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<copyright>Copyright 2008 Blogg</copyright>
<pubDate>Thu, 23 May 2013 14:24:04 +0200</pubDate>
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<docs>http://www.blogg.org/blog-45620.html</docs>
<description>L'histoire d'une histoire</description>
<link>http://www.blogg.org/blog-45620.html</link>
<title>Le conteur</title>
<language>fr</language>
<category>Blogg</category>
<ttl>60</ttl>
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<title>Seule et inutile.</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-45620-billet-572834.html</link>
<description><![CDATA[<P><FONT face=georgia,palatino color=#990000><STRONG>Seule. Désespérément seule. Sans cesser une seconde de l'être. Je me tourne vers le miroir. Aucun reflet n'apparaît, mon visage, triste et lourd, s'est effacé au fil de mes espérances meurtries. Dix-sept années de disparition progressive, dix-sept années de labeur à me détruire. Aucune phrase, aucun mot, aucune lettre. Points de suspension qui s'enfilent comme des perles sur les liens douloureux de mon existence. Je n'ai aucun poids dans le monde, dans mon monde, dans votre monde. Je ne compte pas. Voie inutile, superficielle, superfétatoire. Il n'est rien en moi qui puisse résister à votre regard injuste et scrutateur. Je m'efface. Je m'envole. Je m'éloigne. Sensiblement. En un instant. Cela ne change rien, présente, je suis absente, je suis loin, je ne suis plus là. Les autres, les autres ont cette chance de savoir rire quand il le faut, de s'imposer parfois, de parler, sans cesse. Je me tais. Mes mots, mes opinions, sont stupides. Exaspérantes. Je ne compte pas, je ne compte plus. Et puis, je ne me conte pas. C'est trop dur, trop compliqué, trop inutile. Qui me lit, qui me comprend, qui m'aide, qui me console ? Je me plains sans cesse. Je devrais avoir bien honte de le faire. </STRONG></FONT></P>
<P><STRONG><FONT face=Georgia color=#990000>J'ai bien honte de le faire.</FONT></STRONG></P>]]></description>
<category>Moi. Haine et inconscience.</category>
<pubDate>Fri, 13 Apr 2007 11:46:25 +0000</pubDate>
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<title>Une pomme ou deux</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-45620-billet-405625.html</link>
<description><![CDATA[<FONT size=2><br /><ADDRESS>Je n'avais jamais compris pourquoi brillait le soleil.</ADDRESS><br /><ADDRESS>&nbsp;</ADDRESS></FONT><br /><H5><FONT face="courier new,courier">Je ne ressens plus la chaleur, ni l'humaine odeur ou le suintement de mes larmes. J'ai parcouru le monde, pétri de grâce la mousse verte, frôlé la fougère légère et foulé du pied l'herbe veloutée. Je perds le sens du désir et du plaisir, erre d'ère en ère, et dépourvue d'idéaux, je perds l'adolescent et l'adulte. J'ai visité de vastes contrées, appris les m&#339;urs en buvant le vin que l'on m'offrait, chanté les louanges des vestiges passés en dévorant les riches plats que l'on me servait, rêvé aux hommes en embrassant les livres que je lisais.</FONT></H5><br /><P>&nbsp;</P><br /><H5><FONT face="courier new,courier">Chaque mot, chaque lettre pénétrait mon derme, intime sensation qui excitait mon esprit farouche.</FONT></H5><br /><P>&nbsp;</P><br /><H5><FONT face="courier new,courier">Je ne respire plus l'air changeant de la forêt, mille et une effluves issues de mon c&#339;ur soumis. Je grouille de fond en fond, m'escarmouche, éternue un peu et me replie. J'ai observé le silence, caressé son orgueil pour finalement m'énamourer de mon Mystérieux inconnu qui ne cessait jamais de m'entourer. Je bourdonne, je frissonne au gel et dégel, au soleil vermeil. Je ne goûte plus aux fruits, aux légumes tendres. Je me sieds de mon quotidien quand je vivais pleinement l'aventure.</FONT></H5><br /><H5><FONT face="courier new,courier">Je ne mesurais qu'une pomme ou deux, c'est vrai...</FONT></H5><br /><H5><FONT face="courier new,courier">Et j'ai encore peur de grandir.</FONT></H5><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=456758&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Histoires courtes</category>
