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<copyright>Copyright 2008 Blogg</copyright>
<pubDate>Sun, 22 Nov 2009 22:27:41 +0100</pubDate>
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<docs>http://www.blogg.org/blog-50438.html</docs>
<description>Aux récalcitrants éclairés et opposés au système de la pensée unique à la française. (Utilisez Firefox ou Opera, pour ce blog). Patrice Van den Reysen.</description>
<link>http://www.blogg.org/blog-50438.html</link>
<title>Anti-Freud Anti-PsyK</title>
<language>fr</language>
<category>Blogg</category>
<ttl>60</ttl>
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<title>Le poids des mots, et le choc des photos...</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50438-billet-1098712.html</link>
<description><![CDATA[<p><img src="http://file.blog-24.com/utili/50000/50000/50438/file/onfray_psychanalyse_num_44.jpg" alt="" width="797" height="493" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: medium;">"Bingo ! Mes th&eacute;ories sont justes : la connaissance s'acquiert sur le divan..." (Ces dessins sont issus du n&deg;44 de "Sin&eacute; Hebdo").<br /></span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img src="http://file.blog-24.com/utili/50000/50000/50438/file/onfray_psychanalyse_num_56.jpg" alt="" width="803" height="510" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Monsieur Onfray,</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Permettez-moi de vous adresser mes plus sinc&egrave;res et chaleureuses salutations pour votre ind&eacute;pendance d'esprit, et votre courage intellectuel. Les hommes se font rares.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Patrice Van den Reysen.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Un extrait de l'interview de Michel Onfray, dans le dernier num&eacute;ro sp&eacute;cial du "Point" (octobre - novembre 2009, num&eacute;ro 4), et tout entier consacr&eacute; &agrave; Sigmund Freud (p. 104) :</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Le Point :</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">"Si la pens&eacute;e freudienne est bien une pens&eacute;e magique, comment expliquer l'engouement qu'elle a suscit&eacute;, notamment aupr&egrave;s d'intellectuels de tr&egrave;s haut niveau ? N'est-ce pas un peu facile de parler d'affiliation religieuse ?</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Michel Onfray :</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">"Un mensonge r&eacute;p&eacute;t&eacute; dix fois devient une v&eacute;rit&eacute;. Freud a mis en place un dispositif tr&egrave;s bien fait de congr&egrave;s, d'associations, d'affiliations, de revues, de cooptations (un cabinet secret avec distribution de bagues aux &eacute;lus), de biographies hagiographiques (Ernest Jones, par exemple, qui sculpte la l&eacute;gende), gr&acirc;ce &agrave; quoi sa doctrine s'est r&eacute;pandue &agrave; la mani&egrave;re du christianisme primitif.&nbsp;Par ailleurs, je m'&eacute;tonne que vous puissiez vous &eacute;tonner que des "intellectuels de tr&egrave;s haut niveau" aient pu souscrire &agrave; des fables. Je vous rappelle que certains penseurs dits "haut de gamme" ont &eacute;t&eacute; fascistes, nazis, staliniens, mao&iuml;stes, et que la pens&eacute;e magique r&eacute;gnait devantage dans ces mondes-l&agrave; que la raison raisonnable&nbsp; et raisonnante. Je crois m&ecirc;me que, souvent, ces fameux intellectuels constituent un gibier de choix pour les fables les plus grossi&egrave;res."</span></p>]]></description>
<category>Michel ONFRAY</category>
<pubDate>Sun, 25 Oct 2009 09:29:20 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-50438-billet-1098712.html</guid>
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<item>
<title>L'amour et le déterminisme psychique absolu...</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50438-billet-1096522.html</link>
<description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Qui n'a pas r&ecirc;v&eacute; du "meilleur des mondes" ? Qui ne s'est pas imagin&eacute; en train de vivre, dans le r&eacute;el, et non pas seulement dans ses r&ecirc;ves, une union parfaite, avec l'&acirc;me s&oelig;ur tant recherch&eacute;e ? Je crois que nous sommes tous log&eacute;s &agrave; la m&ecirc;me enseigne : on attend l'amour dans la douleur, on le vit dans le doute, il n'y a pas de "s&eacute;curit&eacute; affective", du moins pas tant que l'autre ne commence &agrave; faire partie des meubles.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Justement, "il fait partie des meubles", l'autre, d&egrave;s que l'on se cro&icirc;t assur&eacute; des sentiments qu'il &eacute;prouve pour soi, et enfin d&eacute;livr&eacute; du devoir d'y prendre soin chaque jour. Or "aimer", si je peux risquer une d&eacute;finition, consiste &agrave; prendre soin de ses sentiments, de ses actes, toujours en fonction de l'&ecirc;tre aim&eacute;, et ne consiste pas, je le crois, &agrave; vouloir encha&icirc;ner, mais &agrave; aimer la libert&eacute; pour l'autre, c'est-&agrave;-dire ses projets, ses secrets, donc son intimit&eacute; sans laquelle la personne ne peut plus structurer une quelconque autonomie. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Si "je l'aime", et "qu'elle ne m'aime pas", et si "je l'aime vraiment", il ne peut y avoir de jalousie qui n'essaie de s'effacer devant la compr&eacute;hension. Je ne peux que me demander pourquoi elle ne m'aime pas. Et je ne peux que respecter son choix, le secret de son choix, dans ce qu'il implique vis-&agrave;-vis de son libre arbitre. Parce qu'aimer suppose l'acceptation d'une personne r&eacute;elle, et non d'une id&eacute;alisation, ou d'un objet fantasmatique. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Or une personne r&eacute;elle et normale, ne d&eacute;bite pas des "associations libres" dans le r&eacute;el social. Elle a toujours besoin d'une intimit&eacute;, d'une barri&egrave;re infranchissable, ou d'un "for int&eacute;rieur", si l'on pr&eacute;f&egrave;re, qui transpara&icirc;t, &agrave; certains moments, sans qu'elle le sache, et qui participe au myst&egrave;re de la s&eacute;duction, du charme, et de l'amour. En amour, on ne peut donc tout demander, on ne peut lui demander d'&ecirc;tre "un livre ouvert", mais un livre infini, dont on aime, chaque jour, lire les pages qu'il veut montrer. Et ce qu'il cache, il faut le respecter, parce que cela touche au plus profond de l'int&eacute;grit&eacute;, du minimum vital, de la personne. Une personne qui choisit, qui vous choisit, ou non.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Mais la psychanalyse pr&eacute;tend percer tous les secrets, elle pr&eacute;tend s'immiscer au-del&agrave; m&ecirc;me de la conscience, et encore au-del&agrave;, dans notre intimit&eacute; la plus profonde qui nous structurerait. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Mais qui a pu avoir un tel projet, sinon quelqu'un de malade, qui ne peut s'emp&ecirc;cher de vouloir aller trop loin, qui r&ecirc;ve &agrave; ce point de prendre un contr&ocirc;le et de poss&eacute;der un pouvoir, et de l'&eacute;tendre &agrave; la Terre enti&egrave;re ? Quel est l'individu qui a souhait&eacute; &eacute;crire, qu'il n'y a pas de libre arbitre, et que le moi n'est pas le ma&icirc;tre en sa propre maison ? Par quelle avidit&eacute; malsaine, obsc&egrave;ne, et concupiscente pouvait-il &ecirc;tre motiv&eacute; ? Quelle est donc cette cr&eacute;ature qui a cru qu'il fallait lib&eacute;rer les sentiments, la sexualit&eacute; et les d&eacute;sirs de leurs secrets, de leur intimit&eacute;, et les rendre visibles &agrave; tous les voyeurismes, &agrave; commencer par l'un des plus d&eacute;testables, celui qui sait demander, par la suggestion, par une pr&eacute;tendue empathie, et gr&acirc;ce &agrave; la pression du social qui a fini par accepter son existence, pour que "nous nous sentions mieux" ?</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Ainsi, se demander "pourquoi" on aime, et chercher &agrave; fouiller, par la voie de l'introspection, dans son &acirc;me, c'est s'engouffrer dans la qu&ecirc;te du d&eacute;terminisme des sentiments les plus profonds, les plus inaccessibles, et aussi peut-&ecirc;tre, les plus incompr&eacute;hensibles. Comment, d&egrave;s lors, la psychanalyse pourrait-elle y comprendre quelque chose, sans y mettre, a priori, ses propres pr&eacute;jug&eacute;s issus des seules maladies de son P&egrave;re fondateur ? La seule solution pour elle consiste &agrave; tout r&eacute;duire &agrave; la fameuse libido et &agrave; des complexes qui&nbsp; n'ont de "r&eacute;alit&eacute;" que par les confirmations que l'on peut toujours lire &agrave; partir d'eux. Mais sa vision r&eacute;ductrice, alli&eacute;e aux conceptions d&eacute;terministes si particuli&egrave;res que d&eacute;fend depuis toujours cette doctrine, tend immanquablement &agrave; la faire &eacute;chouer dans le domaine o&ugrave; pourtant elle pr&eacute;tendait r&eacute;ussir plus que partout ailleurs : notre qu&ecirc;te du bonheur. La psychanalyse ne peut comprendre que cette qu&ecirc;te reste toujours inachev&eacute;e, et que c'est cela m&ecirc;me qui repr&eacute;sente ce dont nous avons tous besoin, l'espoir, une "inaccessible &eacute;toile". Il s'agit aussi d'un d&eacute;terminisme, mais qui ne repr&eacute;sente qu'une id&eacute;e directrice sans laquelle personne ne sait comment chercher le bonheur. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Le d&eacute;terminisme, tel que l'envisage la psychanalyse, l'engage dans une qu&ecirc;te de savoir, o&ugrave; le hasard et surtout le non-sens, donc le myst&egrave;re et le secret sont exclus, et rel&egrave;veraient m&ecirc;me de la superstition, puisque Freud pensait que c'&eacute;tait celui qui croyait au hasard int&eacute;rieur et pas au hasard ext&eacute;rieur qui &eacute;tait superstitieux. Mais Freud n'a fait que d&eacute;placer la superstition de l'ext&eacute;rieur vers l'int&eacute;rieur, pour son seul compte personnel, en oubliant que de fa&ccedil;on g&eacute;n&eacute;rale, les superstitieux ont toujours tendance &agrave; exclure le hasard et le non-sens, qu'il soit interne ou externe.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">La psychanalyse ne peut donc proposer que les chemins vers la s&eacute;curit&eacute; affective mais qui serait r&eacute;vis&eacute;e &agrave; partir de ses dogmes, une sorte de bien-&ecirc;tre affadi, qui ne correspond en rien avec la tension m&ecirc;me de la vie au quotidien, et encore moins &agrave; celle du sentiment amoureux. Elle peut m&ecirc;me proposer de se r&eacute;fugier dans des fictions inculqu&eacute;es apr&egrave;s de longues ann&eacute;es de cure, ou, comme le dit Fran&ccedil;ois Perrier, de se forger une "vie libidinale d'emprunt" pour des &ecirc;tres qui "se sont compl&egrave;tement exil&eacute;s d'eux-m&ecirc;mes". Le d&eacute;terminisme psychique se veut donc &ecirc;tre la voie vers le "cocooning" sentimental. Une vie sans risque, pr&eacute;visible, des sentiments sans risque, contr&ocirc;l&eacute;s gr&acirc;ce &agrave; l'illusion acquise qu'un individu serait capable d'avoir la main mise, gr&acirc;ce &agrave; la cure, sur un refoul&eacute; inconscient dont le d&eacute;terminisme outrepasse toute possibilit&eacute; d'appr&eacute;hension humaine.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal; margin-bottom: 12pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Si l'on comprend ce myst&egrave;re et ce "secret" inh&eacute;rent, je le crois, &agrave; tout v&eacute;ritable sentiment amoureux, et si on le rapporte, non &agrave; une id&eacute;e d&eacute;lirante d'un d&eacute;terminisme qui serait en nous et qui nous gouvernerait &agrave; notre insu en excluant tout hasard, on peut alors admettre la faillibilit&eacute; dans la relation, les maladresses, les erreurs, les non-dits, sans se poser plus de question, ou alors en essayant seulement de les comprendre pour ce qu'elles peuvent &ecirc;tre dans le r&eacute;el avec leurs cons&eacute;quences. Tout cela n'&eacute;tant pas incompatible avec le soin que doit prendre tout individu qui se dit "amoureux" vis-&agrave;-vis de ses sentiments et de ses actes, en faisant une discrimination simple : "Cela vaut-il la peine que j'y pense, que j'y travaille ?.."Etait-ce si d&eacute;cisif ?..."</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Il n'y a eu qu'une mystification. Personne ne peut se sentir mieux apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; extorqu&eacute; de ses secrets les plus intimes. "Se sentir mieux" ne peut &ecirc;tre substitu&eacute; &agrave; la honte de s'&ecirc;tre d&eacute;voil&eacute;. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Il m'est alors permis de penser que la psychanalyse avec sa th&eacute;rapeutique d'interpr&eacute;tation des associations soi-disant "libres", est le symbole le plus intellectualis&eacute; de la pornographie. Parce que la pornographie est d'abord une pens&eacute;e, puis un projet. Ses images, je veux bien l'admettre peuvent susciter &agrave; l'abord, une excitation (et encore, &ccedil;a d&eacute;pend...), mais imm&eacute;diatement apr&egrave;s, une personne normale, ne peut qu'en &ecirc;tre choqu&eacute;e. Jamais la pornographie ne sera "normale", elle ne repr&eacute;sente pas la "sexualit&eacute;" et sa pr&eacute;tendue "lib&eacute;ration". Elle ne repr&eacute;sente, comme la psychanalyse, qu'une perversion, qui n'est li&eacute;e qu'&agrave; ceux qui la cr&eacute;ent, tout comme Freud a cr&eacute;&eacute; la psychanalyse. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Avec ce mot, "perversion", nous ne tenons pas compte de la scolastique freudienne, m&ecirc;me si, d'aventure, elle voudrait dire la m&ecirc;me chose que nous. Est "pervers", tout ce qui est contraire &agrave; la Nature. La Nature est donc "pervertie" quand on y ajoute quelque chose qu'elle ne demande pas, o&ugrave; qu'elle ne peut cr&eacute;er d'elle m&ecirc;me. La pornographie est donc perverse, qu'elles qu'en soient ses manifestations. Parce qu'il n'a jamais &eacute;t&eacute; dans la Nature de l'homme d'exhiber les relations les plus intimes, d'en faire un spectacle codifi&eacute;, ou l'objet est une fin, et non une r&eacute;alisation du sentiment amoureux. Lorsque l'on est amoureux, on ne peut pas s'imaginer l'&ecirc;tre aim&eacute; dans une sc&egrave;ne pornographique, mais dans une sexualit&eacute; qui serait un aboutissement de la complicit&eacute;, de la confiance, de la tendresse, et de l'affection. La th&eacute;rapeutique des associations libres, pour nous, c'est la m&ecirc;me chose : la psychanalyse est une perversion. C'est un projet qui&nbsp; ne peut correspondre, avec son d&eacute;terminisme, &agrave; la Nature humaine et ses limitations, dont la principale, inviolable, (sans y mettre des th&eacute;ories ou des mots qui ne lui correspondent pas), reste ce secret, cette intimit&eacute; dont nous parlons, et que personne n'approchera jamais dans sa totalit&eacute;.<br /></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">La th&eacute;rapeutique analytique est pour moi une pornographie, parce que l'on met une personne en situation de se d&eacute;voiler totalement, devant un inconnu, dans une relation nomm&eacute;e "transf&eacute;rentielle", mais au niveau de ses secrets les plus intimes. Parce qu'on lui demande de <em>jouer un jeu fictif, celui de l'inconscient, en d&eacute;voyant l'usage normal de la parole</em>. Je dirais m&ecirc;me que cela va au-del&agrave; de la pornographie, si l'on admet qu'une personne se livrant &agrave; une sc&egrave;ne de ce genre, peut, dans son for int&eacute;rieur, "&ecirc;tre absente", ne pas s'impliquer avec ses sentiments les plus secrets, bref, jouer un autre r&ocirc;le. Mais en psychanalyse, le voyeur vous demande de jouer non seulement votre vrai r&ocirc;le, (celui qui est conscient), mais aussi un r&ocirc;le qui implique un engagement&nbsp; bien plus intime, sur le plan affectif et moral que celui o&ugrave; vous pourriez, justement, "&ecirc;tre absent", et non "vous-m&ecirc;mes". Il vous demande de faire &eacute;merger un "autre" qui serait en vous, mais qui, gr&acirc;ce &agrave; la "mise en sc&egrave;ne" permise par la suggestion, <em>n'est que l'image</em> des fantasmes, des pr&eacute;jug&eacute;s, des maladies, et des obsessions, que le P&egrave;re fondateur de la doctrine &agrave; incrust&eacute; dans les motivations et les orientations th&eacute;rapeutiques de chacun de ses initi&eacute;s, et initi&eacute;s des initi&eacute;s...Elle est enfin une pornographie, pour une raison bien plus triviale, parce qu'elle pr&eacute;tend tout ramener au sexe, et rien qu'au sexe, et par tous les chemins possibles.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Le v&eacute;ritable amour ne peut donc &ecirc;tre que diam&eacute;tralement oppos&eacute; &agrave; toute pornographie de la pens&eacute;e, de la parole, et des actes. Parce qu'il parle mal, ou se tait, (alors que la pornographie, par ses mises en sc&egrave;nes, "parle trop" en caricaturant en plus, ce que des &ecirc;tres normaux ne peuvent ressentir en se donnant en spectacle) et parce qu'il aime se prot&eacute;ger, donc se cache, et recherche constamment l'intimit&eacute;. Depuis la nuit des temps, il est souvent maladroit, voire exalt&eacute;, et certains le pensent idiot, et c'est pour cela qu'ils ont la force de constamment prendre soin de ce qu'ils ressentent, de ce qu'il font, sans jamais &ecirc;tre s&ucirc;rs d'y r&eacute;ussir, ce qui les motive &agrave; douter de toute s&eacute;curit&eacute; affective.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Mais un individu a pu imaginer que toute notre personne, et y compris, le sentiment amoureux, d&eacute;pendait d'un d&eacute;terminisme psychique prima faciae, absolu, et excluant tout hasard et tout non sens. Je n'ai m&ecirc;me plus envie de prononcer son nom, tellement il m'est m&eacute;prisable. Il a pr&eacute;tendu fonder ainsi une "science" du psychisme, dot&eacute;e, comme la physique, la chimie, ou l'astronomie, d'authentiques lois causales universelles.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">La psychanalyse peut donc "expliquer" enti&egrave;rement le sentiment amoureux, ses tenants, et ses aboutissants. Et si elle pr&eacute;tend l'expliquer selon son d&eacute;terminisme d&eacute;lirant, elle doit aussi pouvoir le pr&eacute;dire (comme d'autres ont pr&eacute;tendu que l'inconscient pouvait pr&eacute;dire la date de naissance ! Cf. Monique Bydlowski), avec n'importe quel degr&eacute; de pr&eacute;cision dans les mesures possibles &agrave; partir desquelles l'on pourrait calculer la pr&eacute;cision des conditions initiales d'un projet o&ugrave; l'on pr&eacute;dirait qui va tomber amoureux de qui, et pourquoi ! </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Le voil&agrave;, le "meilleur des mondes" que nous propose la psychanalyse, en nous invitant &agrave; nous "lib&eacute;rer" d'un inconscient par une mise en sc&egrave;ne pornographique de la parole, inconscient&nbsp; qui n'est cr&eacute;&eacute; et n'existe que dans les circonstances manipul&eacute;es de la cure, et pour sa seule cause, c'est-&agrave;-dire toujours et encore Sigmund Freud. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Le d&eacute;terminisme psychique absolu et ses implications th&eacute;rapeutiques, sont donc incompatibles avec une partie de nous-m&ecirc;mes sans laquelle nous sommes en grand danger de nous perdre : le myst&egrave;re, le secret, l'intimit&eacute;, la pudeur, et tout ce que cela comporte de "non-sens". Le sentiment amoureux, ne peut donc &ecirc;tre r&eacute;duit, ou ramen&eacute; &agrave; des fariboles sur la "libido" ou &agrave; des "complexes". Il &eacute;tait l'une des pierres de touche du projet analytique, depuis ses d&eacute;buts, il est celui qui lui &eacute;chappe le plus, (comme tout autre chose, d'ailleurs), du fait de son essence profonde &agrave; jamais ignor&eacute;e.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Mais le P&egrave;re de la psychanalyse, aimait-il l'amour, en g&eacute;n&eacute;ral, et aussi les femmes ? Tout porte &agrave; croire que non, compte tenu des multiples exemples livr&eacute;s par l'histoire critique "non officielle", sur ses comportements souvent ignobles avec la gent f&eacute;minine. D'ailleurs, vers la fin de sa vie, il se posera laconiquement la question : "mais que veulent elles ?" C'est tout dire.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Celui qui n'aime pas les femmes, et qui cro&icirc;t les comprendre, recr&eacute;e sans arr&ecirc;t ses d&eacute;sirs pour son propre compte. Il n'est capable que de voir le reflet narcissique de ses propres sentiments dans l'objet de son "amour". C'est encore pire lorsqu'il tente de comprendre les sentiments, les secrets, et le rapport au social d'une jeune femme, voire d'une adolescente. C'est dans ce domaine que le grand gourou immacul&eacute; de la psychanalyse s'est vautr&eacute; de tout son long dans la brutalit&eacute;, l'obsc&eacute;nit&eacute;, et le machisme d&eacute;bile qui furent la manifestation exacte de sa personnalit&eacute;. Il ne pouvait comprendre que Dora, une jeune fille de 16 ans ait pu &ecirc;tre r&eacute;vuls&eacute;e par les avances ouvertement sexuelles d'un homme de plus 40 ans et qui aurait pu &ecirc;tre son p&egrave;re. Alors il la traita comme une hyst&eacute;rique ! Le psychanalyste Patrick Mahony, dans son terrible "Dora s'en va. Violence dans la psychanalyse", nous d&eacute;shabille le P&egrave;re de la psychanalyse perdu dans un univers o&ugrave; il se d&eacute;couvre encore plus inapte qu'un &eacute;l&eacute;phant manipulant un scalpel. Mahony &eacute;crit, page 114 : </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">"Freud avait une id&eacute;e fausse de la galanterie et de la r&eacute;compense qu'elle m&eacute;ritait. Consid&eacute;rez le sc&eacute;nario suivant : un homme mari&eacute;, entre deux &acirc;ges, s'adressant &agrave; une jeune adolescente qu'il a d&eacute;j&agrave; agress&eacute;e sexuellement, croit bon, pour lui faire des avances, de lui dire qu'il n'a pas de relations sexuelles avec sa femme. Sur ce, l'adolescente gifle au visage le candidat &agrave; l'adult&egrave;re et au d&eacute;tournement de mineurs. Or, d'apr&egrave;s Freud, c'est elle qui se montre brutale. Elle aurait d&ucirc; appr&eacute;cier sa sollicitation, qui&nbsp; n'avait, selon lui, "pas du tout" &eacute;t&eacute; grossi&egrave;rement ind&eacute;cente."</span></em></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Voil&agrave; pourquoi j'ai le droit d'&eacute;crire que Freud n'&eacute;tait qu'un malade et un pornographe de la parole, de la pens&eacute;e, et des sentiments.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Mais plus avant, dans le livre, voici maintenant ce que nous livre Mahony, page 97 :</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">"Conviction, d&eacute;ductions infond&eacute;es et imagination : telles sont les caract&eacute;ristiques du monde selon lequel Freud a d&eacute;velopp&eacute; ses hypoth&egrave;ses dans le cas Dora. Il se pr&eacute;sente comme un homme p&eacute;n&eacute;tr&eacute; d'une mission et, de fait, il est fascinant de voir son esprit travailler sans rel&acirc;che et aller et venir entre la connaissance et le fantasme. A maintes reprises, il nous offre une coh&eacute;rence, mais sans les preuves solides qui pourraient confirmer et attester sa correspondance avec la r&eacute;alit&eacute;. Or, il n'avait pas &agrave; d&eacute;former les besoins de Dora."</span></span></em></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Page 165 :</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">"En outre, Freud se comportait comme un d&eacute;tective et un avocat de la partie civile [sa propre th&eacute;orie psychanalytique], cherchant plut&ocirc;t &agrave; d&eacute;masquer Dora qu'&agrave; aider la jeune fille &agrave; se trouver."</span></span></em></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Mais quiconque fera l'effort de lire le livre de Mahony, s'apercevra que Dora r&eacute;sista au vieil et brutal obstin&eacute; de la psychanalyse, le mis en &eacute;chec et en rage. Jusqu'&agrave; l'obliger &agrave; publier un ni&egrave;me mensonge sur son histoire, la pr&eacute;sentant, comme le souligne aussi Jacques B&eacute;nesteau, comme l'un&nbsp;de ses plus &eacute;clatants succ&egrave;s th&eacute;rapeutiques ! Individu bouffi d'orgueil et de soif de revanche, &eacute;crasant tout sur son passage, y compris la fragilit&eacute; et la r&eacute;putation d'une adolescente.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Page 169 :</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">(Mahony citant Freud) "Ce qui est regrettable, c'est que seuls quelques rares patients m&eacute;ritent la peine qu'on se donne pour eux, si bien qu'il ne nous est pas toujours permis d'avoir une attitude th&eacute;rapeutique, mais fort heureusement, nous apprenons quelque chose dans chaque cas".