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<copyright>Copyright 2008 Blogg</copyright>
<pubDate>Sat, 21 Nov 2009 11:15:32 +0100</pubDate>
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<docs>http://www.blogg.org/blog-41200.html</docs>
<description>loin s'en faut</description>
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<title>Fatum</title>
<language>fr</language>
<category>Blogg</category>
<ttl>60</ttl>
<item>
<title>Et le sucre ?</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-41200-billet-813515.html</link>
<description><![CDATA[<div align="justify"><font color="#99cccc" face="helvetica">Tu mets, une courgette ou plutôt non, mets y une orange. Une orange ronde, une orange mûre, une au goût sucré de l'été. Un clou de girofle pour agrémenté. Est-il besoin réellement d'agrémenter. L'orange ne suffit elle pas.<br>C'est à toi de voir.<br><br>Prends une marmite. Une grande. Une en fonte. Non prends plutôt en céramique. Une aux couleurs de l'Afrique ou de l'Espagne, une qui réunit. J'entends à ce moment précis les rires d'enfants que je ne connais pas, au loin dans la garigue. Le chant d'une source fugueuse, ses entrelas. Le clapotis que fait la main de l'enfant sage. Joue pour voir à saisir le filet translucide, impétueux et libre. Un crapaud ou un têtard. Une cigale. C'est égale. La glycine, les abeilles, une chèvre, des alpages, les premières brumes du matin, la sérénité jusqu'au bout des mains.<br><br>Mets les dans la marmite. En fonte ou en céramique. Allume le feu. Prends le temps de regarder. Prends le temps de suivre les entrelas de la source, de t'arrêter proche de la main de l'enfant, de respirer la glycine et d'imiter le crapaud ou le têtard. De suivre la chèvre sur le chemin des alpages.<br><br>Il y aura tout cela au fond de ma marmite. Une nourriture féconde et silencieuse. Un fil qui se tricote au crépitement du feu. Et au bout du compte, tu sais quoi George, il est probable que j'y retrouve mon orange, avec ou sans girofle. Mais cela c'est à moi de voir.</font></div>]]></description>
<category>Une photo - Un jour</category>
<pubDate>Tue, 27 May 2008 12:55:04 +0000</pubDate>
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</item>
<item>
<title>J2-mars</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-41200-billet-780899.html</link>
<description><![CDATA[<p>Mes yeux n'avaient plus de limite, du Montparnasse à la bataille d'Alésia, du Montsouris au Val de Grace, mes yeux flottaient au dessus des nuages. Tant de fois observés, tant de fois ré-inventés. Un chat ou un lapin, là quelques monstres alanguis. Ce matin je ne savais plus quelle coquille. Le ciel était gris. Ces jours-ci je le préférais ainsi. </p>
<p><br></p>
<p>Marcher en crabe, sauter par dessus les trottoirs, éviter la marrée ou s'y laisser porter. Se faire ramener. Chamboullée. Les pieds au sec, le temps de retrouver un charme au prochain rayons du soleil, le temps d'en apprendre d'autres contours, d'autres jeux, le temps que son humeur espiègle me guide à travers ses méandres poétiques. Aussi.</p>
<p><br></p>
<p>Marcher en crabe, sauter par dessus le trottoirs.</p>
<p>Mon dedans comme ce dehors. Perché. Mon intérieur bientôt renouveler. Revenir au sol, s'enraciner. Apprendre à rêver de là aussi. S'inspirer. Le ciel plus haut. Le ciel moins grands. La terre plus proche, l'ensemencer comme on souffle des étoiles dans un ciel rarement tout a fait noir. </p>
<p><br></p>
<p>Entre le ciel et cette terre, trouver son équilibre. Réconcilier sa tête et ses pieds.</p>
<p>Je n'oublierais pas dans cette ville en pierre, le chant des moineaux qui s'éveillent ou se couchent, les hirondelles toujours plus rares qui me donnaient l'éphéméride en été, je garderais dans mon oeil et au fond de mon oreille les roucoulades des tourterelles perchées sur cette antennes. Je n'en finirais pas de chercher une poésie urbaine. </p>
<p><br></p>
<p>Et si mes racines venaient du ciel ?</p>]]></description>
<category>Une photo - Un jour</category>
<pubDate>Mon, 24 Mar 2008 11:22:59 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-41200-billet-780899.html</guid>
</item>
<item>
<title>J-en mars</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-41200-billet-770550.html</link>
<description><![CDATA[<!--StartFragment-->

