
"L'arbre jaune" (89 x 116 cm)
Galerie du Château
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Philippe Lamiral travaille longtemps par couches successives sur une même toile et fait apparaître l'expression de la peinture ; il opère une transformation de la matière par l'énergie et par la volonté d'aller plus loin. Il peint non plus le sujet mais la « peinture » et s'intéresse de plus en plus à la couleur ! Les paysages archétypes ou les figures qu'on reconnaît sous l'épaisse matière, dans la tradition classique des thèmes de la Peinture lui permettent désormais de peindre sans souci de signification... Son oeuvre est cotée sur artnet et dans le Guide Meyer.
Philippe Lamiral works for a long time by successive coats on the same painting and creates the expression of the painting; he operates a transformation of the material by the energy and by the will to go farther. He paints either the subject but the "painting" and is interested more and more in the color! The landscapes archetypes or the figures which we recognize under the thick material, in the classic tradition of the subjects of the Painting allow him henceforth to paint carefree of meaning... His work is quoted on artnet and in the Guide Meyer.
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"Nu masculin" 1975, Georg Baselitz, huile et fusain sur toile, 200 x 161,9 cm, musée d’art de la Caroline du Nord, USA

Effectuer la bascule à 180°, simplement pour se rendre compte à quoi cela ressemble, une fois l’horizon revenu à son point de stabilité, notamment pour les peintures réalisées entre 69 et 75, est une expérience troublante en ce sens que les peintures ne souffrent nullement de ce retour d’aplomb ; d’une certaine manière, elles pourraient même, à l’exception de quelques traces de peintures ou de coulures, avoir été partiellement exécutées dans ce sens : ni l’anatomie, ni les jeux de lumière, ni même le décor du fond ne semblent avoir subi de déformations excessives.
Seule la signature indique le sens de lecture obligé. Ce n’est qu’à partir du milieu des années 70 que le retournement qui semblait plutôt être une position de principe, une manière de se démarquer, est devenu une réelle contrainte de travail.
Ce mouvement d'une figuration qui se libère du sujet et du sens culmine en 1969 avec ce traitement inversé qui a fait la réputation internationale de Baselitz. Dans ses tableaux représentés la tête en bas, ses portraits, natures mortes, paysages ou animaux, l'artiste manifeste son goût pour une expérimentation formelle tous azimuts. Par la suite, ces toiles puissamment expressives feront place à une expression de plus en plus allégée. Des thèmes plus polysémiques, parfois assortis d'éléments de mémoire, allusions ou références renvoyant à l'histoire de l'art ou aux événements contemporains, confirment l'inventivité de Baselitz.
"Le renversement de la figure me donne la liberté d’affronter réellement les problèmes picturaux." Georg Baselitz
Georg Baselitz photographié par Lothar Wolleh, Mülheim, 1971
Le peintre et sculpteur allemand Georg Baselitz, de son vrai nom Hans Georg Kern, naît le 23 janvier 1938 à Deutschbaselitz un petit village de Saxe, où son père est instituteur. Depuis le début de sa carrière, il conçoit son œuvre comme un défi aux habitudes classiques de la perception. Sans jamais renoncer au sujet, Baselitz fixe de nouvelles conditions de perception de l'œuvre picturale.
En 2008 Baselitz participe à l'exposition "Quand l’art allemand du XXe s’invite au musée", organisée au Musée des Beaux-arts de Reims, en compagnie des artistes Jiri Georg Dokoupil, Rainer Fetting, Anselm Kiefer, Martin Kippenberger, Gerhard Richter et Vostell.
Dès les débuts de sa carrière, Baselitz a su faire voler en éclats les représentations et les catégories académiques de son époque. Son évolution personnelle est marquée par le dépassement de multiples formes de convention artistique, par la recherche de langages nouveaux, dans un renouvellement constant des formes et des sources d'inspiration.
Publié par philippelamiral à 10:28:40 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) | Permaliens
"Oreiller" 1987, Georg Baselitz, huile sur toile, 200 x 162 cm
"L'auteur n'a de responsabilité envers personne. Son rôle social est asocial. Sa seule responsabilité réside dans sa position au travail qu'il accomplit." George Baselitz Cette peinture montre des coups de « brosses » expressifs pour lesquels Baselitz est devenu célèbre. Le style et le rouge éclatant dans cette peinture suggère la violence. Aussi, la tête semble être disloquée du reste du corps.
