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<copyright>Copyright 2008 Blogg</copyright>
<pubDate>Sat, 21 Nov 2009 22:46:03 +0100</pubDate>
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<title>Le Blog de Mohamed Razane</title>
<language>fr</language>
<category>Blogg</category>
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<title>Mes interventions pour la rentrée</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-52078-billet-1057319.html</link>
<description><![CDATA[<p>Je suis l'invit&eacute; de trois &eacute;v&eacute;nements :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><img style="float: left; margin-left: 5px; margin-right: 5px;" src="http://www2.lingue.unibo.it/francofone/manifestes/images/logo.jpg" alt="" width="91" height="120" />Colloque international &laquo; Les Manifestes litt&eacute;raires au tournant du XXIe si&egrave;cle &raquo;</strong></p>
<p style="text-align: justify;">17-18 septembre 2009 &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Bologne, Italie<br />La rencontre sera anim&eacute;e par Ilaria Vitali, Docteur en litt&eacute;rature fran&ccedil;aise et compar&eacute;e.<br />J'y suis convi&eacute; en compagnie de mon camarade <a href="http://www.blogg.org/blog-41571.html" target="_blank">Karim Amellal</a> pour y parler du manifeste de notre collectif "<a href="http://quifaitlafrance.com/" target="_blank">Qui Fait La France</a> ?"<br />Le 17 Septembre, &agrave; partir de 14h30.<br /><a href="http://www2.lingue.unibo.it/francofone/manifestes/index.html" target="_blank">Infos</a></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><img style="float: left;" src="http://www.literarydeathmatch.com/storage/layout/ldm-logo.png" alt="" width="70" height="119" />Literary Death Match</strong><br />Le 23 Septembre 2009<br />20h00<br />Au R&eacute;servoir, 16 Rue Forge Royale 75011 Paris<br /><br />Programme : Quatre auteurs s'affronteront dans une bataille litteraire feroce. Evalu&eacute;s par trois juges, ils liront des extraits de leurs &oelig;uvres. Les deux finalistes se livreront ensuite a un combat sans merci dont l'issue sera decisive. Auteurs invit&eacute;s : Fr&eacute;d&eacute;ric Beigbeder (99 Francs, Un Roman Fran&ccedil;ais), Philippe Jaenada (Le Chameau Sauvage, Plage de Manaccora, 16h30), Max Monnehay (Corpus Christine), Mohamed Razane (Dit Violent).</p>
<p style="text-align: justify;">L'&eacute;v&eacute;nement sera suivi d'un concert.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.literarydeathmatch.com/" target="_blank">Plus d'infos</a></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><img style="float: left; margin-left: 5px; margin-right: 5px;" src="http://www.psy-colloque-2009.org/images/logos/logo.png" alt="" width="163" height="83" /></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>3&egrave;me colloque en Psychologie &amp; Psychopathologie de l&rsquo;enfant </strong></p>
<p style="text-align: justify;">8, 9 &amp; 10 octobre 2009 au Palais de la Mutualit&eacute;, Paris<br />J'y suis convi&eacute; dans le cadre d'une table Ronde "Les comportements violents chez les adolescents et dans les bandes"<br />le vendredi 9 octobre.<br />Table ronde sous la conduite de Martine Fournier, R&eacute;dactrice en chef de la revue Sciences Humaines<br />Avec Lamence Mazdou, auteur de &ldquo;J&rsquo;&eacute;tais un chef de gang&rdquo;, Marie-H&eacute;l&egrave;ne Bacqu&eacute;, Sociologue, Jean-Yves Barreyre, directeur du CEDIAS et sociologue et moi-m&ecirc;me.<br /><a href="http://www.psy-colloque-2009.org/" target="_blank">Infos</a></p>]]></description>
<category>actualit&#195;&#169;</category>
<pubDate>Wed, 22 Jul 2009 16:54:10 +0000</pubDate>
