Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Mes peintures

Présentation

                                                                                        "L'arbre jaune" (89 x 116 cm)


http://www.artabus.com/lamiral  


 


     MON  SITE  INTERNET
             POUR  VOIR 
       MA BIOGRAPHIE
     ET MES  PEINTURES 


 


Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification...


Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer. 




Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.


Rechercher

Novembre

DiLuMaMeJeVeSa
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
2930     

Géovisite

Déjà

Depuis le 12-10-2008 :
509516 visiteurs
Depuis le début du mois :
56764 visiteurs
Billets :
1087 billets

Les clics!

CLiN D'OEiL AU LOUVRE, DéBORAH SPERBER | 06 août 2009

 

"D'après Mona Lisa 2" 2005, Devorah Sperber

 5,184 bobines de fil et chaîne d'aluminium, 2,59 x 2,62 m


Un détail agrandi du visage de Mona Lisa.

Quand vu à l'aide de l'observation de sphères, les vues déformées du sourire de Mona Lisa imitent "des fréquences basses spatiales" d'habitude vu seulement avec la vision périphérique. À la différence de la peinture originale, dans laquelle l'illusion du sourire est subtile, dans l'interprétation de Devorah Sperber le sourire élusif de Mona Lisa apparaît, change et disparaît d'une façon dramatique et pleine d'humour.

Détail d'après Mona Lisa

 

"Clin d'Oeil au Louvre"

Devorah Sperber

Galerie Nordine Zidoun ; Paris

5 juin - 30 juillet 2009

Devorah Sperber

L'artiste américaine se prête au genre de la réinterprétation des œuvres. Pour cela, elle utilise des matériaux inattendus et décalés comme des bobines de fil assemblées, donnant ainsi un effet pixelisé. Une sphère d'observation acrylique disposée en face du la toile invite le visiteur à transformer sa vision de l'art classique.

Si les œuvres de Devorah Sperber s'apparentent à des jeux d'optiques, elles font avant tout partie de l'Art en tant que tel. Ces dernières sont accrochées à l'envers pour rendre compte de l'effet optique qui, comme l'œil, inverse les images. Observez bien. Si le tout ressemble à des tableaux de pixels, vous verrez ensuite que ce sont de belles reproductions d'icônes de l'art.

Devorah Sperber soutient l'idée que la réalité est une illusion créée par la cerveau en collaboration avec l'œil humain.

Venez voyager dans un univers poétique et original, plein de clarté, de perles, bobines de fil et tiges de chenille ! Emilie Rigaud

Devorah Sperber devant son travail de sa série de Star Trek, photographie de Giuliano

La galerie Nordine Zidoun propose une politique artistique originale et peu commune, puisque essentiellement centrée sur la scène émergente américaine. Beaucoup des artistes choisis par la galerie sont donc de jeunes talents travaillant à New York principalement.

Publié par philippelamiral à 07:57:10 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) |

BASELiTZ | 30 juillet 2009

 

Zero für den Maler  (Zéro pour le peintre)" 2005,  Georg Baselitz

Gravure, 66,70 x 50 cm, encadré : 84,5 x 60 cm

 

 

Georg Baselitz dans son atelier, photographe Elke Baselitz

 

 

Baselitz

Hôtel des Arts de Toulon

Du 13/06 au 27/09/09

 

"un peintre moderne ; remix" 2007, Georg Baselitz, huile sur toile, 250 x 200 cm

"Eine unvergessene Begegnung (une rencontre inoubliable)" 2002,  Georg Baselitz

Encre et aquarelle sur papier, 197 x 163 cm

 

Baselitz est une figure majeur de l'art contemporain. D'une rare agressivité, cet artiste affirme que son objectif est de détruire tout ce qui a été fait en art par ses oeuvres. Son but est d'être toujours dans l'inconnu, en contradiction avec l'art existant. Mais, lorsque l'on peint depuis quarante ans, arrive un moment où l'on fait parti du passé que l'on veut détruire. Baselitz alors, fidèle à ses propos, s'attaque à lui-même.

