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<copyright>Copyright 2008 Blogg</copyright>
<pubDate>Sat, 21 Nov 2009 16:03:30 +0100</pubDate>
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<title>Histoires d'écrire</title>
<language>fr</language>
<category>Blogg</category>
<ttl>60</ttl>
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<title>Caprices</title>
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<description><![CDATA[<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-size: small;"><img src="http://www.trincoll.edu/~khumphre/verrou.jpg" alt="" width="300" /></span></p>
<p><span style="font-size: small;"><br /></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Calibri,sans-serif;">Servante, montre-moi encore ce doux billet. &laquo;&nbsp;Oui, ce soir mon amante je vous attendrai &agrave; mon h&ocirc;tel. Je reste votre fervent amant comme vous l'aimez tant.&nbsp;&raquo; Ah ce soir arrive si lentement, dix-sept heures sonnent au clocher. Verse dans mon bain des senteurs suaves venues d'Orient mais point trop, qu'il respire encore mes odeurs. Ah mon dieu, cette ridule qui vient &agrave; mes paupi&egrave;res ! Tant de fois je l'ai pleur&eacute;, mon amant infid&egrave;le, voil&agrave; les empreintes de mes tristesses qui s'&eacute;tirent &agrave; mon regard. Verse ce flacon d'huile d'Orient, que son baume estompe les douleurs pass&eacute;es. Ah, mon dieu, ce cheveu qui se colore de blanc ! Arrache-le vite de ma chevelure, qu'il ne voit pas combien je suis vieille. Ses belles ma&icirc;tresses orn&eacute;es de leur jeunesse sauront-elles s'effacer &agrave; son c&oelig;ur ? S'il ne voyait que ma vieillesse et ses traces ? Ah mon dieu ma peau est encore douce, mes seins bien fermes ! Je lui plairai encore. Combien il est cruel de m'avoir abandonn&eacute;e toutes ces nuits ! Je les ai bien compt&eacute;es, quarante depuis notre derni&egrave;re &eacute;treinte.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Calibri,sans-serif;">&laquo;&nbsp;Je suis occup&eacute;&nbsp;&raquo; ne cessait-il de m'&eacute;crire dans ses billets froiss&eacute;s &laquo;&nbsp;soyez patiente.&nbsp;&raquo; Ah l'inconstant, comment peut-il croire que je l'attendrais ? Bien s&ucirc;r il a certains attraits qu'il est bien difficile d'oublier. Je ne parle m&ecirc;me pas de ses &eacute;treintes qu'il a pourtant vaillantes, ni m&ecirc;me de son corps aux courbes semblables aux marbres antiques - et vous savez, ma servante, combien je suis sensible &agrave; Rome et plus encore &agrave; la Gr&egrave;ce - encore moins de ses paroles qui vous laissent un go&ucirc;t de miel. Non je parlerai plut&ocirc;t de sa pr&eacute;venance, de sa galanterie, de sa pr&eacute;sence infinie, et ses caresses qui vous rendent si belles. Ah je suis tomb&eacute;e en p&acirc;moison. Oui, oui, je sais, servante, il m'&eacute;chappe et cela le rend plus d&eacute;sirable</span></span><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Calibri,sans-serif;"> encore</span></span><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Calibri,sans-serif;">. Mais enfin n'est-il pas ma&icirc;tre de lui-m&ecirc;me ? N'est-ce pas l&agrave; sa grande valeur ? Ah je songe encore &agrave; toutes celles qui semblables &agrave; moi s'&eacute;prennent de lui, ces jeunes demoiselles aux corps que l'&acirc;ge n'a pas atteint, vibrant sous ses mains. Comme elles doivent s'accrocher &agrave; son bel enthousiasme ! Ah mon dieu, qu'ai-je fait en cette derni&egrave;re nuit o&ugrave; il a partag&eacute; ma couche ? Que ne lui ai-je pas donn&eacute; qu'il m'ait si longtemps d&eacute;daign&eacute;e ? Il respirait &agrave; toutes mes effluves, je go&ucirc;tais &agrave; ses d&eacute;lices chocolat&eacute;s. Le frivole, j'ai parcouru toutes les collines du tendre avec lui. Ah mon dieu, je lui ai trop donn&eacute;, c'est cela ! </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Calibri,sans-serif;">Mais cessons ces j&eacute;r&eacute;miades. Cette nuit il me revient. C'est certain, je saurais le s&eacute;duire comme avant. H&eacute;las, il exerce sur mon c&oelig;ur un tel attrait que je crains bien de m'&eacute;vanouir d&egrave;s qu'il para&icirc;tra. Sept mois d&eacute;j&agrave; qu'il est entr&eacute; dans mon &acirc;me. Sept mois que je tremble, que je g&eacute;mis, que je prie. Sept mois qu'il demeure citadelle imprenable. J'aurais voulu le conqu&eacute;rir, tel Alexandre qui prit Tyr en sept mois. Dans un sursaut d'amour-propre, j'ai m&ecirc;me tent&eacute; d'&eacute;chapper &agrave; ses inconstances. Un ancien amant qui recevait, avant l'&eacute;lu, toutes mes faveurs, soudain me d&eacute;plut. Toutes ses tentatives me donnaient, bien malgr&eacute; moi, &agrave; peine un frisson &agrave; la joue. J'ai go&ucirc;t&eacute; &agrave; d'autres nouveaut&eacute;s pour extraire le philtre fatal de mes veines. En vain ! Le premier au corps trop fragile, aux propos futiles m'ennuya. Je n'&eacute;treignais que ses &eacute;paules &eacute;triqu&eacute;es et m&ecirc;me ses vices n'eurent pas mon agr&eacute;ment. Le second, &eacute;poux volage, ne cherchait qu'&agrave; grimper