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</item>
<item>
<title>Table ronde "La jeunesse de et dans l'immigration"</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-52078-billet-1022613.html</link>
<description><![CDATA[<p>Retrouvez-moi &agrave; l'Ecole Normale Sup&eacute;rieure le lundi <strong>18 Mai 2009</strong>, de 15h &agrave; 17h autour d'une table ronde <strong>"La jeunesse de et dans l'immigration"</strong>. D&eacute;bat anim&eacute; par Mireille Le Breton (enseignante&#8208;chercheur &agrave; Nazareth College, NY&#8208;USA). Autour de la table, seront pr&eacute;sents Hamid A&iuml;t-Taleb (&eacute;crivain) James Cullingham (r&eacute;alisateur, producteur et enseignant&#8208;chercheur &agrave; Seneca College, Toronto) et Sa&iuml;d Kebbouche (directeur de l&rsquo;association EPI de Vaulx-en&#8208;Velin).</p>
<p>Cette table ronde sera suivie d'une projection in&eacute;dite de 3 films de l&rsquo;UNAFF (Festival Du Film De L&rsquo;Association Des Nations Unies).</p>
<p>L'entr&eacute;e est libre en fonction des places disponibles.</p>
<p>Adresse : Ecole Nationale Sup&eacute;rieure, 29 rue d&rsquo;Ulm, Paris, salle Lapie (1er &eacute;tage).</p>
<p><a href="http://file.blog-24.com/utili/50000/52000/52078/file/Programme_detaille_de_la_journee.pdf">Programme_detaille_de_la_journee.pdf</a></p>]]></description>
<category>actualit&#195;&#169;</category>
<pubDate>Mon, 11 May 2009 19:13:58 +0000</pubDate>
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<title>Rencontres</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-52078-billet-1005180.html</link>
<description><![CDATA[<p>Deux rencontres en perspective autour de th&egrave;mes qui m'int&eacute;ressent grandement :</p>
<p>1 - <strong>17 et 18 Avril 2009</strong> : "Penser le Pr&eacute;sent", en Espagne (Madrid). Lieu : La Casa Encendida.<br />Ecrivains, architectes, artistes et universitaires d&eacute;battront de la question des changements en cours dans nos soci&eacute;t&eacute;s.<br /><a href="http://www.lacasaencendida.es/LCE/lceCruce/0,0,73537_0_73534_12259%24P1%3D16,00.html" target="_blank"><img style="float: left;" src="http://www.lacasaencendida.es/Ficheros/CMA/ficheros/pensar_presente_t2.JPG" alt="" width="161" height="57" /></a></p>
<p><a href="http://www.lacasaencendida.es/LCE/lceCruce/0,0,73537_0_73534_12259%24P1%3D16,00.html" target="_blank">Plus d'infos</a><br /><a href="http://www.lacasaencendida.es/Ficheros/CMA/ficheros/prog_pensar_presente.PDF" target="_blank">Programme (en pdf)</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>2 - <strong>30 et 31 Mai 2009</strong> : "Etonnants Voyageurs", Festival international du livre et du film, &agrave; Saint Malo.<br />Th&egrave;me de cette ann&eacute;e : "Monde en crise, besoin de fiction"<br />Je participerai aux &eacute;changes autour de la "litt&eacute;rature monde"<br /><a href="http://www.etonnants-voyageurs.com/spip.php?article3153" target="_blank"><img style="float: left;" src="http://www.etonnants-voyageurs.com/IMG/jpg_Affiche_4X3_LibrairieWEB.jpg" alt="" width="125" height="94" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.etonnants-voyageurs.com/spip.php?article3153" target="_blank">Plus d'infos</a></p>]]></description>
<category>actualit&#195;&#169;</category>
<pubDate>Fri, 03 Apr 2009 15:10:55 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-52078-billet-1005180.html</guid>
</item>
<item>
<title>Regard d'un professeur d'université américaine sur</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-52078-billet-990842.html</link>
