<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<!--  RSS generated by Flaimo.com RSS Builder [2009-11-26 20:47:32]  --> <rss version="2.0">
<channel>
<copyright>Copyright 2008 Blogg</copyright>
<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 20:47:32 +0100</pubDate>
<lastBuildDate>Thu, 26 Nov 2009 20:47:32 +0100</lastBuildDate>
<docs>http://www.blogg.org/blog-1360.html</docs>
<link>http://www.blogg.org/blog-1360.html</link>
<language>fr</language>
<category>Blogg</category>
<ttl>60</ttl>
<item>
<title>Porque te miro y Muero</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-1360-billet-807317.html</link>
<description><![CDATA[<p><font face="verdana,geneva" size="2">Tout s'est déclanché rapidement, juste dans le fracas du livre, fermé brutalement, et laissé en travers de mon lit. </font></p>
<p><font face="verdana,geneva" size="2">Tout était brouillé, regard creux. Je m'étais levée tard, mes gestes formulaient dans un automatisme effrayant tous les rien que je m'étais promise de terminer aujourd'hui même. Et j'agissais, en conséquence, m'éxécutant mollement. </font></p>
<p><font face="verdana,geneva" size="2">Mon esprit n'était occupé que par son visage, le haïssant et le désirant, simultanément, prête à tout lui pardonner, l'enserrer puis le frapper, aussi fort qu'il m'ait tué, quelques jours auparavant. </font></p>
<p><font face="verdana,geneva" size="2">Les lignes défilaient sous mes yeux mais je n'en saisissais pas le sens, les mots étaient vides et je tournais les pages, tout comme j'aurais pu les brûler. Ma tête avait tourné vers la fenêtre d'où je distinguais juste les résidus d'un chantier qui, probablement, ne serait jamais terminé. Je me suis levée, ai fait mon sac dans la précipitation, scellé mon livre puis fermé la porte. </font></p>
<p><font face="verdana,geneva" size="2">Dans le bus qui m'emportait vers Madrid, j'étais lasse, la nausée persistante. Je regardais le paysage fantôme qui s'étendait de toute part, somnolante. </font></p>
<p><font face="verdana,geneva" size="2">Mes cigarettes étaient d'un pâle secours alors, qu'attendant devant la porte de son immeuble, ses voisins m'observaient, intrigués. Assise, je me persuadais d'avoir été idiote de débarquer ainsi, sans prévenir. Tout en tranchant que c'était la seule chose censée dont j'avais été capable depuis bien longtemps. </font></p>
<p><font face="verdana,geneva" size="2">Je l'ai alors vu arriver, de loin, le puzzle s'est reconstruit et alors j'ai su. </font></p>
<p><font face="verdana,geneva" size="2">Pourquoi j'étais prête à lui laisser une seconde chance alors que je le haïssais  haïrai- toujours d'avoir eu un geste pareil envers moi, pourquoi j'étais monté dans ce bus, sur un coup de tête enfantin et irréfléchi, pourquoi j'étais. Ailleurs.</font></p>
<p><font face="verdana,geneva" size="2">La chaleur était étouffante alors que nous nous dévisagions, que chacun tentait de percevoir ce que l'autre souhaitait exprimer. Que chacun formulait un imperceptible « Pourquoi ? ». </font></p>
<p><font face="verdana,geneva" size="2">Nous ne parlions pas alors que nous montions les escaliers, alors qu'il fermait la porte, alors que nos lèvres se rapprochaient, alors qu'il quittait à la hâte mes vêtements, alors que nous nous empoignions, plus fort.</font></p>
<p><font face="verdana,geneva" size="2">Le bourdonnement de la pluie sur le balcon était enivrant.</font></p>
<p><font face="Times New Roman" size="2"><font face="verdana,geneva">Alors que l'orage inévitable exploserait. D'un instant à l'autre.</font> </font></p>]]></description>
<pubDate>Thu, 15 May 2008 17:23:46 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-1360-billet-807317.html</guid>
</item>
<item>
<title>True Love Way</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-1360-billet-802063.html</link>
<description><![CDATA[<p><font face="verdana,geneva"><b>Il était tard, la nuit était encore opaque, le jour peinait à se lever mais nous savions pertinement, tous deux, que la soleil serait à son zénith dans quelques heures. </b></font></p>
<p><font face="verdana,geneva"><b>Tout comme la première nuit. </b></font></p>
