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<copyright>Copyright 2008 Blogg</copyright>
<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 15:37:42 +0100</pubDate>
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<docs>http://www.blogg.org/blog-33499.html</docs>
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<title>Dissidences Affectives...</title>
<language>fr</language>
<category>Blogg</category>
<ttl>60</ttl>
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<title>Dans toutes les formes d'existence</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-33499-billet-717296.html</link>
<description><![CDATA[&nbsp;&nbsp;&nbsp; Oh toi, si je pouvais te dire que je pleurais l'an passé parce que je n'osais espérer te revoir, que je pleure aujourd'hui encore un homme qui ne sait pas même me faire jouir, tu pourrais bien dire que j'amasse aussi les couches de vie comme une consumériste. Malgré nos retours immondes j'ai de l'entetement dans les voix compulsives de l'angoisse et de la boulimie. Je te croyais dans un schéma suicidaire et j'apprend que cela contamine dans ce monde-ci, l'amour, la haine et la révolte. Je pourrais tout quitter pour une seule de tes folies, pour la première de tes dérives ou pour le plus beau de tes combats, je pourrais l'inventer, le désirer, ce dessein si tu ne l'avais pas : j'ai peur mais j'ai peur davantage de fuir cela : la SOUMISSION.]]></description>
<category>Cat&#195;&#169;goriquement moi(s)</category>
<pubDate>Fri, 07 Dec 2007 22:55:44 +0000</pubDate>
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<title>Gueule d'ange</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-33499-billet-563107.html</link>
<description><![CDATA[<p>Il y a bien un peu de diable en Vous...&nbsp;</p><p>t'as les yeux qui pétillent</p><p>Et t'as les mains qui brillent</p><p>t'as la gueule d'un ange de comptoir, de bistrot bien aimé</p><p>t'as les joues un peu rouge&nbsp;</p><p>les genous écorchés</p><p>tu te donnes des airs un peu durs pour cacher qu't'es fragile</p><p>t'es une fille de rengaine</p><p>t'es une fille de dégaine</p><p>fais tomber ta casquette</p><p>et détache tes cheveux si soyez</p><p>tu mets des pantalons</p><p>et des vestes de garçon</p><p>tu as de ces façons d'faire les choses&nbsp;</p><p>d'fumer une cigarette</p><p>toi t'aime pas les michtons</p><p>qui n'ont rien à t'apprendre&nbsp;</p><p>qu'ont pas l'amour dans l'âme à panam&nbsp;</p><p>t'as qu'la ville pour pleurer</p><p>t'es pas une fille qui montre</p><p>t'es pas une fille qui grise</p><p>t'attends le petit prince</p><p>mais t'es toujours toute seule sur le ch'min&nbsp;</p><p>t'es pas du genre fleur bleue</p><p>à tomber dans les violons</p><p>t'es pas une rose violette</p><p>tes baisers sont du poison&nbsp;</p><p>c'est pas de gaité d'coeur</p><p>qu'tu disparais dans la brume &nbsp;</p><p>au matin sans lueur avec tout'la fortune</p><p>t'as pas peur des marlous</p><p>t'as pas peur des casse-cou</p><p>pendant des nuits entières tu leur chantais java, tête en l'air</p><p>tu vides les bouteilles</p><p>et tu remplis les coeurs</p><p>ton amour coule à flots</p><p>tu nous laisses pas sombrer au bistrot</p><p>tu fais du coeur à l'âme</p><p>quand il faut tu déclames</p><p>y'a que toi qui comprend qu'y'a encore des ptits hommes à sauver&nbsp;</p><p>t'as jeté ta malchance</p><p>t'as perdu ta patience</p><p>tu veux trouver tout d'suite au cas où qu'on t'verrait plus demain&nbsp;</p><p>tu fais pas du chiquier</p><p>ta vie c'est pas du v'lour</p><p>y'a que les ptits oiseaux pour t'siffler des mélodies d'amour</p><p>t'es pas une fille qui râle</p><p>t'es pas une fille qui chiale&nbsp;</p><p>t'es une fille qui rêvasse à l'amour d'une autre vie dans paris</p><p>et tu siffles en marchant ton parfum aux passants</p><p>tu te sauves en courant</p><p>prend la fuite en avant</p><p>t'es la belle de