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<copyright>Copyright 2008 Blogg</copyright>
<pubDate>Sat, 21 Nov 2009 21:00:38 +0100</pubDate>
<lastBuildDate>Sat, 21 Nov 2009 21:00:38 +0100</lastBuildDate>
<docs>http://www.blogg.org/blog-50164.html</docs>
<description>l'Union européenne et son actualité commentées</description>
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<title>EU.rope</title>
<language>fr</language>
<category>Blogg</category>
<ttl>60</ttl>
<item>
<title>Les élections européennes peuvent être passionnantes, alors pourquoi se priver ?</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50164-billet-1016270.html</link>
<description><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal">Seuls 34% des citoyens europ&eacute;ens (47% des Fran&ccedil;ais) se disent certains d&rsquo;aller voter aux &eacute;lections europ&eacute;ennes du 4 au 7 juin prochains. Seuls&nbsp;38% sont m&ecirc;me au courant que les &eacute;lections europ&eacute;ennes auront lieu dans quelques semaines.</p>
<p><img style="float: left; margin-left: 20px; margin-right: 20px;" title="Parlement europ&eacute;en, Strasbourg" src="http://benjilestapsien.free.fr/Floe/blog/PE%20Str%20ext.jpg" alt="" width="300" height="225" /></p>
<p class="MsoNormal"><strong>A qui la faute&nbsp;? </strong></p>
<p class="MsoNormal"><a href="http://ec.europa.eu/public_opinion/archives/ebs/ebs_303_synt_fr.pdf" target="_blank">Le sondage Eurobarom&egrave;tre qui r&eacute;v&egrave;le ces chiffres</a> est all&eacute; un peu plus loin, s&rsquo;int&eacute;ressant aux raisons de cette m&eacute;connaissance. Charg&eacute;s de l&rsquo;information, les m&eacute;dias sont en grande partie responsables puisque 36% des Europ&eacute;ens se souviennent avoir entendu, lu ou vu un sujet sur le Parlement europ&eacute;en dans leurs m&eacute;dias.</p>
<p class="MsoNormal">Lundi dernier dans <em>Lib&eacute;ration</em>, Daniel Schneidermann accusait les hebdos, obs&eacute;d&eacute;s par la pr&eacute;paration de la pr&eacute;sidentielle de 2012 au point de n&eacute;gliger tant les europ&eacute;ennes que les r&eacute;gionales (qui auront lieu en 2010). La plupart des analystes - ou plut&ocirc;t des journalistes - rejettent le bl&acirc;me sur les partis politiques fran&ccedil;ais, engonc&eacute;s dans leurs querelles internes de composition des listes et attendant le dernier moment pour lancer une campagne dont on se demande si elle va v&eacute;ritablement &ecirc;tre lanc&eacute;e un jour.</p>
<p class="MsoNormal">Qu&rsquo;il est difficile d&rsquo;int&eacute;resser les Fran&ccedil;ais aux &eacute;lections europ&eacute;ennes, nous expliquent-ils. Trop lointaine, trop complexe, trop ennuyeuse, l&rsquo;Europe.<br />&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal"><strong>Cachez ces enjeux que je ne saurais voir</strong></p>
<p class="MsoNormal">Les enjeux ne manquent pas pourtant. Ils donnent le tournis m&ecirc;me, si l&rsquo;on s&rsquo;y penche d&rsquo;un peu trop pr&egrave;s.</p>
<p class="MsoNormal">La crise &eacute;conomique et financi&egrave;re d&rsquo;abord. Elle est le sujet de pr&eacute;occupation n&deg;1 des Europ&eacute;ens. Rares sont d&eacute;sormais ceux qui s&rsquo;affirment non touch&eacute;s par la crise. Celle-ci &eacute;touffe le d&eacute;bat sur les europ&eacute;ennes, nous disent du coup les politiques. Elle devrait l&rsquo;enflammer au contraire, ce d&eacute;bat. La politique &eacute;conomique et sociale, nerf de la Politique, a toujours et dessine encore le clivage entre gauche et droite en Europe. Au niveau national d&rsquo;abord mais au niveau europ&eacute;en &eacute;galement&nbsp;: allez assister &agrave; un d&eacute;bat au Parlement europ&eacute;en entre le commissaire au march&eacute; int&eacute;rieur, Charlie McCreevy - pr&eacute;sent&eacute; depuis des ann&eacute;es comme le chantre du <em>laissez-faire -</em>&nbsp;et des d&eacute;put&eacute;s europ&eacute;ens r&eacute;clamant de nouvelles r&egrave;gles de r&eacute;gulation du march&eacute;. Vous en sortirez persuad&eacute; que le d&eacute;bat politique existe &agrave; Strasbourg et &agrave; Bruxelles, et que venir voter le 7 juin peut valoir le coup.</p>
<p class="MsoNormal"><img style="float: right; margin-left: 20px; margin-right: 20px;" title="h&eacute;micycle du Parlement europ&eacute;en, Strasbourg" src="http://benjilestapsien.free.fr/Floe/blog/h%e9micycle%20STR.jpg" alt="" width="300" height="225" />Au-del&agrave; de la crise &eacute;conomique, l&rsquo;enjeu pour l&rsquo;Union europ&eacute;enne est crucial. D&rsquo;abord et surtout pour le premier concern&eacute;, le Parlement europ&eacute;en. Une participation qui resterait sur la pente descendante entam&eacute;e depuis la premi&egrave;re &eacute;lection au suffrage universel en 1979, qui serait encore plus basse que celle de 2004, repr&eacute;senterait un d&eacute;saveu des citoyens europ&eacute;ens pour une institution qui ne cesse pourtant de s&rsquo;affirmer face &agrave; la Commission europ&eacute;enne et au Conseil. L&rsquo;argument peut &ecirc;tre retourn&eacute;, allez-vous me dire&nbsp;: la faiblesse croissante de la participation aux &eacute;lections europ&eacute;ennes jusqu&rsquo;&agrave; aujourd&rsquo;hui n&rsquo;a justement pas emp&ecirc;ch&eacute; le Parlement europ&eacute;enne de voir ses pouvoirs se renforcer, en s&rsquo;appuyant sur sa l&eacute;gitimit&eacute; d&eacute;mocratique. Mais en ces temps de cafouillage institutionnel et de confiance &agrave; retrouver pour les citoyens, le Parlement ne se remettrait que tr&egrave;s difficilement d&rsquo;un &eacute;chec en juin prochain. Car il s&rsquo;agirait bien l&agrave; d&rsquo;un &eacute;chec et le Parlement l&rsquo;a bien compris, investissant dans une campagne proactive et paneurop&eacute;enne de communication sur l&rsquo;enjeu des &eacute;lections.</p>
<p class="MsoNormal"><strong>Personnalisons&nbsp;! </strong></p>
<p class="MsoNormal">L&rsquo;enjeu des europ&eacute;ennes concerne en fait l&rsquo;&eacute;quilibre institutionnel de l&rsquo;Union europ&eacute;enne dans son ensemble. Les d&eacute;put&eacute;s europ&eacute;ens prennent le risque de ne pas assez le souligner en n&eacute;gligeant de jouer sur le pouvoir de contr&ocirc;le dont ils disposent d&rsquo;ores et d&eacute;j&agrave; - sans attendre l&rsquo;entr&eacute;e en vigueur du trait&eacute; de Lisbonne - sur la Commission europ&eacute;enne.</p>
<p class="MsoNormal">Les politologues l&rsquo;ont analys&eacute;, l&rsquo;omnipr&eacute;sence de l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle l&rsquo;a d&eacute;montr&eacute;, la personnalisation des enjeux attirent l&rsquo;&eacute;lecteur. Dont acte. Personnalisons. Expliquons que les &eacute;lections europ&eacute;ennes, c&rsquo;est &eacute;lire des d&eacute;put&eacute;s mais c&rsquo;est aussi dessiner le visage de la Commission europ&eacute;enne. Imprudemment, les partis politiques europ&eacute;ens se privent de cet attrait en se r&eacute;fugiant derri&egrave;re les diplomates, qui leur font valoir que les nominations des responsables europ&eacute;ens font l&rsquo;objet de savants dosages entre Etats membres, dans lesquels le Parlement europ&eacute;en ne saurait s&rsquo;immiscer. D&egrave;s lors, le PSE se tire une balle dans le pied en mettant en valeur le danois Poul-Nyrup Rasmussen, alors que son homonyme et compatriote Anders-Fogh Rasmussen vient d&rsquo;&ecirc;tre choisi comme nouveau secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;OTAN&nbsp;; le PPE-DE choisit la facilit&eacute; en soutenant Jos&eacute; Manuel Barroso&nbsp;; l&rsquo;ADLE devrait se faire entendre beaucoup plus, au m&ecirc;me titre que les Verts, qui b&eacute;n&eacute;ficient d&rsquo;une cr&eacute;dibilit&eacute; beaucoup plus forte au niveau europ&eacute;en qu&rsquo;en France.</p>
<p class="MsoNormal"><strong>Du c&ocirc;t&eacute; du droit</strong></p>
