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D'adieux, jamais. | 08 juin 2008

L'amitié. Quand elle reste ce qu'elle a été sans que la distance ne puisse l'altérer. Se retrouver un an ou sept après en ayant l'impression de s'être quitté la veille.

Avec ton rire qui reste celui de l'ado émerveillée d'un tout. Ta naiveté d'aimer ou détester pour un rien.

Passer la nuit à se rappeler les larmes qui nous ont rapproché, les rires qu'on déployait.

Nos vies s'éparpillent en mille et un chemin, mais nous savons rester fidèles face à ce temps qui file et embrouille nos esprits de ne plus savoir combien d'instants nous ont séparé d'aujourd'hui.

Et de n'en avoir que faire. A ton verre. A l'amitié.

Publié par à 20:42:10 dans 2008 | Commentaires (0) |

La maladie d'avoir. | 06 juin 2008

Que celui qui n'est pas matérialiste lève la main. Que je lui jette un puissant cailloux dans la poire. Qu'il se relève, je l'abat. Non mais.
Petitami me tire par la main quand il sent mon regard s'égarer dans une vitrine. Je traine presque au sol comme l'enfant qui fait son caprice. C'est ça, en fait. Le caprice.
Si jamais mon oeil pétille, petitami sait qu'il est cuit et que c'est lui qui va traîner au sol derrière ma fuite vers le-dit objet de convoitise.
Parce que dans le cas contraire, je vais en rêver la nuit. Et puis le jour. Et là c'est le drame. Pour lui, mon amour propre (pour les insultes ou reproches indigestes qui peuvent s'en suivre) et mon portefeuille.
Ca remonte à l'époque où, haute comme trois pommes un quart, j'étais tombée en pâmoison devant un ridicule noeud papillon vert fluo pour homme-clown.
La hiérarchie génitrice, ne cédant ni aux oeillades, ni aux pleurs, ni aux cris de désespoir, aurait dû me couper les mains avant que j'eusse le mauvais réflexe de glisser l'affaire dans la poche de mon blouson rose à capuche en poils de moumoute.
Voilà comment j'ai découvert que les portiques à l'entrée/sortie des magasins, c'est de la menace visuelle pour crédules. Et aussi combien on perd en mètre cube d'eau de son corps, pourtant si jeune et frêle à cet âge innocent, lorsque l'on brave l'interdit juste pour contenter son désir qui s'éteint aussi vite qu'il n'a mis le feu à vos sens.
Comment en arrive-t-on à souiller son âme sainte et presque pure pour des formes sans âmes, qui n'ont même pas à vous renvoyer ne serait-ce qu'une lichette d'amour (ou de haine/pitié/n'importe quoi) ?
Si je me souviens du plaisir jouissif d'avoir pour moi toute seule ce bout de tissu fluo quelques instants avant que ma mère ne découvre le pot aux roses et me bassine de morale accompagnée d'une jolie raclée pour enfant tordu, je ne me souviens pas de la punition. De la puissance de la fessée, je veux dire. C'est ce qu'aurait dû graver mon disque dur interne. Mais non.
Au lieu de ça, je traîne ce putain de matérialisme collé à la peau. Je veux, je caprice, je jouis. Et puis plus rien.
Je ne suis ni médecin, ni avocate ce qui signifie que j'ai de (très) modestes revenus. Ce qui ne m'a pas empêché de céder à la tentation d'acheter un jean à un prix scandaleux pour du coton usé. Juste parce qu'on nous vend du pseudo luxe à coup de marketing bien ficelé. Et que je trouve le nom de la marque rigolo (je suis d'une stupidité consternante, n'est-ce pas ?).
Quelque part, j'imagine que ce qui motive l'envie d'avoir à tout prix, c'est le message plus ou moins subliminal que renvoi unetelle marque pour des raisons vraiment obscures.
Qu'est-ce qui nous fait imaginer qu'on deviendra plus ou moins con si on est estampillé Tartantruc ? Oui, le marketing, toussa. Ca va très loin.
Parce qu'à force on se construit un référentiel vraiment idiot et cela nous conduit à des addictions débiles comme le fait de s'amouracher d'objets.
Si, ça c'est pas über crétinus.
Peut-être que c'est la faute à la maladie d'amour. Ou peut-être que nous sommes juste des hyper consommateurs trop cons pour être vrais.

Publié par à 18:06:05 dans 2008 | Commentaires (0) |

Back (again) | 08 avril 2008

J'ai 23 ans depuis une dizaine de jours. Ca fait un milliers de pseudo-aventures sans intérêt pour le quidam que j'ai oublié de venir conter dans le vent depuis la dernière fois.

