"L'arbre jaune" (89 x 116 cm)http://www.artabus.com/lamiral
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Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification...
Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer.
Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.
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Dès ses débuts dans les années 50, Eugène Leroy (1910-2000), à l'écart des courants en vogue, puise dans l'étude de l'art classique et dans la peinture de Rembrandt son inspiration et sa manière, marquée par des empâtements puissants et une intense richesse chromatique.
Le paysage, le portrait et le nu deviennent progressivement les principaux sujets du peintre, mais c'est surtout l'enfouissement de ces sujets dans l'épaisseur même de la matière picturale qui caractérise les oeuvres de l'artiste.
Revenant sans cesse sur ses thèmes de prédilection qu'il dissémine «à l'intérieur de la peinture», Leroy les transforme en joyaux qui ne tiennent plus au sujet d'origine que par un fil ténu et doivent tout à la densité lumineuse de la couleur.
"J’ai des dessins, de ma femme nue, et Marina bien souvent quand elle pose, c’est nue. Mais c’est de moins en moins un besoin. Mais je rêve d’une toile de 120 figures. Je voudrais un nu de haut en bas, et çà je ne sais pas. J’ai essayé il y a quelques années. Elle est à Berlin, je l’ai appelée "la Sorcière". Je voudrais faire un nu comme la tête des Pelerins d’Emmaüs. Je m’excuse de ne pas parler de moi et de parler encore d’un autre, ce n’est pas pour le copier. Quand je dis la tête , ce n’est pas de l’expressionisme, ce n’est pas de la religiosité du tout. Je ne veux pas faire un nu qui soit pieux. Je veux faire un nu qui soit un objet plus grand dans une toile, qu’un petit objet qui arrive à remplir la toile. J’appelle objet la tête de ce Christ. Et je crois que devoir faire çà, d’une forme oblongue qui aura tout de même aux environs d’un mètre soixante, je vais avoir de la misère. Je vais avoir de la misère, et c’est là qu’il y a un rapport avec une sensualité immédiate du modèle."
Eugène Leroy

Eugène Leroy dans son atelier
Eugène Leroy, peintre français, naît à Tourcoing le 8 août 1910. Il décède à Wasquehal le 10 mai 2000.
Eugène Leroy est un peintre, un vrai peintre, un peintre qui met sur les toiles de la peinture, puisqu'il faut aujourd'hui préciser, et même de la «peinture-peinture», comme disaient avec gourmandise les vieux amateurs de jadis, pour distinguer cette peinture-là, riche et jouissant d'elle-même, de la simple illustration.

"Nu" Zeichnung, 1980/1985, Eugène leroy, gouache, Kohle, 108 x 75 cm

Publié par philippelamiral à 07:01:43 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) | Permaliens
"Mâle nu" 1975, Georg Baselitz, huile et fusain sur toile, 200 x 161.9 cm
Acheté avec les fonds de la Société d'Art de la Caroline du Nord (Robert F. Phifer Legs)
Museum of Art de la Caroline du Nord, USA
Le mâle Nu, réalisé avec la pratique de l'esquisse d'atelier d'un modèle vivant est le travail d'un peintre passionné, intuitif qui peint d'une manière extravagante et inventive. L'image semble presque taillée dans la matière : la peinture est brossée, griffée, grattée et enduit avec les doigts.

