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Syndicats français : main dans la main pour le 1ér mai 2009. | 06 avril 2009

Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME.

Cet article est sur POPULISCOOP, Journal de cyberpresse pour écrire et publier un article.

 

Les syndicats français optent pour un même cortège lors du traditionnel défilé du 1èr mai 2009. Depuis plus de 60 cette unanimité n’a pas été vue en hexagone. Les circonstances s’y prêtent et mettre la main dans la main répond plus à une volonté de la base ouvrière exposée à la gravité de la perte de l’emploi et à la spirale de la détérioration du pouvoir d’achat.

 

La gestation d'un nouveau paysage syndical en France est déjà lancée. Elle présage une nouvelle donne dans le rapport de force entre les acteurs du dialogue social. Le travail unitaire que la base ouvrière impulse désormais avec plus de vigueur, dépasse les états-majors des centrales qui se plient à la volonté des salariés. Le contexte de crise s'y prête. L’alternative à un certain capitalisme qui montre chaque jour sa nature de banditisme...

Les sauveteurs du système comptent faire perdurer le climat de l'impuissance des syndicats, le prochain 1èr mai augure une nouvelle configuration. Jamais la vie syndicale française n’a connu une telle humeur et la communauté nationale n’a pas été confrontée à une telle angoisse. La première vient en aide à la seconde. La crise qui fédère les consciences, rend la perspective d’une unité ouvrière plausible. Elle vient aussi de permettre à la représentation des couches sociales les plus laborieuses mais aussi les plus démunis d’être plus crédibles, du moins celle qui porte la revendication.

Ce qui n'est jamais arrivé lors d'une Fête du Travail depuis des années, les syndicats manifesteront ensemble en ce 1er mai 2009. L’image de rangs serrés, tant souhaitée, arrive enfin à point nommé. Elle est générée par les multiples constats qu’en temps morose de récession que les efforts des gouvernants n’arrivent à juguler et ce depuis déjà 6 mois de « mesurettes » plus malveillantes que vraiment intelligentes, comme une franche réponse aux décisions de consacrer les aides souvent injustifiées aux secteurs financiers les plus désignés en malfaisants.

CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires et Unsa ont pris cette décision le lundi 30 mars, lors d’une rencontre conjointe. Ces 8 centrales tentent de conserver la mobilisation qui a vu quelques 3 millions de personnes descendre dans les rues le 19 mars et légèrement moins le 29 janvier. Ces records constituent des répliques au gouvernement de droite dirigé par Nicolas Sarkozy, qui chaque jour qui passe le présente avec une allure de surdité envers les revendications « des travailleurs » qui représentent d’autres catégories de la population comme les chômeurs et d’autres préoccupations de la population comme la baisse du pouvoir d’achat.

Reçus à l'Elysée par Nicolas Sarkozy avant le G-20 Londres, dans la matinée de lundi, les dirigeants des cinq principales centrales syndicales, avaient rappelé au président qu'ils attendent rapidement « des mesures concrètes et plus favorables aux salariés ». Du leurs côtés les 8 syndicats ont programmé une rencontre pour 27 avril afin d’évaluer et mesurer la réactivité et « les réponses du gouvernement et du patronat. Le cas échéant de « nouvelles initiatives » comme une « grève interprofessionnelle » ou une « mobilisation un samedi », d’après leur déclaration commune. Cependant elles ont décidé de « faire du mois d'avril un mois de mobilisations, qui sera d'initiatives visant à soutenir les actions engagées et à organiser les solidarités ».

Selon le communiqué de cette intersyndicale inédite, « dans la suite des journées du 29 janvier et du 19 mars et dans (un) contexte exceptionnel, les organisations syndicales s'entendent pour faire du 1er mai un nouveau temps fort de mobilisation pour peser sur le gouvernement et le patronat ». Ce 1er mai unitaire sera une première. Depuis la Libération, les syndicats français n’ont pas fait cortège commun. Habituellement, la CFTC et FO chacune défile de son côté dans le but d’étayer leur identité. La CFE-CGC restait à l'écart de tous défilés de la fête du travail. Pour rappel lors du second tourde l’élection présidentielle de 2002, avec la présence de Jean-Marie Le Pen, la CFTC n'avait pas fait cortège commun pour le 1er mai. Alors que FO avait renoncé à son défilé, pour la seule fois depuis sa scission avec la CGT en 1948.

