"L'arbre jaune" (89 x 116 cm)http://www.artabus.com/lamiral
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Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification...
Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer.
Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.
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"Le violoniste à la fenêtre, Nice" hiver 1917-1918, Henri Matisse
Huile sur toile, 150 x 98 cm, Musée National d’Art Moderne de Paris
"Je rêve d'un art équilibré, pur, apaisant, dont le thème ne soit ni inquiétant ni troublant, qui ait un sens pour tous ceux qui travaillent avec l'espret, aussi bien l'homme d'affaires que l'artiste, qui serve de lénitif, de calmant cérébral, quelque chose de semblable à un bon fauteuil qui vous soulage de vos fatigues physiques."
Henri Matisse
Henri Matisse a déjà plus de 35 ans lorsqu’il se fait remarquer au Salon d’Automne de 1905. Il y expose, avec Derain et leurs amis, des toiles où les teintes normalement grisées dans la nature sont remplacées des couleurs les plus pures possibles. C’est un scandale et un critique les qualifie alors de Fauves. Il poursuit ses recherches et devient, avec Picasso, une des principales figures de la première moitié du 20e siècle.
Peint au cours de la guerre, Le Violoniste à la fenêtre n’est pas une toile « fauve ». Matisse n’en prend pas moins de liberté pour autant avec la réalité que l’on aurait pu photographier. Non seulement les couleurs ne sont pas naturelles mais le plan du sol et son décor évoquant un carrelage évitent la mise en perspective pour s’aplatir voire se relever de l’horizontale à la verticale. En dépit des obliques des pieds de l’embrasure de fenêtre et des battants de volets intérieurs, toutes les surfaces sont plates à l’exception du dos et des jambes du violoniste modelés avec légèreté.
Le dos a d’ailleurs une forme curieuse qui rappelle étonnamment celle d’un violon autant par son galbe que par son contour. Par cette association, le musicien « fait corps » avec son instrument. Matisse était lui-même violoniste et passait au moins une heure à jouer, chaque jour, avant de peindre, beaucoup de temps, trop, au point de se sentir obligé de renoncer à cette pratique à partir de 1920. Le violon est aussi très présent dans ses œuvres importantes de l’époque. Il y a une réelle parenté entre cette toile-ci et une partition de musique, une page écrite avec son thème, le parallélisme de l’accompagnement, toutes ces lignes horizontales scandées par quelques verticales.
Le thème de la fenêtre revient souvent aussi dans les tableaux de Matisse avec tout ce qui s’y rattache de passage entre l’extérieur et l’intérieur. Ici, on a en plus la sensation que le peintre s’est peint lui-même (alors que l’on sait qu’il a demandé à son fils de poser comme en témoigne une grande étude au fusain conservée au Musée Matisse du Cateau). On ne voit pas son visage, on voit peut de l’extérieur, on voit peu de l’intérieur mais cette mise en scène témoigne de cette qualité de la musique d’apaiser…les formes et les couleurs. Daniel Mary
Publié par philippelamiral à 16:48:58 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) | Permaliens
"St Tropez, l'arbre et le golfe" 1904, Henri Manguin, aquarelle, 19,5 x 15,2 cm
Collection privée
Henri Manguin, fauve et précurseur (1898-1906)
Musée Terrus-ville d'Elne
du 27 juin au 30 septembre 2009

"Les oliviers à Cavalière" 1906, Henri Manguin, huile sur toile, 81,3 x 65,4 cm
Henri Manguin, précurseur de la couleur pure ? Force est de constater que ce peintre (1874-1949) avançait sur une piste fauve bien avant l'été 1905 quand Matisse crée, à Collioure, ce que l'histoire de l'art homologuera sous le nom de "Fauvisme". Il ne saurait être question pour autant de remettre en cause cet instant inaugural. Mais de montrer, aujourd'hui, des oeuvres de Manguin témoignant de son caractère étonnamment novateur que Matisse lui-même semble avoir identifié alors qu'il écrit, en septembre 1904, à son ami Manguin : "Et toi ? Tu as dû travailler comme un cheval, dans ta lettre tu ne parais pas réjoui, mais tu n'es jamais content et ça ne t'empêche pas de rapporter des trucs. Moi je ne suis pas content et je rapporte rien". Des "trucs" surprenants d'émotion picturale.
Jean-Pierre Barou, Commissaire d'exposition.
