<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<!--  RSS generated by Flaimo.com RSS Builder [2009-11-27 01:40:39]  --> <rss version="2.0">
<channel>
<copyright>Copyright 2008 Blogg</copyright>
<pubDate>Fri, 27 Nov 2009 01:40:39 +0100</pubDate>
<lastBuildDate>Fri, 27 Nov 2009 01:40:39 +0100</lastBuildDate>
<docs>http://www.blogg.org/blog-24084.html</docs>
<link>http://www.blogg.org/blog-24084.html</link>
<title>Laissez-moi vous montrer le monde avec mes yeux</title>
<language>fr</language>
<category>Blogg</category>
<ttl>60</ttl>
<item>
<title>Quelques pas vers moi...</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-24084-billet-282354.html</link>
<description><![CDATA[<p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Première sonnerie...</font></p><p><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"> </font></font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Quand j'ai vu son numéro apparaître sur mon afficheur, mon c&#339;ur s'est emballé, mais je me suis calmée, je ne voulais pas qu'elle l'entende battre, je ne voulais pas qu'elle sache que j'attendais ça.</font></p><p><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"> </font></font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Deuxième sonnerie...</font></p><p><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"> </font></font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Puis, je me suis dit que je n'avais pas tellement envie de ça, pas tellement envie de sortir ma balance pour peser mes mots, ma loupe pour surveiller mes mots. Mais si je laissais passer cet appelle, reviendrait-il?</font></p><p><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"> </font></font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Troisième sonnerie...</font></p><p><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"> </font></font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">J'avais et j'ai envie de lui parler, mais je n'ai rien à lui dire. J'ai déjà vidé mon sac, ce sac si lourd à porter que je traînais depuis trop longtemps et j'avais hâte de le poser et de le vider une fois pour toute. Bon, je n'ai pas fait les choses dans les règles de l'art, j'ai tout sorti dans l'ordre et le désordre, justifiant à peine mon geste. Les choses défilaient les une après les autres. Le pire, c'est qu'après, je ne me suis pas sentie mieux, mais je n'avais plus rien à dire. </font></p><p><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"> </font></font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Quatrième sonnerie...</font></p><p><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"> </font></font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">C'était sans doute ma dernière chance, après, j'entendrais ma propre voix annoncer que je suis bien qui je suis, la mère de <em>vous-savez-qui</em>, l'amoureuse de celui que vous connaissez déjà, que je ne suis pas là, que vous pouvez faire ce que vous savez après vous savez-quoi! Laisserait-elle un message? Si non, rappellerait-elle? Si c'était pour m'annoncer que Grand-Maman nous a quittés ?<span style="spacerun: yes">  </span>Malgré que chez nous, aucun drame n'ait fait les manchettes, j'ai toujours mangé à ma faim, jamais eu froid et été embrassée et câlinée tous les jours. Qu'avais-je à envier à mes amies qui avaient de bonnes relations avec elles? Qu'est-ce qui faisait que j'avais tant de chose à lui reprocher? </font></p><p><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"> </font></font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Il ne fût ni bref, ni long. Pas de temps mort ou d'hésitations, pas plus que d'empressement à perdre haleine, simplement une enfilade de banales nouvelles, de quotidien. D'abord, le sempiternel reproche dans la voix, « il y a longtemps que je n'ai eu de tes nouvelles... », puis la varicelle de Mamzelle, le boulot de mon zhom, mes élèves et ma perte de poids... Rien de plus. Puis son boulot, ses créations, Grand-Maman bien sûr. Depuis juin que nous n'avions pas eu ce genre de discussion. Depuis que j'avais vidé mon sac. Je ne me sens pas mieux, pas plus mal, je suis seulement heureuse d'avoir rétabli le signal. </font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Et encore, pour combien de temps? Je n'en sais trop rien. Je ne crie pas victoire, j'ai seulement trouvé le moment agréable.</font></p>]]></description>
<category>Laissez-moi vous montrer le monde avec mes yeux</category>
<pubDate>Sun, 29 Jan 2006 12:43:32 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-24084-billet-282354.html</guid>
</item>
<item>
<title>Je ne sais pas comment elles font...</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-24084-billet-239894.html</link>
