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Mes peintures

Présentation

                                                                                        "L'arbre jaune" (89 x 116 cm)


http://www.artabus.com/lamiral  


 


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Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification...


Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer. 




Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.


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FAUVES ET EXPRESSIONNiSTES | 07 novembre 2009

 

"Autoportrait avec pentagramme" 1922, Otto Müller

Huile sur toile à sac 120 x 75,5 cm, Von der Heydt-Museum Wuppertal

 

Fauves et expressionnistes
Musée Marmottan-Monet - Paris

Du 28 Octobre 2009 au 20 Février 2010

 

Le musée Marmottan-Monet présente cinquante oeuvres d'artistes expressionnistes et fauves, issues des collections du musée Von der Heydt de Wuppertal. A travers ces chefs-d' oeuvre, l'exposition offre un panorama de l'évolution de l'art moderne, de l'expressionnisme à la Nouvelle Objectivité. Elle met l'accent sur les deux principaux mouvements qui marquèrent l'avènement de l'art moderne en Allemagne avant la Première Guerre mondiale : les Expressionnistes du groupe Die Brücke fondé à Dresde en 1905 - Kirchner, Heckel, Schmidt-Rottluff... - et ceux de la NKVM (Nouvelle association des artistes de Munich), mouvement qui donnera naissance en 1911 au Blaue Reiter - Kandinsky, Jawlensky, Marc, Macke et Münter. Ainsi, la sélection s'étend de Munch, Nolde, des Fauves français Dufy, Braque, Vlaminck et Van Dongen, des artistes du Brücke et du Blaue Reiter, aux représentants de l'expressionnisme autrichien comme Kokoschka et Oppenheimer, et jusqu'aux principaux protagonistes de la Nouvelle Objectivité, Beckmann, Otto Dix et George Grosz. Cette confrontation entre les différents courants révèle des parallèles, mais aussi des différences dans les conceptions des Expressionnistes allemands et des Fauves français. L'exposition tient compte également des précurseurs de l'expressionnisme et de ses grandes figures indépendantes. En invitant l'expressionnisme dans le haut lieu de l'impressionnisme, le musée Marmottan-Monet innove et promet la surprise.

Cinquante oeuvres expressionnistes et fauves s’exposent dans une confrontation colorée.
Divergences sur le fond mais rassemblement sur le plan stylistique, l’expressionnisme exacerbe les couleurs, utilise la distorsion ou l’éclatement des formes.
Un échange entre le musée Marmottan à Paris et le musée Wuppertal en Rhénanie, grâce à leurs directeurs respectifs, Jacques Taddeï et Gerhard Finckh tente d’en cerner les mouvements.
Le groupe expressionniste Die Brücke fondé par 4 étudiants d’architecture à Dresde en 1905 est fondateur de ce qui allait être une constellation de mouvement.
"La première chose pour les artistes était de dessiner en toute liberté un corps humain libéré dans une nature libre" écrit Kirchner, dont l’atelier servit de lieu d’expérimentation et de vie à tous les membres de Die Brücke.
"Nous savions parfaitement ce que nous voulions quitter, quant à savoir où nous arriverions, c’était moins évident" nous dit Erich Heckel, membre du groupe Die Brücke.

D’autres mouvements comme Blaue Reiter partage la palette de couleurs (vert acidulé, jaune d’or, bleu outre-mer, orange mandarine, ou encore violine) qui fait la caractéristique de ces mouvements. Le mot d’ordre semble être de se rapprocher de la nature, de la puissance vitale, de la forme dynamique qui est la vie en prenant appui sur son propre monde intérieur. "besoin pur et naïf de réunir harmonieusement l’art et la vie" écrivait Kirchner en 1923.
Kandinsky pousse l’inspiration jusqu’à l’abstraction en 1910, collant à la lettre à cette phrase de Jawlensky : "Il faut s’éloigner d’une vision impressionniste de la nature pour en arriver à une sensation de l’essence des choses, à une abstraction, à une restitution de l’extrait."

