<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<!--  RSS generated by Flaimo.com RSS Builder [2009-12-28 17:31:04]  --> <rss version="2.0">
<channel>
<copyright>Copyright 2008 Blogg</copyright>
<pubDate>Mon, 28 Dec 2009 17:31:04 +0100</pubDate>
<lastBuildDate>Mon, 28 Dec 2009 17:31:04 +0100</lastBuildDate>
<docs>http://www.blogg.org/blog-50218.html</docs>
<description>Des fragments de voyage</description>
<link>http://www.blogg.org/blog-50218.html</link>
<title>Fragments</title>
<language>fr</language>
<category>Blogg</category>
<ttl>60</ttl>
<item>
<title>Des odeurs</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50218-billet-1111103.html</link>
<description><![CDATA[<p><br />La pluie tombe sur Antananarivo, je croyais pourtant la pluie de mangues finie et que nous entrions dans une saison d'interlude plus s&egrave;che et chaude en attendant les vraies pluies. Dans cette maigre interlude que j'esp&egrave;re se prolongera un peu malgr&eacute; tout il y eu des moments o&ugrave; l'air ou la lumi&egrave;re du matin et de la journ&eacute;e finissante avait quelque chose de m&eacute;diterran&eacute;en.</p>
<p>Et comme en M&eacute;diterran&eacute;e au cr&eacute;puscule c'est comme si quelque chose r&eacute;veillait les odeurs, pas seulement celles habituelles du carburant mal br&ucirc;l&eacute;, des canaux pourrissants ou des bennes d&eacute;bordantes, mais d'autres, florales, flottantes dans le soir tombant. Sur la pente qui monte du bureau et qui m'emm&egrave;ne de retour chez moi, la nuit d&eacute;j&agrave; l&agrave;, je croisais sur mon chemin une odeur de fum&eacute;e d'eucalyptus, puis plus loin peut &ecirc;tre un parfum de frangipanier ou de jasmin. Je traversais la nuit et ses flaques de senteurs sur ma moto, surpris par chacune - &eacute;merveill&eacute; et s&eacute;duit par cette ville qui soudain se faisait sentir autrement...</p>]]></description>
<category>Madagasikara</category>
<pubDate>Sun, 22 Nov 2009 14:30:37 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-50218-billet-1111103.html</guid>
</item>
<item>
<title>La finale</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50218-billet-1098694.html</link>
<description><![CDATA[<p><br />La semaine derni&egrave;re je suis all&eacute; assister &agrave; la finale de la coupe africaine de Basketball f&eacute;minin - c'est le deuxi&egrave;me match d'un sport collectif que je vois dans le vif de ma vie - le premier avait &eacute;t&eacute; un match de baseball entre le Boer de Managua et le Norte de Matagalpa... C'est au stade couvert de Mahamasina que le match a eu lieu, il opposait les Lionnes du S&eacute;n&eacute;gal aux Aigles du Mali - comme nous &eacute;tions arriv&eacute;s l&agrave; accompagnant une volontaire fran&ccedil;aise d'origine malienne c'est dans les rangs des supporters maliens que nous nous sommes retrouv&eacute;s.</p>
<p>Le state &eacute;tait quasiment plein, pour l'essentiel des jeunes malgaches venus en groupe petit ou grands (comme ces trois adolescentes qui &eacute;taient assises &agrave; notre droite - ou ces deux types &agrave; notre gauche nous ayant offert de boire de la bi&egrave;re dans une bouteille de coca en plastique), il y avait l&agrave; bien sur des ressortissants s&eacute;n&eacute;galais ou maliens et quelques vasaha &eacute;gar&eacute;s dans la foule.</p>
<p>En face de nous, dans la tribune de VIP, l'ambassadeur du S&eacute;n&eacute;gal dans un grand boubou violet, diverses personnalit&eacute;s en costard et au centre, dans une tenue d&eacute;contract&eacute;e un peu cowboy (chemise &agrave; carreaux et jeans), l'ancien maire de Tana, actuel homme fort du pays. Tout ce beau monde n'avait pas  l'air de beaucoup s'amuser....</p>
<p>Le match je l'ai suivi : des Lionnes dominantes, des Aigles se reprenant au deuxi&egrave;me quart temps, mais trop tard, rebonds, attaques, paniers... C'&eacute;tait une partie de l'int&eacute;r&ecirc;t d'&ecirc;tre l&agrave;.</p>
