"L'arbre jaune" (89 x 116 cm)http://www.artabus.com/lamiral
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Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification...
Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer.
Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.
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"Grand nu debout" 1906, Pablo Picasso
Huile sur toile, 153 x 94 cm
The Museum of Modern Art, New York
"Qui voit la figure humaine correctement ? Le photographe, le miroir ou le peintre ? "
Pablo Picasso

Pablo Picasso en janvier 1962, photographie de Argentina. Revista Vea y Lea
Pablo Picasso a été encouragé dans sa vocation artistique par son père, professeur de dessin. En 1901, il s'installe à Paris et décide de passer le reste de sa vie en France. Il initie le mouvement cubiste, brisant les lois traditionnelles de la peinture occidentale ; les objets représentés sont 'aplatis' sur la toile afin que tous leurs angles soient visibles simultanément. 'Les Demoiselles d'Avignon' de 1907 inaugure cette technique révolutionnaire, probablement inspirée des arts africains ou 'arts premier'. Tenté un moment par le surréalisme l'actualité politique le rattrape : il s'alarme de la montée du fascisme en Europe et particulièrement en Espagne. La toile 'Guernica' de 1936 est réalisée suite à l'annonce d'un massacre perpétré par les troupes de Franco dans un village du même nom. L'oeuvre est vite érigée en symbole de la Résistance. Picasso s'est également livré à la photographie, à la sculpture, à la gravure. Il a remis à l'honneur les dessins d'enfants, s'en inspirant largement pour ses oeuvres. Parfois considéré comme le plus grand artiste du XXe siècle, il ne fait aucun doute que Pablo Picasso a chamboulé l'art et la manière de l'appréhender.
Publié par philippelamiral à 07:16:37 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) | Permaliens
"Victory Boogie Woogie" 1942-1944, inachevé, Piet Mondrian
Huile et papier sur toile,127 x 127 cm, verticale 179 cm, Gemeentemuseum, La Haye,Pays-Bas

"Victory Boogie Woogie" Piet Mondrian, détails

Piet Mondrian peignant Victory Boogie Woogie
Le format losangique du dernier tableau de Mondrian renoue avec les tableaux néoplastiques des années 1920, mais s'y oppose par le passage d'un mouvement continu vers un mouvement syncopé. Il inaugure un nouvel état d'esprit qui contredit la réputation de dogmatisme attachée à la personnalité de Mondrian. Le rythme s'accélère, et les couleurs primaires se fragmentent en des plans colorés plus ou moins larges juxtaposés librement dans une structure où dominent toujours les horizontales et les verticales afin de traduire visuellement une musique et une danse que Mondrian appréciait. La rencontre de Mondrian avec cette musique et avec la vie animée de New York est une des causes de son renouvellement formel, que l'on pressent par les lignes continues de couleurs dans des tableaux précédents, comme New York City I. Ce rapport de la musique avec la construction de la peinture aura des retentissements au sein du mouvement de l'art cinétique.
La toile Victory Boogie Woogie a été achetée en 1998 par le musée municipal de La Haye pour la modique somme de 80 millions de florins. Cette toile est particulière parce que certaines zones sont colorés par des assemblages de ruban adhésifs. Pendant deux ans, les experts du musée ont observé, scanné, et passé la toile sous plusieurs sortes de rayons X, ultra-violets etc. Le résultat de ces deux années de travaux est présenté depuis le 28 août dans le musée de la capitale de Hollande du Sud et ils sont trés interessants. Il semblerait que la toile est d'abord été peinte par l'artiste avec ses trois couleurs primaires habituelles. Certaines zones ont ensuite été repiquées en peinture ou avec des collages de rubans adhesifs. C'est avec ces collages que de nouvelles couleurs comme le bleu marine ou le rouge vif sont apparus sur le tableau tel qu'on le connaît. Les experts ont même produit à l'aide d'ordinateurs, un toile montrant le tableau avant cette dernière transformation par l'artiste.
"Comme pure représentation de l’esprit humain, l’art s’exprimera dans une forme esthétique purifiée, c’est-à-dire abstraite" Piet Mondrian