</span></span></em></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Mais comment pouvait-il faire autrement, le pauvre P&egrave;re de la psychanalyse ?&nbsp;Lui qui s'accrocha jusqu'&agrave; la fin de a vie, en sa "foi in&eacute;branlable" dans le d&eacute;terminisme psychique absolu et prima faciae ? Cette vision folle et totalitaire ne pouvait le conduire qu'&agrave; rechercher &agrave; toutes forces des confirmations, ou de pr&eacute;tendues preuves de ce qu'il imaginait. Il ne pouvait compter que sur son g&eacute;nie rh&eacute;torique pour transformer les faits les plus r&eacute;tifs en confirmations, et les d&eacute;faites les plus humiliantes en victoires de l&eacute;gende.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Conclusion : </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Pour comprendre les femmes, les aimer, et les respecter, ne vous fiez pas &agrave; Freud...</span></span></span> <strong><span style="font-family: "><a href="http://www.conseil-couple-famille.com/cariboost_files/memoire.pdf"><span style="color: #0000ff; font-size: small;">fiez-vous &agrave; elles !</span></a></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">En cliquant sur le <a href="http://www.conseil-couple-famille.com/cariboost_files/memoire.pdf">lien</a>, vous d&eacute;couvrirez un article remarquable, &eacute;crit par Mme Dominique DERAITA, ("Le d&eacute;sir f&eacute;minin hypoactif. Panorama de la clinique sexologique actuelle. Analyse et propositions de counselling), et qui est un tour d'horizon des principales recherches dans le domaine...</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Certes, parler du d&eacute;sir (sexuel) avant de savoir parler de l'amour, de la tendresse, etc. bref, de tout ce qui, pour une femme, constitue une "voie royale" vers son d&eacute;sir, c'est toujours proc&eacute;der dans le mauvais sens. Mais, s'agissant des femmes, vis-&agrave;-vis de nous, et de ce monde d'incompr&eacute;hension que nous connaissons souvent et qui n'est d&ucirc; qu'&agrave; nos incomp&eacute;tences, nos peurs, donc notre ignorance, cet article, tr&egrave;s clair, recelle beaucoup des moyens n&eacute;cessaires pour mieux les comprendre.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Bien s&ucirc;r, on y trouve des th&eacute;ories issues de la psychanalyse, mais elles sont tr&egrave;s relativis&eacute;es, comme par exemple ceci, qui est un des grands dogmes de la psychanalyse : <em>"Le d&eacute;sir na&icirc;t du manque : Un th&egrave;me r&eacute;p&eacute;t&eacute; &agrave; l'envi dans toute la litt&eacute;rature d'ob&eacute;diance psychanalytique, dont nous ne reprendrons que la version r&eacute;cente pr&eacute;sent&eacute;e comme non discutable"</em>. "Non discutable", ce qui implique non r&eacute;futable, et pour cause ! La "cause", en est toujours l'engagement ontologique sans lequel la psychanalyse n'est plus la psychanalyse : le croyance ferme et perp&eacute;tuelle en un d&eacute;terminisme psychique absolu. Mais le contenu de cet article permet aussi de mettre encore en exergue le caract&egrave;re brutal et machiste de l'attitude de Freud vis-&agrave;-vis de Dora, et finalement, sa m&eacute;connaissance totale du probl&egrave;me central : comment na&icirc;t le d&eacute;sir chez une femme, ou une jeune femme. Le ma&icirc;tre mot ? La tendresse, d'abord...Alors, quand on lit ce qui s'est pass&eacute; pour la pauvre Dora, en face de son pr&eacute;tendant, d'une part, et, d'autre part, avec Freud, que ceux qui n'ont toujours rien compris au film, lisent cet article. Il est tr&egrave;s instructif, pour nous, ...les zomes...</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;"><!--[if gte mso 10]> <mce:style><!   /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-priority:99; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin-top:0cm; 	mso-para-margin-right:0cm; 	mso-para-margin-bottom:10.0pt; 	mso-para-margin-left:0cm; 	line-height:115%; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:11.0pt; 	font-family:"Calibri","sans-serif"; 	mso-ascii-font-family:Calibri; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Calibri; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;}  > <! [endif] ><b><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;" mce_style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;" mce_style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><a href="http://www.conseil-couple-famille.com/cariboost_files/memoire.pdf" mce_href="http://www.conseil-couple-famille.com/cariboost_files/memoire.pdf">fiez-vous &agrave; elles !</a></span></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;" mce_style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;" mce_style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;" mce_style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><span style="font-size: small;" mce_style="font-size: small;">En cliquant sur le lien, vous d&eacute;couvrirez un article remarquable, &eacute;crit par Mme Dominique DERAITA, ("Le d&eacute;sir f&eacute;minin hypoactif. Panorama de la clinique sexologique actuelle. Analyse et propositions de counselling), et qui est un tour d'horizon des principales recherches dans le domaine...Bien s&ucirc;r, on y trouve des th&eacute;ories issues de la psychanalyse, mais elles sont tr&egrave;s relativis&eacute;es, comme par exemple ceci, qui est un des grands dogmes de la psychanalyse : "Le d&eacute;sir na&icirc;t du manque : Un th&egrave;me r&eacute;p&eacute;t&eacute; &agrave; l'envi dans toute la litt&eacute;rature d'ob&eacute;diance psychanalytique, dont nous ne reprendrons que la version r&eacute;cente pr&eacute;sent&eacute;e comme non discutable". "Non discutable", ce qui implique non r&eacute;futable, et pour cause ! La "cause", en est toujours l'engagement ontologique sans laquelle la psychanalyse n'est plus la psychanalyse : le croyance ferme et perp&eacute;tuelle en un d&eacute;terminisme psychique absolu.</span><br /></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;" mce_style="line-height: normal;">&nbsp;</p>
<!   /* Font Definitions */  @font-face 	{font-family:"Cambria Math"; 	panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:roman; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:-1610611985 1107304683 0 0 159 0;} @font-face 	{font-family:Calibri; 	panose-1:2 15 5 2 2 2 4 3 2 4; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:swiss; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:-1610611985 1073750139 0 0 159 0;}  /* Style Definitions */  p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-unhide:no; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:""; 	margin-top:0cm; 	margin-right:0cm; 	margin-bottom:10.0pt; 	margin-left:0cm; 	line-height:115%; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:11.0pt; 	font-family:"Calibri","sans-serif"; 	mso-fareast-font-family:Calibri; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-language:EN-US;} .MsoChpDefault 	{mso-style-type:export-only; 	mso-default-props:yes; 	font-size:10.0pt; 	mso-ansi-font-size:10.0pt; 	mso-bidi-font-size:10.0pt; 	mso-ascii-font-family:Calibri; 	mso-fareast-font-family:Calibri; 	mso-hansi-font-family:Calibri;} @page Section1 	{size:612.0pt 792.0pt; 	margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; 	mso-header-margin:36.0pt; 	mso-footer-margin:36.0pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;}  ><! [if gte mso 10]> <mce:style><!   /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-priority:99; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:11.0pt; 	font-family:"Calibri","sans-serif"; 	mso-ascii-font-family:Calibri; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Calibri; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;}  > <! [endif] ></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;" mce_style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;" mce_style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;" mce_style="font-size: small;">Qui n'a pas r&ecirc;v&eacute; du "meilleur des mondes" ? Qui ne s'est pas imagin&eacute; en train de vivre, dans le r&eacute;el, et non pas seulement dans ses r&ecirc;ves, une union parfaite, avec l'&acirc;me s&oelig;ur tant recherch&eacute;e ? Je crois que nous sommes tous log&eacute;s &agrave; la m&ecirc;me enseigne : on attend l'amour dans la douleur, on le vit dans le doute, il n'y a pas de "s&eacute;curit&eacute; affective", du moins pas tant que l'autre ne commence &agrave; faire partie des meubles.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;" mce_style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;" mce_style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;" mce_style="font-size: small;">Justement, "il fait partie des meubles", l'autre, d&egrave;s que l'on se cro&icirc;t assur&eacute; des sentiments qu'il &eacute;prouve pour soi, et enfin d&eacute;livr&eacute; du devoir d'y prendre soin chaque jour. Or "aimer", si je peux risquer une d&eacute;finition, consiste &agrave; prendre soin de ses sentiments, de ses actes, toujours en fonction de l'&ecirc;tre aim&eacute;, et ne consiste pas, je le crois, &agrave; vouloir encha&icirc;ner, mais &agrave; aimer la libert&eacute; pour l'autre, c'est-&agrave;-dire ses projets, ses secrets, donc son intimit&eacute; sans laquelle la personne ne peut plus structurer une quelconque autonomie. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;" mce_style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;" mce_style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;" mce_style="font-size: small;">Si "je l'aime", et "qu'elle ne m'aime pas", et si "je l'aime vraiment", il ne peut y avoir de jalousie qui n'essaie de s'effacer devant la compr&eacute;hension. Je ne peux que me demander pourquoi elle ne m'aime pas. Et je ne peux que respecter son choix, le secret de son choix, dans ce qu'il implique vis-&agrave;-vis de son libre arbitre. Parce qu'aimer suppose l'acceptation d'une personne r&eacute;elle, et non d'une id&eacute;alisation, ou d'un objet fantasmatique. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;" mce_style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;" mce_style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;" mce_style="font-size: small;">Or une personne r&eacute;elle et normale, ne d&eacute;bite pas des "associations libres" dans le r&eacute;el social. Elle a toujours besoin d'une intimit&eacute;, d'une barri&egrave;re infranchissable, ou d'un "for int&eacute;rieur", si l'on pr&eacute;f&egrave;re, qui transpara&icirc;t, &agrave; certains moments, sans qu'elle le sache, et qui participe au myst&egrave;re de la s&eacute;duction, du charme, et de l'amour. En amour, on ne peut donc tout demander, on ne peut lui demander d'&ecirc;tre "un livre ouvert", mais un livre infini, dont on aime, chaque jour, lire les pages qu'il veut montrer. Et ce qu'il cache, il faut le respecter, parce que cela touche au plus profond de l'int&eacute;grit&eacute;, du minimum vital, de la personne. Une personne qui choisit, qui vous choisit, ou non.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;" mce_style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;" mce_style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;" mce_style="font-size: small;">Mais la psychanalyse pr&eacute;tend percer tous les secrets, elle pr&eacute;tend s'immiscer au-del&agrave; m&ecirc;me de la conscience, et encore au-del&agrave;, dans notre intimit&eacute; la plus profonde qui nous structurerait. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;" mce_style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;" mce_style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;" mce_style="font-size: small;">Mais qui a pu avoir un tel projet, sinon quelqu'un de malade, qui ne peut s'emp&ecirc;cher de vouloir aller trop loin, qui r&ecirc;ve &agrave; ce point de prendre un contr&ocirc;le et de poss&eacute;der un pouvoir, et de l'&eacute;tendre &agrave; la Terre enti&egrave;re ? Quel est l'individu qui a souhait&eacute; &eacute;crire, qu'il n'y a pas de libre arbitre, et que le moi n'est pas le ma&icirc;tre en sa propre maison ? Par quelle avidit&eacute; malsaine, obsc&egrave;ne, et concupiscente pouvait-il &ecirc;tre motiv&eacute; ? Quelle est donc cette cr&eacute;ature qui a cru qu'il fallait lib&eacute;rer les sentiments, la sexualit&eacute; et les d&eacute;sirs de leurs secrets, de leur intimit&eacute;, et les rendre visibles &agrave; tous les voyeurismes, &agrave; commencer par l'un des plus d&eacute;testables, celui qui sait demander, par la suggestion, par une pr&eacute;tendue empathie, et gr&acirc;ce &agrave; la pression du social qui a fini par accepter son existence, pour que "nous nous sentions mieux" ?</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;" mce_style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;" mce_style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;" mce_style="font-size: small;">Ainsi, se demander "pourquoi" on aime, et chercher &agrave; fouiller, par la voie de l'introspection, dans son &acirc;me, c'est s'engouffrer dans la qu&ecirc;te du d&eacute;terminisme des sentiments les plus profonds, les plus inaccessibles, et aussi peut-&ecirc;tre, les plus incompr&eacute;hensibles. Comment, d&egrave;s lors, la psychanalyse pourrait-elle y comprendre quelque chose, sans y mettre, a priori, ses propres pr&eacute;jug&eacute;s issus des seules maladies de son P&egrave;re fondateur ? La seule solution pour elle consiste &agrave; tout r&eacute;duire &agrave; la fameuse libido et &agrave; des complexes qui&nbsp; n'ont de "r&eacute;alit&eacute;" que par les confirmations que l'on peut toujours lire &agrave; partir d'eux. Mais sa vision r&eacute;ductrice, alli&eacute;e aux conceptions d&eacute;terministes si particuli&egrave;res que d&eacute;fend depuis toujours cette doctrine, tend immanquablement &agrave; la faire &eacute;chouer dans le domaine o&ugrave; pourtant elle pr&eacute;tendait r&eacute;ussir plus que partout ailleurs : notre qu&ecirc;te du bonheur. La psychanalyse ne peut comprendre que cette qu&ecirc;te reste toujours inachev&eacute;e, et que c'est cela m&ecirc;me qui repr&eacute;sente ce dont nous avons tous besoin, l'espoir, une "inaccessible &eacute;toile". Il s'agit aussi d'un d&eacute;terminisme, mais qui ne repr&eacute;sente qu'une id&eacute;e directrice sans laquelle personne ne sait comment chercher le bonheur. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;" mce_style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;" mce_style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;" mce_style="font-size: small;">Le d&eacute;terminisme, tel que l'envisage la psychanalyse, l'engage dans une qu&ecirc;te de savoir, o&ugrave; le hasard et surtout le non-sens, donc le myst&egrave;re et le secret sont exclus, et rel&egrave;veraient m&ecirc;me de la superstition, puisque Freud pensait que c'&eacute;tait celui qui croyait au hasard int&eacute;rieur et pas au hasard ext&eacute;rieur qui &eacute;tait superstitieux. Mais Freud n'a fait que d&eacute;placer la superstition de l'ext&eacute;rieur vers l'int&eacute;rieur, pour son seul compte personnel, en oubliant que de fa&ccedil;on g&eacute;n&eacute;rale, les superstitieux ont toujours tendance &agrave; exclure le hasard et le non-sens, qu'il soit interne ou externe.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;" mce_style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;" mce_style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;" mce_style="font-size: small;">La psychanalyse ne peut donc proposer que les chemins vers la s&eacute;curit&eacute; affective mais qui serait r&eacute;vis&eacute;e &agrave; partir de ses dogmes, une sorte de bien-&ecirc;tre affadi, qui ne correspond en rien avec la tension m&ecirc;me de la vie au quotidien, et encore moins &agrave; celle du sentiment amoureux. Elle peut m&ecirc;me proposer de se r&eacute;fugier dans des fictions inculqu&eacute;es apr&egrave;s de longues ann&eacute;es de cure, ou, comme le dit Fran&ccedil;ois Perrier, de se forger une "vie libidinale d'emprunt" pour des &ecirc;tres qui "se sont compl&egrave;tement exil&eacute;s d'eux-m&ecirc;mes". Le d&eacute;terminisme psychique se veut donc &ecirc;tre la voie vers le "cocooning" sentimental. Une vie sans risque, pr&eacute;visible, des sentiments sans risque, contr&ocirc;l&eacute;s gr&acirc;ce &agrave; l'illusion acquise qu'un individu serait capable d'avoir la main mise, gr&acirc;ce &agrave; la cure, sur un refoul&eacute; inconscient dont le d&eacute;terminisme outrepasse toute possibilit&eacute; d'appr&eacute;hension humaine.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 12pt; line-height: normal;" mce_style="margin-bottom: 12pt; line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;" mce_style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;" mce_style="font-size: small;">Si l'on comprend ce myst&egrave;re et ce "secret" inh&eacute;rent, je le crois, &agrave; tout v&eacute;ritable sentiment amoureux, et si on le rapporte, non &agrave; une id&eacute;e d&eacute;lirante d'un d&eacute;terminisme qui serait en nous et qui nous gouvernerait &agrave; notre insu en excluant tout hasard, on peut alors admettre la faillibilit&eacute; dans la relation, les maladresses, les erreurs, les non-dits, sans se poser plus de question, ou alors en essayant seulement de les comprendre pour ce qu'elles peuvent &ecirc;tre dans le r&eacute;el avec leurs cons&eacute;quences. Tout cela n'&eacute;tant pas incompatible avec le soin que doit prendre tout individu qui se dit "amoureux" vis-&agrave;-vis de ses sentiments et de ses actes, en faisant une discrimination simple : "Cela vaut-il la peine que j'y pense, que j'y travaille ?.."Etait-ce si d&eacute;cisif ?..."</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;" mce_style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;" mce_style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;" mce_style="font-size: small;">Il n'y a eu qu'une mystification. Personne ne peut se sentir mieux apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; extorqu&eacute; de ses secrets les plus intimes. "Se sentir mieux" ne peut &ecirc;tre substitu&eacute; &agrave; la honte de s'&ecirc;tre d&eacute;voil&eacute;. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;" mce_style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;" mce_style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;" mce_style="font-size: small;">Il m'est alors permis de penser que la psychanalyse avec sa th&eacute;rapeutique d'interpr&eacute;tation des associations soi-disant "libres", est le symbole le plus intellectualis&eacute; de la pornographie. Parce que la pornographie est d'abord une pens&eacute;e, puis un projet. Ses images, je veux bien l'admettre peuvent susciter &agrave; l'abord, une excitation (et encore, &ccedil;a d&eacute;pend...), mais imm&eacute;diatement apr&egrave;s, une personne normale, ne peut qu'en &ecirc;tre choqu&eacute;e. Jamais la pornographie ne sera "normale", elle ne repr&eacute;sente pas la "sexualit&eacute;" et sa pr&eacute;tendue "lib&eacute;ration". Elle ne repr&eacute;sente, comme la psychanalyse, qu'une perversion, qui n'est li&eacute;e qu'&agrave; ceux qui la cr&eacute;ent, tout comme Freud a cr&eacute;&eacute; la psychanalyse. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;" mce_style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;" mce_style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;" mce_style="font-size: small;">Avec ce mot, "perversion", nous ne tenons pas compte de la scolastique freudienne, m&ecirc;me si, d'aventure, elle voudrait dire la m&ecirc;me chose que nous. Est "pervers", tout ce qui est contraire &agrave; la Nature. La Nature est donc "pervertie" quand on y ajoute quelque chose qu'elle ne demande pas, o&ugrave; qu'elle ne peut cr&eacute;er d'elle m&ecirc;me. La pornographie est donc perverse, qu'elles qu'en soient ses manifestations. Parce qu'il n'a jamais &eacute;t&eacute; dans la Nature de l'homme  d'exhiber les relations les plus intimes, d'en faire un spectacle codifi&eacute;, ou l'objet est une fin, et non une r&eacute;alisation du sentiment amoureux. Lorsque l'on est amoureux, on ne peut pas s'imaginer l'&ecirc;tre aim&eacute; dans une sc&egrave;ne pornographique, mais dans une sexualit&eacute; qui serait un aboutissement de la complicit&eacute;, de la confiance, de la tendresse, et de l'affection. La th&eacute;rapeutique des associations libres, pour nous, c'est la m&ecirc;me chose : la psychanalyse est une perversion. C'est un projet qui&nbsp; ne peut correspondre, avec son d&eacute;terminisme, &agrave; la Nature humaine et ses limitations, dont la principale, inviolable, (sans y mettre des th&eacute;ories ou des mots qui ne lui correspondent pas), reste ce secret, cette intimit&eacute; dont nous parlons, et que personne n'approchera jamais dans sa totalit&eacute;.<br /></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;" mce_style="line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;" mce_style="font-family: arial, >< >< >< ><--></p>]]></description>
<category>"A c&#195;&#180;t&#195;&#169;..."</category>
<pubDate>Mon, 19 Oct 2009 07:27:26 +0000</pubDate>
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<title>Censure et soustraction de l'information dans Wikipédia.fr</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50438-billet-1083015.html</link>