<p><span style="font-family:Helvetica">Passé à l'ouest
c'était une autre chanson. Je m'amusais des dessins que faisait le soleil dans
mon salon. </span></p>

<p><span style="font-family:Helvetica">Un rayon sur le
balcon, allongeait les ombres de ma jolie prison. De l'argent fugacement
soufflé sur mes mauvaises herbes impossibles à arracher. Le rat des villes gardait au fond de lui, celui des champs, en sourdine. </span></p>

<p><span style="font-family:Helvetica">Ma trottinette à
roulette, indiquait le sens du vent. Son sens et sa course. Ebouriffée. Je la
gardais. Une sensation. Les seins presque nue en été. Fermer les yeux. La
retrouver. La petite table des soirée alanguis de juillet. En août le silence
moite des mots calfeutrés dans l'antre presque fraîche, une brise subtile.</span></p>

<p><span style="font-family:Helvetica">Vers cinq ou dix-neuf
heure, un chant diffus :  le songe pâle d'une fenêtre dans ma forêt de
boulots gris. Sa pâleur ou sa netteté au gré des caprices ombrageux.  Ce
jour-ci, le ciel était dangereux, passant du gris au bleu, du bleu au gris. La
trouée d'une gloire. La saisir. Tenter de la retranscrire pour la garder, au
creux de mes yeux, comme un enfant à la fois triste et heureux. En tomber
amoureux. La garder au fond des yeux. Et puis plus  rien, la lumière
allait et venait, disparaissait, et re-rentrait sans avoir pris la peine de
s'annoncer. Je l'aimais ainsi libre et joyeuse.</span></p>

<p><span style="font-family:Helvetica">Vers l'est les
cheminées s'empourpraient, les toits les soutenaient avec une forme de
fébrilité apaisée. </span></p>

<p><span style="font-family:Helvetica">De retour au salon,
mon enfance me susurrait  les souvenirs d'une l'Afrique enracinée. Le long
cou d'une girafe, l'allure industrielle, le cou penché de celle qui boit au
marigot. Au bout, une ampoule.</span></p>

<p><span style="font-family:Helvetica">Maintenant la fenêtre
mordait mes oreillers. Le chat ronronnait. La teinte changeait, se heurtait au
tabouret, en allumait les pieds, transperçait le fauteuil pour en dessinait un
autre,  tronqué, sur ma commode impossible à déplacé. Mon petit fou s'en
amusait et patogeait joyeusement dans les innombrables petites flaques
éphémères. Et puis, la girafe avait maintenant cédé sa place aux deux causeuses
de mon balcon. Ces bavardes étendaient leurs jambes jusqu'au repli de mon
édredon. C'était l'heure où le jaune prend les doux accents du rose, l'heure où
mon univers entier se reflétait dans chaque objet qui voulait bien le
réinventer. L'instant où j'aurais voulu voir les feuilles pourpres se balançaient
doucement dans la chaleur de mon souvenir. Le salon et ma chambre commençait de
s'éteindre en gardant en mémoire quelques instants encore les traces de cet
essoufflement.</span></p>

<p><span style="font-family:Helvetica">Le soleil continuait sa visite, jour après jour, le moindre recoins de mes amours. </span></p>

<p><span style="font-family:Helvetica">Plus tard, dans le
début de la soirée, ce serait au tour du cinéma que le disque d'or épuisé, projetterais sur le placard de toutes mes infimes
mémoires. </span></p>