paris</p><p>tu nous mènes en bateau</p><p>pour trouver des trésors </p><p><br>dans les poches des milords</p><p>et tu siffles en marchant ton parfum aux passants</p><p>tu te sauves en courant</p><p>prend la fuite en avant</p><p>t'es la belle de paris</p><p>tu nous mènes en bateau</p><p>pour trouver des trésors&nbsp;</p><p>dans les poches des milords</p><p>et quand t'as disparu</p><p>un soir pour un bonhomme</p><p>t'as laissé ta galbange et ton âme au comptoir du bistrot</p><p>c'est vrai tu nous s'couais</p><p>nous on y croyais plus</p><p>au ptit bonheur la chance</p><p>dès l'matin fallait qu'on s'bouge le cul</p><p>tout c'que tu nous as dit, reste dans nos esprits</p><p>quand on chante la nuit on entend ta voix qui nous réjouis...</p>]]></description>
<category>Cat&#195;&#169;goriquement moi(s)</category>
<pubDate>Thu, 29 Mar 2007 17:08:27 +0000</pubDate>
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<title>...</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-33499-billet-557936.html</link>
<description><![CDATA[JU!!!! C'est la dépression là, ne pas avoir ton numéro de téléphone, ne pas pouvoir dire mes colères et mon amour quand je le désire, c'est un cauchemar. <br>]]></description>
<category>Cat&#195;&#169;goriquement moi(s)</category>
<pubDate>Wed, 21 Mar 2007 21:30:08 +0000</pubDate>
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<title>Il a arraché le petit slip de coton blanc et il la porte ainsi nue dans le lit (Duras)</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-33499-billet-543384.html</link>
<description><![CDATA[
<p><span style="font-family: Helvetica;"><span style="">         </span>J'y réfléchis en fait sans cesse. Mais
d'abord quelle est la part de contentement indispensable, est-ce que j'aime va
sans je couche, est-ce que je couche va sans j'aime? La question s'interpénètre.
Et c'est bien là de quoi il est à débattre. Quand il faut tout ressentir,
prendre sans réfléchir, et toi tu me demande justement de dire ce que le coeur
veut! Faut-il penser pour décrire cela? L'instrument est fragile et la pensée
tellement plus réaliste, trop franche. Je ne sens rien, quand il faudrait que
je te dise la douleur, la découverte et l'apprentissage et je le savais. Vois-tu
je suis dans une école du corps, et les leçons mal apprises et les débuts à la
fin, ou les fins au début, sont autant de moteurs pour ne pas rater quelques
jouissances ordinaires ou mieux : rares, et se garder des autres. C'est une très
belle rencontre me chuchote les yeux,la barbe, la frange un peu rustre, de côté,
et le sillon mal dessiné, mais le contentement n'y est pas. Et le pourquoi, il
est indicible, il n'est pas beau. </span></p>

<p><span style="font-family: Helvetica;"><span style="">         </span>Le contentement, je l'aime sourdre ma
peau, et la sienne, quand ses veines sont à peine chuchotantes, quand il y a
des prémices sensibles, fébriles à je couche, quand on pourrait me demander de
montrer, de rompre l'intégrité du corps. L'école n'apprend pas cela, et les
jouissances rares tordent le cou à l'école. Il n'est donc pas nécessaire d'aimer,
pour sentir se resserrer sur le muscle la passion qui anime et sublime la vie,
mais il faut être sûr qu'elle puisse animer au moins du plaisir et des désirs,
du contentement et des rêves d'ailleurs.</span></p>

]]></description>
<category>Cat&#195;&#169;goriquement moi(s)</category>
<pubDate>Sun, 25 Feb 2007 12:43:15 +0000</pubDate>
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</item>
<item>
<title>Bonne Saint Valentin</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-33499-billet-536487.html</link>
<description><![CDATA[


<p><span style="font-family: Helvetica;">    Ses
mots parlent d'amour et ne parlent pas de moi. Il n'y a plus de confusion, de
quoi torturer l'esprit et le coeur, il y a désormais la certitude du non-amour.
