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<copyright>Copyright 2008 Blogg</copyright>
<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 05:21:57 +0100</pubDate>
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<title>Election de Miss ou Mister France 2007 by Archignac</title>
<language>fr</language>
<category>Blogg</category>
<ttl>60</ttl>
<item>
<title>Epilogue</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-49990-billet-590393.html</link>
<description><![CDATA[<p><img src="http://www.afriquechos.ch/IMG/jpg/sarko-pres.jpg" alt=" " height="186" width="163"></p><p>&nbsp;</p>
<div align="justify">C'est fait ! Loin de préjuger de ce que sera le quinquennat de Nicolas
Sarkozy, force est de constater qu'il a remporté haut la main cette
élection présidentielle, au terme d'une campagne admirablement
conduite, sur le plan stratégique.<br>


<br>


Sarkozy, c'est une droite décomplexée, qui l'a emporté sur le terrain
des idées. Cela tendrait à laisser penser que notre pays s'est «
droitisé », ainsi qu'on le laisse souvent entendre. Je ne crois pas que
ça soit le cas, je pense au contraire, que Sarkozy a réveillé la
majorité silencieuse et l'a rassemblée, comme aucun candidat ne l'avait
fait auparavant.<br>


<br>


Cette élection est-elle une catastrophe ? Je ne le crois pas. Sarkozy
n'a pas intérêt à oublier ceux qui le haïssent et qui déjà dimanche se
manifestaient violemment. Il devra rassembler là où il divisait par le
passé. Difficile équilibre à trouver entre les aspirations des uns et
des autres, au moment où se révèlent de profondes fractures, entre les
jeunes, les moins jeunes, les ruraux, les urbains, les riches, les
pauvres.<br>


<br>


A gauche, Ségolène Royal tenait un discours de victoire, à objectif
interne au parti. Comment transformer ce ballon d'essai en leadership,
alors même que la barre de l'acceptable était paraît-il fixée à 47% ?
Elle s'y est essayé avec bonheur dès dimanche soir, avec un sourire de
conquérante, qui aurait pu la faire passer pour folle, alors qu'elle
venait de subir une défaite lourde. DSK et Fabius qui ont tenté
aussitôt - surtout le premier - de poser leur première pierre, s'y sont
cassés les dents.<br>


<br>


Mais comment ne pas voir qu'elle a suscité un enthousiasme
quasi-mystique parmi nombreux de ses partisans ? Comment ne pas admirer
une intuition politique rare, qui l'a fait comprendre mieux que les
autres que le PS avait besoin d'une révolution idéologique ? Comment ne
pas être séduit par une telle pugnacité ?<br>


<br>


Pourtant, que d'erreurs ! Alors que le camp de la droite était uni
derrière son chef, le camp de la gauche, au sein même du parti
socialiste était déserté par les « éléphants », écartés sans ménagement
par la candidate, persuadée qu'un parti idéologiquement confus ne
serait qu'un boulet. Alors, elle a souhaité partir seule au combat,
sans expert et affronter du même coup les frustrations des uns et des
autres, à commencer par François Hollande.<br>


<br>


Bon sang que tout cela est humain ! Cette campagne était profondément
humaine et nous a invité jusque dans l'intime des candidats... Sans doute
est-ce aussi cela qui explique tant de passion car il est une victoire
inestimable : la participation !<br>


<br>


Ciao bonsoir et bonne chance ! La France des petits blancs est au pouvoir...<br>
</div>
<p>

<img src="http://www.walf.sn/images/p4_4540.jpg"  alt=" " height="176" width="150"><br>
&nbsp;


<br>
</p>
]]></description>
<category>Au pays de Candy</category>
<pubDate>Wed, 09 May 2007 14:16:10 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-49990-billet-590393.html</guid>
</item>
<item>
<title>1 à 1, balle au centre</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-49990-billet-586058.html</link>
<description><![CDATA[<div align="justify">Le fameux débat d'entre les deux tours a eu lieu.<br>


<br>


Une parenthèse pour dire que je n'ai pas souvenance d'autant de ferveur
par le passé autour d'une campagne électorale. Certes, il y avait un
match de foot paraît-il important, il y avait aussi La Nouvelle Star
qui évacuait l'un des derniers noirs tout en gardant un fifils à maman
qui ne sait pas chanter. Mais cela n'explique pas qu'à partir de 21h,
les rues, les cafés et les restaurants se soient à ce point vidés en
cette belle soirée de mai.<br>


