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Depuis le 7 janvier 2007 s’est tenu au tribunal de Chéraga relevant de la cour de Blida, banlieue ouest d’Alger, le procès de la plus grande affaire d’escroquerie qu’a connu l’Algérie. Les pratiques connues mais jamais élucidées, de gestion désastreuse de la colossale rente algérienne que génère ses ressources naturelles notamment énergétiques, l’affaire a fait couler beaucoup d’encre, tant pour son gigantisme que pour l’attente qui tenu en halène l’opinion algérienne et d’ailleurs.
En Angleterre où s’est réfugié le milliardaire déchu, d’où il avait réfuté par le passé toutes possibilités de son extradition en l’absence de convention entre les 2 pays et surtout en défendant par des propos assez authentiques même s’ils sortent de la bouche d’un escroc : « l’injustice régnante dans son pays d’origine ». En France où les ambitions de cet arnaqueur se sont bien disséminées et où il a été aussi condamné, on avait aussi déclaré aussi officiellement que son extradition était possible. Les échos sont restés mesurés du fait l’appréhension des procédés équivoques dont s’est habituée l’administration algérienne pour hâter le rapatriement de ce justiciable condamné à la prison à vie par contumace. Et en France l’affaire a été complètement mise en berne.
Décrété jeudi 25 juin 2009 par la justice britannique, l’extradition vers le pays d’origine n’a plus d’empêchements. Sauf bien sûr que cette décision ne peut se concrétiser, car il faut encore qu'elle soit confirmée en appel après le recours que les avocats du concerné soit rejeté avec une confirmation de la sentence.
L’ignominie de ce banditisme en col bien blanc, reflète le contraste entre l’espérance d’un pays à construire après sa libération et la prédation dont sont capables ceux qui font main basse sur les moyens qui favorisent le développement raté de l’Algérie à cause du système de pillage perdurant. Les autorités algériennes, largement critiquées par les citoyens au plan intérieur de ne pas avoir voulu faire les démarches nécessaires pour rameuter cet enfant du sérail devenu le personnage incarnant fortement le système régnant depuis que le pays a recouvert sa souveraineté. Côté algérien on se justifiait que le Royaume-Uni détenait la personne et avait toute latitude de le remettre à la justice qui l’a condamné. Côté anglais, et même ailleurs de part le monde, aucune certitude n’a jamais été perçue pour le faire payer sa truanderie appartenant complètement aux cercles du pouvoir en place et qui n’a jamais cédé malgré les révoltes populaires qui l’ébranlaient.
L’aspect idéologique avec lequel s’explique ce scandale ramène au profil de Rafik Abdelmoumène Khelifa. Repris de justice, condamné à 6 reprises pour des larcins avant de ce lancer dans les hautes sphères, ses manigances sont affiliées aux règles destructrices qui visent les capitaux à caractère social, où les plus démunis des algériens mettent leurs expectatives en plus de bien-être. Il faut noter que le principal instigateur intenta aux secteurs du logement social OPGI (Office Publique de Gestion Immobilière). Les caisses de la sécurité sociale qui ont été poussées, par on ne sait quelle dégénérescence des décideurs, à léguer la gestion de leurs comptes à une banque sans solvabilité, des œuvres sociales de mutuelles. Les banques étatiques qui détenaient les comptes d’entreprises publiques (et non privées) les plus performantes et ceux des particuliers dont beaucoup de l’immigration, se sont vues assigner à léguer leurs ressources à la Khelifa-Banque.
Le jeune homme d’affaire algérien qui s’est illustré en France avec le sponsor du prestigieux club français de football, l’OM (Olympique de Marseille), avait un pieds bien implanté au niveau de baie cannoise où il était propriétaire depuis l’année 2000 de trois luxueuses villas, un hôtel particulier à Cannes ayant appartenu au milliardaire excentrique connue sous le nom de Môme Moineau, puis d’une boîte de location de voitures de luxe, avant de fonder une chaîne de télévision, Khalifa TV, et une compagnie de transport aérien, Khalifa Airways, ainsi que des relations avec les 2 grandes figures artistiques, Gérard Depardieu et Catherine Deneuve, à coup de chèques de 50.000 euros pour lui faire bonne figure.
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Match et diner avec BOUTEF
Parodie
En réalité le scélérat, né dans les carcans de la « Kleptocratie » qui sévit depuis l’indépendance dans ce grand pays pétrolifère maghrébin, n’est qu’un écumeur sans vergogne. Dès l’intéressement de la justice algérienne à cette histoire, la liquidation judiciaire de ses entreprises a été déclenchée à la vitesse de l’éclair en France. Un apurement qui a, sans sceller le dossier, précipité un certain effacement des traces de cette affaire dans les médias. Et a amoindri les appréhensions qu’attendait l’opinion française pour avoir laisser la porte ouverte au loup pour qu’il pénètre la bergerie !
La désuétude du modèle de réussite
Rejeton d’un certain Laroussi Khelifa, qui a été ministre de la santé dans le premier gouvernement algérien de postindépendance, lui-même pharmacien de son état au même titre du larron fils qui fonda un empire financier aux convoitises largement appointés aux secteurs commerciaux que productifs. La hâte de se remplir les coffres ne fait aucun doute, du point de vue où la notion de création de richesses n’a jamais eu lieu.