<p>Mais l'autre partie c'&eacute;tait l'ambiance, la tr&egrave;s particuli&egrave;re ambiance de l'enceinte avant le d&eacute;but du match, l'ambiance des discours protocolaires... On sentait que les autorit&eacute;s en place avaient voulu instrumentaliser l'&eacute;v&egrave;nement : voir en le maintien de la comp&eacute;tition &agrave; Madagascar une forme de reconnaissance. Des discours ont &eacute;t&eacute; faits, rendus inaudibles par les cris, les hu&eacute;es et les applaudissements de la foule - on sentait Tana divis&eacute;e et dans le boucan il &eacute;tait difficile de savoir si les applaudisseurs ou les hueurs &eacute;taient majoritaires...  L'air &eacute;tait tendu &agrave; rompre, &eacute;lectrique... Il rendait quelque peu d&eacute;risoire la remise de m&eacute;dailles aux repr&eacute;sentants de la Fiba.</p>
<p>Ce sentiment de division, d'hostilit&eacute; palpable, s'est &eacute;vapor&eacute; au fur et &agrave; mesure du match. Quand, &agrave; la distribution des coupes et des m&eacute;dailles, quelques distinctions ont &eacute;t&eacute; attribu&eacute;s aux malgaches (Prisca meilleure tri-pointeuse, Ma&iuml;wen meilleur espoir, coupe fair play du m&eacute;rite...) l'explosion de joie a &eacute;t&eacute; l&agrave; compl&egrave;te et partag&eacute;e - indivisible !</p>
<p>&nbsp;</p>]]></description>
<category>Madagasikara</category>
<pubDate>Sun, 25 Oct 2009 08:59:32 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-50218-billet-1098694.html</guid>
</item>
<item>
<title>Le livre de Kessel</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50218-billet-1084743.html</link>
<description><![CDATA[<p><br />C'est &agrave; Ampefy, nous venons de tenter un peu inform&eacute; tour du lac Itaosy - mis &agrave; mal par la vue de l'entendue d'eau s'ouvrant &agrave; la pointe de la presque &icirc;le que nous avions atteint. De retour &agrave; notre h&ocirc;tel et d&eacute;pit&eacute;s nous nous sommes assis &agrave; une terrasse surplombant l'eau et nous attendons l'ap&eacute;ritif en lisant quelques lignes chacun de son livre (je pense que je lisais du Simak, mon amie lisait Les Cavaliers de Kessel).</p>
<p>Le serveur nous a apport&eacute; notre bi&egrave;re et a comment&eacute; en voyant les livres : &laquo; c'est un nouveau ? &raquo;.</p>
<p>Un peu interloqu&eacute;s nous ne l'avons pas compris, il s'est expliqu&eacute;.</p>
<p>Il avait lu les quatre livres de Kessel de la biblioth&egrave;que de l'Alliance fran&ccedil;aise du bourg - il se demandait si Les Cavaliers, qu'il ne connaissait pas, &eacute;tait un nouveau livre de cet auteur qu'il aimait beaucoup !</p>
<p>Nous n'avons malheureusement pas pu lui laisser, elle ne l'avait pas encore fini - mais la prochaine fois que j'y passe je d&eacute;poserais &agrave; la biblioth&egrave;que de l'Alliance fran&ccedil;aise ce livre plein de fureur...</p>
<p>&nbsp;</p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1173950&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Madagasikara</category>
<pubDate>Sun, 20 Sep 2009 09:33:18 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-50218-billet-1084743.html</guid>
</item>
<item>
<title>Le tombeau du merina</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50218-billet-1074164.html</link>
<description><![CDATA[<p><br />Cela fait d&eacute;j&agrave; quatre heures que nous marchons en direction du nord ouest depuis Belobaka - un bourg d&eacute;j&agrave; &agrave; une soixantaine de kilom&egrave;tres de Tsiroamandidy, capitale du Bongolava. Nous avan&ccedil;ons dans un paysage de collines couvertes d'herbes s&egrave;ches, suivant parfois ce que f&ucirc;t la route de Belobaka &agrave; Akanvadra sur les bords de la Manambolo, notre destination.</p>
<p>A priori, et puisque nous avons laiss&eacute; Tsiroanomandidy (&laquo; l&agrave; o&ugrave; deux rois ne peuvent r&eacute;gner &raquo; limite du monde merina et du monde sakalava) derri&egrave;re nous nous sommes d&eacute;j&agrave; en plein pays sakalava. Et pourtant, voil&agrave;, juste au-dessus de cet arbre sur le flanc d'un petit piton rocheux un tombeau merina...</p>