<description><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Chers r&eacute;calcitrants &eacute;clair&eacute;s. Voici la partie censur&eacute;e que j'avais &eacute;crite, de l'article de Wikip&eacute;dia.fr "Cure psychanalytique". On peut f&eacute;liciter la "Perky", pour son z&egrave;le fanatique dans cette ni&egrave;me &oelig;uvre de soustraction de l'information typique des freudol&acirc;tres. Je ne suis pas l'auteur de la courte portion de texte, figurant en italiques.</span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;">De nombreux critiques estimerons que le ''sens'' de la souffrance psychique invoqu&eacute;e par les psychanalystes, n'est que co-fabriqu&eacute; entre l'analysant et l'analyste gr&acirc;ce &agrave; la suggestion ou la manipulation ; qu'il n'est que circonstanciel &agrave; la cure, et qu'il ne peut que s'amplifier sous l'effet de la d&eacute;pendance que cr&eacute;&eacute; l'analyste entre lui et son patient <strong>[1]</strong> ; <strong>[2]</strong>.</span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;">La notion d'association libre :</span></span></span></strong></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;">La libre association signifie dire &agrave; l'analyste tout ce qui vient &agrave; l'esprit pendant la s&eacute;ance, avec les mots tels qu'ils viennent, s'appuyant fondamentalement sur le principe d'un ''d&eacute;terminisme psychique aprioriste et absolu'', lequel, selon Freud, exclut tout hasard et tout non-sens <strong>[3]</strong> ; <strong>[4]</strong> ; <strong>[5]</strong> ; <strong>[6]</strong> ; <strong>[7]</strong> ; <strong>[8]</strong>.</span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Controverse sur le probl&egrave;me de la suggestion :</span></span></span></strong></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Concernant la filiation de la technique th&eacute;rapeutique bas&eacute;e sur l'interpr&eacute;tation des associations libres et l'hypnose, Mikkel Borch-Jacobsen, notamment, estime que Freud n'a pas r&eacute;ussi &agrave; se d&eacute;barrasser de l'&eacute;pineux probl&egrave;me de la suggestion (pouvant r&eacute;duire &agrave; n&eacute;ant la th&eacute;orie d'un inconscient qui en soit ind&eacute;pendante), tout comme les d&eacute;fenseurs et praticiens de l'hypnose de son &eacute;poque. Aux d&eacute;monstrations selon lesquelles les patients ne feraient que simuler ce que leur demandent leurs th&eacute;rapeutes, s'ils pratiquent l'hypnose, Borch-Jacobsen d&eacute;montre comment Delbeuf et ses coll&egrave;gues se sont servi du terme d'inconscient pour annuler celui de simulation afin de prot&eacute;ger efficacement l'objectivit&eacute; des ph&eacute;nom&egrave;nes hypnotiques <strong>[9]</strong>. S'appuyant ensuite sur les travaux d'Ernest Hilgard et de ses exp&eacute;riences sur l'analg&eacute;sie hypnotique o&ugrave; il suffisait d'interroger le sujet sous hypnose pour que celui-ci rapporte qu'il y a eu tout au long un "observateur cach&eacute;" qui assistait au th&eacute;&acirc;tre de la transe et sentait la douleur qu'il n'&eacute;tait pas cens&eacute; sentir <strong>[10]</strong>. Borch-Jacobsen explique qu'il suffit de faire une autre demande au patient pour obtenir une autre r&eacute;ponse, et que : "l'hypnotis&eacute; fait tout ce qu'on attend de lui (tout ce qu'on "sugg&egrave;re"), de sorte qu'on ne peut attribuer aucune caract&eacute;ristique propre &agrave; l'hypnose - pas m&ecirc;me l'inconscience <strong>[11]</strong>. En somme, pour Borch-Jacobsen, la situation de la cure psychanalytique, relativement &agrave; l'&eacute;pineux probl&egrave;me de la suggestion reste identique &agrave; celle de l'hypnose : il s'agit toujours d'un "inconscient simul&eacute;", sugg&eacute;r&eacute;, et non d'une r&eacute;alit&eacute; objective, ind&eacute;pendante du th&eacute;rapeute, et qui s'exprimerait "librement" au d&eacute;tour des associations du patient <strong>[12]</strong>.</span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Certains critiques, anciens psychanalystes, comme Jacques Van Rillaer, estiment que le seul fait de choisir une cure analytique plut&ocirc;t qu'une autre rel&egrave;verait d'un choix qui est bien conscient. Ce choix reposerait indiscutablement sur des connaissances plus ou moins pr&eacute;cises pr&eacute;alables de la doctrine, ou des pr&eacute;jug&eacute;s, ou en tout cas, le souhait qu'elle serait la plus apte &agrave; r&eacute;pondre aux questions ou aux probl&egrave;mes que l'individu se pose en lui-m&ecirc;me. Une fois inscrit dans le cadre sp&eacute;cifique de la cure analytique, en pr&eacute;sence de son analyste, le patient, sur le divan, serait donc sugg&eacute;r&eacute; &agrave; se comporter de mani&egrave;re conforme au cadre qu'il a choisi <strong>[13]</strong>.</span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Demander &agrave; quelqu'un de dire tout ce qui lui passe par la t&ecirc;te, est d&eacute;j&agrave;, en soi, une situation anormale, puisque dans la vie sociale, aucun individu ne d&eacute;bite tout ce qui lui passe par la t&ecirc;te. Une telle requ&ecirc;te tend &agrave; sugg&eacute;rer &agrave; l'individu &agrave; tenir des propos plus ou moins incoh&eacute;rents, d&eacute;lirants, donc &agrave; fabriquer, &agrave; la demande, de l'inconscient. Ce principe fondamental, en s'ajoutant &agrave; l'effet suggestif du cadre analytique, d&eacute;truit d&egrave;s le d&eacute;part toute possibilit&eacute; d'associations qui soient vraiment libres. Freud lui-m&ecirc;me reconna&icirc;t, &agrave; plusieurs reprises dans son &oelig;uvre ce probl&egrave;me de la suggestion. Il &eacute;crit dans sa troisi&egrave;me le&ccedil;on de psychanalyse : ''&laquo; Il n'est pas toujours facile d'&ecirc;tre exact, surtout quand il faut &ecirc;tre bref. Aussi suis-je oblig&eacute; de corriger aujourd'hui une erreur commise dans mon pr&eacute;c&eacute;dant chapitre. Je vous avais dit que lorsque, renon&ccedil;ant &agrave; l'hypnose, on cherchait &agrave; r&eacute;veiller les souvenirs que le sujet pouvait avoir de l'origine de sa maladie, en lui demandant de dire ce qui lui venait &agrave; l'esprit, la premi&egrave;re id&eacute;e qui surgissait se rapportait &agrave; ces premiers souvenirs. Ce n'est pas toujours exact. Je n'ai pr&eacute;sent&eacute; la chose aussi simplement que pour &ecirc;tre bref. En r&eacute;alit&eacute;, les premi&egrave;res fois seulement, une simple insistance, une pression de ma part suffisait pour faire appara&icirc;tre l'&eacute;v&eacute;nement oubli&eacute;. Si l'on persistait dans ce proc&eacute;d&eacute;, des id&eacute;es surgissaient bien, mais il &eacute;tait fort douteux qu'elles correspondent r&eacute;ellement &agrave; l'&eacute;v&eacute;nement recherch&eacute; : elles semblaient n'avoir aucun rapport avec lui, et d'ailleurs les malades eux-m&ecirc;mes les rejetaient comme inad&eacute;quates. La pression n'&eacute;tait plus d'aucun secours et l'on pouvait regretter d'avoir renoncer &agrave; l'hypnose. &raquo;'' <strong>[14]</strong>. </span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Cette association libre vise d'abord &agrave; reconstruire les sch&eacute;mas inconscients et se fonde premi&egrave;rement sur l'analyse de r&ecirc;ves. Dans ce cas, la libre association permet de retrouver les &eacute;l&eacute;ments agr&eacute;g&eacute;s par le puissant travail de condensation du r&ecirc;ve : beaucoup d'&eacute;l&eacute;ments s'enchev&ecirc;trent, se dissimulent les uns derri&egrave;re les autres et il faudra les d&eacute;gager, les reconna&icirc;tre, un par un. La question de savoir si l'analysant retrouve la v&eacute;ritable origine du r&ecirc;ve ou bien s'il en reconstruit une, est une question de peu d'int&eacute;r&ecirc;t pour la cure : de toutes fa&ccedil;ons ce sont des associations qui appartiennent &agrave; l'analysant et c'est lui qui leur attribue un sens.</span></span></span></em></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Mais dans ces conditions, on &eacute;lude volontairement le r&ocirc;le nocif de toute suggestion ou manipulation de la part du th&eacute;rapeute, risquant de compromettre l'authenticit&eacute; des associations libres du patient sur ses r&ecirc;ves, et la r&egrave;gle de l'inconscient, via celle du &laquo; sens &raquo;, se trouve toujours confirm&eacute;e : que le patient retrouve ses propres r&ecirc;ves, ou ne les retrouve pas, qu'il les &laquo; co-fabrique &raquo; ou non de mani&egrave;re totalement circonstancielle pendant la cure ; la r&egrave;gle de l'inconscient, et son caract&egrave;re ''subversif'' et intrins&egrave;quement ''illogique'', selon Freud, ne peut jamais &ecirc;tre prise en d&eacute;faut. Elle donne ainsi tout cr&eacute;dit aux critiques d'irr&eacute;futabilit&eacute; formul&eacute;es par Karl Popper contre le caract&egrave;re scientifique de la psychanalyse, et par suite, ses r&eacute;els pouvoirs de description et d'explication qu'elle pr&eacute;tend fournir. </span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Dans son livre, &laquo; Sigmund est fou et Freud a tout faux &raquo;, Ren&eacute; Pommier, grand &eacute;crivain fran&ccedil;ais, d&eacute;cortique l'usage que fait Freud de ses m&eacute;thodes interpr&eacute;tatives, de son symbolisme, et pr&eacute;tend d&eacute;montrer que le P&egrave;re de la psychanalyse triche constamment pour que les faits qu'il rel&egrave;ve dans les associations de ses patients collent toujours avec ses projets ou ses pr&eacute;jug&eacute;s. Selon Ren&eacute; Pommier, Freud cherche surtout, en permanence, &agrave; ce que les faits cliniques qui l'int&eacute;ressent, ne puissent jamais contredire les fondements de la psychanalyse et renforcer sans cesse le caract&egrave;re ''subversif et illogique'' de l'inconscient, tel que lui le con&ccedil;oit. Pommier &eacute;crit par exemple : &laquo; On a souvent l'impression, en effet, que, d&egrave;s qu'il a trouv&eacute; un &eacute;l&eacute;ment dont il peut faire quelque chose, il arr&ecirc;te l'interrogatoire sur ce point, dans la crainte que le patient n'ajoute quelque chose qui pourrait contredire l'interpr&eacute;tation &raquo; <strong>[15]</strong>. Encore : &laquo; Les r&egrave;gles de la pens&eacute;e logique ne jouent pas &agrave; l'int&eacute;rieur de l'inconscient et l'on peut appeler ce dernier le royaume de l'illogisme [Pommier citant Freud]. Mais c'est son propre m&eacute;pris de la logique que Freud attribue sans vergogne au travail du r&ecirc;ve, un m&eacute;pris qui lui a permis d'&eacute;lever son &eacute;chafaudage bancal de fariboles en ne tenant aucun compte des objections les mieux fond&eacute;es. Quand on veut faire passer pour des v&eacute;rit&eacute;s scientifiquement &eacute;tablies des hypoth&egrave;ses aussi arbitraires qu'absurdes, on a &eacute;videmment tout int&eacute;r&ecirc;t &agrave; r&eacute;cuser les r&egrave;gles de la logique. &raquo; <strong>[16]</strong>. Et enfin : &laquo; Au total, Freud ne nous raconte gu&egrave;re sur le sujet du r&ecirc;ve que des histoires &agrave; dormir debout et l'on se demande sans cesse si Sigmund Freud se fout du monde ou s'il marche sur la t&ecirc;te &raquo; <strong>[17]</strong>. </span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Patrick Mahony, pourtant psychanalyste reconnu, se montre plus agressif encore &agrave; l'&eacute;gard du travail de clinicien de Freud. Dans son livre "Dora s'en va, violence dans la psychanalyse", il &eacute;crit : ''&laquo; De fait, le cas Dora est couvert de distinctions peu honorifiques. C'est un des plus grands d&eacute;sastres psychoth&eacute;rapeutiques ; une des plus remarquables d&eacute;monstrations, dans la litt&eacute;rature analytique, du rejet d'un patient pour son clinicien ; une preuve spectaculaire, mais tragique, de perp&eacute;tuation de s&eacute;vices sexuels sur une jeune fille, et une justification, &eacute;crite et publi&eacute;e, de ces s&eacute;vices par son propre analyste ; un cas &eacute;minent d'associations forc&eacute;es et, peut-&ecirc;tre, de plusieurs r&ecirc;ves forc&eacute;s, de rem&eacute;morations forc&eacute;e de r&ecirc;ves, voire de rem&eacute;moration forc&eacute;e de r&ecirc;ves forc&eacute;s. Sans exag&eacute;ration aucune, le cas, sa publication et l'accueil qu'il a re&ccedil;u par la suite peuvent &ecirc;tre qualifi&eacute;s d'exemple de perp&eacute;tuation de s&eacute;vices sexuels. Dora avait &eacute;t&eacute; traumatis&eacute;e, et Freud l'a traumatis&eacute;e une nouvelle fois. Et pendant &agrave; peu pr&egrave;s un demi-si&egrave;cle, la communaut&eacute; psychanalytique a, soit gard&eacute; un silence complice sur ces brutalit&eacute;s, soit ignor&eacute; celles-ci par adoration aveugle. Il se trouve qu'au d&eacute;but de ce si&egrave;cle la psychanalyse a pris une position ath&eacute;iste militante qui se combinait de mani&egrave;re ironique avec un culte de l'adoration du h&eacute;ros et des pratiques d'excommunication &raquo;'' <strong>[18]</strong>. Continuant dans son r&eacute;quisitoire, Mahony &eacute;crit ensuite : ''&laquo; En ce qu'elles ont entrav&eacute; le progr&egrave;s de la psychanalyse, les r&eacute;actions erron&eacute;es, id&eacute;alisatrices et hagiographiques &agrave; Freud constituent une histoire lamentable et ennuyeuse. &raquo;'' <strong>[19]</strong>. Pour conclure son point de vue, il met en exergue, comme les plus virulents critiques externes du freudisme, l'attitude des analystes &agrave; l'&eacute;gard de Freud : ''&laquo; De m&ecirc;me, le r&eacute;dacteur en chef de la Revue internationale de psychanalyse trouvait que les analystes &eacute;vitaient habituellement de contredire les th&eacute;ories du redoutable p&egrave;re Freud : "Contester les th&eacute;ories de Freud a g&eacute;n&eacute;ralement suscit&eacute; des r&eacute;actions d'inqui&eacute;tude, comme si on perp&eacute;tuait un outrage sacril&egrave;ge". &raquo;'' <strong>[20]</strong>. </span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Il est notable de constater, que contrairement aux v&oelig;ux de Freud de se montrer le plus vigilant possible dans l'usage de ses "pressions" et autres suggestions diverses au cours de son travail clinique, l'histoire de la psychanalyse r&eacute;v&egrave;le, au contraire, qu'il n'h&eacute;sita pas &agrave; harceler, sinon m&ecirc;me &agrave; brutaliser ses patients, pour que leurs associations libres cadrent avec ses th&eacute;ories. Ce point de vue est h&eacute;las tr&egrave;s largement &eacute;tay&eacute; par la litt&eacute;rature critique que les freudiens ont voulu qualifier de "r&eacute;visionniste", et &agrave; l'heure actuelle, d'apr&egrave;s des critiques comme Frank Cioffi ou Jacques B&eacute;nesteau, (auteur de "Mensonges freudiens. Histoire d'une d&eacute;sinformation s&eacute;culaire"), l'attitude du mouvement freudien, &agrave; de rares exceptions pr&egrave;s, continue de se perp&eacute;tuer dans la voie de la d&eacute;sinformation de son public.</span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Le philosophe des sciences Adolf Gr&uuml;nbaum, dans ses livres &laquo; Les fondements de la psychanalyse &raquo; et &laquo; La psychanalyse &agrave; l'&eacute;preuve &raquo;, a d&eacute;montr&eacute; l'effondrement total de l'enqu&ecirc;te &eacute;tiologique psychanalytique fond&eacute;e sur l'analyse des r&ecirc;ves par l'interpr&eacute;tation des associations libres. Les critiques de Gr&uuml;nbaum entra&icirc;nent aussi l'effondrement de la cl&eacute; de voute de l'&eacute;difice freudien : le refoul&eacute; inconscient, et ses travaux furent &agrave; l'origine du d&eacute;clin de la psychanalyse aux U.S.A. et du retrait du terme de n&eacute;vrose dans tous les manuels de m&eacute;decine.</span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Controverse sur les notions de refoulement et de censure :</span></span></span></strong></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em>La premi&egrave;re r&egrave;gle fondamentale se heurte avant tout &agrave; la r&eacute;sistance : la ''censure'', qui maintient le mat&eacute;riel pathog&egrave;ne, le refoul&eacute; inconscient &agrave; sa place la plus enfouie du psychisme du sujet (silence de l'analysant qui n'a "rien &agrave; dire" ou dont "le cerveau est vide") et le psychanalyste va essayer d'aider l'analysant &agrave; lever cette censure pour lui donner un acc&egrave;s conscient &agrave; son refoul&eacute;.</em> Les psychanalystes pensent qu'une fois le refoul&eacute; devenu ainsi conscient et de mani&egrave;re cathartique, c'est-&agrave;-dire en revivant les &eacute;motions v&eacute;cues au moment du traumatisme originel, le sujet pourrait enfin se lib&eacute;rer de ses sympt&ocirc;mes et gu&eacute;rir de ses n&eacute;vroses. Le philosophe et psychologue Thierry Melchior estime, de mani&egrave;re critique que le refoul&eacute; n'est qu'une donn&eacute;e totalement arbitraire et que rien ne garantit qu'il ne soit sugg&eacute;r&eacute;, dans son contenu, par l'analyste <strong>[21]</strong>, page 66 : "Rien ne permet d'affirmer que les difficult&eacute;s de vie pour lesquelles les gens viennent voir des psys r&eacute;sultent de souvenirs refoul&eacute;s (...)" ; page 67 : "A supposer que les difficult&eacute;s de la vie soient imputables &agrave; des souvenirs refoul&eacute;s, on voit mal comment la psychanalyse serait &agrave; m&ecirc;me d'en permettre la rem&eacute;moration. Ce n'est manifestement pas l'association libre &agrave; elle seule qui pourrait rendre possible un tel ph&eacute;nom&egrave;ne (si c'&eacute;tait le cas, il suffirait &agrave; tout un chacun d'associer librement en solitaire pour r&eacute;soudre ses probl&egrave;mes (...)" ; page 68 : "(...) Or, nous savons maintenant que les op&eacute;rations interpr&eacute;tatives d&eacute;crites par Freud sont, &agrave; la terminologie pr&egrave;s, celles de tout symbolisme. Aucune contrainte op&eacute;rationnelle particuli&egrave;re ne p&egrave;se sur l'interpr&eacute;tation psychanalytique ; ce n'est donc pas la nature de ces op&eacute;rations qui explique les r&eacute;sultats obtenus. Si la psychanalyse est r&eacute;ellement une strat&eacute;gie particuli&egrave;re (...), elle ne peut l'&ecirc;tre au contraire que par la codification pr&eacute;alable des r&eacute;sultats &agrave; obtenir. La seule d&eacute;finition possible de l'interpr&eacute;tation psychanalytique sera : une interpr&eacute;tation qui d&eacute;couvre dans les objets analys&eacute;s un contenu en accord avec la doctrine psychanalytique" (Melchior citant Torodov).</span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Mais le probl&egrave;me crucial reste pos&eacute; par la censure. Il s'agit du probl&egrave;me de sa justification en tant qu'agent psychique au sein m&ecirc;me du psychisme du sujet. Des pol&eacute;mistes d&eacute;montrent que toute justification de la censure dans son statut inconscient, entra&icirc;nerait une r&eacute;gression &agrave; l'infini, laquelle rendrait impossible toute justification d'un refoul&eacute; lui aussi inconscient et, par suite la justification de la cure analytique dans son ensemble. En effet, si le processus de censure &eacute;tait conscient, c'est-&agrave;-dire entre les mains du sujet, ce dernier pourrait, quand il le souhaiterait, avoir un acc&egrave;s direct &agrave; ce qu'il refoule, d&eacute;truisant ainsi le caract&egrave;re particuli&egrave;rement enfoui du refoul&eacute; n&eacute;cessitant l'intervention d'un analyste. Il faut donc que la censure soit elle aussi inconsciente et maintenue, en tant que telle, dans son statut. Le probl&egrave;me est alors de savoir ''qui'' maintient la censure dans son statut inconscient. Il faut un autre agent psychique, d'un niveau sup&eacute;rieur, qui soit lui aussi inconscient, et ainsi de suite. Ce probl&egrave;me majeur est une des raisons pour lesquelles de nombreux critiques estim&egrave;rent que tout repose sur l'affirmation dogmatique et sans preuve ind&eacute;pendante fournie par Freud de l'existence d'une telle censure. L'autre probl&egrave;me est que la censure, r&eacute;gie par un d&eacute;terminisme absolu excluant tout hasard <strong>[22]</strong>, se veut &ecirc;tre plus intelligente encore que le refoul&eacute; puisqu'elle d&eacute;ciderait, &agrave; l'insu du sujet de ce qui peut ou non remonter au niveau de moi (qui lui aussi est en partie inconscient pour Freud). En r&eacute;sum&eacute;, selon Freud, tout sujet poss&egrave;derait en lui, un super-ordonnateur de lui-m&ecirc;me, r&eacute;git par un d&eacute;terminisme qui outrepasse les r&eacute;alit&eacute;s de l'intellect de l'&ecirc;tre humain.</span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;">&nbsp;</span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;">R&eacute;f&eacute;rences bibliographies :</span></span></span></strong></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br /></span></span></span></strong></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong>[1]</strong> Mikkel Borch-Jacobsen. In : "La guerre des psys. Manifeste pour une psychoth&eacute;rapie d&eacute;mocratique". Edition Les Emp&ecirc;cheurs de penser en rond. Paris,&nbsp; mars 2006. "L'inconscient simul&eacute;". Page 32 : " Il n'y a pas un seul univers psychique et une seule m&eacute;thode pour l'explorer ou le traiter, car chaque m&eacute;thode psychoth&eacute;rapeutique ou exp&eacute;rimentale produit son univers, en accord avec ceux auxquels elle est appliqu&eacute;e. La psychologie et la psychoth&eacute;rapie ne sont pas affaire de v&eacute;rit&eacute; &agrave; d&eacute;couvrir ou de science &agrave; prouver, mais d'univers &agrave; produire, &agrave; fabriquer, &agrave; n&eacute;gocier &agrave; deux ou &agrave; plusieurs."</span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="EN-US"><strong>[2]</strong> Mikkel Borch-Jacobsen. Ibid, page 42 : "(...) </span>Ce pacte d'ignorance r&eacute;git pareillement la psychanalyse qui, si elle a abandonn&eacute; l'hypnose et ses rituels d'induction, continue &agrave; demander aux patients d'ignorer pourquoi ils disent ceci ou pensent cela. La r&egrave;gle du jeu analytique exige que les patients ne sachent pas pourquoi ils aiment leur analyste, pourquoi ils ont des r&ecirc;ves &oelig;dipiens ou des fantasmes de castration, faute de quoi ces manifestations r&eacute;put&eacute;es spontan&eacute;es de l'inconscient risqueraient fort d'appara&icirc;tre comme un produit des demandes inh&eacute;rentes au dispositif analytique lui-m&ecirc;me et la th&eacute;orie psychanalytique ne se distinguerait plus, d&egrave;s lors, d'une banale entreprise de suggestion. Voil&agrave; pourquoi il faut l'inconscient : pour prot&eacute;ger le th&eacute;rapeute ou le psychologue contre l'accusation de contaminer ses donn&eacute;es, pour emp&ecirc;cher que celles-ci n'apparaissent comme le fruit d'une interaction entre le sujet et l'exp&eacute;rimentateur, le patient et le th&eacute;rapeute. En ce sens, l'inconscient n'est pas quelque chose qui aurait &eacute;t&eacute; "d&eacute;couvert" un beau jour par Freud ou par les hypnotiseurs qui l'on pr&eacute;c&eacute;d&eacute;. C'est un imp&eacute;ratif, une imp&eacute;rieuse demande d'objectivation de la part du psychologue scientifique, sans laquelle son objet n'existerait tout simplement pas : "Sois inconscient".</span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong>[3]</strong> Sigmund Freud. "Psychopathologie de la vie quotidienne". Chapitre 12 : "D&eacute;terminisme, croyance au hasard et superstition".</span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong>[4]</strong> Sigmund Freud. "Cinq le&ccedil;ons sur la psychanalyse". "Troisi&egrave;me le&ccedil;on".</span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong>[5]</strong> Jacques Bouveresse. "Mythologie, philosophie et pseudoscience. Wittgenstein lecteur de Freud". Ed. L'Eclat, Chapitre 5 : "La m&eacute;canique de l'esprit". Page 107 : "La croyance au d&eacute;terminisme mental est &eacute;videmment le pr&eacute;alable qui justifie la confiance de Freud dans la m&eacute;thode dite de l'association libre. Comme l'observe Sulloway, il n'y a, en fait, rien d'aussi peu "libre" que l'association libre. [...]Puisque Freud consid&eacute;rait manifestement qu'il n'y a rien de v&eacute;ritablement libre dans la vie mentale, la technique de l'association libre avait en fait essentiellement pour but de laisser op&eacute;rer "librement" le m&eacute;canisme spontan&eacute; des causes et des effets psychiques, en s'abstenant, dans toute la mesure du possible, de l'influencer et de l'orienter dans un sens quelconque. Mais, puisque l'association libre doit, en r&eacute;alit&eacute;, &eacute;galement &ecirc;tre dirig&eacute;e, pour une part importante, par les questions et les suggestions du psychanalyste, il est &eacute;vident qu'elle ne peut pas non plus &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e comme r&eacute;ellement libre en ce sens-l&agrave;."</span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong>[6]</strong> Jacques Bouveresse. Op. cit. page 116 : "Timpanaro caract&eacute;rise la psychanalyse comme &eacute;tant "simultan&eacute;ment une doctrine qui n'a jamais abandonn&eacute; certains principes mat&eacute;rialistes et une construction m&eacute;taphysique et m&ecirc;me mythologique. [...]Mais il ne consid&egrave;re pas, comme on le fait souvent, que c'est seulement dans la derni&egrave;re phase de son &eacute;volution que Freud a abandonn&eacute; l'exigence de scientificit&eacute; pour l'apriorisme [...] &agrave; savoir essentiellement sur la conviction a priori que tous les faits d'une certaine cat&eacute;gorie doivent pouvoir &ecirc;tre expliqu&eacute;s d'une fa&ccedil;on bien d&eacute;termin&eacute;e et qu'ils le seront t&ocirc;t au tard". &nbsp;</span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong>[7]</strong> Jacques Bouveresse. Op.cit. page 121 : "Comme l'on souvent fait remarquer les anthropologues (en particulier L&eacute;vi-Strauss), la pens&eacute;e magique ne se caract&eacute;rise pas par la n&eacute;gation du d&eacute;terminisme, mais plut&ocirc;t par l'adh&eacute;sion &agrave; une forme universelle et particuli&egrave;rement rigoureuse de d&eacute;terminisme. Elle exclut le hasard et l'accident de fa&ccedil;on beaucoup plus d&eacute;finitive et radicale que ne pourrait le faire la croyance scientifique &agrave; l'existence de lois naturelles qui d&eacute;terminent le cours des &eacute;v&eacute;nements. Timpanaro soutient avec raison que, dans le cas de Freud, les convictions d&eacute;terministes invoqu&eacute;es, comme il se doit, au niveau de la "science abstraite" n'emp&ecirc;chent pas par elles-m&ecirc;mes les explications causales d&eacute;taill&eacute;es qui sont propos&eacute;es pour des cas particulier de relever, somme toute, beaucoup moins de la science proprement dite que de la "magie concr&egrave;te".</span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong>[8]</strong> Frank J. Sulloway. "Freud biologiste de l'esprit". Edition Fayard, pages 87 - 88 : "Il ne faut pas penser que les hypoth&egrave;ses philosophiques et m&eacute;taphysiques de Freud &eacute;taient coup&eacute;es de son travail clinique ordinaire. La croyance de Freud en un d&eacute;terminisme psychique nous fournit un exemple particuli&egrave;rement convaincant de cette interd&eacute;pendance. Non seulement cette conviction commande le d&eacute;veloppement de la m&eacute;thode psychanalytique, mais elle a &eacute;galement favoris&eacute; le remarquable doigt&eacute; avec lequel il appliqua cette m&eacute;thode dans la pratique. Dans le travail scientifique auquel il consacra toute sa vie, Freud se caract&eacute;rise par une foi in&eacute;branlable dans l'id&eacute;e que tous les ph&eacute;nom&egrave;nes de la vie, y compris ceux de la vie psychique, sont d&eacute;termin&eacute;s selon des r&egrave;gles in&eacute;luctables par le principe de la cause et d'effet. "Je dois dire qu'il est parfois de la plus grand utilit&eacute; d'avoir de pr&eacute;jug&eacute;s", remarquait-il lorsqu'il d&eacute;crivait comment cette philosophie d&eacute;terministe l'avait conduit &agrave; mettre le doigt sur la technique de la libre association. [...]Comme clinicien, Freud n'&eacute;tait pas, dans les ann&eacute;es 1890, un simple observateur passif des associations libres de ses patients - selon la conception courante, et point toujours injustifi&eacute;e, qu'on se fait du comportement silencieux du psychanalyste. Bien plut&ocirc;t, ce qui se r&eacute;v&eacute;la d&eacute;cisif pour son programme de recherche en psychanalyse, ce fut son aptitude &agrave; conduire pendant la s&eacute;ance d'analyse chacune de ses hypoth&egrave;ses psychanalytiques du moment jusqu'aux limites de ses capacit&eacute;s d'investigation. Freud parvenait &agrave; ce r&eacute;sultat en questionnant ses patients avec adresse et opini&acirc;tret&eacute;, et guidait leurs "libres associations" selon ses pr&eacute;occupations th&eacute;oriques du moment".</span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong>[9]</strong> Mikkel Borch Jacobsen. In : "La guerre des psys. Manifeste pour une psychoth&eacute;rapie d&eacute;mocratique". Edition les Emp&ecirc;cheurs de penser en rond. Paris, 2006. "L'inconscient simul&eacute;". <span lang="EN-US">Page 46.</span></span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="EN-US"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong>[10]</strong> Mikkel Borch-Jacobsen, ibid, page 46.</span></span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="EN-US"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong>[11]</strong> Mikkel Borch-Jacobsen, ibid, page 47.</span></span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="EN-US"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong>[12]</strong> Mikkel Borch-Jacobsen. Ibid. Page 49.</span></span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong>[13]</strong> Jacques Van Rillaer. &laquo; Les illusions de la psychanalyse &raquo;. Edition Mardaga.</span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong>[14]</strong> Sigmund Freud. Cinq le&ccedil;ons sur la psychanalyse. Edition Petite Biblioth&egrave;que Payot. Paris, 2001. Troisi&egrave;me le&ccedil;on, page 39 et 40.</span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong>[15]</strong> Ren&eacute; Pommier. &laquo; Sigmund est fou et Freud a tout faux &raquo;. Edition de Fallois, Paris, 2008, page 107.</span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong>[16]</strong> Ren&eacute; Pommier. Ibid. Page 81.</span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong>[17]</strong> Ren&eacute; Pommier. Ibid, page 168.</span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong>[18]</strong> Patrick Mahony. "Dora s'en va. Violence dans la psychanalyse". Edition Les Emp&ecirc;cheurs de penser en rond. Le Seuil, Paris, 2001, pages 234 et 235.</span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong>[19]</strong> Patrick Mahony. Op. cit. page 235.</span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="EN-US"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong>[20]</strong> Patrick Mahony. Op. cit. page 236.</span></span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong>[21]</strong> Thierry Melchior. In : "La guerre des psys. Manifeste pour une psychoth&eacute;rapie d&eacute;mocratique. Edition les Emp&ecirc;cheurs de penser en rond. Paris, mars 2006.</span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong>[22]</strong> Sigmund Freud. In : "Psychopathologie de la vie quotidienne". Chapitre 12 : "D&eacute;terminisme, croyance au hasard et superstition. Points de vue". Edition petite biblioth&egrave;que Payot, page 272 : "On sait que beaucoup de personnes invoquent &agrave; l'encontre d'un d&eacute;terminisme psychique absolu, leur conviction intime de l'existence d'un libre arbitre. Cette conviction refuse de s'incliner devant la croyance au d&eacute;terminisme".</span></span></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"></span></span></span></span></p>]]></description>