<p class="MsoNormal">Le droit europ&eacute;en prime sur le droit national, au moins au niveau infra-constitutionnel. Ce n&rsquo;est pas nouveau, c&rsquo;est r&eacute;affirm&eacute; tous les jours par le juge europ&eacute;en et par le juge national. Partant de ce principe, la d&eacute;monstration que les directives et r&egrave;glement adopt&eacute;s au niveau europ&eacute;en ont de l&rsquo;importance devrait &ecirc;tre ais&eacute;e. Elle est pourtant toujours aussi compliqu&eacute;e en France. L&agrave; encore, nous pourrions passer du temps &agrave; essayer d&rsquo;identifier les responsables de cette d&eacute;sinformation. Plus utile sans doute serait de souligner que les &eacute;lections europ&eacute;ennes sont une nouvelle fois l&rsquo;occasion de mener &agrave; bien cette d&eacute;monstration.</p>
<p><img style="float: left; margin-left: 20px; margin-right: 20px;" title="Agora B.Geremek, Strasbourg" src="http://benjilestapsien.free.fr/Floe/blog/cour%20LOW_PE_STR.jpg" alt="" width="300" height="400" /></p>
<p class="MsoNormal"><strong>Une nouvelle star pour cette campagne&nbsp;: Internet</strong></p>
<p class="MsoNormal">Un exemple l&rsquo;illustre &agrave; merveille&nbsp;et pourrait &agrave; lui seul marquer la campagne&nbsp;: la loi Cr&eacute;ation et Internet, parfois nomm&eacute;e loi Hadopi (pour une explication par Ma&icirc;tre Eolas, lire <a href="http://www.maitre-eolas.fr/2009/03/04/1333-hadopi-mon-amie-qui-es-tu">ici</a>). Son dernier &eacute;pisode&nbsp;: la partie de cache-cache parlementaire qui a conduit au rejet de la loi par 21 voix contre 15 &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale (pour un point d&rsquo;actualit&eacute;, lire <a href="http://www.ecrans.fr/Creation-et-Internet-On-fait-le,7023.html">le dernier article des </a><em><a href="http://www.ecrans.fr/Creation-et-Internet-On-fait-le,7023.html">Ecrans de Lib&eacute;ration</a></em>). Le projet de loi a depuis &eacute;t&eacute; r&eacute;inscrit au calendrier parlementaire pour le 29 avril.</p>
<p class="MsoNormal">Quel rapport avec le Parlement europ&eacute;en&nbsp;?</p>
<p class="MsoNormal">A l&rsquo;automne dernier, une large majorit&eacute; de d&eacute;put&eacute;s europ&eacute;ens avait vot&eacute; en faveur d&rsquo;un amendement qui rendait le projet de loi fran&ccedil;ais non conforme au droit europ&eacute;en. Au Conseil, la France &eacute;tait alors parvenue &agrave; convaincre les autres Etats membres de supprimer cet amendement, inclus dans le paquet T&eacute;l&eacute;com, ensemble l&eacute;gislatif qui vise &agrave; r&eacute;guler le r&eacute;seau europ&eacute;en de communications &eacute;lectroniques. Depuis, la Commission europ&eacute;enne, le Conseil et le Parlement europ&eacute;en n&eacute;gocient afin de tenter de conclure ce dossier en deuxi&egrave;me lecture. Or les n&eacute;gociations bloquent sur cet amendement, revot&eacute; par la commission ITRE (Industrie, Recherche et Energie) du Parlement europ&eacute;en cette semaine &agrave; Strasbourg, et qui dispose qu&rsquo; "<em><span><span>aucune restriction ne peut &ecirc;tre impos&eacute;e aux droits et libert&eacute;s fondamentaux des utilisateurs finaux sans d&eacute;cision pr&eacute;alable des autorit&eacute;s judiciaires, notamment conform&eacute;ment &agrave; l'article 11 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union europ&eacute;enne concernant la libert&eacute; d'expression et d'information, sauf lorsque la s&eacute;curit&eacute; publique est menac&eacute;e, auquel cas la d&eacute;cision peut intervenir ult&eacute;rieurement."</span></span></em></p>
<p class="MsoNormal">Au-del&agrave; de la fronde soulev&eacute;e en France par ce projet de loi et des points controvers&eacute;s qu&rsquo;il porte, il s&rsquo;agit l&agrave; d&rsquo;un enjeu plus global pour la soci&eacute;t&eacute; d&rsquo;aujourd&rsquo;hui&nbsp;: la r&eacute;gulation publique de l&rsquo;usage d&rsquo;Internet et des nouvelles technologies. Cet enjeu devrait &ecirc;tre r&eacute;gl&eacute; au niveau europ&eacute;en, au moins pour en fixer les cadres. Quelle meilleure occasion que ces &eacute;lections europ&eacute;ennes pour mener ce d&eacute;bat&nbsp;? <span>&nbsp;</span></p>
<p>&nbsp;</p>]]></description>
<category>Actualit&#195;&#169;</category>
<pubDate>Sun, 26 Apr 2009 17:46:09 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-50164-billet-1016270.html</guid>
</item>
<item>
<title>Gare à l'isme !</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50164-billet-975140.html</link>
<description><![CDATA[<I><SPAN>L'Europe protectrice, c'est le thème de campagne choisi par Nicolas Sarkozy pour les élections européennes de juin prochain. C'était déjà le credo affiché au début de la présidence française du Conseil de l'UE l'été dernier (cf post <A href="http://www.blogg.org/blog-50164-billet-le_verre_europeen-833289.html">Le verre européen</A></SPAN></I><I><SPAN>). Un choix judicieux en période de crise économique. Mais gare à l'isme ! <BR><BR></SPAN></I><SPAN></SPAN><SPAN>De nombreux Etats membres semblent en effet confondre protection et protectionnisme, ou croire que la première ne saurait être garantie que par le second. C'est le retour du nationalisme économique, annonçait <EM><A href="http://www.economist.com/printedition/displayStory.cfm?Story_ID=13061443&amp;CFID=41516238&amp;CFTOKEN=86290771" target=_blank>The Economist</A></EM>&nbsp;la semaine dernière. <IMG title="The return of economic nationalism - The Economist" height=168 alt=" " src="http://benjilestapsien.free.fr/Floe/blog/return%20of%20economic%20nationalism.jpg" width=225 align=right><BR></SPAN><SPAN></SPAN><SPAN>Si aux Etats-Unis, Barack Obama est revenu sur le "Buy American", les "British jobs for British" ont reçu un écho favorable auprès de Gordon Brown. Mais sous le feu des critiques<SPAN>&nbsp; </SPAN>de la Commission européenne et des analystes économiques se tiennent la France et son plan d'action pour l'automobile. <BR><BR></SPAN><SPAN></SPAN><SPAN>En conditionnant le prêt de l'Etat à l'interdiction de déplacer la production vers d'autres sites européens, le plan conçu par le gouvernement sent le protectionnisme jusqu'à Bruxelles. François Fillon est donc venu à Bruxelles hier expliquer que non, <I>"le plan français n'est pas un plan protectionniste"</I> et que simplement la France <I>"demande [à ses constructeurs automobiles] de ne pas fermer de site d'assemblage sur le territoire national car les citoyens ne comprendraient pas que l'Etat prête 6 milliards d'euros à un constructeur qui annoncerait de telles fermetures"</I>. Et comme la meilleure défense c'est l'attaque, le Premier ministre a fait valoir que la France<I> "aurait préféré une solution européenne pour soutenir [son] industrie automobile car il n'est pas sain d'avoir des plans nationaux très différents"</I>, accusant à demi-mots la Commission européenne et la présidence tchèque d'immobilisme. <BR><BR></SPAN><SPAN></SPAN><SPAN><SPAN><IMG title="François Fillon le 12 février_photo: AP" height=195 alt=" " src="http://benjilestapsien.free.fr/Floe/blog/fillon_CE_AP.jpg" width=300 align=left></SPAN>Ce faisant, la France et l'ensemble des Etats membres prennent le risque de voir s'envoler aussitôt les acquis de la présidence française, qui avait démontré que le volontarisme européen pouvait se montrer à la fois efficace et rassurant. <BR><BR></SPAN><SPAN></SPAN><SPAN>Ainsi en quelques semaines, l'Europe-Protection semble s'être transformée en Europe-Danger par l'effet d'une crise qui fait croire à tout un chacun que la solution est de se replier sur soi. Le discours de François Fillon hier tend à accroire qu'il existe une alternative entre une "solution européenne" et une "solution nationale". Faux. Les progrès de la construction européenne et l'intégration du marché européen qu'ils ont entraîné rendent toute "solution" nationale contre-productive et dangereuse pour chacun des Etats de l'Union. Seule la voie européenne, en concertation avec le G20, offre une véritable solution.<SPAN>&nbsp; </SPAN><BR></SPAN>]]></description>
<category>Actualit&#195;&#169;</category>
<pubDate>Fri, 13 Feb 2009 15:08:56 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-50164-billet-975140.html</guid>
</item>
<item>
<title>La présidence française ou le renforcement du Conseil européen</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50164-billet-927440.html</link>
<description><![CDATA[<P><FONT face=Calibri size=3><EM>Le Conseil européen n'est pas une institution officielle de l'Union européenne. Il est pourtant en ce moment l'instance décisionnaire la plus importante de l'UE.</EM> </FONT></P>