"Akt Elke 2 (Elke nue 2)" 1976, Georg Baselitz, huile sur toile, 200 x 161,9 cm
Collection Albright-Knox Art Gallery, par échange, don de Seymour H. Knox, Jr., 2001
Georg Baselitz explore l'interface entre l'art représentatif et abstrait. Il inverse délibérément ses images pour contraindre le spectateur à se concentrer sur les aspects purement abstraits de la composition. Renversé, le sujet perd beaucoup de sa signification habituelle. En conséquence l'artiste est capable d'exploiter la tension entre l'abstraction et la représentation. Le spectateur peut vouloir ainsi se concentrer sur la facture expressive, des couleurs vibrantes et les formes hardies de la peinture, mais il reste toujours conscient de la présence troublante de la figure humaine.
Publié par philippelamiral à 09:27:25 dans BASELITZ Georg (néo-expressionniste) | Commentaires (1) | Permaliens
"Le dos d'Anne" 1960, Léon Herschtritt,
photographie gélatino-argentique, 36,6 x 54 cm
Léon Herschtrittné en 1936, est photographe témoin et acteur de son temps, couronné par le prix Niepce à l'âge de 24 ans en 1960.
"Lorsqu'on est derrière son viseur, on est seul. Personne ne peut voir la même chose que vous"
Léon Herschtritt
Surtout actif dans les années 1960, Léon Herschtritt fait partie du courant de la photographie humaniste. Il a été membre du collectif des 30 x 40.
Depuis ses premières armes photographiques et le prix Niepce qu’il reçoit en 1960 à 24 ans pour son livre « Gosses d’Algérie », Léon Herschtritt a toujours eu plus d’intérêt pour les êtres humains que pour tout autre sujet. Présence éblouissante parfois, mais souvent plus discrète, secrète, parfois à la limite du subliminal quand l’homme, la femme ou l’enfant sont dans une position d’attente, de tristesse ou de joie. (…) A une époque où peu à peu les photographes vont, pour beaucoup, dériver vers le voyeurisme et le spectacle indécent de la misère, de la détresse et de la mort, L. H. voit en ceux qu’il photographie la beauté de l’âme humaine. Ses enfants sont peut être sales, ils ont traîné dans la rue, (…), se sont peut être battus, mais ils sont le germe possible de la grandeur humaine. (…) Le temps paraît suspendu, non pas seulement en raison de la magie de la photographie qui fixe l’instant, mais parce qu’une sorte de paix envahit tout, même si on sait que derrière se cache toute la misère des hommes. En ce sens, le regard de L. H. (…) sait voir les traces de l’amour et du bonheur même infimes dans le chaos du monde. Patrice Josset, Conservateur du Musée Dupuytren, Paris.
50 ans durant, Léon Herschtritt s´est engagé pour la photographie. Tout d´abord comme correspondant français de « Camera Press », qui lui vaudra des parutions de ses photographies dans les journaux et revues de plus de cinquante pays. Puis dès les années 70, il ouvrira le premier bistrot de photographes à Paris avec sa femme Nicole. Et deviendra antiquaire spécialisé en photographie ancienne et appareils photographiques de collection.
En 1998 avec son fils Laurent, il crée la Galerie Laurent Herschtritt au cœur de Saint Germain des Près et met en place à partir de 2001 les premières ventes aux enchères de photojournalisme à la salle Drouot (photographies de Natchwey, Henri Cartier Bresson, Capa, Doisneau) dont il est expert.
Publié par philippelamiral à 08:27:46 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (2) | Permaliens
"L'artiste et son modèle" 1919, Henri Matisse, huile sur toile
60 x 73 cm, collection Mr et Mme Harry Bakwin, New York
"J'ignore vers quel style s'oriente la peinture et je n'ai pas à le savoir. On avance sans connaître le point d'arrivée."
Henri Matisse (propos rapportés par André Lejard,1951)

"Le peintre et son modèle" 1917, Henri Matisse, huile sur toile
140 x 95 cm, musée national d'art moderne, Paris

"Laurette sur fond noir, robe verte" 1916, Henri Matisse
Huile sur toile, 73 x 55 cm, The Jacques and Natasha Gelman Collection
A cette époque, les Intérieurs prennent une place prépondérante dans l’œuvre de Matisse. Selon sa conception du tableau, l'artiste, de plus en plus, mêle intérieurs et extérieurs. C'est encore un signe de l'opposition de la peinture moderne au vieux souci photographique de l'imitation, et non l'un des moins curieux. Matisse réussit à éclairer ses intérieurs par les procédés dont il se sert pour les extérieurs. C'est-à-dire que la lumière n'a pas pour but d'éclairer, au sens précis du terme, mais d'intensifier le ton, s'il y a lieu, cependant que son absence ne correspond pas à l'indication d'une ombre. Le noir, largement employé dans cette toile, reste selon la vision moderne un ton comme un autre, un ton dont la proportion nécessaire, suivant Matisse, peut l'amener à modifier la forme d'une figure ou à transformer une composition. Le peintre et son modèle constitue une démonstration magnifique et péremptoire de cette méthode.
"L'atelier du quai Saint-Michel" 1916-1917, Henri Matisse, huile sur toile


"Lorette allongée sur fond rouge" 1916-1917, Henri Matisse
Huile sur toile, 95 x 196 cm, collection particulière

"Matisse et son modèle (?)" photographie de Henri Cartier-Bresson
Succession Cartier-Bresson

“Hélène Adant, Séance de pose avec Lucienne Bernard, Villa Le Rêve, Vence"
1946, fonds Hélène Adant, Bibliothèque Kandinsky
Centre de documentation et de recherche, Centre Georges Pompidou, Paris.