 

Beuys réhabilite l’art allemand en le lançant dans le courant conceptuel, vingt ans avant la génération des “nouveaux fauves”, Georg Baselitz réinvente une peinture de la figure humaine. Portrait d’un des artistes les plus provocateurs de cette fin de siècle.

Comment présenter une nouvelle exposition consacrée à Georg Baselitz, un des monuments de la peinture des cinq dernières décennies?
Tellement de choses ont été écrites à son sujet depuis son entrée fracassante sur la scène de l’art en 1963 lorsque Michael Werner et Benjamin Katz ont inauguré leur galerie de Berlin par une exposition qui lui était consacrée. Deux de ses peintures avaient fait scandale ; l’une d’elles montrait un homme nu doté d’un gigantesque phallus (L’homme nu) et l’autre un homme visiblement en train de se masturber (La grande nuit foutue). Les deux toiles avaient alors été confisquées par la justice pour délit d’indécence publique. L’artiste et les galeristes avaient été condamnés à une amende.

Une autre preuve de cette attitude rebelle et provocatrice – il est significatif qu’il réalise en 1965 un tableau intitulé Le rebelle – nous est apportée en 1969 lorsqu’il peint La Forêt tête en bas, la première d’une très longue série de peintures avec le motif à l’envers, qui immédiatement distingue Baselitz de tous les autres artistes et assure sa célébrité internationale.



À partir de 1995, Baselitz amorce une phase nouvelle en se penchant sur son passé, sans doute avec nostalgie, mais surtout, comme toujours chez lui avec l’envie d’engager une nouvelle bataille. Il commence alors à peindre des tableaux d’après de vieilles photos de famille ou d’autres images qui avaient bercé son enfance et son adolescence.

Cette investigation autobiographique s’accompagne d’une rupture brutale dans sa façon de peindre : lui le peintre matiériste par excellence, qui accumulait les couches de peinture jusqu’à l’excès, utilise désormais la peinture à l’huile très délayée, quasiment liquide. « Une peinture aussi mince que de l’eau, sans contours, comme cela doit être pour des aquarelles ». C’est avec cette nouvelle technique – Baselitz des années 60, alors que

« Drapeau au vent sur la ligne de front », c’est le titre donné à l’exposition d’œuvres de Georg Baselitz des dix dernières années, « celles d’un jeune peintre de 71 ans à l’esprit farceur, parmi lesquelles figurent plusieurs Remix. »

« Les tableaux de Baselitz me font face comme pour me défier, avec leur brutalité de conception et d’exécution. Ils sont, bien souvent, trop indociles, trop imprévisibles pour s’installer tranquillement (ou logiquement) dans un style donné, à la manière d’un fleuve dans sont lit, et se laisser porter gentiment. Ils semblent bizarrement se gêner les uns les autres. Ils ont tendance à se bagarrer entre eux, et avec moi. Du fait de leur agressivité, ils me mettent mal à l’aise parce que je ne peux pas me reposer quand je les regarde… » Rudi Fuchs, Sur Baselitz, Georg Baselitz, cat Musée d’art moderne 1996-1997.

Son oeuvre est faite d'une peinture violente qui rejette l'harmonie et l'équilibre au profit de l'asymétrie de l'outrance, d'une sculpture en bois à peine dégrossie, faite à la hache, comme un rappel des bûcherons que l'artiste figure dans ses toiles...(Itzhak Goldberg - Extrait du texte du catalogue de l'exposition).
 

Dans les années 60, alors que Beuys réhabilite l'art allemand en le lançant dans le courant conceptuel, vingt ans avant la génération des "nouveaux fauves", Georg Baselitz réinvente une peinture de la figure humaine. POrtrait d'un des artistes les plus provocateurs de cette fin de siècle.

