"L'arbre jaune" (89 x 116 cm)http://www.artabus.com/lamiral
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Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification...
Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer.
Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.
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"Peinture 1946" Francis bacon, huile sur toile, 198 x 132 cm
L'exposition rétrospective que consacre la Tate Britain à Francis Bacon (1909-1992) et qui ouvrira ses portes le 11 septembre 2008 inaugurera les célébrations du centenaire de la naissance de l'artiste en Grande-Bretagne. Première rétrospective consacrée à l'artiste au Royaume-Uni depuis 1985, elle vise à mettre en lumière les recherches les plus récentes sur le travail de Francis Bacon à la suite de la découverte du contenu de son atelier après sa mort en 1992. Réunissant environ une soixantaine d'oeuvres et s'étendant sur toute la carrière de l'artiste, l'exposition présente une sélection des oeuvres les plus importantes pour chacune des grandes périodes de l'oeuvre de Francis Bacon. Elle représente la plus importante présentation à ce jour sur le travail, la pensée, les sources et les processus de création de Francis Bacon.
Viandes en énigme et papes carnassiers : à la Tate Britain, près de soixante oeuvres mettent à nu une bestialité que Bacon n'a cessé d'écorcher, de sacraliser au fil de son oeuvre. Une iconographie obsessive qui, entre bourrasques de roses et de vermillons, d'os et de chair pillée, emporte tous les corps possibles. Car sa cruauté est dans cet éclatement pictural, mêlant le raffinement de l'aquarelle aux empâtements les plus denses, les Erinyes aux figures chrétiennes. Des connexions, qui, rendues explicites dans le 'Triptyque inspiré de l''Orestie d'Eschyle', scellent l'attachement du peintre à la puissance du drame antique. Effarante, également, cette pièce consacrée à la crucifixion, qui, entre emphase et turpitude, noblesse et effroi, emprunte autant à l'art de Grünewald qu'au 'Boeuf écorché' de Rembrandt. Et puis, vertu majeure de l'exposition, cette présentation du contenu de l'atelier, écuries mythiques naguère jonchées d'images issues du 'Cuirassé Potemkine', comme de l'album de Muybridge, dont Bacon reprend la fragmentation du mouvement. En atteste ce 'Triptyque en hommage à George Dyer', où la figure de son amant et modèle favori se prête aux morcellements et distorsions les plus radicales. De déformations en turbulences, cette vaste rétrospective offre un hommage majeur à un bourreau de la couleur, qui, entre déni de l'abstraction et goût pour la figuration, a su équarrir l'âme humaine et son hédonisme désespéré. Paloma Blanchet-HidalgoPublié par philippelamiral à 07:29:50 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
"Le masque de chien (autoportrait) " 2002,Gérard Garouste, huile sur toile, 92 x 73 cm
Fonds National d’Art Contemporain, Ministère de la culture et de la communication
l’Académie de France à Rome consacre une grande exposition à Gérard Garouste, l’un des peintres français les plus internationalement reconnu, qui propose un parcours autour de soixante-dix œuvres. L’exposition commence par la série des portraits de commande d’anonymes, de personnes connues ou de proches. Ces toiles opèrent un retour classique à la tradition : une confrontation au réalisme et à la ressemblance de ses modèles. Viennent ensuite les œuvres représentant les différents thèmes abordés par l’artiste durant plus d’une vingtaine d’années : textes classiques tels que Rabelais (la Dive Bacbuc), Dante (La Divine comédie), Cervantès (Don Quichotte), ou même son histoire personnelle. Des sculptures, des petites huiles et indiennes (grands panneaux de toiles suspendus à la manière des tapisseries) complètent l’exposition.
L’atelier du Bosco clôt la rétrospective avec des tableaux inspirés par Tal la Rosée, une histoire inspirée du Pentateuque.

Gérard Garouste, vue de l'exposition "Gérard Garouste. La Bourgogne, la famille et l'eau tiède"
à la galerie templon à Paris photo Olivier de Champris

Un proverbe chinois affirme : « Quand le sage montre la lune, le sot regarde le doigt. » Tentons de transposer : confronté à un tableau, le même sot ne regarderait que le tableau en tant qu’objet, s’arrêterait au premier degré, celui du graphisme, de la composition, de l’harmonie des couleurs, sans tenter de comprendre le message de l’artiste, les forces qui le sous-tendent, l’histoire dans laquelle il s’inscrit.