<br>


C'est bien le débat entre les deux candidats au 2e tour de l'élection présidentielle qui créa cet intérêt largement partagé.<br>


<br>


Avant ce débat, un autre eu lieu entre la deuxième et le troisième,
débat de haute tenue, qui porte en lui les espoirs d'une rénovation
profonde de la vie politique en France. D'une part parce qu'il ouvre le
dialogue d'une gauche sociale-démocrate assumée et de la démocratie
chrétienne au plan national, imitant ainsi ce qui se fait depuis
longtemps au plan local, notamment dans les bastions socialistes où le
socialisme a conquis du terrain contre les communistes, sous le regard
bienveillant des chrétiens démocrates (je pense aux terres ouvrières du
Nord de la France). D'autre part, parce que ce débat revient à dire aux
électeurs de François Bayrou qu'ils existent, que les propositions
auxquelles ils ont adhéré ne sont pas mortes ou que les raisons pour
lesquelles ils ont voté ainsi ne seront pas oubliées. Belle
démonstration de démocratie !<br>


<br>


Revenons au débat d'hier soir. Tout a été dit : débat musclé, d'un
intérêt de prime abord limité en dehors de la confrontation des
personnalités, une Ségolène crispée en début d'émission, retranchée
dans sa dialectique, aphone face aux petites phrases de l'adversaire.
Et puis un réveil salutaire à la faveur des questions de société et
d'environnement. Elle était volontiers agressive, pugnace. Face à elle,
Nicolas un peu trop sûr de lui en début d'émission a tenté de résister
avec un calme apparent aux attaques de son adversaire, jouant avec une
hypocrisie à nul autre pareil la sagesse de l'homme bon. Elle sur la
stratégie de l'homme du bilan catastrophique et du populiste
autoritaire, lui sur la stratégie de la dénonciation détournée de
l'incompétence et de l'incohérence.<br>


<br>


Sur le fond, c'était toutefois plus riche que d'apparence. Hier, il
s'agit bien de deux projets de société, deux projets politiques
radicalement différents, voire opposés dont il était question. Et cela,
je l'espère, n'aura échappé à personne, sinon cette élection n'aura pas
été la marche refondatrice que l'on attend.<br>
</div>


<br>



]]></description>
<category>Au pays de Candy</category>
<pubDate>Thu, 03 May 2007 15:26:37 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-49990-billet-586058.html</guid>
</item>
<item>
<title>Born to kill</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-49990-billet-581577.html</link>
<description><![CDATA[<p><img src="http://www.levif.be/articles/2719/images/nieuwsbrief/europe/france/politique/royaldelors.jpg"  alt=" " height="161" width="250"> <br>
</p>
<div align="justify">Au moment de la saison des amours, la plupart des oiseaux mâles
entament une parade de séduction parfois spectaculaire à l'attention de
l'élue de leur bec.<br>


<br>


Cet entre deux tours ressemble à une valse de volatile, avec deux
méthodes face à face pour une même conquête : l'électorat de François
Bayrou.<br>


<br>
A l'UMP, on choisit la méthode la peau de chagrin. Pour être tout à
fait juste, cette méthode est rodée depuis bien longtemps. C'est une
valse en deux temps : on fait du chantage aux législatives du genre «
sans nous, tu n'es rien », « à qui dois tu ton élection ? », etc... et
on
banalise l'aventure Bayrou en répétant à l'envi que l'UDF est un
partenaire naturel et historique de l'UMP, la preuve il y a des tas
d'anciens de l'UDF dans l'UMP. Résultat : l'objectif est atteint car il
y a beaucoup de ralliements de parlementaires UDF. Cela aura-t-il un
impact sur l'électorat de Bayrou ? Peu probable pour les
présidentielles mais il y a un risque certain de marginalisation pour
lui aux législatives, dans la mesure où si les élus rejoignent
naturellement l'UMP, son aventure apparaîtrait alors comme tout à fait
personnelle.<br>