dans mes creux, mais sans cette infinie douceur que l'ingrat savait si bien soupirer. Le troisi&egrave;me -oui ma servante, j'avoue je l'ai tromp&eacute; trois fois avant que le coq n'ait chant&eacute;-, malgr&eacute; ses savantes caresses, ne me prodiguaient que des imitations d'abandon. Ah oui, ma servante, je me suis abandonn&eacute;e &agrave; mon merveilleux guerrier avec un tel enchantement que mon visage rayonnait telle V&eacute;nus sortant de l'&eacute;cume. Qui pouvait me rendre son &eacute;treinte glorieuse ? </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Calibri,sans-serif;">Ah mon dieu, comme le soir est long &agrave; venir, dix-huit heures sonnent au clocher. Prends soin de mon jupon de dentelle, de l'&eacute;chancrure de ma robe rouge. Quoi, un nouveau messager porteur de quelle missive ? &laquo;&nbsp;Tr&egrave;s ch&egrave;re ce soir je ne saurais &ecirc;tre avec vous. Un contretemps me rend indisponible &agrave; vous.&nbsp;&raquo; Quoi, aucune autre explication ! Le perfide, me veut-il revoir morte &agrave; remettre encore notre &eacute;treinte ? Ah non, je ne me laisserai pas traiter de la sorte, puisque ce soir le roi m'avait convi&eacute;e &agrave; sa table, je saurais me distraire et oublier le f&eacute;roce insaisissable. Allons servante, choisis la robe d'or que je scintille &agrave; la table royale. </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Calibri,sans-serif;">Vingt-deux heures sonnent au clocher. Oui je reviens bien t&ocirc;t, le d&icirc;ner du roi &eacute;tait d'un ennui amer. Je n'ai cess&eacute; de soupirer et je n'ai rien pu manger. Tout me tournait vers mon oublieux : le moindre visage avenant me rappelait le sien, le rire du roi, les mots d'un courtisan et m&ecirc;mes les rimes d'un po&egrave;te, tout me rappelait &agrave; lui et tous me paraissaient de bien p&acirc;les copies. M&ecirc;me mon ancien amant, &agrave; la table du roi, qui soupirait &agrave; me vouloir pr&egrave;s de lui, non vraiment, rien n'y fit. J'ai adress&eacute; &agrave; l'insensible un message griffonn&eacute; &agrave; la h&acirc;te : &laquo;&nbsp;Tr&egrave;s cher, je serai malgr&eacute; vous &agrave; votre h&ocirc;tel si particulier, ce soir &agrave; vingt-deux heures et je vous y attendrai, quoique vous ayez entrepris.&nbsp;&raquo; H&eacute;las, je ne saurais ainsi le rejoindre, je n'ai plus aucun amour propre et &agrave; ses genoux, je peux bien me tra&icirc;ner, mais quoi ses gens ne m'auraient pas laisser entrer. H&eacute;las, ma servante, je pr&eacute;f&egrave;re encore dormir seule dans ma couche et r&ecirc;ver de lui, &agrave; quoi bon chercher ailleurs l'oubli qui ne viendra pas. Ah je hais cette nuit.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Calibri,sans-serif;">Quoi, un message de sa maison, qu'&eacute;crit-il cette fois : &laquo;&nbsp;Tr&egrave;s ch&egrave;re, mon importun enfin quitte ma maison, si vous voulez bien encore de moi, puis-je vous rejoindre en votre demeure cette nuit ? Dites-moi, me prendrez-vous la t&ecirc;te ?&nbsp;&raquo; Quoi, il ose ! Il suppose que je vais acquiescer &agrave; sa requ&ecirc;te ? Mais pour qui me prend-il ? Pour une de ses faciles conqu&ecirc;tes ? Qu'il lui suffit d'un mot pour que je reprenne nos commerces ? Vraiment, il me conna&icirc;t mal, je ne suis pas une de ses ing&eacute;nues, ni une de ses femmes qui n'esp&egrave;rent que lui. Ma vie est pleine de... H&eacute;las, quel est cet &eacute;moi qui m'envahit, quel est ce tourment qui freine ma raison ? Je l'aime tant, je l'esp&egrave;re tant, que m'arrive-t-il ? Ah ma servante, je suis perdue, je ne saurais lui &eacute;chapper. Ecris pour moi, ma main tremble trop : &laquo;&nbsp;Je ne vous prendrai pas la t&ecirc;te mais la queue.&nbsp;&raquo;</span></span></p>]]></description>
<category>Nuits blanches</category>
<pubDate>Tue, 27 Oct 2009 22:52:44 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-34499-billet-1099669.html</guid>
</item>
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<title>Mathématique</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-34499-billet-1093092.html</link>
<description><![CDATA[<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><img src="http://marionphyto.m.a.pic.centerblog.net/lo7nszf2.jpg" alt="" width="200" /></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Dionysos, dieu du d&eacute;sir pulsionnel assum&eacute;<br />divis&eacute; par le Diable, dieu d&eacute;chu du plaisir d&eacute;tourn&eacute;<br />reste La Croix<br />Et clou&eacute; &agrave; cette croix l'Homme devenu dieu<br />au nom de l'amour</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">La berg&egrave;re viol&eacute;e &agrave; la margelle du puits<br />divis&eacute; par la courtisane poudr&eacute;e de s&eacute;ductions<br />reste l'Ecume<br />Et baign&eacute;e &agrave; cette &eacute;cume Aphrodite lib&egrave;re<br />au go&ucirc;t de l'amour</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Le Guerrier, survivant des combats<br />divis&eacute; par l'ent&ecirc;t&eacute;e, au coeur rayonnant<br />reste Le Philtre<br />Et &agrave; ce philtre les Amants &eacute;ternels boivent<br />au partage de l'amour</p>