<pubDate>Sat, 29 Jul 2006 18:43:39 +0000</pubDate>
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</item>
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<title>Gravure d'Oubli</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-45620-billet-396586.html</link>
<description><![CDATA[<FONT size=2><BR><br /><P><STRONG>Tu as le pouce écorché, mais continues ton labeur. L'idée de l'achever ainsi ne t'effleures pas même l'esprit. Tu grattes, tu forges, tu transperces et graves dans le tronc le nom que tu tiens de tes parents. Chaque lettre trouvera sa place au côté de la précédente, fourvoyant toute interstice capable de se dissimuler, de-ci, de-là. Ta création se doit d'être concise, impeccablement cicatrisée au creux de l'arbre dénudé par la saison froide. Bientôt s'approcheront les nuages et tu rentreras chez toi, poussée un instant par un brin de raison que te prodigue la nature. La pluie est fraîche, l'ombre profonde, et l'herbe nonchalante. Tu essuies quelques perles de sueur sur tes tempes, appuies plus encore ta fluette lame sur le Malheureux qui souffre et qui te le cache, graves ce nom que tu refuses le jour et analyses la nuit.</STRONG></P><BR><br /><P><STRONG>Bien sûr, tu aurais désiré l'ancrer dans les mémoires d'une toute autre manière, plus artistique, plus brûlante, partant plus poignante. Un soir, dorlotée par le feu de cheminée qui s'épuisait sensiblement, tu avais rêvé au monde, celui des grands, des puissants, sans doute alors, des vivants. Tu quittais ta campagne natale pour n'y plus revenir, offrant une maison nouvelle à tes géniteurs, puis à celui que tu aimeras afin d'y fonder une famille unie par les liens du sang.</STRONG></P><BR><br /><P><STRONG>Du sang.</STRONG></P><BR><br /><P><STRONG>Tu as le pouce écorché, mais continues ton labeur : tu vivras, vivras à travers ces amoureux qui s'enticheront de ton arbre, de ces vieillards qui crèveront à ses pieds, et des enfants qui courront aux alentours. </STRONG></P><BR><br /><P><STRONG>Tu vivras.</STRONG></P><BR><br /><P><STRONG>Longtemps.</STRONG></P></FONT>]]></description>
<category>Histoires courtes</category>
<pubDate>Thu, 13 Jul 2006 21:16:51 +0000</pubDate>
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<item>
<title>Pornographie</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-45620-billet-383510.html</link>
<description><![CDATA[<font size="2"><address><strong><font color="#ffffcc">&nbsp;Exercice de style... Quelques intrus dans le texte qui suit?</font></strong></address><p></p><p><strong>Je d&eacute;boutonne un &agrave; un ton pantalon froiss&eacute;, mais ne quitte ton regard. &Ocirc; douceur de l&rsquo;&acirc;me, &ocirc; yeux &eacute;tincelants, miroirs de ta bont&eacute; exemplaire, &ocirc; l&egrave;vres -dess&eacute;ch&eacute;es par le soleil&hellip; Je m&rsquo;agenouille et baisse d&eacute;licatement ce jeans qui m&rsquo;insupporte. Je clos mes yeux comme ind&eacute;l&eacute;bile suspens de toi, pour ne les rouvrir qu&rsquo;une fois l&rsquo;ignoble &agrave; terre. Je caresse avec - force - le - string kangourou - que tu portes - malicieusement. Peu &agrave; peu, je sens la chaleur m&rsquo;envahir, et l&rsquo;irr&eacute;sistible besoin de ne faire qu&rsquo;un avec ce corps - foisonn&eacute; de mille et une pustules - m&rsquo;envahit comme surgit la mar&eacute;e nouvelle et immuable. J&rsquo;y appose baisers mouill&eacute;s, sucr&eacute;s, sal&eacute;s, gris&eacute;s de nous. Tu attrapes - &eacute;nergiquement - mes deux seins d&eacute;nud&eacute;s et m&rsquo;invites &agrave; - arracher avec les dents ce string que je ne saurais voir. Je passe furtivement ma t&ecirc;te le long de tes fesses envo&ucirc;tantes, recule et reprends ma danse tel un gourou. Sans h&eacute;siter, tu attrapes mes cheveux d&rsquo;une blondeur v&eacute;nitienne - et m&rsquo;en arraches une poign&eacute;e, mis&eacute;rables muscles raidis par le plaisir! Je pousse un - hurlement - &agrave; l&rsquo;instant, et d&rsquo;un geste - brusque - me - tords le cou - selon la danse qu&rsquo;ex&eacute;cutait ma nuque. Effray&eacute; par - ce cri animal - tu recules d&rsquo;un unique bon sur le sofa, et te - vautres- comme une -&hellip;- sur les coussins moelleux et humides de notre humaine sueur. Simultan&eacute;ment, je me rel&egrave;ve comme une lionne - dont le d&eacute;testable cadavre d&rsquo;un string resterait accroch&eacute; aux crocs. Je m&rsquo;empare succinctement de ma - vieille culotte tach&eacute;e de-ci, de-l&agrave; -, m&rsquo;empare de mes chaussettes - enivrantes et trou&eacute;es -, enfin de mon pantalon - dont le premier bouton reprit sa libert&eacute; au dernier repas. Je romps simplement le contrat - sexuel - qui existait entre nous, - la bave d&eacute;goulinant &agrave; la commissures de mes l&egrave;vres- pulpeuses.</strong></p></font>]]></description>
<category>Histoires courtes</category>
<pubDate>Fri, 23 Jun 2006 19:48:08 +0000</pubDate>
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<title>Comptine de Fillette</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-45620-billet-381958.html</link>
<description><![CDATA[<font size="2"><p><strong>Fillette &agrave; son puits pr&eacute;l&egrave;ve l&rsquo;eau magnanime. Fillette accoud&eacute;e sur les rebords de l&rsquo;ab&icirc;me se noie de miroitements palabr&eacute;s aux ressentiments immuables. &Eacute;cho de haine et de souffrance en furtifs applaudissements. Fillette aux yeux cadav&eacute;reux observe le monde au creux des br&ucirc;lants reflets de soi. Fillette &agrave; son puits puise chacun des mots oubli&eacute;s et fantomatiques, remplit sa bourse de mensonges, de r&ecirc;ves imperturbables et courrouc&eacute;s. Fillette en soleil oppressant assoiffe ce trou b&eacute;ant et d&eacute;charn&eacute; &eacute;pris de l&rsquo;eau. Fillette de poussi&egrave;re recouvre l&rsquo;or&eacute;e en v&eacute;h&eacute;ments coudoiements.</strong></p><p>&nbsp;</p><p><strong>Fillette &agrave; son puits tremble de vertige, se penche un peu plus, et soupire, et maudit, et condamne, et d&eacute;nonce, et se mutine. Comptine de Fillette.</strong></p><p>&nbsp;</p><p><strong>Fillette en ronde vomit les prompts &eacute;clats. Fillette agenouill&eacute;e derri&egrave;re un unique pilier d&eacute;risoire fend l&rsquo;enfance d&rsquo;une dague. Chanson d&rsquo;&eacute;moi et d&rsquo;ex&eacute;cution en mauvais tirs. Fillette aux bras ballants se prom&egrave;ne et se perd en ronde triste et monotone. Fillette atterr&eacute;e regarde le ciel gronder sous la close horizon. Fillette recluse temp&ecirc;te.</strong></p><p>&nbsp;</p><p><strong>Fillette en ronde tremble de vertige, se referme un peu plus, et soupire, et maudit, et condamne, et d&eacute;nonce, et se mutine. Comptine de Fillette.</strong></p></font>]]></description>