Michel Onfray n’a rien d’un sot. Dans un essai passionnant au titre énigmatique (lire l’ouvrage permet de résoudre cette énigme), L’Apiculteur et les Indiens (Galilée, 128 pages, 24 €), le regard qu’il porte sur l’œuvre du peintre Gérard Garouste ne se limite donc pas à ce « premier effet rétinien ». Comme il le souligne, « la rétine, c’est aussi et surtout du cerveau projeté en interface du monde et de l’être. De sorte qu’il existe un effet rétinien second, celui du sens. Après l’effet du saisissement plastique pur, on débouche, normalement, dans la clairière de la signification. »
Mais, avec Gérard Garouste, face à son œuvre baroque, complexe et tourmentée, se trouve-t-on vraiment dans une clairière ? Peut-être, mais, pour y parvenir, il faut auparavant traverser une forêt dense, accepter de s’égarer un peu, de s’égratigner aux ronciers du questionnement et, surtout, savoir lire les signes qu’il a déposés tout au long du chemin – en d’autres termes, interpréter les indices qu’il a discrètement placés dans ses toiles. Michel Onfray nous aide à parcourir ce labyrinthe, avec, pour fil d’Ariane, la vie du peintre, son terrible secret – de ces secrets de famille qui font les délices de Claude Chabrol lorsqu’il croque, dans tous les sens du terme, l’honorable bourgeoisie.
Ces signes, quels sont-ils ? L’auteur les identifie dans une liste non exhaustive : « Créatures fantasques, anamorphoses de corps pneumatiques, physiologies oniriques, chimères mentales, créatures extravagantes, situations abracabrantesques, visages grimaçants sur des corps fragmentés, schémas corporels réinventés, bestiaires magiques, flore mystique, danse de figures talmudiques et autres révolutions plastiques du réel –, emportés dans un vortex sans fin. » On pense à Jérôme Bosch, à Goya, à Francis Bacon. J’y reviendrai.
Car, avant d’aller plus loin, il faut lever le voile sur ce secret : le père de l’artiste appartient à la « catégorie du salaud » : farouchement antisémite par conviction, il avait construit sa fortune (dans l’industrie du meuble) par spoliation des biens des Juifs pendant l’Occupation et en tirait plus de fierté que de remords. Garouste naît juste après la Libération, il n’est pas responsable de son ascendance mais qu’importe, la figure de ce père, violent, cynique, le hante, le ronge, le détruit. Jusqu’à la folie – une folie temporaire, dépressive, mais qu’il faut toutefois prendre au sens asilaire du terme.
Avec la sympathie évidente qu’il éprouve pour le peintre, Michel Onfray se livre à l’exploration de plusieurs de ses tableaux, dont la plupart sont reproduits dans le cahier d’illustrations. Il en décrypte les symboles, à l’aide d’informations livrées par Gérard Garouste lui-même. Cette approche n’a rien de simple car, si le peintre sème quelques cailloux blancs sur son sentier, il en dissimule d’autres parfois, obligeant à un constant jeu de piste qui, tout le long du livre, tient le lecteur en éveil.
On comprend vite quelle importance occupe le secret de famille dans l’œuvre de l’artiste. Ce fils d’antisémite, élevé par lui dans un catholicisme rigoureux, voire étouffant, va apprendre l’hébreu pour lire et étudier l’Ancien Testament et le Talmud dans le texte, pour échapper à la traduction fautive – issue de « traductions de traductions » ou volontairement erronée – qui en est donnée par l’Eglise : « Mais comment l’Eglise pourrait-elle entendre la vérité de Gérard Garouste, qui est vérité pure, quand il affirme, à juste titre, que le christianisme se constitue par la spoliation du texte vétérotestamentaire dans le dessein de prouver la vérité de l’existence de son Messie en l’affublant des qualités dont le texte ancien disait qu’elles seraient celles de l’homme attendu pour sauver l’humanité ? » Un exemple ? La traduction délibérée d’almah par « Vierge », en lieu et place de « jeune fille nubile ».