<br>


Au PS, l'affaire est beaucoup plus compliquée. Ségolène Royal tire de
grosses ficelles en médiatisant à foison son ouverture au centre.
Jamais auparavant un candidat socialiste en France en avait fait autant
vers les centristes. Son objectif : démontrer à l'électorat de Bayrou
que le projet de ce dernier est proche du sien et donc qu'elle peut
incarner les attentes de celles et ceux qui ont voté pour le troisième
homme. Pour ce faire, le débat qu'elle propose serait un instrument
efficace, à la condition qu'elle ne se fasse pas piéger.<br>


<br>


Au delà, cette stratégie électoraliste présente un immense intérêt
politique : elle pousse le PS à faire en quinze jours ce qu'il a été
incapable de faire pendant cinq ans : sa révolution idéologique. Devant
le constat de la faiblesse historique des voix de l'extrême gauche,
illustrée en particulier par la disparition des communistes du jeu
électoral national, Ségolène Royal pousse ses pions avec un culot que
l'on ne peut que lui reconnaître, au nez et à la barbe des gardiens du
temple du socialisme radical. Ceux-ci ne peuvent que manger un bout de
leur chapeau avant peut être de le manger entièrement si la candidate
socialiste l'emporte dimanche 6 mai. Du coup, on ressort les Rocard,
Kouchner, Delors, et même Cohn Bendit. Il n'y a guère qu'un DSK boudeur
pour ne pas en profiter, délibérément.<br>


<br>


Le 6 mai, triomphe de la deuxième gauche ? La revanche 28 ans après Metz ?<br>


<br>


Une chose est certaine dans cette élection, les deux là sont froidement
déterminés. Nous avons affaire à deux « killers » qui en ont...<br>
</div>
<p>

<br>



</p>]]></description>
<category>Au pays de Candy</category>
<pubDate>Thu, 26 Apr 2007 13:02:28 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-49990-billet-581577.html</guid>
</item>
<item>
<title>La finale de la nouvelle star</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-49990-billet-579672.html</link>
<description><![CDATA[<div align="justify"><img src="http://www.leplacide.com/document/07-04-23-segolene-royal-sarkozy.jpg"  alt=" " height="364" width="501"></div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify">(copyright PLACIDE)&nbsp;</div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify">Je faisais hier partie des quelques nombreux
privilégiés qui ont eu vent des premières estimations à 18h. A ce
propos, le coup de pub de quelques blogueurs sur cette histoire est
assez lamentable.<br>
<br>
Donc, il est 18h et j'entends Sarkozy 26 / 27, Royal 24 / 25, Bayrou 17
/ 18 et Le Pen 15. Tiens, me dis-je, je pensais Bayrou au bord du
gouffre et le voilà avec un excellent score. Devant, les deux candidats
sont au coude à coude, c'est un très bon signe pour la gauche.<br>
</div>
<div align="justify">&nbsp;&nbsp;&nbsp; </div>
<div align="justify">Seulement voilà, il est 20h, Sarkozy est à plus de
30%, Royal à 25% et Le Pen s'est écroulé entre 18h et 20h, c'est à dire
dans les grandes villes.<br>
<br>
Et là, les affaires se compliquent nettement pour Ségolène Royal. Son
réservoir à sa gauche est quasi nul et l'électorat « bayrouiste » se
partage à peu près équitablement entre Sarkozy et Royal selon les
premières projections pour le second tour. Peu de chance que les 35% à
54% (selon les instituts de sondage) des électeurs « bayrouistes » qui
ont déclaré avoir l'intention de voter Sarkozy changent d'avis pour
Royal. Restent les « bayrouistes abstentionnistes du second tour » mais
ceux-là ont voté Bayrou par rejet des deux candidats arrivés en tête.
Comment pourraient ils eux - aussi changer d'avis ?<br>
<br>
Pas de doute : ce second tour sera très compliqué pour la candidate
socialiste. Il faudrait d'abord qu'elle se fasse mieux entendre,
qu'elle remporte son duel télévisé contre le candidat de la droite et
peut-être même que Bayrou dise plus ou moins clairement qu'il préfère
l'une à l'autre. Cette troisième condition a peu de chance de se
réaliser, il y a les législatives!<br>
<br>
Enfin voilà, franchement, Sarkozy ou Royal ça n'est pas la même chose
et, à titre personnel, la victoire du représentant de la droite me
paraîtrait porteuse de grandes inquiétudes...<br>
</div>
<br>
]]></description>
<category>Au pays de Candy</category>
<pubDate>Mon, 23 Apr 2007 13:03:19 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-49990-billet-579672.html</guid>
</item>
<item>
<title>Paté campagnard</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-49990-billet-571667.html</link>
<description><![CDATA[<div align="justify">Alors que Ségolène semble enfin avoir trouvé le tempo de sa campagne,
ne commettant plus aucune maladresse, c'est Nicolas qui lui emboîte le
pas avec des déclarations hasardeuses relatives au déterminisme
génétique. Ca pourrait lui coûter cher, non pas en raison du contenu de
ses déclarations, les Français ayant peu de sympathie pour les
pédophiles, mais parce qu'il apparaît à nouveau comme un agité du
bocal, dont on peut douter de la capacité à exercer une fonction qui
demande tant de sang froid et de hauteur.<br>


