"L'arbre jaune" (89 x 116 cm)http://www.artabus.com/lamiral
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Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification...
Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer.
Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.
Depuis le 12-10-2008 :
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Billets :
1087 billets
"Buste" ca 1990, Eugène Leroy, Huile sur toile, 81 x 65
Musée des B-A Eugène Leroy Tourcoing
Musée des Beaux-Arts Eugène Leroy Tourcoing
à partir du 19 septembre 2009
Le musée des Beaux-Arts change de peau et devient le musée des Beaux-Arts Eugène Leroy. Cette mutation fait suite à l’importante donation réalisée à l’été 2009 par les deux fils d’Eugène Leroy né en 1910 à Tourcoing, Eugène Jean et Jean-Jacques. Elle est composée de plus de 600 œuvres et archives : tableaux de toutes les périodes couvrant les années allant de 1940 à 2000, dessins, gravures, carnets de croquis, sculptures ; certaines œuvres n’ayant jamais été montrées, gardées jalousement par leur père. « À sa mort en 2000, mon père nous a laissé son atelier, tout le travail en gestation et son jardin secret : des toiles de jeunesse, des carnets de dessins, des gravures… des choses qu’il ne montrait à personne. Nous avons souhaité conserver l’ensemble dans un lieu de référence où vivrait l’âme de Leroy. Nous aurions pu disperser ses cendres, nous préférons être des passeurs », témoigne Eugène Jean Leroy. Au sein du musée de Tourcoing, aménagé comme un espace ouvert et visible par le public, "le Laboratoire" conservera physiquement la totalité des œuvres et archives données. Il se situera au milieu même des galeries d’exposition des collections permanentes du musée. Il permettra de faire partager l’événement exceptionnel que constitue l’étude scientifique et historique de cette importante donation, ainsi que la restauration des œuvres confiée à Grazia Nicosia, avec le soutien de la Fondation BNP Paribas. Conservateur restaurateur, spécialiste de l’œuvre d’Eugène Leroy, Grazia Nicosia a longuement travaillé sur la nature de la matière peinte chez Leroy. Elle est l’auteur de nombreuses communications sur l’aspect si particulier de cette peinture, faite de « strates colorées » qui sont en réalité l’expression de la « quête plastique » du peintre pour parvenir à la restitution de la lumière. En octobre 2010, une grande exposition marquera le centenaire de la naissance de l’artiste à Tourcoing et sera assurée par deux commissaires d’exposition invités qui entretiennent de longue date une relation complice avec l’œuvre d’Eugène Leroy : Jan Hoet et Denys Zacharopoulos, commissaires de nombreuses expositions de Leroy (Gand, Bâle, Dokumenta, domaine de Kerguehennec). Une exposition thématique à laquelle feront échos divers événements dans plusieurs musées français et étrangers et qui témoigneront du rayonnement international de l’œuvre atypique d’Eugène Leroy. À l’issue de cette manifestation, le musée procédera à un réaménagement des ses salles permettant d’accroître les surfaces d’exposition et l’aménagement d’un centre de recherche autour des Archives de Leroy. La fin des travaux est prévue pour 2013. Marie-Ange Dutartre

Sous l'oeil expert de Grazia Nicozia, conservatrice - restauratrice, spécialiste de la spécificité de la peinture d'Eugène Leroy

Eugène leroy vu de dos, photographie de Marina Bourdoncle, sa compagne.
Né en 1910 à Tourcoing, Eugène Leroy a vécu et travaillé la majeure partie de sa vie dans la banlieue de Lille où il réalise sa première exposition personnelle en 1937. Il connaît une reconnaissance tardive mais son œuvre finit par s’imposer internationalement. Grâce au soutien fidèle du galeriste allemand Michael Werner, son travail est régulièrement exposé à Cologne au début des années 80, puis à New York et Berlin, et à la Galerie de France à Paris depuis 1990. Exposé par des musées importants : Gand (1982), Eindhoven (1986 et 1988), ARC, Musée d’art moderne de la Ville de Paris (1988), Musée d’art contemporain de Nice, (1993), Bâle Kunsthalle (1997), Toronto (1999), Buffalo (USA, 2000), Düsseldorf (2000), son œuvre est consacrée par sa présence à la Documenta IX de 1992. Le Musée national d’art moderne, Centre Georges Pompidou, a présenté la dation Eugène Leroy en 2004-2005. Le Musée national d’art moderne de la ville de Paris (l’ARC) a inauguré en 2008 une salle permanente au sein de ses collections permanentes. Eugène Leroy est mort à Wasquehal, près de Lille en 2000.