<p><font face="verdana,geneva"><b>Les cris fusaient tandis que nous marchions, côte à côté, distanciés. L'alcool avait fait son oeuvre, tout se brouillait, j'étais bien, physiquement, l'esprit hurlait. Tu n'aurais jamais dû avoir ce geste, me soumettre, ainsi, au milieu de ces autres, inconnus, flous. Jamais tu n'aurais dû, et jamais plus tu ne poseras ta main sur moi, de cette façon primaire. Stupide. Les verres avaient été outranciers et je valdinguais entre les pavés, suivant le trottoir qui me rapellait où était le point de chute. J'aurais pu, dû pleurer, mais la violence des mots contrebalançait mes larmes. J'aurais voulu le frapper, concretiser la douleur me donnant la nausée, ou bien était-ce l'alcool, jeter, tout, en une même masse hideuse. Je clamais qu'il n'avait aucun droit sur moi, remettant tout en cause, je fermais les yeux, oubliant le sens de mes pas, visualisant la scène, ravalant les pleurs, le regardant, et mon coeur se soulevait tandis que je fumais une autre cigarette que nous ne partagerions pas. Il tentait de se justifier, en vain, j'observais le visage d'un autre, et le fleuve des mots était lasse. Alors que je m'écartais, il m'attrapait le bras afin de me raccrocher à lui, ses mains me brûlaient, les mêmes qui faisaient vaciller mon corps, ailleurs, auparavant. Nos chemins se séparaient, lui annonçant que je ne l'accueillerai chez moi, peu m'importait l'endroit où il dormirait, qu'il trouve un corps de substitution et un lit afin de demeurer cette nuit, rien n'était important. Mes talons avaient tournés alors que j'avançais, droite, dans la nuit étouffante et je savais qu'il me regarderait m'éloigner, et mes piètres lectures m'avaient apprise à ne jamais me retourner, quoi qu'il advienne. </b></font></p>
<p><font face="verdana,geneva"><b>Je marchais, sans penser, j'étais vide, cherchant furieusement une autre cigarette. Et alors que je m' évertuais à allumer ma dernière salvation, mon briquet restait impassible, sentant les larmes monter, m'écorchant les doigts, ravalant mes sanglots, j'éclatais, en silence, dans les rues désertes de Salamanque. </b></font></p>]]></description>
<pubDate>Tue, 06 May 2008 00:41:18 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-1360-billet-802063.html</guid>
</item>
<item>
<title>Always where I need to be</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-1360-billet-795511.html</link>
<description><![CDATA[<p><font face="Times New Roman" size="3">Ses mains foudroyaient mon visage baigné par les larmes, virevoltant au ralenti, je sentais mes cheveux s'échapper, la brûlure était exquise et je pouvais m'entendre lui souffler, tout en lui déchirant le cou, de me blesser, <i>plus fort</i>. La peau claquait, son mat, et il s'exécutait car, au fond, lui aussi trouvait une satisfaction grandiose à ce jeu dangereux. Et c'est le seul qui ait pu comprendre, réellement, la teneur de mes désirs, le seul qui n'ait pris peur devant mes explications déjà esquissées, des années auparavant, l'unique avec lequel je n'ai  eu honte. Le seul qui ait intégré le fait que jouissance rimait avec violence, en acte, et qui ne s'obstine à caresser ma peau précautionneusement, à m'embrasser avec délicatesse. La férocité de ses gestes décuplait la volupté, ses doigts s'emmêlaient sèchement à mes cheveux et ma tête se balançait en arrière, cambrée. Son regard restait impénétrable et je ne sais ce qui régnait derrière ses yeux bruns. Il me fustigeait, toujours, la peau se tendait sous les coups, creant des sillons boursoufflés sous ses dents, maintenant mes mains, de sorte que je ne sois qu'abandonnée à lui-même, matière à délectation, dont il pouvait jouir avec ardeur. Et dans un ultime accord aigü, sa main s'écrasait sauvagement sur ma figure alors que ses lèvres prononçaient en un souffle que je lui appartenais, l'esprit tourbillonnait, et à cet instant, perdant tout contrôle, je n'aurais pu prononcer mon simple nom. Les corps étaient allongés, l'un à côté de l'autre, et seuls nos doigts se touchaient au moment de lui adresser la cigarette que nous partagions. Son autre main suivait une ligne invisible sur ma peau avant de m'enserrer, brusquement, et nous nous possédions l'un l'autre tandis que je me consumais pour lui, et qu'il formulait, sincèrement, qu'il brûlait pour moi.</font></p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=898588&amp;img_x="></p>]]></description>