Le contexte idéologiquement propice qu’outre mesure, car il était montré aux jeunes algériens comme le modèle parfait de réussite, dans lequel est né le groupe Khelifa est marqué par le passage à l’économie de marché, d’une Algérie déjà secouée depuis des lustres par de tels méfaits camouflés d’une opacité qui ne permettait guère de les déchiffrer. Fuites de capitaux et accaparements des faramineux ressources segmentées au profit des cercles du pouvoir du FLN dirigeant, et non le FLN libérateur qui lui reste un symbole de décolonisation, étaient depuis longtemps dans les bouches.
A l’arrivée de feu Boudiaf à la présidence de l’Algérie après de l’arrêt des élections de 1991 qui allaient introniser les ultras islamistes au pouvoir, Jean Zegler député européen de Genève lui a fait parvenir une lettre dénonçant l’existence de beaucoup de biens immobiliers, sur les boulevards de Bernes (la capitale helvétique) et de sa ville (Genève), appartenant directement à des notables du régime ou à des intermédiaires. Il avait même proposé de les récupérer pour le compte de l’Etat algérien. Boudiaf a été assassiné, au bout du sixième mois, par un de ses garde-corps et ce projet est tombé dans les oubliettes.
Le retour de Bouteflika, renommé pour des suspicions de même nature, n’arrange en rien l’existence et la conception d’une mesure de poursuites judiciaires ardues. Lors de son passage sur la chaîne de télévision Al-Jazeera, RAK (Rafik Abdelmoumène Khelifa) cita l’actuel président algérien, du point de vue qu’il est à l’origine de sa chute. Et du côté historique, il révèla que son géniteur faillit l’exécuter pour désertion en 1958. Cette dernière information a été reprise par le quotidien « Ouest-France » du 3 février 2007 sous la plume de son correspondant à Alger.
Quand apparaît le « golden boy » Khelifa, outre la libéralité idéologique en offensive, les frappes du terrorisme islamiste accomplissaient l’élimination physique du fleuron intellectuel et intègre de la société civile naissante, afin de taire toute possibilité de mise à nue du passif des détrousseurs d’antan sur le point de blanchir les fortunes amassées, ou de barrer la route aux familles de type camorra dites « politico-financières » qui sévissaient outrageusement dans l’importation. La filière européenne de voitures touristiques dites « CH » (1) d’âge avancé et dont les cartes grises les présentaient récentes, qui a été découverte à la même époque, illustre les méthodes frauduleuses d’entrée des produits d’import. Affaire qui reste dans les annales algériennes comme une tare pour l’absence d’expertise et de contrôle des services publics, donc les raffermissements profondément entrantes dans les rouages décisionnels.
L’affaire Khelifa éclata le jour où 3 cadres de « Khelifa Bank » ont été arrêtés à l’aéroport international d’Alger alors qu’ils tentaient d’expatrier frauduleusement dans leurs bagages 2 millions d’Euros. Depuis seul la division bancaire du groupe Khelifa semble concerner la justice. La magistrate, madame Brahimi Fatiha, en tête du procès apporta les chiffres suivants, en guise de fonds dérobés d’une banque née, dit-on, de la vente d’une maison co-héritée avec un frère –Lakhdar- et une sœur –Hafidha- du principal instigateur suite à la falsification de signatures : « 2,292 milliards de DA, 1,796 million de dollars US, 8,1 millions d’euros, 7,42 millions de francs français (1,13 million d’euros), 8.700 francs belges (215 euros), 2.615 Deutsch marks (1.337 euros), 12.570 francs suisses, 57.360 livres sterling, 210 dollars canadiens, 500 marks finlandais (84 euros) ».
De toute évidence la confrontation des classes rentières proches des autorités qui se sont succédées en Algérie depuis 1962, constitue le soubassement de cette affaire. Les responsables cités en l’occasion du jugement vont d’un chef de gouvernement à quelques ministres, certains pour avoir fermer les yeux devant la gabegie et d’autres pour avoir pris part dans le montage d’un groupe financier pillard. Environ 1000 personnes sont auditionnées à titre de témoins ou d’inculpés et beaucoup au même titre que RAK sont en fuite et sous mandat d’arrêt international.
Publié par argotheme à 09:29:42 dans Actualités | Commentaires (0) | Permaliens
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Quoiqu’on dise de propos apaisants et démagogiques, parmi les tenants qui ont monopole sur le régime algérien, le terrorisme n’est pas résiduel et reprend même de plus belle. Certes l’ouest algérien semble vivre une accalmie. Mais nier ceux qui attendent pour rien, c’est seulement différer à plus tard...
Ceux qui sont déçus des promesses de la politique rentière de Bouteflika, voient et le disent : des chinois construisent leur pays et eux sont au chômage. Ils savent que le sort du grand argent du pétrole est une gabegie de faux moudjahidines, d’escrocs qui ont pour mosquées les banques et de corrompus cramponnés, tels avec des crocs de rapaces, sur le système institutionnel. Peuvent-elles exister d’autres raisons au terrorisme ?
Une escorte motorisée de gendarmerie d’environ 30 éléments est tombée dans un guet-apens tendu par un groupe terroriste, mercredi 17 juin vers 19heures 45 dans la zone d’El-Méhir de la wilaya de Bordj-Bou-Arréridj (34ème dans la numérotation des préfectures algériennes), siruée à 180 km à l’est d’Alger. Elle était chargée de sécuriser le parcours d’une équipe de travailleurs chinois, travaillant sur le chantier de l’autoroute "Est-Ouest", qui officient actuellement dans la construction d’un pont dans la région dite « Les Bibans (ou les portes, communément LES PORTES DE FER). » Cette embuscade a été tellement bien préparée qu’aucune riposte n’a pu être entreprise.