Et ce non-amour grandit à mesure que je conçois envers lui du mépris, seule
issue à un amour présent et sensible celui-là, mon amour. Cette confrontation
semble insurmontable car elle est silencieuse. Il y a du silence dans mon
coeur, du poids sur mes doigts. J'ai la larme derrière l'oeil, affûtée,
permanente, tressaillante parfois. Certaines éternités ne sont plus sous contôle, elles n'ont pas de prises sur la larme. Pas même l'éternité que dure une seconde. Mais j'ai le désir de hurler, non de pleurer : je le hais dans son
silence, silencieusement.<span style=""></span></span></p><p><span style="font-family: Helvetica;">    Mais quelle erreur d'Aimer quand l'indifférence
semble mieux valoir. Laissées dans la bouche de Duras les passions, dans les
transports d'Artaud. Me voilà réapprenant à vivre, à manger, à chier, quand il
faut désapprendre pour ne pas souffrir. Il me baise, mille baisers dont les
tendresses sont feintes et renouvelées. Sous la tente, il me cajole. Reine déchue,
je renais maîtresse. Je crois qu'il aime mes hésitations d'abord, mes débuts,
nos débuts, nos hésitations. Mais déjà sa maturité soulève mon corps comme
jamais : son visage est marqué; la cicatrice ne le dévisage pas, c'est la ride.<span style="">  </span></span></p>

]]></description>
<category>Cat&#195;&#169;goriquement moi(s)</category>
<pubDate>Wed, 14 Feb 2007 21:21:36 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-33499-billet-536487.html</guid>
</item>
<item>
<title>Je n'arrive pas à être fière, il n'y a que des doutes Vous et je ne pourrai pas toujours m'en remettre aux Autres, je ne le sais que trop bien...</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-33499-billet-426757.html</link>
<description><![CDATA[<p>Les désillusions. Mes désillusions, c'est un tableau noir où je peins en noir, noir de même substance sur l'infiniment grand de la toile, couleur consubstantielle au peintre, à savoir, Moi. La logique voudrait que la toile soit d'un blanc globalement pur (à mon sens pureté ne représente pas exactement la vertu)<span style="">  </span>et la couleur sur le pinceau globalement moche. Or, le noir est sublime et je n'ai jamais touché à un schéma absolu de vertu. Et la peinture caca d'oie sur ledit pinceau n'est logiquement pas rattachable au peintre, en cela que personne n'en ferait une continuité de soi ; mon noir, c'est un rameau de Moi.<br />Si les désillusions prennent appui sur quelque schizophrénie palpable et/ou sur une paranoïa décelée ou arguée (salope) par ma professeure de français, que faire des mots, des mots qui sortent de mon crâne, mal agencés selon cette dernière, fous selon le psychanalyste, et arrogants selon les dires « et je suis malheureux ... malheureux de lire cela, parce que tu VAUX tellement plus, tellement mieux ... cesses de te demander de quel prix tu peux être estimée, toi qui es inestimable ! Cesse de faire des phrases, si élégantes semblent-elles être ! Cesse, je t'en supplie, de te mettre au marché... Et pour cela, cesse de pratiquer cette arrogance "intellectualiste", si trompeuse, si médiocre, quand tu es tellement au-dessus ... ». Alors je n'écris plus, mais je vais m'y remettre parce que j'ai envie d'écrire et de jouer l'intellectualiste dans un monde trop con...<br />C'est triste, dit le psychanalyste à propos des écrits. <br /></p><p><o:p> </o:p></p><p>"Les princesses décrites hurlantes et mourantes ont battu à force de mots la putréfaction des sentiments et découvert leurs seins écrasés. La jouissance est douce : que je déteste le corps ou que j'imprime entre lui et mon moi une frontière brutale n'est pas prétexte à mes journées neurasthéniques ; les mots qui s'étiolent, qui violentent et qui disparaissent, voilà qui est cause de mes égarements.<br />La princesse se distingue désormais des héros autrefois aimés et joués, tombeau de ses Je. Ses semi rêves lui appartiennent, ils disent leur réalité, l'ont façonnée : ils ont peur d'en être arrachés maintenant.<br />Car perversement, la réalité s'agence autour de moi avec plus de force, sinon de violence. Elle veut être partout présente, manger ce qui étonne, ce qui transcende, elle arrache même le plaisir et voilà que je ne sais plus si l'orgasme m'appartient ou s'il m'est ôté par la dépression.