
"L'arbre jaune" (89 x 116 cm)
Galerie du Château
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ET MES PEINTURES
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Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification... Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer.
Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.
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Assiette de fruits et bouquet de roses à l’atelier 1927, Jean Dufy, huile sur toile, 73 × 92 cm, collection particulière
Entre influence réciproque et rejet de l’autre, cette exposition sur Raoul et Jean Dufy met en lumière la complexité des rapports entre les deux frères. L’ainé, Raoul Dufy, est un peintre ayant fourni au fauvisme quelques très belles plages colorées. Sa peinture se caractérise par de larges aplats vifs et une simplification des formes influencée par le cubisme, les deux - dessin et couleur - trouvant leur autonomie l’un par rapport à l’autre. Jean Dufy, plus traditionnel dans son traitement de l’espace, notamment dans le recours à la perspective, utilise une palette plus chaude que son frère, rappelant les tableaux de Cézanne. Après avoir exposé les différences plastiques entre les deux artistes, le musée met en avant leurs similitudes dans le choix des sujets. La côte normande, d’où ils sont originaires, la vie parisienne et ses cabarets ou encore la fenêtre ouverte sur le monde extérieur sont autant de thèmes communs aux Dufy. Enfin, La Fée Electricité (1937), ode picturale à la vie moderne, est l’unique tableau créé à quatre mains, à l’occasion de l’Exposition Internationale de Paris. Raoul s’en attribuant la paternité exclusive, les deux frères se brouillent définitivement et ne se parlent plus jusqu’à la mort de Raoul en 1953, même si leur styles convergent parfois, à l’image des vues de Nice réalisées à partir de 1945.
Pauline Mirete

"Intérieur à la fenêtre" 1928, Raoul Dufy, huile sur toile. 66 x 82 cm, collection particulière
Raoul et Jean Dufy,
Complicité et rupture
Musée Marmottan Monet, Paris
Du 14/04/2011 au 26/06/2011
Le musée Marmottan Monet organise pour la première fois en France une exposition consacrée à Raoul (1877-1953) et Jean (1888-1964) Dufy. Si l’on connaît bien l'œuvre de Raoul, celle de son frère Jean, peintre lui aussi, l’est moins. Cadet de 11 ans, Jean se forme à la peinture entre 1906 et 1914, encouragé par son frère qui participe alors aux aventures fauve et cubiste. À partir de 1920, date de ses premières peintures, Jean produit une œuvre riche et partage avec Raoul des préoccupations artistiques communes.
Les frères sont proches et entretiennent une correspondance régulière. Raoul et Jean développent des parcours parallèles et collaborent peu, à l’exception notable de La Fée électricité qui est aussi l’objet de leur rupture en 1937. Chacun d’eux crée une œuvre abondante (environ 2500 pièces), structurée en séries, traitant de thèmes plaisants, rendus par un sens de la couleur auquel on les identifie l’un et l’autre.
Regroupant une centaine de peintures, d’aquarelles et de céramiques provenant de musées et de collections particulières du monde entier, l’exposition cherche à mettre en évidence les liens qui unissent l'œuvre de Jean à celle de Raoul comme ce qui les singularise l’une de l’autre. Esquissant en préambule les périodes fauve et cubiste de Raoul, le parcours présente ensuite des grands thèmes communs aux deux frères et propose de comparer leur peinture : mer, fenêtres ouvertes et ateliers constituent la première partie du parcours ; puis les thèmes se singularisent à travers deux sections parallèles : à la palette chaude et à la touche vibrante des cirques peints par Jean répond la musique évoquée par Raoul ; aux courses et paddocks de Raoul font ensuite face les allées cavalières de Jean ; enfin, les tableaux ayant pour thème Paris et Nice sont consacrés aux œuvres tardives des deux frères et soulignent une évolution commune vers un style graphique initié par Raoul et subtilement revisité par Jean.
Cette exposition s’inscrit dans le champ des études dédiées à la filiation dans l’art et des manifestations qui lui sont consacrées depuis dix ans. Elle propose une lecture croisée de l'œuvre des deux frères et permet de mieux situer la peinture de Jean Dufy.
