L'amitié. Quand elle reste ce qu'elle a été sans que la distance ne puisse l'altérer. Se retrouver un an ou sept après en ayant l'impression de s'être quitté la veille.
Avec ton rire qui reste celui de l'ado émerveillée d'un tout. Ta naiveté d'aimer ou détester pour un rien.
Passer la nuit à se rappeler les larmes qui nous ont rapproché, les rires qu'on déployait.
Nos vies s'éparpillent en mille et un chemin, mais nous savons rester fidèles face à ce temps qui file et embrouille nos esprits de ne plus savoir combien d'instants nous ont séparé d'aujourd'hui.
Et de n'en avoir que faire. A ton verre. A l'amitié.
Publié par à 20:42:10 dans 2008 | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par à 18:06:05 dans 2008 | Commentaires (0) | Permaliens
J'ai 23 ans depuis une dizaine de jours. Ca fait un milliers de pseudo-aventures sans intérêt pour le quidam que j'ai oublié de venir conter dans le vent depuis la dernière fois.
La toute première (de fois), j'avais 19 ans. C'était lors d'un voyage quelque peu rocambolesque où je m'étais retrouvée seule dans un pays inconnu, au beau milieu de gens inconnus qui parlent une drôle de langue.
Je m'imaginais bien raconter mes aventures "aventuresques" à la manière d'un road book sur la toile. Et puis je me suis mise à raconter n'importe quoi, des états d'âmes de post ado éberluée gravement atteinte d'un étrange mysticisme au goût plus que douteux.
Je ne trouvais (et c'est toujours le cas) aucun intérêt au blog. C'est juste la résultante d'un ennui sans nom à quelques heures perdues ici ou là. J'en ai certes créé en veux-tu en voilà, pour ne finalement jamais les tenir et tout supprimer sur un coup de folie.
De toute façon, qui peux bien s'en soucier ?
S'il y en a bien un que j'aurais dû éradiquer de la surface du globe, c'est bien celui-ci témoin de mes frasques d'adulescente patentée. Desquelles j'en nourris une honte improbable qui (tout de même) inconsciemment me rassure.
Mais il demeure.
Publié par à 22:33:17 dans 2008 | Commentaires (0) | Permaliens
Vendredi soir, 21 heures, Cabaret Aléatoire , Marseille.
Tout au long de la journée, j'étais excitée comme une puce à l'idée de revoir HEY HEY MY MY sur scène. Il faut dire qu'à Rock en Seine, si leur passage fut absolument mémorable, il fut (trop) bref. Je restais sur ma faim à n'avoir pas entendu mes préférées à savoir True Story et Easy.
J'en ai rêvé, le Cabaret Aléatoire l'a fait. Boulot fini me voilà donc, sourire jusqu'au oreilles, fonçant dans ma voiture-avion vers Marseille. Un Big Mac plus tard, nous voici, le garçon le plus merveilleux de l'univers qui partage ma vie et moi-même, en route pour la friche où se déroule les Indétendances. A l'affiche : MELL, HEY HEY MY MY et DONDOLO.
Il est 21 heures, ça caille un peu et nous sommes trois pelés et un tondu à poireauter devant la billetterie. Ca sent le pipi aussi (pouerk) et j'aime pas attendre. J'avais imaginé une foule exaspérante du genre l'assaut terrifiant lors du concert des COCOROSIE en mai dernier au même endroit, mais rien. Trois pelés et un tondu. Non quatre.
Un billet d'entrée et une bière ambrée plus tard, la musique de fond s'arrête et on voit des ombres sur la scène. Manque de bol, il y a des cuivres; HEY HEY MY MY sera donc pour plus tard. La chanteuse a un air de Cécile de France qui aurait gobé Jeanne Azuki et chante comme une Jeanne Cherhal plus énergique et plus énervée: plus rock en somme. Sur nos fauteuils, l'alcool nous imbibe et passe en un éclair de la phase hiphiphiphourra à rrrzzzz. C'est pas leur faute, si on accroche pas.
La fille aux cheveux hirsutes crie et ne s'arrête plus. On a en marre. Elle rajoute des couches et des couches avec des blagues un peu lourdingues sur les marseillais. Elle vient de Lorraine, on l'a bien compris.
Lorsque la scène s'éteint, l'espoir renaît. Une chevelure folle traverse la scène et nous décolle les fesses alors greffées à nos sièges depuis trop longtemps. On a cru au mirage du bassiste de ceux qu'on attend avec très grande impatience.. seulement c'est Azuki qui revient pour un rappel. On sort aérer notre haine (c'est toujours pas sa faute).
Et
les pelés se sont multipliés au dehors. Ça ne se bouscule pas non plus
au portillon, on a beau nous tartiner l'endroit d'évènements rock
presque incontournables, il semblerait que ce qui n'est pas assez hype
ou pas assez commercial n'amasse pas mousse.
Cependant, cela ressemble assez à un paradis pour mélomanes presque misanthropes issus de la même trempe que notre binome fou.
