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<copyright>Copyright 2008 Blogg</copyright>
<pubDate>Sat, 26 Dec 2009 09:20:31 +0100</pubDate>
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<docs>http://www.blogg.org/blog-33059.html</docs>
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<title>Les Sangs D'Encre</title>
<language>fr</language>
<category>Blogg</category>
<ttl>60</ttl>
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<title>007</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-33059-billet-256886.html</link>
<description><![CDATA[Un navire, un vaisseau vers l'infini ou vers l'Idéal, la Hollande selon Baudelaire. Pourquoi ?<br />Le navire pour l'Idéale a des amarres trop lourdes qu'on a du mal à détacher.<br />La voile brûlée par des marins ivres de s'être fait voler la Lune un soir éteint.<br />Sans voile le monstre des mers dérive, ainsi s'évanouit le songe de l'Idéal. Bientôt la coque frappe des rochers déjà sanguinolents.<br />Une partie de l'équipage achève sa quête, mais les marins les plus déterminés s'échappent en radeau d'espoir.<br />Un marin voit son espoir s'éteindre car quelqu'un quelque part a soufflé en même temps que le vent dans la vague.<br />Il le poursuit un moment, cet espoir, puis s'arrête.  Il se retourne, voit tous ses anciens espoirs échoués le long de la grève. Il pleure. Il se replie sur lui-même. Hésite à se jeter dans cette vague qui a emmené son espoir. Mais non. Trop facile.<br />Lutter, respirer- contre le courant, contre la pesanteur du corps qui toujours appelle vers les profondeurs. Remonter vers la lumière et enfin, oublier le flot. Oublier que l'attraction te prend, élève toi, léger.<br />]]></description>
<category>Atelier d'Ecriture</category>
<pubDate>Mon, 12 Dec 2005 20:23:31 +0000</pubDate>
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<title>006</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-33059-billet-256885.html</link>
<description><![CDATA[La larme coule, la goutte sèche, le long du reflet.<br />Reflet de tes pleurs, goutte d'eau salée, envolée. <br />En séchant, elle purifie notre âme, et embellie le reflet.<br />Elle se dessèche,  visage tendu irrité par le mal d'intérieur qui ne peut plus couler.<br />La larme devient l'arme. Protéger ce qui a coulé. Le temps de remplir de nouveau les douves.<br />La larme, et le sang que tu fais sortir de tes trous, tu t'évapores. <br />Je crois alors t'oublier pour mieux réapparaître mais tu me submerges dans un moment d'inconscience. Tu ruisselles sur moi comme dans le passé au point de devenir indissociable. Nous ne sommes plus qu'un.<br />Les trous comme des puits d'où l'on voit la mer. La mer a un visage, c'est un mirage, ton image.<br />Et c'est toi là qui la remplit<br />Cette mer de secrets.<br />Parfois par temps d'orage, j'aime sentir les embruns qui s'envolent des vagues de cette mer.<br />]]></description>
<category>Atelier d'Ecriture</category>
<pubDate>Mon, 12 Dec 2005 20:23:11 +0000</pubDate>
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<title>005</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-33059-billet-256869.html</link>
<description><![CDATA[Elle perd tout ce qu'on lui donne.<br />Elle disparaît sous ses cadeaux.<br />D'autres les ramassent <br />Des mendiants de sentiment.<br />Elle ne s'aperçoit de rien <br />S'enveloppe d'un air de désinvolture<br />Les regarde s'enivrer de ses biens qui perdurent<br />Ils en redemandent encore et sans fin.<br />Ce soir je couche dehors. Pas de Toi.<br />Le toi qui lui vient, qui la transperce, la traverse, c'est une morte dans la vie.<br />Pas de Toit depuis Toi.<br />Je marche sur le tien.<br />Entends-tu le bruit de mes pas ?<br />L'air se trouble<br />Le feuillage s'agite<br />Une forme se dessine<br />Un assemblage du toi, du moi<br />Les poupées de chiffon<br />En qui on aurait mis une structure d'acier<br />Inébranlable qu'est ...........<br />Quand mensonge est sorti<br />Le ............ ne peut trembler.<br />]]></description>
<category>Atelier d'Ecriture</category>
<pubDate>Mon, 12 Dec 2005 19:58:46 +0000</pubDate>
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<title>004</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-33059-billet-256863.html</link>
<description><![CDATA[Une petite feuille se repose sur  le trottoir. Elle respire doucement, délicatement. Son corps a déjà pris la couleur de l'automne. Le temps lui a fait le squelette le long de ses nervures. Elles s'énervurent. La colère, son squelette. Tout est prêt à éclater, à casser. Tout crisse.<br />Ca y est. C'est fini. Elle a enfin éclaté, et s'est donc retrouvée. Un bien-être sans précédent l'envahit. Elle se rappelle sa chute, le mouvement, la liberté, enfin. La peur, l'inconnu, les secousses, mais enfin l'inconnu. En s'éteignant, elle n'est plus que promesse. Elle renaît, terre et fertilité. Comme lorsqu'on reprend se respiration. On sort d'un cocon, mais on est déjà construit, des cloisons qu'on ne peut jamais totalement abattre. Plusieurs vies en fait, reliées par un fil tordu, brûlé, réparé, à nouveau esquinté. Fragilisé.<br />Un fil à coudre, recoudre, et qui fait des n&#339;uds, empêchant alors tout le système de continuer sa course. Un fil à course arrêté par des n&#339;uds. Des n&#339;uds de mouchoir blanc où quelqu'un a saigné. Un mouchoir pour se rappeler et tout essuyer.<br />]]></description>
