximum. Sur le bar, ma main tremblait... <EM>"Un autre !"</EM> cria quelqu'un sans rompre la transe ; <EM>"encore !"</EM> ajoutèrent plusieurs voix en choeur. Le chanteur sourit ; il leva la main, comme un signal, et ce fut l'explosion.<BR><BR>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Dès cet instant, <STRONG>Tromsö</STRONG> lâcha les chevaux, et la musique s'enfla dans toute la salle, lourde et puissante comme une émanation directe des Enfers. Je ne bougeais pas, mais les pans de mon vêtement et mes cheveux en bataille volaient autour de moi... Les notes et les ondes issues des amplis tournaient en une infernale sarabande, se répercutant sur les murs et sur les spectateurs qui recevaient tout cela les yeux écarquillés et la bouche ouverte. Sans aucune restriction possible, le courant passait ; il se déversait même de la scène en flot continu et sauvage, dans les conditions quasi-réelles d'un concert infernal tel que les rares Démons qui me lisent ont pu en connaître. C'était fort, c'était beau ; pas un instant je n'envisageai que cela pût être trop. Et pourtant...<BR><BR>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Voilà bien le souci avec les Mortels ; ils n'assument pas. Ils veulent à tout prix compenser le Bien par le Mal, le Clair par l'Obscur, le Divin par le Malin. Mais quand vous leur donnez exactement ce qu'ils demandent...ils pètent les plombs. Ils craquent, ils grillent un fusible. Faibles gens... Au moment le plus intense du premier concert de <STRONG>Tromsö</STRONG>, un morceau complexe et hardi, il se produisit une sorte de choc. Comme un disque qui saute, une locomotive qui quitte les rails. Tous les spectateurs se dressèrent ensemble, agités de mouvements divers et désordonnés. Je crus à une ovation quand ils levèrent leurs verres ; à une émeute quand ils les brisèrent sur les tables... La réalité était bien pire. Ils s'égorgèrent tous avec leur propre verre. Sans exception, les yeux fous et la Terreur inscrite au fond...<BR><BR>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Que dire, après ça ? Encore une fois, Faibles gens ! Ayant consolé comme je pouvais mes musiciens en larmes <EM>(crise de nerf, on les comprend&nbsp;: ces évènements collectifs, la première fois ça surprend)</EM>, je rentrai chez moi par les rues sombres et désertes, en maudissant à grands cris l'Humanité toute entière. Ces gens-là vous gâchent une soirée comme de rien, bêtement, en se suicidant ; tout ça parce qu'ils ont peur d'eux-mêmes. Fichue conscience...<BR><BR><STRONG>Cousin Gat'.</STRONG><BR></DIV><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=797034&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Antechrist</category>
<pubDate>Fri, 26 Oct 2007 12:11:04 +0000</pubDate>
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<title>Antechrist Pop Stars... (3/4)</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-55750-billet-688516.html</link>
<description><![CDATA[<DIV align=justify><BR>...La salle était comble ; mes efforts publicitaires avaient porté leurs diaboliques fruits. Je dois admettre que j'étais d'ailleurs extrêmement fier ; <B>"Tromsö"</B> était un peu mon bébé, et je le présentais ce soir à la face du Monde ! Les répétitions s'étaient si bien passées qu'elles avaient dissipé tous mes doutes, et je ne ressentais plus qu'un stress bien naturel en somme quand on va mettre en scène un petit bout de Soi. Si le public renvoyait à l'écoute de ce pur produit des ateliers musicaux de l'Enfer ne fût-ce qu'un dixième de l'exaltation que j'en retirais moi-même, le pari était gagné ; et les âmes de mes petits protégés iraient figurer en bonne place sur le rebord de ma cheminée. Des pièces de choix dans une collection qui débutait sous les meilleurs augures ; mon Maître serait fier de moi...<BR><BR>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Je m'installai au bar, loin des lampes qui éclairaient la scène de couleurs enflammées mais il ne fait aucun doute que dans l'ombre mes yeux brillaient d'impatience tandis que mes poulains piaffaient, faisant leur apparition sous les acclamations des spectateurs qui scandaient le nom du groupe en frappant sur les tables avec leurs verres. <B>"Trom-sö !... Trom-sö !... Trom-sö !..."</B> entendait-on ; cela sonnait comme une incantation venue des profondeurs insondables de l'âme humaine <I>(il n'est rien de plus sombre et vertigineux, dit un vieil adage démoniaque)</I>...<BR><BR>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ils entamèrent le spectacle, pour gagner le public, par une série de reprises rondement menées - <I>la première, "Bad Religion" de Motörhead, me fut dédiée !</I> Puis suivirent d'autres grands classiques, d'AC/DC à Black Sabbath et j'en passe. La foule en liesse hurlait les refrains et s'emportait à battre des mains en rythme même lorsqu'on ne l'y invitait pas <I>(et souvent je n'étais pas en reste)</I>. Il va sans dire qu'à l'entracte qui suivit cette première partie, quarante-cinq minutes plus tard, la bière coula à flots ; j'en profitai pour aller féliciter mes musiciens <I>(en particulier le bassiste, qui tirait de son instrument de tels sons qu'on eût cru que ses cordes étaient tressées de cheveux du Diable lui-même...)</I><BR><BR>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le silence se fit, presque religieusement <B>(!)</B> lorsqu'ils reprirent place en annonçant qu'ils joueraient à présent des morceaux de leur composition ; dans mon coin je retenais mon souffle, en haleine...<BR><BR><I>(à suivre)</I><BR><BR></DIV><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=789179&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Antechrist</category>
<pubDate>Tue, 23 Oct 2007 09:10:54 +0000</pubDate>
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