La toute première (de fois), j'avais 19 ans. C'était lors d'un voyage quelque peu rocambolesque où je m'étais retrouvée seule dans un pays inconnu, au beau milieu de gens inconnus qui parlent une drôle de langue.
Je m'imaginais bien raconter mes aventures "aventuresques" à la manière d'un road book sur la toile. Et puis je me suis mise à raconter n'importe quoi, des états d'âmes de post ado éberluée gravement atteinte d'un étrange mysticisme au goût plus que douteux.

Je ne trouvais (et c'est toujours le cas) aucun intérêt au blog. C'est juste la résultante d'un ennui sans nom à quelques heures perdues ici ou là. J'en ai certes créé en veux-tu en voilà, pour ne finalement jamais les tenir et tout supprimer sur un coup de folie.
De toute façon, qui peux bien s'en soucier ?

S'il y en a bien un que j'aurais dû éradiquer de la surface du globe, c'est bien celui-ci témoin de mes frasques d'adulescente patentée. Desquelles j'en nourris une honte improbable qui (tout de même) inconsciemment me rassure.

Mais il demeure.

Publié par à 22:33:17 dans 2008 | Commentaires (0) |

Hey Hey My My en concert. | 07 octobre 2007


Vendredi soir, 21 heures, Cabaret Aléatoire , Marseille.

Tout au long de la journée, j'étais excitée comme une puce à l'idée de revoir HEY HEY MY MY sur scène. Il faut dire qu'à Rock en Seine, si leur passage fut absolument mémorable, il fut (trop) bref. Je restais sur ma faim à n'avoir pas entendu mes préférées à savoir True Story et Easy.

J'en ai rêvé, le Cabaret Aléatoire l'a fait. Boulot fini me voilà donc, sourire jusqu'au oreilles, fonçant dans ma voiture-avion vers Marseille. Un Big Mac plus tard, nous voici, le garçon le plus merveilleux de l'univers qui partage ma vie et moi-même, en route pour la friche où se déroule les Indétendances. A l'affiche : MELL, HEY HEY MY MY et DONDOLO.

Il est 21 heures, ça caille un peu et nous sommes trois pelés et un tondu à poireauter devant la billetterie. Ca sent le pipi aussi (pouerk) et j'aime pas attendre. J'avais imaginé une foule exaspérante du genre l'assaut terrifiant lors du concert des COCOROSIE en mai dernier au même endroit, mais rien. Trois pelés et un tondu. Non quatre.

Un billet d'entrée et une bière ambrée plus tard, la musique de fond s'arrête et on voit des ombres sur la scène. Manque de bol, il y a des cuivres; HEY HEY MY MY sera donc pour plus tard. La chanteuse a un air de Cécile de France qui aurait gobé Jeanne Azuki et chante comme une Jeanne Cherhal plus énergique et plus énervée: plus rock en somme. Sur nos fauteuils, l'alcool nous imbibe et passe en un éclair de la phase hiphiphiphourra à rrrzzzz. C'est pas leur faute, si on accroche pas.

La fille aux cheveux hirsutes crie et ne s'arrête plus. On a en marre. Elle rajoute des couches et des couches avec des blagues un peu lourdingues sur les marseillais. Elle vient de Lorraine, on l'a bien compris.

Lorsque la scène s'éteint, l'espoir renaît. Une chevelure folle traverse la scène et nous décolle les fesses alors greffées à nos sièges depuis trop longtemps. On a cru au mirage du bassiste de ceux qu'on attend avec très grande impatience.. seulement c'est Azuki qui revient pour un rappel. On sort aérer notre haine (c'est toujours pas sa faute).

Et les pelés se sont multipliés au dehors. Ça ne se bouscule pas non plus au portillon, on a beau nous tartiner l'endroit d'évènements rock presque incontournables, il semblerait que ce qui n'est pas assez hype ou pas assez commercial n'amasse pas mousse.
Cependant, cela ressemble assez à un paradis pour mélomanes presque misanthropes issus de la même trempe que notre binome fou.

Et comme on dit souvent "après la pluie, vient le beau temps", HEY HEY MY MY investit la scène pour nous faire oublier toutes nos souffrances auriculaires passées et envahir nos esprits de leur folk rock ravissant. Je suis carrément fan et fière de l'être en me dodelinant au gré des mélodies en chantonnant les textes que je connais déjà presque par coeur.

Le bonheur, c'est exactement ce qu'ils produisent de leurs voix et de leurs instruments, qui tournoie autour de nous et envahit nos corps pour ne laisser qu'un souvenir de plénitude absolue.