A la première information perçue, 20 gendarmes ont trouvé la mort dans cet attentat, puis le chiffre a été revu à la hausse pour indiquer 24 décès et 5 blessés. Cet acte est le plus marquant depuis celui d’août 2008 à Boumerdès (50 km) où 49 personnes ont trouvé la mort… Qui oserait encore mentir du retour à la « concorde » après 2 mandats et la réélection, pour un 3ème à la légalité douteuse, d’un président aveuglé par le « Koursi » pouvoir ? Et de son ministre des affaires intérieures après plus d’une décennie qu’ils ont eu, en commun, les affaires du pays en main ?
Région située à cheval entre la Kabylie (par l’ouest et le nord) et les régions du sud et d’est, Bordj-Bou-Arréridj était relativement calme par le passé. Pendant les années 90 où le pays a été presque mis à feu et sang, elle n’a pas tellement été emportée dans la grande tourmente, malgré que quelques despérados « de la gandourerie » ont tenté le maquis. Une riposte des anciens moudjahidine combinée à celle des services de sécurité et suivie par une mobilisation citoyenne, ont pu venir à bout de la première horde qui s’est constituée côté Zemmourah. Une zone montagneuse donnant sur la forêt de l’Akfadou où Bordj-Bou-Arréridj a ses confins avec les territoires de Béjaïa, Sétif et Jijel.
Maintenant Bordj-Bou-Arréridj passe pour l’une les plus actives en matière d’insécurité en tous genres, avec une recrudesence de la criminalité genre kidnapping. Pour ne citer que les plus récents faits où sont mêlés les islamistes armés :
• Et 2 autres ont eu le même sort en mi-mai à Beni-Ougag dans la commune de Bendaoud
Cette dernière violence politique que les dirigeants du pays entretiennent pour imposer la perpétuité de leur règne, en dévoyant l’islam et en menant une politique ruineuse, trouve des connivences dans certaines franges de la société. Celles qui a main basse sur les centres de décision. Avec un « tourner-en-rond » qui inflige donc à la jeunesse soit la mer du « harrag » (le clandestin vers et sur d’autres Terres) ou bien le Kalachnikov pour tenter de faire fortune, prendre le pouvoir ou bien s’occuper tant qu’aucune perspective radieuse ne se substitue ce tourner-en-rond : ne rien espérer !
Minutieusement préparée cette opération terroriste a permis aux assaillants de faire exploser deux engins placés au bord de la route empruntée par le convoi. Ils ont par la suite ouvert un feu nourri, ce qui dénote le fort équipement en munitions de ce groupe. Ils ont ensuite réussi à prendre la fuite en emportant avec eux vêtements après avoir déshabiller même les morts parmi les agents de sécurité, leurs tenues est déguisment infaillible à d’éventuelles autres opérations. Sans omettre surtout d’emporter toutes les armes des victimes ainsi les six véhicules tout-terrain de la gendarmerie. Ce qui laisse croire que désormais les moyens dont dispose cette phalange, se trouvent maintenant bien renfloués par tous ce qui peut servir dans de nouvelles actions plus graves et autorise à ses « djihadistes » une grande mobilité. L’été sera encore plus chaud !
De triste mémoire, quand à B.B.A. un concert de musique est gâché, la porte est ouverte au crime. Créer le vide en privant les jeunes de la musique qu’ils aiment, c’est les pousser au terrorisme. Pendant le mois de mars 2008, le concert que devait donner, à la salle Bachir Ibrahimi, le célèbre rapeur Faouzi Attentat a été simplement saboté. La salle était pleine à craquer de jeunes spectateurs venus spécialement voir le spectacle, ils essuyé une censure inavouée !
Un vrai massacre, les trois rapeurs ont subi le blocage des microphones et du matériel. Les techniciens de la salle ont certainement reçu l’ordre de tout "ranger" rapidement. Le sabotage prévu dès le début, par les jeunes artistes, a créé un grand émoi. Il n’a pas, lâchement, suscité beaucoup de réactions chez les responsables et même auprès de certains bordjiens n’ayant pas en odeur de sainteté ce genre de musique. Les trois artistes sont repartis avec la rage dans le cœur et un profond sentiment d’injustice.
Leur public a vécu la pire des déceptions, la rage ne pouvait que monter… De quoi les pousser à adhérer au crime terroriste.
Publié par argotheme à 10:39:12 dans Actualités | Commentaires (0) | Permaliens
Mercredi 4 novembre 2008, par N.E. Tatem avec ARGOTHEME
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Il très significatif de rappeler que lors de la commémoration du 1er novembre, en cette année 2008, monsieur Liamine Zeroual n'a pas été vu parmi les convives de Bouteflika recevant les anciens présidents. Ils étaient trois : Benbela (premier président de l'Algérie indépendante) Chadli Bendjedid (l'homme du grand détournement économique) et Ali Kafi (celui qui croyait rester à vie)... Est-ce le signe que cet officier à la retraite, dont nous vous proposons sa page sur Wikipédia, ne partage le projet que Bouteflika change la constitution en activant les assemblées à qui il vient de tripler les salaires ?
