<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<!--  RSS generated by Flaimo.com RSS Builder [2013-05-22 03:59:33]  --> <rss version="2.0">
<channel>
<copyright>Copyright 2008 Blogg</copyright>
<pubDate>Wed, 22 May 2013 03:59:33 +0200</pubDate>
<lastBuildDate>Wed, 22 May 2013 03:59:33 +0200</lastBuildDate>
<docs>http://www.blogg.org/blog-50803.html</docs>
<description>Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature</description>
<link>http://www.blogg.org/blog-50803.html</link>
<title>Andy Vérol - Une dernière usine avant extinction</title>
<language>fr</language>
<category>Blogg</category>
<ttl>60</ttl>
<item>
<title>Des cendres jailliront des poignées de mains</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50803-billet-1467706.html</link>
<description><![CDATA[<p><strong>&copy;Photo de Yentel Sanstitre</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<div>
<div>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Elle &eacute;tait effrayante avec ses photos d'oiseaux dans sa chambre, ses livres accumul&eacute;s sur la table de nuit pendant que son mec se bourrait la gueule dans le salon, matant des films porno et se disant: "Mais putain, pourquoi elle ne s'appr&ecirc;te plus comme au d&eacute;but?". La nuit &eacute;tait &eacute;paisse comme du p&eacute;trole, les crises s'encha&icirc;naient et lorsqu'elle sut qu'il allait "voir ailleurs", elle n'eut d'autre choix que de venir se r&eacute;fugier quelques jours chez Daddy. Mauvaise pioche. Je lui caressai les cheveux en lui disant que je ne pouvais rien faire pour elle. Ma s&oelig;ur avait perdu toute sa pr&eacute;tention de femme cultiv&eacute;e de gauche. Elle &eacute;tait un animal d&eacute;chir&eacute;.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;"><br /></span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">A qui voulait-il demander une ran&ccedil;on? Il &eacute;tait sinueux, le corps encombr&eacute; par ses muscles travaill&eacute;s dans la salle de sport de fortune. "On va demander que 500 000 euros! On verra! On baissera si y faut! Comme &ccedil;a on pourra se sortir d'ce merdier et s'trouver un coin &agrave; nous qui pue pas, qui sent bon, o&ugrave; y'a des bons matelas, des &eacute;crans plats, une baignoire, putain une baignoire avec de l'eau chaude et pas jaune". J'acquies&ccedil;ai en essayant de ne pas imprimer mon scepticisme sur ma face.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;"><br /></span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Des cendres jailliront des poign&eacute;es de mains. Pour l'instant on pr&eacute;pare l'incendie et on fabrique l'usine &agrave; moignons...</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;"><br /></span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Crev&eacute;, tortur&eacute;. Les tristes mains de ce mec, fig&eacute;es, raides. Ce mec, cette fille habill&eacute;e en mec, cette fille redessin&eacute;e par Daddy, une brusque et une ultime crise. Joli lot limit&eacute; &agrave; deux m&sup2; de terre dure, cribl&eacute;e de cailloux blancs brillants, beaux comme des boutons m&ucirc;rs sur la peau d'une aguicheuse... Tiens.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;"><br /></span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Tiens, elle &eacute;tait gaul&eacute;e comme un nourrisson laiss&eacute; &agrave; l'abandon dans les gravats d'un immeuble effondr&eacute;. Je pensai au lait en poudre. Quelle id&eacute;e de transformer du lait en poudre...</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;"><br /></span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Le sable &eacute;tait presque sucr&eacute;, ... Il me disait d'acc&eacute;l&eacute;rer pendant qu'il surveillait la route. J'osai: "Mais on aurait du la foutre plus loin". Il m'ordonna de fermer ma gueule. Je balan&ccedil;ais les pellet&eacute;s de terre s&egrave;che sur cette silhouette comme constitu&eacute;e par des milliers d'&eacute;pingles.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;"><br /></span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Le cagnard cognait sur ma nuque, m'obligeant &agrave; me courber exag&eacute;r&eacute;ment et &agrave; subir le poids de la pelle charg&eacute;e de terre. "Putain, laisse-tomber, viens-l&agrave;, viens on rentre!". La trouille chevill&eacute;e au sternum et &agrave; l'abdomen, je me mis &agrave; courir mollement, les muscles ankylos&eacute;s. Il lui restait encore les cuisses, les genoux, les bras et les mains jointes sur le ventre encore visible, gris&eacute;s par la poussi&egrave;re. C'&eacute;tait foutu, d&eacute;finitivement foutu. J'entrai sans la station &agrave; la suite de Daddy. Deux voitures s'approchaient. Noires. Lumineuses, ondulant dans l'air br&ucirc;lant dansant au-dessus du macadam.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;"><br /></span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">J'ouvris mon livre sur les chutes de m&eacute;t&eacute;orites. Il n'y avait plus de connexion internet, plus d'eau chaude et des coupures d'&eacute;lectricit&eacute; &agrave; longueur de journ&eacute;e. "On va se transformer en fleurs du d&eacute;sert, comme &ccedil;a, plus personne pourra nous attraper". Il puait l'alcool &agrave; dix m&egrave;tres &agrave; la ronde. Ses dents pourries de devant sortaient exag&eacute;r&eacute;ment, comme expuls&eacute;es de sa vieille bouche par un rire du diable. "Ils avancent pas vite. C'est des am&eacute;ricaines genre que le FBI a pour faire des enqu&ecirc;tes". Il parlait des voitures qui, effectivement, ne cessaient plus d'&ecirc;tre &agrave; l'approche.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;"><br /></span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">"Putain qu'est-c'qui foutent ces trous d'balle?!". C'&eacute;tait vrai qu'ils n'en finissaient pas d'arriver. Nous ne savions pas s'ils allaient s'arr&ecirc;ter ou continuer leur chemin vers l'immense ouest. Mes mains tremblaient. Je buvais un lait fraise &agrave; la paille. Le frigo faisait un bruit de p&eacute;trolette. La soute &agrave; stress &eacute;tait pleine. J'&eacute;tais dans le sous-bois, vautr&eacute; dans un tapis d'&eacute;pingles. J'allais mourir de peur. "Merde, ils ralentissent. On est bon gamin".</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;"><br /></span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">C'est vrai que cette sorte de poubelle &agrave; ciel ouvert o&ugrave; nous vivions aurait du dissuader les passants de s'arr&ecirc;ter. Une roue campait &agrave; l'entr&eacute;e de ma chambre. Un type avait laiss&eacute; un tuyau luisant de cambouis entre le s&egrave;che-linge et le buffet Ik&eacute;a connard.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;"><br /></span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;"><br /></span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Il y avait un documentaire sur un crime sordide &agrave; la t&eacute;l&eacute;. Bellemare caden&ccedil;ait l'histoire. Ses l&egrave;vres &eacute;taient s&egrave;ches. Il en vint &agrave; faire le d&eacute;tail des blessures d'une jeune femme mutil&eacute;e par l'un des membres de sa famille. Il ne faisait plus aucun doute que les deux voitures venaient nous rendre visites. Les graviers du parking d&eacute;saffect&eacute; cr&eacute;pit&egrave;rent sous les pneus des berlines. De belles am&eacute;ricaines noires aux vitres teint&eacute;es. Un temps, je tutoyai l'extase, celle qui vous saisit durant la seconde pr&eacute;c&eacute;dant l'action.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;"><br /></span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">"Cette salope &eacute;tait avec un chinetoque, y sont partout, ils veulent nous d&eacute;truire, ils vont nous humilier, ils vont nous baiser, moi j'te dis, ils peuvent venir, j'les attends, j'les d&eacute;foncerai". J'avais peur aussi. On nous canardait toute la journ&eacute;e d'infos sur le d&eacute;clin, sur la mort de tous les europ&eacute;ens, de la culture, de tout. Deux types en jean chemise baskets casquettes sortirent de la premi&egrave;re voiture. Avec le soleil &agrave; leurs dos, nous ne distinguions pas leurs visages. Les vitres &eacute;taient sales, tellement sales qu'elles sentaient mauvais. Daddy trafiqua dans sa poche &agrave; la recherche, sans doute, d'un glaive imaginaire. Il ne savait plus sur quel pied danser. Je sentais qu'il avait le nourrain gargouillant et le nerf surcharg&eacute; d'&eacute;lectricit&eacute;.