<p>&nbsp;</p>]]></description>
<category>Nuits blanches</category>
<pubDate>Sun, 11 Oct 2009 09:52:12 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-34499-billet-1093092.html</guid>
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<item>
<title>Les Manuscrits du Reposoir - suite -</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-34499-billet-1089330.html</link>
<description><![CDATA[<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--></p>
<p style="margin-bottom: 0.29cm;" align="JUSTIFY"><img src="http://www.tkinter.smig.net/QueenMarie/CastleBran/Gallery/images/BranDreamMed.jpg" alt="" width="200" height="205" /></p>
<p style="margin-bottom: 0.29cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #111111;"><span style="font-family: Verdana,sans-serif;">Lorsque je suis revenu de la montagne sacr&eacute;e, les gens qui me croyaient mort me voient vivant. Ils se mettent &agrave; penser que je parle au nom du dieu supr&ecirc;me qui n'a pas de nom et que j&rsquo;avais raison&nbsp;: il y a une vie apr&egrave;s la mort&nbsp;! Ils me surnomm&egrave;rent, Zalmoxis, celui qui est arriv&eacute; &agrave; la lib&eacute;ration finale. Le bruit parvint jusqu&rsquo;&agrave; Pythagore, qui vint &agrave; moi beaucoup plus tard.&nbsp;Nous avions les m&ecirc;mes points de vue sur la vie, le cosmos et l&rsquo;homme en g&eacute;n&eacute;ral. Je crois que j&rsquo;ai un peu influenc&eacute; sa philosophie. Mais surtout je lui ai appris &agrave; soigner l&rsquo;esprit avant de soigner le corps, ce sont les G&egrave;tes et le plus c&eacute;l&egrave;bres d&rsquo;entre eux, Orph&eacute;e, qui me l&rsquo;avait appris. Avec ses trois fl&ucirc;tes de bois, il parvenait &agrave; sortir des sons si m&eacute;lodieux qu&rsquo;il aurait pu rendre un homme immortel. Et je sais de quoi je parle&nbsp;!</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.29cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #111111;"><span style="font-family: Verdana,sans-serif;">Mais quittons cette antique p&eacute;riode et revenons &agrave; notre seizi&egrave;me si&egrave;cle&nbsp;! Je d&eacute;cidais donc de me rendre &agrave; Bran, pr&egrave;s de Brasov, o&ugrave; avait v&eacute;cu un de mes vieux amis, Ambrus, peintre c&eacute;l&egrave;bre pour ses fresques de l&rsquo;&eacute;glise en pierre d&rsquo;Osztr&oacute;. Ambrus, prot&eacute;g&eacute; par un prince valaque, Mircea le Vieux, m&rsquo;avait conduit au ch&acirc;teau de Bran, en plein c&oelig;ur de la Transylvanie, &eacute;loign&eacute; des combats contre les Turcs.&nbsp;C&rsquo;&eacute;tait cinquante ans avant que Vlad&nbsp;l&rsquo;Empaleur y s&eacute;journ&acirc;t entre deux pillages. C&rsquo;est l&agrave; que nous avons appris la victoire des Roumains contre les Turcs et nous y avons f&ecirc;t&eacute; la bataille de Rovine. Nous y avons retrouv&eacute; de vieux parchemins, laiss&eacute;s l&agrave; par le chanoine Rogerius qui d&eacute;crivaient les atrocit&eacute;s commises par les Mongols. Nous nous demandions si les nouveaux envahisseurs &eacute;taient capables de rivaliser en atrocit&eacute; avec ces anciens barbares. Mais Ambrus ne se laissait jamais aller &agrave; la m&eacute;lancolie, en vieux G&egrave;te qu&rsquo;il &eacute;tait&nbsp;: &laquo;&nbsp;Il faut que le pain soit le plus croquant, le vin le plus vieux et la femme la plus jeune.&nbsp;&raquo; me disait-il quand on trinquait avec ce fameux vin roumain, Feteasca Neagra, le noir des jeunes filles. D&rsquo;ailleurs des jeunes filles nous n&rsquo;en manquions pas, enfin celles que les Turcs n&rsquo;avaient pas faites esclaves. Ce que nous pr&eacute;f&eacute;rions par-dessus tout c&rsquo;&eacute;taient nos joutes oratoires o&ugrave; l&rsquo;un comme l&rsquo;autre nous clamions des l&eacute;gendes : &laquo;&nbsp;Le 29 d&eacute;cembre, m&eacute;fiez-vous des loups qui ne meurent pas, qui viennent pour se nourrir de sang&nbsp;! Accrochez de l&rsquo;ail sur les portes pour chasser aux mauvais esprits&nbsp;! Et vous, jeunes filles, jusqu&rsquo;&agrave; demain, tremblez&nbsp;! Les mauvais esprits vous guettent ! Mais demain, &agrave; l&rsquo;aube du jour de l&rsquo;ap&ocirc;tre Andrei, les loups seront chass&eacute;s par le plus grand d&rsquo;entre eux, par le plus sage.&nbsp;&raquo; Et ce peuple de bergers cavaliers, endurcis par les guerres, tremblait d&rsquo;effroi en &eacute;coutant nos contes emplis de superstitions populaires. </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.29cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #111111;"><span style="font-family: Verdana,sans-serif;"><em>&agrave; suivre</em><br /></span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="margin-bottom: 0.29cm;" align="JUSTIFY">&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>]]></description>
<category>Les fils d'Omer</category>
<pubDate>Thu, 01 Oct 2009 17:08:24 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-34499-billet-1089330.html</guid>
</item>
<item>
<title>Les Manuscrits du Reposoir - suite 3</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-34499-billet-1087358.html</link>