Maintenant les organisations inscrivent le mouvement social qu’elles se trouvent porteuses, dans un contexte déprimant, dans la durée. Toutes se rendent compte qu’elles maintiennent leurs visions du 1èr mai. Notons en fin que la paysage syndical connaît actuellement une mutation qui augure une consolidation des organisations les plus revendicatives et à leur tête la CGT. Ce qui s’est passé, jeudi 27 mars 2009, au niveau de la SNCF est un prélude de la fin de la mollesse et une poussée de l’aiguisement de la conscience ouvrière traditionnelle, c’est-à-dire la plus contestataires face à un capitalisme qui chaque devient sordide avec des scandales de truanderie en col blanc.

Voici le communiqué commun des organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA, du 30 mars, sur la mobilisation intersyndicale du 1er mai.

"L’augmentation du nombre de chômeurs, la baisse significative de la consommation, l’incertitude grandissante sur l’activité des entreprises témoignent de la gravité de la crise qui frappe un nombre croissant de salariés sans que nul ne puisse aujourd’hui en prédire la durée. Les mobilisations viennent d’obliger le gouvernement à agir sur les stock-options et les rémunérations exceptionnelles des dirigeants d’entreprise lorsque ces dernières ont reçu des aides publiques directes. Sur la question de la redistribution des richesses produites, le décret annoncé bien qu’insuffisant est un début de remise en cause du système actuel. Elle laisse cependant de côté l’essentiel des revendications du 5 janvier 2009 portées par les mobilisations du 29 janvier et du 19 mars 2009. Gouvernement et patronat doivent rapidement mettre en œuvre les mesures déjà prises et engager les négociations et les concertations pour répondre à l’ensemble des revendications. C’est pourquoi, dans la suite des journées du 29 janvier et du 19 mars et dans ce contexte exceptionnel, les organisations syndicales s’entendent pour faire du 1er Mai un nouveau temps fort de mobilisation pour peser sur le gouvernement et le patronat. Elles appellent leurs organisations locales à rechercher les modalités appropriées pour réussir cette journée de revendication syndicale en tenant compte des situations locales. Pour préparer le 1er Mai, elles conviennent de faire du mois d’avril un mois de mobilisations ponctué d’initiatives visant à soutenir les actions engagées et à organiser les solidarités. En fonction des réponses du gouvernement et du patronat, les organisations syndicales débattront lors de leur prochaine rencontre des nouvelles initiatives (grève interprofessionnelle, manifestations, mobilisations un samedi…) Une prochaine réunion est d’ores et déjà fixée au 27 avril." Les syndicats manifesteront ensemble le 1er mai pour la première fois

(Afp, 30/03/2009, 22h28)

Publié par argotheme à 09:28:51 dans Actualités | Commentaires (0) |

Contestations juvéniles plus exacerbées dans le désarroi social. | 13 décembre 2008

Samedi 13 décembre 2008, par N.E. Tatem avec ARGOTHEME.

 

La présidence française tire à sa fin, alors que la crise a modifié les choses. Les contestations ont tous les ingrédients pour... 

Cet article a été publié par POPULISCOOP – Faites de votre actu. Un SCOOP 

 

Le risque de contagion des protestations, avec une intonation de guérilla urbaine, vécues pendant presqu'une semaine en Grèce, est omniprésent. Des réactions du même genre se sont déjà déroulées dans certains pays du sud de l'Europe. A Rome, à Bologne, à Madrid, à Barcelone et plusieurs villes de France, avec moindre violence, des revendications tout-à-fait radicalisées se sont bien déjà manifestées...   