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;"><br /></span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">J'&eacute;coutais Curtis sous la couette, la nuit, en cachette. Si Daddy m'avait surpris, il m'aurait foutu la racl&eacute;e de ma vie.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;"><br /></span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Ils chuchotaient fort (comme l'enfant qui te demande si tu dors): "Il est bleu ce petit, regarde comme il est bleu". Daddy tardait &agrave; prendre des Bud. J'avais peur qu'il revienne avec le fusil et qu'il les abatte sans r&eacute;fl&eacute;chir. J'entendis qu'il fouillait. Eux me regardaient en coin avec l'air coquin des femmes sexuelles des VHS de Daddy. "Regarde qu'il est bleu te dis-je". Ils riaient. "Comment tu t'appelles toi?". Je bredouillai mon pr&eacute;nom. Une pri&egrave;re dans la t&ecirc;te, je ne savais que faire. Le mur &eacute;tait mon tuteur. Leurs langues l&eacute;chaient leurs babines. "Il est bleu, il a peur te dis-je".</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;"><br /></span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Tiens, ils avaient des t&ecirc;tes sans peau, leurs cages cr&acirc;niennes &eacute;taient parfaitement visibles. Ils me souriaient toujours. Ils avaient des couronnes en plomb dans le fond de la bouche.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;"><br /></span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">&Ccedil;a n'&eacute;tait pas dans ses habitudes. Il avait mis quatre canettes de bi&egrave;re sur un plateau ainsi qu'une coupelle de cacahu&egrave;tes grill&eacute;es. Des yeux, il m'ordonna de virer le bordel de la table basse: des cadavres de bouteilles de vinasse, des papiers administratifs tach&eacute;s de caf&eacute;, des magazines de gonzesses &agrave; poil et de sports de combat. Il d&eacute;posa le plateau et tendit une bouteille &agrave; chacun, sans verre....... Il n'avait pas l'habitude de recevoir, mais ce qui m'&eacute;tonnait, c'&eacute;tait qu'il n'ait m&ecirc;me pas d&eacute;cid&eacute; de les mettre dehors, un coup de gros sel dans le cul.</span></p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;"><br /></span></p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">"Alors Messieurs, je peux faire quoi pour vous?</span></p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">- Nous cherchons une issue. Votre propri&eacute;t&eacute; est un formidable lieu. C'est magique.</span></p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">- C'est une vieille station abandonn&eacute;e. y'a tout &agrave; r'faire ici. Vous venez d'o&ugrave;?</span></p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">- De Diurne. L&agrave;-bas, &ccedil;a se complique.</span></p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">- Ah?</span></p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">- Oui, les chinois et les arabes ont tout accapar&eacute;. Nous cherchons de nouvelles issues.</span></p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">- Ouais, faut bien bouffer".</span></p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Le plus petit avait les os plus larges que son partenaire. Je voyais son tibia sillonner &agrave; l'int&eacute;rieur de son pantalon. Il avait sans doute eu une fracture mal r&eacute;par&eacute;e car une bosse importante d&eacute;formait l'os en son milieu.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;"><br /></span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">La s&oelig;ur cuisait &agrave; moiti&eacute; dans son trou pendant qu'ils s'envoyaient des bi&egrave;res fraiches. Daddy la jouait strat&egrave;ge, le palpitant tun&eacute; &agrave; l'angoisse, la ligne de vie r&eacute;tr&eacute;cie par la p&eacute;toche. Je n'&eacute;tais pas mieux, triturant une boule de papier m&acirc;ch&eacute; par un passage dans la machine &agrave; laver.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;"><br /></span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Je crus entendre "on lui fait l'amour &agrave; l'endroit puis &agrave; l'envers, on lui range les bourses, on lui teint les cheveux". Les tympans coton, je m'excusai et d&eacute;guerpis dans le couloir avant de me ruer dans les chiottes, toute bouche ouverte pr&ecirc;te &agrave; recracher l'int&eacute;gralit&eacute; de mes boyaux sueurs, mes boyaux senteurs, mes boyaux tuyaux claqu&eacute;s us&eacute;s.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;"><br /></span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Sa cuill&egrave;re de caf&eacute;, qu'il ne lavait jamais, &eacute;tait carr&eacute;e dans sa bouche. Il &eacute;coutait les types comme s'ils &eacute;taient dignes d'int&eacute;r&ecirc;t. "On a besoin de filmer les lieux pour le pr&eacute;senter &agrave; nos financiers. Mais il faut que vous restiez discret. Pas question que les chinois, les indiens ou les allemands viennent nous piquer le march&eacute;. Nous ferons des forages pendant quelques mois et bien s&ucirc;r, vous serez largement r&eacute;mun&eacute;r&eacute;. Disons qu'on vous paiera un loyer qui pourra vous assurer un bel avenir". Il passa sa langue sur la cro&ucirc;te marron form&eacute;e par le caf&eacute; s&eacute;ch&eacute;. Il chiquait la crasse avec d&eacute;lectation.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;"><br /></span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Les traces timides de mes pas &eacute;taient l&agrave;, formant des taudis de cr&ecirc;pes de sable en forme de semelles, celles de mes baskets. "On verra bien si &ccedil;a suit la logistique. Dans l'imm&eacute;diat, allons nous installer dans le d&eacute;sert, tous les quatre et faisons une photo". J'en avais oubli&eacute; l'autre voiture qui attendait. Fen&ecirc;tre teint&eacute;e, moteur en marche, gar&eacute;e dans l'ombre de l'ex atelier des m&eacute;canos.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;"><br /></span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Des UFO humains. Des vents spectraux.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;"><br /></span></p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Je me vautrais dans la fange virtuelle, croupissant dans la famine sentimentale et sexuelle de filles idiotes. Daddy donnait de sa personne pour soutenir les gros lards du catch am&eacute;ricain. Il d&eacute;clenchait des guerres sur le canap&eacute;, promettant l'enfer aux bastonneurs ennemis qui ratatinaient ses idoles. Pendant ce temps, je pianotais sur mon phone, ensorcelant l'h&eacute;misph&egrave;re sentimental de ces ing&eacute;nues du bout du monde, d&eacute;clenchant leur fureur hormonale. Les folles. Daddy remarquait mon air dudule de jeune chasseur: "Arr&ecirc;te avec ces conneries! Les meufs, c'est dans la rue qu'on les chope". Il y avait une route, pas une rue. Il y avait une route et pas de maisons. Il y avait le d&eacute;sert, les bagnoles rares qui passaient. Il y avait ses cuisses muscl&eacute;es, la promiscuit&eacute; pr&eacute;-incestueuse. Il y avait tout sauf des filles &agrave; p&eacute;cho.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;"><br /></span></p>
</div>
<div>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Tout le monde courbait l'&eacute;chine dans l'entreprise. Soudain, ils arrondissaient les angles, acceptaient toutes les concessions pour garder leur chemin lisse de salari&eacute;s, subordonn&eacute;s &agrave; l'enfer du quotidien, trimeux l&acirc;ches, gueulards en p&eacute;riph&eacute;rie, roublards en face &agrave; face. Je passais le balais, la serpilli&egrave;re, je vidais leurs corbeilles &agrave; papier, passais un coup d'&eacute;ponge sur leurs bureaux. Tous &eacute;taient tendus par les nerfs, ligot&eacute;s &agrave; leurs &eacute;crans, leurs dossiers, leurs combin&eacute;s. J'avais une libert&eacute; qu'ils n'avaient pas: j'&eacute;tais int&eacute;rimaire, &eacute;ph&eacute;m&egrave;re, invisible, j'&eacute;tais d&eacute;muni, grotesque &agrave; leurs yeux. Les pires &eacute;taient ceux qui jouaient aux sympas, qui mimaient l'humanit&eacute;. S'ils avaient &eacute;t&eacute; ce qu'ils pr&eacute;tendaient &ecirc;tre, ils m'auraient donn&eacute; une part de leur becquetance de subordonn&eacute;s, soldats de la Machine, chiens baveux du grand chenil.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;"><br /></span></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<div style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;"><strong>Bribes-extraits du roman en cours d'&eacute;criture "La Diaspora des derniers jours/Un homme clitoridien".</strong></span></div>