<p>Ces tombeaux marquent le c&oelig;ur d'un territoire familial on y ram&egrave;ne les squelettes des membres de la famille qui seraient morts au loin, on y c&eacute;l&egrave;bre la c&eacute;r&eacute;monie du famahadiana - le retournement des morts, on les construit en pierres pour durer...</p>
<p>Mais voil&agrave; ce tombeau solitaire, sur le bord d'un chemin de cr&ecirc;te, loin de tout village, et probablement d&eacute;j&agrave; en territoire &laquo; ennemi &raquo;...</p>
<p>Pourquoi est-ce que cela me fait penser au po&egrave;me de Basho :</p>
<p><em>Herbe d'&eacute;t&eacute; fl&eacute;trie<br />tout ce qui reste<br />du r&ecirc;ve de guerriers </em>?</p>
<p>&nbsp;</p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1164229&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Madagasikara</category>
<pubDate>Sat, 29 Aug 2009 08:14:31 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-50218-billet-1074164.html</guid>
</item>
<item>
<title>Préfabriqué (2)</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50218-billet-1047313.html</link>
<description><![CDATA[<p>Une ces maisons pr&eacute;fabriqu&eacute;s - je n'avais pas pu bien la cadrer dans le billet pr&eacute;c&eacute;dent...</p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1138611&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Madagasikara</category>
<pubDate>Sun, 28 Jun 2009 16:46:40 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-50218-billet-1047313.html</guid>
</item>
<item>
<title>Préfabriqué</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50218-billet-1044287.html</link>
<description><![CDATA[<p>A chaque fois que je vais &agrave; Toamasina, comme la semaine derni&egrave;re, je suis &eacute;tonn&eacute; par les ateliers de &laquo; pr&eacute;fabriqu&eacute; &raquo; qui longent le bazar be, que l'on trouve du c&ocirc;t&eacute; de la minoterie ou encore ailleurs. Un morceau de terrain o&ugrave; s'activent divers types, dans un coin peut-&ecirc;tre un tas de gros bambous encore verts, dans un autre, ou alors sur les bords de l'atelier, le produit fini. Quelques uns des types usent de la machette pour d&eacute;couper des lamelles de bambou, les autres les tissent, d'autres encore peuvent d&eacute;couper dans certaines de ces nattes le triangle sur lequel viendra se poser un toit.</p>
<p>Car il s'agit d'ateliers qui pr&eacute;fabriquent les murs des maisons parmi les plus simples de la zone. On en voit parfois en ville, roul&eacute;s, pos&eacute;s sur une &laquo; cal&egrave;che &raquo; (construite avec des pneus de voiture r&eacute;cup&eacute;r&eacute;s que l'on pousse ici et l&agrave; et qui est le v&eacute;hicule utilitaire le moins cher de l'Est) en route vers le chantier o&ugrave; une petite maison se construit. Ce sera une battisse sur pilotis d'une dizaine de m&egrave;tres carr&eacute;s, des poteaux en bois soutenant un toit en feuille de ravinala et les murs : ces nattes de bambou...</p>
<p>Une solution &eacute;l&eacute;gante et &laquo; autochtone &raquo; au probl&egrave;me de l'acc&egrave;s au logement, des maisons &agrave; trois sous qui tomberont peut-&ecirc;tre au premier cyclone mais qui seront si ais&eacute;ment remises sur pied !</p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1136038&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Madagasikara</category>
<pubDate>Sun, 21 Jun 2009 15:58:04 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-50218-billet-1044287.html</guid>
</item>
<item>
<title>Les guitaristes</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50218-billet-1038204.html</link>
<description><![CDATA[<p><br />Hier en rentrant chez moi le soir tomb&eacute; je descendais la rue pav&eacute;e qui m&egrave;ne &agrave; ma maison de poup&eacute;es quand j'ai crois&eacute; trois ou quatre jeunes qui avan&ccedil;aient vers moi dans la p&eacute;nombre, l'un d'entre eux tenait une guitare et il la jouait en marchant, ses amis chantonnant. Mon amie a ri et s'est exclam&eacute; que c'&eacute;tait &eacute;trange...</p>
