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Partie

Les niouzes d'une expatriée à Rome

Rencontre au sommet | 12 mai 2006

Suite à quelques commentaires laissés par des expat' qui vivent à peu près la meme chose que moi, je réponds : alors d'accord, faisons-le !

Ce message s'adresse aux Français qui résident à Rome et souhaitent rencontrer des compatriotes le temps d'une soirée compètement improvisée. Je n'ai pas la prétention de jouer les organisatrices de choc, mais j'ai senti comme une vague envie que se monte ce genre de rencontre, alors je me dévoue.

Rendez-vous jeudi 18 mai à 19h au Café della pace, via della pace.
C'est central et bien desservi, donc tout le monde peut venir avec les moyens du bord. Pour ceux qui souhaiterait venir mais qui ne pourront pas etre à l'heure, laissons une marge d'une heure (on ne sait jamais, si je suis toute seule... je ne voudrais pas faire le piquet toute la soirée).

N'hésitez pas à laisser un commentaire sur ce post, j'évaluerai ainsi le nombre de personnes susceptibles de venir. Je vous préviens : ça sera complètement free style. Vacanciers d'un jour, s'abstenir. Je me permettrai également de donner une limite d'age, disons 35 ans ? Je passe pour stakhanoviste comme ça ?

A bon entendeur.

 Photo de Sylviette

Publié par sylviette à 13:49:49 dans Chronique de la dolce vita | Commentaires (8) |

Art public à la gare | 12 mai 2006

J'ai assisté hier après-midi à l'inauguration de la station ferrovière Nuovo Salario, relookée par des artistes urbains en l'espace de cinq jours. Le street art me touche beaucoup, j'ai fait quelques photos sympas que je vous invite à découvrir ici.

Photo de Sylviette

Publié par sylviette à 13:23:56 dans Ce que j'ai vu et qui tue | Commentaires (0) |

Découverte passionnante | 11 mai 2006

Je confirme ce que j’ai écrit récemment sur le festival de la photo à Rome : il vous emmène vraiment dans des lieux surprenants et vous réserves d’agréables surprises.

Hier après-midi, direction Trastevere et ses couleurs chatoyantes bien du sud. Les ruelles grouillent toujours de touristes et de vendeurs de sacs, mais la promenade est agréable. J’ai repéré trois galeries dans mon guide, alors j’y vais en baroudeuse. La dernière me glace un peu : elle n’a pas pignon sur rue, pas de vitrine, juste une porte d’immeuble avec un interphone, impossible de savoir où je m’embarque. Je reste cinq minutes devant, j’y vais j’y vais pas, puis je décide finalement de sonner. La galerie s’appelle Livingroom, un nom qui aurait du me mettre la puce à l’oreille !

Je monte les escalier et je sonne de nouveau à l’entrée de ce qui semble être un appartement privatif. Le type qui m’ouvre est en tongues, je lui demande s’il y a bien une expo photo et il me fait rentrer avec un grand sourire, comme si il était habitué à ma réaction. Effectivement, il s’agit bien d’une galerie… dans le salon d’un appartement ! L’idée me plaît énormément, d’autant plus que le lieu est coquet : salle de 4 mètres par 4, murs blancs, parquet sombre, plafond en bois avec poutres apparentes, grands rideaux clairs qui filtrent la lumière. L’expo consiste en réalité en une installation combinant la peinture, la photo et le son, à travers quatre grands portraits occupant chacun des murs de la pièce. Il s’agit de quatre grands dictateurs du 20e siècle, que l’on ne reconnaît qu’en s’éloignant un peu : les traits de leurs visages sont constitués de petites photos de l’entre deux guerres, c’est plutôt bien vu. La bande sonore, quant à elle, diffuse des discours des personnalités en question enregistrés à l’époque, je ne comprends rien mais ça me touche. Après m’avoir laissée seule un instant, le type réapparaît et me demande si j’ai un téléphone portable avec fonction photo, il paraît que cela peut m’aider à mieux identifier les portraits. Il dégaine alors un appareil photo numérique, fait la mise au point sur l’un des murs et me montre que les traits des visages représentés apparaissent ainsi plus foncés, plus précis. Cet expo est décidément très intéressante !