<div style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;"><br /></span></div>
<div style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;"><strong>Andy V&eacute;rol</strong></span></div>
<p>&nbsp;</p>
</div>
</div><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1428703&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Andy Verol</category>
<pubDate>Thu, 16 May 2013 20:04:33 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-50803-billet-1467706.html</guid>
</item>
<item>
<title>Ses seins ufologiques. Son pubis ovniaque. Ses yeux Alienés</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50803-billet-1464379.html</link>
<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Je voulais faire l'amour avec quelques murs d&eacute;molis, encore, curer entre les dents les briques, et m'infiltrer. Je voulais m'effacer pour que &ccedil;a n'empire pas, que cela cesse. J'&eacute;tais tiraill&eacute; entre la s&oelig;ur soudaine et le daddy r&eacute;p&eacute;titif. Qu'avais-je fait pour que ma vie soit une telle impasse puante, un temps stagnant dans la serviette mouill&eacute;e sueur de leur haine r&eacute;ciproque&nbsp;?</span></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Dans la bo&icirc;te aux lettres, ils m'avaient envoy&eacute; une lettre pour me dire que j'&eacute;tais condamn&eacute; &agrave; vivre dans leur cong&eacute;lateur...</span></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Le docteur ouvrit son bide, en sortit ses boyaux brillants et les balan&ccedil;a sur le bureau.</span></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">&laquo;Vous voyez &ccedil;a? Ce sont mes intestins. Et ces intestins, voyez-vous, ils sont perclus de m&eacute;tastases. Alors vous savez quoi? Votre rhume, votre d&eacute;pression et vos lamentations concernant les coups port&eacute;s par votre p&egrave;re, vous pouvez vous les foutre au cul!&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Qui aurait accept&eacute; de redevenir l'esclave usin&eacute; que furent les grands-parents? Qui aurait voulu se pr&eacute;senter chaque matin devant la porte de la fabrique pour gagner sa pitance quotidienne? Daddy n'en voulait pas, trop heureux de palper son RSA, bouffer gras/sucre amerloque, mater son catch, bricoler ses poubelles Mustang 60'/70' et se beurrer la gueule en regardant le grand d&eacute;sert d'en-face. &Ccedil;a ne l'emp&ecirc;chait pas de r&eacute;clamer des barri&egrave;res douani&egrave;res et &laquo;&nbsp;qu'on refoute ces feignasses de fran&ccedil;ais au travail au lieu d'le donner &agrave; ces saloperies d'bougnoules&nbsp;&raquo;... Le drapeau pendouillait comme une bite molle sur le fronton de notre ghetto de spectres.</span></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Sa laideur &eacute;tait sa beaut&eacute;. Sa face taill&eacute;e au couteau lui donnait un charisme tel que l'on ne pouvait que se laisser envo&ucirc;ter. Dans la sym&eacute;trie ou dissym&eacute;trie d'un visage, on pouvait entendre la musique qui en sortirait.</span></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Je n'avais pas &agrave; essayer d'entrer dans la peau d'un criminel en puissance: il &eacute;tait dans ma propre chair, dans mes cellules, dans mon ADN. Il &eacute;tait log&eacute; l&agrave;, partout, quelque part, nulle part, sorte de muezzin des t&eacute;n&egrave;bres qui lan&ccedil;ait chroniquement l'appel &agrave; la destruction. Seule l'&eacute;criture m'offrait la possibilit&eacute; d'en faire une richesse, un monde, une guerre men&eacute;e &agrave; la vue de tous.</span></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Nous &eacute;tions juste houspill&eacute;s par la guerre que se livraient l'int&eacute;rieur et l'ext&eacute;rieur de soi. C'&eacute;tait un luxe &ccedil;a, surtout quand tu n'avais pas ton bol de bouillie &agrave; chercher chaque jour.</span></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Apr&egrave;s s'&ecirc;tre regard&eacute; un documentaire sur les Aston Martin de James Bond et un autre sur les UFO, je vis Daddy bouffer une bo&icirc;te de choucroute froide avec les doigts. Ma s&oelig;ur &eacute;tait enferm&eacute;e dans la chambre d'amis et faisait des petits bruits d'arch&eacute;ologue de tiroirs...</span></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Sa pastille Vichy sous la langue, il semblait s'apaiser, laissant son appareil g&eacute;nital et g&eacute;lifi&eacute; en paix, regardant avec l&rsquo;&oelig;il trouble des programmes sur la p&ecirc;che en eau vive. En l'espace de quelques minutes, il en devenait presque rassurant.</span></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">&laquo;&nbsp;Moi je sais que J&eacute;sus et Mahommet, ces petits bonimenteurs qu'ont fait fortune, c'est rien &agrave; c&ocirc;t&eacute; de moi et ma Nation! Tu vois ma fille, ici, c'est ma Nation et toi t'es une &eacute;trang&egrave;re. Et tu sais c'que je fais &agrave; l'&eacute;tranger moi?!&nbsp;&raquo;.</span></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Il frappait violemment sur la porte au point de la faire trembler. Elle hurlait derri&egrave;re, l'implorait de la laisser tranquille.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Strabisme divergent de la perception dans un environnement virtualis&eacute;. Strabisme divergent de la perception dans un environnement virtualis&eacute;. strabisme divergent de la perception dans un environnement virtualis&eacute;. Strabisme divergent de la perception dans un environnement virtualis&eacute;. Strabisme divergent de la perception dans un environnement virtualis&eacute;. Strabisme divergent de la perception dans un environnement virtualis&eacute;. Strabisme divergent de la perception dans un environnement virtualis&eacute;.</span></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Petit pilleur de mes tombes pour se b&acirc;tir un tr&ocirc;ne fabriqu&eacute; avec la merde de mon cadavre Petit pilleur de mes tombes pour se b&acirc;tir un tr&ocirc;ne fabriqu&eacute; avec la merde de mon cadavre Petit pilleur de mes tombes pour se b&acirc;tir un tr&ocirc;ne fabriqu&eacute; avec la merde de mon cadavre Petit pilleur de mes tombes pour se b&acirc;tir un tr&ocirc;ne fabriqu&eacute; avec la merde de mon cadavre.</span></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Certains murs, surtout ceux de l'arri&egrave;re, avaient &eacute;t&eacute; rafistol&eacute;s avec des planches de bois qui laissaient passer l'air, le sable charri&eacute; par le Z&eacute;phyr. &Ccedil;a se foutait partout, dans le caf&eacute; au lait et ses cro&ucirc;tons de pain, sur les cendriers, la toile cir&eacute;e, le tissu us&eacute; marron du canap&eacute;, les grains de beaut&eacute; se muant en crabe, les poils des guibolles, les rigoles encombr&eacute;es de crasse, le carrelage historiquement noir, pr&eacute;sentement terre, ... partout. Absolument partout... Je passais ma langue sur la fa&ccedil;ade de mes dents de devant et des grains de sable minuscules se ruaient contre l'&eacute;mail de mes molaires encore solides.</span></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Il n'y a pas de d&eacute;nouement pour la salive qui forme un lac croupissant sous la langue.</span></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Ses seins &laquo;&nbsp;ufologiques&nbsp;&raquo;. Son pubis &laquo;&nbsp;ovniaque&nbsp;&raquo;. Ses yeux &laquo;&nbsp;Alien&eacute;s&nbsp;&raquo;. Sur le matelas tach&eacute; de pisse, ma s&oelig;ur allong&eacute;e sur le dos et maintenue fermement par Daddy le corps sudation le muscle cuivr&eacute;.</span></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;"><strong>Bribes-extraits du roman en cours d'&eacute;criture "La Diaspora des derniers jours/Un homme clitoridien".</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;"><strong>Andy V&eacute;rol</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1426307&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Andy Verol</category>