Voir en ligne : Tous les sujets de POPULUSCOOP concernant : l' A L G E R I E
La limitation à deux mandats présidentiels en Algérie a été introduite par l'article 74 de la constitution, sous le règne éclair d'un certain Liamine Zeroual général de l'ANP (Armée Nationale Populaire) à la retraite et qui a été appelé par les siens du même rang encore en exercice. Afin de pallier à une autre criarde volonté des indécrottables nationalistes qui se relaient à la tête de l'Etat algérien depuis son indépendance. Celle d'un certain Ali Kafi qui souhaitait jouer au prolongation, comme le désire actuellement son ami et acolyte Bouteflika.
Ce cadre militaire formé en Russie et en France, après l'indépendance, a rejoint l'ALN (Armé de Libération National) à 16 ans en tuant un policier à qui il retire l'arme. Qualifié par les plus rationnels analystes de la vie politique algérienne comme un humble et discret, il est celui qui a organisé avec une étonnante dextérité des élections locales, pour des conseils communaux et celles des wilayas (départements), de l'assemblée nationale et présidentielles en l'espace, tel un record à inscrire dans ses prouesses, de quelques mois. Et surtout il a effectué la révision constitutionnelle qui n'autorise pas plus de deux mandats pour un même président. Il a été élu Président de la République le 16 novembre 1995 avec 61,3% des voix. Mais il ne s'est pas porté candidat une seconde fois.
C'est une diapo qui montre Monsieur Liamine Zeroual parmi les personnalités algériennes, heureusement qu'il y figure et nous remercions son auteur.
Le dernier des votes a permis à l'actuel président Bouteflika, en 1999, de sortir de l'ombre et récolter les efforts que les démocrates conséquents, désignés en éradicateurs ou en militaro-staliniens où figurent la majorité des journalistes et des intellectuels de toutes les spécialités, dans la lutte, qui a duré une décennie, contre le terrorisme. Liamine Zeroual a été appelé à la rescousse pour évacuer à la va-vite un autre affamé du « Koursi » trône, Ali Kafi. Ce dernier, a remplacé feu Mohamed Boudiaf abattu par l'un de ses garde-corps, de la même nature que Bouteflika préconisait demeurer au pouvoir une ou deux décennies, profitant d'un état d'urgence décrété du fait de l'ampleur qu'a pris l'insécurité. Et qu'a déclenché l'arrêt d'un processus électoral, entre ses deux tours, des législatives de décembre 1990 que la démission forcée de Chadli Bendjedid a permis d'y mettre fin.
Si les islamistes de l'ex FIS auraient eu le pouvoir en 1990, leur serment de mettre à feu et sang le Maghreb, le bassin méditerranéen et mettre en œuvre un déferlement sur le continent européen et même déborder sur le reste du monde, aurai disposé des moyens de l'Etat qu'ils allaient diriger. Ils juraient d'exterminer les démocrates, les laïcs, les athées et appliquer leur projet barbare de tuer ceux qui ne soumettraient pas à la chariaâ.
La méconnaissance, surtout en occident, du rôle et la place de l'armée algérienne dans l'espace fonctionnel des institutions du pays, laisse planer une image toute faite et étriquée de junte sur les modèles sud-américains.Or, cette réduction comparative galvaudée par les alliés des illégaux islamistes algériens que l'article 40 de la constitution interdits expressément comme partis politiques et qui bénéficient de soutiens complotés à Sant-Egidio et autres capitales de part le monde, l'ANP qui renferme bien des « Ripoux » corrompus, ne peut être connue que sur cet angle. En fait beaucoup de détrousseurs des richesses du pays appartiennent, certes, à cette armée et vivent du soutien et de l'arrogance, avalisés et partagés, avec militants de l'ex. parti unique composé du plus médiocre personnel qu'a eu le pays à la tête de ses appareils. Une vraie secte de truands idéologiques d'un nationalisme caricatural qui s'est accaparé le sigle symbole des trois F.L.N.
Ce climat délétère laisse l'Algérie à la traîne pour la construction de la démocratie et sans l'existence d'un projet économique cohérent pour vraiment mettre sur voie le développement. Il fait du pays, non une entité réellement émergeante parmi ses paires moins dotées de moyens, juste un Etat rentier impulsé par Bouteflika et ses acolytes qui ont régné jusqu'à la, en vulgarisant la démarche populiste et bordélique de l'arabo-islamisme ayant que la manne pétrolière à dilapider.

C'est que la souillure à la jeune constitution algérienne risque de connaître un revers. S'il allait être soumis, comme le veut le droit constitutionnel et international, à un scrutin référendaire où le peuple s'exprime librement, comme moindre échec un boycott populaire avec moins de 30% de suffrages par rapport au nombre d'inscrits. Sinon un rejet total...Tout en gardant un flou hypocrite sur la question essentielle s'il briguerait une 3ème mi-temps, déjà entretenu depuis déjà deux années quant à la possibilité de kidnapper le pouvoir comme ce fut depuis l'indépendance. Il vient de déclarer mercredi, 29 octobre 2008 devant un parterre de juriste, de magistrats et de hauts cadres de l'Etat, la modification de la constitution : « afin d'accroître le pouvoir conféré au peuple de choisir ses gouvernants et de leur renouveler sa confiance en toute souveraineté ».