<description><![CDATA[<p><font face="arial,helvetica,sans-serif"><font size="3">Pour paraphraser le titre d'un roman d'</font><span style="FONT-SIZE: 10pt">Allison Pearson</span><font size="3">, « Je ne sais pas comment elles font ». Je n'ai rien de particulier à raconter, sauf que je suis crevée. Toutes les semaines, je me dis « Impossible de descendre plus bas! Je ne peux que remonter » Et la semaine suivante, je répète : « Impossible de descendre plus bas! Je ne peux que remonter! .»Le problème, c'est que je ne vois toujours pas le fond. Dans ma chute, j'ai beau me pencher pour voir par-dessus bord, lancer un caillou pour évaluer les distances, rien à faire. Si je me fracasse dans le fond, je sais ce qui m'attend. Si j'arrive à ralentir ma chute, j'atterrirai les pieds devant, je n'aurai qu'à me donner une petite poussée pour remonter. Mais je ne vois pas. </font></font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Je rêve de solitude, de moment pour paresser sans venir me faire déranger. Regarder la télé avec de la crème glacée. J'aimerais être capable de faire fi de monde qui continue à tourner. </font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">J'ai l'impression de me plaindre et que dans la tourmente, dans ce vent qui siffle et souffle, personne n'est là pour entendre mon cri. </font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Comme je ris encore, comme je trouve encore la vie belle, personne ne prend mon soupir au sérieux. Je voudrais simplement dormir...</font></p><p><font face="Arial" size="3"></font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">                                                                * * *</font></p><p><font face="Arial" size="3"></font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Chaque année, les préparatifs de Noël commencent pour moi à la mi-décembre, pas avant. Avant c'est mon anniversaire et rien ne viendra prendre l'avant-scène pendant mon numéro. Mais cette année, j'ai tellement hâte à Noël, je ne me reconnais plus. Il reste 6 semaines et je ne rêve que de sapin de Noël, de guirlandes, de chandelles, de parfum d'orange, de cannelle et de sapin baumier. </font></p><p><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"> </font></font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Je veux des cantiques, des Noëls baroques, de l'orgue ou du clavecin.<span style="spacerun: yes">  </span>Du traditionnel PARDIT! Je suis tombée, dans un magasine de décoration, sur des modèles de décoration traditionnelle anglaise. C'est pas possible comme j'en rêve. </font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Tous les soirs où je circule en voiture sur la route, je scrute. Je scrute les maisons à la recherche d'une maison illuminée, d'un sapin scintillant ou d'un de ces affreux bonhommes de neige gonflés et éclairés de l'intérieur. </font></p><p><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"> </font></font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Me lever le matin quand il fait encore noir et allumer l'arbre. Sans bruit, m'envelopper dans une couverture de patchwork. Brrrrrr! J'ai le c&#339;ur tout triste. Des fêtes toutes simples où on est là seulement pour passer du bon temps ensemble. Regarder Gaëlle découvrir toute cette magie. </font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Bon je vais pleurer...</font></p><p><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"> </font></font></p><p><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"> </font></font></p><p><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"> </font></font></p>]]></description>
<category>Laissez-moi vous montrer le monde avec mes yeux</category>
<pubDate>Sun, 13 Nov 2005 13:39:10 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-24084-billet-239894.html</guid>
</item>
<item>
<title>Bien pis qui croyait prendre :</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-24084-billet-230631.html</link>
<description><![CDATA[<p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3"> </font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Il est 21h00 et je m'apprête à sauter dans la douche avant de sauter dans mon lit. Pour sauter mon homme, sais pas encore. Je fais ma dernière tournée, question de mettre mon lave-vaisselle en route et juste avant d'enclencher la tirette, j'entends :</font></p><p><em><font face="arial,helvetica,sans-serif"><span style="FONT-FAMILY: " times="" new="" roman??=""><font size="3">-</font><span style="FONT-WEIGHT: normal; FONT-SIZE: 7pt; LINE-HEIGHT: normal; FONT-STYLE: normal; FONT-VARIANT: normal" times="" new="" roman??