<pubDate>Sat, 04 May 2013 17:53:12 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-50803-billet-1464379.html</guid>
</item>
<item>
<title>L'impunité est la banque, le réseau d'amis, la drague hardcore en fake derrière un écran</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50803-billet-1461516.html</link>
<description><![CDATA[<p><strong>&copy;Photo de Yentel Sanstitre</strong><br /><strong><br /></strong><br />
<div><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">&laquo;&nbsp;Vous &ecirc;tes un peu trop virulent pour rien, parfois&nbsp;&raquo;... C'&eacute;tait le psychiatre qui lui dit &ccedil;a avant qu&rsquo;il lui mette une beigne... J'avais fait une fille en Lego allong&eacute;e sur le canap&eacute; que j'avais cass&eacute;e en tentant de la c&acirc;liner. La nuit je reniflais, et le jour, je toussais du sable.</span></div>
<div><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">&laquo;&nbsp;Il est l&agrave; dans son coin, il dit rien, il devient rouge comme une tomate d&egrave;s qu'on lui parle &agrave; c'te gamin-l&agrave;. Il a m&ecirc;me pas les mains sales, pas un seul p&egrave;te aux guiboles. Il est propre, sage comme une image&hellip;&nbsp;&raquo; Puis il fermait la porte de ma cage et s'en allait avec la pute, la paluche large log&eacute; sur ses fesses ob&egrave;ses.</span></div>
<div></div>
<div><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">On pouvait dire du mal de Daddy, le jeter au fond d&rsquo;un tiroir, l&rsquo;insulter, lui promettre l&rsquo;enfer, mais il n&rsquo;avait jamais fait une seule tache sur la peinture de sa voiture ou le drapeau fran&ccedil;ais qui bernait &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e de la station. Car L'impunit&eacute; est la m&eacute;gapole, est l'entassement, l'acculturation par le b&eacute;ton, les &eacute;crans, les vices rentr&eacute;s dans les murs par les lois, par l'indiff&eacute;rence... L'impunit&eacute; est le village, la vieille qui reluque derri&egrave;re le rideau, la &laquo;&nbsp;bonne femme&nbsp;&raquo; qui joue le corbeau, les sourires de fa&ccedil;ade, les conversations &laquo;&nbsp;pluie et beau temps et c'&eacute;tait mieux avant&nbsp;&raquo;. L'impunit&eacute; est le salari&eacute;, son sonnant et tr&eacute;buchant qui choie sur son compte en banque. L'impunit&eacute; est la banque, le r&eacute;seau d'amis, la drague hardcore en fake derri&egrave;re un &eacute;cran. L'impunit&eacute; est le r&eacute;seau routier, ferroviaire, les lois s&eacute;curitaires, la justice &agrave; dix niveaux hi&eacute;rarchisant les races, les sexes, les pauvres et les riches devant un juge, a jeun, il ne r&eacute;pond de rien, assomme l'en-face, le r&eacute;duit en poudre, lui indique le chemin de la d&eacute;chetterie. L'impunit&eacute; est l'homme de t&eacute;l&eacute;, celui de pouvoir, celui de &laquo;&nbsp;l'info&nbsp;&raquo;. L'impunit&eacute; est celui qui l'envie, qui l'admire en cachette &agrave; l'instar de l'homophobe qui se paluche en secret devant mec qui se fait sucer par un shemale en streaming. L'impunit&eacute; est celui qui parle au nom de Dieu, qui ass&egrave;ne quand il enseigne. L'impunit&eacute; est la qu&ecirc;te de bonheur, d'amour qui laisse le droit &agrave; chacun de se foutre du bonheur des autres, de chercher le sien, de se gaver soi, de se plaindre, de se raconter sur les r&eacute;seaux dits sociaux... L'impunit&eacute;, c'est l'illusion d'&ecirc;tre immortel, de contr&ocirc;ler, de tenir &agrave; pleine main son existence...</span></div>
<div><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Les gardiens du temple partouzent consanguins dans la fange...</span></div>
<div></div>
<div><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Dire la s&oelig;ur, son sein esprit, sa vulve interdite, le Daddy qui pr&eacute;parait le pire en lui servant une nouvelle louche de pur&eacute;e&nbsp;<em>Mousseline</em>. Truquer aussi ses expressions de visage. Mais &ccedil;a, Daddy ne savait pas faire, plus prompt &agrave; mimer les m&eacute;chants du catch qu'&agrave; jouer le p&egrave;re avenant &agrave; la main coulissant sur la nuque fra&icirc;che de sa prog&eacute;niture. Un temps, il se cura les dents puis il proposa de la servir de nouveau.</span></div>
<div></div>
<div><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">&laquo;&nbsp;Non, papa, l&agrave;, franchement, j'en ai assez&nbsp;&raquo;.</span></div>
<div></div>
<div><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">N'&eacute;coutant que son ent&ecirc;tement, il lui servit une nouvelle louche de<em>Mousseline</em>. Ses yeux &eacute;taient devenus d'un noir caverneux, un de ces lieux o&ugrave; le monstre sans formes et pleins de poils laineux attendait, la graisse plaqu&eacute;e aux c&ocirc;tes, pour engloutir l'enfant neuneu tordu en arri&egrave;re par un cartable Superman. Daddy attendait qu'elle sorte les pics de sa fourchette qui baignait dans la pur&eacute;e industrielle. Elle c&eacute;da, la souleva et absorba la diarrh&eacute;e blanche avec une moue de d&eacute;go&ucirc;t. Clash&eacute;, je faisais tourner un d&eacute; entre mes doigts sous la table, entre le bois et le doux du dessous de la toile cir&eacute;e.</span></div>
<div></div>
<div><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">&laquo;&nbsp;&Ccedil;a se voit tout de suite quand une femme est chaude, elle a un regard d'hu&icirc;tre!&nbsp;&raquo;.</span></div>
<div><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Il s'esclaffa de rire, prit sa paire de burnes &agrave; pleine main &agrave; en chiffonner son short&nbsp;<em>Adidas</em>&nbsp;puis il alla dans le salon, se vautrer dans le canap&eacute; devant la t&eacute;l&eacute; hurlant les commentaires cr&eacute;tins d'un amerloque pro des matchs de boxe anglaise. Ma s&oelig;ur &eacute;tait au bord des larmes. Encore sous le choc, elle encha&icirc;nait mollement les cuiller&eacute;es de&nbsp;<em>Mousseline</em>, vaseline buccale pour mieux faire p&eacute;n&eacute;trer un cancer.</span></div>
<div></div>
<div><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;"><strong>Bribes-extraits du roman en cours d'&eacute;criture "La Diaspora des derniers jours/Un homme clitoridien".</strong></span></div>
<div></div>
<div><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;"><strong>Andy V&eacute;rol</strong></span></div>
</p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1425711&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Andy Verol</category>
<pubDate>Sat, 27 Apr 2013 06:34:25 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-50803-billet-1461516.html</guid>
</item>
<item>
<title>Le sol sueur d'un bunker</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50803-billet-1459334.html</link>