Et comme on dit souvent "après la pluie, vient le beau temps", HEY HEY MY MY
investit la scène pour nous faire oublier toutes nos souffrances
auriculaires passées et envahir nos esprits de leur folk rock
ravissant. Je suis carrément fan et fière de l'être en me dodelinant au
gré des mélodies en chantonnant les textes que je connais déjà presque
par coeur.
Le bonheur, c'est exactement ce qu'ils produisent de leurs voix et de leurs instruments, qui tournoie autour de nous et envahit nos corps pour ne laisser qu'un souvenir de plénitude absolue.
Je ne trouve même pas les mots pour décrire le concert dans son intégralité. Ça n'est pas une chose qui se raconte mais une chose qui se vit. Je ne peux donc que terminer cette note en conseillant tous ceux qui atterrissent ici un peu par hasard de se ruer aux prochaines dates de la tournée des HEY HEY MY MY et savourer à leur tour..
D'autant que je suis carrément pressée par le week end qui s'achève plus vite que son ombre et qu'un épisode de TWIN PEAKS m'attend avec impatience.
PHOTOS ET TUTTI QUANTI DANS PICS.
Publié par à 18:36:19 dans 2007 | Commentaires (0) | Permaliens
2 ans plus tôt. Un coin d'herbe et deux camarades de fac.
A
cette époque, je gaspillais mon temps et mon énergie à simuler
l'étudiante en arts. Un rôle qui m'allait assez mal. Pas pour l'art,
mais pour la fac. J'ai détesté cet endroit à l'instant même où j'y
traînais les pieds et trébuchais laissant s'écrouler dans ma chute tous
mes idéaux édulcorés de ce que pouvait être ou ressembler la vie
estudiantine. Malgré ces désillusions, j'y retournais deux ans plus
tard après avoir simulé l'infirmière.
De simulation en simulation, j'aurais pu finir comédienne, mais il n'en est rien.
Toujours
est-il que ce jour-là, je me mêlais à quelques camarades du cours de 2D
(c'est comme ça qu'on dit en jargon art pla) pour le déjeuner. Des
filles avec qui je partageais un sourire de circonstance, quelques
heures et deux-trois feuilles de cours mais rien d'autre à mon grand
soulagement. Je n'aime pas dire du mal des gens, mais
elles étaient effectivement gentilles.
L'une d'elles, après avoir dévoilé un grand et surpuissant rire gras
bien dissimulé derrière une féminité sans faille, crapotait entre deux
nuages de fumée de clope une éloge au film Mullholand Drive de
Lynch que je n'avais, pour ma part, jamais eu l'occasion de visionner.
La gigue devenue presque invisible dans son brouillard vantait le
caractère mystique de l'oeuvre Lynchéenne et de son attrait pour les
films tordus où -je cite- "on y comprend rien la première fois".
Malgré
le dégoût que m'inspirait le personnage caricatural qui m'adressait ces
conseils avisés de cinéphile hors pair, une certaine curiosité pressante naquit à ce moment précis où j'aurais pourtant préféré courir à
travers les champs de tournesol à Bogota poursuivie par un 4x4 bourré
de testostérone enragée et armée jusqu'aux dents.
J'ai
toujours repensé à ce déjeuner mystique au cours duquel ma phobie des
étudiantes étonnement féminines et rustres la fois est née; et
accessoirement à ce film qui m'attirait irrésistiblement sans raison
apparente comme ce carré de chocolat à la cerise qui dort sagement au fond du
placard.
C'est là, qu'hier, en ouvrant mon igoogle je découvrais le programme
télé du soir où Arte l'a fait (mon voeu). J'allais enfin découvrir en
pixel et en vrai, le seul point commun que je partage avec cette fille
du cours de 2D (en dehors du fait d'avoir été dans la même classe,
uhuh). Le téléphone mis en sourdine et une tarte saumonée plus tard, me
voilà à 20h40 pétantes enroulée dans ma couette devant Arte et Mulholland Drive rien que pour mes yeux.
Ca commence, je jubile. Je veux comprendre ce qu'elle n'a pas compris et faire la fête intérieurement (c'est idiot, je sais, mais j'ai jamais dit que j'étais intelligente, hein).
La femme brune se fait renverser et se réfugie dans un appart, il y a une blonde qui débarque à Hollywood et qui la découvre dans la salle de bains (du même appart). Une femme s'appelle Coco, un blondinet tue trois personnes et un autre type crache un espresso probablement infect. La brune se fait appeler Rita, comme Rita Hayworth sur l'affiche puis avoue finalement à la gentille blonde qu'en réalité elle ne se souvient de rien.
Et moi non plus à vrai dire. En dehors du fait que j'ai pris un appel réel en plein sommeil où j'ai baragouiné jenesaisquelles inepties et que j'ai fait un rêve où il y avait des ballons de baudruche qui flottaient dans l'inondation d'une grande baraque où un milliers d'enfants venait patauger.
Publié par à 19:52:11 dans 2007 | Commentaires (0) | Permaliens
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