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Mes peintures

Présentation

                                                                                        "L'arbre jaune" (89 x 116 cm)


http://www.artabus.com/lamiral  


 


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Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification...


Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer. 




Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.


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OLiViER DEBRé | 09 août 2009

 

"Personnage brun-rouge" 1959-1960, Olivier Debré

Huile sur toile, 194,5 x 113,6 cm

 

Olivier Debré 
LE LAAC - Dunkerque

Lieu d'art et action contemporaine de Dunkerque
du 14 Mars 2009 au 20 Septembre 2009

 

Photographie de Cathy Christiaen

Autour de 'Personnage brun-rouge' (1959-1960) de la collection de Dunkerque, le LAAC organise une exposition originale et inédite, entièrement consacrée aux 'Signes-personnages' d'Olivier Debré. L'exposition rassemble une vingtaine de peintures, autant de dessins et quelques sculptures, datés entre 1945 et 1985. Vous pourrez découvrir : les premières compositions de 1945, oeuvres tragiques, inspirées notamment par l'horreur indescriptible des camps de concentration, les 'Signes-musiciens', dès 1946, énergiques et colorés, qui doivent encore beaucoup aux figures de Picasso, les dessins, dès la fin des années 1940 et durant les années 1950 où les verticales évoquent l'homme qui se dresse, qui doivent beaucoup aux idéogrammes chinois, et les personnages éclatés où l'être et l'espace ne font plus qu'un, dans un écho au signe. Une salle est consacrée à d'autres artistes dont le travail fait écho à celui d'Olivier Debré. Par ailleurs, la présentation des oeuvres de la collection est renouvelée entre mars et juin pour permettre de présenter autour de 'Bleu pâle à Royan', autre oeuvre d'Olivier Debré conservée à Dunkerque, de nombreux artistes de l'abstraction lyrique et informelle tels Jean Bazaine, Joan Mitchell, Alfred Manessier, Sam Francis, Pierre Soulages, Jean Degottex...

 

 

 

 

LE LAAC - Lieu d'art et action contemporaine de Dunkerque

Après huit ans de fermeture pour travaux de rénovation, le Musée d'Art Contemporain (MAC) de Dunkerque rouvre ses portes au public. Transformé en un Lieu d'Art et d'Action Contemporaine (LAAC), terme plus approprié, l'établissement se veut inscrit dans son territoire et ouvert à la création actuelle. Il est dirigé par Aude Cordonnier, directrice du lieu. Il est entouré du jardin Jean Arp, ayant reçu le grand prix d'intégration de l'art de la Biennale Internationale des Arts de la Rue en 1980.

Un passionné d'art contemporain, Gilbert Delaine, ingénieur à la DDE a démarré sa collection dans les années 70, une véritable révélation née en découvrant par hasard l'œuvre de Joan Mitchell et de Sam Francis, l'abstraction lyrique. Il fonde en 1974 l'association L'Art Contemporain. Il se base sur la loi Malraux de 1961, sur le mécénat, sur l'article 1075 bis du code des impôts (déduction des obligations fiscales d'un pour mille du chiffre d'affaires au bénéfice des associations culturelles) et sur l'accord des artistes et des galeristes de lui offrir, pour chaque œuvre achetée, une pièce de même valeur. L'association contacte mille entreprises : une soixantaine, dont la moitié de la région, y répond.

Puis, il réussit à convaincre la municipalité de Dunkerque, qui n'a qu'un musée des Beaux-Arts depuis 1972, de créer un musée en échange du legs total de sa collection. Le paysagiste Gilbert Samel et l'architecte Jean Willerval en sont les concepteurs. Le 4 décembre 1982, le Musée d'Art Contemporain est inauguré au milieu d'un parc de sculptures, aux abords des chantiers de construction navale, le long du canal exutoire et près de la plage afin d'ouvrir l'art à la population et aux ouvriers, de s'intégrer dans la cité. C'est un succès pour la beauté du jardin de sculptures, la richesse des collections et l'originalité du bâtiment du style des années 1970/1980. C'est un véritable événement, un an avant la création des FRAC, un an avant l'ouverture du Musée d'Art Moderne de Villeneuve d'Ascq.

