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Mes peintures

Présentation

                                                                                        "L'arbre jaune" (89 x 116 cm)


http://www.artabus.com/lamiral  


 


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     ET MES  PEINTURES 


 


Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification...


Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer. 




Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.


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ViNCENT VAN GOGH ; ENTRE TERRE ET CiEL : LES PAYSAGES | 08 août 2009

  

"Massif de fleurs en Hollande" avril 1883, Vincent van Gogh, huile sur toile, 48,9 x 66 cm

National Gallery of Art, Washington, Collection Mr and Mrs Paul Mellon

 

Jeunesse hollandaise
Au tout début de sa peinture, alors qu’il vit toujours en Hollande, Van Gogh s’inspire de Jean-François Millet, et s’intéresse aux travaux des champs. La vie quotidienne des petites gens s’inscrit dans ses paysages agricoles et le thème du semeur est récurent, à l’instar de la récolte dans ce champs de tulipes. Les tons ocres que l’on y retrouve sont caractéristiques de sa palette hollandaise, faite de couleurs sombres et terreuses. Elle montre la dureté de la vie rurale.

 

Vincent van Gogh
Entre terre et ciel: les paysages

Kunstmuseum de Bâle 

du 26 avril au 27 septembre

Photographie de  Jean-François Frey

 

L'exposition de 70 toiles, considérée comme une des plus importantes de l'année en Europe, s'intéresse aux paysages qui ont marqué le peintre toute sa vie, et qui ont aussi marqué son art.

"Van Gogh, entre terre et ciel", veut donner une vision nouvelle de l'importance du paysage dans l'oeuvre du peintre.
 

"La Pêche au Printemps, Pont de Clichy" été 1887, Vincent Van Gogh

Huile sur toile, 49 x 58 cm, The Art Institute of Chicago

don de Charles Deering McCormick, Brooks McCormick et Roger McCormick

Arrivée à Paris

Le 20 février 1886, Van Gogh arrive à Paris et son style se voit influencé par les travaux des Impressionnistes qu’il découvre. Ses toiles deviennent plus claires et colorées. Il se rend régulièrement en banlieue pour peindre la campagne. Dans ce paysage au Pont de Clichy à Asnières-sur-Seine, on remarque bien l’apparition du bleu, du jaune et du vert. Sa touche se fait également plus fractionnée.

 

 

"Les paysages constituent non seulement une part importante de l'oeuvre de Van Gogh , mais ils ont exercé une profonde influence sur sa personnalité  d'artiste et sur son art", estime Bernhardt Mendes Bürgi, directeur du Kunstmuseum et commissaire de l'exposition.


Vincent Van Gogh (1853-1890) a toujours cherché à établir des connexions et une cohésion dans l'ensemble de son oeuvre, et c'est là l'une des sources de sa très grande modernité, selon Nina Zimmer, également commissaire de l'exposition. Des Triptyques parisiens à la série d'enclos sur les blés en passant par les séries des cyprès, il cherchait "à créer une cohérence interne et externe dans son oeuvre", explique-t-elle dans le catalogue de référence de l'exposition.

L'exposition, assez didactique, reconstitue l'unité des  séries afin "de réinscrire ces instantanés en train de s'écouler dans un rapport  plus global et plus fiable", remarque Nina Zimmer.

L'exposition montre la continuité de la quête artistique de Van  Gogh, des tons terreux de ses débuts aux Pays-Bas (notamment dans le Jardin du  Presbytère), à la peinture de plus en plus lumineuse, de Paris, Arles, Saint-Rémy puis Auvers, où il a peint avec frénésie 75 toiles en 70 jours, avant de se suicider.

Mais la flamboyance des toiles de la fin de sa vie ne doivent pas faire illusion: "Plus je me fais laid, vieux, méchant, malade, pauvre, plus je veux me venger en faisant de la couleur brillante, bien arrangée, resplendissante", écrivait-il à sa soeur en 1888, deux ans avant sa mort.
Les levers de soleil ou de lune, les travaux des champs ou la  représentation du laboureur montrent l'attachement profond à la nature, au cycle des saisons et à la vie des petites gens de ce fils de pasteur, profondément croyant, qui voyait dans la nature un miroir de la Création, et aussi, à la manière des romantiques, la rencontre d'une force intérieure et de forces extérieures.