<P><FONT face=Calibri size=3><IMG title=PFUE height=74 alt=" " src="http://benjilestapsien.free.fr/Floe/blog/Conseil_UE_Vg.jpg" width=100 align=left><STRONG>Mis en place à l'initiative de Valéry Giscard d'Estaing à la fin des années 1970, le Conseil européen réunit régulièrement les chefs d'Etat et de gouvernement des Etats membres.</STRONG> A ne pas confondre avec le Conseil de l'Union européenne&nbsp;- dit également Conseil des ministres -, institution à part entière de l'UE, qui réunit les ministres des Etats membres selon une organisation thématique (le Conseil transports réunit les ministres des transports, le Conseil économique et financier les ministres de l'économie et des finances, etc). </FONT></P>
<P><FONT face=Calibri size=3>Prenant acte de l'influence grandissante du Conseil européen, où se négocient les grandes évolutions politiques de l'UE, le traité constitutionnel puis le traité de Lisbonne le reconnaissent formellement comme instance de l'Union. <STRONG>Mais le Conseil européen n'est pas à proprement parler une instance décisionnaire. </STRONG></FONT></P>
<P><FONT face=Calibri size=3>Telle n'est pas l'impression laissée par la présidence actuelle du Conseil européen. A propos du paquet énergie-climat (voir note <EM><A href="http://www.blogg.org/blog-50164-billet-lire_ou_relire___-916181.html" target=_blank>Lire ou relire</A></EM> pour une analyse plus détaillée), Nicolas Sarkozy répète en effet régulièrement que ses dispositions seront adoptées à l'unanimité par les chefs d'Etat et de gouvernement. </FONT></P>
<P><FONT face=Calibri size=3><IMG title="hémicycle de Strasbourg" height=97 alt=" " src="http://benjilestapsien.free.fr/Floe/blog/pl%e9ni%e8re%20STR_europa.eu.JPG" width=146 align=right>La procédure communautaire voudrait pourtant que le paquet soit adopté en codécision entre le Parlement européen et le Conseil des ministres de l'Environnement. <STRONG>D'aucuns craignent donc que la procédure législative communautaire ne soit négligée par la présidence française, voire tout simplement court-circuitée, au profit d'un débat restreint au Conseil européen. </STRONG></FONT></P>
<P><FONT face=Calibri size=3>Pour s'assurer du contraire, le Parlement européen a décidé d'avancer son vote sur le dossier, afin qu'il ait lieu avant le Conseil européen des 11 et 12 décembre. </FONT></P>
<P><FONT size=3><FONT face=Calibri><STRONG>Certes, l'importance du dossier rend à la fois logique et nécessaire la négociation au plus haut niveau politique mais celle-ci doit intervenir en dernier ressort, au terme d'une procédure législative ordinaire qui resterait inaboutie</STRONG>. Le travail de codécision entre le Parlement européen et les ministères de l'environnement nationaux se révèle d'ailleurs tout autant politique mais sans doute plus efficace, gagnant grâce à la multiplication des acteurs la marge de man&#339;uvre et la liberté de ton que perd le Conseil européen, représentant immédiat des intérêts nationaux. <SPAN>&nbsp;</SPAN></FONT></FONT></P>
<P><FONT face=Calibri size=3>Face aux réticences qui s'élèvent chez plusieurs Etats membres, derrière la Pologne et l'Italie, que ce soit au titre de la défense de son industrie charbonnière (pour la première) ou au regard des difficultés conjoncturelles de l'industrie (pour la seconde), il serait même peut-être judicieux de laisser les enjeux se décanter entre les eurodéputés et les ministres de l'Environnement. Le glorieux moment de la signature du paquet pourra lui être réservé au Conseil européen. <BR></FONT></P>
<P><FONT face=Calibri><EM>Photos: ue2008.fr, europa.eu</EM></FONT></P>]]></description>
<category>Opinions</category>
<pubDate>Fri, 21 Nov 2008 17:35:53 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-50164-billet-927440.html</guid>
</item>
<item>
<title>Ce soir, le Kosovo ne joue pas en amical</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50164-billet-926424.html</link>
<description><![CDATA[<P><BR><FONT face=verdana,geneva>Le Kosovo, qui a déclaré son indépendance au début de cette année, a depuis été reconnu par 51 Etats dans le monde. L'une de ses premières démarches en tant qu'Etat indépendant a été de poser candidature auprès de la FIFA&nbsp;- l'organisation rassemblant les fédérations nationales de football du monde entier&nbsp;- et de l'UEFA&nbsp;- l'organisation rassemblant les fédérations nationales de football européennes<SPAN>&nbsp; </SPAN>-. Les deux candidatures ont été refusées. <IMG title="drapeau kosovar" height=163 alt=" " src="http://benjilestapsien.free.fr/Floe/blog/drapeau_kosovo.jpg" width=245 align=right></FONT></P>
<P><FONT face=verdana,geneva>Michel Platini, président de l'UEFA, en visite en Albanie la semaine dernière, a expliqué en effet qu'une candidature ne saurait être acceptée si l'Etat candidat n'est pas membre de l'Organisation des Nations Unies. La FIFA avait déjà rejeté formellement la candidature de Pristina à la fin octobre, précisant que seul <EM>"un Etat indépendant reconnu par la communauté internationale"</EM> peut rejoindre l'organisation. </FONT><A href="http://euobserver.com/15/27097" target=_blank><FONT face=verdana,geneva>Selon <I>euobserver.com</I></FONT></A><FONT face=verdana,geneva>, qui cite l'hebdomadaire bulgare <I>Sofia Echo</I>, la FIFA aurait ajouté que le Kosovo n'est par ailleurs pas autorisé à jouer de matchs amicaux.<SPAN>&nbsp; </SPAN></FONT></P>
<P><FONT face=verdana,geneva>La déception kosovarde, le président de la fédération critiquant une décision contraire à "<I>l'intérêt du jeu"</I> <I>("good of the game")</I> ainsi qu'à "<I>l'intérêt du monde"</I> ("<I>good of the world"), </I>si elle est juridiquement infondée, révèle surtout le poids géopolitique de l'UEFA et de la FIFA, et à travers elle, du football. Le Kosovo l'a bien compris, entrer dans la communauté internationale du football, même si ce n'est qu'en amical, c'est entrer dans la communauté internationale tout court. L'universalité mêlée à la subjectivité passionnée du football, garantit un rayonnement que n'offre malheureusement pas toujours l'enceinte des Nations Unies à New York. </FONT></P>
<P><FONT face=verdana,geneva size=1><EM>Photo: lemonde.fr</EM></FONT></P>
<P>&nbsp;</P>]]></description>
<category>Football</category>
<pubDate>Wed, 19 Nov 2008 19:47:41 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-50164-billet-926424.html</guid>
</item>
<item>
<title>Lire ou relire ?</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50164-billet-916181.html</link>
<description><![CDATA[<SPAN class=Apple-style-span style="WORD-SPACING: 0px; FONT: 13px Verdana; TEXT-TRANSFORM: none; COLOR: rgb(0,0,0); TEXT-INDENT: 0px; WHITE-SPACE: normal; LETTER-SPACING: normal; BORDER-COLLAPSE: separate; orphans: 2; widows: 2"></SPAN><SPAN class=Apple-style-span style="WORD-SPACING: 0px; FONT: 13px Verdana; TEXT-TRANSFORM: none; COLOR: rgb(0,0,0); TEXT-INDENT: 0px; WHITE-SPACE: normal; LETTER-SPACING: normal; BORDER-COLLAPSE: separate; orphans: 2; widows: 2">
<P><SPAN><I><FONT face=verdana,geneva><FONT size=2><B>Le paquet énergie - climat est le dossier principal de la fin du cycle 2004 - 2009 pour les institutions de l'Union européenne.</B> Il représente l'un des enjeux clés de la Commission Barroso (faut-il déjà l'appeler Commission Barroso I ?), qui compte dessus pour effacer des esprits les échecs institutionnels et autres controverses sur la directive services (plus connue sous le nom de "directive Bolkestein") ou sur les négociations à l'OMC.<BR><BR></FONT></FONT></I></SPAN></P>
<P><FONT color=#660099><B><FONT face=verdana,geneva><FONT size=2><SPAN><SPAN class=Apple-style-span style="WORD-SPACING: 0px; FONT: 13px Verdana; TEXT-TRANSFORM: none; COLOR: rgb(0,0,0); TEXT-INDENT: 0px; WHITE-SPACE: normal; LETTER-SPACING: normal; BORDER-COLLAPSE: separate; orphans: 2; widows: 2"><SPAN class=Apple-style-span style="WORD-SPACING: 0px; FONT: 13px Verdana; TEXT-TRANSFORM: none; COLOR: rgb(0,0,0); TEXT-INDENT: 0px; WHITE-SPACE: normal; LETTER-SPACING: normal; BORDER-COLLAPSE: separate; orphans: 2; widows: 2"><IMG title="Conseil de l'UE" height=74 alt=" " src="http://benjilestapsien.free.fr/Floe/blog/Conseil_UE_Vg.jpg" width=100 align=left></SPAN></SPAN></SPAN>Une priorité de la présidence française</FONT></FONT></B></FONT></P>