<description><![CDATA[<p>Je partage avec vous cet extrait d'un article &agrave; venir de Nathalie Etoke, professeur de fran&ccedil;ais dans une universit&eacute; am&eacute;ricaine, &agrave; Brown University, Providence. L'article s'intitule "<em>Black Blanc Beur: Ma France &agrave; moi, Nouvelles &Eacute;tudes Francophones</em>". Il y est question de ma litt&eacute;rature, et notamment de mon roman, et la mani&egrave;re dont elle en parle m'a touch&eacute; parce qu'elle en fait une analyse juste. Je tiens ici &agrave; la remercier.</p>
<p>Voici donc l'extrait :</p>
<p><img style="float: left;" src="http://www.quifaitlafrance.com/images/jbook_cover/1_l.jpg" alt="" width="114" height="180" />J'ai enseign&eacute; ce livre &agrave; Brown University et &agrave; Boston University, dans le cadre d'un cours intitul&eacute; Black Blanc Beur.</p>
<p>Mohamed Razane s'inscrit dans la tradition sartrienne de la litt&eacute;rature engag&eacute;e: "L'&eacute;crivain "engag&eacute;" sait que la parole est action: il sait que d&eacute;voiler c'est changer et qu'on ne peut d&eacute;voiler qu'en projetant de changer" (Jean-Paul Sartre 30). <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2070780732?ie=UTF8&amp;tag=quifailafra-21&amp;link_code=as3&amp;camp=2522&amp;creative=9474&amp;creativeASIN=2070780732" target="_blank">D<em>it violent</em></a> effectue ce travail de d&eacute;voilement &agrave; travers le r&eacute;cit de vie chaotique d'un jeune homme nomm&eacute; Mehdi. Fils unique de parents marocains, il est confront&eacute; &agrave; la maltraitance paternelle et &agrave; l'exclusion sociale. Au cours d'une altercation avec son p&egrave;re, il le tue. L'existence de ce personnage est marqu&eacute;e par la frustration et le nihilisme. Les moments les plus forts du roman sont ceux o&ugrave; l'&eacute;crivain offre au lecteur le portrait d'une jeunesse dont l'exil dans la violence t&eacute;moigne moins d'une haine de la France que du d&eacute;pit amoureux.</p>
<p>La situation g&eacute;ographique et socio-&eacute;conomique de Medhi lui ferment l'horizon des possibles sans pour autant l'emp&ecirc;cher de vouloir une am&eacute;lioration de son existence. Cependant lorsque la volont&eacute; faiblit face &agrave; l'in&eacute;luctabilit&eacute; du syst&egrave;me compresseur, la violence et l'autodestruction sont les seules r&eacute;ponses. Dit Violent, examine le parcours erratique d'un individu dont la soif de vie se heurte &agrave; la fatalit&eacute; qui caract&eacute;rise son environnement. L'&eacute;criture plac&eacute;e sous le signe de l'antith&egrave;se et du d&eacute;sir t&eacute;moigne d'une lutte constante entre la difficult&eacute; &agrave; concilier une r&eacute;alit&eacute; pessimiste et des aspirations optimistes: "j'&eacute;touffe alors que je voudrais respirer. Je balade ma tronche de tueur alors que je voudrais voir mon visage s'animer d'un agr&eacute;able sourire, je voudrais et je n'ai rien de tout cela" (156).</p>
<p>Nathalie Etoke<br />Visiting Assistant Professor of French and Francophone Studies<br />Department of French Studies<br />Brown University<br />Providence Rhode Island</p>]]></description>
<category>actualit&#195;&#169;</category>
<pubDate>Wed, 11 Mar 2009 15:21:37 +0000</pubDate>
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<title>"Quand la banlieue fabrique la culture". Rertrouvez-moi sur RFI, Emission "Microscopie"</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-52078-billet-988464.html</link>
<description><![CDATA[<img src="http://www.rfi.fr/radiofr/images/109/microscopie_432_2.jpg"  alt=" " width="176" align="left" height="60">Samedi 7 Mars à 10h10, rediffusion le soir à 20h10<br>Emission <a href="http://www.rfi.fr/radiofr/editions/082/edition_82_20090307.asp" target="_blank">"Microscopie"</a> , Radio RFI<br><br>Je débattrai du thème Banlieue/culture avec :<br>- Marc Hatzfeld, ethnologue auteur de « La culture des cités » éditions Autrement.<br>- Christophe Rauck, metteur en scène et directeur du théâtre Gérard Philippe de Saint Denis.<br><br>Emission présentée et animée par Edouard Zambeaux<br><br><a href="http://www.rfi.fr/radiofr/editions/082/edition_82_20090307.asp" target="_blank">Fréquences de la radio.</a> <br>]]></description>