<br>


S'agissant de Bayrou, il éprouve beaucoup de difficultés à rebondir et
multiplie les assauts de démagogie. C'est le début probable d'une
descente aux enfers et tant pis si je dois me couper la main après le
premier tour...<br>


<br>


L'extrême gauche n'existe pas. L'extrême droite si, et le moins que
l'on puisse dire, c'est que l'habileté de la campagne de Le Pen a de
quoi inquiéter. Au moins nous aura-t-il fait le plaisir de commettre un
dérapage récent en se référant aux origines immigrées de Sarkozy. De
quoi séduire l'électorat de la première vague d'immigration... La
modération de son attitude en a pris un coup, ça n'est en tous cas pas
conforme avec la stratégie qui fut la sienne depuis le début de la
campagne.<br>


<br>


Il paraît qu'une rumeur enfle concernant Nicolas Sarkozy ? Quelqu'un
aurait-il des infos ? Est-ce une illustration des dangers du média
internet ?<br>
</div>


<br>



]]></description>
<category>Au pays de Candy</category>
<pubDate>Wed, 11 Apr 2007 11:42:50 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-49990-billet-571667.html</guid>
</item>
<item>
<title>Madame Royal et Marie-Ségo</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-49990-billet-556866.html</link>
<description><![CDATA[<div align="justify">C'est fait, les 12 candidats officiels sont connus
et la campagne peut commencer. Sauf que ça fait bien cinq ans qu'elle
est commencée cette campagne, Sarkozy ayant dégainé le premier...<br>
<br>
A ma gauche, Ségolène Royal pour Désir d'avenir, Marie-George Buffet
pour la gauche antilibérale gnangnan représentée par les communistes,
Dominique Voynet pour les Verts peau de chagrin, Olivier Besancenot
pour la Ligue Communiste Révolutionnaire néo-troskyste , Arlette
Laguiller pour Lutte Ouvrière Archéo-troskyste, José Bové pour les
paysans et éleveurs de fromage du Larzac et Gérard Schivari pour le
Parti des Travailleurs artisans et ruraux néo-archéo-troskystes.<br>
<br>
A ma droite, Nicolas Sarkozy pour l'UMP
socialo-libéro-fasciso-nationalo-atlantico-gaulliste, Jean-Marie Le Pen
pour les anciens d'Algérie, Philippe de Villiers pour la France
catholique et blanche et Frédéric Nihous pour les chasseurs (de moule)
et pêcheurs (de morue).<br>
<br>
Dans le no man's land, François Bayrou, dit "Oui oui" pour le « ni ni ».<br>
<br>
Au premier coup d'&#339;il, ça saute aux yeux : Ségolène Royal a bien plus
de souci à se faire. Cela dit, aucune des candidatures alternatives à
gauche ne prend corps pour l'instant et Ségo est beaucoup plus menacée
sur son aile libérale, avec François Bayrou.<br>
<br>
C'est que la candidate a sans doute compris qu'elle devait reconquérir
les voix de l'anti-système. C'est ainsi qu'elle a repris sa liberté
oratoire par rapport au PS. Première illustration : la VIe République,
dont la philosophie a été développée dimanche dernier Porte de
Versailles devant un Montebourg aux anges.<br>
<br>
La stratégie de la candidate socialiste me semble la bonne. Elle joue à
nouveau sa petite musique, faisant grincer des dents ici ou là mais peu
importera si elle parvient à regagner son aura séductrice sur l'opinion.<br>
<br>
Bonne stratégie certes mais l'ennemi rode, pas loin et s'appelle
Ségolène Royal. Car le principal adversaire de Ségolène Royal, c'est
Ségolène Royal. Voilà un point commun avec Nicolas Sarkozy.<br>
<br>
Tenez, un exemple : François Bayrou se rend au salon de l'Etudiant
dimanche. Il y passe cinq heures et rencontre un franc succès.
Apprenant la nouvelle, Ségolène Royal s'y précipite au sortir d'un
meeting et effectue une visite au pas de course, qui restera selon
l'organisateur du salon, comme une extraordinaire démonstration
d'impolitesse. Les quelques déclarations dans L'Express de ce même
organisateur, ainsi que les témoignages des étudiants qui l'ont croisée
font de l'initiative de la candidate PS une nouvelle bourde de campagne.<br>
<br>
Et que dire du livre d'Eric Besson qui fusille au bazooka la candidate,
qui peine à détacher les casseroles relationnelles qu'elle traîne aux
pieds...<br>
<br>
Dans une élection qui met en avant les personnalités des candidats
comme critère de choix, voilà de quoi nourrir l'inquiétude des
socialistes...<br>
</div>
<br>
]]></description>
<category>Au pays de Candy</category>
<pubDate>Tue, 20 Mar 2007 13:33:16 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-49990-billet-556866.html</guid>
</item>
<item>
<title>Grippe béarnaise</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-49990-billet-551786.html</link>
<description><![CDATA[<p>&nbsp;<img src="http://www.grioo.com/images/rubriques/2/7958.jpg" alt=" " height="225" width="330"></p><p>&nbsp;</p>
<div align="justify">Ségolène Royal a été choisie par les militants socialistes parce
qu'elle était alors la seule paraissant en mesure de battre Nicolas
Sarkozy.<br>