<category>Le Freudisme, la psychanalyse et Wikip&#195;&#169;dia.fr</category>
<pubDate>Wed, 16 Sep 2009 15:15:03 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-50438-billet-1083015.html</guid>
</item>
<item>
<title>Elisabeth Roudinesco et ses méthodes à l'égard de certains faits accablants.</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50438-billet-1075982.html</link>
<description><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><strong><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">La Berlue et la R&eacute;currence des Invectives.</span></span></span></strong></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&nbsp;</span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&nbsp;</span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: right; line-height: normal;" align="right"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: small;">&laquo; Le moyen de ne pas varier c'est de ne pas penser. Si</span></span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: right; line-height: normal;" align="right"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: small;">l'orthodoxie est immuable c'est qu'elle se pose en dehors de la</span></span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: right; line-height: normal;" align="right"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: small;">nature humaine et de la raison. &raquo;</span></span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: right; line-height: normal;" align="right"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: small;">Ernest Renan (L&rsquo;Avenir de la Science)</span></span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: small;">&nbsp;</span></span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&laquo; Mensonges Freudiens : histoire d&rsquo;une d&eacute;sinformation s&eacute;culaire &raquo;</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> apr&egrave;s avoir re&ccedil;u la fin de non-recevoir de quatorze &eacute;diteurs en France, avait d&eacute;clench&eacute; la soustraction de l&rsquo;information sur sa parution en septembre 2002. Puis la majorit&eacute; des p&eacute;riodiques auxquels l&rsquo;&eacute;diteur belge Pierre Mardaga avait adress&eacute; gracieusement plus de cent exemplaires de presse, souvent &agrave; leur demande, n'avaient pas daign&eacute; signaler son existence, et l'on ne cessa de rapporter des refus de vente de libraires le pr&eacute;tendant &rsquo;&rsquo;&eacute;puis&eacute;&rsquo;&rsquo;, ce qui ne fut jamais le cas.</span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ensuite sont venues les r&eacute;actions outrag&eacute;es de ceux qui vouent au freudisme une admiration sans borne, et &agrave; son fondateur la pi&eacute;t&eacute; aveugle de serviteurs somnambules qui savaient avant d&rsquo;ouvrir cet ouvrage ou sans le lire, ce qu&rsquo;il devait contenir. La psychanalyse jouit de privil&egrave;ges, et des protections du Sacr&eacute;. Toute critique ou question sur le dogme intouchable est de l&rsquo;ordre du blasph&egrave;me. Car en France nous savons que </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&rsquo;&rsquo;Freud a valeur de patrimoine national&rsquo;&rsquo;</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> !</span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">1</span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 12pt; font-family: "><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Arriv&egrave;rent enfin, sous la plume d'Elisabeth Roudinesco les d&eacute;formations mensong&egrave;res, les anath&egrave;mes diabolisant le porteur des mauvaises nouvelles, d&eacute;gorgeant l&rsquo;hostilit&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de ceux qui os&egrave;rent accorder de la valeur &agrave; ce livre &mdash;notamment la Soci&eacute;t&eacute; Fran&ccedil;aise d&rsquo;Histoire de la M&eacute;decine, d&egrave;s que celle-ci lui attribua </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&agrave; l&rsquo;unanimit&eacute;</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> son premier prix en mars 2003. </span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: small;">&nbsp;</span></span></span></p>]]></description>
<category>Jacques BENESTEAU.</category>
<pubDate>Wed, 02 Sep 2009 18:06:17 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-50438-billet-1075982.html</guid>
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<title>Suite...</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50438-billet-1075981.html</link>
<description><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 12pt; font-family: ">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">En septembre 2003, dans une lettre au Pr&eacute;sident de la Soci&eacute;t&eacute; Fran&ccedil;aise d&rsquo;Histoire de la M&eacute;decine (SFHM), Elisabeth Roudinesco s&rsquo;&eacute;tonna&hellip; </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&mdash;&laquo; du choix qui a &eacute;t&eacute; fait par le jury de la SFHM. N&eacute;gligeant tout principe d&rsquo;objectivit&eacute;, Jacques B&eacute;nesteau part en croisade contre ce qu&rsquo;il appelle les &rsquo;&rsquo;impostures&rsquo;&rsquo; du freudisme. La discipline ne serait &agrave; ses yeux qu&rsquo;une &rsquo;&rsquo;invention mensong&egrave;re&rsquo;&rsquo;, une &rsquo;&rsquo;escroquerie&rsquo;&rsquo;, une &rsquo;&rsquo;prodigieuse rh&eacute;torique de d&eacute;sinformation&rsquo;&rsquo;. &raquo;</span></em></span></span></span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: small;">2</span></span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">N&rsquo;importe quel lecteur raisonnable non dyslexique, et le jury de la Soci&eacute;t&eacute; Fran&ccedil;aise d&rsquo;Histoire de la M&eacute;decine, furent pourtant assez intelligents pour reconna&icirc;tre que </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Mensonges freudiens</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> informe honn&ecirc;tement le public des &eacute;tudes historiques et des faits &eacute;tablis durant le dernier tiers de si&egrave;cle, tous r&eacute;f&eacute;renc&eacute;s et v&eacute;rifiables, qui consolident ces jugements et ces qualificatifs que l&rsquo;auteur n&rsquo;a pas cr&eacute;&eacute;s. </span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Mais Roudinesco poursuit (lettre &agrave; la SFHM) : </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&rsquo;&rsquo;Quant &agrave; ses repr&eacute;sentants, de Freud &agrave; Lacan, en passant par Jones, Jung, Melanie Klein, Anna Freud, Bettelheim, etc. ils ressembleraient &agrave; une cohorte de gangsters psychopathes, d&eacute;sireux de se remplir les poches, incapables de gu&eacute;rir qui que ce soit et prot&eacute;g&eacute;s par des &laquo; r&eacute;seaux &raquo; ou des &laquo; sousmarins &raquo; leur permettant de s&rsquo;infiltrer dans les soci&eacute;t&eacute;s occidentales pour y diffuser leurs &laquo; mythes fondateurs &raquo;. [&hellip;] Obs&eacute;d&eacute; par sa qu&ecirc;te des &laquo; impostures &raquo;, l&rsquo;auteur qualifie Lacan d&rsquo;&laquo; Ayatollah- Khan &raquo;.&rsquo;&rsquo;</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> </span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L&rsquo;expression </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&laquo; mythes fondateurs &raquo;</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> n&rsquo;est pas de B&eacute;nesteau, car elle est reprise du lourd </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Dictionnaire de la psychanalyse</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> de Roudinesco et Plon.</span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">3</span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&rsquo;&rsquo;Gangsters psychopathes&rsquo;&rsquo;</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> n&rsquo;appara&icirc;t pas dans </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Mensonges freudiens</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">. Par contre </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&rsquo;&rsquo;gang de tueurs&rsquo;&rsquo;</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> et &rsquo;&rsquo;psychopathe&rsquo;&rsquo; y figurent. Car &rsquo;&rsquo;Gang de tueurs&rsquo;&rsquo; est effectivement utilis&eacute; par le psychanalyste Fran&ccedil;ois Roustang &agrave; propos des &rsquo;&rsquo;p&egrave;res fondateurs&rsquo;&rsquo; qui furent, &eacute;crivait-il, </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&rsquo;&rsquo;au sens propre, une bande de d&eacute;linquants, ou un gang de tueurs&rsquo;&rsquo;</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">.</span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">4 </span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Ernest Gellner, regardant l&rsquo;&eacute;pop&eacute;e hom&eacute;rique de &rsquo;&rsquo;la horde sauvage&rsquo;&rsquo; des fondateurs du freudisme, se demandait de son c&ocirc;t&eacute; &rsquo;&rsquo;si l&rsquo;on &eacute;tudie l&rsquo;histoire d&rsquo;une association scientifique ou si l&rsquo;on s&rsquo;est &eacute;gar&eacute; dans Le Parrain.&rsquo;&rsquo;</span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">5 </span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Et Dominique Frischer, bien qu&rsquo;analys&eacute;e, avait &eacute;lev&eacute; la nomenklatura freudienne de France au rang de &hellip;</span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Mafia</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">.</span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">6</span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> Curieusement E. Roudinesco omet la qualification de </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">charlatan</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> (&rsquo;&rsquo;quack&rsquo;&rsquo;). Cette expression fut pourtant plusieurs fois prononc&eacute;e au 20</span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&egrave;me </span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">si&egrave;cle, au sujet de Sigmund Freud. En mars 1996, nous pouvions encore lire Raymond Tallis, dans la prestigieuse revue de m&eacute;decine </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">The Lancet : &rsquo;&rsquo;le verdict est constamment n&eacute;gatif : comme scientifique, m&eacute;tapsychologue et diagnosticien de la soci&eacute;t&eacute;, Freud demeure un charlatan.&rsquo;&rsquo;</span></em></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">7 </span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Le Professeur Tallis rajoutait que Sigmund Freud, par ses m&eacute;thodes brutales et inquisitoriales, se rapprochait de Ron Hubbard, le gourou fondateur de la &rsquo;&rsquo;scientologie&rsquo;&rsquo;. Frederick Crews poss&egrave;de de solides raisons, toutes publi&eacute;es mais non traduites en France, pour affirmer que Freud </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&rsquo;&rsquo;&eacute;tait un charlatan&rsquo;&rsquo;</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">, et que </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&rsquo;&rsquo;si un scientifique se comportait de cette fa&ccedil;on aujourd&rsquo;hui, il serait bien entendu renvoy&eacute; de son travail, perdrait ses fonds de recherche, et serait d&eacute;shonor&eacute; pour le restant de ses jours.&rsquo;&rsquo;</span></em></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">8</span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&rsquo;&rsquo;Ayatollah-Khan&rsquo;&rsquo;</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> n&rsquo;est pas une invention de B&eacute;nesteau, ce vilain rapporteur de mauvaises nouvelles d&eacute;j&agrave; parues. D&rsquo;ailleurs </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Ayatollah</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> est un terme couramment employ&eacute; par des freudiens, volontiers agressifs faute d&rsquo;argument aussit&ocirc;t qu&rsquo;une question leur d&eacute;plait.</span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">9 &nbsp;</span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Connaissant Lacan et ses faits &mdash;en petite partie seulement gr&acirc;ce &agrave; Mme Roudinesco</span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">10</span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&mdash; le sobriquet </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&rsquo;&rsquo;Ayatollah-Khan&rsquo;&rsquo;</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> est trop aimable aux yeux des savants, des consommateurs d&eacute;&ccedil;us et d&rsquo;anciens lacaniens, m&ecirc;me en n&eacute;gligeant les cort&egrave;ges de suicid&eacute;s. &rsquo;&rsquo;Psychopathe&rsquo;&rsquo; est le diagnostic psychiatrique de l&rsquo;&eacute;tat mental de Jacques Lacan par un sp&eacute;cialiste, Raymond Tallis, dans </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">The Lancet : &rsquo;&rsquo;Peu de psychanalystes sont aussi ouvertement psychopathes que Lacan, le plus &eacute;minent disciple fran&ccedil;ais de Freud.&rsquo;&rsquo;</span></em></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">11</span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> </span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Comme l&rsquo;&eacute;crivait encore Bernard Raquin, Jacques Lacan fut </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&rsquo;&rsquo;le fossoyeur de la psychanalyse&rsquo;&rsquo;</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> : &laquo; Que Lacan et ses sectaires se d&eacute;clarent freudiens rel&egrave;ve de l&rsquo;escroquerie intellectuelle. [&hellip;] Fran&ccedil;ois Roustang dans son livre </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Lacan, de l&rsquo;&eacute;quivoque &agrave; l&rsquo;impasse</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> (Minuit) avait compar&eacute; les &eacute;crits de Lacan et des schizophr&egrave;nes, exactement similaires. Lacan n&rsquo;&eacute;tait pas seulement fou, il en faisait profession. [&hellip;] Nous connaissons tous des gens psychanalys&eacute;s durant vingt ans, avec augmentation constante des troubles, par la mise sous influence, puis le renforcement des mauvaises d&eacute;cisions inh&eacute;rentes &agrave; cette forme de pens&eacute;e scl&eacute;ros&eacute;e. [&hellip;] Si vous n&rsquo;avez que des troubles mineurs, en fr&eacute;quentant ces gens-l&agrave; vous d&eacute;velopperez vite les m&ecirc;mes n&eacute;vroses qu&rsquo;eux. Ils vous humilieront, vous d&eacute;daigneront, se pr&eacute;tendront d&eacute;tenteurs d&rsquo;un savoir sur vous, pour vous soumettre, comme le fait n&rsquo;importe quel tyran. [&hellip;] Ce charlatan, pi&egrave;tre &eacute;crivain, est responsable de catastrophes th&eacute;rapeutiques, puisque bon nombre de malades mentaux sont confi&eacute;s aux psychiatres lacaniens, qui les conduisent ou les maintiennent dans le d&eacute;lire. Il est si facile d&rsquo;&ecirc;tre psychanalyste ! Une pose, un r&ocirc;le, une armure de langage creux. Il est donc naturel que certains psychiatres incomp&eacute;tents s&rsquo;efforcent de parler la langue sacr&eacute;e, pour mieux masquer leur incapacit&eacute; &agrave; &ecirc;tre utiles. &raquo; </span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&laquo; Lacan n&rsquo;&eacute;tait pas seulement fou, il en faisait profession &raquo; !</span></span></em><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> Certes ! Nous contemplons sa prog&eacute;niture autour de nous. Toutefois Raquin nous rassure : </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&laquo; la psychanalyse est aujourd&rsquo;hui devenue une occupation de vieilles dames &raquo;.</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> </span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">12</span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Toujours dans sa lettre &agrave; la SFHM, Roudinesco d&eacute;clare qu&rsquo;il </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&rsquo;&rsquo;existerait un v&eacute;ritable &laquo; livre noir du freudisme &raquo; dont il faudrait comptabiliser les m&eacute;faits, les crimes et les abus. [&hellip;] on peut se demander quelle est la nature du &laquo; livre noir &raquo; du freudisme dont parle l&rsquo;auteur. Que je sache, la psychanalyse n&rsquo;a enfant&eacute; ni goulag, ni g&eacute;nocide, m&ecirc;me si certains de ses repr&eacute;sentants ont collabor&eacute; avec des r&eacute;gimes inf&acirc;mes.&rsquo;&rsquo;</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> L&rsquo;expression g&eacute;n&eacute;rique </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&rsquo;&rsquo;Livre noir&rsquo;&rsquo;</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">, maintes fois reprises mais qu&rsquo;on ne trouve qu&rsquo;au dos de la couverture de </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Mensonges Freudiens</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">, est indiff&eacute;rente au contenu des r&eacute;v&eacute;lations. Par exemple en 1855, un an avant la naissance de S. Freud, on pouvait d&eacute;couvrir le </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Livre Noir de l&rsquo;Abb&eacute; Denis</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">, puis en 1975 </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">le Livre Noir des Soucoupes Volantes</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">, ce qui nous ram&egrave;ne &agrave; notre sujet.</span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">13 &nbsp;</span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Elisabeth Roudinesco est &agrave; ce jour la seule personne &agrave; oser ce rapprochement loufoque de </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Mensonges freudiens</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> avec le </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">goulag</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> et les </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">g&eacute;nocides</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">. D&rsquo;o&ugrave; lui vient cette id&eacute;e incongrue, qu&rsquo;on ne trouve </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">nulle part</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> dans cet ouvrage ? Cette association personnelle int&eacute;ressante, une invention sans doute r&eacute;v&eacute;latrice mais &eacute;trange et illogique, &eacute;chappe &agrave; l&rsquo;entendement.</span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Dans sa lettre au pr&eacute;sident de la SFHM, E. Roudinesco affirmait aussi que &ndash;</span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&rsquo;&rsquo;comme on peut</span></em></span><em><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> le constater, le vocabulaire utilis&eacute; par Jacques B&eacute;nesteau renvoie &agrave; une &laquo; m&eacute;thodologie &raquo; que nous connaissons bien et qui tend &agrave; r&eacute;duire toutes les formes d&rsquo;engagement &agrave; des strat&eacute;gies polici&egrave;res foment&eacute;es par des lobbies. Son h&eacute;ritier le plus r&eacute;cent, Thierry Meyssan (L&rsquo;effroyable imposture, Carnot, 2002), s&rsquo;est illustr&eacute; r&eacute;cemment par la publication d&rsquo;un best-seller qui nie l&rsquo;existence des attaques terroristes sur le Pentagone en les assimilant &agrave; une rumeur n&eacute;e d&rsquo;un complot am&eacute;ricain.&rsquo;&rsquo;</span></span></em><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> Encore une fois, quel est le rapport entre </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Mensonges Freudiens</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> et cette mascarade, </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&rsquo;&rsquo;L&rsquo;effroyable imposture&rsquo;&rsquo;</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> ?! Et quelle est cette &rsquo;&rsquo;m&eacute;thodologie&rsquo;&rsquo; ?!</span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">14 </span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">L&rsquo;amalgame absurde est-il destin&eacute; &agrave; produire la r&eacute;pulsion visc&eacute;rale, telle son association au </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">goulag</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> et autres </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">g&eacute;nocides</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> qu&rsquo;elle est seule &agrave; fournir ?</span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les suggestions de Madame Roudinesco seront plus lourdement ass&eacute;n&eacute;es au printemps 2004 dans un article des </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Temps Modernes</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">.</span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">15 &nbsp;</span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">On y lit en effet (p.244) une construction qui associe </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Mensonges freudiens</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> et un autre livre condamnable : </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&rsquo;&rsquo;comme on peut le constater, le vocabulaire utilis&eacute; ici renvoie &agrave; une m&eacute;thodologie conspirationniste qui tend &agrave; r&eacute;duire toutes les formes d&rsquo;engagement &agrave; des strat&eacute;gies polici&egrave;res foment&eacute;es par des lobbies, et qui s&rsquo;apparente &agrave; celle bien connue de Roger Garaudy dont le livre, </span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Les Mythes fondateurs de la politique isra&eacute;lienne</span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">, fut retir&eacute; de la vente en France en 1995, en application de la loi Gayssot du 13 janvier 1990.