<p><span style="font-family:Helvetica">Je le connaissais par
coeur le chant du soleil dans mon appartement et pourtant.. chaque jour était
différent. Je m'étonnais de ne rien y trouver d'identique au précédent. </span></p>

<p><span style="font-family:Helvetica">J'aurais voulu le
garder, quelques trésors encore, jamais fini d'amasser, toujours
renouvelés. </span></p>

<p><span style="font-family:Helvetica"> </span></p>

<p><span style="font-family:Helvetica">Demain peut-être sera
celui de la lune écarquillée. </span></p>

<!--EndFragment-->


<p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=871420&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Une photo - Un jour</category>
<pubDate>Wed, 05 Mar 2008 17:55:00 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-41200-billet-770550.html</guid>
</item>
<item>
<title>J2</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-41200-billet-750683.html</link>
<description><![CDATA[<p><font color="#99cccc" face="helvetica">Au fur et à mesure les livres disparaissaient de mon horizon si familier. Chaque jour qui se levait, dessinait des contours étrangers. Les images et les mots faisaient place, drôle de carcasse, au squelette d'une étagère désossée. Du blanc à la place. <br><br>Je regardais poindre le rouge déchirant du matin, là de ma cuisine, au-dessus des cheminées engourdies. Le silence et le feu. Un accord en sourdine. Les rayons avaient pris l'habitude de s'insinuer le long de mes murs, chaque fissure étaient examinées, méticuleusement,  puis balayées à l'or fin selon les matins. D'abord le placard à verre, puis gouter voir un peu des épices, leurs ombres comme une chanson en créole. <br><br>Le soleil continuait son chemin, les toits bleutés, là le miroir d'un vasistas, les cheminées petites sentinelles qui s'ébrouaient soudain d'avoir si longtemps assoupie, crachotaient les vapeurs de la nuit. Mes fissures aussi. <br><br>Enfin l'astre s'invitait au salon. Il rebondissait contre mes livres, jouait la comédie des ombres et des vers, parcourait le monde, lécher quelques bonnes feuilles, redessinait mes photos, et finissait toujours par se prélasser sur le canapé, fatigué d'avoir d'éployé tant d'effort pour m'extraire de la nuit. <br><br>Chaque matin je suivais les saisons par ce dialogue étrange. Mon dedans et sa lumière. Le ciel me remettait les pieds sur terre. Les livres. Je ne les emballerai pas. Je verrais bien quelle gueule ca a demain.<br></font></p><p><br></p>]]></description>
<category>Dialogue de l'Aquapin</category>
<pubDate>Sat, 02 Feb 2008 21:38:07 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-41200-billet-750683.html</guid>
</item>
<item>
<title>Tiens, Bidule est en colère</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-41200-billet-595515.html</link>
<description><![CDATA[<a href="/blog-62833.html">http://www.blogg.org/blog-62833.html</a><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=684981&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Une photo - Un jour</category>
<pubDate>Thu, 17 May 2007 12:26:31 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-41200-billet-595515.html</guid>
</item>
<item>
<title>le desert salé</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-41200-billet-572547.html</link>
<description><![CDATA[<font face="helvetica"><font color="#99cccc">Arrivé à ce point du
chemin, Georges ne savait plus. Fallait-il prendre à gauche, devait-il
choisir la droite. Tout droit ? Trop hostile. Beaucoup trop hostile.
Georges n'était pas fou.<br>
<br>
Pourtant, Georges était parti un matin sans même claquer la porte. Il
s'était laissé porté au gré du courant, et voilà que le courant était
gelé, complètement figé. Empêtré sous un mètre de glace. <br>
<br>
Georges ne savait plus. Tout était trop blanc. Bien trop éblouissant.
J'ai marché sur la baltique salée et j'enviais Georges de ne plus
savoir où aller. Plutôt rester.<br>
<br>
Parfois le brouillard se fige, et tout devient plus limpide.</font></font><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=657513&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Une photo - Un jour</category>
<pubDate>Thu, 12 Apr 2007 21:22:46 +0000</pubDate>