<br />A cet égard, « bander en somme » (pour la citation, sinon prendre l'équivalent féminin) requiert toute une attention farouchement <span style=""> </span>élevée et amenée à moi : une violence pour en combattre une Autre.<br />Si les obstacles cessent d'être mes échecs ; si je refuse l'état de pourrissement sensitif au lieu d'y trouver refuge, je joue le confort d'une stabilité pour la découverte. J'ai choisi que cette découverte s'arrête à mes seins écrasés et peut-être à Vous, les Hommes. Ma stabilité, faisant fi de mes désirs, m'a ravi d'un don que je croyais immuable... J'ai commis une erreur me dis-je.</p><p><o:p> </o:p></p><p><o:p> </o:p></p><p>Oubliées les quinze années, oubliée ma tendre curiosité où comme vivre de doux délices semble fléchir sous les moteurs abominables de mes vies. Et s'emmerder ; je m'emmerde dans ma liberté singulière. Plus d'évolution, plus de ravissement, seules les désillusions demeurent et le besoin de toujours plus, alors que j'ai cessé de réfléchir.<br />Je ne reconnais pas la nouvelle tristesse ou maturité qui me définie, se nourrissant de cigarettes, de vin, d'herbe et de nourriture. Et ce texte me fait peur dans le fond comme dans la forme.<br />Peut-être que je ne veux pas assumer ce tableau semble-t-il, déjà noir..."</p><br /><br />]]></description>
<category>Cat&#195;&#169;goriquement moi(s)</category>
<pubDate>Sat, 02 Sep 2006 16:17:59 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-33499-billet-426757.html</guid>
</item>
<item>
<title>Vos conventions mangent de la vie.</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-33499-billet-413330.html</link>
<description><![CDATA[<p>Vivre hors de leurs chaînes implique mon étonnement. Toujours croissant. Je suis dans un lit.<br />Je me souviens. Je suis sur un matelas couvert de velours court,<br />il y a une couette d'hiver (celle que je préfère) et un duvet d'été.<br />Toute conjonction favorable à mon délice et à mes découvertes ; égoïstement, les miennes.<br />Et elles me disent, ces conventions, dans l'arrêt: tu es jeune et stupide.<br /><span style=""></span>Donc Vos conventions racontent la fragilité de mon savoir-être.</p><p>Mais Vos conventions disent aussi ma haine et la mort de mon insouciance,<br />lors même qu'elle m'apparaît un rempart nécessaire.</p><br /><br />]]></description>
<category>Cat&#195;&#169;goriquement moi(s)</category>
<pubDate>Mon, 14 Aug 2006 10:42:26 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-33499-billet-413330.html</guid>
</item>
<item>
<title>...</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-33499-billet-334042.html</link>
<description><![CDATA[<p><font face="Times New Roman" color="#ffcc00" size="6"><strong>&laquo;&nbsp;Maintenant que je tente de ne plus me soustraire &agrave; de l'arrogance d'auteur, que je ne prostitue plus rien, ni les mots, ni leur sens, mais que je me prostitue tout le temps, tu peux me dire, si je vaux mieux que &ccedil;a, si je vaux mieux que Lui, o&ugrave; est mon prince charmant et o&ugrave; sont tous les sourires...&nbsp;?&nbsp;&raquo;</strong></font></p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=369771&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Tissages</category>
<pubDate>Sat, 22 Apr 2006 17:13:57 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-33499-billet-334042.html</guid>
</item>
<item>
<title>Qu'en est-il de cette passion?</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-33499-billet-289369.html</link>
<description><![CDATA[<p><font face="Times New Roman" size="3">Ce qui est certain, c'est que je ne désire aucune promesse de ce genre entre nous deux, pour deux raisons : premièrement je ne sais si je saurai l'honorer... Je ne sais pas notre avenir, je ne sais pas le mien non plus et je ne puis vous promettre de ne rencontrer personne, tous ceux qui vous diront de telles choses dans votre vie seront des menteurs. D'un autre côté je ne ressens de réel désir que pour vous et aujourd'hui je ne vois pas de raison pour que cela change. </font></p><p><font face="Times New Roman" size="3">Secondement, vous même verrez qu'un jour, dans l'hypothèse où notre passion dure, vous voudrez essayer un autre homme, essayer d'autres mains car on ne peut conserver un désir pour une seule personne ; alors de là à céder il y a un pas...</font></p>]]></description>