"J'exige tout de moi. Je n'exige à vrai dire rien des autres. Je ne travaille pas avec les autres. Je ne sais pas ce que font les autres". Malgré Hitler et le nazisme. Avec Goethe et Weimar. Dans les années 1970, alors que Beuys réhabilite l'art allemand, Georg Kern dit Baselitz, l'agresse et le violente. Alors que Wahrol et le Pop Art glorifient aussi bien Marylin Monroe que Coca Cola et Campbells, cet originaire de Haute Lusace, épanche ses pires instincts. Alors que les abstraits se vautrent dans leurs taches et leurs dégoulinades, l'artiste ne cesse de travailler la figure et quel corps. Sa peinture entre dans les musées ? La sculpture le prend et le dévore.  Plus le terrain apparaît balisé, plus ce démon du pinceau, réplique et  s'interroge. Peintre de la solitude et du questionnement, mais surtout du défi et de l'opposition, il élève l'art du  "contre" comme un étendard au-dessus de l'Allemagne bon chic bon genre d'Adenauer et de Brandt. Et brouille, désoriente, rompt, choque, angoisse. En "killer". Qu'importe ! Ce dernier cracheur de feu de cette peinture fin de siècle a tout pris, chamboulé et tourneboulé. Pour l'amour du risque. Sexe, anamorphoses et renversements. Avec Baselitz, rien ne va plus !

Ses Remix qui, à partir des années 2 000, revisitent les toiles de sa première période : fragments de corps et hommes au sexe démesuré des débuts (dont l’exposition en 1963 lui vaudra un procès),

Force est de l’admettre : les artistes allemands contemporains n’ont pas la cote en France si l’on excepte Anselm Kiefer (sollicité successivement par le Grand Palais, le Louvre et plus récemment par l’Opéra de Paris) dont le choix, il y a quinze ans, de vivre en France a très certainement contribué à sa notoriété. Que Georg Baselitz s’installe pour l’été dans un musée français relève donc de l’événement, sa dernière exposition remontant à 1996. C’était au Musée d’art moderne de la ville de Paris. L’Hôtel des arts de Toulon, dans le sud, invite donc le peintre allemand jusqu’au 27 septembre et l’escale varoise mérite le détour à la fois pour mesurer l’évolution de son travail depuis ses débuts dans les années 1960 et pour découvrir les derniers travaux d’un homme toujours sur la brèche.

 

Hôtel des arts

centre d'art du conseil général du var

Le centre d'art

 

 

 

Construit au cœur de la ville, au début du XXe siècle, le bâtiment fait partie intégrante de la vie toulonnaise. Il a été le siège de la sous-préfecture puis est devenu l'Hôtel de la Présidence du Conseil général du Var.

Depuis 1999, le bâtiment abrite le centre d'art du Conseil général dénommé Hôtel des Arts. Situé dans le centre ville de Toulon, ce centre d'art dispose de 400m² de surface d'exposition répartie en 9 salles sur deux étages.

Chaque année, l'Hôtel des Arts présente cinq expositions dans les domaines des arts plastiques notamment la peinture, la sculpture, la photographie, l'art vidéo et des installations.

Autour des expositions, l'Hôtel des Arts propose à tous les publics des actions de sensibilisation à l'art (ateliers, visites commentées, parcours à la carte, rencontres...), édite des catalogues d'exposition, constitue une collection d'œuvres d'art et un centre de ressources documentaires, crée et participe à des événements culturels (journées du patrimoine, nuit des musées, week-end musées Télérama...) et présente deux expositions Hors les Murs par an dans le département du Var.

Publié par philippelamiral à 08:57:55 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) |

LA PEINTURE DE PAYSAGE... Espace EDF Electra | 06 juillet 2009

 

"Sans titre"  Circa 1990, Olivier Debré (1920-1999)

Huile sur toile, 38,5 x 46,3 cm, collection Galerie Carré

 

La Peinture de paysage

Espace EDF Electra - Paris
du 04/06/2009 au 30/08/2009

 

Maxime Maufra 

"Bateaux au coucher du soleil" non daté, Maxime Maufra (1861-1918)

Huile sur toile, 33,5 x 41 cm, collection Musée Daubigny à Auvers-sur-Oise

 

Dans le cadre de son action en faveur de la culture et de la nature, la fondation EDF Diversiterre accueille dans son espace de la rue Récamier au 2° étage  une exposition d’une cinquantaine d’oeuvres consacrées à la peinture de paysages de France du XVIIIe au XXe siècle, organisée par la ville de Meudon et l’association « les Amis du paysage français ».

