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Mes peintures

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                                                                                        "L'arbre jaune" (89 x 116 cm)


http://www.artabus.com/lamiral  


 


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Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification...


Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer. 




Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.


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OLiViER MOSSET . PORTRAiT DE L'ARTiSTE EN MOTOCYCLiSTE | 14 octobre 2009

 

"Sans titre" 1993, Steven Parrino, photographie

 

 

Olivier Mosset - portrait de l'artiste en motocycliste

Du 11 octobre 2009 au 3 Janvier 2010

Le Magasin, Centre National d'Art Contemporain

Grenoble 
 

 

Artistes présentés :

Donald Alberti, Carl André, Ian Annul, Janine Antoni, Matthew Antezzo, John Armleder, Art Club 2000, Richard Artschwager, Olivier Babin, Fia Backström, Donald Baechler, Francis Baudevin, Jérôme Beauvarlet, Lisa Beck, Ford Beckman, Joseph Beuys, Alexandre Bianchini, Mike Bidlo, Dike Blair, Philippe Bodenmann, Serge Bramly, Gavin Brown, Neil Campbell, François Chessex, Robert Colescott, Collectif 1m3, Michael Corris, Mark Dagley, Jamie Dalglish, Ricardo De Olivera, Steve Di Benedetto, Alain Dister, John Dogg, Georges Dupin, Gretchen Faust, Helmut Federle, Sylvie Fleury, Roland Flexner, Christian Floquet, Catherine Eyde, Jonathan Genkins, Fritz Glarner, Janine Gordon, Christophe Gossweiler, Dan Graham, Amy Granat, Timothy Greenfield-Sanders, Bill Gruner, Wang Guangyi, Raymond Hains, Marcia Hafif, Isabel Halley, Peter Halley, Stephane Huitmere, Frank Kozik, Nicole Hassler, Drew Heitzler, IFP, Alain Jacquet, Kyle Jenkins, Michael Jenkins, Kim Jones, Donald Judd, Allan Kaprow, Ben Kinmont, Yves Klein, Serge Kliaving, Jeff Koons, Win Kok, Joseph Kosuth, Stéphane Kropf, Alix Lambert, L/B, Bertrand Lavier, Louise Lawler, Louise Lawler/Sherrie Levine, Ange Leccia, Serge Lemoine, Lépicié d’après Jean-Baptiste-Siméon Chardin, Renée Levi, Sherrie Levine, Sol LeWitt, Russel Maltz, Christian Marclay, Jackie McAllister, Matthew McCaslin, Allan McCollum, Mathieu Mercier, Haley Mellin, Tom Merrick, Jonathan Monk, Elena Montesinos, Valentine Mosset, Grégoire Müller, Chuck Nanney, John Nixon, Cady Noland, Not Vital, Eric Oppenheim, Dimitry Orlac, Elisabeth Oser, Virginia Overton, Steven Parrino, Laurie Parsons, Nicolas Pasche, Yan Pei Ming, Luciano Perna, Hugo Pernet, Gilles Porret, Philip J. Reilly, Delphine Reist, Bettina Rheims, David Robbins, Christian Robert-Tissot, Walter Robinson, Gerwald Rockenschaub, David Row, Claude Rutault, Lisa Ruyter, Frederic Sanchez, Adrian Schiess, Peter Schuyff, Michael Scott, Donald Sheridan, Tara Sinn, Howard Smith, Keith Sonnier, Walter Steding, Frank Stella, Valentina Stieger, Rudolf Stingel, Vincent Szarek, Blair Thurman, Jean Tinguely, John Tremblay, Li Trincere, Allan Uglow, Günter Umberg, Lily van der Stokker, Jean-Thomas Vannotti, Ben Vautier, Joan Wallace, Wallace & Donohue, Dan Walsh, Joan Waltemath, Andy Warhol, Stephen Westfall, Larry Weiner, Peter Young, Michael Zahn

 

 

Le Magasin consacre son projet de rentrée au portrait de l'artiste Olivier Mosset. La forme qui est celle de l'hommage rassemble les oeuvres de nombreux artistes sans jamais montrer le travail d’Olivier Mosset lui même. Ces artistes appartiennent à toutes les générations confondues, de Carl André à Stéphane Kropf en passant par le collectif 1m3 ou Virginia Overton pour les plus jeunes. Figure incontournable de la scène artistique, Olivier Mosset entretient avec eux des liens de voisinage au sein d'une famille de même sensibilité. Il collectionne leurs oeuvres, ou pratique l'échange. L’ensemble forme aujourd'hui une collection dont il a offert la plus grande partie au Musée de la Chaux-de-Fonds, d’autres oeuvres étant déposées ou données au MAMCO de Genève, au Consortium de Dijon, ou encore à Tucson.