&rsquo;&rsquo;</span></em></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">1</span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En quelques mois on est donc pass&eacute; de Meyssan &agrave; Garaudy. Le reste tenant du psittacisme captieux. Si nous saisissons bien le fond du raisonnement, mais Roudinesco nous prive d&rsquo;explication, </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Mensonges freudiens </span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">serait l'&eacute;quivalent de publications maudites, et d&eacute;livrerait une pens&eacute;e moralement r&eacute;pr&eacute;hensible (on dit maintenant </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&rsquo;&rsquo;naus&eacute;abonde&rsquo;&rsquo;</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> pour engendrer le d&eacute;go&ucirc;t).</span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: small;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Est-ce bien ce qu&rsquo;il faudrait lire ? Serait-ce la &rsquo;&rsquo;m&eacute;thodologie&rsquo;&rsquo; digne d&rsquo;une &laquo; historienne &raquo; respectueuse des textes et des lecteurs ? On peut se demander quels buts sont poursuivis dans ces assemblages. Mais nous savons qu&rsquo;il faut dissuader le curieux de s'informer du contenu de documents embarrassants qu&rsquo;elle &eacute;lude en diabolisant leur auteur.</span></span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &laquo; Pour bien comprendre la signification &raquo;</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">, il faut se livrer, &eacute;crit encore Roudinesco (</span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Temps Modernes</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">, p.248), &agrave; </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&laquo; un petit travail d&rsquo;interpr&eacute;tation &raquo;</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">. Mais un petit travail d&rsquo;interpr&eacute;tation </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">de quoi</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> ? O&ugrave; sont </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">les faits</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> ? La Dame d&eacute;clare (p.247) que </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&rsquo;&rsquo;l&rsquo;auteur des</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> Mensonges </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">affirme qu&rsquo;il n&rsquo;existait aucun antis&eacute;mitisme &agrave; Vienne &laquo; entre la fin du XIXe si&egrave;cle et l&rsquo;Anschluss &raquo;&rsquo;&rsquo;</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">. Inutile de chercher ces propos de Roudinesco dans </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Mensonges Freudiens</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">, ni les termes plac&eacute;s entre guillemets comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait de citations : ils n&rsquo;y figurent pas.</span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">17</span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> La &laquo; signification &raquo; est totalement fabriqu&eacute;e. N'importe quelle personne normale ayant lu </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Mensonges freudiens, histoire d&rsquo;une d&eacute;sinformation s&eacute;culaire</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">, avec un minimum d'attention et d&rsquo;honn&ecirc;tet&eacute;, peut constater que l'auteur n&rsquo;a </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">nulle part</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> soutenu une telle ineptie historique. L&rsquo;antis&eacute;mitisme y est &eacute;voqu&eacute; noir sur blanc &agrave; plusieurs reprises, et d&rsquo;ailleurs qualifi&eacute; d&rsquo;</span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&laquo; end&eacute;mique &agrave; l&rsquo;&eacute;poque &raquo;</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">. Pr&eacute;tendre le contraire en truquant les textes est une diffamation caract&eacute;ris&eacute;e.</span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: small;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Dans ce livre, qu&rsquo;il suffit d&rsquo;ouvrir, il s&rsquo;agit clairement d&rsquo;une tout autre chose, avec des r&eacute;f&eacute;rences d&rsquo;&eacute;tudes dont les nombreux auteurs, de vrais historiens, ne peuvent &ecirc;tre suspect&eacute;s de jud&eacute;ophobie.</span></span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Voici tout ce que </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">r&eacute;p&egrave;te</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> ce chapitre.</span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L&rsquo;antis&eacute;mitisme, indiscutable et prolifique &agrave; Vienne du vivant de Sigmund Freud et avant lui, ne fut pas &agrave; l&rsquo;origine du retard de progression de sa carri&egrave;re universitaire, car c&rsquo;&eacute;tait &laquo; non pas </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">ce qu&rsquo;il &eacute;tait</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">, mais </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">ce qu&rsquo;il avait fait</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> qui fut responsable du d&eacute;lai dans l&rsquo;attribution du titre de Professeur &raquo;.</span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">18 </span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Henri Ellenberger, au d&eacute;but du chap.7 de son &eacute;tude (</span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&rdquo;The Discovery of the Unconscious&rdquo;</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">, 1970), analysant les raisons du retard &agrave; la promotion de Freud, avait d&eacute;j&agrave; conclu : &rdquo;Que Freud n'ait pas &eacute;t&eacute; nomm&eacute; plus t&ocirc;t ne saurait, d&egrave;s lors, &ecirc;tre attribu&eacute; &agrave; l'antis&eacute;mitisme.&rdquo;</span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">19</span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 12pt; font-family: "><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Madame Roudinesco rajoute enfin (</span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Temps Modernes, pp.</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">247-248) : </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&rsquo;&rsquo;l&rsquo;ouvrage de B&eacute;nesteau m&ecirc;le donc la d&eacute;marche scientiste &agrave; la pire rh&eacute;torique d&rsquo;inspiration antis&eacute;mite et n&eacute;gationniste&rsquo;&rsquo;</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">. On admirera le &laquo; donc &raquo; autant que le ton. Les quelques 4500 lecteurs de ce livre, l&rsquo;&eacute;diteur, le responsable de collection, des savants, des universitaires, puis le jury de la Soci&eacute;t&eacute; Fran&ccedil;aise d&rsquo;Histoire de la M&eacute;decine, m&eacute;decins et historiens qui lui attribu&egrave;rent en mars 2003 le premier prix &agrave; l&rsquo;unanimit&eacute;, sans compter les quelques quarante biblioth&egrave;ques universitaires qui l&rsquo;ont accueilli en Europe, ne s&rsquo;en seraient pas aper&ccedil;u ?! Tous demeur&eacute;s mentaux, ou complices ? Ce n&rsquo;est pas s&eacute;rieux ! Auraient-ils la berlue ? </span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: small;">&nbsp;</span></span></span></p>]]></description>
<category>Jacques BENESTEAU.</category>
<pubDate>Wed, 02 Sep 2009 18:02:20 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-50438-billet-1075981.html</guid>
</item>
<item>
<title>FIN.</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50438-billet-1075980.html</link>
<description><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 12pt; font-family: ">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: small;">L'antis&eacute;mitisme &laquo; inconscient &raquo; ou &laquo; masqu&eacute; &raquo; avait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; utilis&eacute; par Elisabeth Roudinesco contre l'&eacute;crivain Renaud Camus, qui &eacute;crit ceci &agrave; propos de sa m&eacute;saventure : </span></span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: black;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&laquo; &hellip;Il faut que soit intervenu un &eacute;l&eacute;ment ext&eacute;rieur. Je ne serai pas &eacute;tonn&eacute; que cet &eacute;l&eacute;ment ne soit autre qu'Elisabeth Roudinesco. Elisabeth Roudinesco d&eacute;pense &agrave; me nuire une &eacute;nergie ph&eacute;nom&eacute;nale. De m&ecirc;me que Marianne Alphant, Flatters ou Sophie Barrouyer ont &agrave; peu pr&egrave;s interrompu leur carri&egrave;re pour se consacrer &agrave; ma d&eacute;fense, Elisabeth Roudinesco passe ses journ&eacute;es au t&eacute;l&eacute;phone pour dresser contre moi la terre enti&egrave;re, en faisant alterner s&eacute;ductions et menaces avec pr&eacute;dilection, toutefois, pour la seconde m&eacute;thode. Elle dit &agrave; qui veut l'entendre (ce qui fait h&eacute;las beaucoup de monde) que je suis un antis&eacute;mite acharn&eacute;, que je serai condamn&eacute; par les tribunaux et que tous ceux qui prendront ma d&eacute;fense le seront aussi. Ceux qui signent la p&eacute;tition dite "en ma faveur" seront exclus de Fayard ou n'y pourront jamais entrer. D'ailleurs ils ne trouveront plus d'&eacute;diteur. Et quand bien m&ecirc;me ils en trouveraient il ne sera plus jamais question de leurs livres &agrave; la radio, &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision n'en parlons m&ecirc;me pas, ni dans la presse et surtout pas au Monde.</span></em></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></span><em><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Quiconque prendrait si peu que ce soit parti pour moi serait aussit&ocirc;t un paria dans le milieu intellectuel. Or je ne serais pas &eacute;tonn&eacute; que ces menaces, pour folles qu'elles paraissent, puissent avoir n&eacute;anmoins quelque effet. Bien s&ucirc;r il est toujours tentant, et trop facile, de soup&ccedil;onner chez ses ennemis la folie. Mais en l'occurrence il semblerait bien qu'&agrave; ce soup&ccedil;on il y ait quelque fondement&hellip; Si les personnes qu'appelle Roudinesco r&eacute;sistent &agrave; son endoctrinement, elle s'emporte, et alors tous les arguments lui sont bons. Elle n'a lu de moi que Roman Roi, semble-t-il. Si les gens lui disent que des dizaines de pages de mes livres rendent difficile de croire que je puisse &ecirc;tre antis&eacute;mite, elle r&eacute;torque que ces pages-l&agrave; ne prouvent rien. Les lui cite-t on pr&eacute;cis&eacute;ment, et la r&eacute;duit-on &agrave; quia (ce qui n'est pas une mince affaire), elle lance son dernier atout : </span></span></em><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&rsquo;&rsquo;Bon, il n'est peut-&ecirc;tre pas antis&eacute;mite dans ce qu'il dit, dans ce qu'il &eacute;crit. Mais inconsciemment il l'est !...&rsquo;&rsquo;</span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Cependant c'est toute la psychanalyse qui se soucie g&eacute;n&eacute;reusement de mon sort, et s'apitoie sur lui. Une autre grande vedette du divan a d&eacute;jeun&eacute; avec Sophie Barrouyer et lui a parl&eacute; pendant trois heures, hier. Et comme elle ne parvenait pas &agrave; la faire changer de camp, elle lui a dit, en passant &agrave; un autre ton, et en la regardant au fond des yeux : &rsquo;&rsquo;Vous aimez bien Renaud Camus, je vois ? Vous avez de l'amiti&eacute; pour lui ? Eh bien si vous &ecirc;tes son amie, il n'y a qu'une chose que vous puissiez lui conseiller, une seule : </span></span></em><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">dites-lui qu'il doit se suicider&rsquo;&rsquo;</span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">. &raquo;</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> Renaud Camus. Fin des extraits.</span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">20</span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ces attaques </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">ad hominem</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> ignobles sont une coutume freudienne, et le catalogue est long. Par exemple, quand l&rsquo;excellente &eacute;tude de David Bakan</span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">21</span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">, </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&rsquo;&rsquo;Freud et la tradition mystique juive&rsquo;&rsquo;</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">, fut enfin traduite &agrave; la fin des ann&eacute;es 1970, elle fut illico dite antis&eacute;mite contre toute &eacute;vidence. &rsquo;&rsquo;The Freudian Fallacy : Freud and Cocaine&rsquo;&rsquo;, le travail de Elizabeth Thornton</span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">22</span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">, provoqua une pol&eacute;mique dans les ann&eacute;es 1980. &Eacute;vitant la r&eacute;plique raisonn&eacute;e, les freudiens s&rsquo;efforc&egrave;rent de d&eacute;truire la personne de l&rsquo;auteur par l&rsquo;insulte. Ils virent dans son livre &rsquo;&rsquo;un exemple type de litt&eacute;rature diffamatoire&rsquo;&rsquo;, un &rsquo;&rsquo;supr&ecirc;me sacril&egrave;ge&rsquo;&rsquo;, une th&egrave;se monomaniaque, etc.</span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">23 </span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&mdash;mais surtout </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">antis&eacute;mite</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">. On refusa &agrave; Elizabeth Thornton tout droit de r&eacute;ponse contre l&rsquo;ignominie, et des libraires &eacute;cart&egrave;rent par servitude son livre de la vente.</span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">24</span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La rengaine comme quoi les contestations de la psychanalyse rel&egrave;vent par d&eacute;finition du r&eacute;visionnisme avait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; publi&eacute;e en 1996 dans le quotidien </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Lib&eacute;ration</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">, toujours &agrave; l&rsquo;encontre d&rsquo;historiens du freudisme, par Elisabeth Roudinesco invoquant </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&rsquo;&rsquo;la sottise de ces intellectuels &eacute;gar&eacute;s&rsquo;&rsquo;, &rsquo;&rsquo;fanatiques religieux&rsquo;&rsquo;, &rsquo;&rsquo;scientistes r&eacute;actionnaires haineux&rsquo;&rsquo;</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&mdash; qui avaient le tort et le culot de ne pas &ecirc;tre de son avis.</span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">25 </span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Ceux-ci s&rsquo;&eacute;taient indign&eacute;s, d&rsquo;autant qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;&eacute;poque le r&eacute;visionnisme historique se confondait avec les n&eacute;gationnistes des chambres &agrave; gaz, mais leur r&eacute;ponse avait &eacute;t&eacute; refus&eacute;e par ce journal.</span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">26 </span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Comme l&rsquo;&eacute;crivent Frederick Crews, et Todd Dufresne, cette association hostile avec l&rsquo;anti-juda&iuml;sme pr&eacute;tendu des critiques de la psychanalyse, pr&eacute;sent&eacute;s comme des n&eacute;gationnistes ou des nazis attard&eacute;s faisant campagne contre des Juifs freudiens, surprit douloureusement ces savants, puisque nombres d&rsquo;entre eux sont juifs, dont des victimes rescap&eacute;es du nazisme.</span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">27 &nbsp;</span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Todd Dufresne rajoute que Mikkel Borch-Jacobsen a lui-m&ecirc;me &eacute;t&eacute; qualifi&eacute; de </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&laquo; n&eacute;gationniste &raquo;</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">, terme lourd de signification, puisqu&rsquo;il d&eacute;signe la n&eacute;gation de l&rsquo;holocauste nazi, s&eacute;v&egrave;rement p&eacute;nalis&eacute;e en France.</span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">28 </span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">C&rsquo;est encore ce </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&laquo; n&eacute;gationnisme &raquo;</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">, que Mme Roudinesco pr&eacute;tend avoir reconnu dans </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&laquo; Mensonges Freudiens &raquo;</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">.</span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Voil&agrave; donc le proc&eacute;d&eacute; vindicatif et obsessionnel qui puise ses arguments dans le dictionnaire &eacute;triqu&eacute; du m&eacute;pris, appliqu&eacute; &agrave; tout d&eacute;saccord, m&ecirc;me sans la psychanalyse comme cheval de bataille</span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">29</span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">, et contre tout adversaire &mdash;</span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">serait-il juif comme on le voit</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&mdash; pour le discr&eacute;diter. C&rsquo;est la m&eacute;thode r&eacute;currente de l&rsquo;invective qui substitue depuis des d&eacute;cennies &agrave; l&rsquo;argumentation honn&ecirc;te et prudente le br&eacute;viaire de la honte et l&rsquo;incitation &agrave; la haine, avec intention de nuire en recourant aux th&egrave;mes qui conviennent aux pr&eacute;occupations de notre temps.</span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: black;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Du vin nouveau coule dans de vieilles outres. Et ce fantasme de </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&laquo; l&rsquo;antis&eacute;mitisme masqu&eacute; &raquo;</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> est &agrave; la contestation du freudisme ce que </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&laquo; la schizophr&eacute;nie sans sympt&ocirc;me &raquo;</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> fut jadis &agrave; la dissidence antistalinienne.</span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: black;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ces pratiques malveillantes, pr&eacute;visibles au regard de l&rsquo;histoire d&rsquo;un mouvement qui rejeta tout contestataire vers les cat&eacute;gories infamantes, sont la confirmation des dossiers &rsquo;&rsquo;sacril&egrave;ges&rsquo;&rsquo; ouverts dans </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Mensonges Freudiens</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> et dont Madame Roudinesco ne dit &eacute;videmment </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">pas un seul mot</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">. Ce faisant, le d&eacute;bat ne s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve pas, et ces gesticulations comminatoires sont charg&eacute;es d&rsquo;emp&ecirc;cher qu&rsquo;il ait lieu, et de faire diversion, pr&eacute;cis&eacute;ment sur le contenu des </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">falsifications, impostures, fabrications, mensonges, escroqueries, forgeries, fraudes, montages</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> &mdash;puisque tels sont les termes argument&eacute;s dans les &eacute;tudes historiques savantes&mdash; que dissimulent la rh&eacute;torique de la d&eacute;sinformation et la censure des derniers freudiens. Afin que les fid&egrave;les continuent d&rsquo;ignorer qu&rsquo;on les manipule, et pour ralentir </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&rsquo;&rsquo;dans la France de Freud et de Lacan&rsquo;&rsquo;</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> (expression de Roudinesco) l&rsquo;irr&eacute;sistible implosion du freudisme &agrave; laquelle on assiste depuis plus d&rsquo;un tiers de si&egrave;cle dans les pays inform&eacute;s, il faut &agrave; tout prix taire sous l&rsquo;illusion d&rsquo;un trait de plume que le dogme a &eacute;t&eacute; d&egrave;s ses origines une d&eacute;route th&eacute;rapeutique et th&eacute;orique, et puis soustraire toute information qui le prouve.</span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: small;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: black;"><strong><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: small;">Pour conclure</span></span></span></strong></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La psychanalyse est sans avenir et se conjugue aujourd&rsquo;hui &agrave; l&rsquo;imparfait. Au fond, elle appartient au pass&eacute; et avec de pareils d&eacute;fenseurs aucun contempteur n&rsquo;est plus n&eacute;cessaire. En d&eacute;sarroi, les ap&ocirc;tres du freudisme sont ses pires ennemis car, entre les mal&eacute;dictions et les impr&eacute;cations, ils se d&eacute;consid&egrave;rent eux-m&ecirc;mes et contribuent &agrave; leur propre perte. Comme le disait Pierre F&eacute;dida </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&rsquo;&rsquo;le pire ennemi de la psychanalyse, le seul capable de la mettre &agrave; mal, il faut le chercher dans la maison de la psychanalyse.&rsquo;&rsquo;</span></em></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">30 </span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Le freudisme fut consemptible, car on ne peut s&rsquo;en servir sans le d&eacute;truire, comme l&rsquo;allumette dont l&rsquo;usage est unique. Le jeudi 22 janvier 1981 Marguerite Yourcenar vint prendre s&eacute;ance &agrave; l'Acad&eacute;mie Fran&ccedil;aise. Elle &eacute;voqua comme il convient son pr&eacute;d&eacute;cesseur, Roger Caillois : &mdash;&laquo; Le marxisme et le freudisme ont &eacute;t&eacute; l'objet de ses justes attaques, parce que leur triomphe m&ecirc;me a contribu&eacute; &agrave; les p&eacute;trifier. Il s'&eacute;l&egrave;ve contre leur casuistique analogue &agrave; celle de tous les th&eacute;ologiens de religions intransigeantes, tournant &agrave; leur profit les faits m&ecirc;mes qui les &eacute;branlent et les arguments qui les r&eacute;futent. C'est surtout dans l'explication du mythe que Roger Caillois ne pouvait que se heurter &agrave; certain freudisme int&eacute;gral : </span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&rsquo;&rsquo;Le besoin de transposer dans l&rsquo;analyse des mythes un principe d&rsquo;explication qu&rsquo;il est d&eacute;j&agrave; abusif d&rsquo;&eacute;tendre &agrave; toute psychologie, l&rsquo;emploi m&eacute;canique et aveugle d&rsquo;un symbolisme imb&eacute;cile, l&rsquo;ignorance totale des difficult&eacute;s propres &agrave; la mythologie, l&rsquo;insuffisance de la documentation facilitant tous les laisser aller... ont abouti &agrave; des r&eacute;sultats auxquels on ne peut gu&egrave;re souhaiter qu&rsquo;un &eacute;ternel silence.&rsquo;&rsquo; </span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&raquo;</span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">31</span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> </span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: black;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: small;">&nbsp;</span></span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: right; line-height: normal; margin-bottom: 0pt;" align="right"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&nbsp;</span></span></span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Jacques B&eacute;nesteau, septembre 2009</span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: small;">&nbsp;</span></span></span></p>]]></description>
<category>Jacques BENESTEAU.</category>
<pubDate>Wed, 02 Sep 2009 17:58:38 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-50438-billet-1075980.html</guid>
</item>
<item>
<title>Références...</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50438-billet-1075979.html</link>