Seule, dans ce cas de figure, l'armée peut bloquer ce projet dangereux pour la stabilité du pays que Bouteflika croit avoir créé ou amorcé. Or c'est, en matière de réduction de l'insécurité que signe quotidiennement l'islamisme par sa violence macabre et que Bouteflika croit toujours vouloir domestiquer l'hydre hideuse, la longue haleine et de depuis des années de lutte sans répit, des démocrates conséquents et des militaires qui, cette résistance où l'armé a joué un rôle déterminant dans un contexte de trahison et de complicité, est venu à bout du terrorisme qui n'est pas encore complètement éradiqué.Il faut rappeler que depuis le parti FLN, dirigé actuellement par un « barbeféléne » (islamiste du FLN actuel parce que au sein de l'historique ces intégristes n'existaient pas ou priaient dans les mosquées pour que les Fellagas soient mis en échec) des plus réconciliateurs avec la bête immonde, fréquentait l'ambassade iranienne alors les carnages semaient l'horreur pendant la décennie 90. Dès que son parti dévoyé a montré son candidat Bouteflika, le fléau des « haragas » (des partants avec embarcations de fortune vers l'Europe) et les séditions faites de saccages, comme en octobre de 1988, sont devenues une réaction collective de la jeunesse qui voyait l'avenir et l'horizon complètement terminés en désespérante fermeture.
Il est illusoire que les officiers de l'ANP qui ont toujours impliqué cette institution pour mettre fin aux déroutes que le parti dirigiste fomente continuellement et avec grande récidive, auquel appartient Bouteflika et est le candidat, qui monopolise le mot « FLN » en faisant le contraire du FLN historique. Les partisans d'un troisième mandat pour Bouteflika ne cessent de jurer qu'il ne sera pris à vie... Telle est la vacherie que promettent, les piteux politicards, qui promettent maintenant qu'elle n'aura pas lieu... Mais de quoi sera fait demain.Quant à l'opposition politique dont l'existence a la forme d'une nébuleuse impopulaire joue maladroitement la complicité avec l'islamisme. Premièrement en admettant et défendant l'existence de partis religieux, alors que la constitution l'interdit par son article 40. Et en second lieu la pratique des connivences inter-leaders, comme la dernière rencontre entre Aït-Ahmed du FFS, avec Hamrouche et Abdelhamid Mehri les deux caciques du FLN, le parti qui pousse ouvertement à un troisième mandat pour Bouteflika alors que ses deux personnages se disent opposées, en est une des perversions qui mettent la population dans un embarras et face à l'intrigue manœuvrière.
« Au secours Zeroual, ton œuvre pour l'Algérie dont l'objectif est l'alternance démocratique au pouvoir risque d'être bafouée... » dit un démocrate algérien très présent sur le Web avec ses sites et blogs. « Sinon la jeunesse prendra le large en boat-people et se révoltera dès qu'un match de football soit prétexte » rajoute-t-il, comme ce fut le cas dernièrement à Oran et dans d'autres villes pour des motifs bien moindres.Il très significatif de rappeler que lors de la commémoration du 1er novembre, en cette année 2008, monsieur Liamine Zeroual n'a pas été vu parmi les convives de Bouteflika recevant les anciens présidents qui étaient trois : Benbela

(l'homme du grand détournement économique) et Ali Kafi 
Publié par argotheme à 09:37:36 dans Actualités | Commentaires (0) | Permaliens
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- Satirique et Citoyen-
Finalement le président algérien Bouteflika, avec un brio laconique et à demi-mots dignes de la langue de bois, parle du lèse-démocratie rapetissant la moralité républicaine qu'intentera le troisième mandat qu'il languit encore, puisqu'il ne l'a ouvertement renié. Dans un entretien accordé, le mercredi 12 mars 2008 à Reuters par la voie écrite, il n'a pas répondu à la question que la presse locale, y compris l'agence APS (Algérie Presse Service), n'arrive pas à élucider faute de jouir de l'égard accordé à l'imposante agence anglaise. En fin manœuvrier, attendant son heure propice, il a préservé le voile sur le primordial qui alimente un vaste débat dans le pays et est largement scruté depuis l'étranger. On lui connaît la recette de ne s'exprimer, une fois son terrain de jeu conquis, d'ailleurs sans grandes thèses. Une conduite qu'il a suivi lors de sa sortie du désert pour reprendre du service. Il ne se place pas au devant de la scène qu'une fois avoir supervisé de loin le champ où il laisse les autres l'inviter, se lavant ainsi les mains d'éventuelles retombées, à chapoter bien plus qu'un parcours du combattant qu'une partie de plaisir. C'est dire aussi que gouverner les pays dits anciennement du tiers-monde, est une corvée à faire marcher des HS « hors-stabilité » croupissant dans l'inconstance et emportés au désœuvrement
Loin d'être la panacée pour la stabilité et la voie qui fait renouer avec le développement, la prolongation de quiconque à la tête de l'Etat algérien, est davantage perçue comme une souillure de la constitution qu'une reconsidération pragmatique tant que cette révision n'advient que pour ça. Prélude au règne à vie, elle manque vraiment d'arguments pour être avalisée tant par l'opinion internationale malgré le crédit dont jouit l'homme auprès d'elle, se faire accepter par l'opposition qui tarde à organiser ses méandres et surtout s'admettre à la frange éclairée qui a toujours suggestionné positivement son peuple. Qui est cette dernière ? Nous y reviendrons obligatoirement plus bas. La première a la renommée d'avoir souvent exercé des pressions sur les décideurs algériens, la seconde se doit avoir une raison d'être en pareilles circonstances cruciales et la troisième est la véritable pierre angulaire de toutes les initiatives qui ont piloté l'histoire contemporaine algérienne. Mais c'est le quitus que délivre l'ANP (Armée Nationale Populaire) qui semble être déjà compromis et manque parmi les atouts du raïs harassé par une pathologie d'ulcère hémorragique dont il dit être rétabli ainsi que par un bilan morose desservi et le mauvais usage de la rente, dû à l'absence totale conceptions sociales, économiques et culturelles dans sa gestion écoulée.