 
Jusqu'en 1986, le musée rencontre un vif succès. En 1987, la fermeture des chantiers navals, l'attirance pour les avant-gardes à travers les FRAC et les centres d'art, des désordres d'infiltration et l'absence de conservateur amènent la fermeture fin 1997 pour travaux de rénovation menés par le cabinet Benoit Grafteaux & Richard Klein architectes.

Le 24 juin 2005, le musée devenu le LAAC (Lieu d'Art et d'Action Contemporaine) est inauguré. Dans le cadre du projet Neptune (sur la friche des anciens chantiers navals, un quartier urbain est créé), le jardin de sculptures sera agrandi. L'objectif est d'ouvrir sur la création actuelle, multidisciplinaire (performances, installations, promenades musicales ou chorégraphiques, lectures, vidéos,…), de s'impliquer dans son territoire de par la proximité des habitants afin de leur permettre l'accès au monde contemporain, de travailler en synergie avec la Région et l'Eurorégion, de valoriser, de publier, de présenter la collection des années 1945-1980.
Très peu visible entre 1994 et 2005, la collection est encore largement méconnue, bien que l'une des plus significatives en France pour l'art des années 1960-1970, époque phare de la collection ; elle est également enrichie de plusieurs œuvres d'après-guerre. Elle est le panorama de la création française et du Nord de la France, représentative des grands courants des "Trente Glorieuses". Gilbert Delaine a privilégié l'art des artistes vivants et l'importance de certaines œuvres, comme l'ensemble de la Figuration Narrative ou de "Car Crash" d'Andy Warhol, au sein de sa collection. Sa grande spécificité est le cabinet d'art graphique du deuxième étage, riche de 930 œuvres, dont un tiers de peintures, avec 140 sculptures et assemblages et plus de 450 dessins et estampes. Elle est illustrée par une centaine de tableaux de l'abstraction lyrique avec Georges Mathieu, Alfred Manessier, Degottex, Kijno, Soulages, Olivier Debré,… art gestuel, tachisme,…ainsi que des Américains dont Joan Mitchell et Sam Francis.
Elle possède un ensemble unique et fabuleux du mouvement COBRA avec 75 œuvres de Karel Appel (dont le "Appel Circus", série emblématique de dix-sept sculptures-assemblages) et des pièces peu communes de César et Arman du Nouveau Réalisme. L'esprit ironique, souvent critique de la figuration narrative s'y retrouve avec Peter Klasen, Gérard Fromanger, Chasse-Pot, Bernard Rancillac. On peut y voir aussi l'expression de la stricte matérialité de Supports/Surfaces avec Claude Viallat, Christian Jacquard,… l'abstraction géométrique et le pop art avec Andy Warhol et quelques représentations d'artistes du Nord de la France dont le Groupe de Roubaix, comme Eugène Leroy, Jean Roulland, Arthur Van Hecke et Eugène Dodeigne.

Il est agréable de pouvoir revoir tous les mouvements artistiques, une petite révision, bien présentés. Le lieu possède de très belles pièces, hors du commun, complémentaires des circuits habituels. Nous tombons surtout sous le charme de cette collection inhabituelle et rare du mouvement COBRA. L'ensemble du lieu peut paraître incomplet, mais cette lacune devient au fil du temps un atout, surtout que la politique volontaire de la ville est de la compléter. Le LAAC met aussi en avant la sculpture extérieure avec l es "Pleureuses" d'Eugène Dodeigne ou les "Moutons" de Lalanne, ce qui manque dans bon nombre de villes.
Elisabeth Petibon

Publié par philippelamiral à 09:01:19 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) |

UNE PARTIE DE MOI-MêME... François Arnal | 15 juin 2009

 

"Il ment jamais" 2002, François Arnal, huile sur toile, 206 x183 cm 

 

"Je ne fais pas un tableau. Je ne construis pas, mais je jette une partie de moi-même sur une surface. Par analogie, j'explore le monde invisible et des forces mystérieuses."