<description><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="line-height: 115%;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: small;">R&eacute;f&eacute;rences bibliographiques</span></span></span></span></span></strong></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>1</strong> </span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Propos de E. Roudinesco, Radio France-Inter, dimanche 11 janvier 2004, vers 18 heures 50.</span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>2</strong> </span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Roudinesco, Lettre au Pr&eacute;sident de la Soci&eacute;t&eacute; Fran&ccedil;aise d&rsquo;Histoire de la M&eacute;decine, publi&eacute;e dans le &laquo; Journal de Nervure, Septembre 2003 &raquo; jamais &eacute;t&eacute; adress&eacute;e &agrave; J. B&eacute;nesteau. Accessible dans les archives du journal : </span></span><span style="color: blue;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">www.nervure-psy.com</span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>3</strong> </span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Mensonges Freudiens, pp.241 &amp; 242. Cf. Roudinesco &amp; Plon, Dictionnaire de la psychanalyse. Fayard, 1997, p.763.</span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>4</strong> </span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Roustang (F.) 1976. Un destin si funeste. &Eacute;ditions de Minuit, p.14.</span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>5</strong> </span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Gellner (E.) 1985. La Ruse de la d&eacute;raison: le mouvement Psychanalytique. </span></span><span style="color: black;" lang="EN-US"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">PUF, 1990, p.148.</span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;" lang="EN-US"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>6</strong> </span></span><span style="color: black;" lang="EN-US"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Frisher (D.) 1977. Les analys&eacute;s parlent. Stock.</span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;" lang="EN-US"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>7</strong> </span></span><span style="color: black;" lang="EN-US"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&ldquo;The verdict has been uniformly negative: Freud as a scientist, metapsychologist, and diagnostician of society emerges as a quack&rdquo;. Tallis (R.). Burying Freud, Lancet, 1996, Vol. 347, March 9: p.669.</span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: blue;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">http://human-nature.com/freud/tallis.html </span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">et en fran&ccedil;ais : </span></span><span style="color: blue;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">http://www.psychiatrie-und-ethik.de/</span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;" lang="EN-US"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>8</strong> </span></span><span style="color: black;" lang="EN-US"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&rsquo;&rsquo;Well, if a scientist did that today, of course he would be stripped of his job. He would be stripped of his research funds. He would be disgraced for life.&rsquo;&rsquo; F. Crews, interview with Harry Kreisler, Berkeley University, 14/08-1999 :</span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: blue;" lang="EN-US"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: small;">http://globetrotter.berkeley.edu/people/Crews/crews-con0.html</span></span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>9</strong> </span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Cf. par ex. Gifford (S.) </span></span><span style="color: black;" lang="EN-US"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">The Library of Congress and the fear of controversy. American Psychoanalyst, 1996, vol.30 (2): 2, 16.</span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: blue;" lang="EN-US"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: small;">http://apsa.org/tap/gifford.htm</span></span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;" lang="EN-US"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>10</strong> </span></span><span style="color: black;" lang="EN-US"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Sur le Lacan de Roudinesco, cf. R. Tallis : The Shrink from Hell, The Times Higher Education Supplement, 31 October 1997. </span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Cet article est disponible en Anglais et en Fran&ccedil;ais : </span></span><span style="color: blue;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">http://www.psychiatrie-und-ethik.de/</span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">. Le psychanalyste Andr&eacute; Green a mis en doute &laquo; la validit&eacute; historique &raquo; du livre de Roudinesco : Jacques Lacan. Esquisse d&rsquo;une vie, histoire d&rsquo;un syst&egrave;me de pens&eacute;e (Fayard 1993). &laquo; On y trouve des faits troublants &raquo;, estimait-il, mais &laquo; malheureusement Elisabeth Roudinesco ne dit pas tout ce qu&rsquo;elle sait. Il y a d&rsquo;ailleurs beaucoup de choses qu&rsquo;elle ne sait pas non plus. Sa culture psychanalytique est tr&egrave;s sommaire, Lacan except&eacute;. Elle joue constamment sur l&rsquo;ambigu&iuml;t&eacute; parce qu&rsquo;elle d&eacute;fend l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;un Lacan g&eacute;nial et n&eacute;anmoins capable de toutes les turpitudes ; mais puisqu&rsquo;il est g&eacute;nial, cela n&rsquo;a aucune importance ! Histoire d&rsquo;un syst&egrave;me de pens&eacute;e ? L&rsquo;expression rappelle la parano&iuml;a. Mais il n&rsquo;y a pas le moindre &eacute;l&eacute;ment d&rsquo;analyse de ce syst&egrave;me ; en outre, les autres pens&eacute;es n&rsquo;existent pas : c&rsquo;est de la pourriture &rsquo;&rsquo;ip&eacute;iste&rsquo;&rsquo; ! (celle de l&rsquo;institut de psychanalyse). Pour un historien, le mensonge par omission est aussi du mensonge ! &raquo;&hellip; &laquo; Je crains qu&rsquo;elle ne soit pas plus psychanalyste qu&rsquo;historienne. &raquo; Magazine Litt&eacute;raire, n&deg;315, novembre 1993, page 22. Roudinesco, qui appara&icirc;t dans les m&eacute;dias comme une experte multicarte, n&rsquo;a aucune formation en psychologie (elle pr&eacute;f&egrave;re la &rsquo;&rsquo;science de l&rsquo;&acirc;me&rsquo;&rsquo; !), n&rsquo;est pas psychoth&eacute;rapeute, et n&rsquo;exerce pas la psychanalyse (&laquo; &hellip; j'ai &eacute;t&eacute; d&ucirc;ment analys&eacute; dans le s&eacute;rail et par manque de temps, je ne pratique plus &raquo;, propos de E. Roudinesco recueillis dans LE MATIN du 24 octobre 2008, Rabat, Maroc : </span></span><span style="color: blue;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=115&amp;id=100630 </span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">)</span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;" lang="EN-US"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>11</strong> </span></span><span style="color: black;" lang="EN-US"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">R. Tallis, Burying Freud, Lancet, 1996, Vol. 347, March 9: [op. cit. p.670]</span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>12</strong> </span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&laquo; Lacan Gourou, R&eacute;flexions apr&egrave;s lecture de &laquo; La tapeuse de Lacan. &raquo; Texte de Bernard Raquin (13/02-2004) :</span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: blue;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: small;">http://www.bernard-raquin.fr/demanipulation/lac.html</span></span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>13</strong> </span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Pour se faire une id&eacute;e de ce que pourrait &ecirc;tre un &ldquo;livre noir&rsquo;&rsquo; argument&eacute; sur le freudisme, cf. par exemple Dolnick (E.) 1998. </span></span><span style="color: black;" lang="EN-US"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Madness on the Couch: Blaming the Victim in the Heyday of Psychoanalysis. </span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">(Simon &amp; Schuster). Il n&rsquo;est pas traduit, bien s&ucirc;r, et la bibliographie de &rsquo;&rsquo;Mensonges freudiens&ldquo; apporte des compl&eacute;ments pour le reste de l&rsquo;&eacute;dification morale.</span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>14</strong> </span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Cf. Jacques Corraze : la m&eacute;thode Roudinesco (</span></span><span style="color: blue;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">www.psychiatrie-und-ethik.de</span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">). Voir aussi les textes contenus dans le &laquo; blog &raquo; de Patrice van den Reysen </span></span><span style="color: blue;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">http://www.blogg.org/blog-50438-themes-anti_freud_anti_psyk-101181.html</span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>15</strong> </span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">E. Roudinesco, Le Club de L&rsquo;Horloge et la Psychanalyse : Chronique d&rsquo;un antis&eacute;mitisme masqu&eacute;. Les Temps Modernes, avril-mai-juin 2004, N&deg;627 pages 242-254.</span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>16</strong> </span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Cf., dans la m&ecirc;me veine, Roudinesco (E.) Le patient, le th&eacute;rapeute et l&rsquo;Etat (Fayard, 2004, p.118). Dans ce livre Roudinesco recourt &agrave; des st&eacute;r&eacute;otypes qui tiennent du slogan &eacute;cul&eacute; pour opposer la bonne psychanalyse &mdash;dont les succ&egrave;s ne se comptent plus car on ne doit surtout pas l&rsquo;&eacute;valuer&mdash;, &agrave; ces psychoth&eacute;rapeutes &rsquo;&rsquo;barbares&rsquo;&rsquo; d&eacute;fenseurs d&rsquo;une expertise &agrave; laquelle tentent d&rsquo;&eacute;chapper tous les charlatans. En effet, annonce t-elle, les th&eacute;rapies comportementales et cognitives traitent les gens &rsquo;&rsquo;comme des rats de laboratoire&rsquo;&rsquo;, et &rsquo;&rsquo;ont plus &agrave; voir avec les techniques de la domination mises en oeuvre par les dictatures ou les sectes qu&rsquo;avec les th&eacute;rapies dignes de ce nom.&rsquo;&rsquo; [pp.113-114 et p.116]. Pour ne rien oublier, on apprendra qu&rsquo;elles sont "des m&eacute;thodes fascistes" ! [le 28 mai 2004 sur Radio France-Inter, &eacute;mission Charivari]. Pour finir, Jacques Alain Miller, gendre de Lacan, rajoutera "Les penchants criminels des Etats-Unis, il n'est que de regarder du c&ocirc;t&eacute; d'Abou-Gra&iuml;b pour les voir en pleine lumi&egrave;re. Il faut savoir que les tortures, non moins psychiques que physiques, qui ont r&eacute;vuls&eacute; la plan&egrave;te, sont l'application de m&eacute;thodes qui portent un nom : ce sont exactement des m&eacute;thodes comportementalistes." Agence lacanienne de presse, 19 mars 2005 (</span></span><span style="color: blue;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">www.forumpsy.org</span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">). &laquo; L&rsquo;id&eacute;ologie comportementalo-&eacute;valuationniste n&rsquo;est pas de gauche ; elle n&rsquo;est pas de droite ; elle est celle d&rsquo;ennemis du genre humain, qui s&rsquo;ignorent comme tels, bien entendu, car ce sont aussi d&rsquo;excellentes personnes. La notion de la science qu&rsquo;ils v&eacute;hiculent est une caricature ; leurs recherches quantifi&eacute;es sont imb&eacute;ciles ; leurs th&egrave;ses sont utopiques ; leur utopie est inf&acirc;me. &raquo; (J-A Miller, communiqu&eacute; du 21 mars 2005, Agence lacanienne de presse). Les experts de l&rsquo;INSERM sont &laquo; une noria de guignols. Leur r&eacute;putation sera mise en loques. &raquo; Ils sont des &laquo; gens dangereux. Ils font de la magie noire [!?] et je refuse de les fr&eacute;quenter. &raquo; &laquo; Nous avons commenc&eacute; une longue marche qui ne s&rsquo;arr&ecirc;tera qu&rsquo;&agrave; la victoire finale. &raquo; J-A Miller, rapport&eacute; par Charlie-Hebdo, 23/03-2005.</span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>17</strong> </span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Nombres de propos dans l&rsquo;article des Temps Modernes, entre autres &rsquo;&rsquo;Youpins, conspiration jud&eacute;o-bolch&eacute;vique, complots ma&ccedil;onniques&rsquo;&rsquo;, &laquo; ils sont partout &raquo;, bla bla bla, n&rsquo;engagent que E. Roudinesco. Bien que plac&eacute;es entre guillemets encore une fois, ces fabrications, parfois des phrases enti&egrave;res qui ne sont ni des &laquo; passages &raquo; ni des citations, ne font pas partie du vocabulaire de J. B&eacute;nesteau, et sont absentes de Mensonges Freudiens. Ces interpr&eacute;tations sont indignes d&rsquo;une pr&eacute;tendue historienne. Mais ces pratiques ont pu tromper des manipulateurs z&eacute;l&eacute;s ou asservis, et des journalistes, malhonn&ecirc;tes ou inf&eacute;od&eacute;s, des esclaves peu respectueux de leur code d&eacute;ontologique. (La charte du journaliste de 1918 r&eacute;vis&eacute;e en 1948, &laquo; tient la calomnie, les accusations sans preuves, l&rsquo;alt&eacute;ration des documents, la d&eacute;formation des faits, le mensonge pour les plus graves fautes professionnelles &raquo;).</span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;" lang="EN-US"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>18</strong> </span></span><span style="color: black;" lang="EN-US"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Mensonges Freudiens, p.193.</span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;" lang="EN-US"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>19</strong> </span></span><span style="color: black;" lang="EN-US"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&ldquo;Though Freud was not nominated earlier cannot, therefore, be ascribed to anti-Semitism&rdquo; Henri F. Ellenberger &rdquo;The Discovery of the Unconscious: The History and Evolution of Dynamic Psychiatry (Basic Books, 1970, p.454). </span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Trad. Fr. Ellenberger, Histoire de la d&eacute;couverte de l&rsquo;inconscient, Fayard 1994 (p.478). La promotion de cette &eacute;dition fran&ccedil;aise fut assur&eacute;e par Roudinesco.</span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>20</strong> </span></span><span style="color: blue;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">http://pagesperso-orange.fr/renaud.camus/ </span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">(cf. affaire Camus &amp; journal de l&rsquo;affaire Camus.)</span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>21</strong> </span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Bakan (D.) 1958, Freud et la tradition mystique juive. Payot 1977 (r&eacute;&eacute;dit&eacute; en 2001). On attend &eacute;videmment le pire des r&eacute;actions au dernier ouvrage de David Bakan (&amp; al., 2009) Maimonides' Cure of Souls: Medieval Precursor of Psychoanalysis.</span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;" lang="EN-US"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>22</strong> </span></span><span style="color: black;" lang="EN-US"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Thornton (E.M.) 1983, The Freudian Fallacy: Freud and Cocaine. </span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Paladin 1986, 2</span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">d </span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">ed.</span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>23</strong> </span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Gay (P.) 1988, Freud, une vie. (Hachette Collection Pluriel, 2 Vol. 1995) vol.1, p.632.</span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;" lang="EN-US"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>24</strong> </span></span><span style="color: black;" lang="EN-US"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Webster (R.) 1995, Why Freud was wrong: Sin, Science, and Psychoanalysis. </span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Harper Collins. p.559 n14.</span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>25</strong> </span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Roudinesco (E.) Le r&eacute;visionnisme antifreudien gagne aux Etats-Unis, Lib&eacute;ration 26/01-1996, page 7.</span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>26</strong> </span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Cf. Borch-Jacobsen (M.), Folies &agrave; plusieurs. (Les Emp&ecirc;cheurs de Penser en Rond 2002, p.275 n1). La r&eacute;ponse refus&eacute;e par Lib&eacute;ration fut publi&eacute;e ailleurs : Borch-Jacobsen (M.) </span></span><span style="color: black;" lang="EN-US"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Crews (F.) Gr&uuml;nbaum (A.) MacMillan (M.) Roazen (P.) </span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Shamdasani (S.) Swales (P.J.) &rsquo;&rsquo;Les Fran&ccedil;ais portent-ils tous un b&eacute;ret basque ? </span></span><span style="color: black;" lang="EN-US"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">R&eacute;ponse &agrave; Elisabeth Roudinesco&rsquo;&rsquo;. L&rsquo;&acirc;ne, 1995-1996,</span></span><span style="color: black;" lang="EN-US"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> </span></span><span style="color: black;" lang="EN-US"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">n&deg;62-63, p.34.</span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;" lang="EN-US"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>27</strong> </span></span><span style="color: black;" lang="EN-US"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Crews (F.), Unauthorized Freud: Doubters confront a Legend. New York, Viking,1998, p.xxi. Dufresne (T.) Killing Freud; Twentieth-Century Culture and the Death of Psychoanalysis (Continuum Books, 2003) p.91.</span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;" lang="EN-US"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>28</strong> </span></span><span style="color: black;" lang="EN-US"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Dufresne, Killing Freud (ibid. p.91). </span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Todd Dufresne ne mentionne pas l&rsquo;auteur de cette qualification inf&acirc;me, mais signale que Borch-Jacobsen, &eacute;videmment outrag&eacute;, a fait &eacute;tat de son indignation dans la revue &ldquo;Evolution Psychiatrique&rdquo; (sans r&eacute;f&eacute;rence).</span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>29</strong> </span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Cf. dans un domaine diff&eacute;rent, mais il en est bien d&rsquo;autres : &rsquo;&rsquo;Elisabeth Roudinesco, entre reniement et diffamation&rsquo;&rsquo; </span></span><span style="color: blue;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">http://lmsi.net/article.php3?id_article=147</span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>30</strong> </span></span><span style="color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Pierre F&eacute;dida, rapport&eacute; par Fabio Landa (&laquo; le pire ennemi de la psychanalyse &raquo;, Les Temps Modernes, avril-mai-juin 2004, n&deg;627, page 255.)</span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="line-height: 115%; color: black;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>31</strong> </span></span></span><span style="line-height: 115%;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">http://www.academie-francaise.fr/immortels/discours_reception/yourcenar.html</span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: small;">&nbsp;</span></p>]]></description>
<category>Jacques BENESTEAU.</category>
<pubDate>Wed, 02 Sep 2009 17:57:01 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-50438-billet-1075979.html</guid>
</item>
<item>
<title>Pierre-Henri CASTEL : psychanalyste éclairé.</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50438-billet-1073822.html</link>
<description><![CDATA[<p><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Rappel de quelques citations tir&eacute;es de son livre "A quoi r&eacute;siste la psychanalyse". (Edition des Presses Universitaires de France, Science, histoire et soci&eacute;t&eacute;, Paris, 2006) :</span></span></p>
<p><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Page 3&nbsp;: </span></span></span></p>
<p><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: small;">&laquo;&nbsp;Remontant vingt-cinq ans en arri&egrave;re, j&rsquo;aimerais surtout rendre sensible ceci&nbsp;: affirmer que la psychanalyse, dans tous les pays et dans toutes ses variantes cliniques et th&eacute;oriques, traverse aujourd&rsquo;hui une crise majeure, peut-&ecirc;tre terminale, n&rsquo;est nullement une exag&eacute;ration n&eacute;e d&rsquo;un manque de recul. Le recul est l&agrave; (en gros, le quart de la vie de la discipline elle-m&ecirc;me), et le constat sans &eacute;quivoque. Car depuis vingt-cinq ans, tant le prestige scientifique, voire tout simplement intellectuel, que clinique et th&eacute;rapeutique, sans oublier le pouvoir d&rsquo;attraction culturelle de la psychanalyse, ont fondu comme neige au soleil. Etrangement, la gravit&eacute; de la crise n&rsquo;est gu&egrave;re sensible aux psychanalystes eux-m&ecirc;mes&nbsp;: ils forment en effet depuis les ann&eacute;es 1960 un milieu professionnel qui s&rsquo;isole, pour des raisons &agrave; discuter, telle une &eacute;lite au c&oelig;ur de la n&eacute;buleuse contemporaine des m&eacute;tiers psychologiques que les soci&eacute;t&eacute;s d&eacute;velopp&eacute;es on fait prolif&eacute;rer &agrave; diverses fins, et ces m&eacute;tiers, ainsi que les formations qui y conduisent, continuent &agrave; lui rendre un culte r&eacute;v&eacute;rencieux. Au sein de soci&eacute;t&eacute;s de psychanalystes, on se coopte, on discute, on publie, et m&ecirc;me parfois, on se cite. Mais c&rsquo;est l&agrave; une vitalit&eacute; en vase clos&nbsp;; il suffit de comparer les revues de psychanalyse, de sciences humaines et de psychiatrie des ann&eacute;es 1960 &agrave; leurs h&eacute;riti&egrave;res actuelles pour mesurer l&rsquo;ampleur des dialogues rompus et des ignorances insoucieuses. Certes, ce n&rsquo;est pas en France, ni en Argentine, qu&rsquo;on trouvera les signes les plus douloureux de la d&eacute;saffection dont je parle. En revanche, partout o&ugrave; ne subsiste que sa d&eacute;pouille id&eacute;ologique, le freudisme, celui-ci ne suscite plus que sarcasmes. Enfin, il serait trompeur de croire que la langue et la vie de tous les jours, en incorporant tant d&rsquo;expressions freudiennes dans la justification de nos attitudes psychologique (Untel &laquo;&nbsp;refoule&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;d&eacute;nie&nbsp;&raquo;, et pensez aux nuances &laquo;&nbsp;hyst&eacute;riques&nbsp;&raquo; qu&rsquo;on sait si bien d&eacute;tecter dans la sexualit&eacute; ou l&rsquo;agressivit&eacute; d&rsquo;autrui), prouvent par l&agrave; le caract&egrave;re acquis, voire ind&eacute;racinable du savoir freudien (&hellip;)&nbsp;&raquo;.</span></span></span></em></span></span></p>
<p><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Page 6&nbsp;: </span></span></span></p>
<p><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style="font-family: times new roman,times;">&laquo;&nbsp;(&hellip;) L&rsquo;ignorance crasse des enjeux et des outils contemporains de la critique th&eacute;orique fait le reste chez les psychanalystes les mieux intentionn&eacute;s. La confusion r&eacute;gnante entre rationalit&eacute; et scientificit&eacute; est telle que la peur de n&rsquo;avoir rien &agrave; opposer aux attaques r&eacute;centes contre la psychanalyse-comme-science a pour cons&eacute;quence une fuite dans la philologie et l&rsquo; &laquo;&nbsp;&eacute;thique&nbsp;&raquo; qui enferme toujours davantage le milieu psychanalytique dans son isolat socioculturel, tandis qu&rsquo;on en vient &agrave; regarder avec m&eacute;fiance toute tentative de justifier en raison la d&eacute;marche psychanalytique (&hellip;)&nbsp;&raquo;</span></em></span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style="font-family: times new roman,times;">.</span></em></span></span></p>
<p><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Page 169&nbsp;:</span></span></p>