"L'arbre rouge" 1909, Piet Mondrian
Huile sur toile, 27 x 39 cm, Gemeentemuseum, La Haye,Pays-Bas
En 1909, L’Arbre rouge initie le début d’une épuration progressive de la forme, à partir du motif de l’arbre, peu à peu schmatisé, puis réduit à sa structure géométrique, comme l’est ensuite la Nature morte au pot de gingembre (1912). De même les bateaux d’un paysage marin se réduisent à une juxtaposition de croix noires (Composition n°10, 1915).
S’inspirant du cubisme, Mondrian parvient à une simplification des moyens plastiques : il veut réduire la nature en signes, afin, selon lui, d’exprimer l’essentiel. Selon l’artiste, l’abstraction est une nécessité morale, avant d’être un principe esthétique. La théorie mystique du "néo-plasticisme" , imaginée en 1917, est adoptée rapidement par les artistes de la revue De Stijl fondée par Theo Van Doesburg.A l'approche de la deuxième guerre mondiale, il part à Londres, puis il s'installe à New York en 1940. Durant les deux dernières années de sa vie, libéré des obsessions qui lui faisaient multiplier les lignes noires, il supprime la couleur noire de ses tableaux. La couleur revient en force dans ses compositions. Mondrian identifie totalement la couleur à la ligne, qu’il tresse en réseaux ou qu’il morcelle en petites unités vibrantes, comme dans Victory Boogie-Woogie qu’il laisse inachevé à sa mort.
Publié par philippelamiral à 07:12:51 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) | Permaliens
"Moulin au clair de lune" vers 1903, Piet Mondrian
Huile sur toile, Rijksmuseum, Amsterdam
Pour approcher le spirituel en art, on fera usage aussi peu que possible de la réalité, parce que la réalité est opposée au spirituel.
Piet Mondrian
De son vrai nom Pieter Cornelis Mondriaan (1872-1944) – il changera son patronyme en 1912 à Paris pour se distinguer de son oncle très réservé à l’égard de son art -, Mondrian naît à Amersfoort et étudie à l’Académie des Beaux-arts d’Amsterdam entre 1892 et 1895, sans grand succès. Il commence par créer des paysages réalistes avant d’évoluer vers une forme de fauvisme et de divisionnisme après sa découverte de Jan Toorop, Jan Sluyters, mais aussi de Munch, de Seurat et de Van Gogh ; il remplace alors la couleur naturelle par la couleur pure : " J’en étais venu à comprendre qu’on ne peut représenter les couleurs de la nature sur la toile. " Commence alors une période de transition pendant laquelle il conjugue les couleurs du fauvisme et les formes du modern style dans Bois près d’Oele (1908), il s’interroge sur le sens du motif comme prétexte et adhère à la théosophie, voulant faire de sa peinture un langage universel (Dévotion, 1908 ; Evolution, triptyque, 1910-1911).
En 1912, il s’installe à Paris et approfondit son approche du cubisme : il a découvert Cézanne, Braque et Picasso dès 1911 et Nature morte au pot de gingembre I et II (1912) souligne ses expérimentations cubistes : une grille couvre le tableau et il s’efforce d’y inscrire toutes les figures. En 1913, il travaille en séries et crée ses premières toiles abstraites (Composition n°II). En 1914, il repart en Hollande au chevet de son père mais est contraint d’y rester deux ans à cause de la guerre : il travaille alors sur l’opposition des éléments et la combinaison des notations géométriques (les signes plus et moins représentant la mer) et du motif (Jetée et océan, 1915 ; Composition, 1916). En 1917, Composition avec lignes noires est le point d’aboutissement de cette recherche de l’abstraction.
Mondrian travaille ensuite sur la couleur, fait des essais de superpositions et de lignes (Composition avec plan de couleur A et B et Compositions avec plan de couleur en 1917) et imagine une structure linéaire organisatrice (Composition : plan de couleur avec lignes grises, 1918), qui conduit à la grille modulaire all-over (dans neuf toiles, en 1918 et 1919).
De retour à Paris en 1919, il renonce à cette grille mettant en valeur le particulier alors qu’il se tourne au contraire à cette époque vers le néoplasticisme qu’il nomme " principe général de l’équivalence plastique ". Parallèlement, ses textes évoquent une société future parfaitement équilibrée où chaque élément trouve sa justification ; son utopie architecturale, basée sur une fusion généralisée (de la maison avec la rue, de la rue avec la ville…), va dans le même sens.
Mondrian participe à toutes les manifestations de l’avant-garde européenne et en particulier aux groupes " Cercle et Carré " (1929) puis " Abstraction-Création " (1931). Il poursuit ses recherches sur le néoplasticisme, intègre dans ses compositions la notion de rythme après sa découverte du jazz, limite puis accentue le rôle de la couleur, notamment à partir de 1940 quand il s’installe à New York (New York City I, 1942). A sa mort, il laisse inachevé le Victory Boogie Woogie..
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Publié par philippelamiral à 07:09:24 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) | Permaliens
"Port de Sète" 1947, André Blondel, huile sur toile, 60 x 73 cm
André Blondel (1909-1949)
Rétrospective
Musée paul Valéry à Sète
Du 10 juillet au 8 novembre 2009