Publié par philippelamiral à 11:00:38 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
"Composition en rouge, jaune et bleu" 1921, Piet Mondrian, Huile sur toile, 80 X 50 cm, Gemeentemuseum, La Haye Mondrian - De Stijl Centre Georges Pompidou, Paris Du 1 décembre 2010 au 21 mars 2011 Parmi les avant-gardes européennes, le mouvement De Stijl constitue une clé de lecture pour la compréhension des sources du mouvement moderne au 20e siècle. Malgré le rayonnement artistique de ses acteurs, parmi lesquels ses fondateurs Piet Mondrian, Theo Van Doesburg et Gerrit Rietveld, cette « plate-forme » d'avant garde n'avait jamais fait l'objet d'une grande rétrospective en France. Le Centre Pompidou consacre, à partir du mois de décembre, une exposition inédite à cet instant crucial qui vit naître la modernité à travers les parcours croisés de sa figure magistrale, Mondrian, et du mouvement De Stijl. Alfred Pacquement,
C'est en 1918, une année après la fondation officielle du groupe et la publication du premier numéro de la revue qui diffuse et rend publique la doctrine du mouvement, que les créateurs du Stijl synthétisent leur vision esthétique et sociale commune : le premier manifeste appelle à un nouvel équilibre entre l'individuel et l'universel et milite pour la libération de l'art des contraintes du culte de l'individualisme. Le Stijl, vision utopique et engagement dans la production du réel du monde industriel, prend ses sources à la fois dans la philosophie de Spinoza et dans le mouvement théosophique alors largement répandu en Hollande. Autour des trois figures centrales, Mondrian, Van Doesburg et Rietveld, le noyau originel du mouvement est riche d'autres membres : les peintres Bart Van der Leck, Georges Vantongerloo et Vilmos Huszar, les architectes J.J.P. Oud, Robert van't Hoff et Jan Wils, le poète Anthony Kok, rejoints ensuite par le graphiste Piet Zwart et l'architecte urbaniste Cornelis Van Eesteren.
Durant les quatorze années de son existence, le mouvement transdisciplinaire offre une transcription formelle, plastique, picturale et architecturale des principes d'une harmonie universelle, et la met en oeuvre. La peinture, la sculpture, la conception de mobilier et le graphisme, l'architecture et bientôt l'urbanisme sont les supports de cette expérimentation conduite simultanément. Pluridisciplinaires, les productions du Stijl le sont par nature, outrepassant les cloisonnements traditionnels et académiques entre arts majeurs et mineurs, entre arts décoratifs, architecture et urbanisme : « de l'esprit à la ville ».
La spatialité de l'œuvre d'art passe progressivement du statut de support d'analyse du monde à celui d'agent de construction de l'environnement social et politique de la ville. À ce titre, elle constitue une expérience du monde, elle ordonne le monde et donne corps à la communauté ; elle configure et rend possible l'équilibre entre l'individuel et le collectif, entre le rationnel et le sensible, entre le savoir et le faire, entre le spirituel et le matériel. Il s'agit en priorité pour le Stijl d'inventer un langage formel qui répond aux enjeux de la société industrielle au lendemain de la Première Guerre mondiale et de tracer les stratégies de mise en œuvre d'un nouvel ordre sociétal. La méthode de cette vision est le néoplasticisme. Il s'agit, dans un premier temps, de radicaliser l'approche des avant-gardes contemporaines : « Les cubistes, disait Mondrian, refusent les conséquences de leur propre révolution plastique. La sensibilité moderne ne peut se réduire à l'intégration de multiples points de vue, elle doit tendre vers une langue plastique directement universelle et rationnelle ». Van Doesburg milite quant à lui pour « l'élaboration au sujet des arts plastiques des principes fondamentaux élémentaires et intelligibles par tous ». C'est par l'usage strict des couleurs primaires (bleu, jaune, rouge), du blanc et du noir appliqués en aplat, de lignes droites et orthogonales, par la limitation des formes et la géométrisation des volumes que les créateurs du Stijl inventent une grammaire formelle. L'élémentarisation du lexique formel et les proportions dynamiques repoussent les limites du tragique et donnent lieu, in fine, à une esthétique projetée comme universelle.
À Paris, un artiste qui sera l'une des figures centrales du mouvement, Mondrian, découvre le cubisme de Picasso et abandonne la peinture divisionniste ou fauve de ses débuts, marquée par des sources théosophiques ou spirituelles, pour entreprendre la recherche d'un « langage pictural universel ». Entre 1912 et 1920, il mène progressivement le cubisme jusqu'au néoplasticisme (la Nouvelle Plastique abstraite), et passe de « la réalité naturelle à la réalité abstraite ». Avec cette analyse et en décomposant la forme, il aboutit à la plastique pure, fondée sur l'établissement de rapports entre des surfaces colorées, selon une logique d'harmonie et d'équilibre. Cette dialectique horizontal/vertical, où les couleurs pures (bleu, rouge, jaune) se juxtaposent aux non-couleurs (noir, blanc, gris) dans une géométrie combinatoire, qui abolit la perspective, permet d'infinies variations. Sur ce principe, Mondrian crée, entre 1912 et 1938, une centaine de peintures, avec lesquelles il met en place sa théologie du néoplasticisme.