Manguin à la fois dérange et surprend en se révélant un étonnant précurseur du fauvisme. Mais attention ! Matisse reste et restera le père du fauvisme proprement dit, courant qu’il crée, avec Derain, à Collioure pendant l’été 1905. C’est lui, et lui seul, qui unit alors Cézanne et Gauguin et les rapproche de ses propres recherches. Ce trio, Cézanne, Gauguin, Matisse est bien le triangle d’or de la peinture moderne.
Incontestablement, avant et pendant l’été 1905, Manguin s’est aventuré en pionnier et en solitaire dans cette direction : la couleur et le dessin fauves.
Publié par philippelamiral à 07:13:18 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
“Nu jaune” 1934, Pierre Bonnard, huile sur toile, 107,3 x 74 cm
Centre Georges Pompidou
"Autour du nu",
entre académies et avant-garde du XIXème siècle à nos jours
Espace culturel les Dominicaines de Pont-l'Evêque
et au Musée Langlois de Beaumont-en-Auge
du 27 juin 2009 au 27 septembre 2009
L'espace culturel et le Musée Langlois proposent une exposition collective de peintures, dessins, photographies, gravures et sculptures sur le thème du Nu du XIXe siècle à nos jours qui se déroulera pendant tout l'été 2009.
L'exposition "Autour du Nu" rassemblera une centaine d'oeuvres sur le thème du Nu avec notamment des artistes tels que Appel, Bacon, Bonnard, Bourdelle, Cézanne, Cremonini, Dali, Derain, Dufy, Klein, Maillol, Mason, Pignon-Ernest, Tapiès, Pissarro, Vinardel, Szafran, ...
Pourquoi la représentation du corps nu a-t-elle dominé la formation artistique en Europe depuis la Renaissance ? Quelle tournure prend cet exercice à l'heure des avant-gardes et de la provocation permanente ? Que le nu dit-il de notre rapport au désir, à la séduction, à la société, à nous-mêmes ? Les artistes n'ont pas tous la réponse. Mais certains soulèvent la question.
Publié par philippelamiral à 09:12:48 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
"Le Grammont" 1905, Ferdinand Hodler (1853 – 1918)
Huile sur toile, 65 x 105 cm, collection privée, Suisse
Passions partagées
De Cézanne à Rothko, chefs-d’œuvre du XXe siècle
dans les collections privées suisses
Du 26 juin au 25 octobre 2009
Pour ses 25 ans, l’Hermitage de Lausanne a sorti le grand jeu. L’institution propose un florilège de 108 œuvres allant «de Cézanne à Rothko».
Hommage à l’exposition inaugurale de la Fondation, L’impressionnisme dans les collections romandes (1984), mais surtout tribut à la clairvoyance des collectionneurs suisses, l’exposition de l’été 2009 veut marquer avec fougue l’anniversaire de la Fondation en mettant à l’honneur toutes celles et ceux qui, depuis 1984, ont généreusement accepté de partager en ces lieux leurs trésors avec le plus grand nombre. Placée sous le signe de la passion pour l’art, elle veut réunir, le temps d’une fête qui durera tout l’été, plus de cent chefs-d’œuvre du XXe siècle dans les collections privées suisses.
"La ruse symétrique" 1928, René Magritte (1898 – 1967)
Huile sur toile, 54 x 73 cm, collection privée, Suisse
Bacon, Baselitz, Braque, Bonnard, Calder, Cézanne, Dalí, Sonia Delaunay, Derain, Dubuffet, Ernst, Francis, Giacometti, Hodler, Kiefer, Klee, Klein, Léger, Magritte, Matisse, Miró, Monet, Picasso, Renoir, Richter, Rothko, Rouault, Signac, Soulages, Vallotton, Van Velde, Vlaminck, Warhol… Tous ces artistes, et bien d’autres encore, seront présents dans cette exposition coup de cœur, qui conduira les visiteurs sur les chemins de crête de l’art moderne, de l’impressionnisme à l’expressionnisme abstrait.
La Fondation de l'Hermitage
Située dans une belle demeure du XIXe siècle, la Fondation de l’Hermitage accueille des expositions temporaires consacrées aux Beaux-Arts.
Elle est entourée d’un parc magnifique, ouvert en permanence au public.