Je discute avec le type, qui s'appelle Ernesto, et je comprends qu’il n’est autre que l’artiste lui-même. Je saisis alors mieux le sens de l’expression " se donner les moyens ". Il s’agit tout simplement d’un artiste qui a décidé un jour d’ouvrir sa propre galerie, dans son appartement, afin d’y exposer ses travaux. C’est la deuxième fois qu’il propose un projet pour le festival international de la photo de Rome, et comme il est plutôt bon, c’est accepté pour la deuxième fois. Il est ainsi référencé dans tous les guides d’art en tant que galerie crédible. Et comme les rentrées d’argent liées à ce genre d’activité sont plutôt aléatoires, il exerce parallèlement le métier d’éditeur, en publiant des ouvrages sur ses propres travaux et ceux d’autres jeunes artistes contemporains. Je suis épatée, il y a un quart d’heure j’hésitais à sonner et maintenant je me retrouve dans un lieu génial face à un type qui m’impressionne vraiment par la façon dont il a conduit sa barque.

Quand je quitte la galerie, je me sens stimulée par tout ce que j’ai vu et entendu. Quelle bonne idée que j’ai eu de passer par là ! Comme c’est grisant de rencontrer des gens aussi passionnants !

Publié par sylviette à 12:34:30 dans Ce que j'ai vu et qui tue | Commentaires (2) |

Dans les environs de la Villa Borghese | 10 mai 2006


Photo de Sylviette

Publié par sylviette à 12:47:39 dans Photos | Commentaires (0) |

Restera, restera pas ? | 10 mai 2006

Qu’est-ce que j’apprends ? Mathieu ne sait plus s’il quitte Rome cet été ou… dans un an ?

Hier soir, au cours d’une petite soirée tranquille dans un bar de San Lorenzo, Mathieu a l’air sceptique. Ses deux amis français, de passage pour quelques jours, l’ont un peu travaillé pour lui faire comprendre qu’il devait rester. Comment peut-on faire changer d’avis quelqu’un en aussi peu de temps, et de manière aussi radicale ? 

Tout simplement parce que le Mathieu, et bien il a envie de rester. Il adore Rome, il trouve que la vie y est incontestablement plus belle et il s’y sent dans son élément, d’ailleurs il renoue ainsi avec ses origines lointaines italiennes. Bon point en ce qui concerne le bien-être personnel. Puis il s’est entouré d’un bon groupe de potes, il s’est même fortement lié avec certaines personnes, les quitter lui arracherait le cœur. On est ok sur le plan affectif. Alors quoi ? Ben c’est le boulot : il bloque. Il n’a pas trouvé ce qu’il voulait, il est déçu, il a décidé de retourner dans sa mairie à Villetaneuve. Joli contraste non ? 

Ce que je viens de décrire pourrait s’appliquer à moi. A la seule différence que Mathieu, lui , est arrivé un an après moi, son expérience terrain est encore bien fraîche. N’ai-je pas eu mes premières opportunités professionnelles intéressantes au bout d’un an ? Autre différence, et là tous ceux qui rêvent d’une expatriation vont s’arracher les cheveux : le Mathieu jouit en réalité d’un congé sabbatique, prolongeable s’il le souhaite d’un an supplémentaire, avec garantie de retrouver son emploi à la sortie… Alors, Rome ou Villetaneuve ?

Il a encore tant à voir et à découvrir, j’espère qu’il va rester. Même si je me faisais une joie de le retrouver dans mes parages cet été.

Photo de Sylviette

Publié par sylviette à 12:45:09 dans Ce qui se passe dans ma tête | Commentaires (2) |

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