 

Présentation du musée Marmottan-Monet

Situé dans l'ancienne demeure de Paul Marmottan, face au jardin de Ranelagh, le musée Marmottan-Monet est le fruit de nombreuses donations, parmi lesquelles celles de Michel Monet, le second fils du peintre impressionniste.  Connu également pour ses collections de l'époque Empire, le lieu a été créé en 1934 dans un hôtel particulier du XIXe siècle donné par l'historien et collectionneur Paul Marmottan à l'Institut de France en 1932. Le musée Marmottan se spécialise d'abord dans les collections Empire, avant de devenir l'une des collections impressionnistes les plus importantes de Paris à la suite de legs conséquents. Aux côtés des oeuvres de Monet, on trouve ainsi des toiles de Pissaro, Morisot, Renoir ou encore Caillebotte. Au rez-de-chaussée, une suite de salons présente des pièces exceptionnelles de mobilier Empire et de splendides tapisseries, ainsi que des témoignages de l'influence sur le mobilier de la campagne d'Egypte. Au sous-sol et au premier étage sont exposées les oeuvres impressionnistes, quand ne sont pas organisées d'expositions temporaires.

Présentation du musée Von der Heydt de Wuppertal

Le musée Von der Heydt de Wuppertal, qui fêta en 2002 ses cent ans d’existence, compte parmi les institutions les plus remarquables de Rhénanie-Westphalie. Fondé à Elberfeld en 1902 par des amateurs d’art éclairés, il fait partie des institutions muséales relativement récentes d’Allemagne. Il est situé en plein centre de Wuppertal-Elberfeld, son siège étant abrité dans l’ancien hôtel de ville d’Elberfeld. Érigé dans la première moitié du xixe siècle d’après les plans de Johann Peter Cremer, le bâtiment est considéré aujourd’hui comme le plus bel exemple d’architecture néoclassique de Rhénanie.

Le musée vit le jour dans une atmosphère d’euphorie due à l’essor industriel.

Réunies en 1929 sous le nom de Wuppertal, les villes autonomes d’Elberfeld et de Barmen comptaient au début du xxe siècle parmi les villes les plus riches d’Allemagne. L’industrie de transformation du fer et l’activité textile, florissantes, apportèrent à la vallée de la Wupper une extraordinaire prospérité. En 1900, la double cité était l’une des huit plus grandes villes d’Allemagne, avec près de 300 000 habitants. La même année fut inauguré, en présence de l’empereur Guillaume ii, le métro suspendu (Schwebebahn), emblème de Wuppertal.

L’attachement des entrepreneurs pour leur ville, conjugué à leur désir d’agir positivement en sa faveur, donnèrent naissance à un mécénat dont la générosité s’exprima à travers des dons conséquents au musée. L’engagement artistique de collectionneurs privés connaît à Wuppertal une tradition particulière : le musée Von der Heydt doit une large part de son importante collection d’art à des fondations privées, notamment aux dons d’August et Eduard von der Heydt. C’est d’ailleurs à ses principaux mécènes, la famille Von der Heydt, que le musée doit son nom depuis 1961. Les fondations actuelles, la Brennscheidt-Stiftung et la Renate und Eberhard Robke Stiftung, s’inscrivent dans la continuité de ce mécénat bourgeois.
À côté du musée d’Elberfeld (actuel musée Von der Heydt) fondé en 1902, le Barmer Kunstverein créé en 1866 (devenu en 1946 le Kunst- und Museumsverein Wuppertal) formait un autre centre vivant de l’activité artistique. Ces deux institutions rivalisaient dans leur défense de l’art moderne. Montrée d’abord au musée d’Elberfeld en 1910, puis au Barmer Kunstverein dans la Ruhmeshalle de Barmen, l’exposition de la Neue Künstlervereinigung München (Nouvelle Association des artistes de Munich), mouvement précurseur du Blaue Reiter, donna le signal de la diffusion de l’expressionnisme en Rhénanie. Se succédèrent dès lors au Barmer Kunstverein des expositions consacrées à Adolf Erbslöh, Alexej von Jawlensky, Oskar Kokoschka, August Macke, Franz Marc, Emil Nolde et Marianne Werefkin, qui jalonnèrent la marche triomphale de l’art moderne jusqu’à la Première Guerre mondiale.
Les collections actuelles du musée sont constituées pour l’essentiel d’oeuvres des xixe et XXe siècles. À ce noyau central s’ajoute un ensemble de tableaux hollandais du XXVIIe siècle. Le romantisme allemand est représenté par Achenbach, Blechen et Overbeck, mais aussi par les « Deutschrömer » (Allemands de Rome) Böcklin et Marées. Un grand maître du romantisme français est également présent, en la personne de Delacroix. Corot, Courbet, Rousseau, Daubigny, Monet, Manet, Degas et Toulouse-Lautrec, puis Cézanne, Van Gogh, Gauguin, Braque et Derain, permettent de suivre l’évolution de la peinture française depuis le naturalisme et le réalisme, puis l’impressionnisme, jusqu’au fauvisme. Liebermann, Corinth et Slevogt illustrent les différentes facettes de l’impressionnisme allemand. Les tableaux de Hodler, Munch et Picasso témoignent eux aussi de l’avènement de l’art moderne au début du XXe siècle. Les oeuvres de l’expressionnisme allemand, illustré notamment par les artistes de Die Brücke et du Blaue Reiter, Kirchner, Heckel, Schmidt-Rottluff, Pechstein, Müller, Nolde, Jawlensky, Kandinsky, Marc, Macke et Münter, comptent parmi les trésors les plus précieux du musée. La Nouvelle Objectivité des années 1920 est elle aussi remarquablement représentée par des oeuvres majeures d’Otto Dix et de Max Beckmann. Les tableaux d’Oskar Schlemmer et de Willi Baumeister assurent la transition avec l’art constructif et la peinture abstraite. Viennent ensuite des exemples de la peinture informelle des années 1950. Les diverses tendances internationales de l’art contemporain depuis les années 1960 trouvent également leur place dans les collections de Wuppertal : « réalisme capitaliste » de Richter et Polke, « Hard-Edge-Painting » d’Ellsworth Kelly, « Minimal Art » de Donald Judd, variations sur le thème de la peinture « fondamentale » depuis Ulrich Erben jusqu’à Joseph Marioni. L’art du début du XXIe siècle n’est pas en reste, avec de nouvelles approches des motifs narratifs et fictifs, et un traitement expérimental de la forme et des matériaux. Le musée possède quelque 2 000 peintures, 400 sculptures et 20 000 travaux sur papier.