<category>actualit&#195;&#169;</category>
<pubDate>Fri, 06 Mar 2009 15:23:43 +0000</pubDate>
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<title>Le principe d'indignation suffisante</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-52078-billet-982582.html</link>
<description><![CDATA[<p>&nbsp;Voici le texte d'un ami philosophe (Jean Michel Couvreur) qui m'apparaît fondamental en ce qu'il explique parfaitement l'absurdité du contexte dans lequel nous vivons actuellement. Tout y est dit ! Bonne lecture à vous.<br></p><div align="right"><font size="1"><i>"Est-ce que tu es préparé ? Que fais-tu contre le foisonnement ?" (Michaux)</i></font><br></div><div align="right">&nbsp;</div><div align="justify"><img src="http://www.quifaitlafrance.com/images/stories/divers/sarkocamisole.jpg"  alt=" " align="left">A côté de la part stérile de la crise, qui fabrique une psychologie de la conservation et une sorte de grande peur, il y a une belle occasion pour l'homme d'inventer l'homme. Le mot crise est d'ailleurs un leurre car le réel souffre de longue maladie, nous vivons sans nous en rendre bien compte en état critique permanent et ce qui se produit aujourd'hui n'est que la phase tsunamique d'un processus qui contient la logique de ses propres excès.<br>Or s'il y a bien une chose à laquelle invite l'emballement actuel, c'est à un arrêt complet des moteurs le temps d'une pause réflexive minimale. Ce qu'il y a à saisir en effet, ce n'est pas, sur le dos de l'accident général, une opportunité de se frotter les mains, à l'instar d'un supplément de quotidien qui titrait tout récemment :« La crise est là, comment en profiter ? »(1); c'est bien davantage, pour la pensée, une sommation à revenir aux sources. Ce qui ne veut pas dire du tout que l'heure de penser nous éloignerait du réel, contrairement à ce qu'une opinion paresseuse, entretenue par les pourfendeurs de tout scepticisme, aimerait faire croire. C'est bien parce que la pensée est toujours au c&#339;ur du réel, qu'elle l'incline selon des directions déterminées et que les forces antagonistes qui ressurgissent ici ou là, en Guadeloupe ou en Grèce par exemple, mais ce pourrait être ailleurs dans l'histoire ou sur la planète, ne sont rien d'autre que de sporadiques épisodes d'une guerre des pensées depuis longtemps amorcée. Mais la pensée qui fait l'histoire est si souvent inconsciente d'elle-même, elle emprunte si négligemment aux banques des pulsions humaines que ce qu'elle ne supporte à vrai dire pas, c'est son redoublement, sa mise en miroir ironique ou critique. Tout pas de côté, tout exercice de conscience incommode et non soumise est une atteinte directe à l'unilatéralité d'une mise au pas du monde. Si bien que, là où la situation exige objectivement une reconsidération globale du système, un ralentissement des machines à mouvements, on assiste à un absurde et suicidaire traitement de la vitesse par l'accélération.<br><br>Le problème de la chose collective est d'autant plus tendu qu'il s'empêtre à la fois dans l'impossibilité de recourir à la science et dans la nécessité d'une prise en charge du monde menée dans l'inespoir le plus total que les actions d'aujourd'hui soient reconduites demain... <a href="http://www.quifaitlafrance.com/content/view/133/1/">Lire la suite</a> </div>]]></description>
<category>actualit&#195;&#169;</category>
