J'ai 23 ans depuis une dizaine de jours. Ca fait un milliers de pseudo-aventures sans intérêt pour le quidam que j'ai oublié de venir conter dans le vent depuis la dernière fois.
La toute première (de fois), j'avais 19 ans. C'était lors d'un voyage quelque peu rocambolesque où je m'étais retrouvée seule dans un pays inconnu, au beau milieu de gens inconnus qui parlent une drôle de langue.
Je m'imaginais bien raconter mes aventures "aventuresques" à la manière d'un road book sur la toile. Et puis je me suis mise à raconter n'importe quoi, des états d'âmes de post ado éberluée gravement atteinte d'un étrange mysticisme au goût plus que douteux.
Je ne trouvais (et c'est toujours le cas) aucun intérêt au blog. C'est juste la résultante d'un ennui sans nom à quelques heures perdues ici ou là. J'en ai certes créé en veux-tu en voilà, pour ne finalement jamais les tenir et tout supprimer sur un coup de folie.
De toute façon, qui peux bien s'en soucier ?
S'il y en a bien un que j'aurais dû éradiquer de la surface du globe, c'est bien celui-ci témoin de mes frasques d'adulescente patentée. Desquelles j'en nourris une honte improbable qui (tout de même) inconsciemment me rassure.
Mais il demeure.
Publié par petite lune à 22:33:17 dans 2008 | Commentaires (0) | Permaliens
Vendredi soir, 21 heures, Cabaret Aléatoire , Marseille.
Tout au long de la journée, j'étais excitée comme une puce à l'idée de revoir HEY HEY MY MY sur scène. Il faut dire qu'à Rock en Seine, si leur passage fut absolument mémorable, il fut (trop) bref. Je restais sur ma faim à n'avoir pas entendu mes préférées à savoir True Story et Easy.
J'en ai rêvé, le Cabaret Aléatoire l'a fait. Boulot fini me voilà donc, sourire jusqu'au oreilles, fonçant dans ma voiture-avion vers Marseille. Un Big Mac plus tard, nous voici, le garçon le plus merveilleux de l'univers qui partage ma vie et moi-même, en route pour la friche où se déroule les Indétendances. A l'affiche : MELL, HEY HEY MY MY et DONDOLO.
Il est 21 heures, ça caille un peu et nous sommes trois pelés et un tondu à poireauter devant la billetterie. Ca sent le pipi aussi (pouerk) et j'aime pas attendre. J'avais imaginé une foule exaspérante du genre l'assaut terrifiant lors du concert des COCOROSIE en mai dernier au même endroit, mais rien. Trois pelés et un tondu. Non quatre.
Un billet d'entrée et une bière ambrée plus tard, la musique de fond s'arrête et on voit des ombres sur la scène. Manque de bol, il y a des cuivres; HEY HEY MY MY sera donc pour plus tard. La chanteuse a un air de Cécile de France qui aurait gobé Jeanne Azuki et chante comme une Jeanne Cherhal plus énergique et plus énervée: plus rock en somme. Sur nos fauteuils, l'alcool nous imbibe et passe en un éclair de la phase hiphiphiphourra à rrrzzzz. C'est pas leur faute, si on accroche pas.
La fille aux cheveux hirsutes crie et ne s'arrête plus. On a en marre. Elle rajoute des couches et des couches avec des blagues un peu lourdingues sur les marseillais. Elle vient de Lorraine, on l'a bien compris.
Lorsque la scène s'éteint, l'espoir renaît. Une chevelure folle traverse la scène et nous décolle les fesses alors greffées à nos sièges depuis trop longtemps. On a cru au mirage du bassiste de ceux qu'on attend avec très grande impatience.. seulement c'est Azuki qui revient pour un rappel. On sort aérer notre haine (c'est toujours pas sa faute).