Publié par philippelamiral à 07:05:56 dans EXPOSITIONS | Commentaires (5) | Permaliens
"Sans titre" 1980, Robert Malaval
Huile et paillettes sur toile, 100 x 100 cm
Robert Malaval
Rétrospective exceptionnelle
13 juin-25 oct. 2009
Musée des beaux-arts d’Angers
Robert Malaval refusait la répétition, réalisant tous les quatre ans une nouvelle série. Une rétrospective de son oeuvre est donc synonyme de variété. La seule constante que l'on trouve dans son travail est son attachement à la musique rock.
Rétrospective exceptionnelle
Pour la première fois à Angers, le musée des beaux-arts accueille plus d'une centaine d'oeuvres de Robert Malaval. Cette rétrospective exceptionnelle présente des œuvres — peintures, dessins, sculptures — en provenance de collections particulières, des musées français — le centre Georges Pompidou, les musées de Nice, Dunkerque, Chartres. Les galeries ou anciennes galeries avec lesquelles Robert Malaval a collaborées sont également bien représentées, notamment celles d'Alphonse Chave, Yvon Lambert, Daniel Gervis, Pierre Nahon ou Baudoin Lebon.
Bas-reliefs, peintures et paillettes .
L'exposition retrace son parcours en six séquences chronologiques. La première salle présente Les Aliments blancs (1961-1964), faits de papier mâché, de protubérances, de bas-reliefs et d'interventions sur des objets et des meubles, puis un autre espace est consacré à la période Rose-Blanc-Mauve (1965-1969), œuvres plus picturales avec usage de la peinture acrylique réalisées à partir d'un pistolet aérographe.
Le parcours se poursuit avec des œuvres fraîches et joyeuses des périodes Eté pourri-peinture fraîche (été 1972) et Multicolor, suivies par la série Poussières d'étoiles (1974), qui marque le début de son utilisation très libre des paillettes. Les deux dernières salles présentent les œuvres de la série Kamikaze, Pastel Vortex et celles réalisées à Créteil.
Le goût de la rupture.
Robert Malaval est né en juillet 1937 à Nice et meurt brutalement à Paris en août 1980. Autodidacte, il découvre la peinture vers l'âge de 16 ans et se prend de passion pour ce mode d'expression. Son premier contrat est signé avec la galerie Alphonse Chave où il réalise son premier Aliment blanc. Mais l'œuvre de Malaval est faite de ruptures. Guidé par son refus de la répétition et sa remise en cause du cloisonnement des arts, il s'exprime aussi bien par la peinture, le dessin, l'écriture, que par la musique. L'utilisation des paillettes à partir de 1973, disposées par de grands gestes sur la toile, apparaissant et disparaissant au gré des jeux de lumière et du mouvement du spectateur, illustre sa quête de changement, d'instabilité et d'incertitude.
Supprimer les frontières.
Malaval est un des seuls artistes à avoir intégré totalement la culture rock dans son travail. C'est justement dans la confrontation de la musique et de l'art que le décloisonnement est le plus abouti. Au milieu des années 1960, notamment avec ses Pastels Vortex, le rock devient véritablement le moteur de sa pratique plastique. Il peint comme le musicien écrit sa partition. « J'ai eu envie de faire des toiles qui soient aussi rapides, aussi instantanées que la musique (...). Je me suis mis à peindre comme on fait des chansons, je joue un dessin, je le chante ». Malaval veut peindre comme on monte sur scène, ainsi en 1980, il crée l'événement en peignant en public dans le cadre de son exposition Attention à la peinture à la maison de la culture à Créteil. En supprimant la frontière entre l'atelier et le lieu d'exposition, il remet en cause les modalités de présentation de la peinture et l'image de l'artiste. Il se suicide le 8 ou 9 août de la même année.