« Tout se compose par relation et réciprocité. La couleur n'existe que par l'autre couleur, la dimension par l'autre dimension, il n'y a de position que par opposition à une autre position. » Le tableau est ouvert et apparaît comme un fragment d'un ensemble plus vaste, portant vers un monde de métaphores. L'horizontale évoque la terre, la mer, le principe féminin ; la verticale rappelle l'arbre, le principe masculin, etc. La division de la toile en quadrilatères entre en rapport avec le cadre de l'oeuvre, avec le mur où il se trouve, avec la pièce, avec la cité. Le néoplasticisme est un monde exact qui lie l'ordre pictural à une utopie sociale, spirituelle et poétique.
Dans son atelier du 26, rue du Départ, à Montparnasse, traité comme un tableau, comme un espace d'art total, Mondrian vit sobrement et mène une activité qui conjugue des entreprises théoriques, éditoriales et commerciales, pour défendre son idéal néo-plastique et activer ses réseaux artistiques. En 1915, cet atelier sera le lieu de sa rencontre décisive avec Theo Van Doesburg. Mondrian côtoie tous les artistes qui comptent (les Delaunay, les Arp, Jean Hélion, Mallet-Stevens, Pierre Chareau et Le Corbusier, les cubistes, les futuristes, les constructivistes, les artistes dada et les abstraits…) et accueille de jeunes artistes, comme Calder venu spécialement à Paris en 1930 pour le rencontrer. À Paris, il trouve ses premiers collectionneurs, ses premiers disciples et critiques. Le 26, rue du Départ devient le point de référence d'un monde nouveau, le « poème de l'angle droit » (Le Corbusier), qui subordonne l'individuel à l'universel. L'exposition, qui montre les peintures et les dessins créés par Mondrian à Paris, reflète le bouillonnement artistique engendré par sa présence et son entreprise radicale.
Directeur du musée national d'art moderne
Publié par philippelamiral à 11:24:18 dans EXPOSITIONS | Commentaires (4) | Permaliens
"Composition" 1947, Georges Folmer, huile sur toile, 73 x 60 cm
C'est l'une des dernières peintures de Folmer utilisant des couleurs organiques, les couleurs terreuses, ici imitant le bois et d'autres modèles naturels et des textures. Par la suite ses couleurs froides, le gris et noir et le bleu pâle, dissocient délibérément ses sujets de la nature.
L'effet de prendre un objet en apparence naturelle et de le rendre si artificiel confère automatiquement la saveur du surréalisme. Mais la composition fortement architecture est typique du travail postérieur de Folmer, avec des allusions partielles et un aperçu de la perspective, et dans ce cas la suggestion de l'ouverture des boîtes.
Georges Folmer
Cette exposition s'attache à restituer les enjeux et le rôle important de Georges Folmer dans l'abstraction géométrique en France, tendance qui a toujours dû lutter pour conserver sa place, et qui, aujourd'hui enfin acquiert sa légitimité et sa reconnaissance dans la création contemporaine. L'exposition s'articule sur trois espaces : Elle décrit tout d'abord le cheminement de l'artiste vers l'abstraction. Elle témoigne de son affranchissement de la figuration par ses oeuvres cubistes. Elle révèle enfin l'épanouissement de son abstraction géométrique. Elle est également l'occasion d'évoquer l'attachement de Georges Folmer à une pratique de recherche collective au sein des groupes Espace et Mesure.
Publié par philippelamiral à 09:52:02 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
"L'Ascencion du Christ" 1958, Salvador Dalí,
Huile sur toile, 115 x 123 cm, collection Pérez Simón
Du Greco à Dalí. Les grands maîtres espagnols
La collection Pérez Simón
Musée Jacquemart-André, Paris
Du 12 mars au 1er août 2010
Cet homme d’affaires mexicain d’origine espagnole, passionné par les grandes écoles européennes, a fait l’acquisition de centaines de pièces depuis les années 70. Il en fait profiter les amateurs d’art du monde entier en prêtant régulièrement des parties de sa collection aux grands musées nationaux.