<pubDate>Wed, 23 Apr 2008 11:22:42 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-1360-billet-795511.html</guid>
</item>
<item>
<title>Transmission</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-1360-billet-792509.html</link>
<description><![CDATA[<p><font face="trebuchet ms,geneva" size="2">Nos bras enseraient nos deux corps, multiples et moites, jusqu'à étouffement, la douleur, acide et douce, alors que sa bouche avalait mes bras, mes jambes, l'Esprit, entièrement.</font></p>
<p><font face="trebuchet ms,geneva" size="2">Et Madrid était belle dans l'obscurité lumineuse de la nuit. Les pieds parcouraient les rues piétionnes et je goutais à la plénitude avec Elle, absurdité d'avoir rencontré un esprit similaire, miroir, ici-même. Les lieux interchangeables se dessinaient et les corps se faisaient voluptueux, Cheap &amp; Cheerful, les bras se tendaient vers deux deux, sur scène, aura sensuelle indescriptible, bouffées de chaleur au creux du ventre, sous l'emprise de l'alcool.</font></p>
<p><font face="trebuchet ms,geneva" size="2">Je décelais alors, fondue dans des draps qui n'étaient pas les miens, la tête enfouie derrière les cheveux couleur d'automne, Lui m'observant, d'en haut, son sourire me donnant envie de lui arracher les lèvres, je percevais l'horloge invisible qui hurlait, à l'arrière du crâne, à l'infini. Nous nous serions plus fort afin de pallier le joug imperceptible du Temps et je touchais au sublime, implorant l'arrêt immédiat des minutes s'écoulant, hâtives. Pleurant l'impossibilité d'un acte divin.</font></p>
<p><font face="trebuchet ms,geneva" size="2">Nous nous projetions et cela brulait intérieurement, et voir son corps ainsi livré, je ressentais le besoin inaltérable de le mordre et de le frapper jusqu'à sang, tout en lui hurlant qu'il ne pourrait jamais s'arracher à moi-même. Malgré tout. </font></p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=895039&amp;img_x="></p>]]></description>
<pubDate>Thu, 17 Apr 2008 14:34:42 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-1360-billet-792509.html</guid>
</item>
<item>
<title>Portoscuso</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-1360-billet-784861.html</link>
<description><![CDATA[<P><FONT face="Times New Roman" size=3>J'avais froid, là-bas. Les cheveux en bataille, flottant devant le visage tourné vers l'horizon, où la terre se détachait à peine. Son corps n'était pas loin, délié du mien, mais sa présence était enivrante alors que les ouvertures se barricadaient, filtrées par l'air salin. Le claquement des vagues était diffus alors que je souriais en écoutant ses promesses. Nous étions ici, tout était possible disait-il. <I>Tout pouvait</I> être possible. Je tirais sur ma clope, soufflant la fumée vers l'azur, observant au loin un point inaccessible auquel j'aurais pu me raccrocher. J'accostais mes bras à son torse, acquiescant, tandis que je voulais, moi aussi, hurler de longs serments révélateurs de ce qui rongeait mes tripes, accrochées aux siennes. </FONT></P>
<P><FONT face="Times New Roman" size=3>Les rochers disparaissaient dans la pénombre, se coulant vers la mer, ne formant qu'une masse sombre et grotesque et je laissais défiler intérieurement tout ce qui avait pu me porter jusqu'ici, chez lui, au sud de la Sardaigne, laissant ses doigts effleurer mon cou. L'enchevêtrement de lieux, de dates, de cendres étalées à même le sol et de cris étouffés par ses mains collés à ma bouche se perdaient, dansant devant le regard inexpressif, tentant un vain collage significatif. Tout se voulait différent à présent, ma présence même, mon désir d'être montée dans cet avion afin de me retrouver ici, à contempler le phare qui illuminait faiblement les vagues, balancées. Et lui, intrinsèque. Sans paroles, muette, toujours, tout ceci indiquait ce que je portais, intérieurement, mordant la raison. Les pas nous menaient au-delà des vagues, et nous marchions alors, laissant les preuves de notre passage s'effacer. </FONT></P>
<P><FONT face="Times New Roman" size=3>Jusqu'alors. </FONT></P><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=886279&amp;img_x="></p>]]></description>
<pubDate>Mon, 31 Mar 2008 19:04:58 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-1360-billet-784861.html</guid>
</item>
<item>