<p><em><span style="font-size: 10pt; font-family: "><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: small;">&laquo;&nbsp;Je sugg&egrave;re &agrave; mon tour qu&rsquo;un tel r&eacute;gime de minorit&eacute; est peut-&ecirc;tre le seul que puisse ad&eacute;quatement adopter la psychanalyse, aux antipodes de d&eacute;clamations g&eacute;n&eacute;ralistes, qui, faute d&rsquo;avoir trouv&eacute; le cr&eacute;dit suffisant &agrave; s&rsquo;imposer dans le champ du savoir, se d&eacute;versent d&eacute;sormais en injonctions moralisatrices ou dans de path&eacute;tiques appels &agrave; &laquo;&nbsp;r&eacute;sister&nbsp;&raquo; &agrave; la destruction de la subjectivit&eacute;. Son objet, ainsi sur le plan &eacute;pist&eacute;mologique, me para&icirc;t exister pr&eacute;cis&eacute;ment au point de fuite des tenailles dans lesquelles on l&rsquo;enferme. Par exemple&nbsp;: la psychanalyse est soit une science, et doit alors se conformer aux canons de la causalit&eacute; nomologique, soit elle est de la philosophie, et en ce cas, elle doit renoncer &agrave; ce que l&rsquo;interpr&eacute;tation ait une quelconque action r&eacute;elle&nbsp;&raquo;.</span></span></span></em></p>
<p><em><span style="font-size: 10pt; font-family: "><span style="font-family: times new roman,times;"></span></span></em><span style="font-size: small;">&nbsp;</span></p>]]></description>
<category>R&#195;&#169;sistances...</category>
<pubDate>Fri, 28 Aug 2009 07:43:00 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-50438-billet-1073822.html</guid>
</item>
<item>
<title>Claude LEVI-STRAUSS. La psychanalyse, une révolution ? Une</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50438-billet-1073431.html</link>
<description><![CDATA[<p><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Une pens&eacute;e de ce grand bonhomme, p&ecirc;ch&eacute;e sur le web. (D&eacute;sol&eacute; mais je n'en connais pas la r&eacute;f&eacute;rence exacte).</span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: "><em>"&Agrave; la plupart d&rsquo;entre nous, la psychanalyse appara&icirc;t comme une conqu&ecirc;te r&eacute;volutionnaire de la civilisation du XXe si&egrave;cle ; nous la pla&ccedil;ons sur le m&ecirc;me plan que la g&eacute;n&eacute;tique ou la th&eacute;orie de la relativit&eacute;. D&rsquo;autres, plus sensibles sans doute au mauvais usage de la psychanalyse qu&rsquo;&agrave; son v&eacute;ritable enseignement, persistent &agrave; la consid&eacute;rer comme une extravagance de l&rsquo;homme moderne. Dans les deux cas, on oublie que la psychanalyse n&rsquo;a fait que retrouver, et traduire en termes nouveaux, une conception des maladies mentales qui remonte probablement aux origines de l&rsquo;humanit&eacute; et que les peuples que nous appelons primitifs n&rsquo;ont pas cess&eacute; d&rsquo;utiliser, souvent avec un art qui &eacute;tonne nos meilleurs praticiens. <br /><br />Il y a quelques ann&eacute;es, des ethnologues su&eacute;dois ont recueilli et publi&eacute; un tr&egrave;s long rituel de gu&eacute;rison employ&eacute; chez les Indiens Cunas de Panama, dans les cas d&rsquo;accouchement difficile. Ce rituel consiste en un r&eacute;citatif que le sorcier de la tribu &ndash; ou, comme disent les sp&eacute;cialistes, le chaman &ndash; d&eacute;clame devant la patiente et pour son b&eacute;n&eacute;fice. Il lui explique que son mal provient de l&rsquo;absence momentan&eacute;e de l&rsquo;&acirc;me qui pr&eacute;side &agrave; la procr&eacute;ation ; car les Cunas croient en l&rsquo;existence d&rsquo;une multitude d&rsquo;&acirc;mes, chacune pr&eacute;pos&eacute;e &agrave; une fonction vitale particuli&egrave;re. Cette &acirc;me a &eacute;t&eacute; attir&eacute;e dans l&rsquo;au-del&agrave; par des esprits malfaisants ; le sorcier raconte &agrave; la malade, avec un grand luxe de d&eacute;tails, comment il entreprend un voyage surnaturel &agrave; la recherche de l&rsquo;&acirc;me perdue ; quels obstacles il rencontre ; &agrave; quels ennemis il s&rsquo;oppose ; comment il les domine, par la force ou par la ruse, avant d&rsquo;atteindre la prison de l&rsquo;&acirc;me captive, pour finalement la lib&eacute;rer et lui faire r&eacute;int&eacute;grer le corps souffrant et &eacute;tendu".</em></span></span><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><br /></span><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><br /></span><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&nbsp; </span><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><br /></span><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Claude L&eacute;vi-Staruss</span></p>]]></description>
<category>R&#195;&#169;sistances...</category>
<pubDate>Wed, 26 Aug 2009 18:24:47 +0000</pubDate>
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<item>
<title>Jacques Van RILLAER analyse les dernières affirmations d'Elisabeth ROUDINESCO.</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50438-billet-1072290.html</link>
<description><![CDATA[<p style="text-align: center;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br /></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>Analyse d'affirmations d'Elisabeth Roudinesco</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>dans son interview parue sous le titre &laquo;&nbsp;La r&eacute;volution freudienne&nbsp;&raquo;</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>dans <em>Le Monde des Religions, </em>juillet-ao&ucirc;t 2009, n&deg; 36, p. 44-45</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>(Le texte complet de l'interview se trouve &agrave; la suite de cette analyse)</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>&nbsp;</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>par Jacques Van Rillaer</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>Professeur de psychologie &agrave; l'universit&eacute; de Louvain</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>et aux Facult&eacute;s universitaires St-Louis (Bruxelles)</strong></span></p>
<p align="center"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>&nbsp;</strong></span></p>
<p align="center"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>&nbsp;</strong></span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">1. &laquo;&nbsp;La th&eacute;orie freudienne est, du point de vue de la sexualit&eacute;, une r&eacute;volution.<br /> Freud change le regard sur la sexualit&eacute;. Aussi sera-t-il accus&eacute;, par toutes les religions, particuli&egrave;rement le catholicisme, d'&ecirc;tre un profanateur de la famille, un dynamiteur de la soci&eacute;t&eacute;, un d&eacute;mon darwinien et un obs&eacute;d&eacute; sexuel. Pourquoi&nbsp;? Parce qu'il consid&egrave;re que la soci&eacute;t&eacute; bourgeoise bride le d&eacute;sir sexuel. Au lieu de pointer du doigt l'anormalit&eacute;, il va montrer que tous les conflits &agrave; l'origine de l'&ecirc;tre humain sont au d&eacute;part sexuels et li&eacute;s au d&eacute;sir. Si les femmes de cette &eacute;poque sont hyst&eacute;riques, c'est parce qu'elles ont des frustrations, non parce qu'elles sont anormales&nbsp;&raquo; (p. 44)</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br /></span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>V.R.&nbsp;:</strong> </span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">a) La th&eacute;orie freudienne en mati&egrave;re de sexualit&eacute; ne constitue pas une r&eacute;volution r&eacute;volutionnaire. <em>Il suffit de lire convenablement Freud lui-m&ecirc;me pour s'en apercevoir.</em></span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">D&egrave;s ses premiers textes, Freud &eacute;crit que l'incidence de la sexualit&eacute; dans certains troubles a &eacute;t&eacute; clairement affirm&eacute;e avant lui.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Ainsi il &eacute;crit en 1896&nbsp;: &laquo;&nbsp;Ce n'est pas, &agrave; vrai dire, une proposition nouvelle, inou&iuml;e. On a toujours admis les d&eacute;sordres sexuels parmi les causes de la nervosit&eacute;.<a name="_ftnref1" href="#_ftn1">[1]</a>&nbsp;&raquo; Freud d&eacute;plore seulement que l'&laquo;&nbsp;on a restreint l'influence &eacute;tiologique des d&eacute;sordres sexuels &agrave; un nombre limit&eacute; des cas observ&eacute;s&nbsp;&raquo; alors que lui-m&ecirc;me explique alors&nbsp; <strong>TOUS</strong> les troubles mentaux, sans exception, par la sexualit&eacute;.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Freud &eacute;crit encore, en 1898&nbsp;: &laquo;&nbsp;Par des investigations approfondies je suis parvenu, dans les derni&egrave;res ann&eacute;es, &agrave; cette connaissance que des facteurs issus de la vie sexuelle constituent les causes les plus proches et pratiquement les plus significatives de chacun des cas d'affection n&eacute;vrotique. Cette doctrine n'est pas enti&egrave;rement neuve&nbsp;; une certaine significativit&eacute; a &eacute;t&eacute; conc&eacute;d&eacute;e au facteur sexuel dans l'&eacute;tiologie des n&eacute;vroses, de tout temps et par tous les auteurs&nbsp;; pour de nombreux courants souterrains de la m&eacute;decine, la gu&eacute;rison des "maux sexuels" et celle de la "faiblesse nerveuse" ont &eacute;t&eacute; toujours unies dans une seule promesse.&nbsp;&raquo;<a name="_ftnref2" href="#_ftn2">[2]</a></span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">L'importance de la sexualit&eacute; dans la vie des &ecirc;tres humains, des enfants et des personnes perturb&eacute;es avait &eacute;t&eacute; clairement affirm&eacute;e par plusieurs auteurs avant Freud. M&ecirc;me des freudiens reconnaissent ce fait. Citons &agrave; titre d'exemple&nbsp;: F. Laplassotte (1977) Sexualit&eacute; et n&eacute;vrose avant Freud&nbsp;: une mise au point. <em>Psychanalyse &agrave; l'Universit&eacute;</em>, 3&nbsp;: 203-226.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Pour un expos&eacute; d&eacute;taill&eacute; de la question par un historien comp&eacute;tent et non partisan, voir Frank Sulloway (1979) <em>Freud, biologist of the mind&nbsp;: Beyond the psychoanalytic legend</em>. N. Y.: Basic Books. Trad.: <em>Freud, biologiste de l'esprit</em>. Fayard, 1981, 595&nbsp;p. R&eacute;&eacute;d. 1998, 620&nbsp;p.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">b) Les freudiens disent souvent que Freud a supprim&eacute; la fronti&egrave;re entre la normalit&eacute; et l'anormalit&eacute;.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Certes, Freud reprend &agrave; son compte la formule de Paul Moebius &laquo;&nbsp;nous sommes tous un peu hyst&eacute;riques&nbsp;&raquo;<a name="_ftnref3" href="#_ftn3">[3]</a> et ajoute que &laquo;&nbsp;la disposition &agrave; la perversion est partie int&eacute;grante de la constitution normale&nbsp;&raquo;<a name="_ftnref4" href="#_ftn4">[4]</a>. Toutefois, il parle toujours des personnes qui le consultent comme de &laquo;&nbsp;malades&nbsp;&raquo; (<em>Kranken</em>) ou de &laquo;&nbsp;n&eacute;vros&eacute;s&nbsp;&raquo; (<em>Neurotikern</em>). Il d&eacute;clare que <strong>TOUTES</strong> les activit&eacute;s sexuelles sans co&iuml;t sont &laquo;&nbsp;<strong>perverses&nbsp;</strong>&raquo; (<em>perverser Sexual&uuml;bungen</em>) et qu'elles sont &agrave; proscrire pour trois raisons&nbsp;: &laquo;&nbsp;Elles sont condamnables sur le plan &eacute;thique car elles rabaissent cette chose s&eacute;rieuse que sont les relations amoureuses entre deux &ecirc;tre humains &agrave; un jeu agr&eacute;able sans danger et sans participation de l'&acirc;me&nbsp;&raquo;&nbsp;; elles favorisent l'homosexualit&eacute;&nbsp;; elles handicapent la sexualit&eacute; dans le mariage : les hommes seront moins puissants, les femmes seront frigides et, finalement, maris et femmes renonceront aux rapports sexuels.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Freud met en garde surtout contre la masturbation qui, selon lui, corrompt le caract&egrave;re, pr&eacute;dispose aux n&eacute;vroses et m&ecirc;me aux psychoses (!). C'est la voie de la facilit&eacute;, &eacute;crit-il. Elle engendre des fantasmes qui font d&eacute;sirer ce qu'on ne trouve pas dans la r&eacute;alit&eacute;<a name="_ftnref5" href="#_ftn5">[5]</a>.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">c) Mme Roudinesco &eacute;crit&nbsp;: &laquo;&nbsp;Si les femmes de cette &eacute;poque sont hyst&eacute;riques, c'est parce qu'elles ont des frustrations, non parce qu'elles sont anormales.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">C'est l&agrave; l'opinion de Mme Roudinesco, mais pas celle de Freud. Jusqu'en 1897, le neurologue viennois affirme que la frustration sexuelle produit, aussi bien chez les hommes que chez les femmes, la &laquo;&nbsp;n&eacute;vrose d'angoisse&nbsp;&raquo;. L'hyst&eacute;rie, il l'explique alors <strong>toujours</strong> comme la cons&eacute;quence du refoulement d'une s&eacute;duction sexuelle<a name="_ftnref6" href="#_ftn6">[6]</a>. A partir de la fin de 1897, il abandonnera la th&eacute;orie de la s&eacute;duction au profit de la th&eacute;orie du fantasme&nbsp;: il expliquera <strong>tous</strong> les cas d'hyst&eacute;rie, non par des &laquo;&nbsp;frustrations sexuelles&nbsp;&raquo;, mais par le refoulement de fantasmes de s&eacute;duction ayant accompagn&eacute; des activit&eacute;s auto-&eacute;rotiques.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br /></span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">2. &laquo;&nbsp;Jusqu'en 1897, date &agrave; laquelle il &eacute;labore sa premi&egrave;re th&eacute;orie sexuelle, il voit beaucoup de femmes qui disent avoir subi des abus.<br /> La n&eacute;vrose adulte, pense-t-il d'abord, vient de traumatismes sexuels r&eacute;els, et puis il s'aper&ccedil;oit que si certaines femmes ont v&eacute;ritablement connu un abus, d'autres l'ont sinc&egrave;rement imagin&eacute;&nbsp;: il invente ainsi la notion de fantasme.&nbsp;&raquo; (p. 44)</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>V.R.&nbsp;:</strong> Il est &eacute;tonnant que Mme Roudinesco r&eacute;p&egrave;te, encore de nos jours, la l&eacute;gende des r&eacute;cits <em>spontan&eacute;s</em> de s&eacute;ductions infantiles imagin&eacute;es. En effet, depuis que Frank Cioffi (professeur &agrave; l'universit&eacute; de Kent &agrave; Canterbury) a d&eacute;nonc&eacute; ce mensonge freudien en 1974<a name="_ftnref7" href="#_ftn7">[7]</a>, de nombreux historiens de la psychanalyse ont montr&eacute; la contradiction <strong><em>&eacute;vidente</em></strong> entre les textes freudiens des ann&eacute;es 1890 et ce que Freud a racont&eacute; bien des ann&eacute;es plus tard<a name="_ftnref8" href="#_ftn8">[8]</a>. Qu'il nous suffise ici de citer deux textes qui montrent clairement que les femmes n'ont pas &laquo;&nbsp;sinc&egrave;rement imagin&eacute;s&nbsp;&raquo; des abus sexuels. C'est Freud qui les conditionnait &agrave; imaginer ces r&eacute;cits, un fait qu'il n'a jamais voulu admettre&nbsp;!</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">&nbsp;&laquo;&nbsp;Les malades ne racontent jamais ces histoires spontan&eacute;ment, ni ne vont jamais dans le cours d'un traitement offrir au m&eacute;decin tout d'un coup le souvenir complet d'une telle sc&egrave;ne. On ne r&eacute;ussit &agrave; r&eacute;veiller la trace psychique de l'&eacute;v&eacute;nement sexuel pr&eacute;coce que sous la pression la plus &eacute;nergique du proc&eacute;d&eacute; analyseur et contre une r&eacute;sistance &eacute;norme, aussi faut-il leur arracher le souvenir morceau par morceau.<a name="_ftnref9" href="#_ftn9">[9]</a>&nbsp;&raquo;</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Freud pr&eacute;cise ailleurs que, &laquo;&nbsp;dans la plupart des cas, les souvenirs n'&eacute;taient retrouv&eacute;s qu'apr&egrave;s plus de cent heures de travail.<a name="_ftnref10" href="#_ftn10">[10]</a>&nbsp;&raquo;</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Bien plus tard, Freud donnera une version totalement diff&eacute;rente des faits. Il &eacute;crira par exemple&nbsp;:</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">&laquo;&nbsp;&Agrave; l'&eacute;poque o&ugrave; l'int&eacute;r&ecirc;t principal &eacute;tait dirig&eacute; sur la d&eacute;couverte des traumatismes sexuels de l'enfance, presque toutes mes patientes me racontaient qu'elles avaient &eacute;t&eacute; s&eacute;duites par leur p&egrave;re. Il me fallut finalement constater que ces rapports n'&eacute;taient pas vrais, et j'appris ainsi &agrave; comprendre que les sympt&ocirc;mes hyst&eacute;riques d&eacute;rivent de fantasmes et non pas d'&eacute;v&eacute;nements r&eacute;els. Ce n'est que plus tard que je pus reconna&icirc;tre dans ce fantasme de s&eacute;duction par le p&egrave;re l'expression du complexe d'&OElig;dipe typique chez la femme.<a name="_ftnref11" href="#_ftn11">[11]</a>&nbsp;&raquo;</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">E. Roudinesco pr&eacute;cise que Freud &laquo;&nbsp;invente la notion de fantasme&nbsp;&raquo;.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Affirmation &eacute;tonnante pour une historienne de la psychanalyse. <em>Il suffit de lire convenablement Freud pour s'apercevoir </em>qu'il reprend cette notion &agrave; Mortiz Benedikt. Il &eacute;crit en 1899&nbsp;: &laquo;&nbsp;Les psychiatres n'ont pas encore suffisamment &eacute;tudi&eacute; le r&ocirc;le du fantasme dans la vie psychique. On peut attendre beaucoup &agrave; cet &eacute;gard des recherches de M. Benedikt<a name="_ftnref12" href="#_ftn12">[12]</a>.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br /></span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">3. &laquo;&nbsp;Il [Freud] fera ainsi scandale en 1905, en affirmant qu'il est parfaitement normal pour un enfant de se masturber et que tous les enfants ont une sexualit&eacute; pulsionnelle. Cela devient "anormal", lorsque &ccedil;a tourne &agrave; la manie f&eacute;tichiste.&nbsp;&raquo; (p. 45)</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>V.R.&nbsp;:</strong> Mme Roudinesco r&eacute;p&egrave;te ici un des grands mythes freudiens. Elle ferait bien de relire l'ouvrage de Henri Ellenberger qu'il a fait r&eacute;&eacute;diter en 1994. Le c&eacute;l&egrave;bre historien de la psychiatrie &eacute;crit qu'en rassemblant les comptes rendus publi&eacute;s tout de suite apr&egrave;s la parution des <em>Trois Essais</em>, deux psychanalystes am&eacute;ricains, Bry et Rifkin ont mis en &eacute;vidence un bel exemple de la l&eacute;gende des &laquo;&nbsp;r&eacute;sistances&nbsp;&raquo; (&eacute;d. de 1947, p.&nbsp;652s). En effet, la plupart des recensions &eacute;taient positives, fait qui s'explique tr&egrave;s simplement&nbsp;: les id&eacute;es pr&eacute;sent&eacute;es dans les <em>Trois</em> <em>Essais</em> de 1905 &eacute;taient fort peu r&eacute;volutionnaires pour la Vienne de l'&eacute;poque.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Ellenberger a examin&eacute; de pr&egrave;s la litt&eacute;rature sexologique de la fin du XIX<sup>e</sup> si&egrave;cle. Je renvoie &agrave; son expos&eacute; (&eacute;d. de 1974, pp. 249-57 ; 425-32), me contentant ici de quelques-unes de ses conclusions&nbsp;:</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">&laquo;&nbsp;Lors de la parution des <em>Trois Essais</em> en 1905, on s'int&eacute;ressait &eacute;norm&eacute;ment aux probl&egrave;mes sexuels et il est difficile de faire la part entre les sources de Freud et les d&eacute;veloppements parall&egrave;les (...) Depuis 1886 (date de la parution de la <em>Psychopathia Sexualis</em> de Krafft-Ebing), les publications sur ce sujet n'avaient cess&eacute; de se multiplier et il devenait de plus en plus difficile d'en faire le tour. En 1899, Magnus Hirschfeld avait entrepris la publication d'un annuaire qui contenait de nombreux articles originaux et des comptes rendus de livres. Le premier volume avait 282 pages, le 4<sup>e</sup> (en 1902) en comptait 980, le 5<sup>e</sup> (en 1903) 1.368, le 6<sup>e</sup> (en 1904) 744, et celui de 1905, 1.084. Rien d'&eacute;tonnant si l'on trouve peu de choses dans les <em>Trois Essais</em> de Freud que l'on ne puisse reconna&icirc;tre dans les faits, les th&eacute;ories et les sp&eacute;culations contenues dans ce d&eacute;luge de litt&eacute;rature.&nbsp;&raquo; (p. 425s)</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Comme nous l'avons dit, Freud a une opinion tr&egrave;s n&eacute;gative de la masturbation. A ma connaissance, il n'a jamais &eacute;crit que &laquo;&nbsp;cela devient "anormal" lorsque &ccedil;a tourne &agrave; la manie f&eacute;tichiste.&nbsp;&raquo; De toute fa&ccedil;on, Freud entendait par &laquo;&nbsp;f&eacute;tichisme&nbsp;&raquo; ce qu'on peut lire aujourd'hui dans le <em>Petit Robert&nbsp;</em>: &laquo;&nbsp;Perversion sexuelle dans laquelle la satisfaction sexuelle est recherch&eacute;e par le contact ou la vue de certains objets normalement d&eacute;nu&eacute;s de signification &eacute;rotique&nbsp;&raquo;. Mme Roudinesco utilise ici un terme psychiatrique de fa&ccedil;on inappropri&eacute;e.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br /></span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">4. &laquo;&nbsp;Toutes les dictatures vont bannir le freudisme, comme th&eacute;orie de la libert&eacute; humaine.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>V.R.&nbsp;:</strong> Il faudrait &eacute;crire &laquo;&nbsp;beaucoup&nbsp;&raquo; de dictatures. En effet, comme l'a &eacute;crit Mme Roudiensco elle-m&ecirc;me&nbsp;: &laquo;&nbsp;Les dictatures militaires n'ont pas emp&ecirc;ch&eacute; l'expansion de la psychanalyse en Am&eacute;rique latine (notamment au Br&eacute;sil et en Argentine)&nbsp;&raquo;<a name="_ftnref13" href="#_ftn13">[13]</a>. L'Argentine, sous le r&eacute;gime des g&eacute;n&eacute;raux, n'en &eacute;tait pas moins, selon l'expression d'un psychanalyste, &laquo;&nbsp;l'Eldorado de la psychanalyse&nbsp;&raquo;<a name="_ftnref14" href="#_ftn14">[14]</a>. Plusieurs psychanalystes - par exemple Boehm et M&uuml;ller-Braunschweig - ralli&egrave;rent la cause nazie et continu&egrave;rent &agrave; travailler comme psychanalystes au sein de l'Institut G&ouml;ring<a name="_ftnref15" href="#_ftn15">[15]</a>.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Fran&ccedil;ois Roustang, qui v&eacute;cut pendant des ann&eacute;es l'aventure lacanienne, &eacute;crit au sujet des pr&eacute;tendus effets subversifs de la psychanalyse&nbsp;:</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">&laquo;&nbsp;La psychanalyse g&ecirc;ne le pouvoir absolu, mais pas plus, ou peut-&ecirc;tre beaucoup moins, que quelques hommes d'&eacute;glise incapables de supporter l'esclavage, qu'un syndicat anim&eacute; par la justice, qu'un groupuscule d'&eacute;tudiants d&eacute;cid&eacute;s qui ne redoutent pas la mort&nbsp;&raquo;<a name="_ftnref16" href="#_ftn16">[16]</a>.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br /></span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">5. &laquo;&nbsp;Avec la cr&eacute;ation de l'International Psychoanalytical Association (IPA) en 1910, ce mouvement d'&eacute;mancipation [la psychanalyse] s'est transform&eacute; en une Eglise la&iuml;que, avec des r&egrave;gles pour la cure et une nouvelle morale orthodoxe...&nbsp;&raquo;</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br /></span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>V.R.&nbsp;:</strong> Freud a d&eacute;cid&eacute; en 1910 de cr&eacute;er une association visant &agrave; prot&eacute;ger sa pratique contre ceux qui faisaient de l'analyse psychologique sans se soumettre &agrave; son autorit&eacute;<a name="_ftnref17" href="#_ftn17">[17]</a>. Progressivement s'est instaur&eacute;e l'obligation d'une psychanalyse didactique si l'on voulait &ecirc;tre reconnu membre de son association. Notons bien que l'aspect &laquo;&nbsp;Eglise&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;religion&nbsp;&raquo; la&iuml;que est apparu tr&egrave;s t&ocirc;t. D&eacute;j&agrave; en 1910, le c&eacute;l&egrave;bre psychiatre Eugen Bleuler - qui avait &eacute;t&eacute; un temps tr&egrave;s int&eacute;ress&eacute; par le travail de Freud - qualifiait le groupe des psychanalystes de &laquo;&nbsp;secte intol&eacute;rante&nbsp;&raquo;. Peu apr&egrave;s, Alfred Hoche, professeur de psychiatrie &agrave; Fribourg, parlait d'&laquo;&nbsp;une secte fanatique ob&eacute;issant aveugl&eacute;ment &agrave; son chef&nbsp;&raquo;. En 1920 Havelock Ellis, avec lequel Freud avait entretenu une correspondance amicale, &eacute;crivait&nbsp;: &laquo;&nbsp;Il est malheureux que Freud ait d'abord &eacute;t&eacute; le chef d'une secte, sur le mod&egrave;le des sectes religieuses&nbsp;&raquo;<a name="_ftnref18" href="#_ftn18">[18]</a>.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">6. &laquo;&nbsp;La psychanalyse a &eacute;t&eacute; violemment attaqu&eacute;e par les scientistes, pour lesquels il n'y a pas de psychisme hors des neurones et du fonctionnement c&eacute;r&eacute;bral. Quand la psychiatrie devient comportementaliste, elle exclut l'inconscient, la sexualit&eacute;, le transfert, le d&eacute;sir, au profit d'une classification des comportements. La caract&eacute;ristique des comportementalistes, c'est la d&eacute;testation des religions, et pour eux, la psychanalyse est une religion et les psychanalystes, des pr&ecirc;tres masqu&eacute;s. Ils aiment certaines formes de religiosit&eacute; qui ne sont pas la religion, comme par exemple la m&eacute;ditation transcendantale, en tant qu'outil technique.