"Les Cyprès" juin 1889, Vincent Van Goghhuile sur toile, 93,3 x 74 cm

The Metropolitan Museum of Art, New York, Rogers Fund, 1949

Le cyprès, symbole de deuil et de mort

Depuis le conte tragique d’Ovide dans Les Métamorphoses (livre 10), le cyprès est symbole de deuil et de mort. Dans la dernière partie de sa vie, le thème des cyprès revient souvent dans les peintures de Van Gogh. Les lignes sinueuses et les volutes, ainsi que l’altération des formes, sont comme l’expression de son esprit torturé. Cette toile, Les Cyprès, est peinte au tout début de son internement à l’asile pour aliénés de Saint-Rémy-de-Provence.

 

On peut notamment voir à Bâle Les Cyprès (1889), l'oeuvre la plus prestigieuse de l'exposition, prêtée par le Metropolitean Museum of Art de New York, Les Champs de blé, de la Honolulu Academy of Arts, Paysage à Arles de la Courtaud Gallery de Londres, ou Les Oliviers du MoMA de New York. Et aussi des toiles moins connues comme Entrée du parc Voyer d'Argenson à Asnières, Abricotiers à Arles ou Champs de blé avec vue d'Auvers.

Les 70 toiles de Van Gogh rassemblées à Bâle sont éclairées par 40 oeuvres prestigieuses de ses contemporains du peintre issues de la collection du Kunstmuseum: Monet, Pissarro, Renoir, Degas  ou Cézanne.



Publié par philippelamiral à 09:44:25 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) |

SUZANNE VALODON - MAURiCE UTRiLLO | 29 juillet 2009

 

La Belle Gabrielle Montmarte" Maurice Utrillo

Gouache et crayon sur carton, 23,8 x 31,4 cm

 

Suzanne Valodon - Maurice Utrillo

à la Pinacothèque de Paris

du 27 février au 15 septembre 2009

 

 

Utrillo, Valadon et Utter en 1919

"Le Lapin Agile" 1912, Maurice Utrillo, huile sur toile, 50 x 60 cm 

La Pinacothèque de Paris organise l’exposition "Suzanne Valadon – Maurice Utrillo : au tournant du siècle à Montmartre", de l’impressionnisme à l’Ecole de Paris, du 27 février au 15 septembre 2009. Cette exposition présentera une centaine d’œuvres de la période blanche d’Utrillo ainsi qu’une sélection des œuvres de Suzanne Valadon issues des collections privées et de musées. Un face à face mère-fils autour d’une même passion : la peinture.
L'exposition présentera une centaine d’œuvres de la période blanche d’Utrillo ainsi qu’une sélection des œuvres de Suzanne Valadon issues des collections privées et de musées.
 
 
"Eglise de Pont-Saint-Martin (Loire-Atlantique) [Eglise de banlieue clocher de village]" vers 1917-1918, Maurice Utrillo, huile sur carton, 60 x 81 cm, centre Georges Pompidou, Paris
 
Ce « couple » atypique est au centre de tout un univers artistique qui est à cheval entre deux périodes, entre deux mondes, véritable parallèle entre l’impressionnisme et l’art moderne. Suzanne Valadon ( 1865-1938), femme au caractère affirmé à su trouver sa place dans un univers d’artiste presque exclusivement masculin. Modèle occasionnel elle posa pour Puvis de Chavannes, Renoir, Toulouse-Lautrec, Degas, ce dernier l’encourageant vivement à poursuivre sa vocation artistique. Mère à 18 ans, elle transmettra sa passion à son fils naturel Maurice Utrillo.


"Femme aux seins nus" ou "Autoportrait" 1917, Suzanne Valodon

Huile sur toile, 65 x 50 cm, collection privée

Maurice Utrillo (1883-1955) toujours associé à la bohème parisienne à cause de son existence excentrique doit avec la période blanche (1910-1914) être rattaché beaucoup plus au Fauvisme qu’à l’Ecole de Paris. C’est au cours de cette grande période qu’Utrillo va exprimer la quintessence de son art en quelques années. L’échange particulier qui exista entre cette mère et son fils se traduit dans leur amour commun de la peinture et leur admiration réciproque.

"La femme à la contrebasse" vers 1914-1915, Suzanne Valadon 

Huile sur toile,100 x 73 cm, Association des amis du Petit-Palais, Genève

Publié par philippelamiral à 08:55:37 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) |

PASSiONS PARTAGéES, DE CéZANNE à ROTHKO | 03 juillet 2009

 

"Le Grammont" 1905, Ferdinand Hodler (1853 – 1918)
Huile sur toile, 65 x 105 cm, collection privée, Suisse 

 

Passions partagées
De Cézanne à Rothko, chefs-d’œuvre du XXe
siècle

dans les collections privées suisses
Du 26 juin au 25 octobre 2009

 

Pour ses 25 ans, l’Hermitage de Lausanne a sorti le grand jeu. L’institution propose un florilège de 108 œuvres allant «de Cézanne à Rothko».