 

Dans l'Hexagone le mouvement des lycéens, contre la réforme scolaire, s'apprête à s'amplifier puisque déjà emmaillé d'incidents à Brest et Aix-en-Provence avec l'usage de grenades lacrymogènes. A Nîmes une proviseure a été violentée en voulant s'opposer à l'action des élèves. Ce matin de vendredi, 12 décembre, les blocus des établissements sont prévus dans plusieurs jusqu'à là peu touchées. Les syndicats ont appelé leurs adhérents à, la désobéissance pédagogique, ne pas appliquer la réforme de l'école primaire.

 

Face à cette situation, les décideurs appliquent des sanctions sous formes de retenus de salaires alors que le pouvoir d'achat est saigné. L'appel pour le lundi de la semaine prochaine, va dans cette perspective d'endurcissement. La conjoncture s'y prête aussi. Le climat de la fourbe crise financière, qui est en réalité une récession économique dévorant le productivisme dépassé dans les pays qui ont dominé le monde plusieurs siècles durant, est la toile de fond qui porte tous les signes de la gravité de la chute des économies dépourvues des sauvetages sociaux pour les plus vulnérables de la population et particulièrement les jeunes.

 

 

Ce contexte est aussi marqué par un reflux dangereux des organisations politiques, de gauche modérée, qui ont été, de tous temps, en mesure de parader en contrepouvoir. Des décisions réformatrices passent en force au niveau des assemblées... En France les impressions négatives de ce qui se passe encore au PS, de la tenue sous haute tension du congrès du PCF et les différentes pannes des mouvements sociaux profonds, comme le signale les moins 30% de votants aux dernières prud'homales sont des symptômes qu'aucun dialogue n'est opérationnel pour maintenir la stabilité sociale.

 

Outre que la présidence de la république avec ses actions de réformes, jugées vitales mais faites comme à vue d'œil et en conformité d'un programme de promesses électoralistes dépassé. Dont on ne doute point qu'elles peuvent être inadéquates actuellement avec l'arrivée de la crise dans tous les chantiers sociopolitique, ces changements tablent sur la brusquerie pour se faire adopter même en ayant des impacts plus larges que prévus. Comme une massification de l'idéologie dont se revendique le parti du président Sarkozy, strictement cela en écrasant les formes démocratiques d'explications qui justifient ces réformes, la persévérance d'imposer le train de mesures décalé par rapport à la nouvelle donne de crise est loin de présenter les satisfactions attendues.

 

Sans moindre conséquences, l'effet d'annonce n'est pas un remède. Ni à la finance : combien de milliards virtuels ont été scandés disponibles pour freiner l'encore interminable plongeon vers les abîmes des places boursières ? Et ni en direction de l'appareil industriel qui part sous d'autres cieux vraiment rentables et émergents, en lui allouant le denier public via le guichet bancaire. Ces déclarations ne sont pas réellement des solutions finales et pratiques. Les jeunes se trouvent, ce qu'ils ressentent du moins, sans perspectives. Quand stagiaires, ils sont sous-payés ou carrément privés de rétribution pourtant redevables. Ce n'est pas le système éducatif en tant que tel, ainsi que les réformes le concernant, qui pose problème. Mais l'avenir incertain qui expose les jeunes à une précarité de plus en plus surélevée dans l'orientation européaniste. Cette dernière tire vers un ultralibéralisme qui ne se réhabilite pas, comme incitateur d'une floraison de nouvelles entreprises adaptées aux mutations que connait l'industrie européenne et capitaliste, qu'on s'évertue vainement depuis déjà deux mois à défendre.  Les systèmes productifs improvisent dans une solitude déroutante, au sein de celles des pays capitalistes qui perdent leur identité essentielle de la neutralité des Etats dans les secteurs économiques, à brader ces produits comme l'offre d'une seconde voiture pour l'achat d'une ou bien la réduction des prix de l'immobilier neuf. Alors les pouvoirs d'achat, particulièrement des classes moyennes qui ont toujours boosté les espoirs, sont au plus bas ! La verve de la jeunesse a de la révolte est innée, l'histoire universelle ne le dément pas. Quand les conditions se réunissent à la générer, il est même impensable d'obstruer les voies qu'elle emprunte.