<pubDate>Tue, 24 Feb 2009 14:18:12 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-52078-billet-982582.html</guid>
</item>
<item>
<title>Les psychiatres ne sont ni les concessionnaires encore moins les propriétaires de lunivers de la folie</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-52078-billet-970323.html</link>
<description><![CDATA[<p>Voici le texte d'une amie psychiatre qui s'élève contre la stigmatisation par nos politiques publiques des enfants en difficulté :<br></p><p>La folie est un autre mot pour nommer la réalité ou la dimension psychique de chaque être humain, petit ou grand, elle nous concerne tous. <br>Si elle dépend du contexte historique, sociopolitique et culturel d'une époque, aujourd'hui il convient de souligner qu'elle semble dépendre étrangement du contexte économique. Nous sommes tous touchés par les outrances du système capitaliste et effectivement il est grand temps de se réveiller et de se mobiliser collectivement pour arrêter la casse des enfants en difficultés et la destruction systématiques des lieux, des moyens et des valeurs qui nous permettent d'accueillir, d'écouter et de soigner notre rapport à l'altérité. <br>Notre engagement analytique sous-tend un engagement politique radical.</p><p>En effet cette dimension de l'altérité, de l'hétérogénéité que nous ne cessons de travailler avec les patients, petits ou grands, dans l'espace intime transférentiel, fait écho au rejet de l'altérité que nous vivons actuellement dans notre espace social embolisé, par des lois ou projets de lois haineux et meurtriers . <br>Les enfants nous apprennent ce qui leur en coûte de désobéir et de résister aux injonctions de formatage qui méconnaissent et dénient la subjectivité. Petits, leur agitation témoigne de l'obstruction de leur espace de pensée et d'individuation. A défaut de pouvoir se faire entendre ils donnent à voir : c'est dire qu'ils appellent, ces petits chercheurs de sens. Avant de pouvoir devenir un bon élève ils demandent à être reconnus dans leur singularité et que soient entendues leurs potentialités créatrices, imaginaires ou ludiques et leurs souffrances. <br>Adolescents, ils sont trop nombreux à nous dire "qu'apprendre ne sert à rien" car la toute puissance du commerce et de l'argent, la prévalence donnée aux images, aux apparences, saisies d'autant plus fortement ceux dont les parents absents à leur mission éducative et ceux que l'institution scolaire à déclasser. S'ils n'ont plus d'idée de métier dans lequel ils peuvent se projeter, exceptée celle récurrente de devenir footballeur, ils me disent qu'ils veulent "avoir de l'argent" tout en me racontant leurs cauchemars : ils se voient pris par le camion des ordures et jetés à la décharge ! </p><p>Les enfants qui n'écoutent pas leurs parents, qui ne suivent pas les consignes scolaires sont à l'écoute du monde qui les entoure. Ils sentent vraiment par quel monde ils sont meurtris. Ils sont violents car notre monde est violent. Mais derrière cette violence s'entend une tristesse mélancolique : celle du tout ou rien. Ils luttent contre le pouvoir des adultes qui les méprisent tout en les électrisant! Ils ne respectent plus les figures d'autorité car les figures d'autorité ne sont plus respectables quand elles s'acharnent à réprimer, à se polariser sur le comportement en niant la dimension du temps qui permettrait d'y donner du sens. Ils questionnent leur droit légitime d'avoir UNE PLACE à SOI. Qu'un avenir décent leur soit accessible est devenu plus qu'incertain et ils vivent avec un sentiment d'insécurité interne très dense, l'appréhension d'être maintenus en survie ou en surnombre, muselés et condamnés à une sous