<p>C'est alors que je me suis rendu compte &agrave; quel point cette sc&egrave;ne si commune &agrave; Tana ne m'&eacute;tonnais plus.</p>
<p>C'est vrai qu'assez souvent on les croise dans les quartiers ces grateux. Un type alignant les accords sur sa guitare &agrave; quatre-sous dans la lumi&egrave;re d'un lampadaire, ses potes l'entourent et ils chantent des chansons dont je ne comprends pas les mots. Malgr&eacute; les d&eacute;gaines de rappeur, les casquettes et les t-shirts de sports am&eacute;ricains, ce seront finalement des airs du &laquo; folk &raquo; malgache - &agrave; la Mahaleo - qu'ils joueront....</p>
<p>Et sur la photo quelques gars &agrave; l'ombre d'un des grands arbres d'Ambohidratrimo se partagent la guitare et ses airs comme ils se partagent sans doute aussi les bouteilles de THB !</p>
<p>&nbsp;</p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1130576&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Madagasikara</category>
<pubDate>Sun, 07 Jun 2009 14:06:25 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-50218-billet-1038204.html</guid>
</item>
<item>
<title>Les bouviers</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50218-billet-1012590.html</link>
<description><![CDATA[<p><br />Il para&icirc;t que c'est le mercredi. En tout cas chaque mercredi que je prends la route d'Antsirabe je les croise en chemin - les bouviers. C'est sans doute li&eacute; &agrave; un march&eacute; tananarivien, ou aux besoins hebdomadaires des abattoirs de la capitale. Il s'agit sans doute d'arriver le mercredi soir ou le jeudi matin pour vendre les b&ecirc;tes.</p>
<p>En tout cas, ils sont l&agrave;, sur la RN7, deux ou trois types, une trentaine de z&eacute;bus et un peu plus loin de nouveau la m&ecirc;me sc&egrave;ne, une sc&egrave;ne que l'on croise une dizaine de fois. Les bouviers portent de vieux habits, qui un short de footballeur, qui un t-shirt d&eacute;lav&eacute;, qui des tongs, qui pieds nus. Ils vont une branche &agrave; la main, ils marchent, ils courent et leurs pieds claquent sur le goudron, ils sifflent, ils font rentrer un taureau, une vache, un veau dans le rang - ce n'est pas ais&eacute; et le b&eacute;tail divague. Ils vont un bout de corde autour du torse, peut &ecirc;tre un petit baluchon, bob ou casquette sur le cr&acirc;ne. Quand il pleut un bout de plastique nou&eacute; autour du cou prot&egrave;ge mal contre la pluie.</p>
<p>On ralentit, on s'arr&ecirc;te, on passe lentement tel groupe et on recommence arriv&eacute;s &agrave; auteur du groupe suivant.</p>
<p>Sans doute font ils route depuis quelques jours. Le b&eacute;tail vient du moyen ouest ou de l'Isalo, des pays bara ou sakalava. De ces collines nues, verdoyantes en cette saison, de ce middle west malgache ou l'&eacute;levage est extensif. Ils doivent faire quelques haltes sur leur route, des bivouacs pauvres, le riz cuisant dans sa marmite en alu sur un feu de bois.</p>
<p>Et &agrave; les passer chaque fois le mercredi mon esprit se prend &agrave; nomadiser - je m'imagine faire un bout de  ce chemin, &agrave; accompagner les bouviers sur la route d'Antananarivo.</p>
<p>&nbsp;</p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1106132&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Madagasikara</category>
<pubDate>Sat, 18 Apr 2009 15:48:34 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-50218-billet-1012590.html</guid>
</item>
<item>
<title>La pierre femelle d'Ambohidratrimo</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50218-billet-993231.html</link>