Et
les pelés se sont multipliés au dehors. Ça ne se bouscule pas non plus
au portillon, on a beau nous tartiner l'endroit d'évènements rock
presque incontournables, il semblerait que ce qui n'est pas assez hype
ou pas assez commercial n'amasse pas mousse.
Cependant, cela ressemble assez à un paradis pour mélomanes presque misanthropes issus de la même trempe que notre binome fou.
Et comme on dit souvent "après la pluie, vient le beau temps", HEY HEY MY MY
investit la scène pour nous faire oublier toutes nos souffrances
auriculaires passées et envahir nos esprits de leur folk rock
ravissant. Je suis carrément fan et fière de l'être en me dodelinant au
gré des mélodies en chantonnant les textes que je connais déjà presque
par coeur.
Le bonheur, c'est exactement ce qu'ils produisent de leurs voix et de leurs instruments, qui tournoie autour de nous et envahit nos corps pour ne laisser qu'un souvenir de plénitude absolue.
Je ne trouve même pas les mots pour décrire le concert dans son intégralité. Ça n'est pas une chose qui se raconte mais une chose qui se vit. Je ne peux donc que terminer cette note en conseillant tous ceux qui atterrissent ici un peu par hasard de se ruer aux prochaines dates de la tournée des HEY HEY MY MY et savourer à leur tour..
D'autant que je suis carrément pressée par le week end qui s'achève plus vite que son ombre et qu'un épisode de TWIN PEAKS m'attend avec impatience.
PHOTOS ET TUTTI QUANTI DANS PICS.
Publié par petite lune à 18:36:19 dans 2007 | Commentaires (0) | Permaliens
2 ans plus tôt. Un coin d'herbe et deux camarades de fac.
A
cette époque, je gaspillais mon temps et mon énergie à simuler
l'étudiante en arts. Un rôle qui m'allait assez mal. Pas pour l'art,
mais pour la fac. J'ai détesté cet endroit à l'instant même où j'y
traînais les pieds et trébuchais laissant s'écrouler dans ma chute tous
mes idéaux édulcorés de ce que pouvait être ou ressembler la vie
estudiantine. Malgré ces désillusions, j'y retournais deux ans plus
tard après avoir simulé l'infirmière.
De simulation en simulation, j'aurais pu finir comédienne, mais il n'en est rien.
Toujours
est-il que ce jour-là, je me mêlais à quelques camarades du cours de 2D
(c'est comme ça qu'on dit en jargon art pla) pour le déjeuner. Des
filles avec qui je partageais un sourire de circonstance, quelques
heures et deux-trois feuilles de cours mais rien d'autre à mon grand
soulagement. Je n'aime pas dire du mal des gens, mais
elles étaient effectivement gentilles.
L'une d'elles, après avoir dévoilé un grand et surpuissant rire gras
bien dissimulé derrière une féminité sans faille, crapotait entre deux
nuages de fumée de clope une éloge au film Mullholand Drive de
Lynch que je n'avais, pour ma part, jamais eu l'occasion de visionner.
La gigue devenue presque invisible dans son brouillard vantait le
caractère mystique de l'oeuvre Lynchéenne et de son attrait pour les
films tordus où -je cite- "on y comprend rien la première fois".
Malgré
le dégoût que m'inspirait le personnage caricatural qui m'adressait ces
conseils avisés de cinéphile hors pair, une certaine curiosité pressante naquit à ce moment précis où j'aurais pourtant préféré courir à
travers les champs de tournesol à Bogota poursuivie par un 4x4 bourré
de testostérone enragée et armée jusqu'aux dents.
J'ai
toujours repensé à ce déjeuner mystique au cours duquel ma phobie des
étudiantes étonnement féminines et rustres la fois est née; et
accessoirement à ce film qui m'attirait irrésistiblement sans raison
apparente comme ce carré de chocolat à la cerise qui dort sagement au fond du
placard.