L'exposition entend donc faire le portrait de l’artiste à travers des salles qui seront organisées autour de thèmes identifiés. Une première salle présentera ses racines, avec les gravures de Chardin données chaque année par son grand père à ses collaborateurs, ou le portrait de Grégoire Muller. Une autre rassemblera les portraits d’ Olivier Mosset à travers les photographies de Steven Parrino ou la peinture à l'acrylique de Walter Steding. Une autre salle dévoilera les citations, emprunts et copies (Hugo Pernet). Les ensembles qui suivent déclinent les peintures monochromes, les pièces au sol, et le lien indéfectible de l’artiste au monde du motocyclisme. 

Membre du groupe BMTP en 1966 avec Daniel Buren, Niele Toroni et Michel Parmentier, il s'installe à New York en 1977.

S'il n'est pas fondamentalement nouveau, le procédé qui consiste à montrer la collection particulière d'un artiste pour mieux en saisir la sensibilité semble connaître, en France, un (très...) net regain d'intérêt.

Ainsi, après celle de Bernar Venet à l'Espace de l'art concret de Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes) au printemps, est-ce le tour du Magasin/Centre national d'art contemporain de Grenoble de proposer au public Portrait de l'artiste en motocycliste.

« Un rassemblement plus qu'une collection »

Où l'on découvre l'incroyable réserve - à tous les sens du terme... - du Suisse Olivier Mosset dont les monochromes et autres cercles devaient atteindre le degré zéro de la peinture.

Telle était du moins l'insigne ambition cultivée par l'artiste, associé pour ce faire à Daniel Buren, Michel Parmentier et Niele Toroni au sein du groupe BMPT.

Tout aussi remarquable peut-être, la générosité de l'Helvète conduisit rapidement celui-ci à conserver, puis à échanger, et enfin à acheter des œuvres de ses pairs.

De ce soutien aussi actif qu'ouvert, Yves Aupetitallot, le directeur du Magasin, s'est plu à souligner la conséquence.

Bénéficiant vite d'un « fort capital de sympathie », l'artiste a en l'occurrence plus procédé à « un rassemblement qu'à une collection », et ce sur « un mode économique de constitution très intéressant. »

D'autant plus intéressant pour tout le monde d'ailleurs qu'Olivier Mosset a fait don de l'ensemble au Musée des beaux-arts de La Chaux-de-Fonds (Suisse) où il sera ensuite présenté.

À l'origine, donc, étaient... les grands-parents, un aïeul offrant des gravures à ses collaborateurs, une grand-mère signant une Mère à l'enfant que nombre d'artistes n'auraient pas renié.

Olivier fit son miel de tout cela, avant d'acheter l'une des motos de Steve McQueen ou de rejoindre le Magasin sur sa Harley-Davidson. Les deux motos ouvrent l'exposition, d'où son titre.

Entre-temps, l'artiste aura produit et acquis. Au-delà des coups de cœur, on retiendra peut-être d'abord le formidable condensé d'histoire de l'art contemporain ainsi réuni.

Jean Tinguely commence par dialoguer avec Donald Judd, Ben et Franck Stella, avant que Stéphane Kropf ne semble répondre au collectif 1m3, Ange Leccia à Steven Parrino, Yan Pei-Ming ayant tenu à refaire en grand le portait consacré à Olivier Mosset.

Sol LeWitt, Jeff Koons et Yves Klein côtoient... Serge Lemoine et Bettina Rheims, Helmut Federle et Michaël Zahn contrastant plus loin avec Allan McCollum et Alain Jacquet. Entre autres !