Ici, il s’agit de la partie hispanique, la moins connue du grand public, qui embrasse près de quatre siècles de peinture. La cinquantaine de toiles ont été regroupées en salles thématiques afin de mieux cerner les grandes problématiques qui ont animé ces maîtres du pinceau. A travers la représentation des différents visages de l’Espagne (fêtes populaires, art de cour) ou du divin (Christs en croix, madonne, saints), les portraits d’enfants, les paysages et le corps féminin, on (re)découvre une grande école, trop souvent négligée de nos jours.
A côté de noms familiers comme Picasso, Goya, Miró, le Gréco ou Dali, on peut aussi admirer les talents de coloriste d’un Joaquin Sorolla, l’inspiration romantique d’un Manuel Barrón y Carrillo ou encore le style nourri aux sources flamandes d’un Murillo.
Quelques pièces rares ajoutent également à la qualité de cette exposition : une des seules miniatures de dévotion réalisées par le Greco et l’un des tout premiers portraits féminins de Goya, celui de Maria Teresa de Vallabriga.
Hommage à l’art espagnol au Musée Jacquemart-André
Les oeuvres de la collection Pérez Simón sont exposées pour la première fois en France au Musée Jacquemart-André. L'exposition réunit des œuvres clés de différentes époques et de divers mouvements picturaux. Elle propose un passionnant voyage esthétique et artistique. Elle se construit autour d'un parcours thématique dans lequel chaque étape est l'occasion de confrontations inédites entre des maîtres de siècles différents permettant ainsi de souligner les traditions et les ruptures qui ont fait le succès de l'école espagnole.
Le siècle d’or de la peinture sacrée
Avec les œuvres du Greco, de Jusepe de Ribera et de Bartolomé Estéban Murillo, le visiteur plonge au cœur des différents visages de l’art de la réforme catholique. Les artistes, souvent influencés par la pensée mystique, traduisent un monde aspirant à la gloire céleste par de saisissants effets de clair-obscur. Puis le ténébrisme laisse place aux peintures lumineuses de Murillo, maître du baroque espagnol, qui a laissé à Séville de nombreux disciples. À cet art religieux répond un art profane dominé par les grands portraits de cour et la finesse d’un Goya.
Un art hispanique du portrait et de la vie de cour
Grands collectionneurs férus d'art italien et flamand, les monarques espagnols ont néanmoins confié à des peintres espagnols la réalisation de leurs portraits. De Sánchez Coello à Goya, les artistes mêlent intimement l’image du pouvoir à celle de la réalité.
De l’affirmation d’une identité nationale…
L'opposition à l'occupation napoléonienne, la lente émergence d'un état moderne et la découverte des richesses de la civilisation espagnole par l’Europe tout au long du XIXème siècle ont contribué à asseoir le sentiment d'une forte identité nationale. À travers de grandes scènes de fêtes populaires, ce mouvement déploie sur la toile toute la beauté des costumes traditionnels et des décors des villes pavoisées. Il développe également un goût pour les sujets intimes, jeux de plage, jardins et vie de famille. Joaquin Sorolla est le maître incontesté de ces scènes dédiées aux bonheurs simples. Les couleurs vives, fortes et éclatantes illuminent ses toiles.
…vers la modernité
C’est toujours en termes de continuité et de rupture que s’envisage le passage à ce qu’il est convenu d’appeler « la modernité ». Le traitement de la lumière devient le maître mot des héritiers de Sorolla. Quant à celui de la couleur, il subit l’influence de l’impressionnisme français.
L'exposition s'achève avec ces grands maîtres espagnols qui ont révolutionné l'art occidental. Pablo Picasso, Juan Gris, Joan Miró ou Salvador Dalí établissent des dialogues entre cubisme et surréalisme. Une riche sélection d’œuvres graphiques et picturales de ces artistes offre un aperçu saisissant de cette évolution jusqu’à Tápies.
Juan Antonio Pérez Simón, un collectionneur averti
Important homme d’affaires mexicain d’origine espagnole né en 1941 en Asturies, Juan Antonio Pérez Simón est une personnalité reconnue dans le monde des collectionneurs. Depuis les années 1970, sa passion pour l’art et son goût pour la culture l’ont incité à réunir une collection exceptionnelle : peintures, sculptures, dessins, gravures, objets d’art décoratif, manuscrits, mais aussi une bibliothèque de plus de cinquante mille volumes.
Cette collection, connue dans le monde entier, est l’une des plus importantes d’Amérique Latine par son caractère exhaustif ainsi que par la notoriété des artistes représentés. Juan Antonio Pérez Simón parle de ces choix artistiques comme étant le prolongement de sa propre personnalité : « J’ai bâti un univers personnel qui fait écho à ce qui me définit et me stimule. Tous ceux qui, comme moi, ne possèdent pas ce merveilleux don de créer la beauté grâce à l’art peuvent se consoler en admirant des œuvres et en jouissant de se laisser séduire par elles ». Amateur des grandes écoles européennes, les tableaux présentés au Musée Jacquemart-André représentent la partie hispanique de sa collection, la moins connue du grand public.