="">         </span></span><font size="3">Ouin! Ouin! Mamannnnnn! P'iiiiiiiiiis! Mamannnnnn! P'iiiiiiiiiis! </font></font></em></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Le temps que je ne descende avec un peu d'eau (médicament mondialement reconnu par les mamans pour guérir les gros vilains cauchemars), elle avait arrêté de pleurer et elle était assise dans son lit mais elle répétait :</font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif"><span style="FONT-FAMILY: " times="" new="" roman??=""><font size="3">-</font><span style="FONT-WEIGHT: normal; FONT-SIZE: 7pt; LINE-HEIGHT: normal; FONT-STYLE: normal; FONT-VARIANT: normal" times="" new="" roman??=""><em>         </em></span></span><font size="3"><em>Mamannnnnn! P'iiiiiiiiiis! Mamannnnnn! P'iiiiiiiiiis!</em></font></font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Ce qui veut dire en Gaëllien : « <em>Je suis prise, maman sauve-moi!</em> » </font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Un p'tit coup d'eau, on redonne la doudou, grenouille, on reborde, on répète : « <em>Bonne nuit! Pas de poux, pas de puce, pas de punaise!</em> » C'est la formule magique de mon papa. Je me suis demandé pendant des années ce qu'était une punaise, mais ça faisait son effet! </font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3"> </font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Encore 30 ans plus tard, la formule dans sa plus simple expression fonctionne encore. Gaëlle me regarde, croise ses deux petits bras comme je fais souvent pour lui dire que je l'aime. Elle sert fort et me dit : « <em>T'aime!</em> »</font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Je suis belle et bien prise, happée, soufflée. J'ai jamais compris pourquoi elle disait que j'étais prise. Mais bon. </font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">                                                 * * *</font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Bêtise de la semaine :</font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Je retournais à ma voiture empruntant le trottoir, Ce qui est, soit dit en passant, très rare depuis que je suis devenue une banlieusarde de banlieue. Habituellement, on se stationne dans des champs de béton ou d'asphalte et on emprunte tout sauf des trottoirs.</font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Je disais donc que je retournais à ma voiture empruntant le trottoir et<span style="spacerun: yes">  </span>je passe devant une maison où une femme ramasse les feuilles en compagnie d'un p'tit garçon. Pour le moment, il roulait sur son tricycle dans l'entrée du garage. Voyant la taille gigantesque du tas de feuille que sa mère venait de faire. Il quitta alors son tricycle et par le fait même l'entrée du garage pour se « garocher » dans le tas de feuilles. Avant même qu'il n'est le temps de l'atteindre, sa maman crie : « <em>Non! Ne fait pas ça! Il pourrait y avoir des branches et tu pourrais te blesser. De toute façon, c'est sale, il y a des bibittes ! Trouve un jeu plus intelligent!</em> » </font></p><p><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"><em>Trouve un jeu plus intelligent </em>? Depuis quand un jeu doit-il être intelligent ? Depuis quand est-il devenu dangereux de se rouler dans les feuilles ? Si j'habitais la rue Ste-Catherine dans l'Est de Montréal, je me dirais : « <em>Faut faire gaffe aux seringues</em> » et il y aurait de quoi s'inquiéter. Mais dans une petite rue tranquille de la banlieue banlieusarde ? </font></font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Je me suis dite : « C'est ça! Retourne dans ta petite entrée de garage asphaltée faire du tricycle et ne te salie surtout pas! »</font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">                                                    * * *</font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Suite à cette diapo de la vie, je me suis intimée de prendre le temps de jouer dans les feuilles avec Gaëlle. Chose faite. Après des douzaines de pluies de feuilles, j'ai fini par me coucher par terre sur le dos et elle me sautait dessus. Je l'entendais rire, un rire qui vient du ventre. </font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">J'ai ri. J'ai ri comme il y avait tellement longtemps que je ne l'avais pas fait. En écoutant, j'ai entendu le rire de ma mère. C'était le mien mêlé à celui de Gaëlle. Cette espèce de rire gras qui tombe comme une balle qui rebondit dans un escalier. Et quand il descend, on se dit : on va entendre le caillou tomber et c'est tout. Mais il repart de plus bel. </font></p>]]></description>
<category>Laissez-moi vous montrer le monde avec mes yeux</category>
<pubDate>Mon, 31 Oct 2005 02:13:45 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-24084-billet-230631.html</guid>
</item>
<item>
<title>Des ptits listes</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-24084-billet-225779.html</link>
