"L'arbre jaune" (89 x 116 cm)http://www.artabus.com/lamiral
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Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification...
Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer.
Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.
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"sierra madre" 1998, Yeardley Leonard, acrylique sur toile, 122 x 183 cm
Les toiles intimistes, par leur dimension comme par leur atmosphère, de Yeardley Leonard, évoquent certains aspects du milieu naturel sans pour autant les représenter de façon objective. Ses tableaux transforment l'information visuelle sur le monde extérieur en un code pictural personnalisé, étonnament nuancé, qui exprime l'essence de la nature plutôt que son apparence. Ce sont les équivalences qui l'intéressent, et elle utilise formes et couleurs pour avancer sur l'étroite frontière qui sépare l'abstraction de la figuration, suggérant au bout du compte que cela peut être la même chose.
Publié par philippelamiral à 09:13:41 dans LEONARD Yeardley (abstrait) | Commentaires (1) | Permaliens
"In the Garden (Au jardin)" 2004, Yeardley Leonard
acrylique sur toile, 61 x 45,7 cm, collection Christopher Hamick, New York
En 2004, à l’ère du numérique, Yeardley Leonard livre des quadrillages colorés, semblables à des images pixelisées à l’extrême.les couleurs se sont pixellisées pour Yeardley Leonard. Elle fractionne les couleurs du paysage environnant en formes géométriques très colorées, qui font penser aux premières oeuvres abstraites de Kelly.

Yeardley Leonard à Dee/Glasoe
Publié par philippelamiral à 08:58:33 dans LEONARD Yeardley (abstrait) | Commentaires (1) | Permaliens
"Peinture 1946" Francis bacon, huile sur toile, 198 x 132 cm
L'exposition rétrospective que consacre la Tate Britain à Francis Bacon (1909-1992) et qui ouvrira ses portes le 11 septembre 2008 inaugurera les célébrations du centenaire de la naissance de l'artiste en Grande-Bretagne. Première rétrospective consacrée à l'artiste au Royaume-Uni depuis 1985, elle vise à mettre en lumière les recherches les plus récentes sur le travail de Francis Bacon à la suite de la découverte du contenu de son atelier après sa mort en 1992. Réunissant environ une soixantaine d'oeuvres et s'étendant sur toute la carrière de l'artiste, l'exposition présente une sélection des oeuvres les plus importantes pour chacune des grandes périodes de l'oeuvre de Francis Bacon. Elle représente la plus importante présentation à ce jour sur le travail, la pensée, les sources et les processus de création de Francis Bacon.
Viandes en énigme et papes carnassiers : à la Tate Britain, près de soixante oeuvres mettent à nu une bestialité que Bacon n'a cessé d'écorcher, de sacraliser au fil de son oeuvre. Une iconographie obsessive qui, entre bourrasques de roses et de vermillons, d'os et de chair pillée, emporte tous les corps possibles. Car sa cruauté est dans cet éclatement pictural, mêlant le raffinement de l'aquarelle aux empâtements les plus denses, les Erinyes aux figures chrétiennes. Des connexions, qui, rendues explicites dans le 'Triptyque inspiré de l''Orestie d'Eschyle', scellent l'attachement du peintre à la puissance du drame antique. Effarante, également, cette pièce consacrée à la crucifixion, qui, entre emphase et turpitude, noblesse et effroi, emprunte autant à l'art de Grünewald qu'au 'Boeuf écorché' de Rembrandt. Et puis, vertu majeure de l'exposition, cette présentation du contenu de l'atelier, écuries mythiques naguère jonchées d'images issues du 'Cuirassé Potemkine', comme de l'album de Muybridge, dont Bacon reprend la fragmentation du mouvement. En atteste ce 'Triptyque en hommage à George Dyer', où la figure de son amant et modèle favori se prête aux morcellements et distorsions les plus radicales. De déformations en turbulences, cette vaste rétrospective offre un hommage majeur à un bourreau de la couleur, qui, entre déni de l'abstraction et goût pour la figuration, a su équarrir l'âme humaine et son hédonisme désespéré. Paloma Blanchet-HidalgoPublié par philippelamiral à 07:29:50 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
"Migraine" 2004, Philippe Perrot, huile et bétadine sur toile
97 x 197 cm, collection MOCA, Los Angeles
Philippe Perrot peint aussi bien des secrets de famille que des scènes issues de l’expérience fragmentée de la vie quotidienne. Ses tableaux, peuplés de personnages souvent informes, anguleux et caricaturaux, burlesques, déconcentrent avec leur perspective renversée et leur structure chaotique le regard, l’obligeant à s’y aventurer à sa guise. Percés de trous inquiétants, de plaies encore ouvertes, disproportionnés ou encore démembrés, ses personnages s’entourent d’êtres monstrueux, de matières organiques ou d’objets quotidiens, devenus ici des motifs, chargés de valeurs symboliques. V.Th.