Le commissariat
Nicolas Sainte Fare Garnot, historien de l’art spécialiste de la peinture française du XVIIème siècle, est le conservateur du Musée Jacquemart-André depuis 1993. Depuis sa nomination au Musée Jacquemart-André, il a réorganisé la distribution des collections selon le programme d’origine et a lancé des campagnes de restaurations et d’inventaires. Avec Culturespaces, il contribue à créer une nouvelle dynamique au sein du Musée en apportant son concours scientifique à des expositions temporaires dont les sujets permettent d’approfondir la connaissance des artistes présents dans les collections permanentes.
Véronique Gerard-Powell, maître de conférences en histoire de l'art moderne à l'Université de Paris-Sorbonne, est spécialiste de l'art espagnol. Elle a participé à plusieurs expositions d'art espagnol en France (Zurbaran au Grand Palais en 1988 ; Goya au Musée des Beaux-arts de Lille en 1999). Elle a réalisé le catalogue raisonné des peintures espagnoles du Musée de Grenoble (RMN, 2000) et, en collaboration avec Claudie Ressort, celui des peintures espagnoles et portugaises du Musée du Louvre (2002). Elle achève actuellement un ouvrage écrit en collaboration avec Claudie Ressort sur « Les maîtres anciens de l'école espagnole en France entre 1800 et 1914 ».
Situé à proximité des Champs Elysées, le Musée Jacquemart-André présente la plus belle collection privée d’œuvres d’art de Paris, associée à l’atmosphère d’une grande demeure du XIXème siècle. Découvrez ce magnifique hôtel particulier né de la passion d’Edouard André et de Nélie Jacquemart, son épouse, ainsi que leur éblouissante collection composée, en particulier, d'oeuvres majeures des grands maîtres de la peinture flamande, de ceux de la peinture française du XVIIIème ou encore des plus prestigieux artistes de la Renaissance Italienne.
Publié par philippelamiral à 07:27:58 dans EXPOSITIONS | Commentaires (4) | Permaliens
"L'artiste et sa mère" 1926-36, Arshile Gorky
Huile sur toile, 152,4 × 127 cm, Whitney Museum of American Art, New York, don de Julien Levy pour Maro and Natasha Gorky en mémoire de leur mère
Du 10 février au 3 mai 2010
Une rétrospective consacrée au peintre américain d'origine arménienne Arshile Gorky a ouvert mercredi à la Tate Modern de Londres, qui expose pour la première fois les tableaux précoces de l'artiste.
L'oeuvre de ce peintre exilé aux Etats-Unis après les massacres d'Arméniens sous l'empire ottoman en Turquie est "une figure charnière de l'art américain du milieu du 20è siècle", a souligné Matthew Gale, l'un des commissaires de l'exposition pour la Tate.
Cette rétrospective permet d'observer comment, après avoir absorbé les multiples influences de la peinture moderniste européenne, Arshile Gorky préfigure l'expressionnisme abstrait de peintres américains tels Jackson Pollock, Willem de Kooning ou encore Mark Rothko.
Longtemps inspiré par le cubisme de Picasso puis par les surréalistes, il a mis du temps à chercher son style propre qui éclot dans les années 1940.
Son style s'épanouit avec des toiles proches de l'abstraction lyrique, inspirées des paysages du Connecticut.
Le chef de file des surréalistes André Breton, alors séduit par cette oeuvre originale "l'adopte et fait la promotion de son oeuvre", explique Matthew Gale.
Mais les coups du sort s'accumulent, avec en 1946 l'incendie de son atelier qui fait partir en fumée un an de travail, puis un cancer.
Grièvement blessé au cours d'un accident de voiture et dépressif, l'artiste se donne la mort en 1948.
La Tate expose aussi deux versions de "L'Artiste et sa Mère", deux toiles tourmentées, qui sont les tableaux les plus connus de l'artiste. Réalisées vers 1937 à partir d'une photographie prise en 1912 en Arménie, avant que sa mère ne meure de faim à Erevan après avoir fui avec sa famille les massacres en Turquie ottomane.
Publié par philippelamiral à 11:48:31 dans EXPOSITIONS | Commentaires (3) | Permaliens
Lena Gieseke Lena,une artiste allemande a réalisé un modèle 3D à partir du tableau de Picasso.
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