<description><![CDATA[<p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">En ce moment, quand je me sens submergée d'anxiété ou submergée tout court, je fais des listes. C'est un vieux truc de psycho-pop pour maman travailleuse névrosée comme moi.</font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Le principe psychologique, la théorie derrière se veut simple : c'est que lorsqu'on fait une liste de choses à faire, à acheter, à penser, à régler, on prend du recule face à nos tâches, on s'organise et tout ne devient pas une montagne, mais un simple escalier qu'on gravit marche par marche. </font></p><p><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"> </font></font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Pffffff! FOUTAISE! Quand je m'assoie à la table avec ma calculatrice, tous mes petits papiers, avec mon air grave, j'ai l'air de faire quelque chose d'important ou de décisif et ma fille et mon zhom ont tendance à me foutre un peu plus la paix. Je m'enveloppe de cet aura dramaturgique.<span style="spacerun: yes">  </span>Si! Si! Je vous assure, j'ai fait le test! Je me sens toujours mieux même quand je fais la liste des pays que je connais, des oiseaux qui passent devant ma fenêtre, des villes que j'aimerais visiter, des heures de sommeil que je n'ai pas dormit (ça! Ça fonctionne toujours), là, je suis à la recherche de nouvelles listes à faire...</font></p><p><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"> </font></font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">                                                                  * * *</font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3"><strong><u>Lieux :</u></strong> Dans la salle d'attente d'une clinique médicale de Montréal</font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3"><strong><u>Personnage</u></strong> : M51 et sa progéniture.</font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3"><strong><u>Informations importantes à la compréhension de l'histoire</u></strong> : Papa a oublié le biberon d'eau dans la voiture. Comme il sait qu'il en a pour quelques heures d'attente, il a apporté un tas de correction à faire.</font></p><p><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"> </font></font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3"><strong>Gaëlle</strong> : Lô-lô! </font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3"><strong>M51</strong> : Elle est dans la voiture, on en aura tantôt.</font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3"><strong>Gaëlle</strong> : Lô-lô!</font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3"><strong>M51</strong> : Tout à l'heure ma chérie. </font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3"><strong>Gaëlle</strong> : Lô-lô! Lô-lô!</font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3"><strong>M51</strong> <em>qui ne trouve pas de fontaine pour abreuver sa fillotte</em> : Bon! Bon! Je range tout mon tintouin et on va chercher le biberon dans la voiture, tu es contente ? </font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3"><strong>Gaëlle </strong>: Lô-lô! </font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3"><strong>M51</strong> <em>prenant toutes ses corrections méticuleusement classées</em> : ...</font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3"><strong>Gaëlle</strong> : Lô-lô! Lô-lô! Lô-lô!</font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3"><strong>M51</strong> <em>essayant de reprendre tous les jouets dispersée par la chair de sa chair </em>: ... Grrrr!</font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3"><strong>Gaëlle</strong> : Lô-lô! Lô-lô! Lô-lô!</font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3"><strong>M51</strong> <em>essayant de rhabiller la lumière de ses jours en s'essuyant le front :</em> ... Pfffffff!</font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3"><strong>Gaëlle</strong> : Lô-lô! Lô-lô! Lô-lô!</font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3"><strong>M51</strong> <em>la veine dans le front battant le bord de la crise de nerf :</em> ...</font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3"><strong>Gaëlle</strong> : Lô-lô! Lô-lô! Lô-lô! Lô-lô! Lô-lô! Lô-lô! Lô-lô! Lô-lô! Lô-lô! Lô-lô! Lô-lô! Lô-lô! Lô-lô! Lô-lô! Lô-lô! Lô-lô! Lô-lô! Lô-lô! ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ...... ... ... ... ... ... ... ... ... ...<span style="spacerun: yes">  </span>s'plaît ? </font></p><p><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"> </font></font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3"></font></p>]]></description>
<category>Laissez-moi vous montrer le monde avec mes yeux</category>
<pubDate>Mon, 24 Oct 2005 01:45:16 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-24084-billet-225779.html</guid>