Les grandes étapes de cette peinture seront évoquées, à travers notamment :

 

- le paysage classique (J.V. Bertin),

 

- la naissance de la peinture de plein air (J. Dupré, Th. Rousseau, Ch.Fr. Daubigny, J.B. Corot),  

Jules Dupré

"Bord de rivière" non daté, Jules Dupré

Huile sur toile, 38 x 54,5 cm, collection  musée d’art et d’histoire de Meudon

Charles-François Daubigny

"Le plateau de Valmondois" 1873, Charles-François Daubigny

Huile sur toile rentoilée, 40 x 56 cm, collection musée d'art et d'histoire de Meudon

 

 

- l’impressionnisme (A. Lebourg, A. Guillaumin),

Albert Lebourg
"Le port de La Rochelle" Circa 1900, Albert Lebourg

Huile sur toile, 50 x 73,5 cm, collection musée d'art et d'histoire de Meudon

Armand Guillaumin

"Le Pont Charraud"  Circa 1905, Armand Guillaumin

Huile sur toile - 65 x 81 cm, collection musée d'art et d'histoire de Meudon

 

- l’émancipation du réel (A. Lhote, Ch. Lapicque), 

André Lhote
"Le village" non daté, André Lhote, aquarelle

 29 x 38,5 cm, collection musée d'art et d'histoire de Meudon

Charles Lapicque 

"Les bords du Trieux" 1961, Charles Lapicque

Huile sur papier marouflé sur carton, 21,5 x 34 cm, collection musée d'art et d'histoire de Meudon

 

- le paysage abstrait (M. Estève, O. Debré).

Maurice Estève 

"Soleil couchant" 1943, Maurice Estève

 Huile sur toile, 27 x 35 cm, collection Galerie Carré

 

Un parcours thématique a été retenu, comprenant cinq sections : la montagne, la forêt, la campagne, les bords de l'eau et la mer.

À l’origine un amateur éclairé, Christian Grellety Bosviel, a réuni dans les dernières années de sa vie, de 2002 à 2005, une collection de tableaux. Selon Vincent Pomarède, directeur du département des peintures du musée du Louvre, cet ensemble offre " un panorama de qualité des principaux courants picturaux qui, depuis le début du XIXe siècle, ont permis à la peinture de paysage d’acquérir le statut de genre à part entière ". L’exposition mettra en valeur le parcours de ce collectionneur.

Par leur qualité, les oeuvres ainsi réunies ont séduit le maire de Meudon qui en a accepté la donation. Cette dernière constitue le noyau du futur « musée vivant du Paysage français », dont l’ouverture au public est prévue pour 2011 au sein du musée d’Art et d’Histoire de Meudon, entièrement rénové.

Les nouvelles acquisitions de la ville de Meudon, des prêts de Musées de France (musée Daubigny à Auvers-sur-Oise, musée Lambinet à Versailles, musée Maurice Denis à Saint-Germain-en-Laye, musée Pissarro à Pontoise), de galeries parisiennes et de particuliers viendront compléter cet ensemble et confirmer l’intuition du collectionneur.

 

 

 

Espace EDF Electra

75007 Paris

Dans une de ses anciennes sous-stations électriques, la Fondation Electricité de France fonde en 1990 un espace muséal pour y présenter des expositions thématiques. Consacrées à la nature, au patrimoine, ou à l'art contemporain, elles ont pour mission de rendre à la "fée électricité" sa puissance poétique. Cet espace entend en effet faire de la lumière un média créateur et porteur de sens. Le cinéma, la photo et les nouvelles technologies y sont donc à l'honneur.

 

Publié par philippelamiral à 07:45:40 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) |

UNE CONVERSATiON... Maurice Estève | 26 avril 2009

 

"A-1204" 1989, Maurice Estève

Dessin, Aquarelle sur papier, 43.8  x 55.2 cm

 

En 1986, la Poste reproduit, sur un timbre, "Skibet", une des oeuvres de Maurice Estève.

Skibet est une ville du Danemark.  