<category>Tissages</category>
<pubDate>Thu, 09 Feb 2006 19:15:22 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-33499-billet-289369.html</guid>
</item>
<item>
<title>...</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-33499-billet-279111.html</link>
<description><![CDATA[<p><font face="Times New Roman" size="3">L'étreinte physique terminée, nous étions spectateurs. Je regardais un peu autour, puis revenais, puis repartais, et mes yeux de me conduire n'importe où, le corps restant, campé, et je suis si bien. Le sourire anime mes lèvres et peut m'importe le reste, ou presque. </font></p><p><font face="Times New Roman" size="3">Je crois que j'ai souhaité cela en début d'année, comme chaque année d'ailleurs, j'ai demandé à être heureuse, accomplie ; ce n'est pas simple affaire de me satisfaire, on me le rappellera souvent. Il m'arrive d'ironiser sur la question, me déclarant digne représentante de la condition féminine ; oui je suis chiante, je vis dans une autre sphère, ce n'est pas encore un monde propre (je dis « encore »), un paysage schizophrène tracé aux flancs de ma boîte crânienne ; non, c'est tout juste de quoi sustenter un besoin de marginalisation, ou éventuellement une peur... Je suis féministe, je ne lutte pas, comme souvent. Mes révoltes sont passives excepté dans ma poitrine. </font></p><p><font size="3"><font face="Times New Roman">Dans ma poitrine il se passe des choses effrayantes. Dans ma poitrine. Ces choses-là sont redondantes, elles font de l'injuste équilibre entre les sexes les saillies de mon sein. A cause d'elles, mes traits n'affectent pas et jamais le détachement, je m'y suis résolue. C'est un défaut. Ma poitrine est le berceau de l'expression de toutes mes angoisses profondes ou non, de toutes les frustrations et autres sorts iniques qu'elle subit. <span style="spacerun: yes"> </span></font></font></p><p><font face="Times New Roman" size="3">J'ai peur des extrêmes, pourtant je couche avec l'Anarchiste, pis (ou non...), je l'Aime. Je ne l'Aime pas encore, du moins. En fait si, j'Aime sa barbe ; lorsqu'il m'enserre et que je recule, j'Aime. J'Aime aussi qu'il m'appelle Galvin, je pense qu'il est touché par ce prénom, qu'il le touche, je ne saurais expliquer de quelle manière. Je l'Aime parce que persuadée qu'on Aime d'un coup, d'emblée, que l'Amour n'attend pas la stabilisation d'un couple ou le quotidien dans le couple. Je ne couche pas avec, mais plus tard. Plus tard cela va devenir l'exclusif échange que nous connaîtrons, mais là je ne sais pas, je ne savais pas. Fille parmi ses femmes, je n'ai pas su à ce moment là. Et lui il savait...</font></p><p><font face="Times New Roman" size="3">Il connaissait les mouvements de sa vie, ses anarchies, ses politiques fiévreuses et le chaos seul qui en résultait. Il sait ce jour de notre rencontre, il sait que je ne serais jamais plus malheureuse et plus heureuse que sur cette saloperie de place. </font></p><p><font face="Times New Roman" size="3">Et je me trompe. Il sait bien avant, il sait à nos décomptes de fées quelle souffrance animera ma chair à tenter inutilement d'échapper à mon sentiment.</font></p><p><font face="Times New Roman" size="3">Pour la minute, je ri et je pleure peut-être, mais je dissimule la larme qui assaille ma joue. Nous buvons, café bien sur, dans le bar gay de la ville, je la découvre autrement cette Grande Ville, j'en parcours le dédalle comme jamais auparavant, il me mène d'un pas rassurant, assuré, et cela me plait. Il ne me dit pas quelle est cette haute sphère, privilégiée ou non, selon le point de vue, dans laquelle il évolue, il remet ce témoignage à plus tard, il s'excuse un peu, car il m'a promis un soir de me parler politique, il est pourtant lointain à ce propos, envie de me voir et de me sentir près de lui ; envie partagée...</font></p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=296403&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Tissages</category>
<pubDate>Sun, 22 Jan 2006 23:17:21 +0000</pubDate>
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