"L'arbre jaune" (89 x 116 cm)http://www.artabus.com/lamiral
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Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification...
Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer.
Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.
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53402 visiteurs
Billets :
1086 billets
"Autoportrait avec pentagramme" 1922, Otto Müller
Huile sur toile à sac 120 x 75,5 cm, Von der Heydt-Museum Wuppertal
Fauves et expressionnistes
Musée Marmottan-Monet - Paris
Du 28 Octobre 2009 au 20 Février 2010
Le musée Marmottan-Monet présente cinquante oeuvres d'artistes expressionnistes et fauves, issues des collections du musée Von der Heydt de Wuppertal. A travers ces chefs-d' oeuvre, l'exposition offre un panorama de l'évolution de l'art moderne, de l'expressionnisme à la Nouvelle Objectivité. Elle met l'accent sur les deux principaux mouvements qui marquèrent l'avènement de l'art moderne en Allemagne avant la Première Guerre mondiale : les Expressionnistes du groupe Die Brücke fondé à Dresde en 1905 - Kirchner, Heckel, Schmidt-Rottluff... - et ceux de la NKVM (Nouvelle association des artistes de Munich), mouvement qui donnera naissance en 1911 au Blaue Reiter - Kandinsky, Jawlensky, Marc, Macke et Münter. Ainsi, la sélection s'étend de Munch, Nolde, des Fauves français Dufy, Braque, Vlaminck et Van Dongen, des artistes du Brücke et du Blaue Reiter, aux représentants de l'expressionnisme autrichien comme Kokoschka et Oppenheimer, et jusqu'aux principaux protagonistes de la Nouvelle Objectivité, Beckmann, Otto Dix et George Grosz. Cette confrontation entre les différents courants révèle des parallèles, mais aussi des différences dans les conceptions des Expressionnistes allemands et des Fauves français. L'exposition tient compte également des précurseurs de l'expressionnisme et de ses grandes figures indépendantes. En invitant l'expressionnisme dans le haut lieu de l'impressionnisme, le musée Marmottan-Monet innove et promet la surprise.
Cinquante oeuvres expressionnistes et fauves s’exposent dans une confrontation colorée.
Divergences sur le fond mais rassemblement sur le plan stylistique, l’expressionnisme exacerbe les couleurs, utilise la distorsion ou l’éclatement des formes.
Un échange entre le musée Marmottan à Paris et le musée Wuppertal en Rhénanie, grâce à leurs directeurs respectifs, Jacques Taddeï et Gerhard Finckh tente d’en cerner les mouvements.
Le groupe expressionniste Die Brücke fondé par 4 étudiants d’architecture à Dresde en 1905 est fondateur de ce qui allait être une constellation de mouvement.
"La première chose pour les artistes était de dessiner en toute liberté un corps humain libéré dans une nature libre" écrit Kirchner, dont l’atelier servit de lieu d’expérimentation et de vie à tous les membres de Die Brücke.
"Nous savions parfaitement ce que nous voulions quitter, quant à savoir où nous arriverions, c’était moins évident" nous dit Erich Heckel, membre du groupe Die Brücke.
D’autres mouvements comme Blaue Reiter partage la palette de couleurs (vert acidulé, jaune d’or, bleu outre-mer, orange mandarine, ou encore violine) qui fait la caractéristique de ces mouvements. Le mot d’ordre semble être de se rapprocher de la nature, de la puissance vitale, de la forme dynamique qui est la vie en prenant appui sur son propre monde intérieur. "besoin pur et naïf de réunir harmonieusement l’art et la vie" écrivait Kirchner en 1923.
Kandinsky pousse l’inspiration jusqu’à l’abstraction en 1910, collant à la lettre à cette phrase de Jawlensky : "Il faut s’éloigner d’une vision impressionniste de la nature pour en arriver à une sensation de l’essence des choses, à une abstraction, à une restitution de l’extrait."
Présentation du musée Marmottan-Monet
Situé dans l'ancienne demeure de Paul Marmottan, face au jardin de Ranelagh, le musée Marmottan-Monet est le fruit de nombreuses donations, parmi lesquelles celles de Michel Monet, le second fils du peintre impressionniste. Connu également pour ses collections de l'époque Empire, le lieu a été créé en 1934 dans un hôtel particulier du XIXe siècle donné par l'historien et collectionneur Paul Marmottan à l'Institut de France en 1932. Le musée Marmottan se spécialise d'abord dans les collections Empire, avant de devenir l'une des collections impressionnistes les plus importantes de Paris à la suite de legs conséquents. Aux côtés des oeuvres de Monet, on trouve ainsi des toiles de Pissaro, Morisot, Renoir ou encore Caillebotte. Au rez-de-chaussée, une suite de salons présente des pièces exceptionnelles de mobilier Empire et de splendides tapisseries, ainsi que des témoignages de l'influence sur le mobilier de la campagne d'Egypte. Au sous-sol et au premier étage sont exposées les oeuvres impressionnistes, quand ne sont pas organisées d'expositions temporaires.