<description><![CDATA[<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--></p>
<p style="margin-bottom: 0.29cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #111111;"><span style="font-family: Verdana,sans-serif;"><img src="http://arynok.free.fr/roumanie/Transylvanie/bran/branext.jpg" alt="" width="200" /></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.29cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #111111;"><span style="font-family: Verdana,sans-serif;">Le 12 juin 1517, en plein c&oelig;ur des Balkans, &agrave; Baba Ga&iuml;a, en Transylvanie, j&rsquo;arrivais au bout de mes jours, de mes trente-trois ans. Il me fallait trouver un refuge. Je m&rsquo;&eacute;tais souvenu de ce c&oelig;ur de l&rsquo;Europe, entre Danube et montagnes sacr&eacute;es, qui avait vu na&icirc;tre Orph&eacute;e. </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.29cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #111111;"><span style="font-family: Verdana,sans-serif;">Je me sentais un peu chez moi dans ces vastes plateaux travers&eacute;s par des eaux souterraines, ponctu&eacute;s de citadelles fortifi&eacute;es o&ugrave; les paysans trouvaient refuge sur les pics rocheux contre les envahisseurs, Tatares ou Turcs selon les &eacute;poques. H&eacute;rodote avait raison de dire que les G&egrave;tes sont les plus braves et les plus droits des peuples thraces. Certains gladiateurs qui combattirent Rome n'&eacute;taient-ils pas Thraces ? Avec leur &eacute;p&eacute;e recourb&eacute;e si tranchante, leur petit bouclier de forme carr&eacute;e, et leurs jambi&egrave;res qui montaient jusqu&rsquo;aux cuisses, sans oublier leur casque &agrave; rebord, les guerriers thraces avaient de l&rsquo;allure&nbsp;! Je n&rsquo;ai jamais vu guerriers plus heureux quand ils allaient &agrave; la mort au combat&nbsp;! Pour eux, la mort est plus gaie que la vie puisqu&rsquo;ils vont retrouver leur dieu&nbsp;! Cela n&rsquo;a pas toujours &eacute;t&eacute; vrai. </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.29cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #111111;"><span style="font-family: Verdana,sans-serif;">Il y a tr&egrave;s longtemps de cela, lorsque je suis arriv&eacute; chez les G&egrave;tes, je leur ai dit&nbsp;: &laquo;&nbsp;Il y a une vie apr&egrave;s la mort.&nbsp;&raquo; Mais les G&egrave;tes ne m'ont pas cru&nbsp;et pour me le prouver ils ont bien failli me tuer, enfin me tuer, presque. Je me suis retir&eacute; dans les montagnes sacr&eacute;es de Kaka et je me suis endormi trois ans dans une grotte au pied de la Varful Omu, autrement dit la pointe de l&rsquo;homme. Ne me demandez pas si son nom a un rapport celui que je porte aujourd&rsquo;hui, Omer, je vous laisse seul juge&nbsp;! A moins que ce ne soit moi qui lui ai emprunt&eacute; son nom. De toute fa&ccedil;on, j&rsquo;ai souvent chang&eacute; d&rsquo;identit&eacute;, de nom, selon les &eacute;poques, les r&eacute;gions et les peuples que j&rsquo;ai c&ocirc;toy&eacute;s. Mais Omer demeure mon pr&eacute;nom favori, pour sa sonorit&eacute;, pour ses c&eacute;l&egrave;bres homonymes&nbsp;!</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.29cm;" align="JUSTIFY">&nbsp;</p>
<p style="margin-bottom: 0.29cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #111111;"><span style="font-family: Verdana,sans-serif;"><em>&agrave; suivre</em><br /></span></span></p>
<p>&nbsp;</p>]]></description>
<category>Les fils d'Omer</category>
<pubDate>Sun, 27 Sep 2009 06:03:51 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-34499-billet-1087358.html</guid>
</item>
<item>
<title>Manuscrits du Reposoir - 2 -</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-34499-billet-1084957.html</link>
<description><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Verdana,sans-serif;"><img src="http://clubphotoromans.hautetfort.com/media/00/00/30774209.jpg" alt="" width="200" height="200" /><br /></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Verdana,sans-serif;">J&rsquo;ai poursuivi leurs assassins &agrave; travers les monts et les vall&eacute;es des Alpes. Je sentais leur pr&eacute;sence, devant moi, sur les sentiers raboteux, le long des berges rocailleuses des rivi&egrave;res, dans les fonds obscurs des noires ravines. L'&eacute;talage de cette belle nature indiff&eacute;rente aiguisait ma haine. J&rsquo;&eacute;vitais les monts &agrave; l&rsquo;air libre qui me faisaient offense dans ces moments o&ugrave; je suffoquais. </span><span style="font-family: Verdana,sans-serif;">Ils avaient travers&eacute; la France et la Suisse puis le pays de Boh&egrave;me. </span><span style="font-family: Verdana,sans-serif;">Je savais que c&rsquo;&eacute;tait l&agrave; que je les retrouverais&nbsp;: Heinrich Kramer et ses acolytes. Je n&rsquo;eus m&ecirc;me pas &agrave; leur tendre un pi&egrave;ge. Ils se sentaient invincibles, Dieu &eacute;tait le t&eacute;moin de la justesse de leur justice. Il m&rsquo;avait &ocirc;t&eacute; toute croyance, toute compassion. Sept jours apr&egrave;s avoir quitt&eacute; ma belle vall&eacute;e, &agrave; l&rsquo;or&eacute;e