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>V.R.&nbsp;:</strong> </span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">a) Pour Mme Roudinesco, les critiques de la psychanalyse ne viennent pas de philosophes, d'&eacute;pist&eacute;mologues ou de vrais scientifiques. Elles ne peuvent venir que de &laquo;&nbsp;scientistes&nbsp;&raquo;, c'est-&agrave;-dire des personnes born&eacute;es pour qui la science seule peut dire des choses pertinentes.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">En r&eacute;alit&eacute;, des critiques radicales ont &eacute;t&eacute; &eacute;nonc&eacute;es par des philosophes et des &eacute;pist&eacute;mologues, par exemple Popper, Wittgenstein, Gr&uuml;nbaum, mais &eacute;galement par des historiens qui ont d&eacute;couvert &agrave; quel point Freud avait menti&nbsp;: Ellenberger, Sulloway, Borch-Jacobson, Han Isra&euml;ls.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Bien s&ucirc;r des critiques ont &eacute;man&eacute; depuis longtemps de psychologues scientifiques (Eysenck &eacute;tant le plus c&eacute;l&egrave;bre). Pour toutes ces personnes, le psychisme ne se ram&egrave;ne nullement aux neurones et au fonctionnement c&eacute;r&eacute;bral&nbsp;!</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Quant aux neuropsychologues qui, eux, s'occupent avant tout du rapport entre les comportements et le fonctionnement c&eacute;r&eacute;bral, ils ont peu parl&eacute; de la psychanalyse. Il faut ici rappeler que Mme Roudinesco n'a pas fait d'&eacute;tudes de psychologie et qu'elle ignore les notions &eacute;l&eacute;mentaires de la psychologie scientifique<a name="_ftnref19" href="#_ftn19">[19]</a>.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">b) Mme Roudinesco ne comprend toujours pas ce qu'est le comportementalisme<a name="_ftnref20" href="#_ftn20">[20]</a>.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Rappelons qu'il s'agit d'une fa&ccedil;on de faire de la psychologie qui se caract&eacute;rise non par un contenu th&eacute;orique, mais par une m&eacute;thode&nbsp;: il s'agit d'observer scientifiquement des comportements et leurs d&eacute;terminants. La notion de &laquo;&nbsp;comportement&nbsp;&raquo; constitue l'unit&eacute; d'observation, plut&ocirc;t que la notion d' &laquo;&nbsp;&acirc;me&nbsp;&raquo;. Mme Roudinesco, elle, est une &laquo;&nbsp;animiste&nbsp;&raquo;&nbsp;: elle n'a que faire des observations de comportements, elle ne s'int&eacute;resse qu'&agrave; l'&laquo;&nbsp;&acirc;me&nbsp;&raquo;, une &acirc;me &laquo;&nbsp;masqu&eacute;e&nbsp;&raquo;, que seul le freudien peut r&eacute;v&eacute;ler.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">c) Le comportementaliste, selon elle, &laquo;&nbsp;exclut l'inconscient, la sexualit&eacute;, le transfert, le d&eacute;sir, au profit d'une classification des comportements&nbsp;&raquo;.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">&nbsp;On aimerait voir des citations de publications de comportementalistes excluant tout cela&nbsp;! On comprend que Mme Roudinesco n'en donne pas dans une interview, mais elle n'en donne pas davantage dans ses publications. Je pense qu'elle n'a jamais lu un seul livre d'un comportementaliste reconnu par ses pairs.<a name="_ftnref21" href="#_ftn21">[21]</a>.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Exclure l<em>'inconscient</em>&nbsp;? Oui&nbsp;: l'id&eacute;e qu'il y a un Autre en nous dont nous ne sommes que la marionnette<a name="_ftnref22" href="#_ftn22">[22]</a>. Par contre, tous les comportementalistes pensent qu'en nous comportant nous ne sommes pas conscients de tout ce que nous faisons et de tous les d&eacute;terminants de ce que nous faisons. En 74 pages, j'ai fait une mise au point sur cette question dans mon livre <em>Psychologie de la vie quotidienne</em> (Odile Jacob, 2003). J'y ai montr&eacute; que l'id&eacute;e de processus inconscients appara&icirc;t dans la psychologie scientifique avant m&ecirc;me que Freud n'ait &eacute;crit une ligne &agrave; ce sujet&nbsp;!</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Exclure la <em>sexualit&eacute;</em>&nbsp;? Tout &agrave; fait ridicule. Contentons-nous de citer un livre r&eacute;cent, qui est un plaidoyer pour une sexualit&eacute; heureuse et qui montre que les comportementalistes s'int&eacute;ressent &agrave; la sexualit&eacute; depuis le d&eacute;but de ce mouvement&nbsp;: <em>La sexualit&eacute; des gens heureux</em>, de&nbsp; Pascal de Sutter (Paris, Les ar&egrave;nes, 262&nbsp;p.)</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Exclure le <em>transfert</em>&nbsp;? Tout d&eacute;pend de ce que l'on entend par cette notion qui a plusieurs sens. Rappelons quelques &eacute;nonc&eacute;s de Freud qui en disent long sur le conditionnement op&eacute;r&eacute; durant les cures&nbsp;:</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">&laquo;&nbsp;Dans notre technique, nous avons abandonn&eacute; l'hypnose que pour red&eacute;couvrir la suggestion sous les esp&egrave;ces du transfert. (...) Nous accordons que notre influence repose pour l'essentiel sur le transfert, donc sur la suggestion.<a name="_ftnref23" href="#_ftn23">[23]</a>&nbsp;&raquo;</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">&laquo;&nbsp;Il est tout &agrave; fait vrai que la psychanalyse travaille aussi par le moyen de la <em>suggestion</em>, comme d'autres m&eacute;thodes psychoth&eacute;rapeutiques. Mais la diff&eacute;rence est qu'ici on ne s'en remet pas &agrave; celle-ci - suggestion ou transfert - pour d&eacute;cider du succ&egrave;s th&eacute;rapeutique. Elle est bien plut&ocirc;t utilis&eacute;e pour inciter le malade &agrave; produire un travail psychique.<a name="_ftnref24" href="#_ftn24">[24]</a>&nbsp;&raquo;</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Exclure le <em>d&eacute;sir&nbsp;</em>? De quel d&eacute;sir s'agit-il&nbsp;? Les comportementalistes accordent de l'importance au d&eacute;sir sexuel (je suppose que c'est essentiellement celui-l&agrave; auquel songe Mme Roudinesco), mais aussi au d&eacute;sir d'affection, d'&ecirc;tre estim&eacute;, d'&ecirc;tre comp&eacute;tent, de vivre conform&eacute;ment &agrave; ses valeurs, de voir ses proches s'&eacute;panouir, de faire des exp&eacute;riences esth&eacute;tiques, etc.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">d) &laquo;&nbsp;La classification&nbsp;&raquo;</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Voil&agrave; une rengaine qui ne correspond absolument pas &agrave; la r&eacute;alit&eacute; observable de la pratique comportementale. Les comportementalistes se r&eacute;f&egrave;rent &agrave; des cat&eacute;gories clairement d&eacute;finies quand il s'agit de faire de la recherche, de faire un pronostic et de choisir une forme de th&eacute;rapie plut&ocirc;t qu'une autre. Leurs cat&eacute;gories sont autrement plus nuanc&eacute;es que la dizaine de cat&eacute;gories que Freud et ses disciples utilisent &agrave; tout bout de champ&nbsp;: n&eacute;vros&eacute;, hyst&eacute;rique, obsessionnel, narcissique, pervers. Mme Roudinesco emploie d'ailleurs, dans son interview, les deux premiers termes cit&eacute;s.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">e) Mme Roudinesco &eacute;crit que &laquo;&nbsp;La caract&eacute;ristique des comportementalistes, c'est la d&eacute;testation des religions, et pour eux, la psychanalyse est une religion et les psychanalystes, des pr&ecirc;tres masqu&eacute;s.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">La caract&eacute;ristique des comportementalistes est le refus des pseudo-explications mentalistes du genre &laquo;&nbsp;il est agressif parce qu'il a une pulsion de mort&nbsp;&raquo; au profit d'observations m&eacute;thodiques des comportements (&laquo;&nbsp;il est agressif parce qu'il a appris &agrave; r&eacute;agir de cette fa&ccedil;on dans telles situations et qu'il est r&eacute;guli&egrave;rement provoqu&eacute;&nbsp;&raquo;...).</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Il y a des comportementalistes qui d&eacute;testent la religion et d'autres qui sont croyants, comme chez les psychanalystes.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Que la psychanalyse apparaisse comme une religion, Mme Roudinesco, en d&eacute;clarant un peu plus haut que la psychanalyse s'est transform&eacute;e en une Eglise la&iuml;que, semble toute pr&ecirc;te &agrave; l'admettre. Je r&eacute;p&egrave;te que cette transformation s'est faite d&egrave;s les ann&eacute;es 1910.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">f) Mme Roudinesco ajoute qu' &laquo;&nbsp;ils aiment certaines formes de religiosit&eacute; qui ne sont pas la religion, comme par exemple la m&eacute;ditation transcendantale, en tant qu'outil technique&nbsp;&raquo;.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Ridicule. Un certain nombre de comportementalistes utilisent des m&eacute;thodes de m&eacute;ditation, qu'ils ont rebaptis&eacute;es &laquo;&nbsp;mindfulness&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;pleine conscience&nbsp;&raquo;, qui n'ont rien &agrave; voir avec la m&eacute;ditation &laquo;&nbsp;transcendantale&nbsp;&raquo; du gourou Maharishi Mahesh Yogi.&nbsp; S'ils utilisent cette technique qui trouve son inspiration dans le bouddhisme, ce n'est pas parce qu'ils &laquo;&nbsp;aiment certaines formes de religiosit&eacute;&nbsp;&raquo;, mais parce que des observations m&eacute;thodiques ont montr&eacute; que cette pratique a de r&eacute;elles possibilit&eacute;s psychoth&eacute;rapeutiques. A toutes fins utiles, je renvoie &agrave; un excellent ouvrage sur le sujet, &eacute;crit par un comportementaliste lyonnais, Fr&eacute;d&eacute;ric Rosenfeld&nbsp;: <em>M&eacute;diter, c'est se soigner</em> (Paris&nbsp;: Les Ar&egrave;nes, 2007, 350&nbsp;p.)</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br /></span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">7. &laquo;&nbsp;Le probl&egrave;me, c'est que la psychanalyse est une th&eacute;orie philosophique et que l'on ne parle pas le m&ecirc;me langage que les scientifiques.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>V.R.&nbsp;:</strong> La psychanalyse joue habituellement sur deux tableaux&nbsp;: elle se pr&eacute;sente tant&ocirc;t comme une science, tant&ocirc;t comme une anthropologie philosophique. Je suis heureux que Mme Roudinesco tranche comme elle le fait.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Rappelons toutefois que Freud &eacute;crivait&nbsp;: &laquo;&nbsp;La psychanalyse est une science empirique. Ce n'est pas un syst&egrave;me &agrave; la mani&egrave;re de ceux de la philosophie&nbsp;&raquo;<a name="_ftnref25" href="#_ftn25">[25]</a>&nbsp;; &laquo;&nbsp;Comme toute autre science de la nature (<em>Naturwissenschaft</em>), la psychanalyse repose sur une &eacute;laboration patiente et laborieuse de faits du monde perceptif&nbsp;&raquo;<a name="_ftnref26" href="#_ftn26">[26]</a>. Freud ne tenait pas en haute estime la philosophie, du moins dans ses conversations priv&eacute;es. Il disait par exemple &agrave; Binswanger&nbsp;: &laquo;&nbsp;La philosophie est une des formes les plus convenables de sublimation d'une sexualit&eacute; refoul&eacute;e, rien de plus&nbsp;&raquo;<a name="_ftnref27" href="#_ftn27">[27]</a>.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">De son c&ocirc;t&eacute;, Lacan disait &agrave; la fin de sa vie&nbsp;: &laquo;&nbsp;La psychanalyse est &agrave; prendre au s&eacute;rieux, bien que ce ne soit pas une science. Comme l'a montr&eacute; abondamment un nomm&eacute; Karl Popper, ce n'est pas une science du tout parce que c'est irr&eacute;futable. C'est une pratique, une pratique qui durera ce qu'elle durera. C'est une pratique de bavardage<a name="_ftnref28" href="#_ftn28">[28]</a>.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br /></span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">8. &laquo;&nbsp;Les cognitivo-comportementalistes sont apolitiques, ils sont pour le lib&eacute;ralisme absolu en mati&egrave;re de m&oelig;urs, puisqu'ils nient toute fonction symbolique. Leur philosophie spontan&eacute;e, c'est le "jouir le mieux possible", temp&eacute;r&eacute; par l'&eacute;valuation&nbsp;: un cauchemar moderne qui transforme les hommes en "choses".&nbsp;&raquo;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>V.R.&nbsp;:</strong></span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">a) &laquo;&nbsp;Apolitiques&nbsp;&raquo;&nbsp;?</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">En effet, le comportementalisme, qui se veut une psychologie d'orientation scientifique n'est ni de droite, ni de gauche. Notons toutefois que le pays au monde o&ugrave; le courant cognitivo-comportemental s'est le mieux d&eacute;velopp&eacute; c'est la Hollande, un des pays les plus d&eacute;mocratiques de la plan&egrave;te.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">b) &laquo;&nbsp;Lib&eacute;ralisme absolu en mati&egrave;re de m&oelig;urs&nbsp;&raquo;&nbsp;?</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Je reste bouche b&eacute;e. O&ugrave; Mme Roudinesco est-elle all&eacute; chercher cette affirmation&nbsp;? On voudrait des preuves, des citations pr&eacute;cises, des t&eacute;moignages cr&eacute;dibles...</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">c) La n&eacute;gation de la fonction symbolique&nbsp;?</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">La science du comportement s'int&eacute;resse depuis des lustres au symbolique et &agrave; l'imaginaire. Rien de ce qui est humain ne lui est &eacute;tranger. Mme Roudiensco ignore sans doute que Skinner, par exemple, a publi&eacute; en 1957 un livre de 478 pages sur le langage<a name="_ftnref29" href="#_ftn29">[29]</a>.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">d) &laquo;&nbsp;Jouir le mieux possible&nbsp;&raquo;&nbsp;?</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Mme Roudinesco dit, dans cette m&ecirc;me interview, que le comportementaliste exclut la sexualit&eacute;, le d&eacute;sir. La logique n'a jamais &eacute;t&eacute; son fort.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">e) L'&eacute;valuation serait un cauchemar moderne, qui transformerait les hommes en &laquo;&nbsp;choses&nbsp;&raquo;.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Pour autant que je sache, on &eacute;value pas mal de choses depuis longtemps&nbsp;: les acquis scolaires, les dommages caus&eacute;s par un traumatisme, l'effet des m&eacute;dicaments, la rapidit&eacute; d'une gu&eacute;rison d'une maladie, le pourcentage de rechutes...</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Dans le domaine de la psychoth&eacute;rapie, l'id&eacute;e d'&eacute;valuer les effets s'est d&eacute;velopp&eacute;e surtout &agrave; partir des travaux d'Eysenck publi&eacute;s en 1952.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Certes, on ne peut pas tout &laquo;&nbsp;mesurer&nbsp;&raquo; de fa&ccedil;on rigoureuse, mais on peut toujours &eacute;valuer des &eacute;volutions. Par exemple, le degr&eacute; d'agoraphobie. Un patient peut ne plus oser sortir de chez lui, ne plus oser prendre le m&eacute;tro, ne plus oser quitter sa ville ... On peut voir si la th&eacute;rapie lui permet d'&eacute;tendre le champ de sa libert&eacute; de circuler.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Si l'on refuse toute &eacute;valuation en psychoth&eacute;rapie, il faut admettre que tout se vaut, que c'est le r&egrave;gne de la subjectivit&eacute; absolue. Autant alors choisir r&eacute;solument ce qui est le moins cher et le plus rapide, c'est-&agrave;-dire pr&eacute;cis&eacute;ment les TCC.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Mme Roudinesco, sous pr&eacute;texte de sauver &laquo;&nbsp;l'&acirc;me&nbsp;&raquo;, veut sauver les privil&egrave;ges de la corporation freudienne.</span></p>
<p style="text-align: right;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Jacques VAN RILLAER.</span></p>
<hr size="1" />
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><a name="_ftn1" href="#_ftnref1">[1]</a> L'h&eacute;r&eacute;dit&eacute; et l'&eacute;tiologie des n&eacute;vroses (1896) <em>&OElig;uvres compl&egrave;tes</em>. Paris&nbsp;: PUF, 1989, III, p.&nbsp;114.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><a name="_ftn2" href="#_ftnref2">[2]</a> La sexualit&eacute; dans l'&eacute;tiologie des n&eacute;vroses (1898) <em>&OElig;uvres compl&egrave;tes. </em>Paris&nbsp;: P.U.F, 1989, III, p.&nbsp;217.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><a name="_ftn3" href="#_ftnref3">[3]</a> Une formule qui fait songer immanquablement &agrave; celles du docteur Knock&nbsp;: &laquo;&nbsp;Les gens bien portants sont des malades qui s'ignorent&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;La sant&eacute; n'est qu'un mot, qu'il n'y aurait aucun inconv&eacute;nient &agrave; rayer de notre vocabulaire&nbsp;&raquo;.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><a name="_ftn4" href="#_ftnref4">[4]</a> <em>Trois essais sur la th&eacute;orie de la sexualit&eacute;</em> (1905). Trad. Gallimard, coll. Id&eacute;es, 1962, p. 61.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><a name="_ftn5" href="#_ftnref5">[5]</a> &laquo;&nbsp;La morale sexuelle civilis&eacute;e et la maladie nerveuse des temps modernes&nbsp;&raquo; (1908). Trad. dans <em>La vie sexuelle</em>, PUF, 1969, p.&nbsp;43.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><a name="_ftn6" href="#_ftnref6">[6]</a> Voir par exemple le texte &laquo;&nbsp;L'h&eacute;r&eacute;dit&eacute; et l'&eacute;tiologie des n&eacute;vroses&nbsp;&raquo; (1896), cit&eacute; &agrave; la note 1.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><a name="_ftn7" href="#_ftnref7">[7]</a> &laquo;&nbsp;Was Freud a liar&nbsp;?&nbsp;&raquo;, <em>The Listener</em>, 7 f&eacute;vr. 1974, p. 172-74, r&eacute;&eacute;d. dans Crews F., &eacute;d., <em>Unauthorized Freud, </em>New York, Viking, 1998, p. 34-42).</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><a name="_ftn8" href="#_ftnref8">[8]</a> En langue anglaise, le lecteur a l'embarras du choix. Citons quelques publications en fran&ccedil;ais&nbsp;: R. Webster (1998) <em>Le Freud inconnu. L'invention de la psychanalyse</em>, trad., &eacute;d. Exergue, 1998 - J. B&eacute;nesteau,&nbsp; (2002) <em>Mensonges freudiens : Histoire d'une d&eacute;sinformation s&eacute;culaire</em>. Mardaga, (voir chap. 12) - C. Meyer et al. (2005) <em>Le livre noir de la psychanalyse</em>. Paris&nbsp;: Les ar&egrave;nes, 830&nbsp;p. - M. Borch-Jacobsen &amp; S. Shamdasani (2006) <em>Le dossier Freud. Enqu&ecirc;te sur l'histoire de la psychanalyse</em>. Les Emp&ecirc;cheurs de penser en rond, 510&nbsp;p.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><a name="_ftn9" href="#_ftnref9">[9]</a>. &laquo;&nbsp;L'h&eacute;r&eacute;dit&eacute; et l'&eacute;tiologie des n&eacute;vroses&nbsp;&raquo; (1896), <em>&OElig;uvres compl&egrave;tes</em>, P.U.F., III, p. 117.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><a name="_ftn10" href="#_ftnref10">[10]</a>. &laquo;&nbsp;Sur l'&eacute;tiologie de l'hyst&eacute;rie&nbsp;&raquo; (1896), <em>&OElig;uvres compl&egrave;tes</em>, P.U.F., III, p. 180.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><a name="_ftn11" href="#_ftnref11">[11]</a> <em>Nouvelles conf&eacute;rences sur la psychanalyse</em> (1933), Trad. Gallimard, p.&nbsp;161.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><a name="_ftn12" href="#_ftnref12">[12]</a> <em>L'interpr&eacute;tation des r&ecirc;ves</em> (1900), trad. PUF, 1967, p.&nbsp;419.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><a name="_ftn13" href="#_ftnref13">[13]</a> <em>Pourquoi la psychanalyse?</em> Fayard, 1999, p.&nbsp;172.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><a name="_ftn14" href="#_ftnref14">[14]</a> Leclaire S. et l'A.P.U.I.P. (1991) <em>Etats des lieux de la psychanalyse</em>. Albin Michel, p.&nbsp;215.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><a name="_ftn15" href="#_ftnref15">[15]</a> Kaltenbeck F. (1983) Un trauma. Les psychanalystes et le nazisme. <em>L'Ane. Le magazine freudien</em>, 10, p.&nbsp;27.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><a name="_ftn16" href="#_ftnref16">[16]</a> <em>... Elle ne le l&acirc;che plus</em>. Paris: Minuit, p.&nbsp;175.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><a name="_ftn17" href="#_ftnref17">[17]</a> Voir Sonu Shamdasani (2005) Psychanalyse, marque d&eacute;pos&eacute;e. In C. Meyer et al. (2005) <em>Le livre noir de la psychanalyse</em>. Paris&nbsp;: Les ar&egrave;nes, p.&nbsp;162-77. Ed. 10/18, p.&nbsp;205-225.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><a name="_ftn18" href="#_ftnref18">[18]</a> Pour les r&eacute;f&eacute;rences pr&eacute;cises de ces citations, voir J. Van Rillaer (1980) <em>Les illusions de la psychanalyse</em>. Mardaga, 4<sup>e</sup> &eacute;d.,1996, p.&nbsp;247s.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><a name="_ftn19" href="#_ftnref19">[19]</a> Illustration. Mme Roudinesco &eacute;crit&nbsp;: &laquo;&nbsp;la psychologie cognitive se veut scientifique en pr&eacute;tendant faire d&eacute;pendre du cerveau non seulement la production de la pens&eacute;e, mais l'organisation psychique consciente et inconsciente.&nbsp;&raquo; (<em>Pourquoi la psychanalyse&nbsp;?,</em> p. 95). Tout &eacute;tudiant, qui a r&eacute;ussi une premi&egrave;re ann&eacute;e de psychologie dans mon pays, sait que la psychologie cognitive se d&eacute;finit comme l'&eacute;tude des fonctions cognitives (m&eacute;moire, pens&eacute;e, etc.) et se veut scientifique parce qu'elle utilise la m&eacute;thode scientifique pour &eacute;tudier ces fonctions. Je suppose que les &eacute;tudiants fran&ccedil;ais le savent &eacute;galement.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><a name="_ftn20" href="#_ftnref20">[20]</a> Dans <em>Pourquoi la psychanalyse&nbsp;?</em>, Mme Roudinesco &eacute;crivait (p. 95)&nbsp;: "Le <em>b&eacute;haviorisme</em> est une variante du <em>comportementalisme</em>", ce qui revient &agrave; dire que le <em>skate-bord</em> est une variante de la <em>planche &agrave; roulette</em>. En fait, le terme <em>comportementalisme</em> est synonyme de l'anglicisme <em>b&eacute;haviorisme</em>, ce que savent TOUS les psychologues universitaires ou ceux qui consultent <em>Le petit Robert</em>.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><a name="_ftn21" href="#_ftnref21">[21]</a> Rappelons que le titre de &laquo;&nbsp;comportementaliste&nbsp;&raquo; n'a pas plus de valeur l&eacute;gale que celui de &laquo;&nbsp;psychanalyste&nbsp;&raquo;. N'importe qui peut l'utiliser, quelle que soit sa formation ou sa non-formation. Quand on parle du freudisme, il faut se r&eacute;f&eacute;rer &agrave; Freud et &agrave; ses principaux disciples. Quand on parle du &laquo;&nbsp;comportementalisme&nbsp;&raquo;, il faut se r&eacute;f&eacute;rer aux noms reconnus de ce courant dans les milieux universitaires.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><a name="_ftn22" href="#_ftnref22">[22]</a> C'est ce que les &eacute;pist&eacute;mologues appellent, depuis les travaux de G. Ryle, &laquo;&nbsp;l'erreur de l'homonculus&nbsp;&raquo;. Voir J. Bouveresse (1991) <em>Philosophie, mythologie et pseudo-science. Wittgenstein lecteur de Freud</em>. Ed. de l'&eacute;clat, 141&nbsp;p.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><a name="_ftn23" href="#_ftnref23">[23]</a> <em>Conf&eacute;rences d'introduction &agrave; la psychanalyse </em>(1917) Trad., Gallimard, 1999, p. 566 &amp; 569.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><a name="_ftn24" href="#_ftnref24">[24]</a> <em>Sigmund Freud pr&eacute;sent&eacute; par lui-m&ecirc;me</em> (1925), trad. Gallimard, 1984, p. 71 (italiques de Freud).</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><a name="_ftn25" href="#_ftnref25">[25]</a> "Psychoanalyse" und "Libidotheorie" (1923), <em>Gesammelte Werke, </em>Fischer, XIII, p.&nbsp;229.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><a name="_ftn26" href="#_ftnref26">[26]</a> Die Widerst&auml;nde gegen die Psychoanalyse (1925), <em>Gesammelte Werke, </em>Fischer, XIV, p.&nbsp;104.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><a name="_ftn27" href="#_ftnref27">[27]</a> Binswanger, L. (1966) <em>Discours, parcours, et Freud,</em> trad., Paris, Gallimard, p.&nbsp;277.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><a name="_ftn28" href="#_ftnref28">[28]</a> "Une pratique de bavardage", <em>Ornicar? Bulletin p&eacute;riodique du champ freudien</em>, 1979, 19, p.&nbsp;5</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><a name="_ftn29" href="#_ftnref29">[29]</a> <em>Verbal behavior</em>. Appleton-Century-Crofts, 1957, 478&nbsp;p.</span></p>
<p>&nbsp;</p>]]></description>
<category>Jacques VAN RILLAER.</category>
<pubDate>Mon, 24 Aug 2009 14:14:14 +0000</pubDate>
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