<P><SPAN><FONT face=verdana,geneva size=2>La présidence française en a fait également l'une de ses priorités. <B>Objectif : conclure le dossier avant la fin de l'année</B>, afin que l'UE soit en mesure de défendre une position claire au sommet de Copenhague sur le changement climatique en décembre 2009. Vu du calendrier, le raisonnement peut étonner : pourquoi donc faudrait-il que la position de l'UE soit définitivement fixée un an avant le sommet de l'ONU ? Vu de la présidence française, le raisonnement apparaît plus clair : un accord d'ici Noël non seulement garantirait l'existence même d'un accord européen avant décembre 2009 et, ce qui ne gâche rien, figurerait au "tableau de chasse" de la présidence française. </FONT></SPAN></P>
<P><SPAN><FONT face=verdana,geneva><FONT size=2>L'objectif, pour la présidence française mais également pour une partie du Parlement européen, est donc d'<B>obtenir un accord en première lecture</B>. Expliquons ce que cela signifie, à travers une brève explication du système de prise de décision au niveau européen.<BR><BR><FONT color=#660099><B style="BACKGROUND-COLOR: rgb(255,255,255)">Brève institutionnelle : la première lecture</B></FONT></FONT></FONT></SPAN></P>
<P><FONT face=verdana,geneva><FONT size=2>Au sein du système institutionnel de l'UE, le droit d'initiative est détenu par la Commission européenne. <B>En janvier dernier, la Commission européenne a donc proposé différents textes, qui ensemble, composent le paquet énergie - climat, dont l'objectif principal est de réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre de l'UE et de porter à 20% la part des énergies renouvelables dans la consommation d'ici 2020.</B><SPAN> <IMG height=195 alt=" " src="http://benjilestapsien.free.fr/Floe/blog/CE_pfue.jpg" width=263 align=right></SPAN></FONT></FONT></P>
<P><SPAN><FONT face=verdana,geneva size=2>Les différentes directives ont ensuite été examinées en commissions parlementaires au Parlement européen et en groupes de travail au Conseil de l'UE. Puis les directives, telles qu'amendées par les députés européens, ont été votées au sein des commissions parlementaires concernées. <B>Etape suivante : l'ensemble des députés européens votent en session plénière.</B> </FONT></SPAN></P>
<P><SPAN><FONT face=verdana,geneva size=2>Mais si les institutions européennes veulent garantir un accord en première lecture, elles doivent éviter la navette qui s'installe entre le Parlement européen et le Conseil lorsque ceux-ci rejettent ou modifient les amendements de l'un ou de l'autre. Pour esquiver ceci, le Parlement européen et le Conseil doivent en réalité se mettre d'accord avant le vote en plénière au Parlement et avant la discussion finale au niveau des ministres - voire des chefs d'Etat et de gouvernement - au Conseil. En d'autres termes, <B>le vote en plénière du Parlement doit entériner l'accord politique trouvé auparavant entre les deux institutions</B>.</FONT></SPAN></P>
<P><FONT face=verdana,geneva color=#660099 size=2><B>Trilogues</B></FONT></P>
<P><FONT face=verdana,geneva><FONT size=2><B>C'est précisément dans ce flou institutionnel qui sépare le vote en commission parlementaire du vote en plénière que se cachent l'atout, ou au contraire, le danger, de la première lecture.</B><BR></FONT></FONT></P>
<P><SPAN><FONT face=verdana,geneva size=2><IMG alt=" " src="http://benjilestapsien.free.fr/Floe/blog/PE_pfue.jpg" align=left>Au cours de cette période, des trilogues réunissent les représentants des trois institutions : la direction générale et le cabinet du ou des commissaire(s) compétent(s) pour la Commission européenne, la présidence en exercice pour le Conseil et le(s) rapporteur(s), ainsi que parfois les rapporteurs fictifs, pour le Parlement européen.</FONT></SPAN></P>
<P><FONT face=verdana,geneva size=2>Ces trilogues peuvent permettre d'aboutir rapidement sur des dossiers ou au contraire, peuvent attiser les difficultés. <B>La différence se fera justement sur la question de la représentation :</B> si chacune des institutions a le sentiment de voir sa position clairement et justement défendue au sein du trilogue, la première lecture a toutes les chances d'aboutir. Si en revanche, l'une ou l'autre des institutions considère que le mandat de ses représentants n'est pas clair ou ne correspond pas à la position réelle de l'institution, la première lecture devient une passage inefficace voire contre-productif.<BR></FONT></P>
<P><FONT face=verdana,geneva size=2>Traditionnellement, dès lors, les dossiers les moins controversés profitent d'un accord rapide en première lecture, tandis que les dossiers législatifs plus complexes sont menés jusqu'à une deuxième lecture, voire jusqu'à la conciliation, dernière étape de la navette législative.</FONT></P>
<P><B><FONT face=verdana,geneva><FONT size=2><FONT color=#660099>Alors, lire ou relire ?</FONT> </FONT></FONT></B></P>
<P><FONT face=verdana,geneva size=2>Si nous revenons au paquet énergie - climat, la question est donc la suivante : <B>faut-il à tout prix favoriser un accord en première lecture afin de démontrer le volontarisme européen en la matière, ou au contraire se montrer patient et accepter le principe d'une deuxième lecture, en tenant compte, d'une part de la complexité du dossier et d'autre part, des nouvelles perspectives imposées par la crise financière ?<BR></B><BR></FONT></P><FONT face=verdana,geneva><FONT size=2><SPAN><?xml:namespace prefix = o /><o:p>Dans l'édition du 16 octobre de<SPAN class=Apple-converted-space> </SPAN><I>European Voice</I>, la députée européenne Caroline Jackson a dénoncé "<I>le caractère opaque des négociations actuellement en cours entre le rapporteur<SPAN class=Apple-converted-space> </SPAN></I>[NDLR: en l'occurrence, il s'agit d'Avril Doyle, rapporteur pour la directive sur la révision du système européen d'échange de quotas d'émissions]<I><SPAN class=Apple-converted-space> </SPAN>et le Conseil pour essayer d'atteindre un accord sur ce qui sera exactement proposé comme accord de première lecture au Parlement en plénière. Ces réunions ne sont pas publiques, seuls quelques députés ont le droit d'y assister and il n'y a pas de compte-rendu publics. Bienvenue en Corée du Nord. Sans doute, le Parlement, en tant que défenseur traditionnel de la transparence, doit pouvoir faire mieux que cela ?".</I></o:p></SPAN> <IMG height=195 alt=" " src="http://benjilestapsien.free.fr/Floe/blog/Cl_pfue.jpg" width=263 align=right> </FONT></FONT>
<P><FONT face=verdana,geneva size=2>Au-delà des désaccords sur le fond qui opposent les députés entre eux, ainsi que les Etats membres entre eux, et enfin le Parlement et le Conseil, ces critiques démontrent essentiellement deux choses :<BR></FONT></P>
<P><FONT face=verdana,geneva size=2>-<B> le sentiment d'insécurité, perceptible au Parlement européen, face à la pratique des trilogues d'avant plénière</B>, dans lesquels les députés se sentent souvent (cf. post ) en position délicate, parce qu'ils ne s'estiment pas pourvus d'un mandat clair par le Parlement européen dans la mesure où le vote en plénière n'a pas encore eu lieu. Ce sentiment est souvent renforcé par le fait que les députés ne peuvent pas toujours s'exprimer dans leur langue maternelle, étant souvent contraints de s'exprimer en anglais, faute d'interprétation disponible.<BR></FONT></P>
<P><SPAN><FONT face=verdana,geneva size=2>- <B>le ras-le-bol de certains députés</B> face à la pression exercée par le Conseil - plus précisément, par les présidences en exercice soucieuses de leur bilan final -, parfois soutenu par la Commission, surtout lorsqu'elle est en fin de mandat, pour obtenir des accords en première lecture. </FONT></SPAN></P>
<P><SPAN class=Apple-style-span style="FONT-SIZE: 16px; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><SPAN class=Apple-style-span style="FONT-SIZE: 13px; FONT-FAMILY: Verdana"><FONT face=verdana,geneva><B><SPAN style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">En conclusion, l'enjeu ici, comme ailleurs, reste de trouver l'équilibre entre la nécessité d'agir vite et celle d'agir bien. Vaste programme, que nous suivrons avec intérêt à travers le devenir de ce paquet énergie - climat.</SPAN></B><BR></FONT></SPAN><BR></SPAN><SPAN class=Apple-style-span style="FONT-SIZE: 16px; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><BR></SPAN><I><SPAN style="FONT-SIZE: 8pt; FONT-FAMILY: Verdana"><FONT face=verdana,geneva size=1>Photos: ue2008.fr</FONT></SPAN></I></P></SPAN>