de la for&ecirc;t pr&egrave;s de Tabor, je les aper&ccedil;us enfin. Ils faisaient boire leurs chevaux dans un ruisseau. Ils &eacute;taient trois autour de Kramer. Le printemps montrait ses pr&eacute;mices alors que mon c&oelig;ur restait log&eacute; en hiver. J&rsquo;ai sorti mon arc, et j&rsquo;ai vis&eacute; le premier homme. Il est tomb&eacute;, j&rsquo;ai tir&eacute; une deuxi&egrave;me fois avant que la petite &eacute;quipe n&rsquo;ait r&eacute;agi. Le troisi&egrave;me me visait quand j&rsquo;ai band&eacute; une troisi&egrave;me fois mon arc. La fl&egrave;che est partie, bien droite, en sifflant &agrave; travers l'ombre des h&ecirc;tres. Elle atteint le troisi&egrave;me homme au front, il est tomb&eacute; la face contre les feuilles noircies de l&rsquo;hiver. Des corbeaux se sont envol&eacute;s bruyamment de la cime des arbres, il ne restait plus que Kramer, assis aupr&egrave;s d&rsquo;un feu improvis&eacute;. Il me regardait, surpris, mais il conservait dans la lueur de son regard la froide d&eacute;termination, la m&ecirc;me, j&rsquo;en &eacute;tais certain, qui l&rsquo;avait conduit &agrave; allumer le b&ucirc;cher qui avait br&ucirc;l&eacute; avec ma famille tous mes espoirs. Soudain, il se tra&icirc;na &agrave; genou dans ma direction, les mains tendues, pour me supplier, ou pour mieux m&rsquo;approcher et tenter une attaque &agrave; main nue. Je ne lui laissai pas le temps de me surprendre ou de m&rsquo;apitoyer, je pris dans mon carcan, la quatri&egrave;me fl&egrave;che, tendis mon arc et visai&nbsp;: Kramer s&rsquo;&eacute;croula, la fl&egrave;che avait p&eacute;n&eacute;tr&eacute; sa cage thoracique, profond&eacute;ment dans le c&oelig;ur. Cela ne suffit pas, je pris l&rsquo;&eacute;pieu qui pointait de ses bagages et lui brisai le c&oelig;ur en l&rsquo;enfon&ccedil;ant &agrave; coup de marteau. </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><span style="font-size: xx-small;">Photo : Yves-Marie JACOB</span></em></p>]]></description>
<category>Les fils d'Omer</category>
<pubDate>Sun, 20 Sep 2009 19:26:48 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-34499-billet-1084957.html</guid>
</item>
<item>
<title>Ils sont partis</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-34499-billet-1084463.html</link>
<description><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;">A quatre heures, ce jour, <br />Maxime s'est pendu &agrave; sa ceinture de cuir<br />Manon succombe &agrave; sa maladie de sang<br />Melissa s'est asphyxi&eacute;e &agrave; ses sourdes crises<br />Leurs adolescences n'ont pas r&eacute;sist&eacute; aux mains<br />Des tueurs tapis dans l'ombre.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><br />Que restent-ils des p&egrave;res qui les ont conduits par les chemins<br />Bertrand se tait sous son armure f&ecirc;l&eacute;e<br />Luigi se heurte &agrave; ses angoisses mortelles<br />Arthur se tord dans les bars &agrave; bi&egrave;re<br />Rien ne sauve leurs chairs des &eacute;toiles fatales<br />Celles qui n'&eacute;clairent m&ecirc;me pas la nuit.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><br />Que restent-ils des m&egrave;res qui les ont men&eacute;s au monde<br />Anna flotte dans les rues &agrave; la recherche du sol<br />Isabelle au cr&eacute;puscule ouvre les yeux sur le vide<br />Mariane arrache la mauvaise herbe de son gazon<br />Rien ne sauve leurs ventres des an&eacute;mones empoisonn&eacute;es<br />Celles qui se trainent aux courants oc&eacute;aniques. <br /><br />Ils sont suspendus dans le vide sans conscience.</p>]]></description>
<category>Nuits blanches</category>
<pubDate>Sat, 19 Sep 2009 15:40:44 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-34499-billet-1084463.html</guid>
</item>
<item>
<title>Manuscrits du Reposoir - 1 -</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-34499-billet-1084427.html</link>
<description><![CDATA[<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Verdana,sans-serif;"><img src="http://prisme.blog.lemonde.fr/files/2008/08/crypte-1024x768.1219157737.jpg" alt="" width="150" /></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Verdana,sans-serif;">Trois jours apr&egrave;s que </span><span style="font-family: Verdana,sans-serif;">les villageois aient dispers&eacute; </span><span style="font-family: Verdana,sans-serif;">les cendres du b&ucirc;cher, j'avais ferm&eacute; le dernier sarcophage. Les corps de Lisa et de mes trois filles reposaient &agrave; jamais au creux de la pierre de marbre. Les Chartreux avaient scell&eacute; la lourde dalle au-dessus de la crypte. Les souterrains condamn&eacute;s pr&eacute;serveraient leur secret. Je voyais Lisa, debout devant la fen&ecirc;tre de notre chambre, v&ecirc;tue d&rsquo;une longue chemise de soie rouge qui flottait &agrave; ses pieds. Elle souriait et je la regardais depuis notre lit, en silence, &eacute;merveill&eacute; comme &agrave; chaque fois depuis que je l&rsquo;avais enfin retrouv&eacute;e. Douze ans avaient pass&eacute;. Je savais que son retour ne durerait pas mais elle me laisserait nos filles, je poursuivrais ma route avec son