Coordonnées du musée Von der Heydt
Turmhof 8
42103 Wuppertal
Allemagne

Publié par philippelamiral à 09:25:38 dans EXPOSITIONS | Commentaires (4) |

LUNièRE | 06 octobre 2009

 

"Doppelglasscheibe Double Pane of Glass (double panneau de verre)" 1977

Verre, fer, peint en gris sur un côté, 200 cm X 150 cm   

Musée départemental d'art contemporain, Rochechouart, Haute-Vienne, France

 

Lunière (Giovanni Anselmo, Christian Boltanski, Philippe Decrauzat,

Thierry Kuntzel, Wolfgang Laib, Anthony McCall, Gerhard Richter)

Musée départemental d'art contemporain de Rochechouart

Du 10 octobre au 14 décembre 2009

 

En écho à la proposition de Tobias Rehberger, "Lunière", emprunte son titre à un néologisme poétique de Raoul Hausmann :

"Mais vous demandez ce qu'est la lunière ? C'est le crépuscule du côté de la Lune inconnu des Terriens. Là, où seulement les chats ou les lunatiques voient" écrivait dans un poème (L'ange du ciel) le dadaïste en 1967.

Sous ce titre, ce nouvel accrochage regroupe neuf oeuvres de la collection du Musée départemental d'art contemporain de Rochechouart. En 1975, décidant de poursuivre son travail sur le cinéma en se débarrassant de l'appareillage technique associé à celui-ci (la caméra, l'appareil de projection), Anthony McCall s'est contenté de deux données fondamentales : le temps et la lumière. Le résultat est Long film for ambient light, soit une pièce vide où deux sources lumineuses (une ampoule et la lumière du jour) jouent un film dont la longueur est celle du temps de l'exposition. C'est sur la base de cette interrogation que le Musée a choisi de présenter sur un étage une sélection d'oeuvres de sa collection. De la dilatation de l'espace-temps par la lumière, l'écriture et les reflets chez Thierry Kuntzel (Here, there, then, 1977) à la fabrication d'un écran de lait, surface à la luminosité lunaire de Wolfgang Laib (Pierre de lait, 1976), en passant par les reflets gris de la peinture de Gerhard Richter (Double panneau de verre, 1977), les neuf oeuvres présentées ici composent avec la lumière pour en décomposer un prisme d'expérience. Avec L'ange (1985), Christian Boltanski propose la réinvention d'un théâtre d'ombres et de lumière, tandis qu'en marchant vers la chute du soleil, Giovanni Anselmo (Interférence sur la gravitation universelle, 1969) retient la tombée de la nuit. Dans Landscape for fire, réalisé quatre ans avant Long film for ambient light, Anthony McCall dessine dans le paysage une structure géométrique composée de flammes. Relecture des films à clignotement du cinéma structurel des années 1970 (les flicker film), After birds (2008) de Philippe Decrauzat (oeuvre acquise par le Musée cette année) est une oeuvre qui construit, à partir du motif des oiseaux captés dans le film éponyme d'Hitchcock, un scintillement entêtant qui démarre sur une figure géométrique et s'achève sur l'hallucination optique d'un test de Rorschach.