Présentation du musée Von der Heydt de Wuppertal
Le musée Von der Heydt de Wuppertal, qui fêta en 2002 ses cent ans d’existence, compte parmi les institutions les plus remarquables de Rhénanie-Westphalie. Fondé à Elberfeld en 1902 par des amateurs d’art éclairés, il fait partie des institutions muséales relativement récentes d’Allemagne. Il est situé en plein centre de Wuppertal-Elberfeld, son siège étant abrité dans l’ancien hôtel de ville d’Elberfeld. Érigé dans la première moitié du xixe siècle d’après les plans de Johann Peter Cremer, le bâtiment est considéré aujourd’hui comme le plus bel exemple d’architecture néoclassique de Rhénanie.
Le musée vit le jour dans une atmosphère d’euphorie due à l’essor industriel.
Réunies en 1929 sous le nom de Wuppertal, les villes autonomes d’Elberfeld et de Barmen comptaient au début du xxe siècle parmi les villes les plus riches d’Allemagne. L’industrie de transformation du fer et l’activité textile, florissantes, apportèrent à la vallée de la Wupper une extraordinaire prospérité. En 1900, la double cité était l’une des huit plus grandes villes d’Allemagne, avec près de 300 000 habitants. La même année fut inauguré, en présence de l’empereur Guillaume ii, le métro suspendu (Schwebebahn), emblème de Wuppertal.
L’attachement des entrepreneurs pour leur ville, conjugué à leur désir d’agir positivement en sa faveur, donnèrent naissance à un mécénat dont la générosité s’exprima à travers des dons conséquents au musée. L’engagement artistique de collectionneurs privés connaît à Wuppertal une tradition particulière : le musée Von der Heydt doit une large part de son importante collection d’art à des fondations privées, notamment aux dons d’August et Eduard von der Heydt. C’est d’ailleurs à ses principaux mécènes, la famille Von der Heydt, que le musée doit son nom depuis 1961. Les fondations actuelles, la Brennscheidt-Stiftung et la Renate und Eberhard Robke Stiftung, s’inscrivent dans la continuité de ce mécénat bourgeois.
À côté du musée d’Elberfeld (actuel musée Von der Heydt) fondé en 1902, le Barmer Kunstverein créé en 1866 (devenu en 1946 le Kunst- und Museumsverein Wuppertal) formait un autre centre vivant de l’activité artistique. Ces deux institutions rivalisaient dans leur défense de l’art moderne. Montrée d’abord au musée d’Elberfeld en 1910, puis au Barmer Kunstverein dans la Ruhmeshalle de Barmen, l’exposition de la Neue Künstlervereinigung München (Nouvelle Association des artistes de Munich), mouvement précurseur du Blaue Reiter, donna le signal de la diffusion de l’expressionnisme en Rhénanie. Se succédèrent dès lors au Barmer Kunstverein des expositions consacrées à Adolf Erbslöh, Alexej von Jawlensky, Oskar Kokoschka, August Macke, Franz Marc, Emil Nolde et Marianne Werefkin, qui jalonnèrent la marche triomphale de l’art moderne jusqu’à la Première Guerre mondiale.