<description><![CDATA[<p><br>La crise continue et on se lasse de suivre les informations, les rebondissements, les retournements constants de la situation. </p><p>Alors on essaye de se bricoler une vie normale entre les vagues. </p><p>Voilà que je me lance dans l'exploration des douze collines sacrées de l'Imerina, ces chefs-lieux de petits royaumes que selon la légende Andrianampoinimerina a unifiés au 18e siècle. Douze collines dont la liste définitive ne semble pas établie, douze (et pourquoi douze ? Ce chiffre est un peu trop spécial pour être honnête !) collines disposées autour de la grande et riche plaine rizicole d'Antananarivo. </p><p>Certaines sont très connues et souvent visitées comme celle au centre de cette ville - la colline d'Analamanaga, ou comme le palais d'été de la Reine à Ambohimanga, d'autres le sont moins, entre elles celles au pédigrée douteux - contesté...</p><p>Je suis allé il y a deux semaines visiter le rova à Ambohidratrimo (c'est sur la route de Mahajanga juste après le rond point de Talatamaty). C'est une colline boisée qui se dresse aux bords d'une étendue marécageuse. J'y suis allé attiré par la mention d'une pierre femelle encore vénérée... </p><p>La route qui y mène entoure la colline en la grimpant, elle rétrécit et son goudron vieillit au fur et à mesure qu'on approche du sommet. Le voici, une aire plate, bordée d'arbres, de jeunes couples, trois tombes surmontées de leurs chambres froides, marque de noblesse. Je ne vois nulle pierre femelle, je  tourne autour de ce sommet, ici un couple est assis, elle la tête sur ses genoux à lui - il lui caresse le ventre amoureusement, là un autre regarde le paysage, la ville au loin entre les rizières et là-bas un groupe de jeunes joue de la guitare. Il y aussi un photographe, une guide, quelques vieux jouant au fanorona...</p><p>A mon deuxième passage, après avoir regardé de loin dans les chambres froides (elles contiennent toutes trois des autels, lieux de sacrifices aux ancêtres ici présents) un des vieux arrête son jeu pour me demander si j'ai besoin d'un guide... Et soudain je la vois, elle est petite, sous la ligne de mon regard, au bord de la fondation d'une construction disparue - comme en faisant partie. La pierre femelle : un rectangle de granite d'un peu moins d'un mètre de haut avec deux seins saillants. La fente immédiatement à sa gauche est comme enduite, sans doute des offrandes de miel ou autres libations. La pierre a réputation de guérir de la stérilité...</p><p>Et alors que je la regarde un groupe de jeunes filles s'approche, certaines se tiennent par la main elles causent entre elles à voix basse, des filles au tout début de la puberté qui s'arrêtent un instant et regardent la pierre femelle elles aussi, comme s'interrogeant, cherchant peut-être à percer le mystère qu'elle renferme - mystère qui est aussi le leur. </p><p><br></p><p></p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=1087464&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Madagasikara</category>
<pubDate>Sun, 15 Mar 2009 15:02:19 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-50218-billet-993231.html</guid>
</item>
<item>
<title>Samedi rouge</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50218-billet-972027.html</link>
<description><![CDATA[<br>Vers 15 h 30, après avoir reçu un coup de fil inquiétant de la part d'un collègue, je suis assis dans mon salon, la fenêtre donnant sur la cour ouverte - il fait beau dehors - j'aperçois un bout de la rue pavée qui passe devant chez moi. <p>Un homme en maillot de foot portant un bonnet sur la tête parle à une femme d'age moyen devant un portail. Je ne les entends pas, je suis trop loin, je ne vois que les gestes que l'homme fait. Il semble mimer quelqu'un parlant dans un micro, il semble mimer des gens qui avancent puis qui se jettent au sol. Il pointe alors du doigt et le doigt pointé, imprimant a son poignet des secousses, il dessine un arc de cercle - il mime, là c'est certain, un mitraillage...</p><p>Et alors, comme convoqués, des bruits s'entendent au loin ressemblant à des pétards chinois : des tirs d'arme automatique. La femme rentre chez elle en courant, les autres piétons dans la rue pressent le pas, et l'homme reprend son chemin, presque nonchalant.</p><p>Peu de temps après j'entends les sirènes des ambulances, peut-être se dirigeant vers l'hôpital militaire tout proche...</p><br>]]></description>
<category>Madagasikara</category>
<pubDate>Sun, 08 Feb 2009 08:10:50 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-50218-billet-972027.html</guid>
</item>
</channel>
</rss>