             François Arnal

Portrait de François Arnal - Image tirée d'une vidéo pour l'Encyclopédie audiovisuelle de l'art contemporain - Auteur : Pantalaskas, 1995

François Arnal devient peintre en 1947.

En 1948, il arrive à Paris où il rencontre les peintres Pierre Dmitrienko, Rezvani et des écrivains dont Raymond Queneau, Hubert Juin, J.-C. Lambert et Alain Jouffroy.

François Arnal participe au mouvement de l'abstraction lyrique (Charles Estienne) et de l'art informel (Michel Tapié).

En 1960, il aborde la sculpture.

Puis il vit aux États-Unis six mois par an, où il expose et travaille jusqu'en 1964 où il se fixe à Paris.

Publié par philippelamiral à 06:56:15 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) |

FRANCOIS ARNAL à Saint-Roch | 14 juin 2009

 

"Le chevalier de l'Apocalypse" 1956, François Arnal
Huile sur toile, 200 x 200 cm

 

Exposition des peintures, sculptures et dessins 1955-2008

de François Arnal

au musée de l'Hospice Saint-Roch

à Issoudun du 20/06 au 20/09/2009

 

Le Musée de l'Hospice Saint-Roch à Issoudun présente une exposition exceptionnelle consacrée à François Arnal qui a entamé en 2008 un travail avec l'école des beaux arts de Bourges.

Suite à un workshop avec les étudiants, l'idée fut lancée de poursuivre l'aventure par une exposition conçue en commun avec le Musée. Cette exposition rassemblant un ensemble d'une cinquantaine d'oeuvres : peintures, sculptures et dessins de François Arnal depuis 1955 jusqu'à aujourd'hui est la première collaboration du genre entre un Musée et une école d'art.

          François Arnal 

François Arnal a commencé à peindre en 1947, et depuis il a exploré la peinture sur toile, en participant d'abord au mouvement de l'abstraction lyrique, de l'art informel... La sculpture, une de ses premières oeuvres est datée de 1963, est devenue un de ses modes d'expression, que ce soit avec le métal, le plexiglas ou encore le caoutchouc. Pour compléter cette brève présentation, il ne faut pas oublier la création de l'Atelier A en 1969 où il s'est retrouvé avec quelques amis : Arman, Brusse, Annette Messager, Télémaque, pour repenser l'environnement quotidien et dessiner des pièces de mobilier, luminaire... jusqu'en 1975.

 

Mais François Arnal est aussi poète et ces catégories descriptives sont insuffisantes pour évoquer sa recherche et son goût de la découverte, de l'expérimentation. Il aime dire : « tout me passionne », c'est ainsi que ses voyages, ses rencontres lors de ses longs séjours en Amérique, Inde, Mexique, ont marqué ses pratiques, ont augmenté la liberté de son geste.

Cette exposition présente en confrontation des oeuvres, de toutes les périodes et de tous les modes d'expression, qui composent le prisme des talents de l'artiste plasticien, designer. Affichée, dans son atelier, cette citation de Flaubert nous éclaire : « pour qu'une chose soit intéressante, il suffit de la regarder longtemps ».

Appliquons cette pensée à l'exposition et nous éduquerons notre regard à rechercher la cohérence de l'expression, des formes dessinées, en volume ou unidimensionnelle, uniques ou créées en série. Plus de cinquante tableaux, sculptures, objets, dessins appartenant aux collections publiques françaises et privées, de 1957 à aujourd'hui, sont rassemblées, et contemplons ce parcours dans cette unité proposée.