 

 

 

  • LE CHATEAU DE ROCHECHOUART
    Sur un promontoire rocheux, le château occupe un site remarquable dominant la vallée de la Graine et de la Vayres. Les bâtiments, pour l'essentiel, datent du XVe siècle avec la cour intérieure et son élégante galerie Renaissance. La partie la plus ancienne, comprenant le châtelet d'entrée et le donjon, remonte au XIIIe siècle. Lors de la Révolution française, le château fut pillé, son mobilier et ses archives dispersés. Le département de la Haute-Vienne rachète en 1836 le château à la famille des Rochechouart. L'édifice a depuis fait l'objet de plusieurs campagnes de restauration et de réhabilitation. En 1985, le Département décide d'y installer un musée d'art contemporain.
  •  

    Entrée du château-musée de Rochechouart, Haute-Vienne, France

     

  • GALERIE D'HERCULE
    Cette fresque peinte en grisaille datant du premier quart du XVIe siècle, retrace les épisodes de la vie du célèbre héros mythologique.
  • SALLE DES CHASSES
    Cette peinture murale richement colorée, relate une journée de chasse au cerf aux environs du château de Rochechouart, au tout début du XVIe siècle.
  • LE MUSEE
    Le musée départemental d'art contemporain regroupe une collection exceptionnelle d'œuvres d'artistes représentés dans les plus grands musées d'europe. La présentation de la collection permanente est renouvelée fréquemment et s'accompagne d'expositions temporaires, autour des thèmes privilégiés développés par le musée : paysage, histoire, imaginaire.
  • Publié par philippelamiral à 07:21:34 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) |

    ALBERT OEHLEN | 04 octobre 2009

     

    "Sans titre" dyptique, 2008, Albert Oehlen, huile et papier sur toile


    Albert Oehlen
    23 oct.-03 janv. 2009
    Paris 4e. Galerie Nathalie Obadia

    La galerie Nathalie Obadia est très heureuse de présenter les œuvres récentes d'Albert Oehlen. C'est la quatrième collaboration avec la galerie Nathalie Obadia suite aux expositions du Musée de Strasbourg en 2002 et du Frac Auvergne en 2005. 

    Albert Oehlen est considéré comme l'un des plus importants peintres de sa génération. Héritier de Gerhard Richter, Sigmar Polke ou Baselitz, il interroge et expérimente les multiples possibilités de la peinture. Élève de Sigmar Polke, contemporain et ami de Martin Kippenberger disparu en 1997, il demeure une référence pour la plus jeune génération de peintres allemands, tels que Daniel Richter et Jonathan Meese tout comme pour d'autres en Europe et aux Usa.

    À l'occasion de cette exposition, Albert Oehlen montre un ensemble de peintures et collages combinant les références aux publicités et médias de différents pays où il travaille comme l'Espagne et l'Allemagne.

    Ces associations d'images et de textes apparaissant comme des assemblages libres sont en fait des constructions de langages picturaux entre abstraction et figuration. L'humour est toujours présent dans son travail et l'on reconnaît également un rythme proche de la musique contemporaine qui le passionne.

    On y retrouve aussi les approches picturales de Francis Picabia du mouvement Dada ou de Fernand Léger. La société de consommation y est abordée dans un mélange de cultures foisonnantes. Avec le pinceau classique et l'oeil "aiguisé" de l'artiste observateur, les œuvres sont conçues avec une énergie très personnelle.