 

Il y a un brin de conscience, la crise actuelle apportant sa touche de réalisme, que les réseaux de discussion sont en faillite, comme la décadence des mouvements politiques de gauche. Ce climat augure que l'exemple de la jeunesse grecque, en lutte contre une corruption à tous les niveaux du système de gouvernance du pays qui a la renommé d'être le bercail de la démocratie, mérite d'être perçu comme un déclencheur de révoltes touchant un continent qui n'a pas vécu la fabuleuse élection d'un black à la tête de la première mondiale. Le vecteur de l'intégration des populations marginalisées reste inerte, malgré quelques symboliques et réduites promotions. Face à ceux qui affichent leurs luxuriantes jouissances à travers ce qui est la « peopolisation » des gouvernants surtout.

 

Et pendant que la faillite se généralise de jour-en-jour, laissant à la marge nombreux déshérités d'avenir. Les séditions se risqueront à secouer l'état des choses. Avec l'expectative créée par l'opposition en grande perdition, peut-on penser que la fracture pourra être replâtrée en l'absence de nouveaux espoirs ? La simplification a des fois ses légitimités, ses causes de bienfondés !

Publié par argotheme à 09:52:22 dans Actualités | Commentaires (0) |

PRUD'HOMALES DANS UN CONTEXTE HORS DU COMMUN ! | 03 décembre 2008


mercredi 3 décembre 2008, par N.E. Tatem avec ARGOTHEME

Cet article a été publié par POPULISCOOP - Scoop Populaire. Faites de votre Actu. un SCOOP

Les élections du 3 décembre regroupent 20 millions de votants, elles sont connues pour les fortes abstentions...


Sur fond d'élections prud'homales, de ce 3 décembre, la révélation du directeur de l'Agence européenne des droits fondamentaux tombe comme un boulet dans la marre.
Le marché du travail... Est-ce un marché ?

Image hébergée par servimg.com
Octobre a noté qu'en France le cap des 2 millions de chômeurs a été dépassé. Alors que ces élections, les deuxièmes qui regroupent 20 millions de votants, connaissent depuis toujours de fortes abstentions.


  Alors que 20 millions de français s'apprêtent à renouveler les instances prud'homales, ce mercredi 3 décembre, Morten Kjaerum, le directeur de l'Agence européenne des droits fondamentaux, avertit que l'UE (Union Européenne) dispose d'un gigantesque marché du travail. Dans une interview accordée à AP (Associated Presse) ce mardi, il redoute qu'avec la crise économique le phénomène va connaître une plus grande ampleur. Ce marché, du travail est caché, utilise des migrants et même des enfants. A propos des mineurs, il note la disparition dans la nature d'enfants souvent retenus dans des boulots inhumains.
 

L'information tombe à la veille des élections des prud'hommes en France, dans une situation alarmante d'augmentation du nombre de chômeurs où le pic du mois d'octobre a permis de dépasser le cap symbolique des 2 millions de demandeurs d'emplois. Ces élections ont connu comme à l'accoutumé, il y a 5 ans, des abstentions qui ont dépassé les 70%. On redoute que ce taux continue encore d'accroître.



Le Conseil des Prud'hommes est un Tribunal paritaire composé d'autant d'employeurs que de salariés. Les magistrats sont élus par leurs pairs. Ce qui signifie que les employeurs élisent leurs Conseillers et les salariés les leurs. Ils sont ensembles chargés de faire respecter le droit au travail. De ce fait ces élections sont un enjeu social majeur et sont essentielles, pour le travailleur et pour l'entreprise. Les cas de désaccord dans l'application d'un contrat de travail, elles permettent à chacune des paries en litige (employeur, salarié, demandeur d'emploi) - que le conflit soit tranché par ces juges issus du monde professionnel.