souvenir. Je n&rsquo;avais pas imagin&eacute; que la main d&rsquo;hommes extr&ecirc;mes me la prendrait si t&ocirc;t, qu&rsquo;il me l&rsquo;enl&egrave;verait, elle et mes filles. Etendu sur la dalle froide, toute la nuit, j'avais hurl&eacute; de douleur. J&rsquo;&eacute;tais l&agrave; avec mon affliction, impuissant &agrave; faire revenir Lisa. Au petit matin, malgr&eacute; les suppliques des moines qui me demandaient de ne pas c&eacute;der &agrave; la vengeance, je d&eacute;cidais tr&egrave;s vite de partir &agrave; la poursuite des agresseurs qui s'&eacute;taient acharn&eacute;s sur ma famille. J&rsquo;&eacute;tais d&eacute;termin&eacute; &agrave; les faire p&eacute;rir de mes propres mains. Les mises en garde du prieur n&rsquo;eurent aucune prise sur ma haine. Je ne savais pas que j&rsquo;&eacute;tais encore capable de ce sentiment. Qu&rsquo;aurais-je pu faire d&rsquo;autre dans cet instant&nbsp;? </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">&nbsp;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Verdana,sans-serif;"><em>&agrave; suivre</em><br /></span></p>
<p>&nbsp;</p>]]></description>
<category>Les fils d'Omer</category>
<pubDate>Sat, 19 Sep 2009 12:47:06 +0000</pubDate>
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</item>
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<title>Rêverie</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-34499-billet-1069939.html</link>
<description><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<div>J'ai vu le petit du loup jouer avec ma main coup&eacute;e,</div>
<div>juste avant que la louve debout sur ma poitrine <br />ne happ&acirc;t mon con.</div>]]></description>
<category>Nuits blanches</category>
<pubDate>Tue, 18 Aug 2009 14:50:10 +0000</pubDate>
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</item>
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<title>De tout et de rien</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-34499-billet-1069663.html</link>
<description><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;"><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><img src="http://panathinaeos.files.wordpress.com/2009/07/transfiguration_raphael.jpg" alt="" width="150" /></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Puisque nous ne sommes rien<br />m&acirc;chons les doux lotos <br />foul&eacute;s par un vieux Pan<br />puisque nous ne sommes pas en liens<br />buvons jusqu'&agrave; l'oubli<br />les eaux gorg&eacute;es d'actinies<br />puisque nous ne sommes pas nomm&eacute;s<br />d&eacute;laissons les couronnes d'&eacute;pines<br />et marchons sur les lits de braise<br /><br />Ne jouez pas avec les d&eacute;s du destin<br />les mancies tordent les avenirs<br />Ne r&eacute;clamez pas de moi<br />que je choisisse l'un de vous <br />je veux bien l'un apr&egrave;s l'autre<br />l'autre apr&egrave;s l'un<br />les uns et les autres<br />me serrer dans vos bras anthropophages<br />jusqu'&agrave; m&ecirc;ler nos chairs<br /><br />je veux bien &agrave; vos pieds, <br />langue tir&eacute;e, sexe b&eacute;ant, mouill&eacute;, tremp&eacute;,<br />me donner &agrave; vous <br />sans tuniques puantes, sous le bon oxyg&egrave;ne<br />libres de tout <br />puisque les anciens mod&egrave;les d&eacute;rangent vos app&eacute;tits <br />remplissez-moi, d&eacute;vorez-moi, engloutissez-moi<br />je jouerai aux bords de vos corps en gouffres<br />&agrave; cloche-pied, &agrave; la marelle<br /><br />dans vos bouches d&eacute;j&agrave; <br />s'emm&ecirc;lent ses mots murmur&eacute;s<br />je veux bien sous la lune mateuse<br />br&ucirc;lante &agrave; vos d&eacute;sirs d&eacute;senchant&eacute;s<br />fouler vos pics aux mortelles blessures<br />j'unirai les eaux de mes crat&egrave;res <br />&agrave; vos doutes blanch&acirc;tres<br />&agrave; vos bacchanales sacr&eacute;es<br />je serai votre offerte</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">quand donc la graine jaillira-t-elle du coeur<br />quand donc en regardant devant moi ta chute de reins<br />s'&eacute;tanchera la soif retenue par le calice<br />quand donc les enfers travers&eacute;s de mille parois<br />cracheront-ils enfin les corps ressuscit&eacute;s<br />les crapauds et les corbeaux de leurs voix m&eacute;lang&eacute;es<br />assourdissent les plaintes &agrave; jamais<br />puisque l'unique &agrave; sa croix est clou&eacute;<br />le victorieux paganisme me lib&egrave;re sans pudeur</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">&nbsp;</p>]]></description>
<category>Nuits blanches</category>
<pubDate>Mon, 17 Aug 2009 17:58:38 +0000</pubDate>
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</item>
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<title>De l'éternel amoureux à  l'éternel guerrier</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-34499-billet-1061535.html</link>