Tout en menant au fil des ans les indispensables développements liés à son succès et à l’accroissement de ses activités ; construction d’un pavillon d’accueil et de nouveaux espaces d’exposition et de conservation, constitution d’une collection, installation d’un auditorium et d’ateliers pédagogiques dans la ferme , la Fondation de l’Hermitage s’est donné dès l’origine pour mission essentielle l’organisation d’expositions de haut niveau dans le domaine des beaux-arts. Plus particulièrement centrées sur les XIXe et XXe siècles, ces manifestations lui ont permis, depuis un quart de siècle, de nouer des relations privilégiées avec les collectionneurs privés de Suisse. Leur grande générosité, leur engagement fort en faveur des arts, et le soutien constant et amical qu’ils ont apporté à l’Hermitage sont au cœur de la plupart des expositions mises sur pied dans l’ancienne maison de maître.
Le banquier Charles-Juste Bugnion achète la propriété de l'Hermitage, sur les hauteurs de Lausanne en 1841. Il y fait construire une maison de maître d'après les plans de l'architecte Louis Wenger. Les travaux, commencés en 1842, durent neuf ans. Sa femme, Jeanne-Marie Bugnion, s'occupe du vaste parc alentour et y plante des essences rares pour l'époque. En 1976, les descendants de la famille Bugnion donnent la maison ainsi qu'une partie du parc à la ville de Lausanne, qui restaure le bâtiment et lui redonne son éclat. La même année, la fondation privée naît. Elle a pour but d'entretenir et de faire connaître la demeure et, depuis 1984 de développer le musée dans le domaine des Beaux-Arts. Depuis cette année-là, deux à trois expositions sont organisées chaque année. La collection de la fondation comprend plus de 800 oeuvres. Elle est constituée de dons, legs et dépôts, à commencer par ceux de la famille Bugnion, qui comprend une galerie de portraits remontants au XIIIe siècle. Des peintres postimpressionnistes et des peintres vaudois du XXe sont aussi exposés dans la galerie. Lucie Schmidheiny lègue en 1998 une collection exceptionnelle : des Degas, des Braque, etc. Divers mécènes et donateurs privés ont également enrichi les collections de l'Hermitage. La Fondation pour l'art et la culture lui a ainsi confié une collection riche de quelque 350 sculptures, peintures, dessins et gravures. Un ensemble de porcelaines chinoises, allant du XIIe au XIXe siècle, propriété de la Fondation Vergottis, constitue un autre dépôt important.
Publié par philippelamiral à 07:08:23 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
"Nu debout" 1907, Henri Matisse, huile sur toile, 91 x 63 cm
Tate gellery, Londres
"Regarder toute la vie avec des yeux d'enfants."
Henri Matisse

"l'homme nu, le serf" 1900, henri Matisse, huile sur toile, 100 x 72 cm
The Museum of Modern Art, New York
"Le serf" 1900-1903/1908, Henri Matisse, Sculpture en bronze,
Fonte à cire perdue- patine foncée, 91,77 x 37, 8 x 33,02 cm
Musée Départemental Henri Matisse, Le Cateau-Cambréssis
L’approche adoptée par Matisse entre dans le cadre de la connaissance classique de la morphologie des corps et de leur mise en scène selon des poses généralement reconnues comme esthétiques. Cependant, même s’il s’appuie sur la tradition et y puise son inspiration, Matisse transforme la conception de l’art et l’idée du beau en agissant librement sur la représentation des formes, en créant une nouvelle harmonie entre les personnages, entre le modèle et son décor.
Matisse est constamment séduit par les possibilités qui lui sont ouvertes d’agir au-delà du modèle et autour de lui, dans ses alentours. En peinture et en dessin, il crée des harmonies de formes entre les personnages et le décor dont ils sont environnés. Elargissant sans cesse le champ de ses recherches graphiques et transcendant l'héritage des techniques et des traditions, brisant toute rigidité et formalisme, il renouvelle proportions, volumes, espace de la composition, couleurs, pour atteindre une expression originale, sans précédent, qui conserve néanmoins une relation étroite avec le monde classique.
Matisse cherche cette distance qui crée un espace à la découverte de sa propre expression tout en s’appuyant sur ce qui est issu du regard des civilisations. Par la sculpture et dans son art en général, Matisse entretient une relation étroite avec les maîtres du passé. Il modèle d’une façon sensuelle la terre pour créer des corps dont il ressentira le sens des formes et qu’il reprendra en peinture et en sculpture. Chacune des œuvres renferme une force hiératique.