<description><![CDATA[<p><strong><span style="font-family: andale mono,times;">&copy;Photo de Yentel Sanstitre</span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">On te fournit le d&eacute;clin avec le kit main  libre, le m&eacute;tissage foir&eacute;, le terroir &agrave; l'azote, une centralisation des  n&eacute;vroses, un d&eacute;sir de draps salis par le foutre... Le monde se divise en  deux cat&eacute;gories: ceux qui ont un pistolet &agrave; eau, et ceux qui gonflent les  ballons de baudruches. Toi... tu gonfles les ballons... </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">&nbsp;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">La d&eacute;mesure du chuchotement malsain d'un  gamin tra&icirc;nant pr&egrave;s de l'oreille, toutes les nuits, faisant craquer le parquet  avec ses pieds menus. Des habitations abandonn&eacute;es au bord de routes emprunt&eacute;es  par quelques vents chauds et des plaies d...e corps des  repr&eacute;sentants de la Diaspora des derniers jours.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">&nbsp;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">Le vent charg&eacute; de sable fouettait la station  hors-service. Il se balan&ccedil;ait sur son rocking-chair, un chapeau de feutre  rabattu sur le front, une pipe en bois vernis dans la bouche, un Polo London  Styl, un Jean Lo&iuml;s bleu marine us&eacute; naturellement et des docs coqu&eacute;es bordeaux &agrave;  lacets blancs. Une Mustang jaune jaillit au loin. Il plissa les yeux pour  reconna&icirc;tre l'am&eacute;ricaine, soulevant son chapeau avec le pouce droit, la bouche  s'entrouvrant, la pipe pendouillant coll&eacute;e &agrave; sa l&egrave;vre inf&eacute;rieure. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">&nbsp;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">&laquo;&nbsp;Oh putain d'encul&eacute; que c'est bon &ccedil;a!&nbsp;&raquo; </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">&nbsp;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">La bagnole ralentit et s'engagea dans sous l'abri qui  couvrait les pompes &agrave; essence d&eacute;saffect&eacute;es. Daddy &eacute;tait debout, subjugu&eacute;,  paralys&eacute; d'admiration pour cette Ford Mustang impeccable sortie des ann&eacute;es 60. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">&nbsp;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">&laquo;&nbsp;Ben mon salopard&nbsp;&raquo;.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">&nbsp;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">Deux tonnes de tics sous les yeux lui  donnaient un air de victime de Ken le Survivant juste avant l'explosion de sa  grosse gueule.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">&nbsp;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">Comme il y avait de plus en plus  d'&eacute;crivains et de moins en moins de lecteurs... De plus en plus d'humains et de  moins en moins d'animaux... De plus en plus d'&eacute;crans et de moins en moins d'yeux  ouverts, je me disais que Daddy avait raison, ruin&eacute; par sa connerie, spongieux,  venimeux, mou comme son vieux fauteuil de pupille de la  d&eacute;ception...</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">&nbsp;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">Toutes ses journ&eacute;es &eacute;taient consacr&eacute;es &agrave; la  recherche de pi&egrave;ces de bagnole sur le net, au visionnement de films crades  vintages, &agrave; l'ingurgitation de Hotdogs de pain mou, de moutarde en tube et de  saucisses ECO+. Il n'en oubliait jamais la France, postillonnant sur le poste de  t&eacute;l&eacute;, pointant de l'ongle &laquo;&nbsp;tous ces p&eacute;d&eacute;s du showbiz&nbsp;&raquo; avant de s'enfiler des  rasades de vin blanc &laquo;&nbsp;comme les merloques et leur whisky  d&eacute;gueulasse...&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">&nbsp;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">Il gal&eacute;rait pour payer sa facture d'eau et  le changement de ses plaquettes de freins sur sa poubelle et pourtant, voir ce  bourgeois fraudeur expiant ses p&eacute;ch&eacute;s sur une cha&icirc;ne de t&eacute;l&eacute;, lui arracha une  larme. Il &eacute;tait comme &ccedil;a, bleu, bileux, il &eacute;tait chagrin&eacute;, d&eacute;cor&eacute; de la m&eacute;daille  du Que-Dalle, mais l&agrave; lui lunait en zyeutant ce grand bonhomme tomb&eacute; dans le  gouffre. La chambre de Motel puait la sueur du pr&eacute;c&eacute;dent client, la lampe de  chevet ne marchait pas, un routier baisait bruyamment une pute dans la chambre  d'&agrave;-c&ocirc;t&eacute;, sa rotule lui faisait mal, mais lui, oui, tiens, lui, il l&acirc;chait sa  grosse larme en &eacute;coutant un gros con.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">&nbsp;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">En regardant les films avec les mecs qui  pissaient le sang et qui trouvaient encore le moyen de se dire des trucs  sentimentalo-amicaux avant de crever dans leurs plaies, j'avais peur, je me  sentais l&acirc;che, je voulais &ecirc;tre comme eux et dire &agrave; l'ami alors que mon bras  pendait comme un vieux drap spongieux: </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">&nbsp;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">&laquo;&nbsp;Joe... Me laisse...pas... tu &eacute;tais...&nbsp;&raquo; </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">&nbsp;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">Et je mimais la bouche grande ouverte se  vidant de la vie sur le sol sueur d'un bunker... L'acier froiss&eacute; entass&eacute;  dans les casses &eacute;tait les vergetures r&eacute;pugnantes. Les plastiques d&eacute;form&eacute;s cal&eacute;s  dans nos bides &eacute;taient les piles d'ordures blotties contre les axes  bitum&eacute;s... Ils me gla&ccedil;aient, mettaient en danger ma vie, celle des rares  proches qui me restaient et ma sant&eacute; mentale. Ils parlaient de puret&eacute; comme on  poignarde un enfant en bas-&acirc;ge, ils revendiquaient fi&egrave;rement un pass&eacute; qui ne  disait qu'une seule chose: vous n'&ecirc;tes que des immondes rats d&eacute;g&eacute;n&eacute;r&eacute;s, des  b&acirc;tards infects m&eacute;ritant la souffrance et la mort. C'est lorsqu'ils me  tabass&egrave;rent un soir, dans une rue parisienne, que j'ai pri&eacute; Dieu, pour la  premi&egrave;re fois, afin qu'il &eacute;courte ma  vie...</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">&nbsp;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">Je baisai son soutien-gorge comme une b&ecirc;te  folle, allong&eacute; sur le ventre sur le matelas de son lit abandonn&eacute;. C'est tout ce  qu'elle avait laiss&eacute; dans la maison (et une bo&icirc;te de confit de canard du  Sud-Ouest).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">&nbsp;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">J'avais le dedans d'un couillon malade de  peur &agrave; l'approche des gens, des filles, des plus grands, dans un corps de brute,  de b&ecirc;te, de bodybuilder sans poil au regard dur... Mon narcissisme de  d&eacute;pressif (mes anc&ecirc;tres avaient p&eacute;ri dans des guerres, des mines, des &eacute;pid&eacute;mies)  m'amenait &agrave; coller des photos, les aligner sur le mur, jour apr&egrave;s jour, dans un  jubilatoire besoin de regarder na&icirc;tre les rides: comme flirter avec le temps,  lui enquiller un gros gode-ceinture dans l'cul, et ruminer un chewing-gum  chlorophylle en massant d&eacute;licatement mes burnes. L'odeur des draps sales &eacute;taient  &acirc;cres comme l'eau croupie de la baignoire. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">&nbsp;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">Plong&eacute; dans les mots de Bram Stoker, je ne  me rendis pas compte imm&eacute;diatement de la disparition de ma s&oelig;ur, son cul, ses  gros seins, ses id&eacute;es de gauche et son look qui h&eacute;sitait entre l'alter  mondialisme et le d&eacute;sir de faire bander des muscl&eacute;s en Marcel chevauchant des  Harley. C'&eacute;tait ce genre de fille qui aimait dormir &agrave; c&ocirc;t&eacute; du gar&ccedil;on, pas  avec le gar&ccedil;on dedans, qui cachait toujours des montagnes de viols, de vitres  p&eacute;t&eacute;es par l'inceste, qui n'en faisait pas des livres comme Angot mais qui  rangeaient ses psychoses dans l'autre comme on gare sa bagnole au  garage.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">&nbsp;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">D&eacute;laissant la bagnole sur le parking, je  m'installais dans les toilettes sales en inox de l'aire d'autoroute, et je  humais les odeurs de pisse des hommes pr&eacute;c&eacute;dents en me branlant.  Martyris&eacute; au vinaigre, c'te n&egrave;gre, c'te mouche moulinait des bras fa&ccedil;on  eff&eacute;min&eacute;e en pleine soir&eacute;e &laquo;&nbsp;Toupet la chic &agrave; rouste dedans&nbsp;&raquo;. Il s'enfilait des  vodkas sans cesse, parlait de politique fiction, grignotait les ongles de pieds  de sa maman lorsqu'elle dormait, du haut de ses un m&egrave;tre soixante et de ses  trente et un ans.