</item>
<item>
<title>Réflexion à voix haute</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-24084-billet-225234.html</link>
<description><![CDATA[<p><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"> </font></font></p><p><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"> </font></font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Ce billet est une réflexion à voix haute. Il n'y a plus de place dans ma tête pour y placer les tracas quotidiens ET les réflexions profondes. De toute façon, elles ne font pas bon ménage. </font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">C'est pour cette raison que j'écris moins. Pour que j'arrive à écrire, je dois avoir de l'espace pour prendre une idée et la faire virevolter dans ma tête, qu'elle se cogne aux autres et qu'elle se construise au contact du temps. Mais lorsque je regarde une journée dans les yeux, que je priorise, c'est trop souvent ces idées folichonnes que je dois faire sortir par la porte de derrière. Pourtant Ô! Pourtant j'aurais bien besoin de les laisser bousculer les autres à l'occasion. </font></p><p><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"> </font></font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Ma réflexion est celle de la discipline. Pas celle qui sert à déplacer des montagnes, plutôt celle de la paresse. En regardant mon mode de vie, j'ai réalisé que tous mes beaux efforts sont guidés par la paresse. Je veux faire mieux et plus pour réussir à avoir plus de temps pour moi. </font></p><p><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"> </font></font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Sincèrement, est-ce qu'une personne peut être admirée parce que ses fenêtres sont propres, parce que ses placards sont bien rangés? D'autres mères élèvent leur enfant, parfois toutes seules, en leur préparant des repas équilibrés et leurs placards sont bien rangés. On ne décerne pas une médaille de bravoure à ces femmes, je ne vois pas pourquoi, pour moi qui n'a pas une vie si difficile, on me décernerait une décoration. </font></p><p><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"> </font></font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Je ne peux que mettre ça sur le dos de la paresse. En planifiant si finement chaque minute, j'espère ainsi grignoter un peu de temps. </font></p><p><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"> </font></font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Je suis tout à l'envers. J'ai l'impression d'ouvrir un placard surchargé et je ne sais pas ce qui me tombera sur la tête. Je vis des choses difficiles dans ma famille élargie. Mon frère me demande de prendre un peu plus de détachement. Je vis tout ça comme une véritable peine d'amour. Ils voudraient tous que je gère mes émotions vitesse grand V. Mais moi, pour l'instant, je ne suis capable que de vider les placards, jeter les élastiques qui traînent dans les coins, les bouteilles de lotion solaire à moitié vide et les gratins de chou-fleur préparé il y a un mois. </font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Personne, encore moins M51 ou Gaëlle, ne me demande cela, je suis la seule à exiger autant de moi-même. </font></p><p><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"> </font></font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Je suis épuisée et je ne sais plus comment faire pour me sortir de cette tempête. Je ne sais plus comment on fait pour se sortir de ça. Poser mes fesses quelque part et ne plus les bouger... Et comment en demander plus aux autres quand moi-même je ne saurais en faire plus pour eux ? M51 en fait déjà beaucoup et c'est inutile qu'il face comme moi. </font></p><p><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"> </font></font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Je vous l'avais dit, ce texte est une réflexion à voix haute et le haut-parleur vient de d'éteindre... </font></p>]]></description>
<category>Laissez-moi vous montrer le monde avec mes yeux</category>
<pubDate>Sun, 23 Oct 2005 12:22:04 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-24084-billet-225234.html</guid>
</item>
<item>
<title>Allumez! Je voudrais y voir plus clair!</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-24084-billet-224556.html</link>