Aleksander (Sasza) Blonder, dit André Blondel
Tchortkiv (Pologne, aujourd’hui en Ukraine occidentale) 3 mai 1909 - 14 juin 1949 Paris, est un peintre juif polonais de l'École de Paris.
Durant la periode estivale, le Musée Paul-Valery presente une rétrospective de l'oeuvre du peintre André Blondel.
Disparu il y a trente ans, «il nous reste la presence de sa vie, sa peinture. La voici, audacieuse et tendre, arrachee au temps», comme le dit son ami Fernand Dufour.
D'origine polonaise, apres un long séjour a Paris, traqué par les nazis, il est contraint à se refugier dans le Midi où avec une sétoise il fondera son foyer.
Conquis immédiatement par la lumière mediterranéenne, il nous en laissera son éclatante perception dans ses paysages du pays d'Aix, dans ses vues de Sète, ou encore de la campagne audoise.
Doté d'un métier consommé, voué au culte de la lumière, il nous donne a voir des oeuvres vigoureuses, toujours harmonisées, malgré la dureté de certaines juxtapositions et I'absence volontaire d'un polissage artificiel et où se retrouve toujours la flamme intérieure du sujet.
Adopté dès son arrivée par les artistes de notre région, qui se grouperont autour de François Desnoyer, il sera pour beaucoup un moteur, un exemple, parce qu'à la fois passionné et libre, il ose, il trace, sans compromission, car si «sa peinture fait penser aux plus grands, elle ne ressemble à aucun».
Toute une génération de peintres - on a parlé d'école de Sete - se sont inspirés de ses recherches, de ses tâtonnements, de ses réussites.
Pour beaucoup, il a été un maître, lui qui était indifférent aux écoles : «la force du peintre, disait-il, est dans la liberté de travailler sans l'idée de vouloir plaire à quelqu'un».
Je suis persuadé que cette rétrospective, chère à tous ceux qui ont connu la douce mais forte personnalité d'André Blondel, sera appréciée par le plus grand nombre de nos contemporains.
Gilbert Martelli
Maire de la Ville de Sète
Conseiller General de l'Hérault

