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<copyright>Copyright 2008 Blogg</copyright>
<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 23:00:53 +0100</pubDate>
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<title>Le blog d'Alain Bagnoud</title>
<language>fr</language>
<category>Blogg</category>
<ttl>60</ttl>
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<title>Roman collectif</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50350-billet-1110028.html</link>
<description><![CDATA[<p style="border: medium none; padding: 0cm;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style="font-weight: normal;"><img style="margin-top: 7px; margin-bottom: 7px;" title="Gare de Z&uuml;rich" src="http://www.24heures.ch/files/imagecache/468x312/story/zurich_5.jpg" alt="Gare de Z&uuml;rich" width="400" height="267" /><br />&laquo;&nbsp;Les trains s&rsquo;arr&ecirc;tent longtemps &agrave; Zurich, dont la gare est en cul-de-sac. Cette particularit&eacute; fait que si l&rsquo;on y arrive d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute; l&rsquo;on en repart de l&rsquo;autre, en admettant bien s&ucirc;r que Zurich constitue une simple escale dans l&rsquo;itin&eacute;raire adopt&eacute;. Mais n&rsquo;est-il pas arrogant de consid&eacute;rer Zurich comme une simple escale&nbsp;? L&rsquo;importance de cette ville en Suisse au plan d&eacute;mographique, &eacute;conomique et culturel ne la vouerait-elle pas plut&ocirc;t, en tout cas aux yeux d&rsquo;un Zurichois, &agrave; constituer la destination par excellence, &eacute;ventuellement le lieu de d&eacute;part de tout voyage digne de ce nom&nbsp;?...&nbsp;&raquo;</span></strong> <strong><span style="font-weight: normal;"><br />La suite de ce roman collectif &eacute;crit par des suisses allemands et des suisses romands est <a href="http://mondesfrancophones.com/espaces/suisses/ces-voisins-inconnus-1ere-partie/">ici</a>. Une douzaine d'auteurs. On en a trois d&eacute;j&agrave;: </span></strong><span style="font-weight: normal;">Ivan Farron, Peter Stamm et J&eacute;rome Meizoz (voir notamment <a href="http://file.blog-24.com/blog-50350-billet-pere_et_passe__par_jer%C3%B4me_meizoz-779005.html">ici</a> et <a href="http://file.blog-24.com/blog-50350-billet-terrains_vagues__par_jer%C3%B4me_meizoz-728790.html">ici</a>). <br />L'initiative vient de la Literaturhaus de Zurich et de la </span><strong><a href="http://www.oertlistiftung.ch/fr/Fondation/tabid/227/Default.aspx"><span style="font-weight: normal;">Fondation Oertli.</span></a></strong> <span style="font-weight: normal;"><br />Les personnages? La charmante Sidonia Soguel. L'&eacute;trange Hubert Hubert</span><strong><span style="font-weight: normal;">. </span></strong><strong><span style="font-weight: normal;">Pour les premiers &eacute;pisodes:<br />I. <a href="http://mondesfrancophones.com/espaces/suisses/ces-voisins-inconnus-1ere-partie/">Ivan Farron</a><br />II. <a href="http://mondesfrancophones.com/espaces/suisses/ces-voisins-inconnus-ii/">Peter Stamm</a><br />III. <a href="http://mondesfrancophones.com/espaces/suisses/ces-voisins-inconnus-iii/">J&eacute;r&ocirc;me Meizoz</a></span></strong></span></span></p>]]></description>
<category>Lectures</category>
<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 16:29:12 +0000</pubDate>
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<title>Proverbe</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50350-billet-1109056.html</link>
<description><![CDATA[<p><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><img src="file:///tmp/moz-screenshot.jpg" alt="" /></span></span> <!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--></p>
<p><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">A coeur valant rien d'imposable.</span></span></p>]]></description>