<description><![CDATA[<p><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"> </font></font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">C'est mal perçu de vouloir devenir une <em>super women</em> ! </font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif"><span style="FONT-FAMILY: "Times New Roman""><font size="3">-</font><span style="FONT: 7pt "Times New Roman"">         </span></span><font size="3"><em>Mais ma pauvre ! Tu en fais beaucoup trop! Il faut que tu lâches les gaz!</em></font></font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif"><em><span style="FONT-FAMILY: "Times New Roman""><font size="3">-</font><span style="FONT: 7pt "Times New Roman"">         </span></span><font size="3">Il faut savoir choisir, savoir prioriser et laisser faire le reste. </font></em></font></p><p><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"> </font></font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Comme si notre désire de faire mieux remettait en pleine face de notre interlocuteur, son propre manque de rigueur ou de discipline. Comme si tout cela n'était qu'une question de rigueur et de discipline... Pffff! Toute personne qui veut maigrire ou arrêter de fumer vous dira que ce n'est pas <strong>QUE</strong> ça. </font></p><p><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"> </font></font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Je n'ai jamais caché mon penchant pour le désordre, le chaos et la dernière minute. Quand je suis retournée travailler en janvier, j'avais, déjà là, constater qu'une <em>mère au boulot</em>  et  <em>l'anarchie</em>  ne faisaient pas bon ménage.</font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">Mais avec cette rentrée complètement folle, je n'ai eu d'autres choix que de revêtir mon collant et ma cape. Il faut dire que je partais de loin, de très loin, de trop loin. Malgré toute la bonne volonté de ma maman de faire de moi un être humain pas plus que  <em>propre</em>, j'ai toujours trouvé les tâches ménagères inutiles et pure perte de temps. </font></p><p><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"> </font></font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">J'explique très mal le changement. Que s'est-il passé entre ce moment où j'ai dû pousser mon assiette du souper pour prendre mon petit déjeuner et aujourd'hui où sitôt la table quittée, sitôt nettoyée ? Que s'est-il passé entre le moment où je piétinais les jouets de Gaëlle pour me rendre à la cuisinière et aujourd'hui, je ne peux plus me coucher si ma table n'est pas nickel et si je ne peux pas me coiffer en me mirant dans mon évier? Que je ne peux plus quitter la maison si les lits soient faits? </font></p><p><font size="3"><font face="arial,helvetica,sans-serif"> </font></font></p><p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="3">À part la petite lumière qui s'est allumé dans ma tête? Je ne sais pas comment j'ai décidé que le chaos reprendrait la place qui lui est dû, c'est-à-dire dans le fond des placards, sous les lits et dans mon sac à main. </font></p>]]></description>
<category>Laissez-moi vous montrer le monde avec mes yeux</category>
<pubDate>Sat, 22 Oct 2005 01:01:07 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-24084-billet-224556.html</guid>
</item>
<item>
<title>C'est tout de même dramatique</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-24084-billet-196725.html</link>
<description><![CDATA[<p><font face="Comic Sans MS" size="3">Je savais qu'avoir un enfant, ça changeait une vie, mais jamais je n'aurais imaginé que les choses allaient se passer comme ça. Jamais je n'aurais imaginé que je deviendrais ce genre de mère. </font></p><p><font face="Comic Sans MS" size="3">Je le savais que j'allais finir par vous casser les oreilles avec ça... Si ça vous emmerde, zappez! </font></p><p><font face="Comic Sans MS" size="3">Mais bon, Gaëlle a commencé une nouvelle garderie depuis le début de la semaine. Et ça se passe merveilleusement bien... Tout le monde autour de moi s'exclame : « Mais c'est merveilleux ça! Ça doit te soulager ! » Non justement, ça ne me soulage pas du tout. En fait, elle m'épate. En deux jours, elle a charmé toutes les éducatrices et elles la connaissent toutes par son prénom. Elle mange assise à table, accepte de se faire mettre de la crème solaire et boit tout son lait sans rechigner. </font></p><p><font face="Comic Sans MS" size="3">Quand je la quitte le matin, pas question de l'arrêter 20 secondes pour un gros poutoux bien baveux à sa mamouille! No! Madame! À peine un « awar » de la main et si possible sans tourner la tête, ça déconcentre.<span style="spacerun: yes">  </span>C'est « tit » pas beau ça m'dame Machin? Image IDYLIQUE! Elles rêvent toutes de ça! Enfin, c'est ce qu'elles disent tout haut! Une enfant parfaite qui sait être mignonne, adorable quoi!