<P>&nbsp;</P>]]></description>
<category>En direct du Parlement europ&#195;&#169;en</category>
<pubDate>Mon, 03 Nov 2008 21:30:50 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-50164-billet-916181.html</guid>
</item>
<item>
<title>De retour à Strasbourg</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50164-billet-886680.html</link>
<description><![CDATA[<SPAN><FONT face=verdana,geneva><EM><BR>Le Parlement européen revenait cette semaine à Strasbourg pour la session plénière. Impressions.</EM>&nbsp;</FONT></SPAN><SPAN><?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p><FONT face=verdana,geneva>&nbsp;</FONT></o:p></SPAN> 
<P><SPAN><FONT face=verdana,geneva><BR>De retour dans l'hémicycle, de nombreux députés ont levé les yeux au ciel, enfin au plafond (cf post <EM>"</EM></FONT><A href="http://www.blogg.org/blog-50164-billet-une_rentree_parlementaire_agitee_-861856.html" target=_blank><EM><FONT face=verdana,geneva>Une rentrée parlementaire agitée</FONT></EM></A><FONT face=verdana,geneva><EM>").</EM> Une fois rassurés, ils se sont penchés sur l'agenda chargé qui les attendait cette semaine. <SPAN><FONT face=verdana,geneva><SPAN><SPAN><SPAN><SPAN><IMG title="Prix Lux: Le silence de Lorna" height=127 alt=" " src="http://benjilestapsien.free.fr/Floe/blog/prix%20lux_le%20silence%20de%20lorna.jpg" width=200 align=left></SPAN></SPAN></SPAN></SPAN></FONT></SPAN></FONT></SPAN></P><SPAN><o:p><FONT face=verdana,geneva>&nbsp;</FONT></o:p></SPAN><B><SPAN><FONT face=verdana,geneva>And the winner is...<BR><BR></FONT></SPAN></B><SPAN><o:p><FONT face=verdana,geneva>&nbsp;</FONT></o:p></SPAN><SPAN><FONT face=verdana,geneva>Distribution de prix d'abord&nbsp;: </FONT><A href="http://www.lux-prize.eu/" target=_blank><FONT face=verdana,geneva>prix Lux</FONT></A><FONT face=verdana,geneva>&nbsp;pour le film des frères Dardenne <EM>"Le silence de Lorna",</EM> </FONT><A href="http://www.europarl.europa.eu/sakharov/default_fr.htm"><FONT face=verdana,geneva>prix Sakharov</FONT></A><FONT face=verdana,geneva> pour le dissident chinois Hu Jia <IMG title="Prix Sahkarov: Hu Jia" height=100 alt=" " src="http://benjilestapsien.free.fr/Floe/blog/hu%20jia.jpg" width=100 align=right>malgré les pressions chinoises et prix de Commissaire européenne au commerce pour la britannique Catherine Ashton. Son audition lundi soir n'a pas véritablement convaincu les députés européens mais plusieurs raisons les ont conduits à approuver sa nomination à une très large majorité mercredi&nbsp;:</FONT></SPAN><SPAN><o:p><FONT face=verdana,geneva>&nbsp;</FONT></o:p></SPAN> 
<UL>
<LI>
<DIV><SPAN><o:p>
<P><SPAN><FONT face=verdana,geneva>la satisfaction pour certains de voir partir Peter Mandelson explique une bienveillance de jeune marié envers la nouvelle commissaire au commerce</FONT></SPAN></P></o:p></SPAN></DIV></LI>
<LI>
<DIV><SPAN><o:p><SPAN>
<P><SPAN><FONT face=verdana,geneva>le consensus et notamment l'accord entre la Commission européenne, la présidence française et le gouvernement britannique sur ce dossier ont invité les députés européens à une prudence diplomatique</FONT></SPAN></P></SPAN></o:p></SPAN></DIV></LI>
<LI>
<DIV><SPAN><o:p><SPAN><SPAN></SPAN></SPAN></SPAN><SPAN><o:p><SPAN><SPAN><SPAN><FONT face=verdana,geneva>d'autant que ni le texte des traités ni la pratique n'ont jusqu'à ce jour répondu à la question de savoir si le Parlement européen peut rejeter la candidature d'un commissaire remplaçant un autre en cours de mandat<BR><BR></FONT></SPAN><BR></SPAN></SPAN></o:p></SPAN><SPAN><FONT face=verdana,geneva><IMG title="Audition de Catherine Ashton " height=150 alt=" " src="http://benjilestapsien.free.fr/Floe/blog/catherine%20ashton.jpg" width=225 align=left>La star de la semaine ne fut donc pas Catherine Ashton. Mais qui alors&nbsp;? Vous l'avez deviné bien sûr...<BR></FONT></SPAN><SPAN><o:p><FONT face=verdana,geneva><BR></FONT></o:p></SPAN><B><SPAN><FONT face=verdana,geneva>Un Eurogroupe convoité<BR></FONT></SPAN></B><SPAN><o:p><FONT face=verdana,geneva><BR></FONT></o:p></SPAN><SPAN><FONT face=verdana,geneva>Mardi matin, les tribunes de l'hémicycle ont fait le plein pour la présentation des conclusions du Conseil européen des 15 et 16 octobre derniers par le président en exercice du Conseil, Nicolas Sarkozy. Dans un hémicycle qui lui réussit plutôt bien et où il prend ses habitudes, faites d'échanges mi-frondeurs mi-complices avec Martin Schulz le président du groupe socialiste au Parlement européen, Nicolas Sarkozy s'est prononcé pour la pérennisation de l'Eurogroupe réuni au niveau des chefs d'Etat et de gouvernement, sous la bénédiction des députés européens qui ont largement soutenu cette proposition. Or dans la mesure où les deux prochaines présidences&nbsp;- tchèque puis suédoise&nbsp;- ne font pas partie de la zone euro, Nicolas Sarkozy se verrait bien rester à la tête de cet Eurogroupe "amélioré" jusqu'à la présidence espagnole au premier semestre 2010. Ni Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe "traditionnel" réunissant les ministres des finances de la zone euro, ni l'Allemagne, qui craint une remise en cause de l'indépendance de la Banque centrale européenne, ne voient cette démarche d'un bon &#339;il.<BR><IMG title="Nicolas Sarkozy, président en exercice du Conseil" height=188 alt=" " src="http://benjilestapsien.free.fr/Floe/blog/sarko%20au%20PE.jpg" width=188 align=right><BR></FONT></SPAN><B><SPAN><FONT face=verdana,geneva>Cure minceur pour le budget 2009<BR><BR></FONT></SPAN></B><SPAN><FONT face=verdana,geneva>Enfin qui dit session d'octobre dit vote en première lecture du budget&nbsp;: ici prend fin l'élan fédéraliste qui a marqué&nbsp;le reste de cette session. L'Union européenne atteint en effet un niveau historiquement bas pour le budget 2009&nbsp;: 0,89% du PIB pour un plafond fixé à 1,24%. Financé par les budgets exsangues des Etats membres, le budget européen subit logiquement les contrecoups de la crise.<SPAN>&nbsp;&nbsp;&nbsp;</SPAN></FONT></SPAN><SPAN><o:p><FONT face=verdana,geneva>&nbsp;</FONT></o:p></SPAN> </SPAN></o:p></SPAN></DIV></LI></UL>
<BLOCKQUOTE>
<P><SPAN><FONT face=verdana,geneva><BR>A la question <EM>l'Europe sort-elle renforcée ou affaiblie de la crise économique et financière&nbsp;?,</EM>&nbsp; la réponse est donc loin d'être évidente.</FONT><SPAN><FONT face=verdana,geneva>&nbsp; <BR></P></BLOCKQUOTE></FONT></SPAN></SPAN><SPAN><SPAN><EM>
<BLOCKQUOTE>
<P><BR><FONT face=verdana,geneva size=1>Photos: Hu Jia (©BELGA_AFP PHOTO_Frederic J BROWN), Catherine Ashton, Prix Lux et Nicolas Sarkozy (PE).</FONT></EM><FONT size=1> <BR></FONT></SPAN><BR></P></BLOCKQUOTE></SPAN>]]></description>
<category>En direct du Parlement europ&#195;&#169;en</category>
<pubDate>Fri, 24 Oct 2008 14:03:30 +0000</pubDate>
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</item>
<item>
<title>Foot et finances selon la FIFA</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50164-billet-880682.html</link>
<description><![CDATA[<span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"></span><br><img src="http://benjilestapsien.free.fr/Floe/blog/blatter.jpg" title="Sepp Blatter, président de la FIFA"  alt=" " align="left" height="134" width="200"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Invité par la commission de la
culture et de l'éducation (qui inclut le sport) du Parlement européen lundi
dernier, Sepp Blatter, le président de la FIFA a appelé l'Union européenne à
réagir face à la prise de contrôle financière des clubs européens par des
investisseurs étrangers. Ces prises de contrôle, de plus en plus nombreuses,
font couler beaucoup d'encre chez les commentateurs et provoquent des réactions
ambivalentes chez les supporteurs. Si certains se réjouissent d'un afflux
financier permettant au club d'acheter des joueurs de classe mondiale, d'autres
n'acceptent pas la marchandisation à outrance qu'elles entraînent, déplorent la
perte d'identité du club et l'abandon de ses valeurs traditionnelles. </span>