François Arnal, à la suite d'une invitation à l'école nationale des Beaux Arts de Bourges en 2008, a bienvoulu prolonger son travail avec un groupe d'élèves, leurs professeurs Nicolas Hérubel et Didier Mencoboni au musée de l'Hospice Saint-Roch ; le choix des oeuvres et leur scénographie ont été le fruit de ce travail. Un workshop dans son atelier en avril 2009, dont le résultat est présenté, a couronné cette rencontre généreuse.

 

Le musée de l'Hospice Saint-Roch

Le musée de l'Hospice Saint-Roch d'Issoudun occupe l'emplacement de l'ancien Hôtel-Dieu, fondé au XIIe siècle, et reconstruit au XVe. Ce vaste et bel édifice comprend une chapelle et des salles des malades du XVe siècle ainsi que deux ailes du XVIIe et du XVIIIe siècle. Ce patrimoine classé rassemble les Arbres de Jessé, un ensemble archéologique de la civilisation celte, des sculptures du VIIIe au XVe siècle, et l’apothicairerie...
Depuis 1995, une extension contemporaine signée par l'architecte Pierre Colboc abrite les expositions temporaires, consacrées à des artistes de notre siècle. Par son architecture autant que par sa vocation muséographique, le musée de l'Hospice Saint-Roch réalise l'alliance du passé et du présent, des richesses patrimoniales et de l'art contemporain.

Publié par philippelamiral à 09:01:02 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) |

TECHNIQUE RASSIE... Jean Fautrier | 09 mai 2009

 

"Petite boîte carrée" 1955, Jean Fautrier

Huile sur papier maroufle sur toile, 33 x 41 cm

Désigné en son temps comme l'un des pionniers de l'art « informel » - courant issu de l'abstraction lyrique et mis au jour en France, en 1951, par le critique Michel Tapié -, le peintre Jean Fautrier, qui fut aussi graveur et sculpteur, exprima en plusieurs occasions sa perplexité vis-à-vis de cette allégation, allant même jusqu'à mettre en doute la réalité d'un art « informel » spécifiquement moderne. Ainsi qu'il l'écrit en 1958 : « le tourment intérieur qui secoue la peinture d'aujourd'hui n'est [...] pas neuf ». Si « les peintres d'intérieurs et de natures mortes sont ceux qu'on ne regarde plus - exception d'autrefois faite règle », selon lui, « le vrai rôle du tableau » demeure le même : « être placé sur le meuble pour remplir l'espace nu ». L'artiste précise par ailleurs : « Ce qui compte est le besoin de peindre. » Aussi Fautrier affirmait-il que vouloir scinder, comme on le fait parfois, son œuvre en deux phases, figurative puis informelle, revenait à décréter l'existence d'un point de rupture là où ne s'était jamais jouée qu'une réinvention perpétuelle « de ce qui est ».

 

Jean Fautrier ; photo de Robert Descharnes

S’interrogeant sur les médiums traditionnels de la peinture, Jean Fautrier y discerne une impasse. Il réfute cet usage des matériaux traditionnels, car il y perçoit un divorce avec le monde contemporain : l’emploi d’outils usés qui condamnent la peinture à un monologue inaudible.

 

"De toute manière, aussi longtemps que le peintre se limitera exclusivement à une technique rassie, usée par quatre siècles - la peinture à l’huile - il sera conduit à une œuvre précieuse dont la magie a cessé de nous trouver - l’œuvre unique - avec tout ce qu’elle comporte déjà, pour nous, de dégoût dans sa touche sacrée et éphémère ; œuvre qui, par sa rareté, vient en contre-sens de la poussée d’une civilisation qui fabrique ; par sa rareté, conduit à cette sorte de démonstration historique – le musée - où elle s’expose dans un vide."