<category>Atelier d'Ecriture</category>
<pubDate>Mon, 12 Dec 2005 19:57:19 +0000</pubDate>
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<title>003</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-33059-billet-256862.html</link>
<description><![CDATA[Tout commence ici, maintenant tout recommence. Décliner et renaître ; l'enfant. « La vie, la merveilleuse vie recommence encore, force de tout créer et de tout aimer encore » (Albert Camus).<br />Elle renaît et grandit, veut changer, mais garde la même âme, jamais elle ne peut l'effacer, oublier, elle ressent comme on donne, vie à l'après, celui qui est tombé à la saison prochaine retombera comme il réapparaîtra. Le temps tourne, accomplit sa révolution. Et toujours répète infiniment ou la même plaisanterie  drame de l'homme du commun.<br />Rien de neuf, juste un recyclage infini de chacune des vies sur cette terre, qui est elle-même finie.<br />La plante changera ton commun si tu vis avec elle, contrôlera tout, comme le rejet et le dégoût que l'on met de côté et qui en un instant infini reprennent le haut du chapeau.<br />Un jour je t'ai pris pour un chapeau parce que ta forme était haute, et moi j'étais tout petit.<br />Il revit un instant mais se tasse, se plie comme l'usé.  L'échine courbée, le cafard, et la fourmi deviennent ses amis. Il déambule sombrement, pesant sur lui-même sa misère. Voici un spectre déformé par la vie d'homme qu'il a menée. Se relever pour regarder en face, plus jamais il ne le pourra. Seul se rapprocher de la terre est encore possible.<br />]]></description>
<category>Atelier d'Ecriture</category>
<pubDate>Mon, 12 Dec 2005 19:57:04 +0000</pubDate>
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<title>002</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-33059-billet-256859.html</link>
<description><![CDATA[La pluie martèle le sol en illuminant les pavés. Elle passe, solitaire mais heureuse. Elle aime tant la pluie, comme si les larmes qu'elle a retenu sortaient malgré sa volonté. La pluie, puis les grêlons qui tambourinent, puis la neige qui recouvre tout. Il est temps maintenant de marcher sur la nappe blanche et vierge. Pour revenir au passé juste au moment de l'enterrement.<br />Recommencer à zéro. Se souvenir de la mise en terre afin de revenir à la vie. Le paradoxe de l'amour, de la vie, peut-être.  ... de la vie sûrement, et de chacun de ses pas même, de déséquilibre en équilibre, et enfin en mouvement. Le pas, la marche, toujours, et puis les larmes parfois. Larmes de pluie sur ton chemin, toujours le même. Le seul, l'unique, son chemin  et son bonheur  et son pleur. La larme, la chute et toujours en éclatant, l'étoile et l'illumination.<br />On rejoint tous l'idéal alors. Les larmes sont de l'eau, base de la vie. Cercle vertueux ou cercle vicieux, selon le sens que l'on prend. Mais les pleurs reviennent toujours, source de la vie, icônes de l'émotion, quelle qu'elle soit. On peut danser, rire ou chanter, elles sont là. Comme la pluie qui martèle les pavés, les larmes martèlent le c&#339;ur. <br />]]></description>
<category>Atelier d'Ecriture</category>
<pubDate>Mon, 12 Dec 2005 19:56:49 +0000</pubDate>
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<title>001</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-33059-billet-256857.html</link>
<description><![CDATA[On aime par habitude.<br />( L'habitude est ce qu'on fait naturellement pour l'avoir fait souvent.)<br />On a l'habitude d'aimer, mais on aime différemment et aussi selon les habitudes.<br />On construit notre amour sur des codes habituels plus couramment appelés des rituels.<br />On a la foi de pouvoir  la perdre. L'existence affirmée dans le fait même qu'elle puisse disparaître un jour. Aujourd'hui, je suis Re-née. Demain je re-découvrirai la vue, l'ouïe, le toucher... Quelque part je sentirai de nouveau ton parfum et me dévoilerai à ton goût.<br />Sans le savoir, je me taillerai avec le martèlement de ton c&#339;ur, et je n'aimerai finalement que mon reflet à travers tes yeux. <br />J'aurai construit, j'aurai réfléchit, il te tombe, du bleu au noir, aime.<br />Des yeux changent de couleur. Je n'arrive jamais à te voir pareil. Et c'est ton impermanence que j'aime, face à mon imperméabilité.<br />Ton inconsistance, la sourde douleur qui jaillit de ton corps. Mêlée de bonheur.<br />Où se trouve la frontière, entre tes yeux et mon reflet, si tu ne cesse pas de me regarder, retourne toi. Je vais vomir.<br />Le 17 se retourne, et se reflète 71...<br />]]></description>
<category>Atelier d'Ecriture</category>
<pubDate>Mon, 12 Dec 2005 19:56:33 +0000</pubDate>
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