<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<!--  RSS generated by Flaimo.com RSS Builder [2009-12-28 00:20:07]  --> <rss version="2.0">
<channel>
<copyright>Copyright 2008 Blogg</copyright>
<pubDate>Mon, 28 Dec 2009 00:20:07 +0100</pubDate>
<lastBuildDate>Mon, 28 Dec 2009 00:20:07 +0100</lastBuildDate>
<docs>http://www.blogg.org/blog-40826.html</docs>
<link>http://www.blogg.org/blog-40826.html</link>
<title>Ein bisschen Krieg</title>
<language>fr</language>
<category>Blogg</category>
<ttl>60</ttl>
<item>
<title>53rd & 5rd</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-40826-billet-415780.html</link>
<description><![CDATA[Je ne suis pas silencieux ne le suis jamais c'est idiot mais ce qui ne s'entend pas c'est ce qui ne dépasse pas les os du crane ce sont les mots qui rebondissent vers l'intérieur les phrases trop longues pour se prononcer en un seul souffle et que l'on cherche trop longtemps l'expiration suffisante dans des poumons d'acier trop étriqués et tout ce qui est silence est aussi bruit tout ce qui ne bouge pas peut pourtant vibrer si l'on regarde de prêt ce sont des explosions miniatures une guerre minuscule et dans la paume des soldats aphones et dans le poing qui se referme des coups de canon à jamais perdus.<br />]]></description>
<category>Chronique des folies ordinaires</category>
<pubDate>Fri, 18 Aug 2006 12:05:20 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-40826-billet-415780.html</guid>
</item>
<item>
<title>éclats de soi</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-40826-billet-415775.html</link>
<description><![CDATA[<p>I just can't handle it<br />J'ai cru être cette personne<br />ce que j'ai fait de moi, je ne le suis pas. Ne peut plus l'être, peut être.<br /><br />Ne plus savoir quels muscles tendres et plier<br />se demander comment tout ce plomb à plu se loger entre ces omoplates, mes os, peintes en trompe l'oeil<br />un foutu corps de garde qui n'est qu'un leurre<br /><br /><em>(à tous)</em><br />rien qu'une entorse, un jeu anormal entre les os. un baillement que l'on confond avec un poème.<br />je ne sais plus. / ctrl a / ctrl x /<br />j'ai 26 ans et j'ai la normalité sous ma responsabilité<br />bordel que c'est ironique<br />"they told me i was wrong so i drowned"<br /><br /><em>(à toi)</em> Et pourtant, tout était vrai. <br /></p>]]></description>
<category>Ein bisschen Krieg</category>
<pubDate>Fri, 18 Aug 2006 11:59:11 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-40826-billet-415775.html</guid>
</item>
<item>
<title>Quel est le nom de ce moment ?</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-40826-billet-403899.html</link>
<description><![CDATA[I'm fine.]]></description>
<category>Ein bisschen Krieg</category>
<pubDate>Wed, 26 Jul 2006 16:38:19 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-40826-billet-403899.html</guid>
</item>
<item>
<title>Conventions typographiques</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-40826-billet-387873.html</link>
<description><![CDATA[<P>juste une ) pour assourdir l'autre (<BR>apposées l'une contre l'autre () - neutralisées<BR>ce qui a été ouvert a été strident<BR>cette ) apaise d'une simple courbe noire<BR>comme un cil tombé sur&nbsp;la joue suspend le regard<BR>()<BR><BR><BR></P>]]></description>
<category>Ein bisschen Krieg</category>
<pubDate>Fri, 30 Jun 2006 06:28:21 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-40826-billet-387873.html</guid>
</item>
<item>
<title>Dire ce qu'on pense, c'est court.</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-40826-billet-386950.html</link>
<description><![CDATA[<P>j'avais pas vraiment de photo pour dire ça et puis c'est arrivé</P><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=434440&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Ein bisschen Krieg</category>