Matisse emprunte la même voie que Rodin et adopte une approche qui tient compte des caractéristiques physiques et tactiles de la matière et notamment l’élasticité de la terre glaise qui retient l'empreinte des doigts du sculpteur et la force des mains qui l'ont travaillée.
Les traces de modelages que conserve Le Serf - l’Esclave, modelé entre 1900 et 1903 à Paris, au cours de très nombreuses séances de pose, participent à l’intensité de son expression. Cette volonté de donner une prépondérance à la matière elle-même et d’en tirer la force expressive à partir de pressions multiples et de la mise en valeur du contraste entre ombre et lumière anime la recherche à laquelle se livre Matisse.

Vue d'ensemble des sculptures, photo Ville de Nice, musée Matisse
Unanimement considéré comme l'un des plus grands artistes du XXe s., Henri Matisse échappe à toute classification. Il est, comme Braque et Derain, l'un des promoteurs du fauvisme, mais, à partir de cette révolte de la couleur, son art est une réflexion sur la ligne, sur l'équilibre, sur la synthèse des formes.
Fils d'un marchand de grains du Cateau, Matisse commence des études juridiques, passe sa capacité en droit à Paris (1888), entre comme clerc chez un avoué de Saint-Quentin (1889) ; immobilisé pendant un an par les complications d'une appendicite, il découvre le plaisir de peindre. Sa mère, aquarelliste amateur, lui a offert une boîte de peinture et, guidé par la lecture d'un traité de Frédéric Goupil, le jeune homme s'amuse à copier des chromos. Son premier tableau Nature morte avec des livres (musée Matisse, Nice), est daté de juin 1890. Matisse a trouvé sa vocation et, délaissant le droit, s'inscrit à l'académie Julian pour préparer l'examen d'entrée à l'École nationale supérieure des beaux-arts. Dispensé de celui-ci, grâce à l'intervention de Gustave Moreau, dans l'atelier duquel il travaille à partir de 1892, il gardera toujours une profonde reconnaissance à ce maître, dont l'enseignement éveille les talents sans les contraindre. Rouault, Charles Camoin (1879-1965), Henri Evenepoel (1872-1899), Henri Manguin (1874-1949) sont élèves de cet atelier et bientôt aussi Marquet, que Matisse a rencontré aux cours du soir de l'École des arts décoratifs.
Ces années d'études montrent de sages recherches : copies au Louvre (Fragonard, Delacroix, Chardin surtout), paysages exécutés en plein air en compagnie de Marquet et tableaux d'atelier acceptés au Salon de la Société nationale des beaux-arts, où l'État achète en 1896 la Liseuse pour le château de Rambouillet (aujourd'hui musée d'Art moderne, Troyes). Mais, à partir de cette date, la révélation de l'impressionnisme (rencontre à Belle-Île d'un artiste ami de Monet, John Russell [1858-1931] ; découverte du legs Caillebotte au musée du Luxembourg en 1897) et l'émerveillement de la lumière méridionale (séjour en Corse, puis à Toulouse, d'où est originaire sa jeune épouse, Noémie Parayre) orientent l'art de Matisse vers de nouveaux intérêts. Celui-ci quitte les Beaux-Arts après que le très académique Fernand Cormon eut remplacé Moreau (?-1898) et fréquente l'académie Carrière, où il se lie avec Derain, qui lui présentera Vlaminck. En 1899, l'achat des Trois Baigneuses de Cézanne (qu'il léguera en 1936 à la Ville de Paris), celui d'une Tête de garçon de Gauguin et d'un dessin de Van Gogh révèlent ses dilections. Dans quelques toiles, tel l'Homme nu (1900 collection Pierre Matisse, New York), Matisse semble s'orienter, comme Rouault, vers un expressionnisme issu des études préparatoires de Moreau, traitées au couteau en grands plans. D'autre part, il a découvert chez son maître une orgie de couleurs (Pasiphaé, aquarelle, musée Gustave Moreau) qu'à son tour il organisera selon ses dons personnels ; « Vous allez simplifier la peinture », avait prédit Moreau.
Publié par philippelamiral à 09:34:00 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (4) | Permaliens
Lena Gieseke Lena,une artiste allemande a réalisé un modèle 3D à partir du tableau de Picasso.
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