Publié par philippelamiral à 07:13:49 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
"Nu bleu IV" 1952, Henri Matisse
Papiers gouachés, découpés, collés sur canson blanc, 103 x 74 cm
Collection du musée Matisse de Nice
Matisse & Rodin
du 23 octobre au 28 février 2010
Musée Rodin
79, rue de Varenne
75007 Paris.
À l'automne prochain, le musée Rodin a le projet de confronter deux immenses créateurs qu'une génération sépare, Henri Matisse et Auguste Rodin. Rodin domine l'art de la sculpture tandis que, Matisse durant les dix-sept premières années du XXème siècle, où il est le contemporain de Rodin, introduit dans la peinture des révolutions décisives. L'histoire des rencontres et relations de ces deux artistes majeurs n'a jusqu'alors jamais été explorée.
"Portrait d'Henri Rochefort" vers 1899, Henri Matisse, fusain
Collection du musée Matisse de Nice

"Buste de Rochefort" 1884, Rodin, plâtre, Musée Rodin, Paris
L'exposition Matisse & Rodin proposera une réflexion sur ce que le maître du Fauvisme avait pu déceler en Rodin, sur ce que ses oeuvres peuvent nous dire des affinités, correspondances ou différences avec celles du grand sculpteur. Elle présentera au public une très grande partie de l'oeuvre sculpté de Matisse, aspect de l'oeuvre du maître qui n'a pas fait l'objet d'une présentation spécifique à Paris depuis 1975.
Cette exposition s'appuie sur les fonds du musée Matisse de Nice et du musée Rodin, tout en faisant largement appel à des collections publiques ou privées en provenance de France ou de l'étranger. Une version de cette exposition est présentée au musée Matisse de Nice du 20 juin au 27 septembre.
Quand Matisse et Rodin se rencontrent pour la première fois, en 1899, l'un a trente ans, l'autre soixante. Matisse vient montrer ses dessins au sculpteur et fait bien plus tard le récit de cette rencontre, et de sa déception devant la réaction du sculpteur, lui conseillant de faire des dessins plus léchés.
Cependant, le peintre a souvent mentionné le sculpteur dans ses propos, a acquis, tôt, l'un de ses plâtres et a eu pour sujets de prédilection, comme son aîné, des nus féminins, saisis dans l'intimité de l'atelier, dans des poses non académiques. Comme Rodin, Matisse, en tant que sculpteur, a toute sa vie préféré le modelage, l'usage d'un matériau éminemment malléable, à l'attaque de la pierre.

"Sans titre (danseuse)" 1931, Henri Matisse, crayon graphite
Centre Georges Pompidou
Dans le domaine des arts graphiques, on constate également une véritable parenté thématique et stylistique entre les deux artistes. Dès 1900, Matisse a pu voir les dessins de Rodin et connaître sa méthode de travail. Au tournant du siècle, la force libératrice dont Rodin fait preuve dans ses dessins, la liberté avec laquelle il traite la figure, ont eu sur les artistes plus jeunes un effet considérable, demeuré largement méconnu.
Par une sélection d'œuvres précises, l'exposition Matisse & Rodin a pour ambition de montrer, à travers un parcours thématique, les parallélismes et divergences dans l'oeuvre sculpté et graphique des deux maîtres.
Elle a pour projet d'explorer la sculpture et le dessin de Matisse, et à partir de l'art de Matisse de jeter un nouveau regard sur Rodin. Elle devrait mettre ainsi en évidence les champs nouveaux ouverts par le sculpteur, annonciateurs de certaines des voies empruntées par Matisse.
Publié par philippelamiral à 07:17:11 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
"La Jongleuse, de la série « Subversion des images »"
1929-1930, Paul Nougé
Épreuve gélatino-argentique, tirage moderne de Marc Trivier d’après le négatif original, 20 x 20 cm
Archives et musée de la littérature, Bruxelles
LA SUBVERSION DES IMAGES
SURREALISME, PHOTOGRAPHIE, FILM
Du 23 septembre 2009 au 11 janvier 2010
Centre Georges Pompidou, Paris
Galerie 2, Niveau 6
Cette exposition regroupe près de 400 œuvres pour un panorama exceptionnel de la photographie surréaliste.