Les collections actuelles du musée sont constituées pour l’essentiel d’oeuvres des xixe et XXe siècles. À ce noyau central s’ajoute un ensemble de tableaux hollandais du XXVIIe siècle. Le romantisme allemand est représenté par Achenbach, Blechen et Overbeck, mais aussi par les « Deutschrömer » (Allemands de Rome) Böcklin et Marées. Un grand maître du romantisme français est également présent, en la personne de Delacroix. Corot, Courbet, Rousseau, Daubigny, Monet, Manet, Degas et Toulouse-Lautrec, puis Cézanne, Van Gogh, Gauguin, Braque et Derain, permettent de suivre l’évolution de la peinture française depuis le naturalisme et le réalisme, puis l’impressionnisme, jusqu’au fauvisme. Liebermann, Corinth et Slevogt illustrent les différentes facettes de l’impressionnisme allemand. Les tableaux de Hodler, Munch et Picasso témoignent eux aussi de l’avènement de l’art moderne au début du XXe siècle. Les oeuvres de l’expressionnisme allemand, illustré notamment par les artistes de Die Brücke et du Blaue Reiter, Kirchner, Heckel, Schmidt-Rottluff, Pechstein, Müller, Nolde, Jawlensky, Kandinsky, Marc, Macke et Münter, comptent parmi les trésors les plus précieux du musée. La Nouvelle Objectivité des années 1920 est elle aussi remarquablement représentée par des oeuvres majeures d’Otto Dix et de Max Beckmann. Les tableaux d’Oskar Schlemmer et de Willi Baumeister assurent la transition avec l’art constructif et la peinture abstraite. Viennent ensuite des exemples de la peinture informelle des années 1950. Les diverses tendances internationales de l’art contemporain depuis les années 1960 trouvent également leur place dans les collections de Wuppertal : « réalisme capitaliste » de Richter et Polke, « Hard-Edge-Painting » d’Ellsworth Kelly, « Minimal Art » de Donald Judd, variations sur le thème de la peinture « fondamentale » depuis Ulrich Erben jusqu’à Joseph Marioni. L’art du début du XXIe siècle n’est pas en reste, avec de nouvelles approches des motifs narratifs et fictifs, et un traitement expérimental de la forme et des matériaux. Le musée possède quelque 2 000 peintures, 400 sculptures et 20 000 travaux sur papier.
Coordonnées du musée Von der Heydt
Turmhof 8
42103 Wuppertal
Allemagne
Publié par philippelamiral à 09:25:38 dans EXPOSITIONS | Commentaires (4) | Permaliens
"La-grande-vallee IX" 1983-84, Joan Mitchell
Collection Frac Haute-Normandie
Le polyptyque, tendance en vogue dans la peinture américaine de l’époque, peinture panoramique ou séquentielle ? A ce sujet, un film inédit en France, réalisé en 1976 par Angeliki Haas, et diffusé au sein de l’exposition, montre la difficulté de l‘artiste à commenter sa propre œuvre et donne un éclairage intéressant notamment sur la prédilection pour ce format que Joan Mitchell explique comme la simple résolution de sa difficulté à peindre des toiles horizontales de grand format.
Une peinture essentiellement vibratoire qui capture l'émotion fugace dans ce qu'elle a de plus prégnant, de plus essentiel, quelques couleurs, un mouvement, comme un phénomène de persistance rétinienne, vivement happés par le dripping ou les envolées brutales du pinceau.
Joan Mitchell
Musée des Impressionnismes Giverny
du 23 août au 31 octobre 2009

"To convey the feeling of the dying sunflower" de Joan Mitchell
Joan Michell est née à Chicago et a passé l’essentiel de sa carrière à Vétheuil, à quelques kilomètres seulement de Giverny, deux villages clés dans le développement de l’art de Claude Monet.
La peinture abstraite qu’elle met au point dès les années cinquante, immense, lumineuse, dynamique, fait profondément référence à la nature (La Grande Vallée, Les Tournesols, Tilleuls, Champs), nature qui entourait de toutes parts son atelier de Vétheuil, avec ses larges points de vue sur la Seine.
Quinze ans après la dernière rétrospective française de son œuvre présentée au Jeu de Paume et au Musée des Beaux-Arts de Nantes, le Musée des Impressionnismes de Giverny accueille l’exposition Joan Mitchell, conçue en collaboration avec la Kunsthalle d’Emden et le Palazzo Magnani de Reggio Emilia.
Composée de plus de trente toiles monumentales provenant de France et des États-Unis, accompagnée d’un important catalogue, cette rétrospective donne un aperçu complet et vibrant de l’œuvre de Joan Mitchell de 1950 à 1992
L’attachement à la nature et à son observation, la volonté de peindre la trace laissée par celle-ci, la création d’une surface picturale dénuée de point de fuite, parmi de nombreux éléments, illustrent cette tension féconde entre l’expressionisme abstrait de son pays d’origine – les États-Unis – et la tradition impressionniste.
"Nymphéas avec rameaux de saule" 1916, Claude Monet
Huile sur toile, 160 x 180 cm, lycée Claude Monet, Paris
Dans cette exposition qui se termine avec les Nymphéas aux rameaux de saule du père de l'impressionnisme, Sophie Lévy a souhaité montrer le rapport évident qui existait entre Joan Mitchell et Claude Monet. « L'un et l'autre représentent la nature à l'échelle de la nature et tout en s'en éloignant. Dans la peinture de Mitchell, Monet est là même si je pense qu'elle est plus proche de Van Gogh ».