Et les cartels de toutes ces œuvres ne sont pas les moins intéressants... Philippe Gonnet 

Olivier Mosset, artiste contemporain actif depuis les années 60, est passé maître dans l’art d’interroger les limites de la peinture. Né en 1944 en Suisse, il séjourne à Paris pendant sa jeunesse, s’installe à New-York en 1977, pour ne plus quitter les Etats-Unis et vivre aujourd’hui à Tucson, en Arizona. Cet amoureux du motocyclisme aime à confondre ses toiles aux mur, plafond ou sol, rejoignant là une sorte d’idéal de la rupture du cadre. Entier, extrême, obsessionnel ? Après huit années passées à peindre des cercles (1966-1974) et huit autres consacrées au monochrome (1978-1986), il présente en 1986 sa première toile honorée d’un titre : « A step backward », édifiant. Comme si faire intervenir le langage traditionnel pour donner du sens brouillait l’inventivité, tuait dans l’œuf le renouveau - malheureux oxymore. L’exposition de rentrée du Magasin fleure bon l’huile de moteur mélangée à la peinture la plus pure. « Portrait de l’artiste en motocycliste » s’est construite sur un pacte original : rendre hommage à l’artiste en exposant les œuvres de sa collection et non ses créations, en retranscrivant l’univers artistique dans lequel il a évolué pour mieux aborder son œuvre. Le travail de ses compères plutôt que le sien, les œuvres qu’il a aimées et choisies plutôt que celles qu’il a produites… parce que, comme il l’a lui-même confié à Yves Aupetitallot, directeur du CNAC : « l'art c'est les autres, c’est ce qu’ils font ou ce qu’ils ont fait, […] mon propre travail ne serait pas ce qu’il est et n’aurait pas la place qu’il a si d’autres ne s’y étaient pas intéressés ». La lucidité du bonhomme est, comme qui dirait, de bonne augure…
Laetitia Giry

Les collections dartistes sont à part. Elles nous éclairent sur lenvironnement et l'oeuvre de lartiste qui collectionne d'autres artistes quand ils sont ses contemporains comme Damien Hirst, Martin Disler ou Günther Förg, ou sur un creuset historique dans lequel il puise inspiration et influence avec, par exemple, la collection de gravures maniéristes de Georg Baselitz. 

Publié par philippelamiral à 09:25:15 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) |

ALBERT OEHLEN | 04 octobre 2009

 

"Sans titre" dyptique, 2008, Albert Oehlen, huile et papier sur toile


Albert Oehlen
23 oct.-03 janv. 2009
Paris 4e. Galerie Nathalie Obadia

La galerie Nathalie Obadia est très heureuse de présenter les œuvres récentes d'Albert Oehlen. C'est la quatrième collaboration avec la galerie Nathalie Obadia suite aux expositions du Musée de Strasbourg en 2002 et du Frac Auvergne en 2005. 

Albert Oehlen est considéré comme l'un des plus importants peintres de sa génération. Héritier de Gerhard Richter, Sigmar Polke ou Baselitz, il interroge et expérimente les multiples possibilités de la peinture. Élève de Sigmar Polke, contemporain et ami de Martin Kippenberger disparu en 1997, il demeure une référence pour la plus jeune génération de peintres allemands, tels que Daniel Richter et Jonathan Meese tout comme pour d'autres en Europe et aux Usa.

À l'occasion de cette exposition, Albert Oehlen montre un ensemble de peintures et collages combinant les références aux publicités et médias de différents pays où il travaille comme l'Espagne et l'Allemagne.

Ces associations d'images et de textes apparaissant comme des assemblages libres sont en fait des constructions de langages picturaux entre abstraction et figuration. L'humour est toujours présent dans son travail et l'on reconnaît également un rythme proche de la musique contemporaine qui le passionne.

On y retrouve aussi les approches picturales de Francis Picabia du mouvement Dada ou de Fernand Léger. La société de consommation y est abordée dans un mélange de cultures foisonnantes. Avec le pinceau classique et l'oeil "aiguisé" de l'artiste observateur, les œuvres sont conçues avec une énergie très personnelle.

Dans sa recherche, Albert Oehlen joue avec la vitesse de l'expression des images tout en se concentrant sur les couleurs et les constructions, il revient souvent sur les oeuvres déjà amorcées pour y trouver l'équilibre de chacune avec une générosité maîtrisée qui fait toute l'originalité de son art.