C'est là, qu'hier, en ouvrant mon igoogle je découvrais le programme
télé du soir où Arte l'a fait (mon voeu). J'allais enfin découvrir en
pixel et en vrai, le seul point commun que je partage avec cette fille
du cours de 2D (en dehors du fait d'avoir été dans la même classe,
uhuh). Le téléphone mis en sourdine et une tarte saumonée plus tard, me
voilà à 20h40 pétantes enroulée dans ma couette devant Arte et Mulholland Drive rien que pour mes yeux.
Ca commence, je jubile. Je veux comprendre ce qu'elle n'a pas compris et faire la fête intérieurement (c'est idiot, je sais, mais j'ai jamais dit que j'étais intelligente, hein).
La femme brune se fait renverser et se réfugie dans un appart, il y a une blonde qui débarque à Hollywood et qui la découvre dans la salle de bains (du même appart). Une femme s'appelle Coco, un blondinet tue trois personnes et un autre type crache un espresso probablement infect. La brune se fait appeler Rita, comme Rita Hayworth sur l'affiche puis avoue finalement à la gentille blonde qu'en réalité elle ne se souvient de rien.
Et moi non plus à vrai dire. En dehors du fait que j'ai pris un appel réel en plein sommeil où j'ai baragouiné jenesaisquelles inepties et que j'ai fait un rêve où il y avait des ballons de baudruche qui flottaient dans l'inondation d'une grande baraque où un milliers d'enfants venait patauger.
Le truc idiot (en dehors de moi), c'est que le médoc que j'ai pris pour soigner mon rhube m'a ensuquée à tel point que je suis littéralement tombée de sommeil au tout début de l'intrigue. Le projet Mulholland Drive est tombé à l'eau. Moi aussi, par ailleurs. Si on veut.Publié par petite lune à 19:52:11 dans 2007 | Commentaires (0) | Permaliens
Dans une vie
antérieure (comprenez : le cruel passage de l'adolescence), je faisais
partie de la catégorie numéro deux : les moches. Parce que dans la
jungle du collège, c'était ça et j'imagine que ça l'est toujours (Dieu
merci ça n'a pas duré éternellement) : les populaires d'un côté, les
moches....de l'autre. Catégorique. Irréfutable.
Pas le bon jean de chez machinchose, pas le sac estampillé
Tartanpionbidule sans parler les binocles couvrant la presque totalité
de ce qui me servait de visage, de la ferraille dans la bouche etc...
et j'en passe : Moche, j'ai dit.
Et puis arrive le lycée, la fac et les rôles commencent à s'inverser. La pinup de 4ème C est devenue complètement has been, tout le monde lui est passé dessus, l'intérêt est mort désormais. Certes, il y en a toujours pour tomber dans l'excès et reprendre le flambeau des midinettes. On ne peut pas leur en vouloir, chacun sa part de vice, sa soif de revanche.
Eh bien mon heure était venue. Alors biensûr que non je ne tortillais pas du popotin mais il n'est pas faux que le mâle venait s'aglutiner au portillon, ce qui n'était pas pour me déplaire, soyons francs.
J'ai donc pris goût à la séduction ce qui a permis à mon ego de prendre un (tout petit) peu de volume afin de regonfler la confiance en moi-même que j'avais alors laissé en route à force d'entendre des horreurs à mon sujet (pour lesquelles je ne pouvais rien faire, si ce n'est maudir mes parents à vie pour avoir des gênes incompatibles) proférées par des ex-beaux que je pointerais volontiers du doigt aujourd'hui en me tenant la panse, mais je ne mange pas de ce pain là.
Ainsi, le reflet que j'avais dans le miroir et dans la pupille de certains mâles intéressants me plaisait. Jusqu'à il y a une semaine, où le drame s'est avéré.
