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La France s'enorgueillit d'être le deuxième pays d'accueil des investissements directs étrangers (IDE) et la première destination d'investissement pour les entreprises européennes, selon Eurostat. L'économiste Philippe Askenazy appelle à plus de précaution dans le commentaire des statistiques officielles qui surestimeraient le stock d'IDE sur notre territoire d'environ 40% (respectivement 20% et 10% pour l'Allemagne et les Etats-Unis) si on en croit des travaux de retraitements effectués par le FMI et l'OCDE. Une étude de la Banque de France menée par Bruno Terrien évoque une surestimation des flux d'IDE français de l'ordre de 30% en 2007
Ces erreurs sont la conséquences de la complexité des relations financières intra-groupes qui entraîne fréquemment la double comptabilisation d'IDE qui ne correspondent pas à une attractivité particulière du territoire économique français. Il existe en effet des filiales étrangères résidentes qui investissent dans un pays tiers (flux sortant) les fonds qu'elles recoivent de leur maison mère (flux entrant), cette dernière souhaitant profiter de compétences spécifiques en ingénierie financière à moins qu'elle cherche à égarer le fisc. On doit tenir compte également des opérations de redistribution des profits intra-groupe effectuées par des centres de financement délocalisés. Certains d'entre-eux collectent des fonds qui émanent de filiales non résidentes en capacité de financement qu'ils affectent par la suite à d'autres filiales non résidentes en besoin de financement. Ces d'IDE "en transit" atteignent un montant si considérable ( 250 milliards cumulés d'après la Banque de France) qu'il convient de relativiser le classement français en la matière.
Publié par Ecointerviews à 17:36:56 dans Réactions | Commentaires (0) | Permaliens
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