Il serait difficile d’énumérer ici les symboles relevés par l’auteur ou d’en livrer ses interprétations sans risquer de dénaturer son propos et dérober au lecteur le plaisir de sa lecture. En revanche, on ne peut passer sous silence la belle définition que Michel Onfray donne de cet artiste : « un marrane inversé », et qu’il justifie ainsi :
« Certes, il ne se convertit pas, mais il pratique la sagesse juive au grand jour en se faisant l’exégète scrupuleux et très savant de quelques versets du Talmud sur lesquels il travaille longtemps pour en peindre l’aventure. De sorte que son projet de déchristianiser le judéo-christianisme le conduit à inverser la position habituelle du marrane qui est officiellement catholique, mais judaïsant en secret : lui paraît judaïsant dans son œuvre de peintre, mais catholique, non pas en secret, mais par la grâce pénible du baptême familial et du formatage de sa psyché par la religion de son père antisémite. »
L’Apiculteur et les Indiens est nourri d’érudition, mais aussi d’un enthousiasme chaleureux. Il offre un bel exemple de lecture de l’œuvre peint de Gérard Garouste. Pourquoi « de lecture » et non « de la lecture » ? Tentons de définir la nuance. L’œuvre d’un artiste est le fruit d’une rencontre entre l’histoire (la sienne, ici marquée par le secret de famille), l’Histoire (la grande, dominée ici par le XXe siècle) et l’histoire de l’art, dont la connaissance reste déterminante pour que l’œuvre puisse s’y inscrire, mais aussi par les jeux d’influences, d’inspirations, de références qu’elle dévoile. Méfions-nous toutefois des mots. Influences, inspirations, références ne signifient ni plagiat, ni copie. L’œuvre de Gérard Garouste s’impose dans son originalité propre. Mais le regard que peut porter sur elle l’historien de l’art différera forcément de celui du philosophe. Entre ces deux regards, il ne saurait être question de hiérarchie, encore moins d’opposition, mais bel et bien de complémentarité. Michel Onfray réagit en philosophe et en ami, il cherche à percer les secrets de l’œuvre à travers les fêlures et les fractures de l’homme, sa recherche d’identité ; il s’intéresse donc davantage à l’histoire et à l’Histoire. Sans négliger ces paramètres, l’historien de l’art s’arrêtera plus longuement sur les aspects relevant de son domaine : le grand mouvement d’évolution de l’art, les passerelles lancées, à travers le temps et l’espace, entre les créateurs.
C’est pourquoi, devant les toiles de Garouste, je ne puis m’empêcher de penser à Bacon (et à ses souffrances), à Chagall (ses personnages comme suspendus dans l’air, la présence fréquente d’animaux, son interprétation de la peinture juive qu’il avait parfaitement assimilée). Cependant, j’ai le sentiment que les inspirations de ce peintre illustrateur de Don Quichotte viennent de plus loin et, avant tout, d’Espagne. Difficile, en effet, de ne pas rapprocher son graphisme et sa palette de ceux du Gréco ; mêmes cieux tourmentés, gammes approchantes de rouges, d’ocres, de bleus, manières voisines de traiter le derme et, souvent, l’ombre et la lumière.
Difficile aussi de ne pas associer à ces corps fragmentés, disloqués, la Prémonition de la guerre civile de Dali (1936) et certains tableaux de Picasso (Guernica bien sûr, mais pas seulement). La guerre semble consubstantielle à bien des tableaux de Gérard Garouste. Et, d’ailleurs, comment tenter d’expliquer sa manière de peindre ses personnages (bras et jambes inversés, parfois mutilés, têtes posées dans un hasard étudié à de multiples endroits du corps…) sans se référer à la guerre ? Plus précisément, où trouver une scène bien réelle offrant cette même représentation de corps et de membres démantelés, livrés au désordre de l’amoncellement, sinon dans les photographies des charniers d’Auschwitz ? Et comment ne pas songer à leur lien, direct ou indirect, avec un père dont le fils s’est fixé comme but de réparer les erreurs ?
Mais il est plus difficile encore de comprendre certaines peintures reproduites dans L’Apiculteur et les Indiens sans se référer à Goya et, plus spécifiquement, à sa célèbre série de 80 gravures réunies sous le titre Les Caprices (Los Caprichos, 1799) qui lui valut interdiction de la censure et confrontation avec l’Inquisition. En voici un exemple parmi d’autres : dans son essai, Michel Onfray donne une intéressante interprétation de l’âne – exactement opposée à la symbolique populaire – en le présentant comme une métaphore du sage, de la sagesse. Evoquant une toile, L’Etudiant et l’autre lui-même, il écrit : « L’étudiant, Garouste lui-même, arbore le visage attentif et tendu de celui qui apprend ; en même temps qu’il est chargé, non pas comme un baudet, mais d’un baudet. » Or, on retrouve dans Les Caprices plusieurs gravures (notamment les planches 37 à 42) qui viennent étayer son propos. Ainsi en est-il de la planche 37 (Si sabrá más el discípulo?) dans laquelle un âne enseigne l’alphabet à un ânon. Quant à la planche 42 (Tú que no puedes), il suffit de la comparer à L’Etudiant et l’autre lui-même pour que la communauté d’inspiration devienne évidente ; elle prouve que Garouste a assimilé Goya pour se livrer, en toute liberté, à sa propre création, originale entre toutes.