<p><b style=""><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Manchester : rat des villes ou rat des champs ?</span></b></p>



<p><img src="http://benjilestapsien.free.fr/Floe/blog/man%20utd%20vs%20city.jpg" title="Manchester United vs. Manchester City, 2008"  alt=" " align="right" height="168" width="225"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Une ville anglaise symbolise
aujourd'hui cette évolution. A Manchester, deux clubs se disputent le
leadership, Manchester City et Manchester United. Champion d'Angleterre et
vainqueur de la Ligue des Champions l'année dernière, Manchester United a
quelques longueurs d'avance grâce à un effectif constellé de stars, payées par
des capitaux américains. Face à cette domination des "bourgeois"
d'United, les supporteurs de Manchester City revendiquaient leur identité plus
populaire.</span></p>



<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Puis le club a été racheté par
l'ancien premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra, qui vient à son tour
de le vendre à un consortium financier des Emirats Arabes Unis. Première recrue
du nouveau président : Robinho, star brésilienne venu du Real Madrid. Objectif
affiché : devenir le plus grand club du monde. Jusqu'ici, l'objectif fixé au
club chaque année était simple : battre United lors du derby mancunien.<span style="">  </span></span></p>



<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Les supporteurs de City déçus de
cette évolution pourront toujours rejoindre les tribunes du F.C United of
Manchester, fondé par les supporteurs de Manchester United qui n'ont pas
accepté les rachats successifs de Rupert Murdoch et de Malcolm Glazer. </span></p>