<description><![CDATA[<p><img src="http://chroniquesduplaisir.typepad.fr/.a/6a00d83451e7e169e2011570657500970b-300wi" alt="" width="120" /></p>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 		A:link { so-language: zxx } 	--></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Verdana,sans-serif;"><strong>Au-del&agrave; de tout, il est l'amoureux par excellence.</strong><br /><br />Sa longiligne silhouette qui chaloupe dans la rue, sa chemise blanche l&eacute;g&egrave;rement entrouverte et son jean noir s'impriment d&eacute;j&agrave; dans votre champ de vision, et demeurent dans les vibrations de l'air. Les passants press&eacute;s, repli&eacute;s sur les jours de leur vie, ne le distingueront pas, battant pav&eacute;, et pire ils s'&eacute;carteront &agrave; son passage redoutant le perturbateur, le libertaire. Mais si vous &ecirc;tes une jeune femme en qu&ecirc;te d'ailleurs vous ne cesserez de respirer son odeur, d'ouvrir vos yeux &agrave; son regard. Vous aurez senti d&egrave;s qu'il vous aura apparu que cet homme-l&agrave; n'est pas commun, vous aurez per&ccedil;u son magn&eacute;tisme et vous le devinerez initiateur. D&egrave;s qu'il vous aura crois&eacute;e, vous n'aurez qu'un regret : &laquo;&nbsp;pourquoi ne m'a-t-il pas abord&eacute;e, pourquoi est-il pass&eacute; si vite ?&nbsp;&raquo; Soyez sans crainte, deux rues plus loin, il se trouvera soudain en face de vous et vous saluera. <span style="font-family: Verdana;">Vous &ecirc;tes entr&eacute;e dans son champ de vision et, tel un loup, il n'aura de cesse de vous croiser, de vous approcher, de vous retenir.</span></span></span></p>
<p style="border: medium none; padding: 0cm; margin-right: 0.02cm;" align="justify"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Verdana;">Il s'approchera de vous avec impatience, il ne l&acirc;chera plus votre main. Si votre peau et votre odeur le tentent, il ne l&acirc;chera plus votre genou. Il vous parlera,</span></span><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Verdana;"> en usant toujours du vouvoiement car le tutoiement est son meilleur ennemi. Comme il est grand, pour s'approcher de vous il inclinera l&eacute;g&egrave;rement son buste et votre t&ecirc;te sera &agrave; sa port&eacute;e. Il vous parlera avec une grave l&eacute;g&egrave;ret&eacute; et si une de ses questions vous effraie, il se traitera de sot, en riant avec ce rire incomparable, l&eacute;ger et presque enfantin. &laquo;&nbsp;Quel sot je suis !&nbsp;&raquo; &laquo;&nbsp;Je ne suis qu'un sot !&nbsp;&raquo; </span></span></p>
<p style="border: medium none; padding: 0cm; margin-right: 0.02cm;" align="justify"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Verdana;">Il parlera tr&egrave;s peu de lui mais vous questionnera sur vous et surtout il vous &eacute;coutera avec cette attention si particuli&egrave;re que tous vos propos deviendront lumineux. Il vous inondera de phrases : &laquo;&nbsp; Ah, vous &ecirc;tes un ange ! Ah vous me charmez ! Ah vos jambes sont si fines, vos mains, regardez dans mes mains si laides comme elles disparaissent, vos mains si menues, si douces.&nbsp;&raquo; Si vous lui parlez du plus profond de vous, il pointera le doigt vers vous et dira : &laquo;&nbsp;Ah oui, c'est bien cela, vous le dites si bien.&nbsp;Permettez que je retienne vos propos, ils me serviront pour mes prochains &eacute;crits.&nbsp;&raquo; </span><span style="font-family: Verdana;">Car il est &eacute;crivain. Mais cela est bien r&eacute;ducteur : il est un magicien de la </span></span><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Verdana;">vie, sa vie est une oeuvre. Et le temps de vos rencontres vous deviendrez vous aussi une oeuvre, un &ecirc;tre &eacute;ternel. Votre vie &agrave; vos yeux deviendra merveilleuse, pleine de sens, vous qui vous sentiez si commune, le temps de cette rencontre vous serez l'Aim&eacute;e. "Ah ! je vous aime ! Ah je suis amoureux de vous ! Ah&nbsp; je vous d&eacute;sire ! Me permettrez-vous, mon Ange, un baiser ?" Mais d&eacute;j&agrave; dans le lointain, il aper&ccedil;oit une jupe flottante, une jambe affolante, il desserre son &eacute;treinte et vous laisse avec le go&ucirc;t de ses mots, oublieux de la chose. Il reviendra vers vous, soyez-en certaine, et dans ses extravagances, il vous comblera le temps d'un soupir.<br /></span></span></p>
<p style="border: medium none; padding: 0cm; margin-right: 0.02cm;" align="justify"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Verdana;"><br /></span></span></p>
<p style="border: medium none; padding: 0cm; margin-right: 0.02cm;" align="justify"><img src="http://www.ordiecole.com/cinema/karina_anna.jpg" alt="" width="120" /></p>