On retrouve dans chacune des œuvres d'Albert Oehlen toute la controverse entre grande peinture et "bad painting", entre formalisme et figuration expressionniste, ou encore entre une certaine "naïveté" et sophistication du traitement.

 

 

 

Publié par philippelamiral à 15:56:50 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) |

RETOURNER LES iMAGES... Georg Baselitz | 01 août 2009

 

"Sieben mal Paula (sept fois Paula) " 1987- 1988, Georg Baselitz

Huile sur toile, 195 x 172 cm 

Pour expliquer son attitude agressive et iconoclaste – Rappelons que Picasso considérait que la peinture devait être une arme de guerre –,
Baselitz dit :
"Lorsque vous êtes jeune, vous voulez toujours modifier le monde. Et pour changer le monde, vous devez d’abord détruire ce qui existe, et alors il faut d’abord détruire la peinture parce que c’est la chose la plus stable du monde. Les guerres détruisent les hommes, les maisons, des nations entières, mais pas la peinture. La peinture est préservée.

Mais si vous aimez ces peintures, comment pouvez-vous les détruire ? D’abord il faut trouver quelque chose qui n’a jamais été fait. En conséquence, ma tâche est d’agir de façon à ce que les autres peintures existantes soient éliminées, que seule la mienne existe. Je sais que cette attitude n’est pas très sérieuse, mais je pense que tous les artistes fonctionnent selon ce principe… Lorsque vous regardez tout ça, vous vous dites : “Qu’est-ce qu’il me reste à faire, quel type de destruction vais-je opérer ?” Pour ne pas succomber [à la convention] vous devez hisser le drapeau, vous affirmer, ne jamais baisser la garde."
 

 

Georg Baselitz

C’est pour la liberté qu’ils incarnent que les régimes totalitaires n’ont de cesse de museler les artistes. On est en droit de penser que l’attitude de Baselitz est une réaction à cette soif de liberté dont il a été privé pendant sa jeunesse, ayant successivement vécu sous le nazisme et le régime communiste de la RDA.

La déclaration de guerre aux oeuvres des artistes qu’il admire,
 
Baselitz l’adresse aussi à ses propres oeuvres. Il confie :  

"Quand j’ai décidé de retourner les images, j’ai été serein un moment… Mais au bout d’un certain temps le problème s’est posé à nouveau… Vous n’en n’avez jamais fini. Pendant 25 ans j’aimais les peintures que je faisais, mais il fallait aussi que je les détruise."
 

Cette citation un peu longue nous éclaire sur les objectifs que Baselitz s’est fixés et auxquels, à ce jour, il n’a jamais dérogé. Bousculer l’ordre établi, choquer le bon goût, s’attaquer aux icônes de l’art, comme il le dit dans ce texte, n’est pas nécessairement la marque d’un ego surdimensionné ou le moyen de s’assurer un succès médiatique par le scandale, mais répond surtout à la nécessité d’imposer sa singularité en tant qu’artiste et d’en assumer toutes les conséquences – Il constate que « dans l’histoire de l’art pour se faire remarquer il ne faut pas tenter de faire quelque chose de plus beau, cela ne sert à rien, il n’y a aucun exemple; il faut danser à rebours, contredire ce qui a cours ». 

Publié par philippelamiral à 07:40:07 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) |

BASELiTZ | 30 juillet 2009

 

Zero für den Maler  (Zéro pour le peintre)" 2005,  Georg Baselitz

Gravure, 66,70 x 50 cm, encadré : 84,5 x 60 cm

 

 

Georg Baselitz dans son atelier, photographe Elke Baselitz

 

 

Baselitz

Hôtel des Arts de Toulon

Du 13/06 au 27/09/09

 

"un peintre moderne ; remix" 2007, Georg Baselitz, huile sur toile, 250 x 200 cm

"Eine unvergessene Begegnung (une rencontre inoubliable)" 2002,  Georg Baselitz

Encre et aquarelle sur papier, 197 x 163 cm

 

Baselitz est une figure majeur de l'art contemporain. D'une rare agressivité, cet artiste affirme que son objectif est de détruire tout ce qui a été fait en art par ses oeuvres. Son but est d'être toujours dans l'inconnu, en contradiction avec l'art existant. Mais, lorsque l'on peint depuis quarante ans, arrive un moment où l'on fait parti du passé que l'on veut détruire. Baselitz alors, fidèle à ses propos, s'attaque à lui-même.