Depuis le 19 septembre 2008, auprès du secrétariat de chaque mairie du département, les listes électorales ont été déposées. Les électeurs ont la possibilité, depuis cette date, de consulter ces listes pour vérifier qu'ils y sont inscrits. Les employeurs ont obligation de libérer les salariés, pendant leur temps de travail, pour exprimer leurs votes. Cette année, le vote par correspondance, réservé jusqu'à présent aux salariés éloignés de leur lieu de travail le jour du scrutin, est étendu sans justification.
 

Vidéo 1


Les conseillers prud'hommes CGT
par ulcgtlaseyne
 

Vidéo 2


Conference de presse CGT ISERE Prud'hommes 2008
par ledonjulio
 

L'opération de vote de 3 décembre a suivi un parcours qu'on peut retracer ainsi :
 

• Le 28 décembre 2007 : la situation en tant que salarié, employeur ou demandeur d'emploi est fixée pour chaque corps et son inscription sur les listes électorales.
• Pendant février et mars 2008 : consultation des données, chaque salarié peut vérifier qu'il est inscrit dans le bon collège.
• Du 1er au 19 septembre 2008 : envoi des cartes d'électeurs.
• A partir du 19 septembre : consultation de la liste électorale en mairie et sur le site internet, et ce jusqu'à 8 jours suivant l'affichage des résultats du scrutin.
• Du 19 septembre au 20 octobre 2008 : Période des recours gracieux auprès du maire d'inscription : toutes les demandes d'inscription, de radiation ou de modification sur les données prud'homales y sont traitées. La décision du maire peut être contestée devant le tribunal d'instance.
• Du 21 octobre 2008 au 3 décembre 2008 : Période les recours contentieux : les demandes d'inscription, ou de modification sur les données auprès du juge d'instance.
• Du 19 au 26 novembre 2008 : vote électronique par Internet pour les électeurs inscrits sur les listes électorales à Paris.
• Le 3 décembre 2008 : jour du scrutin, vote à l'urne, c'est aussi la date limite de réception des votes par correspondance. Le matériel de vote par correspondance a été envoyé à tous depuis la mi-novembre 2008.

Publié par argotheme à 07:40:18 dans Actualités | Commentaires (0) |

Immigration : Périple désespéré pour jeune audacieux ! | 22 avril 2008

Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME Site de ARGOTHEME. 

Cet article a été publié par POPULISCOOP POPULISCOOP -scoop populaire- Ecrire et publier un article.-Scoop Populaire-

Qui travaillera le plus ? L'immigration, les sans-papiers ou bien la discrimination. La France devant le besoin de main-d'œuvre et les flux d'arrivants clandestins. Qui sera le mieux payé ?

Alors que 300 sans-papiers manifestent, le 16 avril 08 devant le ministère du travail après avoir bloqué les sociétés où ils travaillent, sous la conduite du seul et irremplaçable en la matière, le syndicat CGT. Et qu'éclate, le même jour, le scandale de l'enfant banni d'un jeu de la chaîne de télévision « Gulli », appartenant au groupe Lagardère, pour son prénom jugé à consonance révocable « Islam », le ministre Brice HortefeuxBrice Hortefeux, ministre de l'immigration, de l'identité nationale et du co-développement solidaire. empoche son premier accord avec l'Egypte inspirée du concept « immigration choisie ». Après avoir déjà ratifié de la même sorte avec le Sénégal, pays ayant des relations historiques avec une communauté établi en hexagone, le membre du gouvernement UMP, chargé de cet épineux dossier où la xénophobie repousse la citoyenneté à même les laborieux êtres, perçoit dans la foulée un intéressement pour la même convention avec le Cap-Vert. Ce qui le stimule à croire à l'étalement en tache d'huile, auprès d'autres pays ne pouvant contenir les forces de travail, du résultat de son déplacement de 2 jours au pays des pharaons.