<pubDate>Wed, 28 Jun 2006 20:08:41 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-40826-billet-386950.html</guid>
</item>
<item>
<title>A history of violence</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-40826-billet-382724.html</link>
<description><![CDATA[<p>Mercredi, 8h30. Les mains dans les poches et une matin&eacute;e de presqu'&eacute;t&eacute; qui n'en fini plus d'&ecirc;tre moite. Du vent qui s'enfonce dans la poitrine pour ralentir les pas. Au bout des yeux, noy&eacute;s dans les cils, le centre psychiatrique. Juste une blouse &agrave; aller chercher. Sur le parking du centre, les t&ecirc;tes habituelles de l'individu A, trouble schizoaffectif (F25.2) et de l'individu B, Trouble envahissant du d&eacute;veloppement (F84).<br />Ceux l&agrave; ont le droit de descendre dans le parc, 2 fois une heure par jour. L'individu A, hospitalis&eacute; apr&egrave;s avoir tu&eacute; sa soeur dans un moment d&eacute;lirant, a mis 3 ans &agrave; obtenir ce privil&egrave;ge. En psychiatrie, il faut rassurer les &eacute;quipes pour avoir le droit. Le droit de fumer, de sortir, de baiser.<br />Mon t&eacute;l&eacute;phone sonne. &quot;Madame C. refuse d'aller en sismo. Faut que tu viennes la voir&quot;. Ca ne m'est jamais arriv&eacute;. Je pense &agrave; mon chat, une femelle noire de 2 ans. Que ferait-elle ? Elle irait, &agrave; condition qu'il y ait de la bouffe &agrave; la clef. Ces gens me font manger si je leur ob&eacute;i, alors j'y vais. Madame C pleure dans sa chambre. Elle ne veut pas aller &agrave; sa sismoth&eacute;rapie (anciennement appel&eacute;s &quot;&eacute;l&eacute;ctrochocs&quot;) parce qu'elle a peur d'aller mieux, et donc de quitter l'hopital. Effectivement, la sismoth&eacute;rapie a une efficacit&eacute; spectaculaire sur plusieurs maladies psychiques, dont la m&eacute;lancolie dont souffre Mme C. Elle va bien mieux apr&egrave;s les 4 premi&egrave;res s&eacute;ances de choc &eacute;lectrique qui l'on a chaque fois, comme pr&eacute;cu, fait convulser pendant 35 &agrave; 50 secondes. Elle a recommenc&eacute; &agrave; s'alimenter, elle fait de mots fl&eacute;ch&eacute;s 3 &eacute;toiles, elle joue aux dominos. Et elle est pr&egrave;te &agrave; retourner vivre chez sa soeur, car personne d'autre ne pourrait la recevoir. Sa soeur ne vient plus la voir depuis qu'elle sait que &ccedil;a va mieux, depuis qu'elle ne peut plus s'appitoyer sur l'absence de sort de Mme C. <br />Ce matin l&agrave;, Madame C. (F31.5 : trouble affectif bipolaire, &eacute;pisode actuel de d&eacute;pression s&eacute;v&egrave;re avec sympt&ocirc;mes psychotiques) a pris conscience de ce qu'&eacute;tait la gu&eacute;rison, ce qu'elle refuse. Jusque l&agrave; nous lui vendions le mieux-&ecirc;tre comme on vend de la soupe, en lui disant qu'il faut aller mieux, en gardant cette sobre morale comme seul d&eacute;lib&eacute;ration. Et nous avons tout fait pour, et elle va mieux, et ce n'est qu'en allant mieux qu'elle se rend compte que ce n'est absolument pas ce qu'elle veut. La vie normale la terrifie, l'immobilise, lui tord la bouche et lui fait saigner les yeux.<br />La sant&eacute; c'est le silence des organes, un silence qui d&eacute;masque d'autres bruits monstrueux et terrifiants, que la maladie jusqu'ici occultait. <br />Madame C. veut rester en robe de chambre, veut fumer, veut mourir pour rejoindre sa m&egrave;re morte. Les infirmi&egrave;res lui prennent le bras, le serrent, la sacoue, lui demandent quel &acirc;ge elle a. Madame C. s'en fiche, elle pleurt, elle a retrouv&eacute; les bruits de la d&eacute;pression, les bruits qui camouflent le tumulte du bien-&ecirc;tre. Je vais la voir, parce que c'est ce que l'on attend de moi. J'&eacute;conomise de l'argent pour m'acheter de nouvelles enceintes. Des Kliptsch, 2 fois 3 voies, sensibilit&eacute;&nbsp;99 dB, 150 watt RMS par canal, finition acajou. Je