<br>


Elle avait en commun avec le champion de la droite de demeurer au plus haut niveau des enquêtes de popularité.<br>


<br>


Aujourd'hui, si les deux candidats se maintiennent en haut du pavé, ils sont rejoints par François Bayrou.<br>


<br>


Pour être tout à fait honnête, il faut analyser la solidité des
intentions de vote que l'on prête aux Français. Or, d'une part, cette
solidité est toute relative à un mois du premier tour. D'autre part,
elle est beaucoup plus forte chez Royal et Sarkozy que chez Bayrou,
colosse naissant mais aux pieds d'argile.<br>


<br>


Cela dit, il y a une montée forte du candidat du « ni ni » ou du « et et ». Pourquoi ?<br>


<br>


Son programme ? Pas de quoi avoir la trique.<br>


<br>


Le personnage ? Mouais, pas sûr qu'il séduise.<br>


<br>


Alors alors ? ?<br>


<br>


C'est que François Bayrou conjugue en ce moment deux éléments qui
peuvent être décisifs pour cette élection : l'anti-sarkozisme et
l'image de rupture avec le système.<br>


<br>


Jusqu'au début de la campagne, c'est Ségolène Royal qui possédait ces
cartes en mains. Un discours en décalage avec les classiques du PS,
fortement teinté de Blairisme, une opposition frontale avec les
hiérarques de l'appareil, une campagne interne en forme de putsch par
l'extérieur. Ségolène était, au moment de sa désignation, au firmament.<br>


<br>


Depuis ? Peut-on dire qu'elle a été bouffée par l'appareil ?
Malheureusement, je le crois. Son discours s'est brouillé. Au lieu de
l'armer pour continuer à défendre cette ligne du renouveau de la gauche
française, le PS a tenté de la ramener à la synthèse indigeste du Mans,
tout en la faisant rentrer dans le système. Pouvait-il en être
autrement alors que ce parti a été infichu de tirer les leçons de son
échec en 2002 ? François Hollande est un grand cuisinier, pas un
leader. Résultat : entre le socialisme de grand papa et le virage
social démocrate, on n'a pas tranché. Sûr que Ségolène Royal ne pouvait
y parvenir seule. Les militants l'ont désignée parce qu'elle pouvait
gagner, pas parce qu'ils adhéraient à ses idées. Contrairement à ses
rivaux au moment de la primaire, Ségolène n'a pas de courant, sa
victoire n'est la victoire d'aucune ligne politique. Et aujourd'hui,
les électeurs la voient de plus en plus traîner à ses pieds tout ce
dont ils ne veulent plus.<br>