Hommage à l’exposition inaugurale de la Fondation, L’impressionnisme dans les collections romandes (1984), mais surtout tribut à la clairvoyance des collectionneurs suisses, l’exposition de l’été 2009 veut marquer avec fougue l’anniversaire de la Fondation en mettant à l’honneur toutes celles et ceux qui, depuis 1984, ont généreusement accepté de partager en ces lieux leurs trésors avec le plus grand nombre. Placée sous le signe de la passion pour l’art, elle veut réunir, le temps d’une fête qui durera tout l’été, plus de cent chefs-d’œuvre du XXe siècle dans les collections privées suisses. 

 

 

"La ruse symétrique" 1928, René Magritte (1898 – 1967)

Huile sur toile, 54 x 73 cm, collection privée, Suisse

Bacon, Baselitz, Braque, Bonnard, Calder, Cézanne, Dalí, Sonia Delaunay, Derain, Dubuffet, Ernst, Francis, Giacometti, Hodler, Kiefer, Klee, Klein, Léger, Magritte, Matisse, Miró, Monet, Picasso, Renoir, Richter, Rothko, Rouault, Signac, Soulages, Vallotton, Van Velde, Vlaminck, Warhol… Tous ces artistes, et bien d’autres encore, seront présents dans cette exposition coup de cœur, qui conduira les visiteurs sur les chemins de crête de l’art moderne, de l’impressionnisme à l’expressionnisme abstrait.

 

La Fondation de l'Hermitage

Située dans une belle demeure du XIXe siècle, la Fondation de l’Hermitage accueille des expositions temporaires consacrées aux Beaux-Arts.

Elle est entourée d’un parc magnifique, ouvert en permanence au public.

Tout en menant au fil des ans les indispensables développements liés à son succès et à l’accroissement de ses activités ; construction d’un pavillon d’accueil et de nouveaux espaces d’exposition et de conservation, constitution d’une collection, installation d’un auditorium et d’ateliers pédagogiques dans la ferme , la Fondation de l’Hermitage s’est donné dès l’origine pour mission essentielle l’organisation d’expositions de haut niveau dans le domaine des beaux-arts. Plus particulièrement centrées sur les XIXe et XXe siècles, ces manifestations lui ont permis, depuis un quart de siècle, de nouer des relations privilégiées avec les collectionneurs privés de Suisse. Leur grande générosité, leur engagement fort en faveur des arts, et le soutien constant et amical qu’ils ont apporté à l’Hermitage sont au cœur de la plupart des expositions mises sur pied dans l’ancienne maison de maître.

Le banquier Charles-Juste Bugnion achète la propriété de l'Hermitage, sur les hauteurs de Lausanne en 1841. Il y fait construire une maison de maître d'après les plans de l'architecte Louis Wenger. Les travaux, commencés en 1842, durent neuf ans. Sa femme, Jeanne-Marie Bugnion, s'occupe du vaste parc alentour et y plante des essences rares pour l'époque. En 1976, les descendants de la famille Bugnion donnent la maison ainsi qu'une partie du parc à la ville de Lausanne, qui restaure le bâtiment et lui redonne son éclat. La même année, la fondation privée naît. Elle a pour but d'entretenir et de faire connaître la demeure et, depuis 1984 de développer le musée dans le domaine des Beaux-Arts. Depuis cette année-là, deux à trois expositions sont organisées chaque année. La collection de la fondation comprend plus de 800 oeuvres. Elle est constituée de dons, legs et dépôts, à commencer par ceux de la famille Bugnion, qui comprend une galerie de portraits remontants au XIIIe siècle. Des peintres postimpressionnistes et des peintres vaudois du XXe sont aussi exposés dans la galerie. Lucie Schmidheiny lègue en 1998 une collection exceptionnelle : des Degas, des Braque, etc. Divers mécènes et donateurs privés ont également enrichi les collections de l'Hermitage. La Fondation pour l'art et la culture lui a ainsi confié une collection riche de quelque 350 sculptures, peintures, dessins et gravures. Un ensemble de porcelaines chinoises, allant du XIIe au XIXe siècle, propriété de la Fondation Vergottis, constitue un autre dépôt important.