<category>Proverbes</category>
<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 11:53:38 +0000</pubDate>
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<title>Matin</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50350-billet-1108470.html</link>
<description><![CDATA[<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--></p>
<p><img style="margin: 8px; float: right;" title="Munch, Le cri" src="http://blogues.cyberpresse.ca/gagnon/wp-content/uploads/2009/07/le-cri-de-munch.jpg" alt="Munch, Le cri" width="200" height="257" />La pluie encore. Dix-sept minutes &agrave; attendre le bus. Deux minettes, l'une en bottes dor&eacute;es et pantalons blancs, l'autre en shorts avec des collants noirs et des bottes hautes. Elle rectifie constamment sa coiffure, tire sur ses cheveux pour que la frange ressorte bien.<br />Plus tard, je trouve une place assise et c'est un luxe d&eacute;licieux, au chaud pr&egrave;s de la vitre. Derri&egrave;re les tra&icirc;n&eacute;es de pluie d&eacute;filent les bureaux de change, les teinturiers, les sandwicheries et les pharmacies.<br />Une dame avec un manteau chic fait le tour du v&eacute;hicule. Elle pose &agrave; tous la m&ecirc;me question, syst&eacute;matiquement. Est-ce que vous avez entendu quelqu'un crier?<br />Crier? Non. Rien que le gros monsieur qui parle tr&egrave;s fort en espagnol dans son t&eacute;l&eacute;phone mobile et qui rit comme un ogre. Devant la boutique Nid d'Ange, une montagne de sacs poubelles. Un enfant se met &agrave; pleurer quelque part. Il faudrait que quelqu'un me sourie pour que la journ&eacute;e commence enfin.</p>]]></description>
<category>Transports</category>
<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 09:27:10 +0000</pubDate>
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<title>L'Equipe</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50350-billet-1108157.html</link>
<description><![CDATA[<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><img style="margin: 7px; float: right;" title="Bi&egrave;re" src="http://agrege.scg.ulaval.ca/wp-content/images/biere.jpg" alt="Bi&egrave;re" width="120" height="160" />Ce qu'il y a  d'ennuyeux quand on parle des bistrots, c'est l'actualit&eacute;. A peine le temps de faire le tour de ceux qu'on conna&icirc;t et il y en a un qui vous fait le coup. Nouveau d&eacute;cor, nouveaux patrons, nouvelle carte. Le chroniqueur est alors mal pris.<br />Mieux vaut s'occuper de litt&eacute;rature. Prenez un bon vieux Balzac. On est tranquille pour dix ans ou m&ecirc;me cent, au cas o&ugrave; quelqu'un aura encore l'envie ou les moyens de le lire &agrave; ce moment-l&agrave;. Et m&ecirc;me si on change d'avis sur ses textes, on peut comparer, mettre en vis-&agrave;-vis, donner les r&eacute;f&eacute;rences. &Ccedil;a fait d&eacute;bat. Voyez ce que je pensais, voyez ce que je pense. Mais un caf&eacute;...<br />On me signale r&eacute;guli&egrave;rement des renouvellements &agrave; faire. Je parlais d'un vieux bistrot de quartier et c'est devenu un restaurant vietnamien. Un bar branch&eacute; s'est transform&eacute; en pince-fesse.<br />Et L'Equipe n'est plus <a href="http://bagnoud.blogg.org/date-2007-03-11-billet-551028.html">ce qu'il &eacute;tait</a>. C'est devenu une brasserie jeune et bien achaland&eacute;e.<br />Nouveau d&eacute;cor, plus cow-boy et indiens, ambiance cave &agrave; bi&egrave;re, du bois au plafond et sur les murs... G&eacute;r&eacute; par un couple accueillant et efficace, patron chaleureux, patronne s&eacute;duisante.<br />C'est l'endroit &agrave; la mode, dans le quartier, o&ugrave; les &eacute;tudiants se rencontrent pour boire et pour s'amuser. Pas une de ces salles o&ugrave; ils sortent leurs notes et leurs ordinateurs, discutent de paradigme et de syntagme, ou un de ces lieux fr&eacute;quent&eacute;s par des pseudo-artistes. Non, ici c'est franc: on boit de la bi&egrave;re au moins par demi-litres. La musique est rock. C'est la f&ecirc;te.</p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR-CH">18 avenue du Mail</span></span></p>]]></description>