parle &agrave; Madame C., les mains dans les poches et les yeux dans les siens. Elle veut bien venir, elle a peur qu'on la dispute apr&egrave;s. J'appelle le bloc d'anesth&eacute;sie, nous passerons &agrave; 9h30 au lieu de 9h, une ambulance va arriver, il ne faudra pas &ecirc;tre plus en retard que ce que l'on est d&eacute;j&agrave;. L'infirmi&egrave;re crie car madame C. pleure encore. Madame C. est laide, vieille, mal habill&eacute;e, ces cheveux sont gras, elle sent mauvais ce matin, sa peau est p&acirc;le et gr&ecirc;v&eacute;e de petites taches de vieillesse. Elle a 56 ans, lui r&eacute;p&egrave;te l'infirmi&egrave;re, c'est un &acirc;ge o&ugrave; l'on s'assume, pas un &acirc;ge pour pleurnicher comme une enfant. Madame C. pleurniche effectivement comme une enfant, une enfant particuli&egrave;rement d&eacute;bile et moche, une enfant qui pr&eacute;f&egrave;rerait &ecirc;tre malade certains jours plut&ocirc;t que de sortir du lit.<br />Nous partons, l'ambulance sent le tabac. Vague souvenir, vague d&eacute;gout d'autre temps. Mme C. est laide dans le r&eacute;troviseur, ses l&egrave;vres sont fines et blanches, on devine ses seins maigres et froids malgr&eacute; la robe de chambre en pilou. L'infirmi&egrave;re est belle et me d&eacute;goute. Je ne baise plus depuis des mois, c'est bien comme &ccedil;a. Personne n'a rien dit depuis que Mme C. a cess&eacute; de pleurer, n'ayant plus de sympt&ocirc;mes &agrave; partager.<br />La patiente est install&eacute;e dans la salle de sismoth&eacute;rapie. On la deshabille, ces seins sont comme je l'avait craint. L'infirmi&egrave;re lui dit qu'elle pue, qu'elle aurait au moins pu se laver. Madame C. fond en larmes, se recroqueville, rougit, p&egrave;te. L'infirmi&egrave;re est contente d'&ecirc;tre en col&egrave;re, car elle pense que Mme C. est une grosse connasse d'hyst&eacute;rique (trouble de la personnalit&eacute;, axe 2. Note : les troubles de la personnalit&eacute; ne sont pas des maladies, mais des fa&ccedil;ons pathologiques car rigides d'&ecirc;tre au monde, d'int&eacute;ragir avec les autres. Les hyst&eacute;rtiques sont les pires, et toutes les femmes les d&eacute;testent car elles leur renvoie l'image de l'&eacute;chec obligatoire des comportements de s&eacute;duction. Les hommes s'en foutent, mais sont solidaires avec leurs infirmi&egrave;res). Mme C. souffre de d&eacute;pression s&eacute;v&egrave;re, ce qui acutise des comportements r&eacute;gressifs, infantiles, rendant vifs et saillants des traits d'immaturit&eacute;, de th&eacute;atralisme, de mise en avant des affects. Elle pleure, se tortille, appelle son p&egrave;re. L'infirmi&egrave;re s'&eacute;n&egrave;rve, lui pince le bras, lui demande d'arr&ecirc;ter son cin&eacute;ma. Mme C. voudrait bien, mais elle ne peut cesser d'avoir envie d'&ecirc;tre malade. Elle pue, elle le sait. Sale petite fille puante dont les grosses larmes trempent les &eacute;lectrodes que je lui colle sur les tempes, faisant courir le risque de court circuit lorsque les 900 milli amp&egrave;res de la d&eacute;charge &eacute;l&eacute;ctriques passeront d'une &eacute;l&eacute;ctrode &agrave; l'autre.<br />La machine &agrave; sismoth&eacute;rapie d&eacute;livre 500 volts au maximum, une &eacute;nergie de 25 &agrave; 500 millicoulombs pendant une p&eacute;riode de 0,2 &agrave; 4 secondes. La t&ecirc;te du malade offre une r&eacute;sistance de 0 &agrave; 3000 ohms &agrave; travers laquelle passera l'arc &eacute;l&eacute;ctrique th&eacute;rapeutique, la foudre salvatrice. Les larmes, qui sont une solution sal&eacute;e et donc tr&egrave;s conductrice de courant, sont &agrave; risque de provoquer un court circuit et donc d'emp&ecirc;cher le courant de traverser le cerveau, avec brulures du cr&acirc;nes et des yeux. Les yeux doivent donc rester secs et clos. La patiente se d&eacute;bat, recroquevill&eacute;e, cachant sa nudit&eacute; et sa puanteur d'un revers de bras. Les bras de l'infirmi&egrave;re et de l'anesth&eacute;siste participent involontairement &agrave; cette pudeur, tachant de la forcer &agrave; rester immobile, allong&eacute;e, inerte. Malade. Elle refuse, se d&eacute;bat, pleure&nbsp;et bave, larmoie et renifle, appelle sa m&egrave;re morte, veut mourir. On la maintient plus fort encore, parce que ca commence &agrave; suffir ces enfantillages. Puer et refuser la sismo, c'&eacute;tait d&eacute;j&agrave; bien assez.