Publié par philippelamiral à 09:19:57 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) | Permaliens
"Eugène et Valentine" 1935/1985, Eugène Leroy, huile sur toile, 100 x 80cm
Collection Muba Eugène Leroy, Donation Eugène - Jean et Jean - Jacques Leroy. Tourcoing
" J’en ai toujours fait - mais ce ne sont pas des autoportraits. C’est des têtes. L’autoportrait ne m’intéresse pas. "
Eugène Leroy in Eugène Leroy, Peinture, lentille du monde, entretien avec Irmeline Lebeer, Lebeer Hossmann, Bruxelles, 1979, P.21
Eugène Leroy a eu une longue vie créatrice (1910-2000), qui a subi des influences fort variées, de Rembrandt aux icônes russes, des primitifs flamands à Malévitch. Sa propre peinture, d’abord fort «lisible» (portraits, nus féminins) s’est peu à peu épaissie, devenant avec le temps une impressionnante sédimentation de matière sur la toile. Les contours compréhensibles se sont progressivement dissous dans une accumulation d’huile et de pigments, qu’il ne cessait d’ajouter, rechignant à considérer achevé un tableau en cours. La donation de ses enfants au musée constitue la base des 150 œuvres présentées de ce peintre «local» (il est né à Tourcoing), à peu près inconnu du grand public mais reconnu depuis longtemps par Baselitz ou Sam Francis, par des galeristes notoires (Claude Bernard, Michael Werner) et présenté dans les grandes manifestations (biennale de Venise, Documenta de Cassel).
Publié par philippelamiral à 09:05:43 dans PAROLES DE PEINTRES | Commentaires (1) | Permaliens
"Sans titre" 1993, Steven Parrino, photographie
L'exposition entend donc faire le portrait de l’artiste à travers des salles qui seront organisées autour de thèmes identifiés. Une première salle présentera ses racines, avec les gravures de Chardin données chaque année par son grand père à ses collaborateurs, ou le portrait de Grégoire Muller. Une autre rassemblera les portraits d’ Olivier Mosset à travers les photographies de Steven Parrino ou la peinture à l'acrylique de Walter Steding. Une autre salle dévoilera les citations, emprunts et copies (Hugo Pernet). Les ensembles qui suivent déclinent les peintures monochromes, les pièces au sol, et le lien indéfectible de l’artiste au monde du motocyclisme.
Membre du groupe BMTP en 1966 avec Daniel Buren, Niele Toroni et Michel Parmentier, il s'installe à New York en 1977.
S'il n'est pas fondamentalement nouveau, le procédé qui consiste à montrer la collection particulière d'un artiste pour mieux en saisir la sensibilité semble connaître, en France, un (très...) net regain d'intérêt.
Ainsi, après celle de Bernar Venet à l'Espace de l'art concret de Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes) au printemps, est-ce le tour du Magasin/Centre national d'art contemporain de Grenoble de proposer au public Portrait de l'artiste en motocycliste.
« Un rassemblement plus qu'une collection »
Où l'on découvre l'incroyable réserve - à tous les sens du terme... - du Suisse Olivier Mosset dont les monochromes et autres cercles devaient atteindre le degré zéro de la peinture.
Telle était du moins l'insigne ambition cultivée par l'artiste, associé pour ce faire à Daniel Buren, Michel Parmentier et Niele Toroni au sein du groupe BMPT.
Tout aussi remarquable peut-être, la générosité de l'Helvète conduisit rapidement celui-ci à conserver, puis à échanger, et enfin à acheter des œuvres de ses pairs.
De ce soutien aussi actif qu'ouvert, Yves Aupetitallot, le directeur du Magasin, s'est plu à souligner la conséquence.
Bénéficiant vite d'un « fort capital de sympathie », l'artiste a en l'occurrence plus procédé à « un rassemblement qu'à une collection », et ce sur « un mode économique de constitution très intéressant. »
D'autant plus intéressant pour tout le monde d'ailleurs qu'Olivier Mosset a fait don de l'ensemble au Musée des beaux-arts de La Chaux-de-Fonds (Suisse) où il sera ensuite présenté.
À l'origine, donc, étaient... les grands-parents, un aïeul offrant des gravures à ses collaborateurs, une grand-mère signant une Mère à l'enfant que nombre d'artistes n'auraient pas renié.
Olivier fit son miel de tout cela, avant d'acheter l'une des motos de Steve McQueen ou de rejoindre le Magasin sur sa Harley-Davidson. Les deux motos ouvrent l'exposition, d'où son titre.
Entre-temps, l'artiste aura produit et acquis. Au-delà des coups de cœur, on retiendra peut-être d'abord le formidable condensé d'histoire de l'art contemporain ainsi réuni.
Jean Tinguely commence par dialoguer avec Donald Judd, Ben et Franck Stella, avant que Stéphane Kropf ne semble répondre au collectif 1m3, Ange Leccia à Steven Parrino, Yan Pei-Ming ayant tenu à refaire en grand le portait consacré à Olivier Mosset.
Sol LeWitt, Jeff Koons et Yves Klein côtoient... Serge Lemoine et Bettina Rheims, Helmut Federle et Michaël Zahn contrastant plus loin avec Allan McCollum et Alain Jacquet. Entre autres !