<category>Histoires courtes</category>
<pubDate>Wed, 21 Jun 2006 16:56:18 +0000</pubDate>
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<title>Un Peu Mal Dans La Peau Des Autres</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-45620-billet-380586.html</link>
<description><![CDATA[<font size="2"><p><strong>J&rsquo;ai froid. Il pleut.</strong></p><p><strong>Un peu mal dans la peau des autres. Un peu d&eacute;senchant&eacute;e parmi ces vies cont&eacute;es.</strong></p><p><strong>Qui est cette enfant qui s&rsquo;empare de mon corps?</strong></p><p><strong>Qui sont ces autres que je ne peux aborder?</strong></p><p><strong>J&rsquo;ai froid. Il vente.</strong></p><p><strong>Un peu mal &agrave; l&rsquo;aise quand je suis autre. Un peu dispers&eacute;e quand je perds mes mots.</strong></p><p><strong>Qui sont ces hommes qui s&rsquo;emparent de vos corps?</strong></p><p><strong>Quel est ce moi que je ne peux d&eacute;coder?</strong></p><p><strong>J&rsquo;ai froid. Il neige.</strong></p><p><strong>Un peu d&eacute;boussol&eacute;e quand je perds le sud. Un peu maladroite quand je cisaille ma peau.</strong></p><p><strong>Quel est ce monde dans lequel je v&eacute;g&egrave;te?</strong></p><p><strong>Qui sont ces hommes qui s&rsquo;emparent de nos enveloppes corporelles?</strong></p><p><strong>Quel est ce Temps qui m&rsquo;emprisonne dans un cachot d&rsquo;hypocrisie?</strong></p><p><strong>Quelle est cette barre qui m&rsquo;emp&ecirc;che d&rsquo;&ecirc;tre ce que l&rsquo;on exige?</strong></p><p><strong>Quels sont mes yeux, mes mains, mon &acirc;me?</strong></p><p><strong>Qui sont-ils et qui suis-je?</strong></p><p><strong>Un peu mal dans la peau des autres&hellip; Il pleut&hellip; Il neige&hellip; Il vente&hellip; Peu importe, c&rsquo;est du pareil au m&ecirc;me&hellip;</strong></p></font><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=427000&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Histoires courtes</category>
<pubDate>Tue, 20 Jun 2006 10:13:49 +0000</pubDate>
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<title>Ma seizième comme ma quinzième année</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-45620-billet-374977.html</link>
<description><![CDATA[<font size="2"><p><strong>Ma seizi&egrave;me comme ma quinzi&egrave;me ann&eacute;e. Une barque emport&eacute;e sur le ru de mon sang, ancr&eacute;e dans la fertilit&eacute; de ma chair. Et de m&rsquo;y noyer comme tombent les cadavres. Et de n&rsquo;en plus pouvoir comme s&rsquo;installent les tombes. La pierre d&rsquo;une &egrave;re nouvelle sur le tombeau de mon &acirc;me trop faiblement enivr&eacute;e. Je ne saisis que trop bien pourquoi mes larmes coulent. Ma seizi&egrave;me comme ma quinzi&egrave;me ann&eacute;e.&nbsp;</strong></p><p><strong>Et puis le vent de tourner. Ma barque de chavirer dans la noirceur d&rsquo;un liquide sali par la labeur d&rsquo;une journ&eacute;e d&rsquo;hypocrisie. L&rsquo;anniversaire de ma mal&eacute;diction originelle. Comme la bouch&eacute;e d&rsquo;Adam. Comme la nudit&eacute; des uns. Comme la morsure de l&rsquo;autre. Ils n&rsquo;avaient rien pr&eacute;vu quand s&rsquo;imaginent les tombeaux. Ma seizi&egrave;me comme ma quinzi&egrave;me ann&eacute;e.</strong></p><p><strong>J&rsquo;ai mal quand se l&egrave;ve le jour. Je pleure quand s&rsquo;annonce l&rsquo;heure d&rsquo;un repas que je ne prends d&eacute;sormais plus. Je souffre quand arrive la solitude journali&egrave;re d&rsquo;un lit solitaire. Je br&ucirc;le quand la floraison de d&eacute;licieuses perles s&rsquo;installent au coin de mes paupi&egrave;res. Je n&rsquo;ai plus que ma barque emport&eacute;e sur le ru de mon sang quand l&rsquo;odeur de la vie ne me fait plus fr&eacute;mir. Et comme une v&eacute;rit&eacute; aveuglante : ma seizi&egrave;me comme ma quinzi&egrave;me ann&eacute;e.