Michel Onfray s’agace que des commentateurs fassent « de Gérard Garouste un peintre réactionnaire, conservateur, emblématique d’un retour à la figure comme antidote arrivant fort à propos pour guérir de la modernité issue de Marcel Duchamp. » Retour à la vieille querelle des anciens et des modernes ! Il a raison. Loin de jouer à rassurer, cet artiste questionne. Ses compositions déroutent et inquiètent d’autant plus que sa technique se rapproche précisément de celle des classiques. Il invite à la réflexion dans chacune de ses toiles. Et il nous invite, finalement, à nous rapprocher de la vraie sagesse de l’âne. Savatier
Entretien avec Gérard Garouste
Propos recueillis par Michela Greco
Cette exposition est la première rétrospective de vos œuvres en Italie, et notamment à la Villa Médicis. Qu'est-ce que cela signifie pour vous ?
La Villa Médicis est l'endroit de l'académisme par excellence, mais aussi de son contraire. C'est ici que, à l'origine, on envoyait les Prix de Rome et c'est ici que l'on formait de bons artistes académiques. Plus tard André Malraux a cassé ce système, tout en soulignant qu'il ne suffit pas d'être un bon artisan pour être un bon artiste, comme le dit également Marcel Duchamp. Malraux a donc opéré une rupture avec le passé et une ouverture vers le futur, en déclenchant une aventure moderne. Aujourd'hui les artistes, et parmi eux les pensionnaires de la Villa Médicis, profitent de tous les media tout en gardant un lien étroit avec le passé. Les différentes catégories et disciplines n'ont plus la même valeur qu'à l'époque : moi-même, je m'exprime avec la peinture parce que c'est ce que je suis en mesure de faire, mais je pourrais aussi bien utiliser le cinéma en tant que moyen d'expression. Grâce à Malraux et à Duchamp, en effet, on s'est débarrassé des catégories, on est sortis de dogmes de l'avant-garde. Et l'Académie de France à Rome est une institution-symbole, qui invite les artistes à prendre conscience de leur passé et en même temps à faire des propositions pour l'avenir, sans pourtant tomber dans le piège du passéisme.
Quel est le parcours proposé par cette exposition ? Qu'y a-t-il en elle de « classique » et d'« indien »
Dans le cadre d'une rétrospective, c'est "classique" d'illustrer et de disposer les tableaux d'une manière chronologique. Parmi les peintures exposées à la Villa il y a une "Annonciation" - qui, par rapport à la lecture biblique, devrait représenter le début - et une " Véronique ", ou " Vraie Icône ", qui serait parfaite pour conclure le parcours. En commençant, comme ici, par la fin, ce parcours devient "indien" car il casse la chronologie traditionnelle. Dans cette exposition, le fait que la peinture ne soit pas au centre de mes préoccupations est aussi "indien" : je ne la considère que comme un outil au service des interrogations que je pose avec mon art. Normalement, devant l'art et la beauté, on est toujours passif : ce qui m'intéresse, c'est de susciter un esprit critique, de provoquer des questions, de me débarrasser des concepts de beau et de laid pour dépasser l'impasse de la société moderne. Ceci dit, il ne faut jamais aller dans une seule direction, mais plutôt trouver un équilibre entre " classique " et " indien ", entre raison et intuition : si l'on n'était que " classiques", on serait trop rigides ; par contre si l'on n'était qu' "indiens", on risquerait d'être fous.
Les mythes, et la religion en particulier, sont au centre de nombre de vos œuvres...
Mon propos n'est pas tout à fait religieux, la transcendance et la révélation ne sont pas les sujets de mon exposition. Ce qui m'intéresse, c'est plutôt l'exégèse, l'étude des textes originaux, car chaque traduction est une trahison. Il faut que les textes - et notamment la Torah, fondamentale pour le Judaïsme mais aussi pour le Christianisme et pour l'Islam - soient visibles et donc critiquables. Il faut revenir à l'ontologie, à l'étude de la relation entre les êtres, et éliminer des textes religieux leur fonction d'instruments de pouvoir. Il faut qu'on leur rende leur dimension physique et philosophique. L'artiste a pour tâche de restituer cette signification métaphysique que la religion a tendance à supprimer.