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">&nbsp;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">Mon caddie &laquo;&nbsp;fluidait&nbsp;&raquo; dans les all&eacute;es  principales. Je t&acirc;tais des tissus si doux de boxers si moulants, je prenais soin  de s&eacute;parer les pommes caboss&eacute;es de celles qui &eacute;taient luisantes et nettes comme  un sous neuf, je regardais les dames, les &laquo;&nbsp;clin-d'oeillais&nbsp;&raquo; en mimant l'oiseau  qui tentait de s'envoler, je sentais la choucroute chaude touill&eacute;e par une  grosse blonde joviale d&eacute;guis&eacute;e en Lepen bavaroise..., je roulais les R  en parlant vinasse avec le nez rougeaud de l'&oelig;nologue au rabais... J'admirais  les n&eacute;ons, les promotions, les culs moul&eacute;s de quelques femmes voil&eacute;es, je  touchais les fromages et je calculais sans cesse. J'&eacute;tais presque heureux, &agrave;  bord de l'a&eacute;ronef d'abondance, je me viola&ccedil;ais de plaisir les coudes pos&eacute;s sur  la barre ferme du caddie, j'avais des envies, de l'app&eacute;tit, des pens&eacute;es l&eacute;g&egrave;res,  j'&eacute;tais... en enfer...</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">&nbsp;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">Il me prit dans ses bras, me serra jusqu'&agrave;  l'&eacute;touffement, son bide et son sexe d&eacute;mesur&eacute; &eacute;cras&eacute;s contre moi. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">&nbsp;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">&laquo;&nbsp;Tu as tellement grandi. Ton papa &eacute;tait  mon plus grand ami. Maintenant, je vais m'occuper de toi&nbsp;&raquo;. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">&nbsp;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">Il m'effrayait. Je n'avais aucun souvenir  de ce type chauve, flasque &agrave; l'&oelig;il gluant. Un pull &agrave; rayures, il  attendait son tour &agrave; la  caisse. Des chaussures bateau, un pantalon en velours avec  ourlets laissant les poils chevilles jaillir. Il empruntait la route du soleil,  mais je savais, et voyais au travers de ses tissus, qu'il &eacute;tait un f&eacute;roce  guerrier tout gonfl&eacute; de muscles sueurs, de veines dehors, de doigts solides  transper&ccedil;ant la peau de l'ennemi &agrave; l'instar d'une pince en acier, l'assiette  &eacute;tait presque propre, j'achevai de la nettoyer &agrave; coups de  langue.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">&nbsp;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">Donnez-vous la peine de tr&eacute;bucher sur son  corps, ce &laquo;&nbsp;viandard spermeux&nbsp;&raquo; mollissant dans la fange sociale. Donnez-vous la  peine d'enfiler des perles d'amer dans son gosier et ne lui dite plus jamais  qu'il fut mon p&egrave;re.</span></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">Bribes-extraits du roman en cours d'&eacute;criture "La Diaspora des derniers jours/Un homme clitoridien".</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">Andy V&eacute;rol</span></strong><br /><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">&nbsp;</span></p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1424981&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Andy Verol</category>
<pubDate>Thu, 18 Apr 2013 10:49:28 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-50803-billet-1459334.html</guid>
</item>
<item>
<title>Former l'oligarchie du rien...</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50803-billet-1455790.html</link>
<description><![CDATA[<p><strong><span style="font-family: 'andale mono', times;">&copy;Photo de Yentel Sanstitre</span></strong></p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Tout comme parfois, tu te coupes un doigt mais tu ne le sens pas, tu n'as pas mal, &ccedil;a pisse, &ccedil;a tache, mais tu ne sens rien et tu constates bien tard que ta chemise est pourrie par le sang, que ta main est tremp&eacute;e rouge. Horrifi&eacute;, tu cherches o&ugrave; se situe la plaie, tu tentes de garder ta contenance parce qu'autour, les passagers entass&eacute;s du RER te regardent de travers, te zyeutent, te d&eacute;pouillent du rideau de la pudeur, t'arrachent tes fringues, impriment le d&eacute;go&ucirc;t sur leur face...</span></p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Il est encore venu et tu te dis que cette fois encore, tu n'aurais pas du sortir, tu aurais du rest&eacute; clo&icirc;tr&eacute; dans ta chambre grand confort, sur le matelas ferme mais douillet. Ils s'&eacute;cartent, ils sont d&eacute;go&ucirc;t&eacute;s par ton sang, par cette plaie devenue invisible, submerg&eacute;e par un flot continu. Je manque de tourner de l'&oelig;il. &ccedil;a s'&eacute;carte, je saisis le colbac d'une quadra en tailleur et la vire du strapontin. C'est bien, je m'&eacute;vanouis une heure, une seconde, je ne sais pas, jusqu'&agrave; ce qu'une femme, une m&eacute;tisse blonde me prenne l'&eacute;paule et me dit: &laquo;&nbsp;Je vais appeler les secours&nbsp;&raquo;. Je lui dis que &ccedil;a n'est pas la peine, qu'il me faut simplement un bandage. Et en pleurant comme un enfant, je lui b&eacute;gaie: "Laissez-moi partir... Il va revenir et me refaire du mal et m'achever et je vais mourir, allez, laissez-moi partir s'il vous plait". Elle se pense bienveillante, mais elle met ma vie en danger. Durement.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;"><strong>On va vaciller dans l'en-pire prochainement.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Nous sommes quelques-uns &agrave; former l'oligarchie du rien... Je suis autocrate dans ma R&eacute;publique Personnelle, &eacute;loignant le chaos mondialiste de mes visc&egrave;res, pissant sur les couleuvres moralistes de l'En-Pire. Derri&egrave;re le rideau, les spectres profitent de l'accident et des temp&ecirc;tes...</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;"><strong>Texte pour le projet <em>Entrave Haineuse</em> en bin&ocirc;me avec Yentel Sanstitre</strong></span></p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;"><strong>&nbsp;</strong></span></p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;"><strong>&nbsp;</strong></span></p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;"><strong>&nbsp;</strong></span></p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;"><strong>L&eacute;onel Houssam/Andy V&eacute;rol</strong></span></p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1424205&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>YAAV</category>
<pubDate>Thu, 04 Apr 2013 20:00:20 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-50803-billet-1455790.html</guid>
</item>
<item>
<title>L'humain à mains nues...</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50803-billet-1455466.html</link>
<description><![CDATA[<p><strong><span style="font-family: 'andale mono', times;">&copy;Photo de Yentel Sans<span style="font-size: 10pt;">titre</span></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">"T'as une bouille de cul toi, allez, termine ton BN, trempe-le dans ton chocolat, laisse-le fondre... Ensuite on ira &agrave; la p&ecirc;che, m&ecirc;me s'il pleut". ouais, je vais peut-&ecirc;tre envoyer un CV &agrave; BN = vocation = r&ecirc;ve = ascension sociale = Dacia Sandero = bonheur = deux sucres dans le caf&eacute; bio/&eacute;quitable = espoir = best-seller de la joie = les autoroutes du soleil = les bouchons du retour = les tickets restaurant = le matelas 2X2... P&egrave;re Arold avait un d&eacute;nivel&eacute; du nez totalement d&eacute;ment. En lavant ses vitres, il laissait appara&icirc;tre la raie de ses fesses et la plante de ses pieds toute rouge et jaune.</span></p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Il a p&eacute;t&eacute; la vitre, s'est ru&eacute; dans le b&acirc;timent en gueulant. C'&eacute;tait un flic am&eacute;ricain av&eacute; sa bou&eacute;e en canard jaune autour de la bedaine... T'as beau faire des photos avec effet Instagram, les effets du temps sont l&agrave;, courbant tes chairs, crevassant ta face vermine vieille peau ventre mou...</span></p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Dans la m&ecirc;me journ&eacute;e, il avait fait risette &agrave; un b&eacute;b&eacute;, bu un caf&eacute; trop sucr&eacute;, mat&eacute; un film de cul et tu&eacute; sa fille apr&egrave;s l'avoir viol&eacute;e deux fois... Il ferma les volets en gardant sa clope au bec.