Une large sélection des plus belles épreuves de Man Ray, Hans Bellmer, Claude Cahun, Raoul Ubac, Jacques-André Boiffard, Maurice Tabard sera réunie aux côtés d'images inédites, révélatrices des nombreux usages surréalistes de la photographie : publications dans les revues ou les livres d'artistes, publicités, collections d'images, fascination pour le document brut, photomatons, photographies de groupe...
L'événement révèle au public des corpus méconnus de collages d'artistes renommés tels Paul Eluard, André Breton, Antonin Artaud ou Georges Hugnet, les jeux photographiques de Léo Malet ou Victor Brauner et met en lumière des personnalités comme celles d'Artür Harfaux ou Benjamin Fondane.
Plus de vingt ans après « Explosante fixe », l'exposition de Rosalind Krauss et Jane Livingstone, « La Subversion des images » veut questionner les utilisations de la photographie et de l'image animée par les surréalistes et présenter au public une culture photographique du surréalisme. Chacune des neuf salles de l'exposition propose, autour de concepts-clés, de croiser les travaux des artistes avec les différentes applications qui en ont été faites. Les notions essentielles du mouvement surréaliste ont, en effet, trouvé dans la photographie leur expression la plus directe.
« Subversion des images » : l’exposition reprend le titre d’une série de photographies réalisées par l’artiste belge Paul Nougé entre 1929 et 1930. Des hommes, des femmes y miment des actions étranges traitées dans un style purement descriptif. Ainsi, des balles de tailles décroissantes posées entre les bras d’une femme assoupie sur une table. La série ne sera publiée sous forme de livre qu’une quarantaine d’années plus tard, en 1968, par l’artiste Marcel Mariën. La subversion ici mise en jeu reprend une donnée majeure du surréalisme : introduire du rêve, de l’imaginaire, du merveilleux dans la banalité du réel.
Différents usages
Pour fondamentale qu’elle soit, cette forme de subversion n’est pas la seule montrée dans l’exposition. Organisé en neuf sections thématiques, l’accrochage permet au contraire d’explorer la multiplicité des usages surréalistes de la photographie : emprunt, détournement, jeu, collection, montage, collage, trafic, trucage, etc. Sont ainsi présentées quelque 400 œuvres, et des documents. Pour les surréalistes, en effet, l’image, loin d’être toujours autonome, se voit intégrée dans des livres, des revues, des tracts, des affiches ou des journaux, par exemple : car ces supports, plus que les expositions, ont véhiculé leurs images et leurs pensées.
Renouveler l’iconographie surréaliste
En 1985, le Centre Georges Pompidou montrait Explosante fixe, une exposition de Rosalind Krauss et Jane Livingstone consacrée aux rapports entre photographie et surréalisme. Presque vingt-cinq ans après, La Subversion des images a pour projet de renouveler l’iconographie du genre en montrant, parmi des œuvres plus célèbres, des images mal connues (collages de Paul Eluard, André Breton et Georges Hugnet, jeux photographiques de Victor Brauner ou Léo Malet), en faisant émerger des personnalités comme Artür Harfaux ou Benjamin Fondane et en l’élargissant, au-delà du groupe constituer par Breton, à des artistes belges, tchèques, yougoslaves, etc., issus de groupe amis ou dissidents.
Photographie et cinéma : deux médiums à explorer
Enfin, sont ici associées photographie et image animée, tant les enjeux et les techniques développés par ces deux médiums sont identiques pour les surréalistes. Sont ainsi projetés dans l’exposition une série de films et de courts métrages réalisés par Luis Buñuel, Man Ray ou Germaine Dulac.
En 1922, le poète Tristan Tzara exprime l’importance de la photographie pour explorer de nouvelles possibilités artistiques : « Quand tout ce qu’on nomme art fut bien couvert de rhumatismes, le photographe alluma les milliers de bougies de sa lampe et le papier sensible absorba par degrés le noir découpé par quelques objets usuels. Il avait inventé la force d’un éclair tendre et frais qui dépassait en importance toutes les constellations destinées à nos plaisirs visuels ». (Tristan Tzara, « La photographie à l’envers », in Œuvres complètes, éd. Henri Béhar, Paris, Flammarion, 1975, T.1 pp. 415-416.)