"Tête de femme (Alice Villeneuve)" André Blondel, huile sur panneau, 50 x 36 cm

"Autoportrait" 1946, André Blondel, huile sur toile, 50 x 35 cm
Tous les sujets sont abordés. Ils suivent la vie du peintre au grè de ses déplacements et de ses rencontres. Aux paysages polonais et aux portraits de ses amis succèdent les évocations de sa vie à Paris, son atelier, la Seine. Après la guerre viennent les marines de Sète et de Collioure, les paysages du Languedoc, les portraits de sa femme et de ses enfants. Les autoportraits jalonnent toute sa brève vie.
Il utilisa plusieurs techniques : la peinture à l'oeuf, la peinture à l'huile. Il fit également des monotypes. Ainsi que des dessins à la mine de plomb, au fusain ou à l'encre de Chine. Il utilisa aussi différents supports comme le carton, le contre-plaqué et la toile.
L’importante rétrospective qui rend hommage à André Blondel à l’occasion du centième anniversaire de sa naissance, révèle la diversité de la production de ce peintre accidentellement disparu à l’âge de 40 ans.
Son style mêle expressionnisme et fauvisme, puis explore le cubisme. Il utilise des noirs, des violets, des bleus sombres éclairés par un rouge vif, un jaune ou un blanc. Inspiré par le soleil du midi, il aura ensuite recours à des couleurs plus claires et plus gaies.
Constituée grâce aux prêts de la famille de l’artiste mais aussi de nombreux prêteurs, l’exposition présente une soixantaine d’huiles sur toile et autant de dessins, témoins de l’importance qu’accordait Blondel à l’expression graphique. A travers différents thèmes se succèdent autoportraits, portraits, nus, paysages, marines, natures mortes, compositions.
Les autoportraits présents dans la première salle dédiée à la biographie de l’artiste sont très puissants, ils témoignent d’une certaine violence dans la manière qu’a le peintre de se représenter. Peu complaisant envers lui-même, Blondel montre le visage d’un homme que la vie a malmené et qui porte en lui une blessure indélébile. Son expression est souvent double à la fois violente et humaine et même lorsqu’il peint un enfant, quelque chose dans le visage ou dans le corps évoque la violence voire la mort.
Cependant une tendresse émane des portraits de femmes, en particulier ceux, très nombreux, où il peint Lisou, son épouse. Ses paysages ou natures mortes, sont également plus cléments, moins empreints d’émotion directe. Mais c’est incontestablement dans l’autoportrait que le peintre exprime sans aucune concession un mélange extrêmement émouvant de force, de violence et de fragilité.
Quelques œuvres de l’époque polonaise seront aussi présentées afin de donner une vision plus large de l’évolution de son œuvre. La variété dans le temps et le sujet des œuvres exposées, permettra donc de faire mieux connaître ce grand artiste trop tôt disparu. Blondel n’a jamais cessé de renouveler ses moyens d’expression afin d’arriver à une interprétation harmonieuse et vivante de la réalité. Complètement imprégné de son art et comme s’il pressentait son destin, André Blondel peint avec frénésie, il nous laisse une œuvre d’une force remarquable. Françoise Lopez Directrice du Musée Paul Valéry
Publié par philippelamiral à 07:33:12 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
"Paysage biblique" 1935, Georges Rouault, huile sur toile, 53,5 x 73,5 cm
L’Annonciade, Musée de Saint-Tropez
Georges ROUAULT : paysages
au musée de l'Annonciade à Saint tropez
Du 4 juillet au 11 octobre

Cette exposition, uniquement consacrée aux paysages de Georges Rouault,
est une première en France ; Photographie de Simon Bellavéglia

"Paysage biblique" 1938-39, Georges Rouault
Huile sur toile, 70 x 55 cm, Fondation Georges Rouault
Bien que le peintre se soit intéressé soixante ans durant, au thème du paysage, de ses premières toiles en 1891 jusqu’à sa mort en 1958, il reste surtout connu pour ses figures de filles, de juges ou de clowns ou ses oeuvres d’inspiration religieuse.