    Dans sa recherche, Albert Oehlen joue avec la vitesse de l'expression des images tout en se concentrant sur les couleurs et les constructions, il revient souvent sur les oeuvres déjà amorcées pour y trouver l'équilibre de chacune avec une générosité maîtrisée qui fait toute l'originalité de son art.

    On retrouve dans chacune des œuvres d'Albert Oehlen toute la controverse entre grande peinture et "bad painting", entre formalisme et figuration expressionniste, ou encore entre une certaine "naïveté" et sophistication du traitement.

     

     

     

    Publié par philippelamiral à 15:56:50 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) |

    LE CHARiOT DE CHèVRES... Sigmar Polke | 08 septembre 2009

     

    "Der Ziegenwagen (Le chariot de chèvres)" 1992, Sigmar Polke
    Peinture polymérique synthétique sur tissu imprimé, 218.4 x 299.7 cm x)
    Don de Werner et Elaine Dannheisser,The Museum of Modern Art, New York

     

    L’artiste allemand Sigmar Polke manipule des clichés issus de la culture populaire et historique, afin de créer une imagerie personnelle ironique et singulière.



    Dans les années 1960, alors que Polke effectue ses études à la Kunstakademie de Düsseldorf, le Pop Art bat son plein aux Etats-Unis. En 1963, par réaction à l’art pop et au réalisme socialiste, il fonde avec Gerhard Richter et Konrad Lueg, le "Réalisme capitaliste". A cette époque, il s’approprie et interprète les caractéristiques des avant-gardes, particulièrement les représentations issues des mass média et de la culture populaire, à l’instar du Pop Art américain.


    De ses influences résulteront tout au long des années 70, un ensemble de tableaux baroques, hauts en couleurs, caractérisé par des mélanges de techniques (sérigraphie, photographie, peinture) dans lesquels se rencontrent des personnages historiques (Cléopâtre), imaginaires (Alice aux Pays des Merveilles, Lucky Luke) ou encore allégoriques (fantômes, divinités).
    La fin des années 80 l’amène à l’abstraction et à de très grands formats, où l’exploration de la matière (résine, poudre de météorite) semble prendre le dessus sur celle de l’imagerie ("Les esprits qui donnent de la force sont invisibles").

    Polke commence alors à utiliser la machine à photocopier pour manipuler son matériel, modifiant, tronquant les images. Dans les "Printing Mistakes", série des années 1990, il exprime sa fascination pour les imprimés et leurs degrés de signification. Dans des toiles comme "Untitled" (1998), Polke explore des erreurs d’impression - des taches, des bavures, des superpositions - trouvées dans la presse populaire. A partir d’images issues de l’actualité politique et sociale, Polke laisse libre cours à son imagination, jusqu’à brouiller l’information originelle ("Three New Commandments Found", 1998).

    Plus récemment, Polke s’est lancé dans un procédé de "peintures mécaniques" dans lesquelles il retravaille ironiquement des illustrations de magazines par des procédés photomécaniques. Directement inspiré de l’actualité, "The Hunt for the Taliban and Al Qaeda" (2002) montre une image satellite transformant un groupe de cavaliers en une anomalie abstraite du paysage, en une tâche.
    Sa série "Splatter Analysis" (2002) explore l’imagerie d’Amérique de l’Ouest, surtout des photographies de reportages sur les armes à feu, telles "Fastest Gun in the West" (2002). "I don’t really think about anything too much" (2002) montre un personnage posant fièrement, le pistolet à la main, devant une cible criblée d’impacts de balles, le tout vu à travers une grille abstraite. Ici aussi figuration et abstraction se rencontrent et se complètent.

    Dans ses œuvres, Sigmar Polke explore la nature de la perception à travers un langage visuel unique. Le mélange des procédés, l’expérimentation de la matière et la diversité des sources échappent à toute catégorisation. Polke manipule le sens des images culturelles, mais aussi celui de la peinture.
    Après la vaste rétrospective de Bonn en 1997, l’exposition de Londres permet d’apprécier les créations les plus récentes (1996-2002) d’un des grands artistes allemands contemporains. La présentation permet également de mesurer la maîtrise technique de Sigmar Polke et le regard ironique qu’il porte sur le rôle et l’authenticité des images dans une société qui en est saturée.  Sophie Richard, Londres, novembre 2003

    Publié par philippelamiral à 07:14:37 dans POLKE Sigmar | Commentaires (1) |

    SiGMAR POLKE : THE EDiTiONS | 07 septembre 2009

     

    "Experiment III" 1999, Sigmar Polke, Siebdruck 70 × 100 cm

     

    Sigmar Polke : The Editions

    Musée Ludwig, Cologne, Allemagne

    Du 3 juillet au 27 septembre 2009

     

    "Mu nieltnam netorruprup" 1975,  Sigmar Polke, Offset, 70 × 50 cm

    .