<category>Caf&#195;&#169;s de Plainpalais</category>
<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 12:36:05 +0000</pubDate>
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<title>Nicolas Couchepin, La théorie du papillon</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50350-billet-1107420.html</link>
<description><![CDATA[<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 		A:link { so-language: zxx } 	--></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><img style="margin: 7px; float: right;" title="Nicolas Couchepin, La Th&eacute;orie du Papillon" src="http://www.culturactif.ch/couverturesdelivres4/couchepinpapillon.jpg" alt="Nicolas Couchepin, La Th&eacute;orie du Papillon" width="169" height="250" />Oh non! dites-vous probablement. Encore cette histoire de papillon avec son battement d'aile qui provoque des ouragans partout dans le monde!<br />Rassurez-vous, il s'agit d'autres choses dans le roman tr&egrave;s bien &eacute;crit de Nicolas Couchepin. <br />Le narrateur a &eacute;t&eacute; &eacute;lev&eacute; par une m&egrave;re alcoolique. Apr&egrave;s la mort de son p&egrave;re qu'il n'a jamais connu, il apprend son existence, recueille des documents laiss&eacute;s par ce g&eacute;niteur, va &agrave; la recherche de ses grands-parents qu'il n'a visit&eacute;s qu'une fois dans son enfance. &Eacute;loignement qui s'explique bient&ocirc;t: son grand-p&egrave;re violait sa m&egrave;re et l'a mise enceinte avant qu'elle n'avorte d'un premier enfant.<br />La m&egrave;re a d'ailleurs &eacute;galement abus&eacute; de son fils. Celui-ci, devenu gardien de nuit d'un h&ocirc;tel, jongle inlassablement avec toutes sortes d'objets pour donner un peu de l&eacute;g&egrave;ret&eacute; &agrave; sa vie. Il rencontre sur son lieu de travail une femme de m&eacute;nage somalienne, une r&eacute;fugi&eacute;e qui a &eacute;chapp&eacute; aux pires horreurs et il devient finalement le p&egrave;re du fils qu'elle porte et qui est d'un inconnu...<br />Oui oui, c'est un peu charg&eacute; quoique th&eacute;matiquement li&eacute;. Le r&eacute;cit est travaill&eacute;, la construction impeccable et la langue somptueuse.<br />J'ai tout de m&ecirc;me eu quelques perplexit&eacute;s. Au texte du narrateur s'ajoutent des lettres, des r&eacute;cits de r&ecirc;ve, des extraits de journal intime, morceaux tr&egrave;s bien r&eacute;dig&eacute;s, mais qui tournent parfois en exercice de style. Et j'ai regrett&eacute; que l'auteur ne soit pas plus pr&egrave;s de son sujet, qu'il garde une distance que je cherche &agrave; comprendre. Protection face au contenu fort du roman qui aurait pu tout submerger? Crainte de livrer un univers personnel, d'aller chercher loin en soi des &eacute;l&eacute;ments qui puissent mettre en danger?<br />En tout cas tel qu'il est, ce livre est magnifiquement &eacute;crit. Il vient d'ailleurs d'obtenir le Prix de la loterie romande, d&eacute;cern&eacute; &agrave; Sion samedi pass&eacute;. <em>La th&eacute;orie du papillon</em> &eacute;tait couronn&eacute; ex aequo avec <em>Terrains vagues</em>, de J&eacute;r&ocirc;me Meizoz, dont j'ai d&eacute;j&agrave; parl&eacute; <a href="http://file.blog-24.com/blog-50350-billet-terrains_vagues__par_jer%C3%B4me_meizoz-728790.html">ici</a>.<br />Si je n'ignore rien de tout &ccedil;a, c'est que j'&eacute;tais membre du jury. Vous voulez des d&eacute;tails? Qui &eacute;tait dans la s&eacute;lection, comment &ccedil;a s'est pass&eacute;? Impossible de vous r&eacute;pondre. Devoir de r&eacute;serve.<br />Ce que je peux vous assurer, en tout cas, c'est que le jury a &eacute;t&eacute; impartial. En effet, personne n'a essay&eacute; de nous corrompre.</p>