<br />Je colle mes &eacute;l&eacute;ctrodes partout o&ugrave; la machine l'exige. Front, poitrine, bras, ventre. La peau est fine, vein&eacute;e de pourpre, tach&eacute;e. Rougie par l'effort. Mme C. veut rester immobile et minuscule, recroquevill&eacute;e au pied du brancard, les mots pris dans la morve et les r&acirc;les. L'infirmi&egrave;re et l'anesth&eacute;siste ont la chance d'avoir un planning qui guide leur d&eacute;cisions : la s&eacute;ance doit se terminer au plus tard &agrave; 10 heures. Mme C. n'a elle, que sa puanteur et sa tristesse pour &ecirc;tre et resister. A trois, ils la maintiennent, et parviennent &agrave; lui enfoncer une canule dans la bouche pour ne pas s'&eacute;touffer pendant la crise convulsive. Son visage n'en est que plus laid, ses grimaces tordues accompagnant la violence des gestes de ceux qui la maintiennent. Elle brutalise ses traits pendant que les autres lui brutalisent les membres. Je ne dis rien, je pense &agrave; &eacute;crire un texte sur le sujet. Pour cela, il faut que les choses aillent au bout. Moralement, cette position est tenable, puisque la patiente ne gardera normalement aucun souvenir des 10 minutes qui vont pr&eacute;ceder le moment ou le courant lui traversera le cr&acirc;ne. Amn&eacute;sie per-critique, qui laissera un habile trou noir en lui et place du rictus de l'infirmi&egrave;re qui lui maintiens les bras immobiles et les yeux ferm&eacute;s.<br />De ma place, je peux voir les seins de l'infirmi&egrave;re qui se penche sur la malade. Ils sont blonds et gras, tendus entre ses c&ocirc;tes dures et le lit d'hopital. Je ne la d&eacute;sire pas vraiment, trop occup&eacute; &agrave; v&eacute;rifier l'imp&eacute;dance de la t&ecirc;te de Mme C. : 2420 Ohms, ce qui est une bonne valeur.<br />On lui injecte vite, entre deux ruades,&nbsp;les drogues anesth&eacute;siantes n&eacute;cessaires &agrave; ce qu'elle ne se souvienne pas de ce que l'on s'appr&ecirc;te &agrave; lui faire subir.&nbsp;15 milligrammes de curare pour empecher les muscles de se contracter pendant que les neurones d&eacute;chargeront tous en m&ecirc;me temps. Les seringues vides, on me demande d'envoyer le choc.&nbsp;On a&nbsp;30 secondes pour ce faire. Je perd du temps, parce que j'essaye d'essuyer les larmes sal&eacute;es de la dame. Pas le temps, on me dit. Il faut choquer tout de suite. Je v&eacute;rifie la charge, les &eacute;l&eacute;ctrodes. Pas le temps, on me dit encore. J'appuie sur le bouton jaune &quot;treat&quot; et d&eacute;livre la charge &eacute;l&eacute;ctrique dans le corps de la malade. <br />Ce qui coute cher &agrave; Mme C., ce n'est pas ce qu'elle est ou ce dont elle souffre. Ce ne sont pas les classification diagnostiques qui la font classer parmi les hyst&eacute;riques. Les livres n'y sont pour rien, les manuels de psychiatrie n'ont pas le pouvoir de r&eacute;pendre ce fiel, cette violence. Ce n'est pas la faute de l'esprit de la science si on en arrive &agrave; violenter des m&eacute;lancoliques puantes. La soci&eacute;t&eacute;, les institutions n'y sont pour rien, n'ont ni n'auront jamais l'intelligence ou le pouvoir de permettre telles situations. On stigmatise les manuels diagnostiques en psychiatrie, on les tient responsable de la perte du sujet (l'individu) comme enjeu essentiel, remplac&eacute; par la maladie. Non. Non, bordel, ce n'est ni la sismoth&eacute;rapie ni le DSM-IV (manuel statistique des troubles mentaux, 4e &eacute;dition) qui sont source d'imb&eacute;cilit&eacute; et de violence.<br />Ce ne sont pas les livres qu'il faut bruler, ce sont les gens.</p>]]></description>