Obnubilée par la symbolique du "je commence une nouvelle phase" qui consiste à changer d'état d'esprit en même temps que de culotte, de garde robe, de disposition des meubles et de tête, je décidais d'en venir à bout de cette houpette du diable qui cachait mon front pour une nouvelle coupe dégotée dans un de ces foutus magazines pour écervelée avertie dont je devrais stopper net toute lecture.
Le rituel du coiffeur est intimement associé à cette phase de reconstrution du moi extérieur (en profondeur, je reste toujours aussi stupide, c'est pas compris dans le kit). Une fois par an, donc(depuis l'année dernière, tsseuh), je me paie ce luxe afin de recommencer avec une tignasse qui pourrait pousser dans le droit chemin si je ne la menaçais pas tous les mois à coup de ciseaux hystériques (les femmes sont incompréhensibles par moment).
Voilà que je piétine, supplie puis oblige le garçon patient et masochiste qui partage ma vie à m'accompagner au temple de la reconstruction du soi : le salon de coiffure.
Argh, je la vois elle est là, ciseaux en main à me sourire narquoisement. Elle sait. Je le sens. Elle sait qu'elle va ruiner ma vie en même temps que mon portefeuille. L'espace d'un instant mes pieds m'indiquent la marche arrière mais je fonce comme un bélier borné que je suis, la boule au ventre sans réfléchir. Je cours à ma perte.
La voilà avec les même ciseaux au dessus de ma tête. A l'intérieur (de ma tête), ça hurle d'injures (envers moi-même) mais je me dis que quoiqu'il advienne, les cheveux : ça repousse et que les chouchous, les cagoules et les pinces c'est pas fait pour les chiens.
J'ouvre l'oeil et je vois quelqu'un d'autre dans le miroir qui me fait face. Il y a une fille aux cheveux hypra lissés dégradés, frangés qui me regarde. Sa tête ne va pas du tout, mais alors pas du tout avec le reste. Je pense que j'aimerais ne pas être elle. Trop tard.
Le même garçon très patient et soucieux de rester en vie qui partage la mienne (de vie), me complimente et je pleure intérieurement parce qu'une fois l'effet hyperlissé dissipé je vais retrouver la forêt amazonienne en plus court, ce qui va donner en somme un gros brouillon improbable.
Parce que la miss aux ciseaux elle a fait du grand n'importe quoi. Je ne suis pas coiffeuse, certes, mais j'ai appris la géométrie à l'école et question symétrie la belle devait avoir la gastro le jour de la leçon.
Oui,
ça repousse, oui, oui et re-oui il y a des choses plus graves dans la
vie que de ne plus ressembler à rien. Je crois que l'an prochain je
vais songer à changer de cervelle. Autant neutraliser le mal à la source.
Publié par petite lune à 22:46:28 dans 2007 | Commentaires (0) | Permaliens
ROCK EN SEINE 2007 (de zÖ à mÖ)
Le premier jour,donc. La première vision musicale qu'on a zappé rapidos c'est celle de
ROCK'N'ROLL un groupe de jeunes parisiens proutprout lookés à mort issus de la vague pseudo rock copieurs des LIBERTINES (pouark) alors on a filé à un concert de hip hop, excellent, par ailleurs :
DIZZEE RASCAL. Quand c'est pas des idiots misogynes qui
beuglent dans un micro, le hip hop devient très intéressant ^_^
Ensuite on a filé au tant attendu concert des HEY HEY MY MY, un groupe français qui chante (très bien) en
anglais et c'est notre coup de coeur ultime qu'on attendait de voir
avec beaucoup d'impatience et il se trouve qu'ils ont été tout
simplement géniaux ! C'était un des meilleurs moments de Rock en Seine. Je te conseille vivement des les écouter ^_^
Juste après, on a vu la fin du concert de MOGWAI, mais je n'en garde pas un souvenir impérissable. On a zyeuté de loin DINOSAUR JR et on s'attendait pas à un truc aussi métal trop beuglard.