</strong></p><p><strong>L&rsquo;&eacute;closion d&rsquo;une nouvelle sensation au creux de mon moi le plus profond, &ocirc; d&eacute;sirable sensation invoqu&eacute;e depuis tant de mois quand se succ&egrave;dent les instants d&rsquo;un rien dans la lenteur d&rsquo;un tout! Je souris quand rougissent mes yeux, et mes oreilles me transpercent l&rsquo;&acirc;me par la chaleur qui en &eacute;mane. Il me semble que mon corps n&rsquo;est plus qu&rsquo;un rythme &eacute;motionnelle au fil de mon inatteignable fantasme. Il m&rsquo;avait sembl&eacute; un instant. Il m&rsquo;&eacute;tait apparu une seizi&egrave;me comme ma quinzi&egrave;me ann&eacute;e. Aujourd&rsquo;hui, je vois bien comme mon erreur &eacute;tait incommensurable!</strong></p><p>&nbsp;</p><p><strong>Ma seizi&egrave;me comme pr&eacute;misse de ma quinzi&egrave;me ann&eacute;e. Si auparavant ma barque &eacute;tait emport&eacute;e sur le ru de mon sang, c&rsquo;est pr&eacute;sentement mon poignet comme noy&eacute; par le liquide brun&acirc;tre qui s&rsquo;&eacute;chappe malicieusement de se vaine prisonni&egrave;re, veine ge&ocirc;li&egrave;re.</strong></p><p><strong>Ma seizi&egrave;me et je n&rsquo;entrevois plus ma dix-septi&egrave;me ann&eacute;e.</strong></p></font>]]></description>
<category>Extrait</category>
<pubDate>Fri, 16 Jun 2006 15:51:21 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-45620-billet-374977.html</guid>
</item>
<item>
<title>Dis moi</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-45620-billet-374962.html</link>
<description><![CDATA[<p><strong><font face="trebuchet ms,geneva">Dis moi</font></strong></p><p><strong><font face="trebuchet ms,geneva">Si l&rsquo;on s&rsquo;en ira</font></strong></p><p><strong><font face="trebuchet ms,geneva">Tous les deux, toi et moi</font></strong></p><p><strong><font face="trebuchet ms,geneva">Dis moi</font></strong></p><p><strong><font face="trebuchet ms,geneva">Si l&rsquo;on partira</font></strong></p><p><strong><font face="trebuchet ms,geneva">Errance d&rsquo;&agrave; chaque fois</font></strong></p><p><strong><font face="trebuchet ms,geneva">Dis moi</font></strong></p><p><strong><font face="trebuchet ms,geneva">Si l&rsquo;on s&rsquo;aimera</font></strong></p><p><strong><font face="trebuchet ms,geneva">&Eacute;maner d&rsquo;un avoir en futur</font></strong></p><p><strong><font face="trebuchet ms,geneva">L&rsquo;histoire dessin&eacute;e sous l&rsquo;aura</font></strong></p><p><strong><font face="trebuchet ms,geneva">Dis moi</font></strong></p><p><strong><font face="trebuchet ms,geneva">Si l&rsquo;on vivra</font></strong></p><p><strong><font face="trebuchet ms,geneva">Mirer, et puis &agrave; toute allure</font></strong></p><p><strong><font face="trebuchet ms,geneva">Mourir dans tes bras</font></strong></p><p><strong><font face="trebuchet ms,geneva">Dis moi</font></strong></p><p><strong><font face="trebuchet ms,geneva">Si l&rsquo;on apprendra</font></strong></p><p><strong><font face="trebuchet ms,geneva">La peur et l&rsquo;effroi</font></strong></p><p><strong><font face="trebuchet ms,geneva">L&rsquo;horreur et l&rsquo;&eacute;moi</font></strong></p><p><strong><font face="trebuchet ms,geneva">L&rsquo;ivresse et la joie</font></strong></p><p><strong><font face="trebuchet ms,geneva">Dis moi</font></strong></p><p><strong><font face="trebuchet ms,geneva">Si l&rsquo;on suscitera</font></strong></p><p><strong><font face="trebuchet ms,geneva">Les rires, les &eacute;clats</font></strong></p><p><strong><font face="trebuchet ms,geneva">L&rsquo;absence et le d&eacute;sarroi</font></strong></p><p><strong><font face="trebuchet ms,geneva">Dis moi</font></strong></p><p><strong><font face="trebuchet ms,geneva">Si seulement l&rsquo;on conna&icirc;tra</font></strong></p><p><strong><font face="trebuchet ms,geneva">Ce f&eacute;brile instant d&rsquo;autrefois.