Cette attirance pour la mort est présente dans Migraine où un pied, inexplicablement, est exhumé. Dans tous les tableaux de Perrot, les pulsions de mort étouffent les pulsions de vie, Thanatos l'emporte sur Eros.
Le peintre utilise la couleur jaune soufre. Il affirmait avoir "trouvé, il y a des années, aux pieds d'un immeuble, une traînée de poudre jaune soufre pour empêcher les chiens d'uriner", une métaphore qui colle à ses récits.
Ce jaune l'empêche-t-il d'aller uriner sur les tombes ou sur les souvenirs de certains membres de sa famille? Ou, encore, est-il le coup de projecteur qu'un enquêteur de police mettrait sur le visage d'un suspect pour le faire avouer, comme Philippe Perrot le suggère?
Publié par philippelamiral à 06:55:13 dans PERROT Philippe | Commentaires (1) | Permaliens
"Sans titre" 2009, Bernard Voïta, jet d'encre sur papier et sur verre, 93 x 134 cm
Bernard Voïta
Paysages ahah
17 oct.-14 nov. 2009
Paris 3e. Galerie Jean Brolly
Pour son exposition «Paysages Ahah», Bernard Voïta présente à la galerie Jean Brolly un ensemble de photographies en noir et blanc et utilise, pour la première fois, la couleur.
«Ahah» ou «haha» est une interjection qui existe depuis le XVIIIe siècle pour designer une surprise ou un événement dans un jardin. On prétend que le fils de Louis XIV, dit le Grand Dauphin, a fait donner ce nom à cette sorte d'ouverture qu'il aperçut pour la première fois dans les jardins de Meudon, et au sujet de laquelle il s'écria dans sa surprise: «ah ! ah !». Il s'agit en réalité d'un artifice visuel, d'un fossé creusé entre le jardin et le paysage alentour supprimant ainsi la coupure entre le jardin (lieu privé) et le paysage (espace public).
Composant des images formelles et minimalistes, Bernard Voïta invente un vocabulaire photographique et plastique, et questionne la friction entre le réel et l'artifice, ce que l'on voit (ou croit voir) et ce qui est vraiment.
La superposition de deux images, l'une, imprimée sur verre (une photo trouvée représentant une vue d'extérieur), l'autre sur papier (une photo construite dans l'atelier à partir de matériaux de récupération) produit un effet d'étrangeté et une mise en volume du tableau photographique.
L'illusion opère sur le regardeur qui ne peut tout à fait reconstruire l'image, son origine, sa source. De tout cela reste une impression de pure fabrication, de bricolage, de désordre. Saisissantes de par leurs cadrages, les photographies de Bernard Voïta deviennent des objets étranges non identifiables. Les filtres déposés sur les images, telles des pellicules très fines, disent tout un espace mental et virtuel.
Assemblages d'objets divers (des chaises, du matériel photographique, des pièces détachés, des ustensiles, etc.) ramassés dans la rue et finement agencés afin de composer de micro-architectures, vision en vert et rose d'un extérieur insituable, l'artiste manipule les codes de la mise en représentation. Ses images sont autant de mises en scènes élaborées et irréelles.
Jouant des perspectives et des échelles, du contraste entre le flou et le net, l'œuvre de Bernard Voïta s'explore, se parcourt du regard et questionne nos rapports à l'espace. La tridimensionnalité surgit des profondeurs de champ et des lignes de fuites, et la zone photographiée devient un espace fictif très construit, labyrinthique même. Véritables paysages colorés, les photographies sont des objets sculpturaux et charnels. Et cela malgré l'absence d'humains, de corps chauds.
Avec humour et poésie, Bernard Voïta modifie nos perceptions immédiates. Les objets déplacés de leurs fonctions initiales deviennent les protagonistes de fictions composées et élaborées par l'artiste. Brouillant les pistes et le regard du spectateur, l'œuvre de Bernard Voïta agit et questionne l'endroit même de la photographie.
Publié par philippelamiral à 08:20:50 dans EXPOSITIONS | Commentaires (3) | Permaliens
Lena Gieseke Lena,une artiste allemande a réalisé un modèle 3D à partir du tableau de Picasso.
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