Henri Matisse et Soeur Jacques-Marie
L’histoire de la Chapelle du Rosaire Installé à Vence à la villa [« Le Rêve »], de 1943 à 1949, Matisse, malade, engage une jeune infirmière, Monique Bourgeois qu’il qualifie de « magnifique personne » et dont il apprécia beaucoup le dévouement. Elle devient sa confidente et son modèle (l’Idole, La Robe verte et les Oranges) , elle aime dessiner et s’intéresse au travail de Matisse. Pourtant, c’est une autre vocation qui l’appelle, en 1946, cette jeune femme entre dans les ordres de Saint Dominique et devient [Sœur Jacques-Marie].
Devenue sœur soignante, elle continue à prodiguer des soins au peintre. En août 1947, Sœur Jacques-Marie confie à Matisse son désir de voir décorer l’oratoire aménagé par les religieuses dans une pièces de leur couvent.

"L'idole" Henri Matisse

"La Robe verte et les oranges" 1942, Henri Matisse
147,9 x 116,8 cm,The Phillips Collection - Washington D. C.
Don de Majorie Phillips en 1984
Publié par philippelamiral à 06:59:24 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (2) | Permaliens
"Carmélina" 1903, Henri Matisse, huille sur toile, 80 x 64 cm
Musée des beaux-arts, Boston, collection Tompkins
Fondation Arthur Gordon Tompkins
Matisse a placé un miroir derrière son modèle de telle façon que le peintre s'y reflète.
Carmélina contient en germe le thème de l'artiste et de son modèle se reflètant dans un miroir et qui jouera un rôle très important dans la seconde moitié de sa carrière. Cette toile a donc une importance iconographique.
"les tableaux appellent des beaux bleus, des beaux rouges, des beaux jaunes, des matières qui remuent le fond sensuel des hommes."
Henri Matisse
Dans le message qu’il adresse à sa ville natale, Le Cateau-Cambrésis, à l’occasion de l’inauguration du musée qui lui est consacré, Matisse ne laisse subsister aucun doute sur le sentiment immédiat et " constant de l’importance de sa détermination ". Si, après des études de droit, il aborde tardivement sa carrière picturale à l’âge de vingt et un ans, on ne peut pas douter qu’il ne le fasse immédiatement en toute connaissance de cause. Il précisera lui-même : " J’ai foncé tête baissée dans le travail avec le principe que j’avais entendu toute ma jeune vie, énoncé par ces mots : " Dépêche-toi. " Incontestablement, l’oeuvre de Matisse témoigne d’un mouvement de détermination et d’urgence qui n’abandonne rien des acquis du passé que le peintre ne cesse de déplacer et de précipiter en avant, " poussé, nous dit-il, par une force que je considère comme étrangère à ma vie d’homme normal ".
Sortant d’un milieu qui n’avait aucune raison de l’y pousser, sa découverte de la peinture l’entraîne à Paris, sans que pour autant il renie les principes familiaux. Sa vocation est un appel à l’oeuvre, une invitation, un voyage au cours duquel l’action de la mémoire rassemble la pensée. En 1930, au retour d’un voyage à Tahiti, il confie à André Tériade : " On reprend son chemin avec plus de certitudes quand la préoccupation de la partie antérieure du voyage, n’ayant pas été détruite par la quantité d’impressions reçues du monde nouveau dans lequel on s’est plongé, reprend possession du cerveau. "
Mais n’est-ce pas de la même façon qu’en 1954 il évoque ses premières visites, en 1890, au Musée Lécuyer à Saint-Quentin, comme la partie la plus antérieure, la plus initiale de sa carrière ? " On y voyait, écrit-il, une centaine d’esquisses exécutées par Quentin de La Tour au pastel avant de faire ses grands portraits d’apparat. Touché par ces aimables visages, j’ai constaté ensuite que chacun d’eux était bien personnel. J’étais surpris, en sortant du musée, de la variété de sourire particulier à chacun des masques... ils m’impressionnaient au point d’en avoir les muscles du rire fatigués. " C’est ainsi que, l’année même de sa mort, Matisse nous informe que c’est Quentin de La Tour, ce merveilleux peintre du XVIII siècle, que nous avons abandonné en effigie sur les billets de 50 francs, qui, traversant toute sa carrière, rassemble encore en sa pensée, avec ces aimables visages, l’invitation à l’oeuvre comme proximité, forme d’un élargissement de la sensibilité et de l’intelligence où l’homme s’accorde à lui-même le luxe d’une existence réconciliée. Marcelin Pleynet
Publié par philippelamiral à 09:12:05 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (3) | Permaliens
Lena Gieseke Lena,une artiste allemande a réalisé un modèle 3D à partir du tableau de Picasso.
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