</font></strong></p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=423390&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Po&#195;&#168;sie en vers libres</category>
<pubDate>Fri, 16 Jun 2006 15:45:14 +0000</pubDate>
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</item>
<item>
<title>Egérie</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-45620-billet-374902.html</link>
<description><![CDATA[<font size="2"><font face="book antiqua,palatino"><font face="book antiqua,palatino"><font face="Georgia"><font face="Georgia"><font face="Georgia"><font face="Georgia"><font face="book antiqua,palatino"><font face="book antiqua,palatino"><font face="Georgia"><font face="Georgia"><font face="Georgia"><font face="Georgia"><font face="Georgia"><font face="Georgia"><font face="book antiqua,palatino"><font face="book antiqua,palatino"><font face="Georgia"><font face="Verdana" /></font></font></font></font></font></font></font></font></font></font></font></font></font></font></font></font><font face="book antiqua,palatino"><font face="book antiqua,palatino"><font face="Georgia"><font face="Georgia"><font face="Georgia"><font face="Georgia"><font face="book antiqua,palatino"><font face="book antiqua,palatino"><font face="Georgia"><font face="Georgia"><font face="Georgia"><font face="Georgia"><font face="Georgia"><font face="Georgia"><font face="book antiqua,palatino"><font face="book antiqua,palatino"><font face="Georgia"><p><font face="book antiqua,palatino"><strong>Approche! Conte-moi l&rsquo;heure, d&eacute;nude moi,</strong></font></p><p><font face="book antiqua,palatino"><strong>&Eacute;lague l&rsquo;&eacute;corce et l&rsquo;&eacute;caille, escadrille</strong></font></p><p><font face="book antiqua,palatino"><strong>De d&eacute;sirs, de mots, de plaisirs comme une vrille,</strong></font></p><p><font face="book antiqua,palatino"><strong>Enveloppe en volute, embrasse mon &eacute;moi.</strong></font></p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><font face="book antiqua,palatino"><font face="book antiqua,palatino"><font face="Georgia"><font face="Georgia"><font face="Georgia"><font face="Georgia"><p><font face="book antiqua,palatino"><strong>Attrape! D&eacute;robe la seconde et le mois,</strong></font></p><p><font face="book antiqua,palatino"><strong>Mod&egrave;le la mousse, repousse chaque grille</strong></font></p><p><font face="book antiqua,palatino"><strong>De maux, de mensonge, de douleur et de trille,</strong></font></p><p><font face="book antiqua,palatino"><strong>&Eacute;vince mon errance, supplie l&rsquo;&acirc;me chamois.