Et les cartels de toutes ces œuvres ne sont pas les moins intéressants... Philippe Gonnet
Olivier Mosset, artiste contemporain actif depuis les années 60, est passé maître dans l’art d’interroger les limites de la peinture. Né en 1944 en Suisse, il séjourne à Paris pendant sa jeunesse, s’installe à New-York en 1977, pour ne plus quitter les Etats-Unis et vivre aujourd’hui à Tucson, en Arizona. Cet amoureux du motocyclisme aime à confondre ses toiles aux mur, plafond ou sol, rejoignant là une sorte d’idéal de la rupture du cadre. Entier, extrême, obsessionnel ? Après huit années passées à peindre des cercles (1966-1974) et huit autres consacrées au monochrome (1978-1986), il présente en 1986 sa première toile honorée d’un titre : « A step backward », édifiant. Comme si faire intervenir le langage traditionnel pour donner du sens brouillait l’inventivité, tuait dans l’œuf le renouveau - malheureux oxymore. L’exposition de rentrée du Magasin fleure bon l’huile de moteur mélangée à la peinture la plus pure. « Portrait de l’artiste en motocycliste » s’est construite sur un pacte original : rendre hommage à l’artiste en exposant les œuvres de sa collection et non ses créations, en retranscrivant l’univers artistique dans lequel il a évolué pour mieux aborder son œuvre. Le travail de ses compères plutôt que le sien, les œuvres qu’il a aimées et choisies plutôt que celles qu’il a produites… parce que, comme il l’a lui-même confié à Yves Aupetitallot, directeur du CNAC : « l'art c'est les autres, c’est ce qu’ils font ou ce qu’ils ont fait, […] mon propre travail ne serait pas ce qu’il est et n’aurait pas la place qu’il a si d’autres ne s’y étaient pas intéressés ». La lucidité du bonhomme est, comme qui dirait, de bonne augure…
Laetitia Giry
Les collections dartistes sont à part. Elles nous éclairent sur lenvironnement et l'oeuvre de lartiste qui collectionne d'autres artistes quand ils sont ses contemporains comme Damien Hirst, Martin Disler ou Günther Förg, ou sur un creuset historique dans lequel il puise inspiration et influence avec, par exemple, la collection de gravures maniéristes de Georg Baselitz.
Publié par philippelamiral à 09:25:15 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
"Sans titre" dyptique, 2008, Albert Oehlen, huile et papier sur toile
Albert Oehlen
23 oct.-03 janv. 2009
Paris 4e. Galerie Nathalie Obadia
La galerie Nathalie Obadia est très heureuse de présenter les œuvres récentes d'Albert Oehlen. C'est la quatrième collaboration avec la galerie Nathalie Obadia suite aux expositions du Musée de Strasbourg en 2002 et du Frac Auvergne en 2005.
Albert Oehlen est considéré comme l'un des plus importants peintres de sa génération. Héritier de Gerhard Richter, Sigmar Polke ou Baselitz, il interroge et expérimente les multiples possibilités de la peinture. Élève de Sigmar Polke, contemporain et ami de Martin Kippenberger disparu en 1997, il demeure une référence pour la plus jeune génération de peintres allemands, tels que Daniel Richter et Jonathan Meese tout comme pour d'autres en Europe et aux Usa.
À l'occasion de cette exposition, Albert Oehlen montre un ensemble de peintures et collages combinant les références aux publicités et médias de différents pays où il travaille comme l'Espagne et l'Allemagne.
Ces associations d'images et de textes apparaissant comme des assemblages libres sont en fait des constructions de langages picturaux entre abstraction et figuration. L'humour est toujours présent dans son travail et l'on reconnaît également un rythme proche de la musique contemporaine qui le passionne.
On y retrouve aussi les approches picturales de Francis Picabia du mouvement Dada ou de Fernand Léger. La société de consommation y est abordée dans un mélange de cultures foisonnantes. Avec le pinceau classique et l'oeil "aiguisé" de l'artiste observateur, les œuvres sont conçues avec une énergie très personnelle.
Dans sa recherche, Albert Oehlen joue avec la vitesse de l'expression des images tout en se concentrant sur les couleurs et les constructions, il revient souvent sur les oeuvres déjà amorcées pour y trouver l'équilibre de chacune avec une générosité maîtrisée qui fait toute l'originalité de son art.
On retrouve dans chacune des œuvres d'Albert Oehlen toute la controverse entre grande peinture et "bad painting", entre formalisme et figuration expressionniste, ou encore entre une certaine "naïveté" et sophistication du traitement.
Publié par philippelamiral à 15:56:50 dans EXPOSITIONS | Commentaires (1) | Permaliens
Lena Gieseke Lena,une artiste allemande a réalisé un modèle 3D à partir du tableau de Picasso.
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