"L'arbre jaune" (89 x 116 cm)http://www.artabus.com/lamiral
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Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification...
Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer.
Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.
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"Moulin au clair de lune" vers 1903, Piet Mondrian
Huile sur toile, Rijksmuseum, Amsterdam
Pour approcher le spirituel en art, on fera usage aussi peu que possible de la réalité, parce que la réalité est opposée au spirituel.
Piet Mondrian
De son vrai nom Pieter Cornelis Mondriaan (1872-1944) – il changera son patronyme en 1912 à Paris pour se distinguer de son oncle très réservé à l’égard de son art -, Mondrian naît à Amersfoort et étudie à l’Académie des Beaux-arts d’Amsterdam entre 1892 et 1895, sans grand succès. Il commence par créer des paysages réalistes avant d’évoluer vers une forme de fauvisme et de divisionnisme après sa découverte de Jan Toorop, Jan Sluyters, mais aussi de Munch, de Seurat et de Van Gogh ; il remplace alors la couleur naturelle par la couleur pure : " J’en étais venu à comprendre qu’on ne peut représenter les couleurs de la nature sur la toile. " Commence alors une période de transition pendant laquelle il conjugue les couleurs du fauvisme et les formes du modern style dans Bois près d’Oele (1908), il s’interroge sur le sens du motif comme prétexte et adhère à la théosophie, voulant faire de sa peinture un langage universel (Dévotion, 1908 ; Evolution, triptyque, 1910-1911).
En 1912, il s’installe à Paris et approfondit son approche du cubisme : il a découvert Cézanne, Braque et Picasso dès 1911 et Nature morte au pot de gingembre I et II (1912) souligne ses expérimentations cubistes : une grille couvre le tableau et il s’efforce d’y inscrire toutes les figures. En 1913, il travaille en séries et crée ses premières toiles abstraites (Composition n°II). En 1914, il repart en Hollande au chevet de son père mais est contraint d’y rester deux ans à cause de la guerre : il travaille alors sur l’opposition des éléments et la combinaison des notations géométriques (les signes plus et moins représentant la mer) et du motif (Jetée et océan, 1915 ; Composition, 1916). En 1917, Composition avec lignes noires est le point d’aboutissement de cette recherche de l’abstraction.
Mondrian travaille ensuite sur la couleur, fait des essais de superpositions et de lignes (Composition avec plan de couleur A et B et Compositions avec plan de couleur en 1917) et imagine une structure linéaire organisatrice (Composition : plan de couleur avec lignes grises, 1918), qui conduit à la grille modulaire all-over (dans neuf toiles, en 1918 et 1919).
De retour à Paris en 1919, il renonce à cette grille mettant en valeur le particulier alors qu’il se tourne au contraire à cette époque vers le néoplasticisme qu’il nomme " principe général de l’équivalence plastique ". Parallèlement, ses textes évoquent une société future parfaitement équilibrée où chaque élément trouve sa justification ; son utopie architecturale, basée sur une fusion généralisée (de la maison avec la rue, de la rue avec la ville…), va dans le même sens.
Mondrian participe à toutes les manifestations de l’avant-garde européenne et en particulier aux groupes " Cercle et Carré " (1929) puis " Abstraction-Création " (1931). Il poursuit ses recherches sur le néoplasticisme, intègre dans ses compositions la notion de rythme après sa découverte du jazz, limite puis accentue le rôle de la couleur, notamment à partir de 1940 quand il s’installe à New York (New York City I, 1942). A sa mort, il laisse inachevé le Victory Boogie Woogie..
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Publié par philippelamiral à 07:09:24 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) | Permaliens
"Structure lumière" 2005, Geneviève ASSE, huile sur toile, 195 x 95 cm
Geneviève Asse "Archirecture Lumière"
galerie Oniris à Rennes
du vendredi 19 juin au samedi 19 septembre 2009


Geneviève Asse dans son atelier
Geneviève Asse est née en 1923 à Vannes, en Bretagne. Elle vit aujourd'hui à Paris.
Geneviève Asse travaille à Paris et à l’Ile aux Moines. Nourrie des recherches de ses aînés, Chardin, Cézanne, ou encore Braque, côtoyant ses contemporains, Nicolas de Staël, Viera da Silva et quelques autres, l’artiste depuis les années quarante nous offre un art d’une extrême richesse dont la qualité et la profondeur nous transporte dans une contemplation qui se veut silencieuse. De nombreuses expositions comme celle de Genève, Oslo, Paris ou encore Milan, nous ont déjà dévoilées l’œuvre de Geneviève Asse qui, des natures mortes de ses débuts, à l’abstraction de ses toiles bleues, questionne et privilégie le thème de la lumière.