</font></p><p><font face="Comic Sans MS" size="3">Mais merde! Ça veut dire que d'autres adultes profitent de ÇA! D'autres adultes comblent ma fille au point d'en oublier qu'on va passer TOUTE la journée sans sa MAMOUILLE chérie qui est si douce et aimante. </font></p><p><font size="3"><font face="Comic Sans MS"> </font></font></p><p><font face="Comic Sans MS" size="3">Moi, pendant qu'elle balance des bouteilles vides de savon à vaisselle à travers la pièce, pendant qu'elle compte les oiseaux qu'elle voit en poupon-bus avec Maryyyyyyyyyyse (elle est merveilleuse et ça me fait chier), MOI, moi qui ai sué sang et eau pendant 17 heures pour la mettre au monde, JE ME MORFONDS mesdames et messieurs! Oui! Je me demande toutes les 7 minutes si elle va bien, si elle s'est écorché un genou, si elle m'a demandé quand j'ai fermé la porte, si on lui a servit un truc qu'elle n'aime pas pour le dîner (déjeuner).<span style="spacerun: yes">  </span>Comment fait-elle pour se rassurer quand elle se sent insécure ? </font></p><p><font size="3"><font face="Comic Sans MS"> </font></font></p><p><font face="Comic Sans MS" size="3">Mouais, c'est dramatique de se rendre compte qu'on a fabriqué une enfant qui se meut dans la vie comme poisson dans l'eau sans aide. Ouaip, dramatique... Je suis ce genre de mère qui aurait bien aimé que SON monde tourne encore un peu plus longtemps autour de MON nombril. </font></p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=196178&amp;img_x="></p>]]></description>
<category>Laissez-moi vous montrer le monde avec mes yeux</category>
<pubDate>Wed, 24 Aug 2005 01:41:34 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-24084-billet-196725.html</guid>
</item>
<item>
<title>Ode au partage!</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-24084-billet-194514.html</link>
<description><![CDATA[<p><font face="Comic Sans MS" size="3">Dans un temps ancien pour les gens de ma génération, le summum du romantisme, c'était de partager un lait fouetté avec DEUX pailles. On se regardait, les yeux dans les yeux à fantasmer. Parce que fantasmer, c'était pas mal le plus qu'on pouvait faire. </font></p><p><font size="3"><font face="Comic Sans MS"> </font></font></p><p><font face="Comic Sans MS" size="3">Partager, que veut dire ce concept aujourd'hui pour un couple moderne ? Mettre ses sous-vêtements dans le même tiroir ? Partager les tâches : Je fais le repas et tu passes l'aspirateur ? Partager la facture : Je paie le téléphone et toi l'électricité ? Partager le confort : Entremêles sur une causeuse deux mètres<sup>2</sup><span style="spacerun: yes">  </span>?</font></p><p><font size="3"><font face="Comic Sans MS"> </font></font></p><p><font face="Comic Sans MS" size="3">À nos débuts, M51 et moi avions une seule commode, un seul placard pour mettre nos fringues, une seule pharmacie pour mettre nos p'tits pots, une seule causeuse. Mes petites culottes blanches côtoyaient ses caleçons colorés, ses pantalons au pli bien fait côtoyaient mes chemisiers de lin froissés, mes petits pots de crème côtoyaient ses liquides de verre de contact. </font></p><p><font size="3"><font face="Comic Sans MS"> </font></font></p><p><font face="Comic Sans MS" size="3">Mais nous sommes arrivés ici. On y trouve deux placards, deux pharmacies et nous avons acheté deux causeuses. Du coup, on ne s'engueule plus pour les souliers lancés négligemment dans le fond du placard, plus de grognements parce que mes p'tits pots envahissent ses fioles et nous regardons maintenant des films chacun sur notre canapé, question de confort. </font></p><p><font size="3"><font face="Comic Sans MS"> </font></font></p><p><font face="Comic Sans MS" size="3">Du coup, pourquoi allions-nous nous<span style="spacerun: yes">  </span>affronter ? Tranquillement, c'est le tapis de bain qui a pris le relaie. Puis ce fût le dentifrice que je ne rebouchais pas, la lessive qu'il ne fait pas comme je voudrais, puis le triage des déchets verts que je ne fais pas comme il le voudrait et la vaisselle qu'il ne fait jamais assez vite...</font></p><p><font face="Comic Sans MS" size="3">Finalement, j'aimais mieux lorsqu'on partageait le placard, le tiroir, la pharmacie, mais surtout le canapé...</font></p>]]></description>
<category>Laissez-moi vous montrer le monde avec mes yeux</category>
<pubDate>Tue, 16 Aug 2005 11:35:48 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-24084-billet-194514.html</guid>
</item>
<item>
<title>Tous les chemins du monde...</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-24084-billet-191979.html</link>