Je ne trouve même pas les mots pour décrire le concert dans son intégralité. Ça n'est pas une chose qui se raconte mais une chose qui se vit. Je ne peux donc que terminer cette note en conseillant tous ceux qui atterrissent ici un peu par hasard de se ruer aux prochaines dates de la tournée des HEY HEY MY MY et savourer à leur tour..

D'autant que je suis carrément pressée par le week end qui s'achève plus vite que son ombre et qu'un épisode de TWIN PEAKS m'attend avec impatience.

 

PHOTOS ET TUTTI QUANTI DANS PICS.

Publié par à 18:36:19 dans 2007 | Commentaires (0) |

Mulholland Drive Project | 02 octobre 2007

2 ans plus tôt. Un coin d'herbe et deux camarades de fac.

A cette époque, je gaspillais mon temps et mon énergie à simuler l'étudiante en arts. Un rôle qui m'allait assez mal. Pas pour l'art, mais pour la fac. J'ai détesté cet endroit à l'instant même où j'y traînais les pieds et trébuchais laissant s'écrouler dans ma chute tous mes idéaux édulcorés de ce que pouvait être ou ressembler la vie estudiantine. Malgré ces désillusions, j'y retournais deux ans plus tard après avoir simulé l'infirmière.
De simulation en simulation, j'aurais pu finir comédienne, mais il n'en est rien.

Toujours est-il que ce jour-là, je me mêlais à quelques camarades du cours de 2D (c'est comme ça qu'on dit en jargon art pla) pour le déjeuner. Des filles avec qui je partageais un sourire de circonstance, quelques heures et deux-trois feuilles de cours mais rien d'autre à mon grand soulagement. Je n'aime pas dire du mal des gens, mais elles étaient effectivement gentilles.

L'une d'elles, après avoir dévoilé un grand et surpuissant rire gras bien dissimulé derrière une féminité sans faille, crapotait entre deux nuages de fumée de clope une éloge au film Mullholand Drive de Lynch que je n'avais, pour ma part, jamais eu l'occasion de visionner.
La gigue devenue presque invisible dans son brouillard vantait le caractère mystique de l'oeuvre Lynchéenne et de son attrait pour les films tordus où -je cite- "on y comprend rien la première fois".
Malgré le dégoût que m'inspirait le personnage caricatural qui m'adressait ces conseils avisés de cinéphile hors pair, une certaine curiosité pressante naquit à ce moment précis où j'aurais pourtant préféré courir à travers les champs de tournesol à Bogota poursuivie par un 4x4 bourré de testostérone enragée et armée jusqu'aux dents.

J'ai toujours repensé à ce déjeuner mystique au cours duquel ma phobie des étudiantes étonnement féminines et rustres la fois est née; et accessoirement à ce film qui m'attirait irrésistiblement sans raison apparente comme ce carré de chocolat à la cerise qui dort sagement au fond du placard.

C'est là, qu'hier, en ouvrant mon igoogle je découvrais le programme télé du soir où Arte l'a fait (mon voeu). J'allais enfin découvrir en pixel et en vrai, le seul point commun que je partage avec cette fille du cours de 2D (en dehors du fait d'avoir été dans la même classe, uhuh). Le téléphone mis en sourdine et une tarte saumonée plus tard, me voilà à 20h40 pétantes enroulée dans ma couette devant Arte et Mulholland Drive rien que pour mes yeux.

Ca commence, je jubile. Je veux comprendre ce qu'elle n'a pas compris et faire la fête intérieurement (c'est idiot, je sais, mais j'ai jamais dit que j'étais intelligente, hein).

La femme brune se fait renverser et se réfugie dans un appart, il y a une blonde qui débarque à Hollywood et qui la découvre dans la salle de bains (du même appart). Une femme s'appelle Coco, un blondinet tue trois personnes et un autre type crache un espresso probablement infect. La brune se fait appeler Rita, comme Rita Hayworth sur l'affiche puis avoue finalement à la gentille blonde qu'en réalité elle ne se souvient de rien.

Et moi non plus à vrai dire. En dehors du fait que j'ai pris un appel réel en plein sommeil où j'ai baragouiné jenesaisquelles inepties et que j'ai fait un rêve où il y avait des ballons de baudruche qui flottaient dans l'inondation d'une grande baraque où un milliers d'enfants venait patauger.

Le truc idiot (en dehors de moi), c'est que le médoc que j'ai pris pour soigner mon rhube m'a ensuquée à tel point que je suis littéralement tombée de sommeil au tout début de l'intrigue. Le projet Mulholland Drive est tombé à l'eau. Moi aussi, par ailleurs. Si on veut.

Publié par à 19:52:11 dans 2007 | Commentaires (0) |

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