Publié par philippelamiral à 07:08:23 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) |

REFAIRE CéZANNE... R. B. Kitaj | 10 mai 2009

 

"The Oak Tree" 1991, R. B. Kitaj, huile sur toile, 152.7 x 152.4 cm, collection privée

 

"Je me suis mis dans la tête d'essayer de refaire Cézanne, Degas et Kafka après Auschwitz"

                                     R. B. Kitaj

 

Le peintre américain Kitaj, de son vrai nom Ronald Brooks Kitaj, né dans l’Ohio en 1932, est mort le 21 octobre 2007 à Los Angeles, quelques jours avant son 75e anniversaire. Il est plutôt assimilé à la peinture Pop britannique puisqu’il a fait ses études au Royal College of Art de Londres et qu’il y a rencontré David Hockney, Patrick Caulfield ou Allen Jones, autres chantres d'un retour à la figuration. Dès 1963, la galerie Marlborough expose ses peintures où des figures inspirées de la culture populaire véhiculent un contenu social ou politique. Il ira même jusqu’à incorporer des photographies à ses tableaux aux couleurs éclatantes. Elu à la Royal Academy de Londres en 1991 et Lion d’or à la Biennale de Venise en 1995, il bénéficie entre temps d’une grande exposition à la Tate Gallery. En 1997, il s’installe en Californie où il enseignait déjà à l’Université de Berkeley.

 

"Amerika (Baseball)" 1983-84, R. B. Kitaj, huile sur toile, 152.4 x 152.4 cm

Collection privée, New York

 

                   R.B. Kitaj (1932-2007)

 

                                          L'atelier de R.B. kitaj

"La plupart de ces images étaient sur ses murs de cuisine - c'était la seule pièce dans la maison qui avait vraiment des chaises appropriées et une grande table" Pilar Ordovas 

                           David Hockney avec  R.B. Kitaj 

Publié par philippelamiral à 08:57:40 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (2) |

DéJEUNER SUR L'HERBE... Jan Voss | 07 mars 2009

 

"Déjeuner sur l'herbe" 1988, Jan Voss, gravure

Dimension de l'image :34,5 x 50 cm

Dimension du papier :50 x 68 cm

C'est en 1959 que le cinéaste Jean Renoir, fils d'Auguste Renoir, a réalisé, lui aussi, son "Déjeuner sur l'herbe".

 

http://www.blogg.org/blog-75876-date-2008-11-24-billet-le_dejeuner_sur_l_herbe-928752.html

 

Philippe Sollers regardant le "déjeuner sur l'herbe" de Manet

 "Déjeuner sur l'herbe" d'Edouard Manet au Musée d'Orsay, Paris, photo de kphua

Cette partie de campagne réunie Victorine Meurent (nue), Eugène Manet et Ferdinand Leenhoff.

Manet présenta ce tableau inspiré du Concert champêtre du Musée du Louvre (tableau parfois attribué à Giorgione, soit à Titien), ainsi que deux autres oeuvres, au Salon des refusés de 1863, sous le titre "le Bain". L'impératrice Eugénie s'estimera outragée à la vue de l'oeuvre qui associe une femme dévêtue lassive, une baigneuse en chemise et deux étudiants habillés. Manet, qui négligera quelque le soin apporté au paysage, se fera remarquer ici dans le choc du rapprochement de couleurs opposées (blanc de la chair de la femme, qui contraste avec le vêtement noir du personnage masculin de gauche.

Emile Zola évoquera ainsi l'oeuvre en parlant d'Edouard Manet, en 1867 :

"Le Déjeuner sur l'herbe est la plus grande toile d'Edouard Manet, celle où il a réalisé le rêve que font tous les peintres : mettre des figures de grandeur naturelle dans un paysage. On sait avec quelle puissance il a vaincu cette difficulté. Il y a là quelques feuillages, quelques troncs d'arbres, et, au fond, une rivière dans laquelle se baigne une femme en chemise; su le premier plan, deux jeunes gens sont assis en face d'une seconde femme qui vient de sortir de l'eau et qui sèche sa peau nue au grand air. Cette femme nue a scandalisé le public, qui n'a vu qu'elle dans la toile.
Bon Dieu! quelle indécence: une femme sans le moindre voile entre deux hommes habillés ! Cela ne s'était jamais vu. Et cette croyance était une grossière erreur, car il y a au musée du Louvre plus de cinquante tableaux dans lesquels se trouvent mêlés des person­nages habillés et des personnages nus. Mais personne ne va chercher à se scandaliser au musée du Louvre. La foule s'est bien gardée d'ailleurs de juger Le Déjeuner sur l'herbe comme doit être jugée une véritable oeuvre d'art; elle y a vu seulement des gens qui mangeaient sur l'herbe, au sortir du bain, et elle a cru que l'artiste avait mis une intention obscène et tapageuse dans la disposition du sujet, lorsque l'artiste avait simplement cherché à obtenir des oppositions vives et des masses franches.
Les peintres, surtout Edouard Manet, qui est un peintre analyste, n'ont pas cette préoccupation du sujet qui tourmente la foule avant tout; le sujet pour eux est un prétexte à peindre tandis que pour la foule le sujet seul existe. Ainsi, assurément, la femme nue du Déjeuner sur l'herbe n'est là que pour fournir à l'artiste l'occasion de peindre un peu de chair.
Ce qu'il faut voir dans le tableau, ce n'est pas un déjeuner sur l'herbe, c'est le paysage entier, avec ses vigueurs et ses finesses, avec ses premiers plans si larges, si solides, et ses fonds d'une délicatesse si légère ; c'est cette chair ferme modelée à grands pans de lumière, ces étoffes souples et fortes, et surtout cette délicieuse silhouette de femme en chemise qui fait dans le fond, une adorable tache blanche au milieu des feuilles vertes, c'est enfin cet ensemble vaste, plein d'air, ce coin de la nature rendu avec une simplicité si juste, toute cette page admirable dans laquelle un artiste a mis tous les éléments particuliers et rares qui étaient en lui."