<title>Digitalism</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-1360-billet-777985.html</link>
<description><![CDATA[<P><SPAN style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Et les portes à peine entrouvertes se sont refermées, claquant dans un énorme coup de vent brusque et inattendu.</SPAN></P>
<P><SPAN style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana"></SPAN><SPAN style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Alors que nous baisions, au sens vulgaire et proprement animal du terme, mes yeux lançaient des éclairs de dégoût, envers lui, moi, envers le non-sens total et invisible, collant à la peau. Les langues jouaient faiblement, proposant un lien autre, intime celui-ci, détaché de la férocité qui nous enserrait. Voir la bobine se dérouler était ridicule, absurde, mais je ne pouvais détourner ma bouche de ses épaules, y laissant des traces, prouvant je-ne-sais-quoi, comme celles de mes bras que je regarde avec volupté, y passant la fine courbe de mes doigts. </SPAN></P>
<P><SPAN style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana"></SPAN><SPAN style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Il prononçait mon prénom, comme un appel ultime afin de nous raccrocher, une attache vaine et désespérée. Volubile. </SPAN><SPAN style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Et la crispation de ses traits, finalité triste et morbide, ma tête posée sous la sienne, ses mains caressant mes cheveux, nos odeurs mêlées ensemble, nos regards, perdus les uns dans les autres. Au fond.</SPAN></P>
<P><SPAN style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana"></SPAN><SPAN style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Je t'aime. </SPAN></P><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=878815&amp;img_x="></p>]]></description>
<pubDate>Wed, 19 Mar 2008 10:36:25 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-1360-billet-777985.html</guid>
</item>
<item>
<title>Midnight</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-1360-billet-770471.html</link>
<description><![CDATA[<P><FONT face="Times New Roman" size=3>Et je me souviens du premier mois avec peu de clarté, souvenirs terrassés par les nuits enfumées. De ces mêmes avenues empruntées chaque soir, la musique entêtante des BRMC résonant au creux des oreilles, même chanson, constamment, et des sanglots le soir du 3 décembre où, à deux mètres à peine de mon corps collé aux barrières, Peter Hayes entonnait l'air d'All You Do is Talk. </FONT></P>
<P><FONT face="Times New Roman" size=3>Oxymore parfaite de la situation qui nous enserrait, lui et moi. </FONT></P>
<P><FONT face="Times New Roman" size=3>Et je me remémore de cette faible lumière propagée quand il m'ouvrait la porte, à moitié nu, mes talons claquant sur le sol du couloir quand celui-ci, de ses doigts fébriles, me tendait le joint salvateur. Les autres étaient là, aussi, et dans l'air clos et embrumé, je les écoutais parler <SPAN>&nbsp;</SPAN>la langue chaude de Pasolini, tirant une autre bouffée, fermant les yeux, bercée par le rythme des mots. La plupart du temps il évitait mes regards, cherchant un point imaginaire à lequel se raccrocher. Je l'observais, lui, eux, tous, riant après de longues tirades incompréhensibles. Et je riais, moi aussi, de l'absurdité de cette situation, théorème incohérent et insensé. </FONT></P>
<P><FONT face="Times New Roman" size=3>Nous nous retrouvions sur son lit, sa chambre grande comme mon appartement, sans se frôler, et je ne comprenais pas pourquoi il agissait ainsi, pourquoi il tardait tant alors que le schéma était limpide, pourquoi il détournait ses yeux alors que le même regard me détaillerait dans tout mon dépouillement, quelques heures plus tard, quand j'accrocherai mes ongles à son dos brûlant. </FONT></P>
<P><FONT face="Times New Roman" size=3>Les minutes passaient alors que je n'osais un geste qui aurait pu signifier ma véritable présence ici. La peur ne m'empêchait pas de venir coller mes lèvres aux siennes afin d'énoncer silencieusement le bouillonnement intérieur qui me tiraillait, je désirais simplement que lui exprime l'existence de cette attente désagréable, la raison supposée de sa fuite. </FONT></P>