<description><![CDATA[Nous sommes toutes sorties du ventre de notre mère.<br />Nous avons toutes grandies, appris à marcher dans une direction qui devait nous mener à aujourd'hui. Nous avons toutes espérées que le chemin que nous empruntions, aussi vallonneux soient-ils, aussi sinueux soient-ils, cahoteux ou boueux soient-ils,  nous mènerait à bon port, peu importe où se trouvait celui-ci. <br /><br />Des millions de fois depuis ce jour où nous avons ouvert les yeux pour la première fois, nous avons rencontré des fourches, des carrefours, des culs-de-sac. Prendre à gauche ? Continuer tout droit? Faire demi-tour ou créer un nouveau sentier? Aucune carte pour nous aider, pas de meilleure route, pas de meilleur itinéraire.<br /><br />Nous avons pris le chemin toutes les trois vers la ville dans l'espoir de retrouver un chemin que nous empruntions autrefois ensembles. <br /><br />Nous avons sillonné la ville de haut en bas et d'Est en Ouest à la recherche des mêmes lumières, des même fou-rire. D'aller-retour en va-et-vient, nous arrivions bien à retrouver des parcelles de sensations, mais rien de comparable...<br />Après être entré dans un bar de nos souvenirs, rien là-bas ne ressemblait à nos souvenirs.<br /><br />Nous avons terminé la soirée, assises dans l'herbe d'un parc de la banlieue à boire de l'eau gazeuse et à rêver d'autre chose. Nous en sommes venues à la conclusion que devant nous se trouvait un de ces fameux culs-de-sac. Nous avions tenté de faire demi-tour et mais devant nous s'étendait une plaine sans chemin et que c'était à nous de gravir la colline pour trouver un nouveau chemin. <br />La prochaine fois, c'est SPA maison... <br /><br /> <br />]]></description>
<category>Laissez-moi vous montrer le monde avec mes yeux</category>
<pubDate>Fri, 05 Aug 2005 16:24:47 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-24084-billet-191979.html</guid>
</item>
<item>
<title>Cest lheure du bonheur</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-24084-billet-187433.html</link>
<description><![CDATA[<p><font face="Times New Roman" size="3"><em></em></font></p><p><font size="3"><font face="Times New Roman"> </font></font></p><p><font face="courier new,courier,monospace" size="3">Il y a une chanson de Cali qui pose cette ritournelle : « <em>C'est quand le bonheur ?</em> » À cette question, je réponds : « <em>C'était entre le 17 et 21 juillet 2005</em> » Accessoirement, ça se préparait depuis un certain temps déjà et je ne serais pas contre que ça se poursuive. </font></p><p><font face="courier new,courier,monospace" size="3">Nous sommes allés faire notre pèlerinage annuel au pays de mes souvenirs d'enfance. Ah! Kamouraska... Mes parents y ont rénové le chalet que ma grand-mère avait acheté pour une bouchée de pain. Depuis, chaque année, je vais faire le plein. </font></p><p><font size="3"><font face="courier new,courier,monospace"> </font></font></p><p><font face="courier new,courier,monospace" size="3">Mais cette année, je ne pouvais pas seulement imaginer ce qui m'y attendrait. Ma fille a fait sa petite niche dans ce décor idyllique. Il faut savoir que Kamouraska, c'est le fleuve large avec ses marées bordé de cailloux et de buttons majestueux. </font></p><p><font size="3"><font face="courier new,courier,monospace"> </font></font></p><p><font face="courier new,courier,monospace" size="3">Avec son grand-papou qu'elle appelle affectueusement « <em>pou</em> » et sa mamie Danielle, ils ont tous les trois renoués avec les câlins et le fou-rires. Avec nous, elle a renoué avec les moments où le temps s'arrêtent. La regarder farfouiller dans les fleurs sauvages qui bordaient la petite terrasse où nous allions prendre notre café en attendant que la maisonnée s'éveille et la voir faire son petit numéro de la coquette devant les clients qui n'avaient pourtant pas cru à un tel spectacle. La voir s'encadrer de la fenêtre de notre chambre et regarder son « <em>pou</em> » travailler sur le cabanon. La voir s'ébattre toute nue fuyant le boyau d'arrosage que son « <em>pou</em> » pointait sur elle, se cassant la figure sur l'herbe mouillée et se relevant dans un fou-rire incontrôlable. C'était de la voir, quand son « <em>pou</em> » réclamait une pause bisous, distribuer à qui voulait bien, une volée de bisous baveux.<span style="spacerun: yes">  </span>C'était de la voir avaler des fraises sans reprendre son souffle. La voir encaisser les vagues de la mer qui s'abattaient sur elle d'un &#339;il sérieux essayant d'éviter la tasse. La voir farfouiller dans les cailloux de la plage. C'est ce moment que j'ai préféré. Elle était assise sur la plage, à 5 ou 6 mètres de nous, sans inquiétude tant qu'elle nous avait dans son champ de vision et elle scrutait attentivement les petits cailloux. Elle se levait pour nous suivre et elle tombait un peu plus loin et sa prospection se poursuivait. </font></p><p><font size="3"><font face="courier new,courier,monospace"> </font></font></p><p><font face="courier new,courier,monospace" size="3">Moi de mon côté, je me suis baignée dans la mer comme je ne l'avais pas fait depuis les années 80. D'ailleurs, mon visage s'en souviendra longtemps...</font></p>]]></description>
<category>Laissez-moi vous montrer le monde avec mes yeux</category>
<pubDate>Fri, 22 Jul 2005 11:20:57 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-24084-billet-187433.html</guid>
</item>
</channel>
</rss>