Un tas d'autres événements, secouent ces jours-ci le front social et les débats publics autour de la présence des étrangers en France. Les médias reprennent avec une certaine banalité ces faits récurrents tant que d'autres actualités sont plus éligibles à tenir les Unes. Il convient de citer les plus marquants comme les mutineries et grèves de la faim dans les centres de rétention, ou bien le rejet par la cour suprême d'y ouvrir des tribunaux. Ce qui a provoqué l'annulation des jugements qui ont été prononcés au niveau de ces lieux d'emprisonnement, sujets à moult controverses dont la mort ou le suicide d'internés. Parmi aussi les faits notables, la marche des clandestins qui a démarré le lundi 19 avril à partir, de la ville de Lille vers la capitale, comme une nouvelle histoire Ch'tie, distante d'environ 200 kms. Une action inspirée de la marche des « Beurs » de 1983 qui, a pris le départ de la Lyon soit quelles 600 kms. Qui elle, se doit à son aînée des chômeurs des Etats-Unis qui dans les années 20 du siècle dernier a regroupé un demi-million de chômeurs réclamant du travail, à l'époque de la grande crise, et s'est dirigée vers la Maison Blanche à partir de Sans-Francisco pour parcourir plus de 1000 kms.    

Ce qui frappe aussi, pour la première fois des patrons basés surtout Ile-de-France et particulièrement ceux de la restauration soutiennent ouvertement les grèves de leurs travailleurs... pour des régularisations. Il faut préciser qu'ils ne désirent s'en passer de cette main-d'œuvre corvéable à merci, aussi bien pour travailler sans rechigner là où elle placée et autant d'heures qu'on lui inflige ainsi que sous-payées au plus bas de l'échelle des salaires. Outre qu'ils sont juridiquement exposés à des poursuites et doivent parer de la sorte en soutenant leurs employés. D'après certains dirigeants d'établissements qui ont osé s'exprimer, ces recrutements ont eu lieu avec des faux papiers sans qu'ils soient décelés falsifiés.  

Les pays développés confrontés au déplacement, surtout économique ou en fuite à l'insécurité, des populations de pays moins nantis n'entendent plus avec la bonne oreille « la mondialisation » qui leur est chère pour les échanges des richesses. La France dotée d'une grande tradition d'accueil de main-d'œuvre étrangère, connaît depuis 2004 un besoin de force de travail dans le bâtiment, le tourisme (hôtellerie et restauration) et l'aide aux personnes. Avec l'embellie économique déjà amorcée au niveau de l'agriculture avec fulgurance aux tarifs où sont les prix des productions de ce secteur, outre la confiance qui marque une certaine réduction des chiffres du chômage, à échéance la donne du besoin va vite s'accentuer. L'hexagone est mieux loti que ses voisins pour la faiblesse de la fécondité féminine européenne, alors qu'elle n'était que de 1.5 enfant par femme en moyenne en 2003, il se porte mieux que jadis. Préoccupée par l'avenir démographique comme la plupart des pays de l'Union européenne, la France n'est pas actuellement dans la même situation : avec un taux de fécondité de 1.92 enfant par femme en 2004 (et même 1,94 en 2005), elle se situe au premier rang du vieux continent, à égalité avec l'Irlande et loin devant les autres grandes nations européennes que sont le Royaume Uni (1,74), l'Allemagne (1,37), l'Italie (1,33) ou l'Espagne (1,32).  Même si la France n'assure plus tout à fait le renouvellement de ses générations, sa position relative reste très enviable. Selon le rapport datant de mai 2006 intitulé « Besoin de main-d'œuvre et politique migratoire » -page 8.
 Profitant des jalons mis en place au niveau européen au sujet des affluences migratoires, tous les gouvernements français retrouveront une ligne de conduite dans cette globalité du traitement de la question de l'immigration dans le cadre continental. Ce dernier donne entière latitude aux décideurs locaux mais annonce le besoin européen de bien une cinquante  de millions de travailleurs pour le siècle 21.   Embarcation de Clandestins
 