 

 

"Je ne me sers jamais d'esquisse, je peins directement sur la toile, sans dessin préalable. La couleur s'organise en même temps que les formes. Tout se cherche dans le format en chantier... Chaque œuvre est une suite de métamorphoses... En vérité une toile est pour moi une somme de reprises incessantes qui dure jusqu'à ce que je me trouve devant un organisme que je sens vivant (...) Il n'y a pas chez moi d'image préalable; pas de forme que je souhaite a priori sur une toile. Au moment même où je peins, il s'opère un échange, une conversation s'établit entre moi et le tableau au fur et à mesure que celui-ci s'organise."
   

              Estève, in Estève, Zodiaque, avril 1979 

 

Maurice Estève est élevé par ses grands-parents en pleine campagne berrichonne et acquiert, très jeune, la fibre artistique. Dès 8 ans, il dessine, préférant s'enfermer que de jouer avec ses camarades. A l'occasion d'un séjour à Paris, il visite le musée du Louvre, y rencontre les oeuvres de Chardin, Corot et Courbet, et y découvre sa vocation. A 19 ans, il part en Espagne, pour se libérer de la pression de son père, ouvrier syndicaliste, qui veut faire de lui un typographe.
De retour en France, il vit, pendant près de 20 ans, de petits boulots et se forge sa propre culture artistique. Après avoir subi toutes les influences artistiques majeures de la première moitié du vingtième siècle, parmi lesquelles le surréalisme et le cubisme, l'autodidacte trouve son propre style. Et laisse parler son imagination, à travers ses peintures, mais aussi ses aquarelles, ses dessins et ses papiers collés. Ses oeuvres, entre abstraction et figuration, ont souvent en commun de jouer sur les contrastes, par le choix de couleurs souvent chaudes et vives. En 1970, il reçoit le Grand Prix National des Arts. En 1986, une exposition lui est consacrée au Grand Palais. Et en 1987, il voit s'ouvrir, à Bourges, un musée à son nom.

Maurice Estève en 1960 dans son atelier

Publié par philippelamiral à 08:54:26 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (3) |

AVEC DES YEUX D'ENFANTS... Henri Matisse | 18 avril 2009

 

"Nu debout" 1907, Henri Matisse, huile sur toile, 91 x 63 cm

Tate gellery, Londres

 

"Regarder toute la vie avec des yeux d'enfants."

         Henri Matisse

 

"l'homme nu, le serf" 1900, henri Matisse, huile sur toile, 100 x 72 cm

The Museum of Modern Art, New York

 

 

"Le serf" 1900-1903/1908, Henri Matisse, Sculpture en bronze,

Fonte à cire perdue- patine foncée, 91,77  x 37, 8  x 33,02 cm 

Musée Départemental Henri Matisse, Le Cateau-Cambréssis

L’approche adoptée par Matisse entre dans le cadre de la connaissance classique de la morphologie des corps et de leur mise en scène selon des poses généralement reconnues comme esthétiques. Cependant, même s’il s’appuie sur la tradition et y puise son inspiration, Matisse transforme la conception de l’art et l’idée du beau en agissant librement sur la représentation des formes, en créant une nouvelle harmonie entre les personnages, entre le modèle et son décor.

Matisse est constamment séduit par les possibilités qui lui sont ouvertes d’agir au-delà du modèle et autour de lui, dans ses alentours. En peinture et en dessin, il crée des harmonies de formes entre les personnages et le décor dont ils sont environnés. Elargissant sans cesse le champ de ses recherches graphiques et transcendant l'héritage des techniques et des traditions, brisant toute rigidité et formalisme, il renouvelle proportions, volumes, espace de la composition, couleurs, pour atteindre une expression originale, sans précédent, qui conserve néanmoins une relation étroite avec le monde classique.

Matisse cherche cette distance qui crée un espace à la découverte de sa propre expression tout en s’appuyant sur ce qui est issu du regard des civilisations. Par la sculpture et dans son art en général, Matisse entretient une relation étroite avec les maîtres du passé. Il modèle d’une façon sensuelle la terre pour créer des corps dont il ressentira le sens des formes et qu’il reprendra en peinture et en sculpture. Chacune des œuvres renferme une force hiératique.

Matisse emprunte la même voie que Rodin et adopte une approche qui tient compte des caractéristiques physiques et tactiles de la matière et notamment l’élasticité de la terre glaise qui retient l'empreinte des doigts du sculpteur et la force des mains qui l'ont travaillée.