    Grâce à de récentes donations, le musée Ludwig a la chance de détenir presque l'intégralité des Editions de Sigmar Polke.

    Sigmar Polke fait indéniablement partie des grandes figures de l'art contemporain en tant que figure de proue du réalisme capitaliste, mouvement qu'il fonda en compagnie de Gerhardt Richter en 1963 et annonçant le Pop Art avant l'heure.

    L'expérimentation est chez lui le maître-mot, notamment en photographie où le hasard, l'erreur, le mélange et l'accident faisant partie intégrante de son processus créatif.

    Le musée Ludwig de Cologne organise durant l’été, entre autres événements, une grande des « éditions » de Sigmar Polke. Enrichi en décembre 2008 par une importante donation des collectionneurs Ulrich et Anna Reininghaus, ce spicilège constitue, dans son genre, l’ensemble le plus important et le plus complet d’Europe. Les diverses sérigraphies, impressions Offset, photographies ou simples photocopies que Polke choisit comme support et objet de ses remaniements et de ses triturations sont autant de pièces uniques qui soulignent la cohérence du remarquable travail de recherche et d’expérimentation qu’il mène depuis plusieurs décennies.
    Artiste majeur de l’art contemporain allemand, Sigmar Polke est né en 1941 à Oels, en République Démocratique Allemande. Sa famille, fuyant le régime communiste, s’installe à l’ouest en 1953. Entraîné par ses parents dans les musées et les galeries, il découvre les avant-gardes. Cette première expérience esthétique, de l’ordre de la révélation, tend à la fascination. Après un court apprentissage dans une fabrique de vitraux, il mène des études d’art à la Düsseldorf Kunstakademie.

    En 1963, dans la grande mouvance du néo-expressionnisme allemand, du Bad Painting et de la Figuration Libre, il fonde, en compagnie de Konrad Lueg et de Gerhard Richter, le Réalisme Capitaliste qui s’affirme d'abord en Allemagne de l’ouest, puis en Europe et au-delà et s’oppose résolument au Réalisme Socialiste. A l’instar des artistes du Pop-Art, il s’approprie, en la revisitant, l’imagerie de la culture populaire diffusée à grands flots par les mass médias. Néanmoins, il s’en différencie et se singularise en introduisant dans ce grand retour à la peinture ce qui en constitue les principaux antagonismes : le ready-made et la photographie.

     

    D’emblée, son travail porte sur l’aléatoire, l’accident, l’erreur qu’il convoque par le recours hasardeux, voire périlleux, à des substances chimiques, parfois toxiques comme le curare, mêlées à d’autres matériaux. Ces confrontations sur des supports graphiques, papiers et autres tissus, ces rencontres et ces enlacements d’éléments hétérogènes, enlisés dans la causticité de ses compositions, filent de façon radicale la métaphore d’un monde devenu chaotique et dérisoire. Retenant comme médium, des instantanés de l’actualité ou des images de la vie quotidienne qu’il retravaille ainsi jusqu’à en transmuer la banalité en signifiés corrosifs et inédits, il invente, avec une apparente désinvolture, un art de la parodie où le trivial et l’ironie le cèdent, en alternance, au tragique dans un mouvement d’oscillation perpétuel. Subversif et somptueux, entre sarcasmes et alchimie, l’œuvre de Polke porte un regard acerbe et sans concession sur les aberrations et les débordements incoercibles du monde contemporain.

    Cette exposition tend à placer Sigmar Polke comme l'un des plus grands explorateurs et expérimentateurs actuels de la peinture, cette immense ignominie qu’il sape, décape, malmène et éprouve jusqu’à l’extrême, pour nous en dévoiler, avec une sidérante maestria, la face cachée, dans la magnificence de ses simulacres et de ses subterfuges.

    Publié par philippelamiral à 07:03:05 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) |

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