Louis Aragon en fait de même pour le cinéma, véhicule de nouvelles visions poétiques, souvent comparé au rêve : « Il faut ouvrir les yeux devant l’écran, il faut analyser le sentiment qui nous transporte, et raisonner pour découvrir la cause de cette sublimation de nous-mêmes. Quel nouvel attrait trouvons-nous, blasés de théâtre, à cette symphonie en blanc et noir, plus pauvre de moyens, privée du vertige verbal et de la perspective de la scène ? Ce n’est plus le spectacle de passions éternellement semblables, ni – comme on aime à le croire – la fidèle reproduction que l’agence Cook met à notre portée, mais la magnification de tels objets que sans l’artifice notre faible esprit ne pouvait susciter à la vie supérieure de la poésie ». (Louis Aragon, Du décor, in Chroniques I, 1918-1932, Stock, 1998, p.24.)

"Renée Jacobi" 1930, Jacques-André Boiffard,
Photographie publiée dans Documents, n°8, 1930
Épreuve gélatino-argentique, tirage d’époque, 23,8 x 18,8 cm
Centre Georges Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris
Inversion des valeurs, plans rapprochés, cadrages inhabituels, solarisations : dans les années 30 se constitue une pratique surréaliste du nu, faite de procédés inhabituels. Ici, Jacques-André Boiffard se contente de renverser l’image d’une femme allongée : devenue somnambule immobile, la figure flotte désormais à la verticale. Ses pieds touchent un sol flou. Moins que l’image d’un être endormi, c’est l’image du flottement de cet être durant son sommeil que parvient à figurer l’artiste.
Publié par philippelamiral à 07:06:06 dans EXPOSITIONS | Commentaires (2) | Permaliens
"Peinture, 3 Novembre 1958" 1958, Pierre Soulages
Huile sur toile,161,00 x 113,30 cm, National Galleries of Scotland
SOULAGES
Galerie 1 – Niveau 6
Centre georges Pompidou, Paris
Du 14 octobre 2009 au 8 mars 2010

Pierre Soulages : Entretien inédit avec le peintre Pierre Soulages, réalisé par Arthur Kopel le 6 juillet 1989.
Le Centre Pompidou célèbre, par une grande rétrospective, l’œuvre du plus grand peintre de la scène française actuelle, Pierre Soulages.
«Peintre du noir et de la lumière», il est reconnu comme l’une des figures majeures de l’abstraction depuis la Seconde Guerre mondiale.
Retraçant plus de 60 ans de peinture, l’exposition permettra une lecture nouvelle du travail de l’artiste en insistant sur les développements récents de son œuvre.
L’exposition rassemblera plus d’une centaine d’œuvres majeures créées de 1946 à aujourd’hui, des étonnants brous de noix des années 1947 – 1949 aux peintures des dernières années - la plupart inédites - qui manifestent le dynamisme et la diversité d’une œuvre toujours en devenir.
La première partie de l'exposition met l'accent sur la période fondatrice de l'œuvre de Pierre Soulages avec un ensemble important des premières peintures sur papier et des fameux goudrons sur verre, ainsi qu'un choix de peintures parmi les plus représentatives des années 1950 à 1970.
En 1979, Pierre Soulages, qui peint déjà depuis plus de trente ans, aborde une nouvelle phase de son travail qu'il qualifiera d'« Outrenoir » où s'affirme la lumière diffusée par reflets sur une surface entièrement recouverte de noir. En se concentrant sur ce pigment unique et sur la relation du noir à la lumière, il conçoit un espace pictural qui, en dépit de l'emploi d'une seule couleur, se situe à l'opposé du monochrome dans la trajectoire de l'art moderne. L'exposition met clairement en évidence cette « peinture autre » dans toute sa diversité.
Dans la dernière partie du parcours, de grands polyptyques récents seront installés en suspension dans l'espace.
Publié par philippelamiral à 07:17:36 dans FORG Gûnther (abstrait) | Commentaires (2) | Permaliens
Lena Gieseke Lena,une artiste allemande a réalisé un modèle 3D à partir du tableau de Picasso.
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