<br>


Du côté de Nicolas Sarkozy, il y a un essoufflement aussi, pour une
part du même ordre. Je persiste à penser que cette élection se jouera
énormément sur le pour ou contre Sarkozy. Et c'est lui-même qui nourrit
le contre. Les grosses ficelles qu'il a tirées ces jours-ci pour
attirer à lui les électeurs potentiels du FN pourraient contribuer à le
repousser vers un radicalisme, dont je doute que les Français veulent.
D'un autre côté, ses précédentes tentatives de modération à la Chirac
sont venus affadir son image. Bref, soit il prend le risque
d'apparaître comme un dangereux agité, soit comme un héritier du
chiraquisme. Finalement, plus la campagne avance, plus il peine à
trouver l'équilibre qu'il vise par son slogan de campagne : la rupture
tranquille. Par ailleurs, le consensus existant à droite autour de sa
candidature, le soutien de l'appareil UMP qui n'a rien à envier à celui
du PS, lui a retiré le côté « seul contre tous » qui le rendait si
séduisant. Sarkozy avalé par le système ? Ca y ressemble de plus en
plus.<br>


<br>


Au final, François Bayrou est aujourd'hui celui qui incarne à tort ou à
raison la rupture systémique à laquelle les Français aspirent. Peu
importe qu'il serait bien en peine de proposer un programme
gouvernemental une fois élu, peu importe qu'il ait été le ministre de
l'Education le plus timoré qui soit, peu importe que son principal
moteur, c'est un égo démentiel... Il dit : je suis un petit, je suis
comme vous, je me préoccupe de vos problèmes quotidiens, je ne fais pas
partie de cette élite que vous haïssez, je ne vous ferai pas de grande
promesses parce que je veux vous dire la vérité, vous avez essayé le PS
et l'UMP et vous avez été déçu, je ne suis pas de ceux-là... En bref :
moi, je suis différent : je ne vous prends pas pour des cons. Votez
pour moi. Et ça marche, pour l'instant...<br>


<br>


Face à la menace représentée par François Bayrou, les deux autres
pataugent dans la semoule. Nicolas Sarkozy répète à l'envi qu'il est
toujours bien en tête, tout en faisant un appel à Le Pen, tandis que
ses lieutenants sont tantôt agressifs en dénigrant le programme de
Bayrou, qualifié d'irréaliste, tantôt condécendants en disant leur
respect pour le centriste tout en le prévenant de ne pas se priver des
chances d'une alliance pour les législatives. Quant à Ségolène Royal,
ce fut d'abord le silence grossièrement indifférent puis, par le biais
de Jack Lang et de François Hollande, entre autres, l'attaque par
l'argument qui tue : Bayrou est de droite. Oserais-je dire que les
Français s'en foutent ? Les socialistes n'ont-ils à ce point rien
compris au film ? La sortie récente de Dominique Strauss Kahn, lançant
un appel du pied à François Bayrou, pouvait laisser penser que l'état
major de campagne de la candidate avait enfin perçu que les voix
promises à Ségolène se gagnaient et se perdaient au delà de toute
considération droite / gauche. C'était sans compter l'intervention de
Laurent Fabius excluant toute alliance avec l'UDF et réclamant une
campagne clairement à gauche. Cela confirme deux choses : Fabius est
complètement ringard, la barque présidentielle du PS est à l'image de
ce parti, à la dérive faute de gouvernail.<br>
</div>
<p>

<br>
&nbsp;


<br>
</p>
]]></description>
<category>Au pays de Candy</category>
<pubDate>Mon, 12 Mar 2007 13:48:52 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-49990-billet-551786.html</guid>
</item>
<item>
<title>500 signatures pour exister</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-49990-billet-549165.html</link>
<description><![CDATA[<div align="justify">Posez une règle : obtenir au moins 500 « parrains » pour être candidat officiel à l'élection présidentielle.<br>


<br>


Posez un postulat vérifié : la plupart des élus locaux se divisent
entre les deux principaux partis de gouvernement (PS et UMP) et les non
cartés sont dépendants des subventions accordées par les autres.<br>