 

Beuys réhabilite l’art allemand en le lançant dans le courant conceptuel, vingt ans avant la génération des “nouveaux fauves”, Georg Baselitz réinvente une peinture de la figure humaine. Portrait d’un des artistes les plus provocateurs de cette fin de siècle.

Comment présenter une nouvelle exposition consacrée à Georg Baselitz, un des monuments de la peinture des cinq dernières décennies?
Tellement de choses ont été écrites à son sujet depuis son entrée fracassante sur la scène de l’art en 1963 lorsque Michael Werner et Benjamin Katz ont inauguré leur galerie de Berlin par une exposition qui lui était consacrée. Deux de ses peintures avaient fait scandale ; l’une d’elles montrait un homme nu doté d’un gigantesque phallus (L’homme nu) et l’autre un homme visiblement en train de se masturber (La grande nuit foutue). Les deux toiles avaient alors été confisquées par la justice pour délit d’indécence publique. L’artiste et les galeristes avaient été condamnés à une amende.

Une autre preuve de cette attitude rebelle et provocatrice – il est significatif qu’il réalise en 1965 un tableau intitulé Le rebelle – nous est apportée en 1969 lorsqu’il peint La Forêt tête en bas, la première d’une très longue série de peintures avec le motif à l’envers, qui immédiatement distingue Baselitz de tous les autres artistes et assure sa célébrité internationale.



À partir de 1995, Baselitz amorce une phase nouvelle en se penchant sur son passé, sans doute avec nostalgie, mais surtout, comme toujours chez lui avec l’envie d’engager une nouvelle bataille. Il commence alors à peindre des tableaux d’après de vieilles photos de famille ou d’autres images qui avaient bercé son enfance et son adolescence.

Cette investigation autobiographique s’accompagne d’une rupture brutale dans sa façon de peindre : lui le peintre matiériste par excellence, qui accumulait les couches de peinture jusqu’à l’excès, utilise désormais la peinture à l’huile très délayée, quasiment liquide. « Une peinture aussi mince que de l’eau, sans contours, comme cela doit être pour des aquarelles ». C’est avec cette nouvelle technique – Baselitz des années 60, alors que

« Drapeau au vent sur la ligne de front », c’est le titre donné à l’exposition d’œuvres de Georg Baselitz des dix dernières années, « celles d’un jeune peintre de 71 ans à l’esprit farceur, parmi lesquelles figurent plusieurs Remix. »

« Les tableaux de Baselitz me font face comme pour me défier, avec leur brutalité de conception et d’exécution. Ils sont, bien souvent, trop indociles, trop imprévisibles pour s’installer tranquillement (ou logiquement) dans un style donné, à la manière d’un fleuve dans sont lit, et se laisser porter gentiment. Ils semblent bizarrement se gêner les uns les autres. Ils ont tendance à se bagarrer entre eux, et avec moi. Du fait de leur agressivité, ils me mettent mal à l’aise parce que je ne peux pas me reposer quand je les regarde… » Rudi Fuchs, Sur Baselitz, Georg Baselitz, cat Musée d’art moderne 1996-1997.

Son oeuvre est faite d'une peinture violente qui rejette l'harmonie et l'équilibre au profit de l'asymétrie de l'outrance, d'une sculpture en bois à peine dégrossie, faite à la hache, comme un rappel des bûcherons que l'artiste figure dans ses toiles...(Itzhak Goldberg - Extrait du texte du catalogue de l'exposition).
 

Dans les années 60, alors que Beuys réhabilite l'art allemand en le lançant dans le courant conceptuel, vingt ans avant la génération des "nouveaux fauves", Georg Baselitz réinvente une peinture de la figure humaine. POrtrait d'un des artistes les plus provocateurs de cette fin de siècle.