                                       Jean Fautrier    

 

Si l’on exclut l’insistance de Fautrier sur la rareté de l’œuvre, on retrouve dans cette citation le débat classique, ou, faudrait-il dire, le combat entre art et décoration, qui préoccupe un grand nombre d’artistes pendant une majeure partie du XXème siècle. Mais Fautrier l’évoque dans un renversement : ce qui est condamné n’est pas « une civilisation qui fabrique », mais une « technique rassie, la peinture à l’huile », « la touche sacrée et éphémère », et finalement l’œuvre qui ne conduit à plus aucun partage du regard, puisqu’elle n’est que « démonstration historique » et « s’expose dans un vide ». Antoine Perrot

 

 

"L'écorché" 1944, Jean Fautrier, huile sur papier marouflé sur toile
 
80 x 115 cm, centre Georges Pompidou, Paris

 

L’obstination du sujet

 

Un peintre, notait André Malraux, qui a pour adversaire beaucoup de peintres, pour admirateurs la plupart des poètes. » Jean Fautrier a créé dès les années vingt naissance depuis Picasso », écrit : « Chacun de ses tableaux s’ajoute à la réalité avec vivacité, résolution, naturel. » S’ajoute : ne la reproduit pas.

 

Prégnance du sujet pourtant : parmi les tableaux les plus célèbres de Fautrier, on connaît la série des Otages. Ne pas s’attendre à y trouver représentés des corps ou des situations qui expliqueraient ou exposeraient ce titre. Fautrier les a peints en se rappelant le bruit des détonations : près de chez lui, en 1943, on fusillait des otages. Mais les toiles sont avant tout de la peinture, au sens le plus matériel du terme, couche sur couche et pigments mêlés. Ponge avait-il raison de voir dans ces tableaux « presque autant de peinture sur la toile que de chair [sur] un visage » ? Paulhan (qui fut aussi grand promoteur de Fautrier) paraît viser plus juste quand il souligne qu’en peinture, un grain de raisin, « ça peut aller très loin » : chez Fautrier, la matière « vient à égalité » avec le fruit. « Elle n’est pas inférieure au fruit. » Fautrier « n’obéit pas moins aux volontés de l’huile et de l’enduit, à quelque besoin de sa pâte, qu’aux jeux réels de la nature et des rochers, du soleil ou de l’ombre ».

Dès 1945, c’est bien sûr un peintre, Dubuffet, qui proteste contre cette manie d’hypostasier le sujet (déjà, au milieu du XIXe siècle, Zola louait Manet d’avoir su évacuer le sujet [des bottes d’asperges] au profit de la peinture). Après avoir vu avec enthousiasme les Otages, Dubuffet écrit à Paulhan : « Je ne voyais pas d’otages dans tout cela, il ne me paraissait pas du tout utile de mêler des otages à tout cela, mais que c’était une manie de peintre. » Et il semble bien, en effet, que le désir de Fautrier ait consisté à représenter toujours moins, pour exprimer toujours plus. Résultat, écrit Paulhan : « Une étrange pâte, et fort déplaisante à regarder. Ce qui forme tant de vapeurs et de poudroiements, les plus subtils peut-être mais les plus violents qu’on ait jamais vus dans un tableau, ce sont d’épais grumeaux aplatis, un badigeon de fard, tout un sabrage de craie grasse. L’on découvre que Fautrier s’est fabriqué une matière à lui, qui tient de l’aquarelle et de la fresque, de la détrempe et de la gouache, où le pastel broyé se mêle à l’huile, à l’encre et à l’essence. Le tout s’applique à la hâte sur un papier gras, qu’un enduit colle à la toile. L’ambiguïté en quelque sorte y quitte le sujet. Elle se fait peinture. Belinda Cannone

 

Publié par philippelamiral à 09:28:46 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (2) |

MARS 2006 | 12 novembre 2008

 

"Mars" Acrylique sur toile, 234 x 197 cm, 2006

Publié par philippelamiral à 08:04:03 dans LAKS Claudie (abstraction lyrique) | Commentaires (3) |

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Lena Gieseke Lena,une artiste allemande a réalisé un modèle 3D à partir du tableau de Picasso.

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