<category>Chronique des folies ordinaires</category>
<pubDate>Thu, 22 Jun 2006 18:09:30 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-40826-billet-382724.html</guid>
</item>
<item>
<title>Un début pour toujours</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-40826-billet-382595.html</link>
<description><![CDATA[<p>Etat des lieux&nbsp;- &eacute;tat des liens<br /><br />Recommencer &agrave; &eacute;crire ici, c'est reprendre une partition &eacute;crite pour un seul instrument, une seule repr&eacute;sentation. Faire semblant d'un message projet&eacute; au monde, alors que la pulpe des doigts, elle, sait bien que tout ces mots n'ont qu'une seule destination et cette destination c'est toi et il n'y a que toi que lire ce <u>toi</u> fasse r&eacute;agir car il te d&eacute;signe et te d&eacute;fie comme il m'a d&eacute;fi&eacute; de l'&eacute;crire comme si souvent il me d&eacute;fie de penser ton nom et tes mots.<br />Mes pens&eacute;es jouent &agrave; croire que blogguer c'est parler &agrave; la ville et au monde et pas seulement &agrave; <u>toi</u> alors se dresse cette foutue contradiction, le mur impossible entre ce que les choses devraient &ecirc;tre et ce qu'elles sont vraiment, la distance invisible et incalculable, comme ces &eacute;toiles qui ont l'air si proches les une des autres lors d'une nuit claire, la distance entre le vouloir et l'&eacute;lan, entre ce que les muscles &eacute;treignent&nbsp;et ce qui les tend.<br />Ce qui se passe, c'est que tu me deviens abstraite. Pas &eacute;trang&egrave;re, mais au contraire aussi pr&eacute;sente et invisible que la colonne vert&eacute;brale dans le dos, qui supporte nos cr&acirc;nes mais reste invisible &agrave; nos yeux.<br />C'est ce que je voudrais. Que ces os, ces vert&egrave;bres, faute de chair faute de baisers et faute de duels, se contractent et durcissent comme des musles t&eacute;tanis&eacute;s et deviennent ivoire, os, troph&eacute;es et diamants que l'on arbore en secret, que l'on devine sous la peau et qui en mod&egrave;le les contours et les tourments. Je veux tout &ccedil;a, tous ces moment, les avoir entre les nerfs et les muscles, seulement cach&eacute;s d'une fine pellicule de peau ti&egrave;de qui &eacute;pousera les contours que nos triomphes voudront bien lui donner, tortueux et dor&eacute;s de blanc, abrupts et couverts d'une ombre brillante.<br />Je <sup>m'ennuie tant</sup>&nbsp;veux &ecirc;tre model&eacute;s de ces temps, &ecirc;tre motoris&eacute; et propuls&eacute; par ces pas pass&eacute;s, devenir eux et demeurer autour d'eux, leur &ecirc;tre sanctuaire et ossuaire &agrave; la fois, n'en devenir que l'apparence et le relief. En faire mes os, les laisser &eacute;lectriser mes nerfs. Et y revenir toujours et ne pas admettre que tout cela ne soit qu'abstrait et toujours pr&eacute;f&eacute;rer la chair &agrave; l'air pur, toujours pr&eacute;f&eacute;rer le geste &agrave; la partition.<br />Tout &ccedil;a c'est nous et ce nous c'est moi. Je ne veux pas d'une putain de boite &agrave; souvenirs - je veux des pens&eacute;es dures comme l'os, des instants pris dans le corps comme des fl&egrave;ches fich&eacute;es dans le li&egrave;ge, des [] qui font danser les art&egrave;res et garder les yeux ouverts.<br /><br />Le chat sur les genoux, sa queue balaie mes poignets doucement, ses griffes&nbsp;qui tancent la peau des genoux.<br />Il se passe tant de choses silencieuses.</p>]]></description>
<category>Ein bisschen Krieg</category>
<pubDate>Thu, 22 Jun 2006 16:00:23 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-40826-billet-382595.html</guid>