La mystérieuse classe influente, troisième citée ci-haut, qui n'a pas pouvoir de décision mais une fois qu'elle se prononce les destins changent, joue aussi le rôle d'un réel bataillon de reconnaissance et d'anticipation pour l'armée détentrice d'une force de frappe incontournable dans tous processus politique et historique qui puisse se scénariser en Algérie. De composition disparate et à ancrages idéologiques variés, exception faite des islamistes fondamentalement impossible d'entretenir un quelconque dialogue avec eux et qui ne jurent que par une substitution de la caste dirigeante par leurs sbires, elle a revendiqué l'éradication du FIS et sa tentative d'instaurer la théocratie de la charia. Elle a bloqué toutes les démesures qui, semblables à celle qu'ambitionne cyniquement Bouteflika, nombreuses jalonnent le régime étatique et l'apprentissage scabreux des algériens, par la force des faits, de la démocratie. Le président en exercice n'écarte pas encore ce vœu et a même joué sa partition dans l'orchestration qu'il fomente dans l'ombre. Lors de son passage à Tamanrasset la ville des fins fonds du sud, il demanda à un citoyen parmi ceux qui l'idolâtrent : « qui est contre un troisième mandat ? ». On en fait mieux devant les caméras qui en reproduisent la manipulation!
L'armée algérienne n'est pas en odeur de sainteté auprès de beaucoup de pays étrangers où des observateurs peu précautionneux et emportés, au déni du rôle institutionnel qui se perçoit en garde républicaine et contradicteurs potentiels de son potentat. Dans cette interview, il souleva le rôle que la constitution attribue à l'armée formula : « qu'au fur-et-à-mesure que la société se prenne en charge, cette armée se professionnalise ». En recours final elle a maintes fois intervenu pour sauver les meubles, en réservant une étroite écoute de cette sphère anonyme qui, faute d'être habileté à décider ou proposer d'alternative, se contente comme un observatoire indépendant, d'identifier et de déclarer le danger.
Elle tend une oreille bienveillante à cette communauté d'éclaireurs qui se compose du fleuron des dialecticiens de « l'algériologie » (1), une déférence envers des analystes et commentateurs préférés aux appareils officiels tenus par un personnel que les algériens appellent les « Khobzistes » (2). D'ailleurs devant la situation actuelle qui s'avère un réel kidnapping de l'autorité suprême, ce courant informel se distingue par une présence sur le net parmi d'autres appels individuels, qu'autorise le terrain politique. L'opa sur le puissant média public de l'unique chaîne de télé et la retenue des journaux, même les privés qui ont une audience indéniable, n'étalent pas les désaccords à cette troisième mi-temps que l'article 74 de la constitution ne permet pas. L'étude, stratégique et de conjoncture, que livre déjà ces hommes et ces femmes que l'armée suit habituellement, est émis telle une expression civile à laquelle adhère l'action redoutée des militaires qui consiste en la prévention des menaces dont elle est prévenue de leur gravité. Dès que cette classe éclairée s'exprime sur les périls d'une donnée par rapport à l'avenir, le changement s'opère... Sinon l'histoire suit son court jusqu'à buter en des inconvenances plus difficiles à corriger, atteignant le jusqu'au-boutisme d'où il deviendrait plus difficile de s'en sortir, l'insécurité en est l'exemple majeur.

Du moins telle est l'expérience et la lecture qu'on a depuis que ce pays existe. Quand le parcours bute à deux voies : le stop ou la continuité du cadre présidentiel qui jouit d'une prépondérance sur l'ensemble des décisions, la grande silencieuse intervient faisant à l'histoire de ne pas démentir cette catégorie d'intervenants désignés, depuis peu en éradicateurs mais existaient depuis des lustres. Discrètement et surtout directement l'armée mène des putschs que dicte la gravité des éventualités fournies sur la place publique par ces doctes cadres, prenant à chaque fois son bâton de pèlerin pour le choix risqué à résoudre la vertigineuse option que seule sa force d'orthodoxie institutionnelle peut rectifier. Outre de l'écoute des élites, son audit interne diligenté par les officiers les plus hauts gradés au commandement des appareils et hautes hiérarchies, la fin de non-recevoir se met en branle quelque-soi le dirigeant.