"J'exige tout de moi. Je n'exige à vrai dire rien des autres. Je ne travaille pas avec les autres. Je ne sais pas ce que font les autres". Malgré Hitler et le nazisme. Avec Goethe et Weimar. Dans les années 1970, alors que Beuys réhabilite l'art allemand, Georg Kern dit Baselitz, l'agresse et le violente. Alors que Wahrol et le Pop Art glorifient aussi bien Marylin Monroe que Coca Cola et Campbells, cet originaire de Haute Lusace, épanche ses pires instincts. Alors que les abstraits se vautrent dans leurs taches et leurs dégoulinades, l'artiste ne cesse de travailler la figure et quel corps. Sa peinture entre dans les musées ? La sculpture le prend et le dévore.  Plus le terrain apparaît balisé, plus ce démon du pinceau, réplique et  s'interroge. Peintre de la solitude et du questionnement, mais surtout du défi et de l'opposition, il élève l'art du  "contre" comme un étendard au-dessus de l'Allemagne bon chic bon genre d'Adenauer et de Brandt. Et brouille, désoriente, rompt, choque, angoisse. En "killer". Qu'importe ! Ce dernier cracheur de feu de cette peinture fin de siècle a tout pris, chamboulé et tourneboulé. Pour l'amour du risque. Sexe, anamorphoses et renversements. Avec Baselitz, rien ne va plus !

Ses Remix qui, à partir des années 2 000, revisitent les toiles de sa première période : fragments de corps et hommes au sexe démesuré des débuts (dont l’exposition en 1963 lui vaudra un procès),

Force est de l’admettre : les artistes allemands contemporains n’ont pas la cote en France si l’on excepte Anselm Kiefer (sollicité successivement par le Grand Palais, le Louvre et plus récemment par l’Opéra de Paris) dont le choix, il y a quinze ans, de vivre en France a très certainement contribué à sa notoriété. Que Georg Baselitz s’installe pour l’été dans un musée français relève donc de l’événement, sa dernière exposition remontant à 1996. C’était au Musée d’art moderne de la ville de Paris. L’Hôtel des arts de Toulon, dans le sud, invite donc le peintre allemand jusqu’au 27 septembre et l’escale varoise mérite le détour à la fois pour mesurer l’évolution de son travail depuis ses débuts dans les années 1960 et pour découvrir les derniers travaux d’un homme toujours sur la brèche.

 

Hôtel des arts

centre d'art du conseil général du var

Le centre d'art

 

 

 

Construit au cœur de la ville, au début du XXe siècle, le bâtiment fait partie intégrante de la vie toulonnaise. Il a été le siège de la sous-préfecture puis est devenu l'Hôtel de la Présidence du Conseil général du Var.

Depuis 1999, le bâtiment abrite le centre d'art du Conseil général dénommé Hôtel des Arts. Situé dans le centre ville de Toulon, ce centre d'art dispose de 400m² de surface d'exposition répartie en 9 salles sur deux étages.

Chaque année, l'Hôtel des Arts présente cinq expositions dans les domaines des arts plastiques notamment la peinture, la sculpture, la photographie, l'art vidéo et des installations.

Autour des expositions, l'Hôtel des Arts propose à tous les publics des actions de sensibilisation à l'art (ateliers, visites commentées, parcours à la carte, rencontres...), édite des catalogues d'exposition, constitue une collection d'œuvres d'art et un centre de ressources documentaires, crée et participe à des événements culturels (journées du patrimoine, nuit des musées, week-end musées Télérama...) et présente deux expositions Hors les Murs par an dans le département du Var.

Publié par philippelamiral à 08:57:55 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) |

PASSiONS PARTAGéES, DE CéZANNE à ROTHKO | 03 juillet 2009

 

"Le Grammont" 1905, Ferdinand Hodler (1853 – 1918)
Huile sur toile, 65 x 105 cm, collection privée, Suisse 

 

Passions partagées
De Cézanne à Rothko, chefs-d’œuvre du XXe
siècle

dans les collections privées suisses
Du 26 juin au 25 octobre 2009

 

Pour ses 25 ans, l’Hermitage de Lausanne a sorti le grand jeu. L’institution propose un florilège de 108 œuvres allant «de Cézanne à Rothko».