<p>Nicolas Couchepin, <em>La th&eacute;orie du papillon</em>, Infolio</p>]]></description>
<category>Lectures</category>
<pubDate>Sun, 15 Nov 2009 16:13:56 +0000</pubDate>
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<title>Bob Dylan, vu par François Bon</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50350-billet-1106403.html</link>
<description><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;"><img style="border-width: 0pt; margin: 7px; float: right;" src="http://jamsaloon.files.wordpress.com/2009/05/bob_dylan.jpg" alt="bob_dylan.jpg" width="300" height="225" />Fran&ccedil;ois Bon s'attaque &agrave; nos mythologies. Il a fait les Rolling Stones et Led Zeppelin. Il va faire Jimi Hendrix. Ici il fait Bob Dylan, ce qui est un moyen pour lui, comme pour ceux qui ont v&eacute;cu &agrave; l'&eacute;poque o&ugrave; Dylan &eacute;tait Dylan, de se retrouver eux-m&ecirc;mes et d'esquisser un auto-portrait en utilisant les espoirs, les r&ecirc;ves et les ic&ocirc;nes de jadis.<br />On apprend effectivement beaucoup sur Bon dans ce livre sur Bob. Peut-&ecirc;tre plus que sur Dylan. Tout a &eacute;t&eacute; dit sur le personnage. Il n'y a pas de r&eacute;v&eacute;lation possible mais, chez Bon, une nouvelle mani&egrave;re d'envisager les choses.<br />Il retravaille le portrait du g&eacute;nie, un caract&egrave;re rebelle forc&eacute;ment, dur, calculateur peut-&ecirc;tre, en m&ecirc;me temps ferm&eacute; sur lui-m&ecirc;me et ouvert aux tendances de l'&eacute;poque. Ce qui finit par lui donner cette aura plan&eacute;taire et cette r&eacute;putation de g&eacute;nie.<br />Mais il y a un prix &agrave; payer pour tout &ccedil;a. Ou du moins Dylan en a pay&eacute; un: la solitude, le mutisme, le never endig tour, les 14 maisons qu'il poss&egrave;de alors qu'il semble vivre dans une caravane pos&eacute;e sur sa gigantesque propri&eacute;t&eacute; de Californie...<br />Son ambition et son insatisfaction le poussent en avant, le font &agrave; chaque fois d&eacute;placer les lignes et prendre des virages quand on ne s'y attend pas. Le go&ucirc;t de l'urgence et de l'&eacute;v&eacute;nement provoqu&eacute;, dangereux, font qu'il ne r&eacute;p&egrave;te pas avant un concert ni m&ecirc;me avant les disques majeurs, montrant les accords aux musiciens quelques minutes avant de jouer, enregistrant deux prises seulement....<br />Mais le travail est ant&eacute;rieur. Dans la formation et l'&eacute;criture: apprendre par c&oelig;ur toutes les chansons de Woodie Guthrie, passer son temps sur des machines &agrave; &eacute;crire... La lecture, l'influence des po&egrave;tes ont donn&eacute; &agrave; Dylan des moyens d'expression que n'ont pas les autres folk-singers de l'&eacute;poque (et ils abondent, on voit chez Bon que Dylan n'est pas une g&eacute;n&eacute;ration spontan&eacute;e)...<br />Cette belle biographie termin&eacute;e, tout le myst&egrave;re reste entier. On veut r&eacute;&eacute;couter les disques, on a plong&eacute; dans une &eacute;poque, on a tourn&eacute; autour d'un personnage sombre, habit&eacute;, perdu. D&eacute;cortiquer a posteriori les raisons de telles paroles, les influences de telle musique est possible.<br />Mais ce qui &eacute;chappe toujours, c'est le moment de la d&eacute;cision, et son moteur: ce qu'on appelle la cr&eacute;ation.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><br /> Fran&ccedil;ois Bon, <em>Bob Dylan, une biographie</em>, Le livre de poche</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Publi&eacute; aussi dans <a href="http://blogres.blog.tdg.ch/">Blogres</a><a href="http://bagnoud.blogg.org"></a></p>]]></description>
<category>Lectures</category>