"Le Jardin pour Audrey" 1979, Joan Mitchell, huile sur toile, collection particulière
Joan Mitchell et Claude Monet sont deux artistes conjoints, liés. De nombreux points communs les rapprochent : leurs goûts pour la couleur, leurs touches picturales, la frontalité des peintures, les grands formats ou leurs addictions au tabac... L'accrochage retrace une grande partie de son œuvre. Les toiles immenses habillent les murs. Abstraites et fortes, le spectateur se sent minuscule à côté, presque écrasé par une telle grandeur. Grandeur matériel mais grandeur de l'âme aussi... Elles hypnotisent.
Parmi elles... Sans titre, 1957 ; Tilleul, 1978 ; Mon paysage, 1967 ; Piano mécanique, 1958 ; Un petit jardin, 1980 ; Les Bleuets, 1973 ; Un jardin pour Audrey, 1979...
Entre deux rives.
Dans les années cinquante aux États-Unis, Joan Mitchell est considérée avec Pollock, Robert Motherwell et Willlem de Kooning comme une artiste importante de L'École de New-York. En 1955, elle traverse l'Atlantique pour s'installer en France et sa notoriété semble flotter pour quelques années entre deux rives.
Après Paris, elle pose son atelier au bord de la Seine à Vétheuil, dans la maison où vécut Claude Monet avant de s'installer à Giverny. Elle se défendra tout le temps de l'influence des impressionnistes sur sa peinture. Et pourtant elle avait en commun avec eux le travail sur la lumière sans lequel un tableau abstrait ne peut palpiter et toucher le regard.
Au Musée des Impressionnismes de Giverny, même si on n'a pas souhaité trahir les intentions de Joan Mitchell, ni son projet esthétique en prise avec la vie, on a accroché au final du parcours de l'exposition, un tableau de Monet . Les nénuphars sont le point d'orgue du grand ensemble de trente toiles monumentales débordantes de couleurs et d'énergie de l'artiste.
Catherine Plassart
Joan Mitchell refusait tant l'étiquetage "expressionnisme abstrait" qu'elle réfutait l'influence de Monet. Alors peut-être le chaînon manquant entre les deux.
Publié par philippelamiral à 09:19:03 dans EXPOSITIONS | Commentaires (2) | Permaliens
"Baigneuse aux cheveux longs" vers 1895, Auguste Renoir
Huile sur toile, 65 x 80 cm, Paris, musée de l’Orangerie
Une jeune femme à la peau de nacre sort lentement de l’eau pour venir s’essuyer près d’un rocher. Le geste est d’une grande douceur et son visage innocent, entièrement tourné de profil, ferait presque d’elle un petit animal surpris en pleine forêt. « C’est une sauvagesse dans la brousse parfumée », estimait le critique Mauclair. Comme d’habitude chez Renoir, point d’érotisme trop appuyé ni de voyeurisme malsain. Sa baigneuse apparaît plutôt comme une figure riante, la porte-parole d’une humanité lumineuse, apaisée et sereine.
La jeune femme est le sujet exclusif du tableau. Avec ses hanches généreuses et sa main gauche posée sur le rocher, elle occupe tout l'espace de la toile. Les éléments qui l’entourent sont rapidement esquissés et le fond, tout embué, reste indéterminé. Renoir se trouve ici dans sa période de maturité. Son goût pour le classicisme rappelle les sujets et les formes d’un peintre du XVIIIè siècle comme François Boucher. Mais la vie et la générosité qui s’échappent de ses toiles ainsi que son goût pour les nus plantureux et sauvages dépassent largement les règles de l’Académie.
Dans la Baigneuse aux cheveux longs, vers 1895-1896, les joues de la jeune femme sont très roses, rehaussant ainsi la pâleur du reste du corps. Ambroise Vollard raconte comment ce traitement pictural des chairs prenaient toutes son ampleur dans le travail de l’artiste : « En quittant l’atelier, je m’arrêtai devant des Roses ébauchées. « Ce sont, me dit Renoir, des recherches de tons de chairs que je fais pour un Nu. » Cette période de l’œuvre de Renoir qualifiée de "nacrée" est délicatesse, volupté, forme, lumière. Les couleurs moins vives deviennent pastel. Les couleurs sont lumineuses. La source de lumière à gauche renforce la poésie des ombres bleues qui caressent les contours flous et pastels des étoffes et des chairs.