<br>


Cela posé, prenez une importante poignée de « petits candidats », c'est
à dire ceux qui grosso modo ne pourront pas viser plus de 5% au premier
tour des présidentielles mais qui pour, certains d'entre eux, peuvent
gêner ou conforter l'un des deux favoris. Ajoutez-y un gros candidat
dans tous les sens du terme pour qui le simple fait d'accorder un
parrainage est un acte à haut risque politique mais qui est une
véritable variable d'ajustement. Enfin, complétez avec un troisième
larron qui dispose lui de ses parrainages mais pour qui les intentions
de vote au premier tour, quelque soit la volatilité de ces intentions,
deviennent un problème majeur pour les deux favoris, à leur très grande
surprise. <br>


<br>


Vous obtenez un tout extrêmement complexe.<br>


<br>


En 2002, aucun obstacle majeur ne s'était dressé sur la route des Le
Pen, Mamère, Besancenot, Laguiller, Chevènement, etc... L'ensemble de ces
candidats était parvenu à faire que les voix au premier tour ont été
particulièrement dispersées aux dépens de Lionel Jospin, avec la suite
que l'on connaît.<br>


<br>


En 2007, au souvenir de cette leçon, on s'intéresse beaucoup plus aux
parrainages, qui sont intégrés pleinement à la stratégie des deux
favoris pour le premier tour des présidentielles. A cet égard, la
sortie récente de Nicolas Sarkozy sur France 3 ne manque pas de sel.
Dans sa grande générosité, Monsieur Sarkozy a annoncé qu'il se
battrait, au nom de la démocratie, pour que Le Pen et Besancenot
puissent concourir ! Pourquoi ces deux-là ? Pourquoi pas Voynet ?
Lepage ? Bové ?... Curieuse conception de la démocratie qu'un candidat
décide de quels autres candidats pourront concourir... Ou alors serait-ce
parce que Besancenot affaiblirait Royal et Le Pen affaiblirait Bayrou,
sans parler du report de voix au second tour entre Le Pen et Sarkozy ?<br>


<br>


Au moins, peut-on mettre au crédit de Sarkozy de briser le silence sur
une hypocrisie extraordinaire, celle des parrainages... Mamère aurait-il
pu être au premier tour en 2002 sans le PS ? Le Pen aurait-il pu l'être
sans Chirac ? Si Voynet est au premier tour en 2007, ne le devra-t-elle
pas au PS ?<br>


<br>


Ne serait-il pas temps de réformer ce système absurde et contre-productif ?<br>
</div>


<br>


]]></description>
<category>Au pays de Candy</category>
<pubDate>Wed, 07 Mar 2007 14:40:04 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-49990-billet-549165.html</guid>
</item>
<item>
<title>Ca plane pas pour Airbus</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-49990-billet-546467.html</link>
<description><![CDATA[<p><img src="http://www.wallpaper.net.au/wallpaper/aviation/Airbus%20A380%20-%201024x768.jpg" alt=" " height="768" width="1024"></p><p>&nbsp;</p>
<div align="justify">Airbus fait une entrée fracassante dans la campagne présidentielle.<br>


<br>


Ce fleuron de l'industrie européenne, qui faisait la fierté du couple
franco-allemand est un symbole de la déliquescence de la construction
de l'Europe.<br>


<br>


D'abord, cela montre que, face aux difficultés que connaissent les
économies des vieilles puissances de l'Europe à s'adapter à la
mondialisation, c'est le un pour un qui joue. Dans ce cas, un
directoire bicéphale et binational ne permet pas de trouver de solution.<br>


<br>


Deuxièmement, il apparaît comme évident qu'une Allemagne dotée de
Länder puissants s'en sortira mieux qu'une France hypercentralisée.<br>


<br>


Troisièmement, l'Euro montre qu'il n'est pas un instrument de politique
monétaire et commerciale, à l'inverse du dollar. C'est que
schématiquement Airbus a sa colonne dépenses en Euro et sa colonne
recettes en dollar, on voit les conséquences de la faiblesse du dollar.<br>


<br>


Enfin, cet événement illustre l'absence totale d'anticipation de la
part des responsables politiques par rapport aux difficultés
rencontrées par les industries.<br>