Ce qui fait aujourd'hui débat c'est la reconduction au-delà des frontières de 25 000 clandestins par an, d'ailleurs présentée certainement sans les ambiguïtés qui l'habitent. Ce quota complètement fié au fait que le flux migratoire est interminable et est encaissé, toutes gardes baissées, sans possibilité de le juguler. Comme il est décrété avec une quantification sans approximation alors que des constats récents rapportent une diminution de même que l'accroissement n'est pas conjecturé. La probabilité d'épuisement de personnes démunies de titres de séjour se dessine selon Mr. Horteffeux, pour la première fois environ 5% de retours en terre d'origine se son faites de plein gré des clandestins. La diminution sensible du nombre d'embarcations venant d'Afrique depuis le début de l'année 2008, est due à outre l'effet dissuasif des mesures actuelles, fondées sur la traque sécuritaire livrée aux clandestins forcé au point de départ. Carrément l'inexistence de passagers en provenance des Balkans et de l'Asie orientale est réelle. Les pays de cette région de l'est méditerranéen négocient malgré la faiblesse des ressources, tant le retour à la stabilité que des redressements économiques. Avec l'intégration à l'union européenne de certains d'entre eux facilite énormément l'accès au travail et l'absence de la formalité administrative pour régulariser la présence au sol d'accueil, a aussi donné le droit au vote dans élections locales en France.

Depuis justement l'année 2007 l'adversité des traversées de la méditerranée, sur des embarcations de fortune, prend désormais une ampleur inégalée jusqu'à là en Algérie particulièrement qui vit un climat de déréliction sur tous les plans de sa jeunesse dont le pays leur ferme toutes perspectives d'avenir. 271 algériens ont été recensés en 2006, environ 5 fois plus en 2007 et une formidable explosion dès l'année 2008 dont le bilan est attendu avec acuité, au regard des échouages, des arrestations et des décès enregistrés. Le samedi 19 avril, le chef du gouvernement algérien a promis la création de 400 000 emplois pour mettre davantage de poudre aux yeux des désespérés.

C'était les pays voisins, Maroc Tunisie et Lybie, comme zones de transit aux africains accédants en Espagne, par Melilla pour le premier, et à la Sicile, Chypre, Malte et Grèce pour les seconds. Et c'est eux qui ont alerté algérienne de la forte recrudescence de la présence des jeunes algériens dans les échecs de traversée de la méditerranée... Faute de ne pas tenter le djihad, contre un système politique complètement ruineux et gargarisant à ses administrés une fausse fierté nationaliste le bien-être, plutôt complètement accaparé par des catégories rentières campant la seule ressource de l'énergie, la jeunesse se tourne finalement à tenter cette aventure d'atteindre d'autres contrées. Par où, une fois le cap de la mort par noyade surmonté, un autre avenir peut-être tracé.

La mort en début d'Avril de 7 jeunes de la ville de Tiaret, 300km au sud-ouest de la capitale, a provoqué un émoi parmi la population dans cette localité. Les jeunes de ce chef-lieu de wilaya (département) ont manifesté et ont été reçu par le préfet.  Ces 5 dernières années une prise de conscience est faite, constatant l'augmentation depuis 2007 de départs impromptus. Il suffit d'une absence d'un jeune pendant quelques jours, pour que son entourage songe au phénomène dit « Haraga ». Ce mot a valu à l'écrivain Boualem Sensal Boualem Sensal, auteur de "Haragas".d'intituler une de ses œuvres, dès 2006 avant que ne tombe aux yeux des responsables cette calamité de la fuite à tous prix, mais pas âme qui vive... Même pas une lecture de la réalité qu'un livre algérien révèle, sinon la censure de ce livre ainsi que celui, du même auteur, portant le titre « Poste restante », alors que son licenciement de son poste de travail au ministère de l'industrie date de quelques années.

Publié par argotheme à 08:11:06 dans Actualités | Commentaires (0) |

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