"Je commence à savoir peindre. Il m'a fallu plus de cinquante ans de travail pour arriver à ce résultat, bien incomplet encore."
Pierre-Auguste Renoir (1841-1919) en 1913
Guillaume Apollinaire fait l’éloge de celui qu’il considère comme « le plus grand peintre vivant » : « Renoir grandit continuellement. Les derniers tableaux sont toujours les plus beaux. Ce sont aussi les plus jeunes ». Si le peintre est salué comme une figure emblématique de l’impressionnisme, il est alors aussi admiré pour sa capacité à avoir dépassé et renouvelé un mouvement de plus en plus largement accepté. Renoir fait alors figure de référence pour Picasso, Matisse ou Bonnard qui professent leur admiration pour le maître et, en particulier, pour sa « dernière manière », celle du tournant du XXe siècle. De grands amateurs de l’art moderne, tels Leo et Gertrude Stein, Albert Barnes, Louise et Walter Arensberg ou encore Paul Guillaume, collectionnent Renoir aux côtés de Cézanne, Picasso ou Matisse. Depuis, l’appréciation du « dernier Renoir » a bien changé : les tableaux de cette période sont peu connus et souvent mal aimés. Les années tardives du peintre n’ont pas fait l’objet d’études et de manifestations spécifiques. C’est à l’exploration de ces années fécondes que l’exposition "Renoir au XXesiècle" au Galeries nationales Grand Palais est dédiée.
Publié par philippelamiral à 08:51:24 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
"Nude Breton Boy Petit Breton nu" 1889, Paul Gauguin,
Huile sur toile, 93 x 74,2 cm, Musée Wallraf-Richartz et de la Fondation Corboud de Cologne
"Impressionismus. Wie das Licht auf die Leinwand kam"
Impressionnisme. Quand la lumière éclaire la toile
À l’Albertina, Vienne, Autriche
11 septembre 2009 - 10 janvier 2010
L'exposition de l'Albertina montre quelque 50 chefs-d'oeuvre du Musée Wallraf-Richartz et de la Fondation Corboud de Cologne, auxquelles viennent se joindre des tableaux issus de la collection Batliner et des prêts de musées internationaux. Au coeur de cette exposition figurent les résultats d'un projet de recherche mené sur 5 ans, résultats qui permettent une approche inédite et fascinante de la genèse, des techniques et des différentes facettes de l'impressionnisme.
À l'exemple d'oeuvres représentatives de Courbet, Caillebotte, Manet, Monet, Renoir, Cézanne, Pissarro, Signac et Van Gogh, cette exposition redéfinit ainsi l'histoire de l'impressionnisme en mettant pour la première fois sur un même plan histoire de l'art et technologie artistique.
Diverses questions d’intérêt général, comme par exemple «Qu’est-ce qu’une impression?», «Dedans ou dehors ?» ou encore «Quand un tableau est-il terminé?» permettent une toute nouvelle approche de l'impressionnisme.
Publié par philippelamiral à 08:21:56 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
La Belle Gabrielle Montmarte" Maurice Utrillo
Gouache et crayon sur carton, 23,8 x 31,4 cm
Suzanne Valodon - Maurice Utrillo à la Pinacothèque de Paris du 27 février au 15 septembre 2009

Utrillo, Valadon et Utter en 1919
"Le Lapin Agile" 1912, Maurice Utrillo, huile sur toile, 50 x 60 cm "Femme aux seins nus" ou "Autoportrait" 1917, Suzanne Valodon Huile sur toile, 65 x 50 cm, collection privée Maurice Utrillo (1883-1955) toujours associé à la bohème parisienne à cause de son existence excentrique doit avec la période blanche (1910-1914) être rattaché beaucoup plus au Fauvisme qu’à l’Ecole de Paris. C’est au cours de cette grande période qu’Utrillo va exprimer la quintessence de son art en quelques années. L’échange particulier qui exista entre cette mère et son fils se traduit dans leur amour commun de la peinture et leur admiration réciproque. "La femme à la contrebasse" vers 1914-1915, Suzanne Valadon Huile sur toile,100 x 73 cm, Association des amis du Petit-Palais, Genève


Publié par philippelamiral à 08:55:37 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
Lena Gieseke Lena,une artiste allemande a réalisé un modèle 3D à partir du tableau de Picasso.
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