Devant le dilemme que les élites ont déjà identifié avec cette nouvelle monopolisation qui ampute l'avancée démocratique, l'expertise des militaires est déjà en marche, on se l'imagine à bâtons-rompus. Une première révélation a été divulguée par le satirique « Bakchich-Info », telle une sinécure crédible qui intègre le sens, ici, de notre propos. Il est inimaginable que l'armée lui accorde cette prolongation, en rompant avec sa tradition. Ce qui serait compris comme une trahison de la conviction consistant à redresser les déviations. A moins qu'il a eu le temps de mettre ses hommes aux postes clés de cette armée décriée pour son interventionnisme. Les remaniements qu'il a opéré en fin d'année 2007 au sein de son cabinet en installant deux femmes, Farida Bessa et Habba El-Okbi, la première à la communication de la présidence et la seconde au secrétariat général dans l'objectif de reconfigurer ses proches, pour la seule échéance de se maintenir. Ameutées de deux entreprises de transport pour la communication et à son secrétariat, sont considérés en une protection de son proche environnement. Car bien d'autres désignations encore sur table, notamment diplomatiques que l'armée est censé obligatoirement approuvées par ses attachés consulaires, n'ont pu être admises dans la machinerie que le président a proposé pour s'en servir dans son ultime dessein de la révision constitutionnelle et de se maintenir à la tête du pays.
D'autres répliques de divers horizons ont déjà émis des opinions sur l'esquisse, de Nième perversion qui assujettit la constitution et à laquelle s'est abonné l'ex. parti unique qui a main basse sur le sigle FLN relevant de la mémoire commune et premier, de l'alliance dite présidentielle, à balancer dans ses rangs cette perspective considéré déjà en unique avenir pour le pays. Tous l'échiquier politique se positionne par rapport au projet, avancé depuis 3 ans sans obtenir d'approbation, de ne pas ajourner les deux successions présidentielles en révisant la première loi. Certaines comme Abdelhamid Mehri, qui a servi tous les chefs et étaient à toutes les ripailles aux côtés de Bouteflika, ont émis une sorte d'affliction revancharde parce qu'ils étaient éclipsé sous ce règne. Ils n'en veulent pas de cette convoitise, mais prennent discernement de ne pas ouvertement afficher la vendetta assourdie dans leurs propos. Rahabi un ancien ministre de l'information désigna Bouteflika de « lapin », position connue des sprinters secondaires dans la mesure où il joue un challenge de seconde zone. Alors que Benbitour, le premier chef du gouvernement qu'il a désigné en accédant au poste et qui le quitta au bout de quelques mois en dénonçant une mégalomanie, il dresse un accablant réquisitoire de la direction quasi plate pourtant montrant une agitation.
La genèse des transitions des présidences algériennes montre qu'elles sont toutes liées aux correctifs de l'armée face aux abus. Quand le général à retraite, pour remonter à partir du dernier Liamine Zeroual, a été appelé à la rescousse pour arrêter le zèle d'Ali Kafi, c'était le même scénario « éfeleniste » (3). Le remplaçant de feu Mohamed Boudiaf voulait s'éterniser au poste par la grâce de l'état d'urgence qui est toujours en vigueur, sans projet, juste une décennie ou bien tant qu'il sera en vie, croyait-il. Manière à laquelle que guigne Bouteflika d'après son discours du 7 juillet 2007 devant l'état-major : « votre occupation la sécurité et moi la politique... » Elle a déjà remercié le plus crédule des chefs d'Etat qu'a connu l'Algérie, Chadli pourtant venant de ses rangs qui a finalement, après des années de silence, accordé une interview pendant le mois de décembre 2007 au plus important quotidien arabophone « El-Khabar » pour donner son point de vue du clivage entre militaires et civiles pendant et après la guerre d'indépendance. Aux prémices de l'existence d'une nation algérienne souveraine, l'armée a mis directement fin à la débandade du premier de tous, Ahmed Ben Bella, sous la houlette de Houari Boumediene qui était à la fois vice-président de la république et ministre de la défense.
(1) Algériologie : terme employé pour désigner toutes les littératures qui ont sujet l'Algérie. Sachant que les livres pamphlétaires sur le terrorisme sont de véritables produits commerciaux.
(2) « Khobziste » de « Khobz » : le pain. C'est le subalterne de service qui a un gagne-pain dans un système corrompu sans jamais critiquer ou rechigner.
(3) « Eféléniste » du FLN.
Publié par argotheme à 09:23:13 dans Actualités | Commentaires (7) | Permaliens
Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME
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Cet article a été publié par Dans une Algérie dirigée par des reliquats d'un nationalisme qui a usé d'une violence, toute légitime, pour libérer le pays, les similitudes et l'adéquation des discours des dirigeants et des terroristes ne sont plus à démontrer. Du fait de l'unicité de la matrice idéologique entre gouvernants et islamo-terroristes, l'Algérie est vouée encore à être la plaque tournante de la BAQMI (Branche d'Al-Qaeda du Maghreb islamique). Quand en juillet dernier les services de sécurité algériens ont mis la main sur un camp d'entraînement avec un effectif d'une vingtaine de jeunes dont la moitié était des mineurs, le renouvellement de génération du terrorisme, après presque 20 ans que le fléau sévit dans ce pays, a été de suite deviné. Al-Qaeda du Maghreb a puisé dans de la fraîche chair à canon.