<p><b style=""><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><span style=""></span>J'ai envie d'un nouveau club...
Rouge ou noir ? </span></b></p>



<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><i>"Il faut faire quelque chose
contre ces présidents milliardaires"</i> a estimé lundi Sepp Blatter.<i> "De
nos jours, on achète un club comme on achète un maillot de foot. Il y a quelque
chose qui ne va pas et c'est pourquoi je demande à l'Union européenne d'agir.
(...) Il ne s'agit pas uniquement de l'Angleterre car cela va se répandre dans
toute l'Europe"</i>. </span></p>



<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Dans la Premier League anglaise, 8
clubs sur 20 appartiennent à des investisseurs étrangers. "Cela crée un
risque d'instabilité pour ces équipes et la compétition en général",
commente le président de la FIFA. <i>"L'idéal serait que les clubs soient
financés par des investisseurs locaux"</i>. </span></p>



<p><b style=""><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">En gravitation ? </span></b></p>



<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">La crise financière rend ce problème encore
plus urgent, insiste Blatter. Pour autant, le football semble pour l'instant
immunisé face à l'épidémie qui touche les marchés mondiaux. L'éclatante santé
financière de certains clubs paraît même indécente et pousse <i>l'International Herald Tribune</i> à se
demander "<i>combien de temps le football va continuer à défier les lois de
la gravité financière"</i> (édition du 8 octobre). </span><img src="http://benjilestapsien.free.fr/Floe/blog/ballon%20foot%20europ%e9en_petit.JPG"  alt=" " align="right" height="116" width="116"></p>



<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><i>"J'appelle l'UEFA à travailler
au plus vite avec l'Union européenne pour rendre les règles plus strictes,
autrement il y aura de grosses difficultés financières dans le futur" </i>a
conclu le président de la FIFA. </span></p>



<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Dans <i style="">l'Humanité</i>, Benoît Hamon, eurodéputé socialiste, surenchérit : <i>"Les pétrodollars russes ou d'ailleurs pleuvent sur le foot sans que l'on
sache leur origine. (...) Il faut des règles de transparence. (...) Mais [les
libéraux et les conservateurs] sont contre une DNCG (Direction Nationale de
Contrôle de Gestion, chargée de surveiller les comptes des clubs de football
professionnels en France) chargée de faire la transparence sur les flux
financiers" </i>(édition du 9 octobre). </span></p>



<p><b style=""><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Un gendarme footeux ? </span></b></p><p>



<span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Un gendarme financier européen : les demandes de
Sepp Blatter et de Benoît Hamon rejoignent finalement les appels de Nicolas
Sarkozy pour une plus grande régulation financière européenne. Alors, le
football ne pourrait-il servir de terrain d'entraînement pour ce gendarme
financier européen ?<br><br></span></p><p><font size="1"><i>Photos: Yahoo!, Parlement européen. &nbsp;</i></font></p><p>&nbsp;</p>]]></description>
<category>Football</category>
<pubDate>Tue, 14 Oct 2008 21:22:25 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-50164-billet-880682.html</guid>
</item>
<item>
<title>2009 ou le casse-tête européen, épisode 2</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50164-billet-876071.html</link>
<description><![CDATA[<p><font face="verdana,geneva" size="1"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><br></span></font></p><div align="justify"><font face="verdana,geneva" size="1"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><b>On
annonçait l'année 2009 compliquée pour l'UE (lire <a  target="_blank" href="/blog-50164-billet-2009_ou_le_casse_tete_europeen-804046.html">2009 ou le casse-tête
européen, épisode n°1</a>).
Le référendum irlandais ne l'a en rien simplifié.</b> </span></font></div><div align="justify">

</div><p><font face="verdana,geneva" size="1"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Certains,
dont je fais partie, critiquaient l'objectif d'une entrée en vigueur du traité
de Lisbonne au 1<sup>er</sup> janvier 2009. Six mois avant les élections
européennes, il aurait fallu installer les nouveaux postes de l'UE - Président
du Conseil, Haut Représentant pour la politique étrangère - sans être en mesure
de tenir compte de l'équilibre politique sorti des urnes. </span></font></p><div align="justify">

</div><p><font face="verdana,geneva" size="1"><img  alt=" " align="right" height="97" width="146" src="http://benjilestapsien.free.fr/Floe/blog/puzzle_europa.eu.JPG"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><b>Aujourd'hui,
il est peu réaliste d'imaginer que le traité de Lisbonne puisse entrer en
vigueur avant les élections européennes.</b> Les autorités irlandaises n'envisagent
pas un nouveau vote avant l'été, malgré la pression de certains Etats membres.
Pour Jean-Claude Juncker, il est clair que le traité ne s'appliquera pas avant
2010. </span></font></p><div align="justify">

</div><p><font face="verdana,geneva" size="1"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Mais si
une entrée en vigueur le 1<sup>er</sup> janvier 2009 convenait mal aux
échéances européennes, le 1<sup>er</sup> janvier 2010 ne constitue pas une
solution plus adéquate. Elle signifie en effet que <b>l'ensemble des rendez-vous
institutionnels de 2009 se fera sous l'empire du traité de Nice </b>: les
élections au Parlement européen mais également le renouvellement de la
Commission européenne. </span></font></p><div align="justify">

</div><p><font face="verdana,geneva" size="1"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><b>Or le
traité de Nice prévoit expressément que la prochaine Commission rassemble moins
de commissaires que d'Etats membres</b>. Contrairement au traité de Lisbonne, le
traité de Nice ne prévoit pas la possibilité pour le Conseil européen de garder
le nombre de commissaires à 27. Dès lors, deux scénarios sont envisageables :</span></font><font face="verdana,geneva" size="1"><br></font></p><ul><li><font face="verdana,geneva" size="1"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><b>l</b><b>a
nouvelle Commission est choisie à l'été 2009 selon le calendrier habituel et
installée à l'automne après la confirmation du Parlement européen, avec moins
de 27 commissaires</b>. Le plus probable serait que le Conseil opte pour une
Commission à 26, le commissaire aux relations extérieures disparaissant au
profit du Haut Représentant pour la politique étrangère, qui resterait en
dehors du collège - officiel - des commissaires.<span style="">  <br><br></span></span></font></li><li><font face="verdana,geneva" size="1"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><b>la
Commission Barroso actuelle voit son mandat prolongé jusqu'à l'entrée en
vigueur du traité de Lisbonne.</b> C'est juridiquement possible (le mandat de la
Commission en place prenant fin avec la confirmation de la nouvelle Commission)
et historiquement éprouvé.</span></font></li></ul><p><font face="verdana,geneva" size="1"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Alors
2009, cauchemar ou fantasme des diplomates ? Les citoyens ont sans doute leur
petite idée sur la question...<br><br> </span></font></p><p><i><font face="verdana,geneva" size="1">Image: europa.eu </font><br><br></i></p><div align="justify">