<pubDate>Fri, 13 Nov 2009 08:35:22 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-50350-billet-1106403.html</guid>
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<title>Hommages  à Adrien Pasquali</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50350-billet-1106184.html</link>
<description><![CDATA[<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 		A:link { so-language: zxx } 	--></p>
<p><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><img style="margin: 7px; float: right;" title="Adrien Pasquali" src="http://www.culturactif.ch/couverturesdelivres/pasqualiadieu.jpg" alt="Adrien Pasquali" width="180" height="316" />Il y a dix ans d&eacute;j&agrave; qu'Adrien Pasquali est mort. Deux manifestations lui rendent hommage.<br />Au Th&eacute;&acirc;tre </span></span><span style="font-style: normal;"><strong>le Terrier</strong></span><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">, boulevard de la Cluse 71, 1205 Gen&egrave;ve, Nicolas Rinuy&nbsp; lira "Le pain de silence"&nbsp; son avant-dernier livr</span></span>e. &laquo;&nbsp;Le pain de silence pose de fa&ccedil;on radicale la question du rapport entre la parole e<span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">t la litt&eacute;rature. Par quoi l&rsquo;&eacute;crivain existe-t-il ? Comment s&rsquo;op&egrave;re le passage entre ce qu&rsquo;il re&ccedil;oit en h&eacute;ritage et ce qu&rsquo;il produit ?&nbsp;&raquo; (</span></span><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Marcel Cottier)<br />Les lectures auront lieu le&nbsp;&nbsp;mercredi&nbsp; 25 novembre &agrave; 20h30, jeudi&nbsp; 26 novembre &agrave; 20h30, vendredi&nbsp; 27 novembre &agrave; 19h, &nbsp;samedi 28 novembre &agrave; 18h,&nbsp;&nbsp;dimanche 29 novembre &agrave; 18h. R&eacute;server au  022 320 43 61 (r&eacute;pondeur) ou </span></span><span style="font-style: normal;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: normal;">e-mail</span></span></span><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> : <a href="mailto:jhamouda@sunrise.ch">jhamouda@sunrise.ch<br /></a></span></span>La deuxi&egrave;me manifestation est un <strong>colloque universitaire:</strong> <em>Adrien Pasquali &eacute;crivain, chercheur et traducteur</em>: <em>la coh&eacute;rence d&rsquo;une oeuvre</em>, qui aura lieu <strong>demain, vendredi 13 novembre</strong> 2009, &agrave; partir de 9h00, Salle B 112 - Uni Bastions, Gen&egrave;ve.<br />L'entr&eacute;e est libre. Y participeront notamment Sylviane Dupuis, Antoine Raybaud, Roger Francillon, Marlyse Pietri, Laurent Jenny, Doris Jakubec  et Daniel Maggetti. La pr&eacute;sentation: <br />&laquo;&nbsp;Il y a dix ans que nous a quitt&eacute;s Adrien Pasquali (1958-1999).&nbsp;Ecrivain, critique et traducteur n&eacute; en Valais de parents italiens, cet&nbsp;immigr&eacute; de la deuxi&egrave;me g&eacute;n&eacute;ration, fils d&rsquo;ouvrier, &eacute;tait devenu, &agrave;&nbsp;quarante ans, l&rsquo;un des plus brillants intellectuels de Suisse romande,&nbsp;dont (bien qu&rsquo;habitant Paris) il enseigna plusieurs ann&eacute;es la&nbsp;litt&eacute;rature &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Gen&egrave;ve.<br />En partant des diff&eacute;rentes facettes de cette &oelig;uvre multiforme et&nbsp;complexe suspendue en plein vol, mais impressionnante de coh&eacute;rence en&nbsp;d&eacute;pit de son inach&egrave;vement,&nbsp; nous tenterons (au cours d&rsquo;un colloque&nbsp;d&rsquo;une journ&eacute;e qui ne pourra que constituer le pr&eacute;lude &agrave; de plus amples&nbsp;d&eacute;veloppements futurs) de mettre en relation les trois p&ocirc;les&nbsp;compl&eacute;mentaires qui la constituent : celui &ndash; avant tout &ndash; de&nbsp;l&rsquo;&eacute;crivain, hant&eacute; par la question (et les secrets intimes) de&nbsp;<br />l&rsquo;identit&eacute;, ou de la gen&egrave;se de soi, comme par la notion (pour lui&nbsp;originelle) d&rsquo;exil ; celui du chercheur et du critique (cf. sa th&egrave;se&nbsp;consacr&eacute;e &agrave; la gen&egrave;se d&rsquo;Adam et Eve de C. F. Ramuz, son &eacute;tude&nbsp;g&eacute;n&eacute;tique de Requiem de G. Roud, ou encore ses essais consacr&eacute;s aux&nbsp;r&eacute;cits de voyage ou &agrave; l&rsquo;&oelig;uvre de N. Bouvier) ; et celui du traducteur.