Sur ses toiles de formats très variables, minuscules ou vastes, hauts ou larges, l’artiste n’utilise qu’une couleur, « Le bleu est venu à moi » confie t- elle. Ce bleu est synonyme ici, d’infini, de lointain et de plénitude, pour le peintre cette teinte est la seule qui, couvrant le support de la toile permette aussi de la traverser. Pour se situer dans la profondeur, le bleu à besoin d’une architecture, l’artiste dit d’elle-même que « L’espace se compose de formes sommaires et sensibles qui s’équilibrent par la masse et par la lumière, une architecture se crée ». C’est avec la peinture que l’artiste aborde pleinement le thème de l’ouverture, de porte, d’architecture élémentaire qui ouvre un espace clos et qui permet à la lumière de s’infiltrer. Cette forme d’ouverture est donnée par des lignes qu’elles soient horizontales ou verticales scindant la toile en deux.
En effet, dans ses toiles, Geneviève Asse nous dévoile une de ses préoccupations premières : la division. Ses toiles sont comme déchirées, incisées d’un fin trait parfois rouge, parfois blanc, comme une cicatrice de lumière. Cette division récurrente dans son œuvre, pose le problème de la partition et de la réunion du plein et du vide, cet acte essentiel pour l’artiste distingue alors deux parties sur la toile, pour ensuite mieux les sceller dans le tout.
Passionnée par l’écriture, le peintre entretien également des relations privilégiées avec des poètes comme Beckett ou encore Pierre Lecuire, avec qui elle écrira plusieurs livres. Dans ses toiles comme dans ses écrits, notamment « Notes par Deux » de 2003, le lecteur comme le spectateur pénètre dans un univers calme et serein où le bleu et l’espace s’imposent, où la ligne et le trait donnent le ton, le rythme et l’identité.
Variant les formes et les formats de ses tableaux, les constructions et les lumières, Geneviève Asse nous présente sa quatrième exposition personnelle d’œuvres récentes à la galerie Oniris depuis 1995 : « Architecture Lumière ».
Publié par philippelamiral à 10:00:30 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
"Le Grammont" 1905, Ferdinand Hodler (1853 – 1918)
Huile sur toile, 65 x 105 cm, collection privée, Suisse
Passions partagées
De Cézanne à Rothko, chefs-d’œuvre du XXe siècle
dans les collections privées suisses
Du 26 juin au 25 octobre 2009
Pour ses 25 ans, l’Hermitage de Lausanne a sorti le grand jeu. L’institution propose un florilège de 108 œuvres allant «de Cézanne à Rothko».
Hommage à l’exposition inaugurale de la Fondation, L’impressionnisme dans les collections romandes (1984), mais surtout tribut à la clairvoyance des collectionneurs suisses, l’exposition de l’été 2009 veut marquer avec fougue l’anniversaire de la Fondation en mettant à l’honneur toutes celles et ceux qui, depuis 1984, ont généreusement accepté de partager en ces lieux leurs trésors avec le plus grand nombre. Placée sous le signe de la passion pour l’art, elle veut réunir, le temps d’une fête qui durera tout l’été, plus de cent chefs-d’œuvre du XXe siècle dans les collections privées suisses.
"La ruse symétrique" 1928, René Magritte (1898 – 1967)
Huile sur toile, 54 x 73 cm, collection privée, Suisse
Bacon, Baselitz, Braque, Bonnard, Calder, Cézanne, Dalí, Sonia Delaunay, Derain, Dubuffet, Ernst, Francis, Giacometti, Hodler, Kiefer, Klee, Klein, Léger, Magritte, Matisse, Miró, Monet, Picasso, Renoir, Richter, Rothko, Rouault, Signac, Soulages, Vallotton, Van Velde, Vlaminck, Warhol… Tous ces artistes, et bien d’autres encore, seront présents dans cette exposition coup de cœur, qui conduira les visiteurs sur les chemins de crête de l’art moderne, de l’impressionnisme à l’expressionnisme abstrait.
La Fondation de l'Hermitage
Située dans une belle demeure du XIXe siècle, la Fondation de l’Hermitage accueille des expositions temporaires consacrées aux Beaux-Arts.
Elle est entourée d’un parc magnifique, ouvert en permanence au public.