</strong></font></p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><font face="book antiqua,palatino"><font face="book antiqua,palatino"><font face="Georgia"><font face="Georgia"><font face="Georgia"><font face="Georgia"><p><font face="book antiqua,palatino"><strong>Si d&rsquo;un amoureux &eacute;lan la peinture vermeille</strong></font></p><p><font face="book antiqua,palatino"><strong>M&rsquo;&eacute;claire et m&rsquo;exhorte en un t&eacute;n&eacute;breux soleil,</strong></font></p><p><font face="book antiqua,palatino"><strong>C&rsquo;est alors que je danse, - &eacute;ternelle cadence -,</strong></font></p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><font face="Georgia"><font face="Georgia"><font face="book antiqua,palatino"><font face="book antiqua,palatino"><p><font face="book antiqua,palatino"><strong>Selon mon t&eacute;n&eacute;breux et funeste reflet,</strong></font></p><p><font face="book antiqua,palatino"><strong>Moi, Muse de pierre, de toile, d&rsquo;&eacute;l&eacute;gance,</strong></font></p><p><strong><font face="book antiqua,palatino">D&eacute;truite, par l&rsquo;indigne artiste, d&rsquo;un soufflet!</font><font face="Georgia"> </font></strong></p></font></font></font></font></font></font></font></font></font></font></font></font></font></font></font></font></font></font></font></font></font></font></font></font></font></font></font></font></font></font></font></font></font></font></font>]]></description>
<category>Po&#195;&#169;sie Classique</category>
<pubDate>Fri, 16 Jun 2006 13:57:06 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-45620-billet-374902.html</guid>
</item>
<item>
<title>Elle</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-45620-billet-373315.html</link>
<description><![CDATA[<font size="2"><p><strong>J&rsquo;aurai bient&ocirc;t l&rsquo;impression que le mot &laquo;&nbsp;sourire&nbsp;&raquo; n&rsquo;existe plus parmi les maux. </strong></p><p><strong>Je ne connais pas son orthographe.</strong></p><p><strong>Je ne connais pas sa d&eacute;finition.</strong></p><p><strong>Il me semble que des ann&eacute;es se sont &eacute;coul&eacute;es, tranquillement, inlassablement, depuis qu&rsquo;une derni&egrave;re grimace a distendu les muscles de mon visage. Comme si le soleil n&rsquo;existait plus. Comme si la terre ne tournait plus. Comme si les secondes d&rsquo;un mortel temps ne s&rsquo;&eacute;coulaient plus. Et d&eacute;j&agrave;, je souffre d&rsquo;&ecirc;tre encore vivante. Le printemps succ&eacute;dera-t-il &agrave; l&rsquo;hiver de mes pens&eacute;es engourdies? Tourments temp&eacute;tueux dans mon &acirc;me endolorie. Je crois que l&rsquo;heure d&rsquo;une nouvelle &egrave;re ne sonnera plus, l&rsquo;eau ne s&rsquo;&eacute;coule plus, la clepsydre se fend. Et l&rsquo;ombre de ne plus tourner, mais de s&rsquo;installer au creux de mon c&oelig;ur dont la froideur raidit peu &agrave; peu les membres dont je suis empreintes. Je respire les &eacute;cumes d&rsquo;horreur qui &eacute;mane d&rsquo;un sang que je fais r&eacute;guli&egrave;rement couler, je respire le s&eacute;rum d&eacute;natur&eacute; en fum&eacute;e d&rsquo;opium, je respire l&rsquo;&eacute;clat d&rsquo;un nouveau point sur ma peau piqu&eacute;e. Je d&eacute;faille, il me semble que je d&eacute;faille. Et je ne comprends plus. Ma vision se trouble, le besoin d&rsquo;une dose retentit au creux de mon cr&acirc;ne qui se brise &agrave; chacun de ces cris. Je refuse. Mais je c&egrave;de d&eacute;j&agrave;&hellip;</strong></p><p></p><p>&nbsp;</p><p><strong>J&rsquo;aurai bient&ocirc;t l&rsquo;impression que le mot &laquo;&nbsp;sens&nbsp;&raquo; n&rsquo;existe plus parmi les maux.</strong></p><p><strong>Je ne connais pas son orthographe.</strong></p><p><strong>Je ne connais pas sa d&eacute;finition.</strong></p><p><strong>Il me semble que des ann&eacute;es se sont &eacute;coul&eacute;es depuis que ma raison s&rsquo;est &eacute;gar&eacute;e, vainement, irr&eacute;m&eacute;diablement. Et je ne crois plus analyser les instants d&rsquo;un rien quand mon c&oelig;ur s&rsquo;acharne &agrave; v&eacute;n&eacute;rer celles et ceux qui me d&eacute;truisent peu &agrave; peu. Comme une poup&eacute;e de chiffon d&eacute;chiquet&eacute;e malicieusement; mais je ne connais pas m&ecirc;me mon r&ocirc;le.