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Mon job, c'est de ramasser les gens en miettes et d'en faire un d&eacute;licieux pain perdu.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Le "Peuple", c'est pas une entit&eacute; saine qui cherche la Terre Promise. Le Peuple, c'est un agglom&eacute;rat de cellules saines et canc&eacute;reuses m&eacute;lang&eacute;es. T&ocirc;t ou tard, &ccedil;a bascule... Apr&egrave;s avoir rempli le questionnaire de satisfaction de l'h&ocirc;tel, je m'allongeai un peu sur le vaste lit puis je r&acirc;lai devant ce reportage o&ugrave; une multinationale affamait des Africains pour nous livrer du cacao &agrave; pas cher. J'avais le bide plein et des crottes bien fermes. Le breakfast avait &eacute;t&eacute; remarquable, d&eacute;licieux, &agrave; peine chahut&eacute; par des gosses d'islamistes riches qui braillaient comme des putois capricieux...</span></p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Etre photographi&eacute; sur l'aire d'autoroute, se planter les l&egrave;vres dans ses frites, se bleuir les mains dans le froid de ses seins dans le sous-bois o&ugrave; les hommes vont faire pipi plut&ocirc;t que de r&eacute;gurgiter le sandwich jambon dans les latrines bouch&eacute;es.</span></p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Ce sont les heures pass&eacute;es &agrave; cloper sur le balcon, &agrave; feuilleter un vieux magazine et &agrave; remplir des mots crois&eacute;s qui m'ont donn&eacute; le sens de l'honneur, de la sagesse, de l'embellie sublime de mes fesses d'assis permanent. je suis conseiller fiscal au Liechtenstein. C'est un m&eacute;tier qui n&eacute;cessite rigueur et int&eacute;grit&eacute; pour les clients. Tous ces profils morts que j'avais d&eacute;cid&eacute; de m'approprier, de faire revivre, de malaxer et les transformer en silhouettes spectrales derri&egrave;re les jolis rideaux.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Transbahut&eacute;s dans des cuves de merde, &agrave; l'&eacute;poque...</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Mon point fort, ce sont mes phalanges pointues. Mon point faible, ce sont les culs des putains de 16 ans dans les pubs o&ugrave; je me d&eacute;fonce la gueule. Des sacs plastiques, une pelleteuse abandonn&eacute;e, un petit gar&ccedil;on naufrag&eacute; sur la plage de sable noir, des minutes paraissant des heures. Une armada de taulards joyeux regarde le wagon vide passer. "Pourquoi avoir d&eacute;truit et d&eacute;membrer une si jolie fille?"... Un boudin aurait pu l'&ecirc;tre &agrave; sa place. Qui en avait quelque chose &agrave; foutre d'une mochet&eacute;, alors qu'elle, Miss Ardennes, elle n'avait pas m&eacute;rit&eacute; &ccedil;a... Je me gratte le cul puis je vais chercher le flingue dans le tiroir de la table de nuit.</span></p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Les traits parfaitement droits de la moquette, la d&eacute;liquescence romantique du HLM, les gosses pataugeant dans des flaques infest&eacute;es de zinc, de plomb et d'arsenic. Un coloriage parfait, m&ecirc;lant du noir et des bleus diff&eacute;rents. "Dis-moi ce que tu as dessin&eacute; l&agrave; mon petit monsieur? - Un rouleau de soleil que j'ai dessin&eacute;. Un rouleau de soleil avec des doigts coup&eacute;s dedans". Divin.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Texte pour le projet Entrave Haineuse en bin&ocirc;me avec Yentel Sanstitre ( <a href="http://yentelsanstitre.blogspot.ch">http://yentelsanstitre.blogspot.ch</a> )</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;"><strong>L&eacute;onel Houssam/Andy V&eacute;rol</strong></span></p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1424157&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>YAAV</category>
<pubDate>Thu, 04 Apr 2013 06:05:51 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-50803-billet-1455466.html</guid>
</item>
<item>
<title>Les Bains de Cyanure en son et musique</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50803-billet-1452721.html</link>
<description><![CDATA[<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Extrait de mon roman &agrave; para&icirc;tre (chez qui? Je sais pas encore!), "Po&eacute;tique d'un tueur", 2&egrave;me&nbsp;</span><br /><br /><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">partie du cycle "Avant Extinction". 1&egrave;re partie, "Seconde Chance", &agrave; para&icirc;tre prochainement&nbsp;</span><br /><br /><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">(format 100% num&eacute;rique) chez Publie.net:&nbsp;</span><br /><br /><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;"><a rel="nofollow nofollow" href="http://www.youtube.com/watch?v=kkwgNfgO7UU" target="_blank">http://www.youtube.com/watch?v=kkwgNfgO7UU</a></span></p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">
<object width="425" height="350" data="http://www.youtube.com/v/kkwgNfgO7UU" type="application/x-shockwave-flash">
<param name="src" value="http://www.youtube.com/v/kkwgNfgO7UU" />
</object>
<br /></span></p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1423803&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Andy Verol</category>
<pubDate>Thu, 28 Mar 2013 09:43:56 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-50803-billet-1452721.html</guid>
</item>
<item>
<title>Une charge de plastique sous des citoyens en toc...</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50803-billet-1452199.html</link>
<description><![CDATA[<p><strong><span style="font-family: 'andale mono', times; font-size: small;">&copy;Photo de Yentel Sanstitre</span></strong></p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Une charge de plastique sous des citoyens en toc...</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Peu importait tout ce qui avait pu se passer. J'avais du respect pour les flics, durant quelques minutes, lorsque j'&eacute;tais calme, que je regardais des &eacute;missions sur les criminels, ces salauds qui faisaient du mal aux innocents. Puis je les ha&iuml;ssais quand n&eacute;cessaire. Mon secret, c'&eacute;tait un peu &ccedil;a: ne jamais me souvenir pr&eacute;cis&eacute;ment...</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Ne riez pas. Ce qui a &eacute;t&eacute; d&eacute;truit entre la naissance et l'adolescence ne peut plus &ecirc;tre jamais r&eacute;par&eacute;. Il n'existe plus qu'un seul objectif inscrit dans la chair, dans l'&acirc;me, dans tous les orifices du corps: la vengeance. La vengeance aveugle et r&eacute;paratrice...</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Le petit -et ses doigts - battu par les monstres allaient se d&eacute;ployer jusqu'&agrave; devenir lui-m&ecirc;me un monstre, un ma&icirc;tre-monstre, le pire de tous pour les attraper par les cheveux, leur arracher du cr&acirc;ne, les vider de leur sang, de leurs entrailles. Voil&agrave; ce qui se passe quand une ordure alcoolique pisse dans la bouche de son gosse, quand une femme aux petits os ferme les yeux &agrave; l'instant des coups. Le&nbsp;monstre na&icirc;t comme &ccedil;a, en quelques &eacute;pisodes courts, hurlants, infernaux, baign&eacute;s dans une lumi&egrave;re verte... Le ventre &agrave; l'air &agrave; jouer avec le trou, le faire rougir, et les yeux noirs, la voix d'outre-mort murmurant:</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">&laquo;Un jour, tu vas voir, et mon Dieu me prot&eacute;gera et me laissera me venger et me laissera vous griller la gueule dans les flammes de l'enfer, les cascade de flammes de la for&ecirc;t d'ArtenGire.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">De tr&egrave;s jolis tissus solides repris&eacute;s &agrave; la main... Tic tac obs&eacute;dant, tout le temps, le frigo am&eacute;ricain, le tapis persan qui co&ucirc;ta un bras, une vie, un si&egrave;cle. Ses pieds gros, ses chevilles grosses, cal&eacute;s dans des charentaises chaudes, chimiques, chaudes et humides et chimiques, imbib&eacute;es.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Je profitais de la d&eacute;pression collective pour les mater de dos, leurs gros culs, leurs airs avachis, leurs gueules de patriotes planqu&eacute;s derri&egrave;re un flic arm&eacute; hurlant &laquo;&nbsp;&egrave; pas peur de toi n&eacute;gro hein!