"Paysage de nuit, dit aussi La rixe sur le chantier" 1897, Georges Rouault
Aquarelle et pastel, 63 x 85 cm, Fondation Georges Rouault
Ses premières séries de paysages attestent de la fascination du jeune parisien pour les maîtres anciens, Poussin, Le Lorrain, mais aussi Rembrandt , Goya ou encore Corot.
Elève « préféré » de Gustave Moreau, il sera conservateur du fameux musée-atelier que Moreau légua à l’Etat et n’hésita pas à affirmer son admiration pour ses aînés tout en affichant une liberté de style laissant sa personnalité s’affirmer puissamment.
Au début du siècle, il exécute généralement à l’aquarelle, au pastel ou au fusain de nombreux paysages qui sont appréciés. La poésie de Corot embellit la majesté d’un paysage ordonné à la Poussin écrit Roger Marx
Si certaines oeuvres représentent des lieux que l’artiste a fréquentés et aimés (La Seine, 1901 ; La Péniche, 1909 ; Banlieue parisienne, 1912…), d’autres relèvent purement de l’imaginaire, comme les paysages dits « bibliques », « légendaires » ou « chrétiens ».
Dans les années 1910, les banlieues vides aux arbres dénudés figés dans un espace indéterminé que ne traversent, parfois, que de petits personnages courbés donnent une coloration sociale à ses vues; elles rappellent les émigrants et fugitifs d’un Daumier : même tonalité sourde et terreuse, silhouettes errantes de laissés-pour-compte…Mais, alors que Daumier exacerbe avec un certain lyrisme la peine et la souffrance, Rouault évoque avec retenue le drame humain dans son universalité ( Hiver, 1913 ).

"La fuite en Egypte" 1945-46, Georges Rouault
Huile sur toile, 61 x 47cm, Fondation Georges
La période de l’Entre-deux-guerres voit ses paysages évoluer vers des « pastorales chrétiennes », alliant composition rigoureuse et couleurs éblouissantes. Au cours des années 40, Rouault, dont l’inspiration devient sereine, presque mystique, peint des oeuvres à la forte dimension spirituelle dans une matière épaisse et nourrie où reviennent dominer les bleus. (La Fuite en Egypte, 1938 ; Pastorale chrétienne, 1945…).
Les paysages sacrés sont des pastorales bibliques, orientales parfois. Des astres fulgurants sombrent dans des ciels bleus de nuit. De petits personnages errent de-ci, de-là, au bord d’un fleuve, sur une vague route, entre des constructions sans âge ni style. Ils n’ont pas de nimbe, mais leur sainteté ne fait aucun doute. Ils se penchent l’un vers l’autre et se murmurent dans le soir des paroles importantes (Georges Chabot).
Contemporain du Fauvisme, de l’Expressionnisme et du Cubisme, Georges Rouault n'a jamais revendiqué l'appartenance à l'un de ces mouvements ; souvent considéré comme peintre « religieux » il se révèle aujourd’hui avant tout comme un artiste libre et indépendant, puisant son inspiration dans la réalité la plus immédiate comme dans la spiritualité la plus élevée.
Plus d’une soixantaine de tableaux issus d’institutions publiques nationales et internationales : France, Allemagne, Suisse, Belgique, Japon (Fondation Yoshii…), mais aussi de collections privées, sont avec le concours de la Fondation Rouault réunis à Saint-Tropez, pour rendre hommage à cet artiste inclassable Longtemps plus célèbre à l’étranger qu’en France, il est aujourd’hui régulièrement montré ; néanmoins, l’exceptionnelle exposition que lui consacre le musée de Saint-Tropez constituera pour beaucoup une révélation.
Publié par philippelamiral à 07:44:35 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
Lena Gieseke Lena,une artiste allemande a réalisé un modèle 3D à partir du tableau de Picasso.
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