</strong></p><p><strong>Celui de me vider de mes boyaux?</strong></p><p><strong>Celui de d&eacute;chirer &agrave; n&rsquo;en plus pouvoir?</strong></p><p><strong>Je me vois grandir dans un monde dont le sens s&rsquo;effrite &agrave; chacun des jours qui s&rsquo;&eacute;coulent comme un couteau dans une plaie ouverte. Et si le monde lui-m&ecirc;me ne tourne plus, comment la mince vie d&rsquo;une adolescente qui s&rsquo;&eacute;gare peut-elle trouver raison? Les grands s&rsquo;envolent. Et les petits les pr&eacute;c&egrave;dent. Je ne connais plus les mots, seulement les maux. Cette pluie en fracture douloureuse sur mes &eacute;paules bris&eacute;es. Le ciel en chaos de d&eacute;sarroi. Les nuages en fardeaux atypiques. Puis-je croire un jour n&rsquo;&ecirc;tre plus que kal&eacute;idoscope de mes pens&eacute;es sans aura? Mais ce manque qui m&rsquo;agresse, qui me menace, et qui m&rsquo;assujettit &agrave; lui&hellip; Je refuse. Mais je c&egrave;de d&eacute;j&agrave;&hellip;</strong></p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><strong>J&rsquo;aurai bient&ocirc;t l&rsquo;impression que le mot &laquo;&nbsp;bonheur&nbsp;&raquo; n&rsquo;existe plus parmi les maux.</strong></p><p><strong>Je ne connais pas son orthographe.</strong></p><p><strong>Je ne connais pas sa d&eacute;finition.</strong></p><p><strong>Il me semble que des ann&eacute;es se sont &eacute;coul&eacute;es depuis que cette &eacute;corce v&eacute;n&eacute;rable s&rsquo;est d&eacute;tach&eacute;e en hurlement de mon corps &eacute;gratign&eacute;. Mon heurt ne sera plus antiseptique, et d&eacute;j&agrave;, la gangr&egrave;ne s&rsquo;empare de mes plaies, la pourriture et l&rsquo;odeur de la mort s&rsquo;empare de tout mon &ecirc;tre quand je n&rsquo;ai plus les moyens de me soigner. Je crois apercevoir sur les draps de mon lit pur et blanc le sang de ma derni&egrave;re tentative. Et de mani&egrave;re immuable, ce besoin de piq&ucirc;res, pour me permettre de gu&eacute;rir, disait-on, et toujours cette poudre inhal&eacute;e enti&egrave;rement quand sonne l&rsquo;heure de ne plus dormir, je perds les g&eacute;lules, et m&rsquo;effondre.</strong></p><p><strong>Les lapsus se succ&egrave;dent au son des discussions. Corps rime avec sort. Le sort de ma mort. Pourrir rime avec sourire. Le sourire de mon soupir. Luire rime avec nuire. Nuire pour enfin fuir.</strong></p><p><strong>Je crois ne plus saisir quand commence le bonheur et se termine le malheur depuis que la dose obs&egrave;de mon corps et mon &acirc;me. L&rsquo;aiguille est en face, et ma respiration saccad&eacute;e s&rsquo;arr&ecirc;te l&rsquo;espace de quelques secondes. Face &agrave; moi, elle si petite mais qui sugg&egrave;re sa sup&eacute;riorit&eacute; sur mon &ecirc;tre d&eacute;natur&eacute;, elle si brillante et exquise qui m&rsquo;apportera la d&eacute;couverte d&rsquo;un extase in&eacute;branlable, elle si ind&eacute;pendante de ma volont&eacute;, mais qui sait &ecirc;tre r&eacute;v&eacute;r&eacute;e, elle qui m&rsquo;observe quand mes yeux se ferment. Elle qui m&rsquo;appelle inlassablement quand mon corps frissonne, la peur, et le froid. </strong></p><p><strong>Elle. </strong></p><p><strong>Je m&rsquo;y refuse, mais je c&egrave;de d&eacute;j&agrave;&hellip;</strong></p></font>]]></description>
<category>Nouvelles</category>
<pubDate>Wed, 14 Jun 2006 13:51:07 +0000</pubDate>
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