citoyenneté! <br>L'exclusion n'est pas seulement présentifiée par tous ces gens qui dorment dans la rue ou qui n'ont plus de travail. Elle sévit depuis plus de 10 ans dans les collèges et les lycées et depuis peu dans les écoles maternelles et primaires, sans que rien ne soit prévu en échange. <br>Les enfants qui résistent font l'objet d'une stigmatisation de plus en plus précoce au service d'un vouloir "orienter". Cette orientation hors du système scolaire classique les conduit à être fichés à la maison des personnes handicapées. Compte tenu de nos valeurs républicaines et démocratiques mais aussi du savoir colossal engrangé depuis plus d'un siècle par les sciences humaines, comment avons-nous pu ne pas interdire l'orchestration d'une telle ségrégation de la jeunesse ????? Comment répondre aujourd'hui de ne pas avoir pu empêcher une telle infamie !<br>Cette orientation peut parfois se différer ou s'annuler quand nous avons la chance d'être écoutés ou sollicités par les partenaires sociaux qui savent l'incontournable nécessité de donner à l'enfant le temps dont il a besoin pour tisser un lien de confiance avec un ou plusieurs interlocuteurs qui lui apporteront l'aide demandée à partir de ce qu'il aura créer pour nous appeler à la rescousse. </p><p>Mais aujourd'hui les espaces d'élaboration psychothérapique ne suffisent plus. Tant de lieux d'accueil pour ces enfants si malheureux dans nos écoles de la République seraient à créer ! Les restrictions budgétaires et la collusion entre l'emprise de la bureaucratisation et l'hégémonie des nouvelles techniques objectivant les conduites, s'acharnent à pourrir ce capital créatif propre à la jeunesse et à entraver la vie de la pensée, celle des petits et celle des grands qui se doivent de rester à leur écoute ou à leur service !</p><p>Gilles DELEUZE écrivait en février 1977 : <br>"Le vieux fascisme si actuel et puissant qu'il soit dans beaucoup de pays, n'est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d'autres fascismes. Tout un néo-fascisme s'installe auquel l'ancien fascisme fait figure de folklore. Au lieu d'être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d'une "paix" non moins terrible avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de micro-fascistes, chargés d'étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte." <br><br>LILIANE IRZENSKI&nbsp; -&nbsp; PARIS, 3 FEV. 2009<br>Psychiatre</p><p>PS : Ce texte sera lu au <a href="http://www.collectifpsychiatrie.fr/spip/"  target="_blank">Meeting de "La Nuit Sécuritaire" du 7 février</a> <br><b>Samedi 7 février, de 14 h à 18 h</b><br>"La Parole Errante à la Maison de l'Arbre",<br>9 rue François Debergue<br>93100 - Montreuil-sous-Bois,<br>Metro Croix de Chavaux.(métro ligne 9).</p><p>&nbsp;</p><p><a href="http://www.collectifpsychiatrie.fr/phpPetitions/index.php?petition=1" target="_blank">Signez la pétition "La Nuit Sécuritaire" </a> <br></p>]]></description>
<category>actualit&#195;&#169;</category>
<pubDate>Thu, 05 Feb 2009 16:44:24 +0000</pubDate>
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</item>
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<title>manif du 29 Janvier</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-52078-billet-967722.html</link>
<description><![CDATA[<meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8"><meta name="ProgId" content="Word.Document"><meta name="Generator" content="Microsoft Word 10"><meta name="Originator" content="Microsoft Word 10"><link rel="File-List" xhref="file:///C:%5CDOCUME%7E1%5CAED8-1%7E1%5CLOCALS%7E1%5CTemp%5Cmsohtml1%5C01%5Cclip_filelist.xml"><!--[if gte mso 9]><xml>