&nbsp;Scriptor, compilator, commentator, traductor...&nbsp;&raquo;</span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br />La suite est <a href="http://www.unige.ch/lettres/framo/Actualites/APasquali.html">ici</a>.</span></span></p>]]></description>
<category>Journal</category>
<pubDate>Thu, 12 Nov 2009 12:19:41 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-50350-billet-1106184.html</guid>
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<title>Etourneaux</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50350-billet-1105676.html</link>
<description><![CDATA[<p><img style="margin: 7px; float: right;" title="Etourneaux" src="http://img.maxisciences.com/abeille/nuee-d-etourneaux-se-defendant-face-a-un-faucon-pelerin_1568_w560.jpg" alt="Etourneaux" width="200" height="135" />Il serait tout &agrave; fait agr&eacute;able de pondre des vers de mirliton et de les entendre d&eacute;clamer dans des banquets de mariage ou des f&ecirc;tes avin&eacute;es. Puis on me mettrait une couronne de faux lauriers en carton et on me proclamerait prince des po&egrave;tes.<br />Encore une destin&eacute;e que je ne vivrai pas, me dis-je en attendant le tram. La lumi&egrave;re froide du matin avance comme une ballerine. Une nu&eacute;e d'&eacute;tourneaux quitte un platane en bruissant, tournoie dans le ciel et dispara&icirc;t derri&egrave;re les toits.. Je me demande quelle quantit&eacute; de sacr&eacute; il y a dans les &eacute;paules dor&eacute;es de cette fille que je connais, qui s'appelle Raquel, qui est mari&eacute;e, probablement fid&egrave;le, mais qui aime tellement plaire, qui laisse pendre ses cheveux d&eacute;color&eacute;s en longues m&egrave;ches langoureuses et porte de larges anneaux de gitane.</p>]]></description>
<category>Transports</category>
<pubDate>Wed, 11 Nov 2009 09:15:40 +0000</pubDate>
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<title>Proust vu (brièvement) par Cocteau</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50350-billet-1105238.html</link>
<description><![CDATA[<p>
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</p>]]></description>
<category>Proust</category>
<pubDate>Tue, 10 Nov 2009 10:47:23 +0000</pubDate>
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<title>Erec et Enide, Manuel Vasquez Montalban</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50350-billet-1104752.html</link>
<description><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><img style="margin: 8px; float: right;" title="Erec chassant un cerf blanc" src="http://expositions.bnf.fr/arthur/images/1/fr_24403_119_det.jpg" alt="Erec chassant un cerf blanc" width="160" height="158" />Le dernier roman de Manuel Vasquez Montalban, paru juste avant sa mort (&agrave; Bangkok en 2003) parle du premier roman de Chr&eacute;tien de Troyes, et porte le m&ecirc;me titre que lui. Premier signe qu'il s'agit, si on me permet un langage un peu convenu, d'une polyphonie romanesque o&ugrave; l'intertextualit&eacute; est la r&egrave;gle.<br />Il y a d'ailleurs bien d'autres cas de r&eacute;utilisation du texte de Chr&eacute;tien de Troyes dans des oeuvres modernes. Par exemple dans la <a href="http://kebawe.com/2004/03/06/erec-et-enide/">BD</a>.