</div><p><!--[if !supportLists]--></p>]]></description>
<category>Opinions</category>
<pubDate>Sun, 05 Oct 2008 16:02:56 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-50164-billet-876071.html</guid>
</item>
<item>
<title>Le traité de Lisbonne est-il mort ?</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-50164-billet-869552.html</link>
<description><![CDATA[<B><SPAN lang=FR><FONT face=verdana,geneva><BR>24 oui, 1 non <BR><BR></FONT></SPAN></B><SPAN lang=FR><FONT face=verdana,geneva>A la fin de l'été, 24 Etats membres de l'Union européenne ont ratifié le traité de Lisbonne. Un Etat membre, l'Irlande, l'a rejeté par référendum le 12 juin dernier. La République tchèque et la Suède doivent se prononcer cet automne. <BR></FONT></SPAN><SPAN lang=FR><?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p><FONT face=verdana,geneva><BR></FONT></o:p></SPAN><SPAN lang=FR><FONT face=verdana,geneva>Le processus de ratification ne s'est pas arrêté avec le non irlandais. Depuis le référendum dans <I>l'île d'émeraude</I>, le Royaume-Uni, Chypre, les Pays-Bas, la Belgique, l'Espagne, et en dernier lieu l'Italie, ont ratifié, par voie parlementaire, le traité de Lisbonne. La poursuite de la procédure de ratification démontre la volonté des Etats membres de ne pas enterrer le traité de Lisbonne.&nbsp;<BR></FONT></SPAN><SPAN lang=FR><o:p><FONT face=verdana,geneva>&nbsp;<BR></FONT></o:p></SPAN><FONT face=verdana,geneva><B><SPAN lang=FR>Un traité retardé mais pas enterré</SPAN></B><SPAN lang=FR><BR></SPAN></FONT><SPAN lang=FR><o:p><FONT face=verdana,geneva><BR></FONT></o:p></SPAN><SPAN lang=FR><FONT face=verdana,geneva>Mais rappelons-le, l'entrée en vigueur du nouveau traité est soumise à l'unanimité des Etats membres. Le rejet irlandais signifie dès lors un délai dans l'application des nouveautés institutionnelles apportées par le traité de Lisbonne: <BR></FONT></SPAN><SPAN lang=FR><FONT face=verdana,geneva><BR>- L<U>es élections européennes de juin 2009 se dérouleront selon les règles définies par le traité de Nice</U>. Le nombre des députés européens sera donc limité à 736 et non à 751 comme le prévoit le traité de Lisbonne. <BR></FONT></SPAN><SPAN lang=FR><FONT face=verdana,geneva><BR>- <U>En ce qui concerne la Commission européenne, l'incertitude plane sur sa composition</U>. Le traité de Lisbonne prévoit une Commission à 18 commissaires à partir de 2014, selon un système de rotation égalitaire entre les Etats membres. Le traité de Nice impose que le nombre des commissaires soit inférieur à 27, sans toutefois donner de précisions quant au système de calcul de ce nombre. Il appartient donc au Conseil européen des chefs d'Etats et de gouvernement de se mettre d'accord sur la composition de la Commission, alors que l'une des raisons du vote négatif irlandais était la "perte" de "leur" commissaire.<BR></FONT></SPAN><SPAN lang=FR><FONT face=verdana,geneva><BR>- Par ailleurs, <U>la création des postes de Président du Conseil européen et de Haut représentant pour les affaires étrangères est également retardée</U>.<SPAN>&nbsp; </SPAN><BR></FONT></SPAN><SPAN lang=FR><o:p><FONT face=verdana,geneva>&nbsp;</FONT></o:p></SPAN><SPAN lang=FR><FONT face=verdana,geneva>"Retardée", tel est le vocabulaire employé par les Etats-membres car telle est la direction qu'ils ont choisie : celle de sauver le traité de Lisbonne du non irlandais et de repenser un calendrier permettant d'envisager une entrée en vigueur à la fin 2009. Pour ce faire, il reste trois étapes :<BR></FONT></SPAN><SPAN lang=FR><FONT face=verdana,geneva><BR>- <U>La ratification en Suède</U> : celle-ci ne présente a priori pas de difficultés et devrait être conclue cet automne<BR></FONT></SPAN><SPAN lang=FR><FONT face=verdana,geneva><BR>- <U>La ratification en République tchèque</U> : le président eurosceptique Vaclav Klaus adopte une position attentiste, estimant que la procédure de ratification ne peut se poursuivre après le non irlandais. Le premier ministre a toutefois annoncé cet été que la ratification aura bien lieu avant la fin de l'année. <BR></FONT></SPAN><SPAN lang=FR><FONT face=verdana,geneva><BR>- <U>Le cas irlandais </U>: la suite à donner au référendum négatif de juin dernier se résume en trois options, dans la mesure où la Constitution irlandaise impose le passage par la voie référendaire pour ratifier un nouveau traité. Soit l'Irlande envisage un retrait de l'Union européenne, soit l'Irlande vote à nouveau sur le traité de Lisbonne inchangé, soit enfin l'Irlande vote à nouveau sur le traité de Lisbonne assorti de quelques modifications visant à répondre aux attentes des citoyens irlandais. <BR></FONT></SPAN><SPAN lang=FR><o:p><FONT face=verdana,geneva><BR></FONT></o:p></SPAN><B><SPAN lang=FR><FONT face=verdana,geneva>Vers un nouveau vote irlandais ? <BR></FONT></SPAN></B><SPAN lang=FR><o:p><FONT face=verdana,geneva><BR></FONT></o:p></SPAN><SPAN lang=FR><FONT face=verdana,geneva>La troisième solution semble la plus probable. Les Irlandais voteraient à nouveau au second semestre 2009, selon un scénario copiant celui qui avait conduit à la ratification irlandaise du traité de Nice après une deuxième consultation en 2002. <BR></FONT></SPAN><SPAN lang=FR><FONT size=3><FONT face="Times New Roman"><FONT face=verdana,geneva size=2><BR>Pour l'instant, le traité de Lisbonne vit encore.</FONT> <BR></FONT></FONT></SPAN></FONT></SPAN></B><SPAN lang=FR><FONT size=3><FONT face="Times New Roman"></FONT></FONT></SPAN><SPAN lang=FR><FONT size=3><FONT face="Times New Roman"></FONT></FONT></SPAN><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=980274&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Le point sur:</category>
<pubDate>Fri, 26 Sep 2008 10:46:02 +0000</pubDate>
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<title>Que flotte le drapeau !</title>
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<description><![CDATA[<p><font face="helvetica" size="2">La commission des affaires
constitutionnelles du Parlement européen a voté la semaine dernière en faveur
d'une visibilité accrue des symboles de l'UE au sein de la maison parlementaire
européenne. Le drapeau européen devrait ainsi orner chacune des salles, la
devise <i>"Unis dans la diversité"</i> figurer sur chacun des documents
officiels et l'hymne européen <i>"L'ode à la joie"</i> de Beethoven être
joué au début de chaque session plénière.<o:p> <br></o:p></font></p><div align="justify">



</div><p><font face="helvetica"><b>Symboles et certitudes</b><br></font></p><p><font face="helvetica" size="2">Le renforcement des symboles
européens, une idée de la défunte Constitution, qu'elle avait emporté avec elle
dans la tombe. Il s'agit en effet de l'un des toilettages ayant permis de
renommer la Constitution<i> "Traité de Lisbonne"</i>.<o:p> </o:p></font><font face="helvetica" size="2"><img src="http://benjilestapsien.free.fr/Floe/blog/drapeau%20UE.jpg"  alt=" " align="right" height="97" width="146"></font></p><div align="justify">



</div><p><font face="helvetica" size="2">Les conséquences juridiques de
cet abandon sont faibles : la démarche du Parlement européen le prouve.
Celui-ci est libre de fixer ses règles de procédure interne et use ici de cette
discrétion pour s'avancer sur un enjeu que les analystes des référendums
français et néerlandais avaient identifié comme controversé.<o:p> </o:p></font></p><p><font face="helvetica"><b>Drapeau, quel drapeau ?  </b></font></p><div align="justify">



</div><p><font face="helvetica" size="2">Loin d'être uniquement décoratif,
le drapeau européen porte en lui l'enjeu de la puissance politique de l'UE. En
Russie la semaine dernière, Nicolas Sarkozy, président en exercice du Conseil,
avait été accueilli par des drapeaux uniquement français. Prévoyante, la délégation
européenne avait emmené dans ses bagages des drapeaux européens, qu'elle a tenu
à placer autour du podium de la conférence de presse. "Oubliant" le
drapeau de l'UE, la Russie cherchait à démontrer qu'elle ne négociait pas avec
une union politiquement négligeable, mais avec la France.<o:p> <br></o:p></font></p><div align="justify">



</div><p><font face="helvetica" size="2">L'eurodéputé conservateur
britannique Timothy Kirkhope a bien compris la portée politique des symboles
européens. Pointant l'inutilité et la flagornerie de la réforme envisagée au
Parlement, il a expliqué avoir voté contre cet <i>"étalage de nationalisme
européen"</i>.<o:p> <br></o:p></font></p><div align="justify">

<font face="verdana,geneva"><span style="font-size: 12pt;" times="" new="" roman="" ;=""><font size="2"><font face="helvetica" size="2">Dans sa quête de solennité et de légitimité, le Parlement européen se
repose lui aussi sur le drapeau aux douze étoiles, flottant au gré des aléas de
la construction européen. </font><span style=""> </span></font><span style=""><font size="2"> </font></span></span></font><br><span style="font-size: 12pt;" times="" new="" roman="" ;=""><span style=""></span></span></div><p><i><font face="verdana,geneva" size="1"><br>Photo: </font></i><font size="-7"><em>ploum.frimouvy.org/images/drapeau.jpg </em></font></p>]]></description>
<category>Opinions</category>
<pubDate>Wed, 17 Sep 2008 21:15:30 +0000</pubDate>
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