<p style="border: medium none; padding: 0cm; margin-right: 0.02cm;" align="justify"><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-size: small;"><strong><span style="font-family: Verdana,sans-serif;">Au-del&agrave; de tout, il est le guerrier par excellence. </span></strong></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Verdana,sans-serif;">Sa silhouette aux &eacute;paules larges, qui chaloupe dans la rue, sa chemise grise l&eacute;g&egrave;rement entrouverte et son jean d&eacute;lav&eacute; s'impriment d&eacute;j&agrave; dans votre cham</span><span style="font-family: Verdana,sans-serif;">p de vision, et demeurent dans les vibrations de l'air. Les hommes press&eacute;s, repli&eacute;s sur les jours de leur vie, ne peuvent s'emp&ecirc;cher de s'&eacute;carter, soup&ccedil;onnant le rival &eacute;ternel. Si vous &ecirc;tes une jeune femme en qu&ecirc;te de transport vous ne cesserez de respirer son odeur, de chercher son regard. Vous aurez senti d&egrave;s qu'il vous aura apparu que cet homme-l&agrave; est n'est pas commun, vous aurez per&ccedil;u sa puissance et vous le devinerez courageux. D&egrave;s qu'il vous aura crois&eacute;e, vous n'aurez qu'un regret : &laquo;&nbsp;Pourquoi ne m'a-t-il pas abord&eacute;e, pourquoi est-il pass&eacute; si vite ?&nbsp;&raquo; Vous avez raison, si vous le d&eacute;sirez, n'ayez de cesse de le retrouver, sinon il vous &eacute;chappera &agrave; jamais. Deux rues plus loin, il se trouvera soudain en face de vous et vous le saluerez. <span style="font-family: Verdana;">Vous &ecirc;tes entr&eacute;e dans son champ de vision et, tel un enfant qui a beaucoup souffert, il vous accrochera par son sourire doux et franc.</span></span></span></p>
<p style="border: medium none; padding: 0cm; margin-right: 0.02cm;" align="justify"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Verdana;">Il s'approchera de vous avec nonchalance, en miroir de son monde int&eacute;rieur insoumis, et vous tendra la main pour r&eacute;pondre &agrave; votre salut. Si sa peau et son odeur vous tentent, soyez patiente avant d'agripper son genou. Il vous parlera en toute simplicit&eacute; comme si vous &eacute;tiez sa meilleure amie, connue depuis toujours. Comme il est grand, pour s'approcher de vous il inclinera l&eacute;g&egrave;rement son buste et sa t&ecirc;te sera &agrave; votre port&eacute;e. Il vous parlera avec une confiante insouciance et si une de vos questions l'effraie, il  avouera qu'il n'a pas compris et ne saurait r&eacute;pondre. </span></span></p>
<p style="border: medium none; padding: 0cm; margin-right: 0.02cm;" align="justify"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Verdana;">Il parlera beaucoup de lui et vous questionnera peu. Surtout il vous d&eacute;visagera avec cette attention si particuli&egrave;re que tous vos gestes deviendront lumineux. Il se penchera et vos l&egrave;vres s'effleureront, vos souffles doucement se m&ecirc;leront sans baiser, un partage unique et pos&eacute; au c&oelig;ur de l'&eacute;ternel. Si vous lui parlez du plus profond de vous, son regard se troublera et s'&eacute;vadera au lointain : &laquo;&nbsp;Ah oui, tu le dis si bien, je ne sais pas d&eacute;crire cela avec de tels mots.&nbsp;&raquo; Et si vous &eacute;voquez sa carrure qui vous impressionne, il vous r&eacute;pondra : &laquo;&nbsp;J'ai &eacute;t&eacute; &eacute;lev&eacute; en foyer. Il fallait apprendre &agrave; se d&eacute;fendre. Je suis devenu un guerrier.&nbsp;&raquo; Car il est un cas social. </span><em><span style="font-family: Verdana;"><em> </em></span></em><em><span style="font-family: Verdana;"><span style="font-style: normal;">Mais cela est bien r&eacute;ducteur : il est un survivant, sa vie est une succession d'&eacute;preuves qui l'ont rendu suspendu au monde. Le temps de vos rencontres vous deviendrez vous aussi un &ecirc;tre &eacute;ternellement affol&eacute;. Votre vie &agrave; ses yeux deviendra merveilleuse, pleine de sens, vous qui vous sentiez si commune, le temps de cette rencontre vous serez l'Aim&eacute;e. Il posera sa main dans votre nuque et vous resterez silencieuse. Apr&egrave;s l'amour, il vous chuchotera : &laquo;&nbsp;T</span></span></em><em><span style="font-family: Verdana;"><span style="font-style: normal;"><span style="text-decoration: none;">out</span></span></span></em><em><span style="font-family: Verdana;"><span style="font-style: normal;"> me pla&icirc;t en toi, ta&nbsp;f&eacute;minit&eacute;,  ta d&eacute;licatesse, ton regard, ta mani&egrave;re de t'exprimer, ta sensualit&eacute;, ton corps, ses go&ucirc;ts et ses parfums.&nbsp;&raquo; Et vous vous endormirez, enlac&eacute;s comme des amants &eacute;ternels.</span></span></em><em><span style="font-family: Verdana;"><em> </em></span></em><em><span style="font-family: Verdana;"><span style="font-style: normal;">Lorsque vous vous r&eacute;veillerez &agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s vous ne pourrez d&eacute;tacher votre regard et vos mains de ses courbes de reins &agrave; l'antique. Et vous lui avouerez : "Oh! je t'aime ! Oh je suis amoureuse de toi ! Oh&nbsp; je te d&eacute;sire !&nbsp;&raquo; Il vous accordera son plus beau sourire et vous dira : &laquo;&nbsp;Mon amour, h&eacute;las, je ne suis pas amoureux.&nbsp;&raquo; Et il s'en ira au loin laissant sur votre corps ses caresses et dans votre c&oelig;ur le go&ucirc;t des coups que la vie lui a imprim&eacute;s. Il reviendra, soyez-en certaine, et sous le d&eacute;faut de l'armure, vous vous abandonnerez &agrave; la passion et ses souffrances.<br /></span></span></em></span></p>
<p><span style="font-size: small;"><br /></span></p>
<p>&nbsp;</p>]]></description>
<category>Nuits blanches</category>
<pubDate>Sat, 01 Aug 2009 20:13:04 +0000</pubDate>
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