<br>


Une solution : l'intégration européenne. </div>
<div align="justify">&nbsp;</div>
<div align="justify">Quant à la prise de capital
par quelques Régions, tel que cela a été préconisé par les socialistes,
cela ne peut être qu'une solution temporaire permettant de prendre le
temps d'accompagner les salariés vers une autre voie.<br>
</div>
<p>

&nbsp;


<br>
</p>
]]></description>
<category>Au pays de Candy</category>
<pubDate>Fri, 02 Mar 2007 15:56:26 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-49990-billet-546467.html</guid>
</item>
<item>
<title>La marche des TSS</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-49990-billet-542385.html</link>
<description><![CDATA[<div align="justify">La note précédente était pessimiste quant à la campagne de Ségolène
Royal, c'était le moment d'une déprime qui avait largement gagné les
rangs du PS. <br>


<br>


Mais depuis sa prestation plutôt excellente lors du prime time
politique de TF1, il semble que la candidate se soit remis sur les
rails qui l'ont conduit à emporter la primaire du PS. Un discours une
nouvelle fois en décalage par rapport à la ligne politique classique du
PS - l'esprit d'entreprendre et le pragmatisme ont été mis en exergue à
plusieurs reprises lors de l'émission - et une assurance qu'elle
semblait avoir perdu.<br>


<br>


Ca n'est pas le coup tordu d'Eric Besson qui enrayera la machine.
L'homme a pété les plombs pour des raisons qui ne sont pas celles qui
ont été publiquement invoquées par l'intéressé.<br>


<br>


En revanche, l'annonce de la nouvelle organisation censée mener la
campagne de Ségolène Royal peut légitimement inquiéter ses partisans.
Au premier abord, chacun pourrait se féliciter de l'arrivée officielle
de Dominique Strauss Kahn, Laurent Fabius et Lionel Jospin sur le
bateau. Mais elle prend le risque de ringardiser sa campagne, surtout
avec le retour de Jospin et se faire tirer dans les pieds par certains
engagements moins sincères que d'autres.<br>


<br>


Cette nouvelle organisation paraît surtout faite pour rassurer les
militants et les élus de base du PS. Bref, une fois n'est pas coutume
et sous l'influence probable de la direction du PS, Ségolène fait une
concession à l'appareil.<br>


<br>


Autre fait marquant ce ces derniers jours : la montée confirmée de
François Bayrou dans les intentions de vote. Mais quelle crédibilité
donner à un sondage qui le donne vainqueur au second tour alors qu'il
est perdant au premier ?<br>


<br>


Quoiqu'il en soit cette montée dans les sondages tend à valider
l'hypothèse de départ de Bayrou, à savoir que la campagne se fera sur
le pour ou contre Sarkozy, un peu comme il y a eu un pour ou contre
Berlusconi en Italie. C'est un peu plus cela qui explique le vote utile
c'est à dire la concentration des intentions de vote sur deux ou trois
des adversaires du candidat de l'UMP et donc le score particulièrement
marginal des autres, plus qu'une quelconque intention de faire barrage
au FN.<br>


<br>


La grande différence avec l'Italie souvent citée en référence par le
candidat centriste, c'est que l'extrême droite était intégrée à la
droite, ce qui n'est pas le cas en France. Et je persiste à penser que
le score de Le Pen est sous-estimé. Un institut évalue d'ailleurs son
potentiel électoral à 21% au premier tour, ce qui risquerait de le
placer au second.<br>


<br>


Cette situation de dispersion entre trois ou quatre candidats est donc
potentiellement dangereuse pour qui ne souhaite pas revivre une
situation de présence du candidat frontiste au second tour.<br>


<br>


Voilà pourquoi Ségolène Royal doit sortir de cette logique pour ou contre Sarkozy et mobiliser sur elle-même et son projet.<br>


<br>


La montée ou la descente de Bayrou dans les sondages au cours des
prochaines semaines sera un indicateur majeur pour la candidate du PS
qui saura alors si sa campagne prend ou pas, dans l'électorat.<br>
</div>


<br>



]]></description>
<category>Au pays de Candy</category>
<pubDate>Fri, 23 Feb 2007 14:17:18 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-49990-billet-542385.html</guid>
</item>
</channel>
</rss>