Quel est votre rapport à l'art italien et à ses protagonistes ?
Mon premier succès, je l'ai eu en Italie, pas en France. Giancarlo Politi, le directeur de Flash Art, une prestigieuse revue d'art internationale, avait vu mes peintures et avait dit : tu ne pourras pas avoir de succès en France, car là-bas il n'y a que l'art conceptuel qui marche, il faut que tu exposes en Italie ...
Publié par philippelamiral à 07:06:44 dans EXPOSITIONS | Commentaires (2) | Permaliens
"Looking towards Mornington Crescent Station, Night" 1972-1973
Frank Auerbach, huile sur isorel, 127 x 126,5 cm, State Art Collection, Art Gallery of Western Australia

"Park Village East from the Bridge" 2003, Frank Auerbach
Huile sur bois, 137,5 x 122,6 cm

"Park Village East - Summer II" 2005, Frank Auerbach
Huile sur bois, 50,8 x 45,7 cm.
"Je trouve que ça été fantastique, mais vraiment fantastique à l'époque, parce que les gens qui faisaient des tableaux figuratifs étaient vraiment ceux qui en ressentaient vraiment le besoin. Ça n'était plus à la mode, et c'était très bien comme ça, et je crois que ce qui a été aussi favorable, c'est que les peintres, qui avaient cessé de croire en la peinture se mettent à faire des installations et à placer de petits cartels dactylographiés sur les murs, parce que cela voulait dire que seuls ceux qui tenaient vraiment à peindre continuaient..."
Frank Auerbach
Occupant le même atelier à Londres, Primrose hill, depuis 1954, Auerbach porte un intérêt marqué à l'aspect matériel de la peinture, dans la lignée de peintres comme Soutine, De Staël ou Bacon. Peignant avec des surépaisseurs de matière, il porte son attention sur son environnement immédiat, paysage urbain, bâtiments ou parcs, série de portraits de personnes proches, dans une gamme de couleur terreuse, ou dans les noirs et blancs (Tête de Léon Kossoff, 1954). Ses paysages, traités en longs traits de peinture (l'Immeuble de la Shell vu de la Tamise, 1959), prennent à partir des années 60, comme l'ensemble de son œuvre, une gamme colorée plus riche et plus vive (To the Studios III, 1983), les portraits étant toujours déformés, dans une veine néo-expressionniste, par l'abondance et l'accumulation de la matière picturale (Tête de J. Y. M., 1980, The British Council).
Publié par philippelamiral à 08:33:25 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) | Permaliens
“Nu jaune” 1934, Pierre Bonnard, huile sur toile, 107,3 x 74 cm
Centre Georges Pompidou
"Autour du nu",
entre académies et avant-garde du XIXème siècle à nos jours
Espace culturel les Dominicaines de Pont-l'Evêque
et au Musée Langlois de Beaumont-en-Auge
du 27 juin 2009 au 27 septembre 2009
L'espace culturel et le Musée Langlois proposent une exposition collective de peintures, dessins, photographies, gravures et sculptures sur le thème du Nu du XIXe siècle à nos jours qui se déroulera pendant tout l'été 2009.
L'exposition "Autour du Nu" rassemblera une centaine d'oeuvres sur le thème du Nu avec notamment des artistes tels que Appel, Bacon, Bonnard, Bourdelle, Cézanne, Cremonini, Dali, Derain, Dufy, Klein, Maillol, Mason, Pignon-Ernest, Tapiès, Pissarro, Vinardel, Szafran, ...
Pourquoi la représentation du corps nu a-t-elle dominé la formation artistique en Europe depuis la Renaissance ? Quelle tournure prend cet exercice à l'heure des avant-gardes et de la provocation permanente ? Que le nu dit-il de notre rapport au désir, à la séduction, à la société, à nous-mêmes ? Les artistes n'ont pas tous la réponse. Mais certains soulèvent la question.
Publié par philippelamiral à 09:12:48 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
"Le Grammont" 1905, Ferdinand Hodler (1853 – 1918)
Huile sur toile, 65 x 105 cm, collection privée, Suisse
Passions partagées
De Cézanne à Rothko, chefs-d’œuvre du XXe siècle
dans les collections privées suisses
Du 26 juin au 25 octobre 2009
Pour ses 25 ans, l’Hermitage de Lausanne a sorti le grand jeu. L’institution propose un florilège de 108 œuvres allant «de Cézanne à Rothko».