<br />Trois histoires alternent dans le livre de Montalban. Julio Matasanz, c&eacute;l&eacute;brissime sp&eacute;cialiste de la litt&eacute;rature m&eacute;di&eacute;vale, obs&eacute;d&eacute; par sa carri&egrave;re, une des gloires de l'Espagne intellectuelle, re&ccedil;oit un prix prestigieux. La fine fleur des m&eacute;di&eacute;vistes est l&agrave; pour la c&eacute;r&eacute;monie (notamment Charles M&eacute;la, qui a &eacute;t&eacute; mon professeur &agrave; l'universit&eacute; de Gen&egrave;ve. Il est &agrave; la retraite maintenant, je crois...) Julio Matasanz y retrouve surtout sa ma&icirc;tresse, avec qui il a une liaison depuis vingt ans, de colloque en colloque.<br />Sa femme, Madrona, riche bourgeoise barcelonaise, erre pendant ce temps de boutique en boutique, achetant les cadeaux de No&euml;l indispensables &agrave; la r&eacute;union hypoth&eacute;tique de sa famille. Autant g&eacute;n&eacute;reuse que son mari est &eacute;go&iuml;ste, elle aide une copine de gymnase, qui la manipule compl&egrave;tement mais finit quand m&ecirc;me avec une balle dans le ventre...<br />Enfin Pedro, le neveu, essaie de sauver sa vie en  Am&eacute;rique latine. Il est m&eacute;decin dans une ONG et avec sa compagne infirmi&egrave;re, ils vivent une suite de p&eacute;rip&eacute;ties qui sont calqu&eacute;es sur le roman de Chr&eacute;tien de Troyes, Eric et Enide, celui qu'a choisi l'oncle prestigieux comme th&egrave;me de sa communication lors de la remise du prix.<br />Il s'agit, comme dans l'original, d'un homme de grande famille qui rencontre une jeune femme pauvre. La vie en commun, trop inactive &agrave; leur go&ucirc;t, les pousse vers l'aventure, et l&agrave;, dans ce Guatemala violent, ils rencontrent, comme les h&eacute;ros de Chr&eacute;tien de Troyes, trois voleurs, cinq truands, deux g&eacute;ants, un soldat nain dont ils me m&eacute;fient mais qui les sauve, et &ccedil;a se termine par les retrouvailles familiales et un repas de f&ecirc;te.<br />Nombreux niveaux de narration et de lectures, donc. Le th&egrave;me unificateur est la mort. Elle est partout. Dans la carri&egrave;re de Julio, cet hommage marquant la fin de sa vie active et &eacute;tant le signe de son d&eacute;clin. Dans la sant&eacute; de Madrona, malade, qui d&eacute;couvre qu'elle n'a plus que quelques mois &agrave; vivre. Dans les aventures du jeune couple, autour de qui les cadavres s'accumulent. La mort et l'amour. Un lien classique.<br />Et une constatation. Julio Matasanz et sa femme n'ont pas v&eacute;cu leur vie, elle absorb&eacute;e par ces mondanit&eacute;s pseudo-culturelle de la grande bourgeoise, l</span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><img style="margin: 7px; float: left;" title="Manuel Vasquez Montalban" src="http://www.vespito.net/mvm/jpg/barrio.JPG" alt="Manuel Vasquez Montalban" width="179" height="138" /></span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">ui enferm&eacute; dans les cycles m&eacute;di&eacute;vaux et qu'int&eacute;resse seulement sa carri&egrave;re. La nouvelle g&eacute;n&eacute;ration au contraire est dedans: l'aide aux plus d&eacute;munis, les aventures pas toujours agr&eacute;ables, la mort affront&eacute;e, l'hostilit&eacute; des puissants parce qu'ils se pr&eacute;occupent des pauvres, ce qui est un dangereux ferment de r&eacute;volution: imaginez que les mis&eacute;rables d&eacute;couvrent que leur vie vaut quelque chose...<br />La question de l'engagement est ainsi pos&eacute;e, dans un texte riche. C'est la veine exigeante de Manuel Vasquez Montalban. L'autre &eacute;tant bien s&ucirc;r illustr&eacute;e par son c&eacute;l&egrave;bre et d&eacute;licieux d&eacute;tective Pepe Carvalho.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Manuel Vasquez Montalban, <em>Erec et Enide</em>, Seuil.</span></p>]]></description>
<category>Lectures</category>
<pubDate>Mon, 09 Nov 2009 08:12:32 +0000</pubDate>
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