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<p><img src="http://www.kelkooblog.com/kk/images/2008/06/25/manifestation.jpg"  alt=" " width="195" align="left" height="292">Un petit mot sur ma surprise
quant aux chiffres de la mobilisation annoncés au journal de 20H. Le
présentateur fait mention des chiffres de la préfecture qui évaluaient la
mobilisation à 65&nbsp;000&nbsp;personnes sur Paris ! Certes, il a également
fait mention des chiffres des syndicats&nbsp;; mais je suis resté stupéfait
devant cette évaluation alors que je rentrais tout juste de cette
manifestation. Le décalage est abyssale entre ce que j'ai vu et ce qu'ont pu
voir les services de la préfecture&nbsp;! C'est lamentable de voir qu'on paie
des gens à compter les manifestants, si c'est pour ensuite trafiquer les
chiffres.</p><div align="justify">

</div><div align="justify">

</div><p>Au soir de la manif, Sarkozy, qui
manifestement est revenu de son «&nbsp;<i style="">Désormais,
quand il y a une grève en France personne ne s'en aperçoit</i> », avait jugé
«&nbsp;<i style="">légitimes</i>&nbsp;» les
inquiétudes exprimées face à la crise. Et d'ajouter qu'il allait faire acte de
«&nbsp;<i style="">pédagogie, d'explication</i>&nbsp;»
face à cette crise.</p><div align="justify">

</div><p>Et d'envoyer ses lieutenants pour
ressasser son message dans les médias, lequel pourrait se résumer dans la
bouche de Brice Hortefeux «&nbsp;<i style="">Nous
sommes attentifs mais on ne va pas changer de cap&nbsp;</i>» (propos tenus sur
RTL dimanche dernier).</p><div align="justify">

</div><div align="justify">

</div><p>Le discours est proprement
hallucinant, voire à la limite de prendre les gens pour des imbéciles à ce
point tel que l'Empereur (cf le livre du gars Duhamel <i style="">La Marche consulaire</i> que je trouve déplacé de la part d'un
chroniqueur politique si bon d'habitude, et dont on pourrait attendre qu'il
produise de l'analyse de nature à nous éclairer plutôt que d'aller s'aventurer
à comparer Sarko à Bonaparte)... l'Empereur, disais-je, est disposé à faire acte
d'explication. Avant je ne vous écoutais pas, maintenant je vous écoute mais je
ne tiens pas compte de ce que vous dites, à la limite je me dis que vous n'avez
pas compris mes projets et je vais m'empresser de vous les expliquer, idiots
que vous êtes.</p><div align="justify">

</div><p>Mais ce que Sarkozy n'a pas bien
saisi, c'est que nous avons fort bien compris ses projets, d'ailleurs nous les
subissons de plein fouet, et que nous n'en voulons pas. La manifestation
n'était pas l'expression d'une inquiétude face à la crise, mais bien un refus
du projet Sarkozyste. Tous les slogans que j'ai entendu à cette manifestation,
des syndicats, du personnel hospitalier, de la psychiatrie, de la justice, des
sans-abris, des étudiants, des fonctionnaires, des travailleurs sociaux, et
même de quidams isolés, concourent tous à dire la même chose&nbsp;: On ne veut
pas du projet de société de Sarkozy&nbsp;!</p><div align="justify">

</div><div align="justify">

</div><p>Alors que sa clique de
boutiquiers aille squatter les médias pour réduire, dans leur discours, cette
manifestation à l'expression d'une inquiétude face à la crise n'y changera
rien. Seulement, ces boutiquiers nous indiquent par leur verbiage déplacé le
niveau de leur surdité.</p><div align="justify">

</div><p>En plus de nier les ressorts
profonds de cette ire populaire, ces mêmes boutiquiers en arrivent à chercher à
faire culpabiliser le peuple... vous vous rendez compte, ce n'est pas le moment
de faire grève, avec la crise et tout le tutti quanti... et puis quoi encore, à
cette cadence ils vont bientôt nous inventer la manif du quand tout va
bien&nbsp;!</p><div align="justify">

</div><div align="justify">

</div><p>J'ai manifesté parce que, comme