</item>
<item>
<title>Shine on You crazy Diamond</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-40826-billet-362276.html</link>
<description><![CDATA[<p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=408468&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Ein bisschen Krieg</category>
<pubDate>Wed, 31 May 2006 20:03:23 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-40826-billet-362276.html</guid>
</item>
<item>
<title>Places I've never been (1)</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-40826-billet-362265.html</link>
<description><![CDATA[<p>Ils dormaient ensemble depuis trois jours. Elle avait accept&eacute;, faute de trouver une raison pour que rien ne se noue entre eux. Ils s'&eacute;taient peu parl&eacute;, parce qu'ils avaient trop de temps. C'est ce qu'il se disaient. &quot;Je veux tout savoir sur toi&quot;, lui disait-elle. Et il la regardait en retour en laissant ses paupi&egrave;res un peu masquer ses yeux et r&eacute;pondait sur un ton &eacute;gal &quot;Je veux tout savoir sur toi&quot; et ensuite ils se taisaient, pour s'endormir. Trois jours pass&egrave;rent, les mots ne chang&egrave;rent pas.<br />Trois jours, pour comprendre que tout cel&agrave; &eacute;tait d&eacute;j&agrave; trop. Que les barri&egrave;res entre leurs deux pens&eacute;es &eacute;taient d&eacute;j&agrave; perm&eacute;ables, parce qu'ils se touchaient. Que leurs doigts qui se m&ecirc;laient parlaient milles langues, quand leur gorge ne savait que quelques mots hagards. Alors, ils ne cherch&egrave;rent pas &agrave; se dire plus et se suffirent d'intentions.<br />Ce qu'ils ignor&egrave;rent, c'est que ces intentions valaient des mots, ces mots valaient des discours, ces discours valaient des d&eacute;cisions. Ils se dirent peu de mots, et les l&egrave;vres minces de la fille se souvint de sourires. Le gar&ccedil;on, lui, fut tout en &eacute;treintes et se dit que les yeux qu'il gardaient pliss&eacute;s l'&eacute;taient surement aussi &agrave; cause d'un &eacute;clat trop vif, de ses l&egrave;vres &agrave; elle que close elle faisait resplendir, que son silence &agrave; lui &eacute;tait pi&eacute;g&eacute; de contemplations d'elle.<br />Il pouvait peu en dire, car les mots qui lui passaient derri&egrave;re les yeux &eacute;taient noy&eacute;s des reflets de son visage ocre et d'or, &eacute;touff&eacute;s d'elle, vraie et sans ombre, sans le noir gras qui collait toujours &agrave; ses mots &agrave; lui, comme maquill&eacute;s d'un kh&ocirc;l trop gras.<br />Elle avait fait&nbsp;fait suffoquer ses mots. Il d&eacute;cida que rien ne pourrait mettre une foutue fin &agrave; leur &eacute;clatant silence. A son tour elle se tu, et l'air entre eux repris consistance. Elle se tut, et alors il se d&eacute;shabilla. Une fois nu, il ferma les yeux, et esperais qu'elle comprenne que tout le reste &eacute;tait faux.<br />Rien d'autre ne pourrait les interesser, car ils &eacute;taient accompagn&eacute;s d'une m&eacute;lop&eacute;e qu'ils ne pourraient r&eacute;entendre.</p>]]></description>
<category>D'autres mondes</category>
<pubDate>Wed, 31 May 2006 19:48:45 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-40826-billet-362265.html</guid>
</item>
<item>
<title>Jumping someone esle's train</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-40826-billet-362148.html</link>
<description><![CDATA[Parlons de cette plaie par balle<br />la trajectoire du projectile dans la t&ecirc;te<br />elle a une plaie d'entr&eacute;e, pas de sortie<br />o&ugrave; la balle est elle log&eacute;e ?<br />juste l&agrave; o&ugrave; la commotion s'est arr&ecirc;t&eacute;e]]></description>
<category>Ein bisschen Krieg</category>
<pubDate>Wed, 31 May 2006 17:14:18 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-40826-billet-362148.html</guid>
</item>
</channel>
</rss>