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</item>
<item>
<title>Il pleut des oeufs</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-41200-billet-571035.html</link>
<description><![CDATA[<p><font color="#99cccc" face="helvetica">Dans mon sac à provisions, de la teinture, des feuilles glanées sur
les pouces du printemps. Des oeufs. Dix. Trois se sont cassés. Manque
de vigilence.</font></p><p><font color="#99cccc" face="helvetica">Les poules n'ont toujours pas de dents. Elles
caquètent avec autant de véhémence, ébrouent leurs plumes comme à
d'habitude et se foutent éperduement des jours particuliers.</font></p><p><font color="#99cccc" face="helvetica">Moi j'essaie de tenir en équilibre. Je vogue entre mes souvenir et d'autres. Je concilie.</font></p><p><font color="#99cccc" face="helvetica">J'ai choisi mes feuilles tendres et souples. Des formes découpées ou plus rondes, d'autres longilignes. </font></p><p><font color="#99cccc" face="helvetica">Je
les ai dépliés, avec précaution. J'ai enveloppé mes oeufs avec. Cinq
minutes dans l'eau carmin. La tradition restée intacte, en empreinte
sur la coquille sanguine.</font></p><p><font color="#99cccc" face="helvetica">Me voilà qui pédale, comme une folle.
J'étais grisée par l'envie de tout adopter, l'encen, les cierges, les
joyeux recueillements, les chants comme un liant suspendu. Par dessus
tout, ta nécessité, bien plus grande qu'un autre jour de l'année.</font></p><p><font color="#99cccc" face="helvetica">Mon
vélo s'est emballé. Je ne sais pas comment. Peut-être, oui peut-être
bien que j'allais trop vite. Dans la descente j'ai déraillé. J'ai mal
au genou et les poules s'en contre foutent. </font></p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=655762&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Une photo - Un jour</category>
<pubDate>Tue, 10 Apr 2007 11:07:26 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-41200-billet-571035.html</guid>
</item>
<item>
<title>Boréal</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-41200-billet-569239.html</link>
<description><![CDATA[<font color="#99cccc" face="helvetica">Depuis quelques jours maintenant, tu pleures.<br>
Tu pleures comme un arbre qui suinte.<br>
En silence.<br>
Tu te tais.<br>
Pourtant je sens bien moi dans te sanglots entrecoupés d'agitation
silencieuse, que ta tête était plus légère à regarder l'espace du
silence.<br>
Garde le. Garde le bien au fond de toi et de tes doigts.<br>
Pour qu'un jour,<br>
enfin tu puisses,<br>
pleurer au creu de mes bras.<br>
Volime te.</font><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=653525&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Dialogue de l'Aquapin</category>
<pubDate>Sat, 07 Apr 2007 15:52:32 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-41200-billet-569239.html</guid>
</item>
<item>
<title>Epines de pin</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-41200-billet-521162.html</link>
<description><![CDATA[Parfois les hommes tombent du ciel.<br />Parfois les hommes ressemblent à un sapin que l'on jette par la fenêtre. Septième.<br />Il y a ce son mat et sourd. Un son que l'oreille ne connait pas encore. <br />Un son qu'elle n'oubliera jamais. <br />Le son d'un corps lourd et jeune qui rebondit contre le bitume indifférent.<br />Un sapin en chausson. Un sapin qui porte son identité autour du cou. <br />Un sapin vivant, auréolé de sang et de viscères. <br />Parfois les hommes viennent du ciel. Espérons qu'ils y retournent plus serein.<br /><br />]]></description>
<category>Une photo - Un jour</category>
<pubDate>Tue, 23 Jan 2007 14:42:50 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-41200-billet-521162.html</guid>
</item>
<item>
<title>hlm</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-41200-billet-512230.html</link>
<description><![CDATA[<p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=586353&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>inda</category>
<pubDate>Tue, 09 Jan 2007 13:34:59 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-41200-billet-512230.html</guid>
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