<P><FONT face="Times New Roman" size=3>Nous ne parlions pas, mais que pouvions nous dire, je ne connaissais rien de lui, l'origine de sa présence ici même, et c'est à peine si je pouvais formuler son nom et son âge, absurdement éloigné du mien. Tout ceci ne n'importait que peu, superficialités destinées à dissimuler la gêne. Rien ne m'importait plus que la virulence avec laquelle il immobiliserait mes bras et la férocité de son regard, durant nos corps à corps passionnés. </FONT></P>
<P><FONT face="Times New Roman" size=3>Et je revois le geste sûr de sa main, quand, à peine quelques secondes après avoir atténué la lumière maladive qui me laissait distinguer les traits de son corps, il s'emparait de mon visage, en y plongeant le sien.</FONT></P>
<P><FONT face="Times New Roman" size=3>La matinée déjà avancée quand je quittais sa chambre, où la buée formée sur les vitres constituait une autre présence enivrante, le pas de la porte où nos corps s'effleuraient à peine, la fraîcheur du soleil, la brume. Les yeux s'embuaient sur le chemin du retour alors que résonnaient encore ses mots, détachés mais sincères, et que j'hurlais, me mordant les lèvres jusqu'au sang.</FONT></P>]]></description>
<pubDate>Wed, 05 Mar 2008 13:38:11 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-1360-billet-770471.html</guid>
</item>
<item>
<title>The Last High</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-1360-billet-768701.html</link>
<description><![CDATA[<P><SPAN style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana"></SPAN>&nbsp;</P>
<P><SPAN style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Etalés sur le sol, livres d'une langue étrangère brumeuse, mots dénués de sens, que je dois pourtant avaler, engloutir, jusqu'à étouffement. Parcourant les lignes, toujours plus longues, les pages, abondantes, son visage se détache et ses bras me capturent, m'engouffrant entre les feuilles.</SPAN></P>
<P><SPAN style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana"></SPAN><SPAN style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le manque de sa langue parcourant mon cou est intenable, et je m'efforce de remplacer les images infernales de ses mains m'enserrant en m'abonnant à d'autres activités, plus ou moins saines. Et hier était une nuit agréable, l'alcool, sans couler à flot, éclatait par bulles au creux du ventre et à l'arrière des yeux clos. Les cheveux volaient autour du visage maltraité par les ongles, moments où les gestes se font incontrôlables et où la buée s'écoule lentement, hurlements, absorbés. Les corps anonymes bougeaient au rythme du martèlement de la batterie et je souriais,&nbsp;devant un tel&nbsp;spectacle, magnifique et hideux. Les doigts étaient brûlés par les cigarettes fumées à la chaîne et nous riions, elle et moi, de nos âmes insouciantes. </SPAN></P>
<P><SPAN style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana"></SPAN><SPAN style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Et alors que The Raveonettes résonnait, que les jambes devenaient folles, que l'esprit s'évaporait, son regard violent me dévorait et ses lèvres me mordaient jusqu'au sang. </SPAN><SPAN style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Les yeux fermés, victime des sens.</SPAN></P>
<P><SPAN style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana"></SPAN><SPAN style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Je ne peux feindre la limite, ces quelques mois, et le déracinement qui s'opérera, extérieur et inéluctable. Défaillance des corps isolés, cris étouffés&nbsp;à l'intérieur&nbsp;des draps, seuls. La folie. La désolation.</SPAN></P>
<P><SPAN style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana"></SPAN><SPAN style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Et l'oubli.&nbsp;</SPAN></P><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=869645&amp;img_x="></p>]]></description>
<pubDate>Sun, 02 Mar 2008 12:36:28 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-1360-billet-768701.html</guid>
</item>
<item>
<title>What Drugs Used To Be</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-1360-billet-767759.html</link>
<description><![CDATA[<P>Et quand je pensais à lui, je ne pensais&nbsp;ni à&nbsp;ses fringues, ni à son travail, à son pays, ni même à ce qu'il disait, ce qu'il pouvait, lui, ressentir, au fond. Je pensais à son odeur, son goût, sa peau contre la mienne, ses gestes lents, du bout des doigts, sur mon corps d'albâtre. </P>