&nbsp;&raquo;... Ils m'&eacute;mouvaient, me touchaient. Les gens qui avaient peur, les ignorants se consid&eacute;rant comme des purs, des vrais, &eacute;taient toujours &eacute;mouvants, f&eacute;briles... &eacute;rog&egrave;nes.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">&laquo;&nbsp;Tu mets des jeans et des sweats &agrave; capuche tous les jours... C'est ta burqa &agrave; toi ma ch&eacute;rie, hein?&nbsp;&raquo;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">J'aimais les personnes vertigineuses &agrave; l'int&eacute;rieur... C'est pourquoi je n'avais pas de vie sociale, quasiment aucun ami et aucun lien avec ceux qui furent class&eacute;s &laquo;&nbsp;famille&nbsp;&raquo;... D&eacute;couper un corps, m'en servir d'en-cas ou de d&eacute;coration provisoire d'un instant donn&eacute; ne me posait pas de probl&egrave;mes, tout au plus un d&eacute;go&ucirc;t instantan&eacute; vite effac&eacute; par une bonne d&eacute;fonce &agrave; la vinasse ou au Menu XXL de Mac Do.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Les ombres sont tout autour maintenant, des traces de merde, de doigts cro&ucirc;teux sur le papier-peint avec les nuages blancs, le ciel bleu, les oiseaux cucul la praline, le papier-peint pour enfant asperg&eacute; par les d&eacute;jections des ombres, les fant&ocirc;mes, les spectres qui faisaient la nouba autour du corps ch&eacute;tif recroquevill&eacute; crevette sous la couette, le duvet rouge, la carcasse d&eacute;soss&eacute;e d&rsquo;un dog allemand qui couinait encore&hellip;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Extrait de <em>Po&eacute;tique du Tueur</em>. (Roman presque achev&eacute;)</span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Andy V&eacute;rol</span></strong></p>
<p>
<object width="425" height="350" data="http://www.youtube.com/v/NhAGJ1Z6Lzc" type="application/x-shockwave-flash">
<param name="src" value="http://www.youtube.com/v/NhAGJ1Z6Lzc" />
</object>
</p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1423677&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Andy Verol</category>
<pubDate>Mon, 25 Mar 2013 18:38:24 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-50803-billet-1452199.html</guid>
</item>
<item>
<title>Les bains de cyanure, les rotules pétées</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50803-billet-1451403.html</link>
<description><![CDATA[<p><strong>&copy;Photo de Yentel Sanstitre</strong></p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">&Ccedil;a marche comme de la cr&egrave;me, un ventre en cr&egrave;me, &eacute;paisse mais molle, mais sucr&eacute;e, mais sal&eacute;e, mais salope. On y passe la langue et on luit du bout des doigts quand on les trempe dedans. On y marche comme sur la lune, les orteils coinc&eacute;s dans la fente, on y nage comme dans les saunas, les bains de cyanure, les rotules p&eacute;t&eacute;es, les mains d&eacute;sarticul&eacute;es. Limez maintenant. Tu sens &agrave; pr&eacute;sent ta langue qui claque doucement derri&egrave;re les dents.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Un petit peu chaque jour, le maudit s'&eacute;chappe des fi&egrave;vres caniculaires de plein hiver, des ivresses plombantes aux &eacute;jaculations p&eacute;nibles apr&egrave;s s'&ecirc;tre excit&eacute; sur une mappemonde, les matrices immondes des m&eacute;gapoles shakant des hanches sur les continents qui coulent, qui couinent &agrave; l'instar d'une hanche en plastique mal viss&eacute;e dans la viandasse de Madame, ex-Miss Emmental, ex-d&eacute;-put&eacute;e, ex-p&eacute;d&eacute;-g&eacute; de la cause gay. A rondeurs &eacute;gales, le pubis "calvici&eacute;" offre un ultime soup&ccedil;on de puret&eacute;-maigreur...</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Le gris gros emplit chaque diurne, p&egrave;te les burnes, la t&ecirc;te, les mouvements, joue le jingle des micro-douleurs dont le corps est perclus. Un tas de passants croupit devant le mur construit dans la nuit sur l'Autoroute des Fr&egrave;res Taxidermistes par les Djihadistes du cul, les partisans du fumer dedans, les terroristes de la picole maladive. Dedans ou dehors, d&eacute;mont&eacute;s par la fra&icirc;che, nous nous avan&ccedil;ons zombies sur des champs plats, spongieux, boueux, gloutons comme des sables mouvants. D&eacute;cider, c'est gagner 1 point de vie, d&eacute;penser, c'est l'annuler. Attendre donc la face plong&eacute;e en apn&eacute;e dans la vase lumineuse de nos &eacute;crans-maman.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Extrait de "<em>Po&eacute;tique du tueur</em>" - Roman en cours d'ach&egrave;vement.&nbsp;</span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;">Andy V&eacute;rol</span></strong></p>
<p>&nbsp;</p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1423596&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Andy Verol</category>
<pubDate>Sun, 24 Mar 2013 08:35:32 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-50803-billet-1451403.html</guid>
</item>
<item>
<title>Nouvelle critique de mon roman "Les Derniers Cow-boys français"</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50803-billet-1450290.html</link>
<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">Voici quelques mots concernant mon roman de la part de d'Ingrid Tafere. Il est toujours disponible dans les librairies en ligne (Amazon, Fnac, etc.) et sur commande chez votre libraire de proximit&eacute;.&nbsp;</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">Certains qualifieront l'&eacute;criture "trashe", au regard des registres de langages qu'elle met en &oelig;uvre, ou de la "duret&eacute;" dans la description des sc&egrave;nes de vies ou des "&eacute;tats" physiques ou psychologiques des personnages. On pourrait &agrave; ce titre le d&eacute;conseiller aux "&acirc;mes sensibles", comme l'industrie t&eacute;l&eacute;visuelle nous a si bien appris &agrave; le faire...</span></em><br /><br /><em><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">Je ne garde toutefois pas ce sentiment, et le recommanderais &agrave; tous et toutes, quelque soit l'age, le sexe, l'horizon social. Car au del&agrave; d'une &eacute;criture "directe" et d'un style r&eacute;aliste, qui n'h&eacute;site pas &agrave; appeler une chatte une chatte (ce qui au demeurant n'est pas pour me d&eacute;plaire), Les Derniers Cow-boys fran&ccedil;ais constitue un voyage, une recherche au c&oelig;ur de l'&ecirc;tre humain, de ce qui en constitue l'humanit&eacute;, avec la fange dans laquelle elle se vautre. S'il est des "&oelig;uvres" qui bousculent, certaines ne visent pas par l&agrave; seulement le choc, mais aussi le changement de place de la personne "bouscul&eacute;e"... Il s'agit ici de p&eacute;n&eacute;trer un esprit, un corps, son errance, ses hallucinations, ses espoirs, ses illusions, ses travers, ... Il s'agit d'oublier une lecture rationnelle pour "entrer dans"...</span></em><br /><br /><em><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">La "moraline" et les clich&eacute;s sociaux mis &agrave; distance, la construction originale dessine la complexit&eacute; du monde, du social et de l'humain, et c'est pr&eacute;cis&eacute;ment &ccedil;a qui en fait la force, mais aussi la duret&eacute;, le "trash". Points de vues qui s'entrem&ecirc;lent, se croisent, se superposent... Un travail de recherche, qui interpelle au del&agrave; du moment de la lecture, par l'acte de "p&eacute;n&eacute;trer" l'autre, par une esquisse, &agrave; la mani&egrave;re d'une &oelig;uvre d'art, d'une musique &eacute;lectronique, exp&eacute;rimentale...</span></em><br /><br /><em><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">Je recommande de se faire "bousculer" par ce bouquin, de se "d&eacute;centrer" le temps d'un roman... ou plus..</span></em><br /><br /><strong><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">Ingrid Tafere</span></strong></p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1423436&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>On parle des Derniers Cowboys fran&#195;&#167;ais</category>
<pubDate>Thu, 21 Mar 2013 09:41:43 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-50803-billet-1450290.html</guid>
</item>
</channel>
</rss>