Les traces de modelages que conserve Le Serf - l’Esclave, modelé entre 1900 et 1903 à Paris, au cours de très nombreuses séances de pose, participent à l’intensité de son expression. Cette volonté de donner une prépondérance à la matière elle-même et d’en tirer la force expressive à partir de pressions multiples et de la mise en valeur du contraste entre ombre et lumière anime la recherche à laquelle se livre Matisse.

 

Vue d'ensemble des sculptures, photo Ville de Nice, musée Matisse

Unanimement considéré comme l'un des plus grands artistes du XXe s., Henri Matisse échappe à toute classification. Il est, comme Braque et Derain, l'un des promoteurs du fauvisme, mais, à partir de cette révolte de la couleur, son art est une réflexion sur la ligne, sur l'équilibre, sur la synthèse des formes.
Fils d'un marchand de grains du Cateau, Matisse commence des études juridiques, passe sa capacité en droit à Paris (1888), entre comme clerc chez un avoué de Saint-Quentin (1889) ; immobilisé pendant un an par les complications d'une appendicite, il découvre le plaisir de peindre. Sa mère, aquarelliste amateur, lui a offert une boîte de peinture et, guidé par la lecture d'un traité de Frédéric Goupil, le jeune homme s'amuse à copier des chromos. Son premier tableau Nature morte avec des livres (musée Matisse, Nice), est daté de juin 1890. Matisse a trouvé sa vocation et, délaissant le droit, s'inscrit à l'académie Julian pour préparer l'examen d'entrée à l'École nationale supérieure des beaux-arts. Dispensé de celui-ci, grâce à l'intervention de Gustave Moreau, dans l'atelier duquel il travaille à partir de 1892, il gardera toujours une profonde reconnaissance à ce maître, dont l'enseignement éveille les talents sans les contraindre. Rouault, Charles Camoin (1879-1965), Henri Evenepoel (1872-1899), Henri Manguin (1874-1949) sont élèves de cet atelier et bientôt aussi Marquet, que Matisse a rencontré aux cours du soir de l'École des arts décoratifs.
   Ces années d'études montrent de sages recherches : copies au Louvre (Fragonard, Delacroix, Chardin surtout), paysages exécutés en plein air en compagnie de Marquet et tableaux d'atelier acceptés au Salon de la Société nationale des beaux-arts, où l'État achète en 1896 la Liseuse pour le château de Rambouillet (aujourd'hui musée d'Art moderne, Troyes). Mais, à partir de cette date, la révélation de l'impressionnisme (rencontre à Belle-Île d'un artiste ami de Monet, John Russell [1858-1931] ; découverte du legs Caillebotte au musée du Luxembourg en 1897) et l'émerveillement de la lumière méridionale (séjour en Corse, puis à Toulouse, d'où est originaire sa jeune épouse, Noémie Parayre) orientent l'art de Matisse vers de nouveaux intérêts. Celui-ci quitte les Beaux-Arts après que le très académique Fernand Cormon eut remplacé Moreau (?-1898) et fréquente l'académie Carrière, où il se lie avec Derain, qui lui présentera Vlaminck. En 1899, l'achat des Trois Baigneuses de Cézanne (qu'il léguera en 1936 à la Ville de Paris), celui d'une Tête de garçon de Gauguin et d'un dessin de Van Gogh révèlent ses dilections. Dans quelques toiles, tel l'Homme nu (1900 collection Pierre Matisse, New York), Matisse semble s'orienter, comme Rouault, vers un expressionnisme issu des études préparatoires de Moreau, traitées au couteau en grands plans. D'autre part, il a découvert chez son maître une orgie de couleurs (Pasiphaé, aquarelle, musée Gustave Moreau) qu'à son tour il organisera selon ses dons personnels ; « Vous allez simplifier la peinture », avait prédit
Moreau.

Publié par philippelamiral à 09:34:00 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (4) |

1| 2| >>

Album

Thèmes

Diaporama

Women Art

Guernica

Lena Gieseke Lena,une artiste allemande a réalisé un modèle 3D à partir du tableau de Picasso.

Peterson

Maléki

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03