<P>Et au désir. Incessant.</P>
<P>
<HR id=null style="WIDTH: 564px; HEIGHT: 2px" SIZE=2>

<P>&nbsp;</P>
<P>Ainsi qu'aux&nbsp;projections meurtrières dans le temps, au déchirement des sens et des esprits. Dans la trame des choses à venir. </P>]]></description>
<pubDate>Fri, 29 Feb 2008 17:52:29 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-1360-billet-767759.html</guid>
</item>
<item>
<title>Dialogue.</title>
<link>http://www.blogg.org/blog-1360-billet-764845.html</link>
<description><![CDATA[<P><FONT face="Times New Roman" size=3>Les trottoirs transformés en coton, j'avance dans les rues désertées du petit matin, l'esprit séparé en une multitude de <I>boîtes</I> distinctes, désordonnées. Et les routes se séparent, laissant le choix, le soleil pointe derrière la carrière. Je suis seule, assise, face à l'asphalte.</FONT></P><?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p><FONT face="Times New Roman" size=3>&nbsp;</FONT></o:p> 
<P><FONT face="Times New Roman" size=3>Et tout prend un sens différent à présent, allongés dans l'herbe du parc, les rires dansant autour des têtes. Le goût âcre de la fumée au fond de la gorge, je serre sa main, violement. A travers les feuilles, muets, avalant la brume avec sérénité, il observe l'émeraude des yeux, clos. Posant ma tête contre son torse, j'aspire une dernière bouffée et les doigts s'emmêlent, tout comme les volutes de fumée ondoyant dans l'air frais du soir.</FONT></P><o:p><FONT face="Times New Roman" size=3>&nbsp;</FONT></o:p> 
<P><FONT face="Times New Roman" size=3>Nos têtes étaient tournées chacune d'un côté différent tandis que j'observais son reflet dans les vitres miroirs du métro. Nos visages fermés, alors que je ne réalisais pas ce qu'il se passait, réellement. Ses paroles déchirantes dont je n'assimile toujours pas le sens, hurlant à celui qui voulait fouiller un passé sans intérêt, hurler qu'il n'avait le droit de se porter en juge d'une période inconnue, hurler en l'embrassant, hurler en le frappant, griffant, l'enserrant, en même temps. <EM>Tu ne peux pas</EM>. </FONT></P><o:p><FONT face="Times New Roman" size=3>&nbsp;</FONT></o:p> 
<P><FONT face="Times New Roman" size=3>Et les corps, l'un en face de l'autre, les yeux mi-clos, les bouches entrouvertes, cherchant l'air et la salvation. </FONT></P><o:p><FONT face="Times New Roman" size=3>&nbsp;</FONT></o:p> 
<P><FONT face="Times New Roman" size=3>Interdits, face au vide crée par les mots. Nous cherchions chacun à entrevoir l'Opposé, forme vide et abstraite. Nous tirions instinctivement sur nos clopes afin de nous donner une contenance, au milieu de la foule, s'enfuyant. Seule. Et ses mains se sont posées sur mon visage glacé, tandis que ses paroles litaniques s'enchevêtraient en moi, m'arrachant à moi-même. Sachant à présent ce qu'il désirait extraire, du plus profond. Qu'il ne <I>voulait</I> plus, seulement, paroles expulsées durant les corps à corps fusionnels, <I>Je te veux</I>, brouillon et flou, équivoque des sens, langue amère, brûlée par les soupirs fébriles, s'échappant. Je l'embrassais doucement, un poids au fond du ventre, j'aspirais son souffle comme s'il avait pu me redonner vie. </FONT></P><o:p><FONT face="Times New Roman" size=3>&nbsp;</FONT></o:p> 
<P><FONT face="Times New Roman" size=3>Sa silhouette ne dessinait plus qu'une ombre entre les nuées. Assisse dans le bus m'entraînant ailleurs, observant le crachin du ciel, mes larmes se mêlaient aux stigmates de la pluie, coulant lentement sur les carreaux. </FONT></P><o:p><FONT face="Times New Roman" size=3>&nbsp;</FONT></o:p> 
<P><FONT face="Times New Roman" size=3>Ses mains m'enserraient alors, m'obligeant à le contempler, fixement, la gorge nouée, difficilement, ses lèvres insatiables formulant <SPAN>&nbsp;</SPAN>dans un souffle, telle que j'étais, qu'il me désirait. Et qu'il m'aimait.</FONT></P><o:p><FONT face="Times New Roman" size=3>&nbsp;</FONT></o:p><p class="ta_img"><img border=0 src="http://www.blogg.org/afficher_image.php?id=865582&amp;img_x="></p>]]></description>
<pubDate>Sun, 24 Feb 2008 23:13:59 +0000</pubDate>
<guid>http://www.blogg.org/blog-1360-billet-764845.html</guid>
</item>
</channel>
</rss>