Hommage à l’exposition inaugurale de la Fondation, L’impressionnisme dans les collections romandes (1984), mais surtout tribut à la clairvoyance des collectionneurs suisses, l’exposition de l’été 2009 veut marquer avec fougue l’anniversaire de la Fondation en mettant à l’honneur toutes celles et ceux qui, depuis 1984, ont généreusement accepté de partager en ces lieux leurs trésors avec le plus grand nombre. Placée sous le signe de la passion pour l’art, elle veut réunir, le temps d’une fête qui durera tout l’été, plus de cent chefs-d’œuvre du XXe siècle dans les collections privées suisses.
"La ruse symétrique" 1928, René Magritte (1898 – 1967)
Huile sur toile, 54 x 73 cm, collection privée, Suisse
Bacon, Baselitz, Braque, Bonnard, Calder, Cézanne, Dalí, Sonia Delaunay, Derain, Dubuffet, Ernst, Francis, Giacometti, Hodler, Kiefer, Klee, Klein, Léger, Magritte, Matisse, Miró, Monet, Picasso, Renoir, Richter, Rothko, Rouault, Signac, Soulages, Vallotton, Van Velde, Vlaminck, Warhol… Tous ces artistes, et bien d’autres encore, seront présents dans cette exposition coup de cœur, qui conduira les visiteurs sur les chemins de crête de l’art moderne, de l’impressionnisme à l’expressionnisme abstrait.
La Fondation de l'Hermitage
Située dans une belle demeure du XIXe siècle, la Fondation de l’Hermitage accueille des expositions temporaires consacrées aux Beaux-Arts.
Elle est entourée d’un parc magnifique, ouvert en permanence au public.
Tout en menant au fil des ans les indispensables développements liés à son succès et à l’accroissement de ses activités ; construction d’un pavillon d’accueil et de nouveaux espaces d’exposition et de conservation, constitution d’une collection, installation d’un auditorium et d’ateliers pédagogiques dans la ferme , la Fondation de l’Hermitage s’est donné dès l’origine pour mission essentielle l’organisation d’expositions de haut niveau dans le domaine des beaux-arts. Plus particulièrement centrées sur les XIXe et XXe siècles, ces manifestations lui ont permis, depuis un quart de siècle, de nouer des relations privilégiées avec les collectionneurs privés de Suisse. Leur grande générosité, leur engagement fort en faveur des arts, et le soutien constant et amical qu’ils ont apporté à l’Hermitage sont au cœur de la plupart des expositions mises sur pied dans l’ancienne maison de maître.
Le banquier Charles-Juste Bugnion achète la propriété de l'Hermitage, sur les hauteurs de Lausanne en 1841. Il y fait construire une maison de maître d'après les plans de l'architecte Louis Wenger. Les travaux, commencés en 1842, durent neuf ans. Sa femme, Jeanne-Marie Bugnion, s'occupe du vaste parc alentour et y plante des essences rares pour l'époque. En 1976, les descendants de la famille Bugnion donnent la maison ainsi qu'une partie du parc à la ville de Lausanne, qui restaure le bâtiment et lui redonne son éclat. La même année, la fondation privée naît. Elle a pour but d'entretenir et de faire connaître la demeure et, depuis 1984 de développer le musée dans le domaine des Beaux-Arts. Depuis cette année-là, deux à trois expositions sont organisées chaque année. La collection de la fondation comprend plus de 800 oeuvres. Elle est constituée de dons, legs et dépôts, à commencer par ceux de la famille Bugnion, qui comprend une galerie de portraits remontants au XIIIe siècle. Des peintres postimpressionnistes et des peintres vaudois du XXe sont aussi exposés dans la galerie. Lucie Schmidheiny lègue en 1998 une collection exceptionnelle : des Degas, des Braque, etc. Divers mécènes et donateurs privés ont également enrichi les collections de l'Hermitage. La Fondation pour l'art et la culture lui a ainsi confié une collection riche de quelque 350 sculptures, peintures, dessins et gravures. Un ensemble de porcelaines chinoises, allant du XIIe au XIXe siècle, propriété de la Fondation Vergottis, constitue un autre dépôt important.
Publié par philippelamiral à 07:08:23 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
Lena Gieseke Lena,une artiste allemande a réalisé un modèle 3D à partir du tableau de Picasso.
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