tous les manifestants, je refuse le projet de société que nous imposent nos
gouvernants actuels. Je refuse un projet qui sert quelques uns au détriment du
peuple, un projet de société qui avait auguré sa mise en branle par un premier
acte significatif&nbsp;: la mise en place d'un bouclier fiscal pour les plus
fortunés et la décision du président fraîchement élu d'augmenter de façon
significative son salaire ainsi que celui de ses boutiquiers. Ailleurs, un
Obama a auguré son investiture par la décision d'une fermeture de l'ignominie
(Guantanamo), d'un soutien significatif aux plus pauvres et d'une main tendue à
tous pour un nouvel espoir pour plus de justice et de paix.</p><p>La manif était belle, parce qu'il ne s'agissait précisément pas d'une manifestation sectorielle, de telle ou telle profession qui revendique, mais bien d'un élan d'un peuple qui envahit la rue, et qui d'une même voix dit son refus du projet de société qui est actuellement en &#339;uvre.... les chômeurs, les sans papiers, les syndicalistes, les retraités, les fonctionnaires, les employés du privé, les blancs, les noirs, les arabes, les sans grades, les gradés, les femmes, les hommes, les jeunes, les profs,..., tout un peuple réunit pour un même refus.<br><br>Yes we can ! <br></p>

]]></description>
<category>actualit&#195;&#169;</category>
<pubDate>Mon, 02 Feb 2009 15:20:20 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-52078-billet-967722.html</guid>
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<item>
<title>Chroniques de New York City : La signification profonde de lélection dObama</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-52078-billet-963061.html</link>
<description><![CDATA[<div align="justify"><img src="http://www.quifaitlafrance.com/images/stories/divers/obama_20.jpg"  alt=" " align="left">Pourquoi tellement de gens ont-ils pleuré le jour de l'investiture de Barack Obama, et pas seulement les femmes, et pas seulement les Américains, et pas seulement les Africains-Americains ?<br>Pourquoi ce 20 janvier n'est-il pas juste une date extraordinaire dans l'histoire des hommes mais plutôt le début d'une histoire autre, parce que meilleure ?<br>&nbsp;<br>Le contexte d'abord : ce 20 janvier, c'est la famille humaine qui s'est retrouvée à Washington DC, dans son moment américain certes, mais dans une diversité telle qu'elle en devenait événement mondial. Les gens s'étaient fait beaux. Les femmes noires portaient des manteaux de fourrure jusqu aux pieds. Les latino et les blancs étaient venus avec les cousins et les enfants tenaient des dizaines de drapeaux dans les mains. Badge, écharpe, bonnet d'Obama pour tout le monde. C'est la famille, rassemblée autour du feu, du politique, à l'ancienne, mais dehors ce n'est plus l'autre et l'ennemi car il n'y a plus de dehors...<a href="http://www.quifaitlafrance.com/content/view/130/1/" target="_blank">Lire la suite</a> <br></div>]]></description>
<category>Qui Fait La France</category>
<pubDate>Sat, 24 Jan 2009 09:11:48 +0000</pubDate>
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</item>
<item>
<title>Bonnes fêtes</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-52078-billet-944099.html</link>
<description><![CDATA[<p><font size="5" face="wingdings,zapf dingbats">Bonnes fêtes de fin d'année.</font></p><p>&nbsp;<img src="http://www.msmformation.com/blog/public/images/bonnes_fetes.jpg"  alt=" " width="341" align="bottom" height="189"></p>]]></description>
<category>actualit&#195;&#169;</category>
<pubDate>Tue, 23 Dec 2008 17:16:30 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-52078-billet-944099.html</guid>
</item>
</channel>
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