Hommage à l’exposition inaugurale de la Fondation, L’impressionnisme dans les collections romandes (1984), mais surtout tribut à la clairvoyance des collectionneurs suisses, l’exposition de l’été 2009 veut marquer avec fougue l’anniversaire de la Fondation en mettant à l’honneur toutes celles et ceux qui, depuis 1984, ont généreusement accepté de partager en ces lieux leurs trésors avec le plus grand nombre. Placée sous le signe de la passion pour l’art, elle veut réunir, le temps d’une fête qui durera tout l’été, plus de cent chefs-d’œuvre du XXe siècle dans les collections privées suisses. 

 

 

"La ruse symétrique" 1928, René Magritte (1898 – 1967)

Huile sur toile, 54 x 73 cm, collection privée, Suisse

Bacon, Baselitz, Braque, Bonnard, Calder, Cézanne, Dalí, Sonia Delaunay, Derain, Dubuffet, Ernst, Francis, Giacometti, Hodler, Kiefer, Klee, Klein, Léger, Magritte, Matisse, Miró, Monet, Picasso, Renoir, Richter, Rothko, Rouault, Signac, Soulages, Vallotton, Van Velde, Vlaminck, Warhol… Tous ces artistes, et bien d’autres encore, seront présents dans cette exposition coup de cœur, qui conduira les visiteurs sur les chemins de crête de l’art moderne, de l’impressionnisme à l’expressionnisme abstrait.

 

La Fondation de l'Hermitage

Située dans une belle demeure du XIXe siècle, la Fondation de l’Hermitage accueille des expositions temporaires consacrées aux Beaux-Arts.

Elle est entourée d’un parc magnifique, ouvert en permanence au public.

Tout en menant au fil des ans les indispensables développements liés à son succès et à l’accroissement de ses activités ; construction d’un pavillon d’accueil et de nouveaux espaces d’exposition et de conservation, constitution d’une collection, installation d’un auditorium et d’ateliers pédagogiques dans la ferme , la Fondation de l’Hermitage s’est donné dès l’origine pour mission essentielle l’organisation d’expositions de haut niveau dans le domaine des beaux-arts. Plus particulièrement centrées sur les XIXe et XXe siècles, ces manifestations lui ont permis, depuis un quart de siècle, de nouer des relations privilégiées avec les collectionneurs privés de Suisse. Leur grande générosité, leur engagement fort en faveur des arts, et le soutien constant et amical qu’ils ont apporté à l’Hermitage sont au cœur de la plupart des expositions mises sur pied dans l’ancienne maison de maître.

Le banquier Charles-Juste Bugnion achète la propriété de l'Hermitage, sur les hauteurs de Lausanne en 1841. Il y fait construire une maison de maître d'après les plans de l'architecte Louis Wenger. Les travaux, commencés en 1842, durent neuf ans. Sa femme, Jeanne-Marie Bugnion, s'occupe du vaste parc alentour et y plante des essences rares pour l'époque. En 1976, les descendants de la famille Bugnion donnent la maison ainsi qu'une partie du parc à la ville de Lausanne, qui restaure le bâtiment et lui redonne son éclat. La même année, la fondation privée naît. Elle a pour but d'entretenir et de faire connaître la demeure et, depuis 1984 de développer le musée dans le domaine des Beaux-Arts. Depuis cette année-là, deux à trois expositions sont organisées chaque année. La collection de la fondation comprend plus de 800 oeuvres. Elle est constituée de dons, legs et dépôts, à commencer par ceux de la famille Bugnion, qui comprend une galerie de portraits remontants au XIIIe siècle. Des peintres postimpressionnistes et des peintres vaudois du XXe sont aussi exposés dans la galerie. Lucie Schmidheiny lègue en 1998 une collection exceptionnelle : des Degas, des Braque, etc. Divers mécènes et donateurs privés ont également enrichi les collections de l'Hermitage. La Fondation pour l'art et la culture lui a ainsi confié une collection riche de quelque 350 sculptures, peintures, dessins et gravures. Un ensemble de porcelaines chinoises, allant du XIIe au XIXe siècle, propriété de la Fondation Vergottis, constitue un autre dépôt important.

Publié par philippelamiral à 07:08:23 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) |

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