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Le Japon, toujours à la pointe, innove aussi en matière de prédictions et arts divinatoires.
Ici, quelques techniques nouvellement développées dans l'archipel.
Pratiquées uniquement par des lycéennes sur de braves salary-man, vous avez au choix:
- la Ruzu Sokkusu Uranai ou la prédiction de la chaussette qui tire-bouchonne: la lycéenne entoure le cou du client avec sa chaussette et serre jusqu'à ce qu'elle puisse lire l'avenir dans les réactions du monsieur ("il devient tout bleu? Il tire la langue? Mauvais présage. Ses yeux sortent de ses orbites? Il bave? Euh, mauvais présage aussi").
- la Rabu Roshon Uranai ou la divination du lubrifiant: la jeune fille se masse les mains avec du lubrifiant avant d'y lire les lignes de la main. Mouais...
- la Choshiki Uranai aussi connu sous le nom de la prédiction du stéthoscope: la demoiselle passe un stéthoscope sur le corps du client et suivant les battements du coeur qu'elle entend elle peut répondre à toutes sortes de questions sur l'avenir.
- la Pocky Uranai ou la divination du bretzel: les Pocky, je crois en avoir déjà parlé, ce sont l'équivalent de nos "Mikado", les petits biscuits allongés recouverts de chocolat (en France) ou de toutes sortes de choses bizarres au Japon (choco-fraise avec éclats de noisettes, thé vert, soupe miso, flocons de bonite etc...). Dans le cas de cette technique le client brise un pocky et la lycéenne lit l'avenir dans la forme et le nombre des morceaux.
Enfin, celle que je préfère:
-la Binta Uranai alias la baffe divinatoire: la lycéenne met une baffe aussi forte que possible en pleine tête au client. Suivant les rougeurs qui apparaissent dans sa main, elle interprète les signes du destin...
Cela dit, ce n'est pas pire que de lire l'avenir dans des entrailles de poulet ou des résidus de café.
Publié par marie110575 à 01:55:43 dans sekken no awa | Commentaires (2) | Permaliens
Sauf peut-être une pastèque
* 25000 yens ~ 150 euros
Publié par marie110575 à 21:31:47 dans sekken no awa | Commentaires (0) | Permaliens
Le Japon, c'est plus ce que c'était.
Les garçons japonais, par exemple, ils ont l'air beaucoup moins effrayés par les gaijins femelles. Voire, ils osent regarder droit dans les yeux en insistant (ie sans détourner le regard pendant 2 secondes). D'un autre coté, ils préfèrent peut-être mon look de touriste en goguette plutôt que celui de la chercheuse avec son ordi portable greffé au bout du bras qui court dans les couloirs du métro. On peut les comprendre, remarquez.
Tokyo, non plus, ce n'est plus ce que c'était.
Tokyo, ça fait 5 fois la superficie de Paris, alors, pensez, pour rencontrer quelqu'un par hasard ici, c'est pas tous les jours. En 2 ans ça m'était arrivé 2 fois. Mais Tokyo, c'est plus ce que c'était: en 2 semaines, j'ai rencontré 3 personnes par hasard. Remarquez, c'est peut-être aussi parce que j'ai arrêté de passer ma vie enfermée dans un labo...
Publié par marie110575 à 21:20:39 dans sekken no awa | Commentaires (0) | Permaliens
Je suis allée manger avec M. et Mme Gros Rocher récemment. Ca m'a un peu rappelé notre dernier repas ensemble, il y a deux ans. Sauf qu'il n'y avait pas Nuage de Printemps. Il travaille maintenant en Corée.
Gros Rocher m'a annoncé que le petit Nuage de Printemps s'est marié (certainement sous le coup du désespoir quand il m'a vue partir en France ruinant ainsi notre gokon). Mme Gros Rocher a quand même fait remarquer, que Nuage de Printemps habite à Séoul alors que sa femme est à Tokyo. Et qu'il aime beaucoup boire. D'ailleurs, la dernière fois qu'il est revenu à Tokyo, il a préféré d'abord aller se retourner la tête à coup de bière avec ses potes avant de rentrer voir sa tendre moitié. Tendre moitié qui l'a d'ailleurs accueilli avec une bonne vieille baffe en pleine poire.
Il ne l'aura pas volée celle-là...
Publié par marie110575 à 21:07:41 dans sekken no awa | Commentaires (2) | Permaliens
Le Japon, c'est plus ce que c'était.
Déjà, le service à la japonaise. Je m'en suis rendu bien compte quand, dès le premier jour, à la recherche d'un simple adaptateur (histoire de mettre mes jolies prises françaises dans les prises toutes bizarres qu'ils ont ici), j'ai erré d'étage en étage au BigCamera du coin, poireautant 10 minutes à chaque fois sans qu'aucun vendeur ne daigne m'adresser la parole. A chaque fois, même topo: voyant une cliente esseulée et visiblement perdue dans le dédale des rayons, le vendeur s'approche mais arrivé à une distance raisonnable, il voit ma tête de gaijin (et les gaijins, c'est bien connu, ça panne pas un mot de japonais et ça ne sait certainement pas dire un mot aussi sophistiqué que "adaputa"), il opère un volte-face en murmurant des excuses confuses "oh, là, là, il faut que j'aille tailler mon crayon moi, le bout est tout arrondi heu, je reviens, peut-être, euh".
A la fin, j'ai réussi à en coincer un et je l'ai plus lâché jusqu'à temps qu'il crache le morceau*: "Les adaputaa? C'est au 4eme".
Ben, voilà, quand ils y mettent un peu de bonne volonté.
* oui, grâce à moi, au BigCamera du coin, la légende japonaise comme quoi les femmes occidentales seraient de terribles dragons prêts à vous étriper sur place n'est plus à refaire
Publié par marie110575 à 17:57:09 dans sekken no awa | Commentaires (0) | Permaliens