Avec les attentats du 11 décembre 07, une fulminante inquiétude vérifie que la capacité de nuisance de la main décidée, qui a bien marqué l'année 2007 même si les politicards algériens chantent le résiduel terrorisme, est plus redoutable que jamais. Les opérations qui atteignent avec une déconcertante facilité des points sensibles et des places fortes de la capitale algérienne, dénotent que le tournis au niveau de l'Etat est loin de vouloir juguler cette criminalité. L'attaque d'une caserne de garde-côtes le 8 septembre à Dellys, qui n'est pas un regroupement de scouts pour manquer de vigilance, s'est soldée de 30 tués dans les rangs des militaires. Et celles du 11 avril qui a touché - et au même moment un autre attentat a eu lieu au campus de Bab-Ezzouar - le palais du gouvernement, et du 6 septembre à Batna qui a ciblé le cortège du président Bouteflika - cette dernière faisant 22 morts et une centaine de blessés - apportent la preuve que le macabre est plutôt entretenu, sinon traité avec légèreté.
L'identification des deux kamikazes de ce 11 décembre augure d'une recrudescence extensible dans la région où la BAQMI (Branche d'Al-Qaeda pour le Maghreb islamique) a un fervent désir de semer la mort. Elle est annoncée avec la diffusion de sa revendication : « Ces opérations viennent rappeler aux croisés, qui ont colonisé nos pays et spoliateurs de nos richesses, la nécessité de bien entendre les revendications et les discours de Oussama Ben Laden (....). Les kamikazes du Maghreb se bousculent pour mourir tant que nos terres ne sont pas libérées, que les guerres que vous menez contre l'Islam ne s'arrêtent pas et que l'aide que vous portez aux traîtres et renégats de notre sang continue. Ces opérations ont été menées pour venger... » Déjouer les barrages filtrants et accéder au centre de la capitale en pleine matinée alors que l'interdiction des véhicules poids-lourds est appliquée de 7 heures à 19 heures, sont l'aveu que le laxisme est envoûté de l'idéologie d'un nationalisme religieux que prônent ouvertement les responsables du pays. Leur démarche est consacrée par les officiels au plus haut sommet du pouvoir, avec l'antisémitisme primaire et l'esprit revanchard vis-à-vis du passé colonial, au même titre que les islamo-terroristes. Réveiller une riposte populaire contre la violence n'est pas tellement la priorité.
Les spécialistes de l'islam radical discernent que la nébuleuse de Ben Laden trouve, dans le populisme des décideurs, son terreau en Algérie. La politique réconciliatrice en est garante. Les jeunes kamikazes du camp d'entraînement avaient toutes les similitudes avec ceux qui opèrent aveuglément en Irak, à peine pubères. Ils s'abreuvent du même discours de martyrologie et préfèrent l'accoutrement du bandeau entourant la tête imageant Ezzarkaoui. Comme il faut aussi apprendre à ces jeunes la conduite de véhicules, l'effort exige des moyens que seule la première organisation terroriste internationale est en mesure de fournir. Le mode opératoire de la simultanéité du double attentat ainsi que les arsenaux de 800 kg d'explosifs par engin, présentent également les mêmes caractéristiques des attentats d'Espagne et de Londres. A tous les coups des jeunes présentant, et à quelques détails près, les mêmes profils.
Sauf pour ce 11 décembre, le positionnement des activistes de vieille date sur la rampe de la mort, a obligé à une interprétation particulière qui réconforte un avenir d'aggravation même s'il reste imprévisible. Les deux vétérans donnent exemple aux prochaines bombes humaines. La méthode de fascination a été déjà employée sous une autre forme, en kidnappant un militaire frère d'un terroriste, et de le faire abattre par ce dernier sous les yeux des jeunes recrues, pour leur arracher la promesse et les endoctriner. Les pousser à ne point reculer...
Le terroriste dirigé sur la représentation de l'ONU du HCR (Haut Commissariat des Réfugiés) située dans les hauteurs de la capitale, quartier huppé où beaucoup de représentations diplomatiques étrangères ont des services, était âgé de 64 ans. Il a roulé sa bosse depuis 1996 avec le GIA et s'est rallié à Hacéne Hattab lors de la dissidence du GSPC avec le bras armé (GIA) du FIS dissout. Dans les maquis où il a pris part, il était considéré l'ogre des nanas. Il avait la prédilection sadique d'arracher des vierges, en tuant même les parents, pour les violer. Avant de commettre son dernier forfait, il se faisait appeler papy. Le second, plus jeune, à 31ans, a été dirigé sur le Conseil constitutionnel à El-Biar, quartier mitoyen et prolongeant le premier. Il a été relaxé en mai 2006 dans le cadre de l'inconséquente et illusoire politique de la réconciliation nationale et a rejoint, dans la semaine qui a suivi sa libération, ses acolytes pour continuer le djihad.
La loi instituant le pardon complice et aveugle pour ceux qui, même pris les armes à la main, arrivent à s'innocenter en déclarant, sur le bout des lèvres, une repentance invérifiable, a permis de relâcher dans la nature quelque 8000 individus. Les services de sécurité algériens ont perdu la trace de plus de 50% d'entre eux. Ces derniers ont emprunté deux chemins. Le premier est la reprise du service parmi les hordes de terroristes. Et le second, c'est celui de l'exil vers l'étranger, souvent en « haragas », passagers clandestins, malgré leur privation de passeport. Dans cette dernière destinée, certains tenteront de s'installer sous des cieux qui effacent leur passé et deviendront de simples immigrants, mais d'autres continueront de mener le djihad.
En tirant leur révérence les deux kamikazes du 11 décembre ouvrent le front d'un déploiement. La revendication de cet attentat porte les énormes possibilités qu'a la BAQMI de frapper à partir de l'Algérie.
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Publié par argotheme à 16:53:26 dans Actualités | Commentaires (0) | Permaliens
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