Après on a vu THE SHINS qui
n'ont pas d'âme. Je veux dire : on adore leurs chansons étouétou.. mais
sur scène ça reste tout de même très académique et sans fantaisie (j'ai pas dit nul).
.
On a vu de loin EMILIE SIMON,
mais c'était un peu barbant, enfin j'accroche pas trop. Alors nous
sommes allés se poser 2sec à la tente pour reprendre des forces pour
ce qui nous attendait par la suite. A noter quand même une jolie mise en scène pour l' Emilie jolie avec un chevelu type cousin machin au clavier !
Ensuite il y a eu THE HIVES et c'était G E N I A L I S S I M E (je suis fan) ! Ca bougeait, c'était très show dans tous les sens possibles; tout Rock en Scène était en folie, ça sautait partout, on s'est déchainé !!!!! (c'est là que les types se roulaient dans la boue).
Et pour clore la soirée, il y a eu l'énorme concert des ARCADE FIRE.
Sincèrement, j'adore ce groupe à bloc depuis leurs débuts mais je
m'attendais à mieux. J'sais pas. Peut être parce que j'aime plus leur
premier album et qu'ils ont joué essentiellement des nouveaux morceaux.
C'était très bien et très magique sur Haïti mais sans grande transcendence non plus;..
Samedi, les concerts ont commencé avec PUPPETMASTAZ
(hiphop), notre autre coup de coeur phénoménal, ce sont des
marionnettes et c'est mortel ! Je te ferai écouter c'est excellent : ))
Juste après on a profité que tout le camping (ou presque) soit
sur le festival pour aller prendre tranquillement une douche...étant
donné que les concerts à l'affiche ne nous intéressaient pas des masses.
Ensuite on a vu CSS, de loin c'est sympa à écouter mais
c'est pas trop top; disons que c'est LE truc à la mode qui a fait
déplacer des foules mais nous on accroche pas des masses à ce genre de
phénomène éphémère.
On a vu JARVIS COCKER en solo (un évadé des PULP) et à notre grande surprise c'était très très bien (on connaissait pas).
La nuit tombante, on a vu le concert le plus absolument mémorable et merveilleux : celui des
JESUS & MARY CHAIN que
j'adoooorrrrreee c'était vraiment LE groupe qui valait le déplacement
(ils ne se produisaient plus depuis des années !!!!!). On était tout
devant et c'était vraiment un grand moment !
Après on est allés jeter un oeil aux RITA MITSOUKO
qui nous ont vite barbé parcequ'ils ne chantaient que des trucs récents
et donc sans intérêt car ne sont meilleurs que leurs vieux tubes. Donc
on a filé s'intaller aux meilleurs loges pour le concert suivant, celui
des TOOL, que je ne connaissais absolument pas (et
que je n'ai pas envie de connaître davantage). Comme c'était le groupe
favori de *** durant ses années lycée, j'ai fait l'effort d'écouter ce
groupe que je trouve sans intérêt. Trop, trop métalleux. Même lui était
un peu déçu bien que, je dois l'admettre, la mise en scène était spectaculaire.
Le dimanche, on a été encore plus sélectifs et on s'est précipité au concert des BAT FOR LASHES (énième coup de coeur) qu'on voulait voir absolument !!!!! Et c'était D I V I N !
La chanteuse a une voix merveilleuse et j'aime à mort l'univers du groupe....
Entre temps, on a découvert un groupe de jeunes français hilarant : HOUSSE DE RACKET habillés en tennisman et faisant de la musique rétro 8O's hyper marrante !
Suivi de DEVOTCHKA pour terminer en
beauté... c'était carrément ensorcelant; on était couchés dans l'herbe,
on les voyait au loin, on était morts mais littéralement aux anges
(tout boueux et hyper crevés mais aux anges quand même)....
DETAIL EN PHOTOS DANS "PICS"
Publié par petite lune à 18:44:33 dans 2007 | Commentaires (0) | Permaliens
| Di | Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa |
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