Tout en menant au fil des ans les indispensables développements liés à son succès et à l’accroissement de ses activités ; construction d’un pavillon d’accueil et de nouveaux espaces d’exposition et de conservation, constitution d’une collection, installation d’un auditorium et d’ateliers pédagogiques dans la ferme , la Fondation de l’Hermitage s’est donné dès l’origine pour mission essentielle l’organisation d’expositions de haut niveau dans le domaine des beaux-arts. Plus particulièrement centrées sur les XIXe et XXe siècles, ces manifestations lui ont permis, depuis un quart de siècle, de nouer des relations privilégiées avec les collectionneurs privés de Suisse. Leur grande générosité, leur engagement fort en faveur des arts, et le soutien constant et amical qu’ils ont apporté à l’Hermitage sont au cœur de la plupart des expositions mises sur pied dans l’ancienne maison de maître.
Le banquier Charles-Juste Bugnion achète la propriété de l'Hermitage, sur les hauteurs de Lausanne en 1841. Il y fait construire une maison de maître d'après les plans de l'architecte Louis Wenger. Les travaux, commencés en 1842, durent neuf ans. Sa femme, Jeanne-Marie Bugnion, s'occupe du vaste parc alentour et y plante des essences rares pour l'époque. En 1976, les descendants de la famille Bugnion donnent la maison ainsi qu'une partie du parc à la ville de Lausanne, qui restaure le bâtiment et lui redonne son éclat. La même année, la fondation privée naît. Elle a pour but d'entretenir et de faire connaître la demeure et, depuis 1984 de développer le musée dans le domaine des Beaux-Arts. Depuis cette année-là, deux à trois expositions sont organisées chaque année. La collection de la fondation comprend plus de 800 oeuvres. Elle est constituée de dons, legs et dépôts, à commencer par ceux de la famille Bugnion, qui comprend une galerie de portraits remontants au XIIIe siècle. Des peintres postimpressionnistes et des peintres vaudois du XXe sont aussi exposés dans la galerie. Lucie Schmidheiny lègue en 1998 une collection exceptionnelle : des Degas, des Braque, etc. Divers mécènes et donateurs privés ont également enrichi les collections de l'Hermitage. La Fondation pour l'art et la culture lui a ainsi confié une collection riche de quelque 350 sculptures, peintures, dessins et gravures. Un ensemble de porcelaines chinoises, allant du XIIe au XIXe siècle, propriété de la Fondation Vergottis, constitue un autre dépôt important.
Publié par philippelamiral à 07:08:23 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
"Le Grammont" 1905, Ferdinand Hodler (1853 – 1918)
Huile sur toile, 65 x 105 cm, collection privée, Suisse
Passions partagées
De Cézanne à Rothko, chefs-d’œuvre du XXe siècle
dans les collections privées suisses
Du 26 juin au 25 octobre 2009
Pour ses 25 ans, l’Hermitage de Lausanne a sorti le grand jeu. L’institution propose un florilège de 108 œuvres allant «de Cézanne à Rothko».
Hommage à l’exposition inaugurale de la Fondation, L’impressionnisme dans les collections romandes (1984), mais surtout tribut à la clairvoyance des collectionneurs suisses, l’exposition de l’été 2009 veut marquer avec fougue l’anniversaire de la Fondation en mettant à l’honneur toutes celles et ceux qui, depuis 1984, ont généreusement accepté de partager en ces lieux leurs trésors avec le plus grand nombre. Placée sous le signe de la passion pour l’art, elle veut réunir, le temps d’une fête qui durera tout l’été, plus de cent chefs-d’œuvre du XXe siècle dans les collections privées suisses.
"La ruse symétrique" 1928, René Magritte (1898 – 1967)
Huile sur toile, 54 x 73 cm, collection privée, Suisse
Bacon, Baselitz, Braque, Bonnard, Calder, Cézanne, Dalí, Sonia Delaunay, Derain, Dubuffet, Ernst, Francis, Giacometti, Hodler, Kiefer, Klee, Klein, Léger, Magritte, Matisse, Miró, Monet, Picasso, Renoir, Richter, Rothko, Rouault, Signac, Soulages, Vallotton, Van Velde, Vlaminck, Warhol… Tous ces artistes, et bien d’autres encore, seront présents dans cette exposition coup de cœur, qui conduira les visiteurs sur les chemins de crête de l’art moderne, de l’impressionnisme à l’expressionnisme abstrait.