 

"Le déjeuner sur l'herbe" (d'après Manet), aoùt 1960

Pablo Picasso, huile sur toile, 130 x 195 cm,  Musée Picasso, Paris

 

En 1960 à Vauvenargues, en 1961 à Mougins, il a 80 ans, Picasso dessine ou peint des dizaines de Déjeuners ou de Déjeuners sur l'herbe, parfois plusieurs le même jour. Retour à Manet. Pourquoi ?

Philippe Sollers, dans PICASSO, le héros, nous l'explique :

« Si je vais déjeuner chez Manet, sur l'herbe, c'est pour reprendre un bain de couleurs et de nus, mais, attention, en gardant mes distances. Plonger dans le blanc, le vert, la fraîcheur, oui, mais comprendre du même coup ce que fait cette grosse femme penchée dans le fond, là, en train de ramasser une fleur. Baignoire, baignade, modification des dimensions féminines, mimiques des corps, conversation impossible. Les voilà qui grandissent et s'effilent, les femmes, elles, défient l'observateur qui devient un sorcier, la situation l'y oblige. Manet a inventé un paradis avec de drôles de houris. Avec Picasso, le revoici, au carré, au cube. »

 

 

"Le déjeuner dur l'herbe" 2002, Vladimir Dubosarky - Alexander Vinogradov

Huile sur toile, 5 x 3 m, centre Georges Pompidou, Paris

 Cette oeuvre est inspirée du tableau d'Edouard Manet.

Modèles :

Girafe 

Claude Monet
Eugène Henri Paul Gauguin (Paul Gauguin)

Vincent van Gogh
Jacob Abraham Camille Pissarro (Camille Pissarro)
Edouard Manet
Hilaire-Germain-Edgar Degas (Degas)
Henri de Toulouse-Lautrec
Pierre Auguste Renoir
Paul Cézanne
Lion

En relation avec :
Henri-Julien-Félix Rousseau (Le Douanier Rousseau)
Edouard Manet

 

"Le déjeuner sur l'herbe" d'Édouard Manet, revu façon WiFiPicning

(Natacha, Sacha et Tristan à Maussane-les-Alpilles)

 

La pochette de l'album See Jungle (1981) de Bow Wow Wow, un groupe de la vague New Wave des années 80s, qui s'est reformé en 1997, est une photographie copiant le Déjeuner sur l'herbe de Manet. Cette pochette sera d'ailleurs interdite en Angleterre et aux Etats-Unis, en raison de la nudité de la chanteuse adolescente.

 

 
"Déjeuner sur l'herbe"  2002, Octavio Blasi, acrylique sur toile, 160 x 160 cm  
 

 

Dans les toiles d'Octavio Blasi les aplats de couleurs dessinent des formes dont l'apparente simplicité se conjugue à la recherche subtile de judicieux rapports colorés.

 

 

 "Le Déjeuner sur l'herbe" 1982, John De Andrea

 

Le dejeuner su l'herbe di Picasso... a Djurgården! par Gemelliña

"Le déjeuner sur l'herbe" Aikijuanma (Barcelonne, Espagne), sculpture

Musée de Stockholm, Suède

 

 

 

Publié par philippelamiral à 17:32:55 dans VOSS Jan | Commentaires (3) |

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Lena Gieseke Lena,une artiste allemande a réalisé un modèle 3D à partir du tableau de Picasso.

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