La Fondation de l'Hermitage
Située dans une belle demeure du XIXe siècle, la Fondation de l’Hermitage accueille des expositions temporaires consacrées aux Beaux-Arts.
Elle est entourée d’un parc magnifique, ouvert en permanence au public.
Tout en menant au fil des ans les indispensables développements liés à son succès et à l’accroissement de ses activités ; construction d’un pavillon d’accueil et de nouveaux espaces d’exposition et de conservation, constitution d’une collection, installation d’un auditorium et d’ateliers pédagogiques dans la ferme , la Fondation de l’Hermitage s’est donné dès l’origine pour mission essentielle l’organisation d’expositions de haut niveau dans le domaine des beaux-arts. Plus particulièrement centrées sur les XIXe et XXe siècles, ces manifestations lui ont permis, depuis un quart de siècle, de nouer des relations privilégiées avec les collectionneurs privés de Suisse. Leur grande générosité, leur engagement fort en faveur des arts, et le soutien constant et amical qu’ils ont apporté à l’Hermitage sont au cœur de la plupart des expositions mises sur pied dans l’ancienne maison de maître.
Le banquier Charles-Juste Bugnion achète la propriété de l'Hermitage, sur les hauteurs de Lausanne en 1841. Il y fait construire une maison de maître d'après les plans de l'architecte Louis Wenger. Les travaux, commencés en 1842, durent neuf ans. Sa femme, Jeanne-Marie Bugnion, s'occupe du vaste parc alentour et y plante des essences rares pour l'époque. En 1976, les descendants de la famille Bugnion donnent la maison ainsi qu'une partie du parc à la ville de Lausanne, qui restaure le bâtiment et lui redonne son éclat. La même année, la fondation privée naît. Elle a pour but d'entretenir et de faire connaître la demeure et, depuis 1984 de développer le musée dans le domaine des Beaux-Arts. Depuis cette année-là, deux à trois expositions sont organisées chaque année. La collection de la fondation comprend plus de 800 oeuvres. Elle est constituée de dons, legs et dépôts, à commencer par ceux de la famille Bugnion, qui comprend une galerie de portraits remontants au XIIIe siècle. Des peintres postimpressionnistes et des peintres vaudois du XXe sont aussi exposés dans la galerie. Lucie Schmidheiny lègue en 1998 une collection exceptionnelle : des Degas, des Braque, etc. Divers mécènes et donateurs privés ont également enrichi les collections de l'Hermitage. La Fondation pour l'art et la culture lui a ainsi confié une collection riche de quelque 350 sculptures, peintures, dessins et gravures. Un ensemble de porcelaines chinoises, allant du XIIe au XIXe siècle, propriété de la Fondation Vergottis, constitue un autre dépôt important.
Publié par philippelamiral à 07:08:23 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
"Femme assise dans un fauteuil" printemps 1910, Pablo Picasso
Huile sur toile, 100 x 73 cm, centre Georges Pompidou, Paris
Cette toile, représentative des recherches menées par Picasso à l’époque de son étroite collaboration avec Georges Braque au Bateau-Lavoir, aborde un problème qui gouvernera le cubisme pendant les deux années à venir : la transposition, sans illusionnisme, d’une réalité en trois dimensions sur une surface qui n’en contient que deux.
Réalisée après une série de portraits peints et sculptés de son amie Fernande dans lesquels il s’attachait déjà à briser le volume du visage, Femme assise dans un fauteuil montre une image recomposée à partir d’une mise à plat radicale de l’espace. Le corps de la femme est fragmenté en multiples facettes, agglomérées les unes aux autres par un réseau de lignes noires qui forment une structure.
Mais en fournissant cette réponse picturale, Picasso s’engage du même coup dans une voie inconnue du point de vue iconographique.
Si l’ensemble hérite du motif cézannien de la femme en buste adossée à un fauteuil, dont on reconnaît encore la silhouette qui se démarque d’un fond neutre, la fragmentation du volume détruit toute caractéristique individuelle dans la représentation du modèle. Sa peinture bascule alors vers des formes qui s’éloignent de la réalité, à la frontière de l’abstraction.
"Si je connais Cézanne ! Il était mon seul et unique maître ! Vous pensez bien que j'ai regardé ses tableaux... J'ai passé des années à les étudier"
disait Picasso à Brassaï.
Publié par philippelamiral à 07:01:32 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) | Permaliens
Lena Gieseke Lena,une artiste allemande a réalisé un modèle 3D à partir du tableau de Picasso.
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